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Full text of "Cours d'épigraphie latine"

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U.B.C.  LIBRAPV 


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Digitized  by  the  Internet  Archive 

in  2010  with  funding  from 

University  of  British  Columbia  Library 


http://www.archive.org/details/coursdpigraphiOOcagn 


COURS 

D'ÉPIGRAPHIE  LATINE 


DU    MEME    AUTEUR 

Études  historiques  sur  les  impôts  indirects  chez  les  Romains 
jusqu'aux  invasions  des  Rarbares,  d'après  les  documents  littéraires 
et  épigraphiques,  1882,  1  beau  volume  grand  in-8,  avec  cinq  cartes 
coloriées  (Thorin,  éditeur) 10     » 

Ouvrage  couronné  par  l'Institut  de  France  (Académie  des  inscriptions  et  belles-lettres). 

De  municipalibus  et  provincialibus  militiis  in  imperio  romano. 
1880,  in-8  (Thorin,  éditeur) 3  50 

Explorations  épigraphiques  et  archéologiques  en  Tunisie.  1883 
à  1886,  3  fascicules  grand  in-8,  avec  nombreuses  planches  en  hélio- 
gravure et  cartes  (Thorin,  éditeur).  Prix  de  chaque  fascicule  sépa- 
rément     7  50 

Nouvelles  explorations  archéologiques  en  Tunisie.  1887,  in-8, 
avec  deux  cartes. 

Epigraphie  gallo-romaine  de  la  Moselle,  en  collaboration  avec 
feu  P.  Charles  Robert,  membre  de  l'Institut.  Paris,  1888,  in-4,  avec 
planches. 

L'Année  épigraphique,  1888  et  années  suivantes  jusqu'à  1897  (neuf 
fascicules),  in-8.  (A  continuer.) 

Corpus  inscriptionu.m  latinarum  (t.  VIII,  supplément).  Rerlin,  1891- 
1898,  in-4  ;  en  collaboration  avec  MM.  Joh.  Schmidt  et  Dessau. 

L'Armée  romaine  d'Afrique  et  l'occupation  militaire  de  l'Afrique 
sous  LES  EMPEREURS.  Paris,  1892,  in-4,  avec  planches. 

Musée  de  Lambèse.  Paris,  1895,  in-4. 


CIIALON-SUR-SAÔNIi,  IMP.   KKANÇALSE   liï  ORIENTALE    DE   L.    MARCEAU 


COURS 


D'ÉPIGRAPIIIE 


OU --C'II^ 


RENE     GAGNAT 

MEMBRE    DE    l'iNSTITUT 

PROFESSEUR     D'ÉPIGRAPHIE     ET     ANTIQUITÉS    ROMAINES 

AU     C0LLÈGI3     DE     FRANCE 


TROISIÈME    ÉDITION 

Revue  et  augmentée 


PARIS 

ANCIE]S^'E      LIBRAIRIE      THORIN      ET      FILS 

ALBERT  FONTEMOING,  EDITEUR 

Libraire     des     Ecoles     françaises     d'Athènes     et     de     Rome, 

du    Collège    de    France ,     de    l'Ecole    Normale    Supérieure 

et    de    la    Société    des    Etudes    historiques 

4.  RUE  LE  GOFF.  4 


Droits  Je  traduction  et   de  reproductimi  réservés 

1898 


M.     G.     BOISSIER 


Hommage  d'affection  et  de  reconnaissance. 


k 


Je  n'ai  que  quelques  lignes  à  écrire  en  tête  de  cette 
troisième  édition  de  mon  Cours  d'épigraphie  latine.  Le 
livre,  sans  avoir  subi  de  remaniements  importants,  ni 
dans  son  plan  général^  ni  dans  ses  différentes  parties, 
est  loin  d'être  une  simple  réimpression.  J'ai  tenu  à  y 
corriger  les  imperfections  que  la  critique  avait  bien 
voulu  me  signaler,  à  faire  la  plupart  des  additions 
qu'elle  souhaitait,  à  mettre  le  texte  au  courant  des 
découvertes  récentes  et  à  ajouter  un  certain  nombre 
défigures  instructives  ;  ce  n'est  pas  une  œuvre  nouvelle 
que  j'ofire  au  public,  mais  une  œuvre  sérieusement 
renouvelée. 

Paris,  juillet  uSoS. 


INTRODUCTION 

DE    LA    DEUXIÈME    ÉDITION 


Le  travail  dont  je  livre  au  public  la  deuxième  édition 
a  pris  un  développement  que  je  ne  comptais  pas  tout 
d'abord  lui  donner.  Quand  j'ai  inséré  ce  cours  d'épi- 
graphie,  par  article,  dans  le  Bulletin  épigraphique,  en 
1884- 1885,  ce  ne  devait  être,  dans  ma  pensée  qu'une 
suite  de  chapitres,  tout  à  fait  élémentaires,  destinés  à 
familiariser  les  étudiants  de  nos  Facultés  ou  les  amis 
de  l'antiquité  romaine  avec  les  premiers  principes  de 
l'épigraphie  latine.  Lorsque  j'ai  réuni  ensuite  en  un 
livre  ces  différents  articles,  j'ai  tenu  à  leur  conserver 
ce  caractère;  j'y  ai,  à  cet  effet,  laissé  de  côté  tout  ce 
qui  a  rapport  à  la  paléographie  des  inscriptions,  et 
réduit  les  notes  autant  que  possible.  Mais  les  savants 
qui  ont  bien  voulu  s'occuper  de  mon  travail  dans  les 
revues  bibliographiques,  et  bien  d'autres  encore  dont 


X  INTRODUCTION 

j'ai  recueilli  oralement  le  témoignage,  n'ont  point 
approuvé  entièrement  ma  conception  ;  tous  ou  presque 
tous  ont  trouvé  que  le  travail  n'était  point  assez  déve- 
loppé. Je  n'avais  ni  le  droit,  ni  le  désir  de  me  sous- 
traire, dans  une  seconde  édition,  aux  obligations  que 
m'imposait  la  critique  bienveillante  dont  j'ai  été  l'objet, 
et  je  me  suis  empressé  de  déférer  aux  souhaits  qui 
m'ont   été  exprimés. 

Le  lecteur  verra  lui-même,  pour  peu  qu'il  veuille 
bien  comparer  ce  Cours  d'épigraphie  avec  le  Cours 
élémentaire  qui  l'a  précédé,  tout  ce  que  j'ai  ajouté 
d'exemples,  de  références,  de  renseignements  ;  je  de- 
mande seulement  la  permission  d'appeler  l'attention 
sur  deux  innovations  que  j'ai  cru  devoir  introduire 
dans  ce  livre. 

Au  début,  après  une  bibliographie  où  l'on  trouvera 
la  liste  des  ouvrages  épigraphiques  les  plus  importants, 
j'ai  inséré  une  partie  nouvelle,  où  j'ai  traité  de  la 
paléographie  des  inscriptions,  et  rassemblé  les  principes 
indispensables  à  connaître  pour  ceux  qui  pourront  ou 
voudront  se  reporter  aux  originaux,  ou  même  qui 
auront  l'occasion  de  découvrir  des  monuments  inédits. 
A  la  fin,  et  pour  tenir  une  promesse  faite  dans  ma 
première  édition,  j'ai  dressé  une  liste  des  abréviations 
et  sigles  épigraphiques.  Mais  il  m'a  paru  qu'une  liste 
de  cette  sorte,  où  les  abréviations  sont  présentées 
seulement  dans  l'ordre  alph.'ibctique.  était  incomplète 


INTRODUCTION  x, 

et  pourrait  même,  en  quelque  sorte,  être  dangereuse 
puisque,  au  cas  où  la  même  sigle  est  susceptible  de 
plusieurs  explications,  rien  ne  guide  le  lecteur  dans 
le  choix  de  celle  qu'il  convient  d'adopter  en  telle  ou 
telle  circonstance.  J'ai  donc  cru  devoir  compléter  et 
éclairer  cette  liste  alphabétique  par  des  listes  métho- 
diques que  j'ai  réparties  entre  chacun  des  chapitres  de 
mon  travail  :  dans  la  liste  qui  termine  le  livre,  on 
rencontrera  toutes  les  explications  dont  une  abréviation 
est  susceptible  ;  on  se  rendra  compte  de  la  valeur 
véritable  de  chacune  d'elles  et  de  la  place  où  on  la 
rencontre  dans  les  inscriptions,  en  se  reportant  aux 
différentes  listes  disséminées  dans  le  cours  du  volume. 

Le  plan  général  n'a  point  été  modifié  ;  on  y  retrou- 
vera sous  le  titre  de  deuxième  et  troisième  parties,  les 
deux  parties  qui  formaient  la  division  de  la  première 
édition. 

J'ai  maintenu  à  la  suite  de  ces  deux  parties,  les 
deux  paragraphes  qui  traitent  de  la  restitution  des 
texte  mutilés  et  de  la  critique  des  inscriptions.  L'ap- 
pendice relatif  aux  noms  et  titres  des  empereurs  a  été 
reporté  à  la  fin  de  la  deuxième  partie  ;  j'y  ai  ajouté 
quelques  renseignements  nouveaux  sur  les  empereurs, 
et  notamment  les  dates  connues  de  leurs  différentes 
salutations  impériales,  malgré  la  difficulté,  je  dirai 
presque  l'impossibilité,  qu'il  y  a  à  arriver  à  des  résul- 
tats précis  sur  ce  point. 


XII  INTRODUCTION 

Il  me  reste  à  payer  une  dette  de  reconnaissance 
envers  MM.  J.  Letaille  et  H.  Dubois.  Le  premier  a 
transcrit  sur  fiches,  à  mon  intention,  les  tables  abré- 
viatives  jointes  à  chaque  volume  du  Corpus  et  m'a, 
par  suite,  considérablement  aidé  dans  la  constitution 
de  ma  table  des  sigles  et  abréviations.  Le  second  a 
bien  voulu  mettre  son  talent  à  ma  disposition  et  des- 
siner, au  musée  du  Vatican,  une  plaque  de  marbre 
dont  l'image  figure  en  tête  de  mon  livre.  C'est  une 
enseigne  de  marbrier  romain  bien  connue.  On  me 
permettra,  en  terminant,  de  m'approprier  cette  ré- 
clame, de  la  modifier  quelque  peu  et  de  dire  au  lecteur 
de  ce  livre  :  Titidos  legendos  vel  si  quid  artis  iiostrae 
opiis  fuerit,   hic  habes. 

Paris,  juillet  1880. 


EXTRAITS    DE    L1NTRODUCTION 


DE      LA      PREMIERE      EDITION 


On  nomme  épigraphie,  d'îriYpx'i^r;  (inscription,  épigraphe, 
en  latin,  fituliis),  la  science  des  inscriptions  ;  et,  puisque, 
dans  ce  petit  livre,  il  ne  sera  question  que  des  inscriptions 
romaines,  nous  rappellerons  que  Vépigraphie  latine  est  la 
science  des  inscriptions  romaines.  Par  science,  nous  enten- 
dons non  seulement  le  savoir  pratique  nécessaire  pour  dé- 
chiffrer les  monuments,  mais  aussi  celui,  plus  important 
encore  et  plus  difficile  à  acquérir,  qui  est  indispensable  pour 
interpréter  les  documents  qu'on  a  lus  et  en  tirer  les  ren- 
seignements qu'ils  contiennent.  Ce  sont  les  éléments  de 
cette  science  que  nous  nous  proposons  d'exposer  ici. 

Tout  d'abord,  il  faut  bien  se  persuader  que  l'épigraphie. 
n'est  pas  une  science  à  part,  se  suffisant  à  elle-même  et  sans 
point    de    contact    avec    le    faisceau    des    connaissances   qui 


XIV  INTRODUCTION 

forment  le  fond  de  nos  études.  Ce  n'est,  à  vrai  dire,  que 
l'un  des  éléments,  mais  c'est  un  élément  essentiel  de  la  phi- 
lologie, l'une  des  sources  auxquelles  doit  puiser  quiconque 
veut  connaître  la  religion,  les  lois,  l'histoire  politique,  la  vie 
privée  et  le  langage  des  anciens.  Reconnaître  ce  fait  n'est  pas 
diminuer  la  valeur  de  l'épigraphie  ;  c'est,  au  contraire,  lui 
donner  l'importance  qu'elle  mérite  en  montrant  la  part  légi- 
time qui  lui  revient  dans  la  recherche  et  la  découverte  de 
la  vérité. 

D'autres,  plus  autorisés,  ont  insisté  avant  nous  sur  cette 
vérité  ;  ils  ont  montré  les  rapports  qui  unissent  l'épigraphie 
aux  diftérentes  branches  de  notre  enseignement  classique,  à 
l'histoire,  à  la  géographie,  à  la  linguistique,  à  la  grammaire, 
au  droit'.  Nous-même  avons  essayé,  par  deux  fois,  de  re- 
venir sur  cette  question  et  avons  apporté,  à  l'appui  de  nos 
assertions,  des  exemples  que  nous  avons  choisis  parmi  les 
plus  concluants  \  Nous  ne  répéterons  donc  pas  ici  ce  que 
nous  avons  déjà  eu  l'occasion  de  dire  ailleurs  ;  mais  nous  in- 
sisterons sur  l'obligation  qui  s'impose  aujourd'hui  à  tous  ceux 
qui,  dans  le  domaine  de  l'histoire  ou  des  lettres  romaines, 
ne  veulent  pas  vivre  de  pensées  à  demi  comprises,  de  faits  à 
demi   connus   ou    de  phrases  empruntées  à  des  livres,  de  se 

1.  Ph.  Le  Bas,  Dissertation  sur  lutilité  de  répigrafhie  pour  V intelli- 
gence des  auteurs  anciens,  Paris,  1829  ;  L.  Renier,  article  Inscriptions, 
dans  VEncyclopédie  jnodertte  ;  E.  Desjardins,  Nécessité  des  connaissances 
épigraphtques  pour  l'intelligence  de  certains  textes  classiques  (Rev.  de 
Philologie,  1877,  P-  7  et  suiv.).  Am.  Couraud,  De  l'épigraphie  juridique, 
Paris,  1878,  in-8°.  [P.-F.  Girard,  L'épigraphie  latine  et  le  droit  romain, 
dans  la  Revue  internationale  de  renseignement,  15  septembre  1889.  J.Keel- 
ho^,  L'épigraphie,  Bruxelles,  1887.] 

2.  Rapports  des  études  épi  graphiques  avec  les  diverses  branches  de  l'en- 
seignement classique,  Douai,  1884  '•>  Utilité  de  l'épigraphie  latine  pour 
l'établissement  de  certains  textes.  Douai,  i88'5. 


INTRODUCTION  xv 

familiariser  avec  l'épigraphie  latine'.  M.  Ph.  Le  Bas  écrivait 
en  1829  :  «  Si,  convaincus  de  l'influence  toute-puissante  de 
l'étude  des  génies  de  l'antiquité,  vous  voulez  qu'elle  reste 
non  l'élément  unique,  mais  la  base  fondamentale  de  l'ins- 
truction, et  si,  d'un  autre  côté,  cherchant  à  simplifier  cette 
étude,  vous  voulez  abréger  le  temps  qu'on  lui  consacre,  il 
faut  que  les  hommes  appelés  à  instruire  la  jeunesse  lui  en- 
seignent désormais  autant  de  mots  et  plus  de  choses  ;  il  faut 
qu'eux-mêmes  s'appliquent  de  plus  en  plus  à  accroître  leurs 
connaissances,  à  aplanir,  autant  qu'il  est  en  eux,  les  diffi- 
cultés sans  nombre  que  présente  une  carrière  aussi  vaste  : 
il  faut  que  la  philologie  devienne  de  plus  en  plus  familière  au 
corps  enseignant,  et  qu'enfin  une  érudition  solide  et  profonde 
s'unisse,  dans  le  professeur,  au  goût  et  à  l'imagination'.  )) 
On  dirait  que  ces  mots  ont  été  écrits  de  nos  jours  et  les 
pensées  qui  y  sont  exprimées  sont  tellement  appropriées  aux 
besoins  du  temps  présent  qu'on  ne  saurait  dire  mieux  ni  plus 
juste.  Aujourd'hui  en  effet,  plus  que  jamais,  il  semble  que 
les  jeunes  gens  qui  se  destinent  à  l'enseignement  ou  qui  y  sont 
déjà  doivent  travailler  à  acquérir  des  connaissances  multiples 
et  précises,  à  ouvrir  leur  esprit  à  toutes  les  clartés.  L'épigra- 
phie est  une  de  ces  clartés. 

1.  Cf.  Hase,  Journal  des  Savants,  janvier  1842  :  ((  Les  études  épigra- 
phiques  latines  n'ont  encore,  en  général,  ni  obtenu  toute  l'estime,  ni  excité 
tout  l'intérêt  qu'elles  méritent,  soit  parce  que  l'art  d'en  tirer  des  résultats 
est  encore  peu  connu,  soit  parce  qu'elles  assujettissent  l'esprit  à  des  re- 
cherches pénibles  et  minutieuses.  Ces  recherches,  il  est  vrai,  remplacent 
presque  toujours  par  des  faits  positifs  des  notions  confuses  et  inexactes, 
mais  elles  exigent  beaucoup  de  travail  et  ne  procurent  guère  qu'une  gloire 
tardive:  au  lieu  qu'on  peut  obtenir,  à  moins  de  frais,  un  succès  éphémère 
en  renfermant  des  demi-vérités  ou  même  des  erreurs  dans  des  générali- 
sations vagues,  mais  séduisantes  quand  elles  sont  revêtues  des  formes 
agréables  ou  piquantes  du  style.  » 

j.  Dissertation  sur  l'utilité   de  l'épigraphie,  p.  4. 


XVI  INTRODUCTION 

La  nécessité  est  d'autant  plus  pressante  que.  grâce  à  la 
merveilleuse  organisation  de  son  travail  et  au  courage  de  ses 
savants,  l'Allemagne  a  déjà  à  moitié  publié  le  recueil  im- 
mense de  toutes  les  inscriptions  romaines  connues  jusqu'ici. 
Cette  œuvre  sera  bientôt  achevée,  et  nous  aurons  alors  à  notre 
disposition  un  trésor  de  documents  solidement  établis  et 
soigneusement  classés,  où  les  hommes  d'étude  pourront 
puiser  en  toute  confiance.  Comment  les  jeunes  professeurs 
feraient-ils,  nous  ne  dirons  pas  pour  utiliser  ces  recueils  en 
vue  de  recherches  auxquelles,  évidemment,  un  petit  nombre 
seul  est  appelé,  mais  pour  contrôler  les  résultats  qui  leur 
seront  présentés  par  les  travailleurs  spéciaux  et  les  faire 
passer  dans  leur  enseignement,  s'ils  n'étaient  pas  capables 
de  recourir  au  texte  original  et  de  le  comprendre  .^ 

Or,  l'épigraphie  n'est  pas  affaire  d'intuition,  mais  bien  de 
science  et  de  pratique  ;  on  ne  la  devine  pas.  on  l'apprend. 
D'abord  le  style  épigraphique  est  un  style  à  part,  qui  ne 
ressemble  en  rien  à  celui  des  auteurs,  même  les  plus  suc- 
cincts :  c'est  une  écriture  officielle  et  simple  où  tout  est  ar- 
rêté, soumis  à  des  règles  constantes  ;  où  chaque  partie  de 
la  phrase  se  présente  toujours  à  la  même  place  et  suivant  un 
ordre  fixe.  De  plus,  les  inscriptions  latines  sont  pleines 
d'abréviations,  de  sigles;  et  aucune  connaissance  autre  que  celle 
de  l'épigraphie  ne  peut  donner  la  clé  de  ces  abréviations, 
puisque  l'on  ne  peut  être  sûr  de  leur  valeur  qu'après  avoir 
trouvé  le  mot,  dont  elles  sont  la  représentation,  écrit  en 
toutes  lettres,  à  la  même  place,  dans  une  inscription  ana- 
logue. 

11  faut  donc,  pour  se  servir  des  inscriptions,  connaître 
l'épigraphie. 


INTRODUCTION 


Je  n'ai  rien  à  ajouter  en  publiant  cette  troisième  édi- 
tion à  ce  que  j'écrivais  il  y  a  dix  ans.  Je  le  ferai  d'autant 
moins  que  d'autres  s'en  sont  chargés  récemment.  Ceux 
qui  voudront  s'éclairer  plus  complètement  sur  la  ques- 
tion, apprécier  au  vrai  I  importance  des  études  épigra- 
phiques  et  mesurer  les  progrès  accomplis  par  ces  études 
dans  les  cinquante  dernières  années  n'auront  qu'à  con- 
sulter un  livre  que  je  tiens  à  citer  ici,  en  dehors  de  toute 
bibliographie  :  Waltzing,  Le  Recueil  général  des  ins- 
criptions latines  et  l'épigrapliie  latine  depuis  cinquante 
ans,  Louvain,  1892.  Je  ne  saurais  souhaiter  de  plus 
utile  complément  à  cette  Introduction. 


BIBLIOGRAPHIE 

DE     L'ÉPIGRAPHIE     LATINE 


1°  PRINCIPAUX  RECUEILS  IMPRIMES^  D'INSCRIPTIONS 

LATINES^ 


n)  Recueils  anciens  ;  recueils  généraux. 

Desiderius    Spi'ethus,    De   ainplitadine,    de   vastadone  et   de    instaura- 

tione  urbis  Ravennae ,  1489. 
Conradus  Venûn^evn?,,  Romanae  vctustatis  fragmenta,  Augustae  Vinde- 

licorum,  1505  (2''  édition  :  Moguntiaci,  1520). 
Johannes   Huttichius,     Collectanea   antiquitatuni     in    urbc    atqne    agro 

Moguntino,  1520  (2''  édition  :  1526). 
Jacolnis  Mazocchius,  Epigrammata  antiquae  urbis,  1521. 
Petrus  Apianus,  Inscriptiones  sacrosanctae  vetustatis,  1534. 
Georgius  Fabricius,  Antiquitatuni  libri  duo,  1547  (o*^  édition  :  1587). 


1.  Je  répète  ici,  ce  que  j'ai  déjà  dit  dans  l'introduction,  que  je  n'ai  pas  eu  la 
prétention  de  dresser  une  bibliographie  complète  de  l'épigraphie  latine.  Je  n'ai 
énuméré  que  les  ouvrages  les  plus  importants. 

2.  On  trouvera  des  renseignements  très  complets  sur  les  principaux  des  re- 
cueils manuscrits  qu'on  possède  dans  Hùbner,  Handbuckder  Rom.  Epujraphlk 
p.  481  et  suiv. 

3.  Cf.  Orelli,  Inscriptio?mni  latinarum  ampliss'ma  collcctioA,  p -2161  suiv.; 
Wilmanns,  Eœempla.  p.  vu;  Hùbner,  op.  cit.,  p  481  et  suiv.  La  bibliographie 
épigraphique  pour  chaque  pays  est  donnée  en  tête  des  diScrents  volumes  de 
Corpus . 


XX  BIBLIOGRAPHIE 

Martinus  Smetius,  Inscriptionum  antiquarum  liber,  1551.  —  C'est  le 
premier  recueil  important  d'insci'iptions  latines. 

Janus  Gruterus,  Inscriptiones  antiquac  totius  orbis  romani  in  corjms  abso- 
lutissiinum  redactac,  IGOSj  2*^  édition  donnée  parGraevius  :  1707). 

Joh.  Baptista  Donius,  Inscriptiones  antiquac,  1594-1647. 

Marquardus  Gudius,  Antiquac  inscriptiones,  1731. 

Thoma  Reinesius,  Syntagnia  inscriptionum  antiquarum,  1682. 

Raphaël  Fabretti,  Inscriptionum  antiquarum...  explicatio,  1699. 

Gorius,  Inscriptiones  antiquac,  1726-1743. 

Antonius  Muratorius,  Novus  thésaurus  veterum  inscriptionum, 1739 -il ^2. 

Scipio  Ma.i?ei,  Muséum  Veronense,  1749. 

Sebastianus  Donatus,  Veterum  inscriptionum  novissimus  thésaurus,  ïllo. 

Marini\  Iscrizioni  dcUd'illc  et  dci  palazzi  Albani,  1780. 

Marini,  Gli  atti  e  monumenti  dci  fratelli  Arvali,  1795. 

Orelli-Henzen,  Inscriptionum  latinarum  amplissima  collectio,  1828 
(I,  II),  1856(111). 

Mommsen,  Insciptiones  regni  Neapolitani,  1852. 

Corpus    inscriptionum    latinarum    consilio  et  auctoritate  academiac  litte- 

raruin  regiac  Borussicae  editum^ . 
—  Vol.     I.    Inscriptiones    antiquissimae   ad   C.     Cacsaris  mortem,  1863 

(nouvelle  édition  :  V  partie,  1893). 

1.  Avec  Mariai  et  la  flu  duiviii'  siècle  s'ouvre  pour  les  études  épigraphiques 
une  nouvelle  période.  Mariai  a  commeacé  l'œuvre  que  Borghesi  devait  accom- 
plir ;  tous  deux  ont  fait  de  l'épigraphie,  ce  qu'elle  a'était  pas  avaat  eux,  une 
science. 

2.  L'idée  de  rassembler  eu  un  seul  Corpus  toutes  les  iuscriptious  latines  con- 
nues remonte  à  Gruter  qui  accomplit  l'œuvre  aussi  biea  qu'on  pouvait  le  faire 
de  soa  temps.  Elle  ne  devait  être  réalisée  complètemeat  qu'à  notre  époque.  La 
France,  qui,  avec  .Séguicr,  avait  conçu  le  projet  de  retaire  l'ouvrage  de  Gruter, 
parut,  la  première  eu  ce  siècle,  vouloir  eatrepreadre  ce  grand  travail.  Dès  1839, 
deux  ans  après  la  mort  de  Kellermanu,  savaul  danois,  que  Borgbesi  avait  poussé 
à  commencer  un  Corpus  inscriptionum  latinarum,  sur  le  rapport  de  M.  Fh.  Le 
Bas,  l'Académie  des  Inscriptions  et  Belles-Lettres  décidait  de  publier  à  ses  frais 
un  recueil  de  tous  les  textes  épigraphiques  latias.  On  ne  donna  pas  suite  à  cette 
décision;  mais  le  projet  fut  repris  eu  184S  par  M.  Villemain.  ministre  de 
l'Instruction  publique  :  une  commission  fut  composée  des  savants  les  plus  ca- 
pables de  la  mener  à  bonne  fin  ;  des  voyages  furent  décidés  dans  les  contrées  les 
plus  riches  en  souvenirs  romains;  les  travaux  préparatoires  furent  poussés  avec 
acliviié  et  l'on  entra  en  relations  avec  les  érudits  de  tous  les  pays.  Un  change- 
ment ministériel  fit  périr  l'œuvre  avant  qu'elle  eût  pris  un  corps.  Didot  offrit 
alors  de  se  charger  des  frais  d'impression  ;  cette  proposition  amena  de  nou- 
veaux pourparlers  entre  les  différents  savants  qui  devaient  participer  au  tra- 
vail. Finalement  on  renonça  à  la  charge  et  à  l'honneur  d'éditer  le  Corpus  ;  on 


BIBLIOGRAPHIE  XXI 

—  Vol.    II.    Inscriptioncs  llispaniac  Latinae,     18G9.  —  Supplemcn- 

tnin,  1892. 

—  Vol.    III.  Inscriptioncs  Asiac,  provinciaruin  Europae  graccanun, 

lUyrici^   1873.  —  Supplementum,  1889-1893. 

—  A^ol.  IV.  Inscriptioncs  parictariac  Pompeianae,  1871. 

—  Vol.  V.  Inscriptioncs  Galliae  Cisalpinne,  1872-1877. 

—  Vol.  VI.  Inscriptioncs  Z»(^/s  i?o//mc,  1876-1886. 

—  ^  ol.  VII.  Inscriptioncs  Britanniae,  1876. 

—  \o\.  VIII.  Inscriptioncs  Africac,    1881.    —  Supplementum,  1891- 

1894. 

—  Vol.    IX.  Inscriptioncs    Calabriac,    Apuliae,    Samnii,    Sabinorum 

Piceni,  1883. 

—  ^'ol.  X.  Inscriptioncs  Bruttiorum,  Lucaniac,    Campaniac,  Siciliae, 

Sardiniac,  1883. 

—  Vol.  XI.  Inscriptioncs  Aemiliac,  Umbriac,  Etruriac,  1888. 

—  Vol.  XII.  Inscriptioncs  Galliae  Narbonensis,  1888. 

—  Vol.  XIII.  Inscriptioncs  trium  Galliarum  et  duarum  Germaniarum 

{en  préparation). 

—  Vol.  XIV.  Inscriptioncs  Latii  Antiqui,  1888. 

—  Vol.  XV.  Inscriptioncs  laterum^  1891'. 

Fr.  Ristchl,  Priscac  latinitatis  monumcnta  cpigrapliica...  excmplis  litlio- 

grap/iicis  repraesentata^,  1862. 
Aem.  Hûbner,  Exempta  scripturae  epigrapliicae  latinae,  1895. 

laissa  l'un  et  l'autre  à  l'Académie  de  Berlin.  Toutes  les  négociations  auxquelles 
a  donné  lieu  le  projet  de  rédiger  un  recueil  des  inscriptions  romaines,  et  aussi 
un  recueil  des  inscriptions  de  Gaule  ont  été  racontées  par  L.  Renier  dans  VEn- 
ci/clopcdie  moderne,  article  Inscriptions,  par  de  la  Blancfaère,  Histoire  de  l'épi- 
graphie  romaine,  1887,  p.  TjS  et  suiv.,  et  par  M.  Mowat,  dans  le  Bulletin 
archéologique  du  Comité,  1888,  p.  280  et  suiv.  On  trouvera  les  documents  officiels 
relatifs  à  ce  sujet  dans  la  brochure  intitulée  :  Projets  et  rapports  relatifs  à 
la  publication  d'un  recueil  général  dos  Inscriptions  latines,  Paris,  1843. 

1.  M.  de  Ruggiero  a  entrepris  avec  quelques  collaborateurs  de  donner  du 
Corpus  inscriptlonum  latlnarum  ,  une  édition  abrégée,  de  petit  format  et  d'un 
prix  modéré,  sous  le  titre  de  Sylloge  eplgraphlca  orbis  romani.  Les  inscriptions 
sont  transcrites  en  caractères  courants  et  sans  abréviations  d'aucune  sorte.  Les 
premiers  fascicules  ont  seuls  encore  paru. 

2.  11  n'y  a  pas  d'ouvrage  didactique  destiné  à  faciliter  la  lecture  des  inscrip- 
tions latines  archaïques.  On  peut  consulter  utilement  à  ce  sujet  :  Garrucci, 
Sglloge  inscriptlonum  latlnarum,  1875-1877  (tableau des  déclinaisons  et  des  con- 
jugaisons, p.  23  et  suiv.  ;  cf.  p.  33  et  suiv.  ;  particularités  phonétiques  et  ortho- 
graphiques, p.  43);  Ritschl,  Priscao  latinitatis  eplgrapj/ilcac  supplementa,  I-V, 
1872-1874.  Cf.  ses  différents  travaux.  J.  Wordsworth,  Fragments  and  spécimens 
of  early  latin,  Oxford,  1884;  Liudsay,  Tlie  latin  language,  Oxford,  1884. 


XXII  BIBLIOGRAPHIE 

Le  Corpus  inscriptionuin  latinaruin  est  tenu  au  courant  par  des  supplé- 
ments qui  font  suite  à  chaque  volume  ;  plusieurs  sont  encore 
à  l'impression.  Les  textes  qui  doivent  y  figurer  sont  réunis 
en  attendant  dans  VEp/icnicris  cpigrapliica  dont  il  a  déjà  paru 
huit  volumes. 

Ephcincris  cpigrapliica,  I  (suppléments  aux  vol.  I,  II,  IV,  VI). 
Epheincris  cpigraphica,  II  (suppléments  aux  vol.  I,  II,  111). 
Ephemeris    cpigrapliica,  III  (suppléments    aux  vol.    I,  II,  VI, 

VII). 
Ephemeris  cpigrapliica,    IV   (suppléments   aux  vol.   I,  II,  III, 

VI,  VII). 
Ephemeris  cpigrapliica,  V  (suppléments  aux  vol.   111,  Vlll). 
Ephemeris  cpigrapliica,  VI,  Glandes phimbcae. 
Ephemeris  cpigrapliica,    VII  (suppléments  aux  vol.  VII,  VIII, 

XIV). 
Ephemeris  cpigrapliica,    VIII    (suppléments   aux  vol.  IX  et  X; 

suppléments  aux  actes  des  Frères  Arvales). 
Et.  Pais,    Corpus  inscriptionum   latinarum  supplemcnta  italica  (supplé- 
ment au  tome  V). 


b)  Recueils  spéciaux  \ 

Afrique. 
L.  Renier,   Inscriptions  romaines  clc  l'Algérie,  1855-1858. 

Bretagne. 

J.  C.  Bruce,  The  Roman   Wall,  1851. 
Mac  Caul,  Britanno-romain  inscriptions,  18G3. 
J.  G.  Bruce,  Lapidarium  septentrionale,  1875. 
M.  Thompson  ^^^'llkiIl,    Boiiian  Lancastiirc,  1883. 

Égijpte. 

Y^cAvonnc,  Recueil  des  inscri}>tions  grecques  et  latines  de  l'Egypte,  1842- 
18^.8. 

1.  Nous  ne  citerons  ici  aucun  des  catalogues  de  musées,  môme  parmi  ceux 
des  musées  de  Franco  ;  (iuel(|ucs-uns  sont  pouitanl  d'excellents  corjiut^  locaux, 
par  exemple  celui  des  inscriptions  du  Musée  de  l.yon  de  MM.  .Vllnier  et  Dis- 
sard. 


BIBLIOGRAPHIE  XXIII 

Gaule. 

Allmer  et  Terrebasse,  Inscriptions  antiques  et  du  Moycn-A^c  de  Vienne 
en  Daup/iiné,  1875-1876. 

Bladé,  Epigraphie  antique  de  la  Gascogne,  1880. 

A.  de  Boissieu,  Inscriptions  antiques  de  Lyon,  1846-1854. 

E.  Desjardins,  Notice  sur  les  monuments  épigrap/iiques  de  Bavai,    1873. 

Em.  Espérandieu,  Epigraphie    romaine  du    Poitou   et  de    la    Saintonge, 
1887-1889. 

Era.  Espérandieu,  Inscriptions  de  la  cité  des  Lemoviccs,  1891. 

Em.  Espérandieu,  Inscriptions  antiques  de  Lectoure,  ]892. 

Em.  Espérandieu,  Inscriptions  antiques  de  Pcrigacu.v,  1893. 

Héron  de  Villefosse  et  ïhédenat,  Inscriptions  romaines  deFréjus,  1885. 

E.  Herzog,  Galliae  Narbonensis  liistoria,  1864. 

G.  Jullian,  Inscriptions  romaines  de  Bordeaux,  1887-1891. 

A.  Lebègue  et  F.  Germer-Durand,  Becueil  des  inscriptions  antiques  de 
la  province  de  Languedoc,  1893. 

P.  Lejay,  Inscriptions  antiques  de  la  Côte-d'Or,  1889. 

R.  Mowat,  Inscriptions  antiques  de  Paris,  1883. 

Revon,  Inscriptions  antiques  de  la  Haute-Savoie,  1870. 

Ch.  Robert  et  R. Gagnât,  Epigraphie  gallo-romaine  de  la  Moselle,  1873- 
1888. 

Sacaze,  Inscriptions  antiques  des  Pyrénées,  1892. 

Spon,   Recherche  des  antiquités  et  curiosités  de  la  ville  de  Lyon  (nou- 
velle édition  publiée  par  L.  Renier  et  J.-B.  INIonfalcon,  1857). 

Germanie. 
Brambach,  Corpus  inscriptionum  rlienanarum,  1867. 

Grèce  et  Asie. 
Le    Bas,    Waddington  et    Foucart,     Inscriptions   grecques    et    latines 
recueillies  en  Grèce  et  en  Asie-Mineure. 

Helvétie . 
Mommsen,  Inscriptiones   confoederationis  Ilelveticae,  1854. 

Illyricum  et  pays  voisins. 
E.    Desjardins   et    FI.    Romer,    Monuments    épigraphiques    du    Musée 

national  hongrois,  1873. 
Laticheff,  Inscriptiones  antiqnae  orae  scplcnlrionalis  Ponti  Euxini  graecae 
et  latinae,  1890. 


XXIV  BIBLIOGRAPHIE 


c)  Recueils  d'inscriptions  chrétiennes. 

Aem.  Wuhner,  Inscriptiones  H ispaniae  cliristianae,  1871. 

Id.,  Inscriptiones  Britanniae  christianae,  1876. 

Edm.  Le  Blant,  Inscriptions  chrétiennes  de  la  Gaule,  1856-1865. 

Juh.  Balt.  de  Rossi,  Inscriptiones  christianae  Urbis  Roinae,    I,  1857,    II 

(l"-*  partie),  1888. 
F.-X.  Kraus,  Die  altcliristliclien  Inscliriften  cler  Rheinlande,  1890. 


2«  TRAITES  D'EPIGRAPHIE  ET  OUVRAGES  DIDACTIQUES 
a)  Épigraphie  païenne. 

K.  Bone,  Anleitung  ziim  Lesen,  Erganzen,  Datircn  roni.  Inschriften, 
1880. 

Borghesi,  Œuvres,  9  vol.,  1862-1893. 

Dessau,  Inscriptiones  latinae  selectae  (vol.  I,  1892  . 

Egbert,  Introduction  to  the  study  of  latin  inscriptions,  1896^ 

E.  Hùhner,  article  Roman  inscriptions  dans  VEncyclopaedia  Britannica 
ftome  XIII,  1882'. 

Id.,  Rômiscite  Epigrapltik,  dans  le  Handhuch  dcr  klass.  Altertums- 
wissenschaft   d'Ivan  INIûUer,  loine  I,  1886. 

Id.,    Ueber  niecanischc  Copieen  von  Inschriften,  1881. 

Se.  Maffei,  Ai's  critica  lapidaria,  1765  (dans  le  supplément  au  Thésau- 
rus de  Muratori). 

Morcelli,  De  stilo  inscriptionum  lalinaruin,  1822'  (tomes  I  à  111  de  ses 
Opéra  epigraphica). 

Id.,    Lexicon  cpigraphicum,  18.35-18^1.3. 

Orelli,  Artis  criticae  laj)idariar  supplenientuin  'dans  son  recuoil  d'ins- 
criptions, I,  p.  29  et  suiv.  ;  II,  p.  376  et  suiv.,   III,  p.  xxiii). 

Et.  de  Ruggiero,  Dizionario  cpigraphico  di  antichità  romane,    1886. 

1.  Sur  les  ressemblances  de  cet  ouvrage  et  de  la  précédente  ('ditioii  de  mon 
Cours  d'épigra/ilde,  voir  Rec.  Critique,  1896,  p.  47.t  et  suiv. 

2.  Ce  n'est   pas  à  proprement  p;irler  une  œuvre  d'épigraphie  :  c'est  un  traité 
de  l'art  de  composer  des  inscriptions  latines  modernes. 


BIBLIOGRAPHIE  XXV 

G.  Mcn.  Rushforth,  Latin  historical  inscriptions,  1893. 

Giov.  Balt.  Verraiglioli,  Lezioni  clemcntari  di  archcologia,   1822-1823 

(Le  tome  II,  p.  153  à  219,  traite  de  l'épigraphie). 
"Wïhxiann^,  Exempla  inscr-iptiomt/n  latinariun,    in    iisum  praccipuc   aca- 

dcmicnm,  1873. 
Zaccharia,  Instituzionc  antiquario-lapidaria,  1770  (2'^  édition,  1793) . 
Zell,  Handbucli   dcr  rômisclten  Epigrapliih,  1852  (2*  édition,  1874] 


b)  Epigraphie  chrétienne. 

Ed.  Le  Blant,  Manuel  d'épigrap/iie  chrétienne. 

30  HISTOIRE  DE  L'ÉPIGRAPHIE 

R.  de  la  Blanchèi'C,  Histoire  de  l'épigrapliie  romaine,  1887. 
J.  B.  de  Rossi,  Inscriptiones  christianae  Urbis  Romae,  tome  II. 
J.  P.  Waltzing,  Le  recueil  général  des  inscriptions  latines  et  l'épigrapliie 
latine  depuis  cinquante  ans,  1892. 

4°  PRINCIPAUX  PÉRIODIQUES' 

ou  SONT  PUBLIÉES  OU    COMMENTEES  AUJOURD'HUI 
LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES  " 

Allemagne. 
Hermès . 
Jarhrbiicher  des  Vereins  i>on  Alterthumsfrcundcn  in  Rheinlande. 

1.  On  a  exclu  de  cette  liste  toutes  les  publications  locales,  qui,  outre  qu'elles 
sont  pour  la  plupart  très  difficiles  à  consulter,  ne  contieuneiit  pas  régulière- 
ment des  inscriptions  romaines  ;  cette  bibliographie  en  eût,  d'ailleurs,  été  allon- 
gée outre  mesure. 

2.  Ces  différents  périodiques  sont  analysés  par  moi  à  la  fin  de  chaque  numéro 
de  la  Recu'j  archéologique,  sous  le  titre  de  Reçue  des  publications  épigraphiques  ; 
les  textes  les  plus  importants  y  sont  reproduits  in-extenso.  Chaque  année  donne 
lieu  à  une  brochure  tirée  à  part  et  intitulée  l'Année  épigrapliique. 


XXVI  BIBLIOGRAPHIE 

Kon'espondcnzhlntt  dcr    WcstdeutscJicn    Zeitsclirift  fur   Geschichte    und 

Kitnst. 
Romisclte  QuartoIscJirift  fin'  C/irist/ic/tc  AUcrtJnimsknnde. 
Sitzungshci'ichte    dcr  Akndcmic  dcr  Wisscnscltaflcn  zu  Berlin 

Amérique. 
American  Journal  of  archœologie. 

Angleterre. 


Archœolosical  Journal. 


Autriche. 


Archxologiscli'Cpigrapliisclie Mittlieilungen  aus  Ocstcrrcic/i. 
Bulletino  di  arc/ieologia  e  storia  Dalinata. 

France  et  Algérie. 

Bulletin  archéologique  du  Comité  des  trai>au.v  historiques. 

Bulletin  de  correspondance  licllénique , 

Bulletin   de  la  Société  de  géographie  et  d'archéol.  de  la  province  d'Oran. 

Bulletin  et  Mémoires  de  la  Société  des  Antiquaires  de  France. 

Bulletin  et  comptes-rendus  des  séances  de  l'Académie  d'Hippone. 

Comptes  rendus  des  séances  de  l'Académie  des  Inscriptions  et  Belles- 
Lettres. 

Mélanges  d'archéologie  et  d'histoire  publiés  par  l'Ecole  française  de 
Rome. 

Mémoires  de  la  Société  des  Antiquaires  de  France. 

Recueil  des  notices  et  mémoires  de  la  Société  archéol.    de   Constantinc . 

Revue  archéologique. 

Revue  cpigraphiquc  du  Midi  de  la  France,  rédigée  par  A.  AUracr. 

Italie. 

Bullcttino  dclla  Commissionc  archcologica  comunalc  di  Roma. 

Bullcttino  dcir  impériale  Istituto  archeologico  germanico  (m  Mittlieilun- 
gen dcr.  Kais.  dculschen  arch.  Instituts.  —    Rom.  Ahthcilung). 

Bullcttino  dcll  Istituto  di  dirilto  romano. 

Nuovo  Bullcttino  di   nrcheologia  cristiana . 

Notizie  dcgli  scavi  di  antichità  coinmunicatc  alla  reale  Accadcmia  dei 
Lincci. 


PREMIÈRE   PARTIE 

DES   ALPHABETS   USITÉS  DANS    LES    INSCRIPTIONS 
ROMAINES  ^ 

On  sait  que  l'alphabet  romain  est  venu  de  l'alphabet  grec 
par  l'intermédiaire  des  colonies  grecques  d'Italie  et  de 
Sicile.  L'alphabet  latin  archaïque  ne  pouvait  donc  être  et 
n'était  guère  autre  chose  que  l'alphabet  grec  légèrement 
modifié.  Petit  à  petit,  cet  alphabet  primitif  subit  des  chan- 
gements plus  importants  :  une  minime  partie  des  caractères 
anciens  disparut;  d'autres  furent  introduits,  soit  pour  un 
temps,  soit  d'une  façon  définitive.  Ainsi  se  forma  le  système 
de  lettres  que  nous  rencontrons  sur  les  inscriptions  monu- 
mentales de  la  fin  de  la  république  et  de  l'empire,  c'est-à- 
dire  de  l'époque  qui  doit  nous  occuper  ici  de  préférence, 
puisque  c'est  la  plus  féconde  en  inscriptions  romaines. 

Mais  à  côté  de  cette  écriture  monumentale,  on  employait, 
pour  la  vie  journalière,  une  écriture  courante  qui  dérivait, 
il  est  vrai,  de  la  môme  source  que  la  première,  mais  qui 
offrait  avec  elle,  sur  certains  points,  des  différences  assez 
notables;  on  nomme  cette  écriture  :  écriture  cursive.  Elle 
figure  sur  un  certain  nombre  de  monuments  épigraphiques, 
qui  sont  loin  d'être  les  moins  intéressants. 

Nous  avons  à  étudier  brièvement  chacun  de  ces  alphabets. 

Alphabet  archaïque. 

L'habitude  de  tracer  des  inscriptions  à  la  couleur  {liiiere) 

1.  E.  Hûbner,  Exempla  scripturae  epigraphicae,  p.  xxix  eisuiv.;  cf.    Hand- 
buch,  p.  492  et  suiv. 

1 


lC 


2        ALPHABETS  USITES  DANS  LES  LNSCRÎPTIONS  ROMAINES 

OU  de  les  graver  sur  un  corps  (\\\y  [exarare,  scribere]  est  fort 
ancienne  à  Rome  :  elle  est  contemporaine  des  débuts  de  la 
cité.  Denys  d'Halicarnasse  avait  vu  le  texte  du  pacte  d'amitié 
conclu  entre  Rome  et  Gabies,  sous  Tun  des  Tarquins\  et  la 
table  de  bronze  où  était  gravée  une  copie,  sinon  l'original ,  du 
traité  passé  sous  Servius  TuUius  entre  Rome  et  les  villes  du 
Latium'.  La  république  hérita  cet  usage  de  la  royauté  et  lui 
donna  encore  plus  d'extension.  Cicéron  se  souvenait  d'avoir 
lu,  sur  une  colonne  de  bronze,  les  clauses  de  l'acte  d'alliance 
fait  avec  les  villes  latines  par  les  soins  de  Sp.  Cassius^  ;  dans 
le  temple  de  Jupiter  Capitolin  était  tracé,  sur  bronze  égale- 
ment, le  premier  traité  de  commerce  entre  Rome  etCarthage*, 
qui  remontait  à  l'an  de  Rome  245.  Nous  n'avons  malheureu- 
i'^V^  sèment  conservé  aucun  de  ces  vieux  documents .  Les  plus  an- 

ciens monuments  écrits  que  nous  possédions,  monnaies, 
cistes,  miroirs,  datent  vraisemblablement,  au  plus  tôt  de  la 
seconde  partie  du  quatrième  siècle  de  Rome  ;  encore  sont-ils 
très  rares.  Les  textes  épigraphiques  ne  deviennent  un  peu 
nombreux  et  importants  que  vers  le  milieu  du  cinquième  et 
au  sixième  siècle.  L'écriture  latine,  dite  archaïque,  n'est  donc 
en  réalité  que  l'écriture  des  cinquième  et  sixième  siècles 
de  Rome. 

Les  différents  caractères  qui  composaient  cet  alphabet 
ont  été  réunis  et  étudiés  plusieurs  fois'  ;  nous  en  donnons 
ici  un  tableau,  que  nous  empruntons  à  un  article  célèbre  de 
Fr.  Len()^mant^ 

1.  Antiq.  Rom.,  IV,  58. 

2.  Ibid.,lV,2(3. 
'S.  Cic,  pro  Balbo,  53. 

4.  Polyb..IIL  il2. 

5.  Les  plus  importants,  parmi  les  ouvrages  que  l'on  peut  consulter  sur  la 
question  sont  :  Mommsen,  Die  Unterital.  Dùalekte,  Leipzig.  ISôS,  in-4°,  p.  26  et 
suiv.;  Ritschl,  Priscac  latinitatls  dorumenta  epiriraphica,  Berlin,  1862,  p.  111 
et  suiv.  ;  cf,  ZurGoscliic/Ue  des  lat.  Alphabets,  1869  (dans  les  Opuscula  du  même 
aateur,  IV,  p.  691  et  suiv.);  Fabretti,  Primo  supfdomento  alla  rarcoltadcllc 
antic/iissime  iscrizioni  italic/ie,  Turin.  1874;  Garrucci,  Syllofjc  im^crijitionum 
latinarum  arci  romanac  rcipublicae,  Turin,  1875-1877. 

6.  Daremberg  et  Saglio,  Dictionnaire  des  Antiquités  grecques  et  romaines,  à 
1  article  Alphabetu/n,  t.  I,  p.  215. 


ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES        3 

Alphabet  usité  pour  les  inscriptions  romaines  dans  le  dernier 
quart  du  V'  siècle  et  pendant  le  Vr  siècle  de  Rome. 


V2  Siècle 

vr-  Siècle 

A 

A  /N  /J*. 

\   K 

B 

B   B 

6 

C 

<    C 

C 

D 

D 

D 

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T 

T 

V 

V 

V 

X 

X 

X 

4        ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 

Cet  alphabet  de  vingt-et-iine  lettres  %  où  le  Z  (I)  de  l'al- 
phabet grec  a  été  remplacé  par  le  G,  où  le  0,  le  0  et  le  y 
ont  disparu,  où  le  W  a  cédé  la  place  au  M,  le  P  au  P,  le  ? 
[koppa]  au  Q  et  le  v  au  S  est  Talphabet  de  la  période  républi- 
caine. Vers  la  fin  du  vii'^  siècle  de  Rome  on  y  introduisit 
deux  nouvelles  lettres,  pour  la  transcription  des  mots  grecs, 
le  Y  et  le  Z.  Dès  lors  Talphabet  comprit  Aingt-trois  lettres, 
nombre  qui  persista  pendant  toute  la  durée  de  Tempire. 


Alphabet  mo>umental. 

Cet  alphabet,  ainsi  constitué,  est  l'alphabet  monumental  tel 
que  nous  le  rencontrons  à  l'époque  de  César  et  d'Auguste. 
Mais,  à  ce  moment,  il  se  produisit  dans  la  paléographie  des 
inscriptions  des  modifications  importantes  :  aux  formes  un 
peu  raides  et  ramassées  des  caractères  archaïques  succéda 
un  dessin  plus  souple  et  plus  élégant  ;  le  tracé  des  lettres 
devint  plus  soigné,  la  proportion  entre  les  différents  élé- 
ments qui  les  composent,  plus  harmonieuse.  Pendant  les 
deux  premiers  siècles  de  l'empire  on  s'attacha  à  ne  point 
perdre  cette  tradition  d'élégance  dans  l'écriture  monumen- 
tale ;  on  se  piqua  même  parfois*de  la  surpasser;  en  tout  cas» 
on  réussit  à  produire  de  fort  belles  inscriptions  dans  toutes- 
les  parties  du  monde  romain;  et  l'on  peut  constater,  sur  les 
spécimens  qui  existent  encore,  jusqu'à  quel  point  les  graveurs, 
avaient  poussé  l'habileté  en  cette  matière. 

M.  Hùbnera  réuni  dans  son  travail  si  complet  sur  l'écriture 
des  inscriptions  romaines  *  tous  les  types  de  l'écriture  monu- 
mentale; nous  reproduisons  d'après  lui,  sur  la  planche  ci- 
jointe,  les  cinq  alphabets  les  plus  intéressants  et  les  plus 
caractéristiques  :  celui  de  l'époque  d'Auguste,  celui  de 
l'époque  de  Claude  et  de  Néron,  celui  de  l'époque  des  Fla- 

1.  Cicéron,  De  nat.  Deor.,  II,   37,  93  :  Si  innumerabllet^  unius  et  ciginti 
Jbrinac  littcrarum...  conjiciantur  ;  Quïnt'û.,  Jnst.  orat.,  I,  4,  9  :  A',  nostrarum 

litterarum  ultitna. 

2.  Eœempla  scripturac  epitjraphicae,  p.  lx.\i\  et  suiv. 


Gagnât,   Cours  d'Épigraphie  latine,  3°  édition.  PI.   I. 

I 

©poque  H'^ugnsts;. 

ABCDEFGHILMNOPQESTVX 

II 

©pnque  Se  ©lanfle  et  3e  Dércn. 

ABCDEFGHILMNOPaR-STVl 

HT 

©potjue  3es  Blaviens. 

ABCDEFGHlLMNOPaaSTVX 

IV 

©poqae  3e  ^rajan  et  3es  fîntonins. 

ABCDEFGHILMNOPQRSTVX 

V 

©pnque  3e  jSeptime  jS^v^i^e. 

ÂBCDEF6H1LMN0PQKSTVX 

A.  FoNTiMo.sG,  i-Jiteur.   4,  rue  U  Goff,  à  Pari 


ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES        5 

viens,  celui  de  Tépoque  de  Trajan  et  des  Antonins  et  celui 
de  l'époque  de  Septime  Sévère  %  eu  prévenant  toutefois  le 
lecteur  qu'il  ne  faut  pas  s'attacher  outre  mesure  aux  petites 
différences  qu'on  pourra  remarquer  dans  ces  alphabets;  que, 
en  dehors  de  Rome,  la  perfection  de  l'exécution  dépendait 
beaucoup  de  l'habileté  du  graveur  et  des  ressources  dont  il 
disposait;  et  que,  dans  l'ignorance  où  nous  sommes  de  ces 
particularités,  on  s'exposerait,  pour  vouloir  tirer  de  l'aspect 
des  inscriptions  des  conclusions  trop  précises,  à  commettre 
des  erreurs  regrettables. 

Il  faudrait  ajouter  à  ce  tableau,  outre  le  Y  et  le  Z,  trois 
caractères  qui  ne  furent  employés  que  très  peu  de  temps  dans 
l'alphabet  latin,  après  y  avoir  été  introduits  par  l'empereur 
Claude  K  Ce  sont  : 

a)  le  digainma  ùwersum  d,  destiné  à  remplacer  le  V  con- 
sonne, par  exemple  dans  le  mot  :  JVLGVS'  ; 

b)  V antisigma  D,  destiné  à  exprimer  le  son  ^  *  ;    ^     '-o 

c)  le  signe  h  (demi-aspiration)  qui  devait  être  employé  à 
traduire  le  son  intermédiaire  entre  V  et  I,  «  pingiiis  qiiam  /, 
exilius  quaiu  V  »  \  comme  était  le  son  de  la  voyelle  médiane 
dans  optnmus  =  optimus,  celui  de  la  voyelle  initiale  dans 
Inbiclo  =  libido. 

Cette  fantaisie  orthographique  d'un  empereur  grammai- 
rien, cette  tentative  ingénieuse  qui  ne  manquait  pas  d'à-pro- 


1 .  L'alphabet  du  temps  de  Constantin  n'est  qu'une  imitation  un  peu  lourde  des 
alphabets  de  la  belle  époque.  L'exemple  le  plus  soigné  qu'on  en  possède  est 
celui  que  fournit  l'arc  de  Constantin  à  Rome  (Hùbner,  op.  cit.,  p.  140,  n»  702). 

2.  Cf.  Bùcheler,  De  Ti.  Claudio  Caesare  grammatico,  Elberfeld,  1850,  iu-8". 
Voir  aussi  Rhein.  Muséum,  1858,  p.  155,  et  Corssen.  Aussprache,  I  (2»  édit.), 
p.  26  et  suiv. 

3.  Priscien,  Inst.  grammat.,  I,  4,  20  :  V  cero  loco  consonantis  posita  eamclem 
prorsus  in  omnibus  cim  liabuit  apud  Latines  quam...  digamma...  Pro  quo 
Caesarhanc  éfiguram  scribi  voluit.  Cf.  Quintil.,  Inst.  orat.,  I,  7,  27,  et  Aulu- 
Gelle,  Noct.  attic,  XIV,  5,  2. 

4.  Priscien,  Inst.  grammat.,  I,  7,  42  :  Haie  (litterae  S)  praeponitur  P  et  loco 
y  graecae  pingitur,  pro  quo  Claudius  Caesar  antisigma  )  hac  figura  scribi 
coluit. 

5.  Marius  Victorinus,  p.  2465.  (Edit.  Putsch.) 


6        ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  LNSCRJPTIONS  ROMAINES 

pos,  ne  put  triompher  des  habitudes  invétérées  :  les  trois 
lettres  inventées  par  Claude  disparurent  avec  lui  ^  et  Ton 
n'en  rencontre  plus  trace  sur  les  inscriptions  postérieure- 
ment à  sa  mort'. 

Dès  lors,  comme  précédemment,  l'alphabet  comprend 
vingt-trois  lettres,  que  nous  retrouvons  employées  d'une 
façon  constante  sur  les  inscriptions  si  nombreuses  de  l'époque 
impériale. 

Alpha'bet  cursif\ 

Il  ne  faudrait  pas  croire  que  l'écriture  épigraphique  cur- 
sive  fût  une  écriture  à  part^  tout  à  fait  distincte  de  l'écriture 
monumentale,  ni  môme  qu'elle  en  différât  autant  que,  par 
exemple,  notre  écriture  courante  actuelle  diffère  de  la  capi- 
tale d'imprimerie.  La  cursive  latine  n'est  que  de  la  capitale 
expédiée,  mais  de  la  capitale  archaïque,  à  laquelle  elle  se 
rattache  directement.  Il  s'est  produit  en  cela  un  phénomène 
analogue  à  celui  que  nous  remarquons  à  propos  du  latin 
populaire  :  celui-ci  a  continué  à  vivre  et  à  être  employé  par 
le  peuple,  malgré  les  efforts  victorieux  des  auteurs  pour 
fixer  la  langue  et  créer  un  parler  littéraire  et  officiel;  de 
même  l'écriture  archaïque  a  persisté  presque  intacte,  en 
grande  partie  du  moins,  dans  les  usages  journaliers,  tandis 
qu'elle  cédait  la  place  sur  les  monuments  épigraphiques  plus 
solennels,  à  une  écriture  régulière,  élégante  et  même,  on 
peut  le  dire,  artistique.  Nous  avons  réuni,  dans  les  deux 
tableaux  suivants,  les  formes  de  lettres  les  plus  usitées  dans 
l'alphabet  cursif;  nous  les  avons  empruntées  aux  inscrip- 
tions   de    Pompéi*     (inscriptions    pariétaires,    inscriptions 

1.  Tac,  Ami.,  XI,  14.  ClaucUus  très  Utteras  adjecit  quac  usai,  imperitante 
eo,  post  obliteratae,  adspiciuntur  nunc  ctiam  in  acre. 

2.  Cf.  Rùcheler,  op.  cit.,  p.  23. 

3.  Consulter  surtout  sur  l'écriture  cursive  les  planches  jointes  au  IV»  volume 
du  Corpus  inscriptionum  latinarum  (la  planche  I  contient  les  alphabets),  et 
Edon,  Nowellc  étude  sur  le  chant  lémural...  et  l'écriture  cursice  des  Latins, 
Paris,  1884,  in-8».  Cf.  aussi  Ritschl,  Priscae  latinitatis  docum..  pi  XV  XVl' 
XVII. 

4.  G.  de  l'etra,  Le  taoole  cerate  di  Pompei,  Ronia,  1876,  in-4°;  Notisie  degU 
scaci,  1887,  p.  415  et  suiv. 


alpe^abi:ts  usités  dans  les  inscriptions  romaines      7 


I.  Ciirsive  de  Pompéi. 


A 

B 

C 

D 

E 

F 

G 

H 

I 

K 

L 

M 

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Y 

Z 


n^T)i)i)/:>2)5x)h2)b.^s 

f  )^  K'  ['  /^  p  c  )'  /^  /^y" 

Ci  0,  c  c;  C'C:r^c^  ç  <^  q  ^ 

/\(iru  n  ijc 
k  M  /e  A  y<  ^ 

A/  V  )N  K  H  ^/  JM  lu   i»l  A\ 

n  p  p  ?  P  i>  ?  ?  i"^  r  ^  c  C  /?  r  r  A 

TTrttXTl' 


? 


8        ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 


II.  Gursive  d'AIbuniiis  Major 


A 
B 
C 
D 
E 
F 
G 
H 
I 
K 
L 
M 
N 
0 
P 

5^ 

R 
S 
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X 

z 


K  Kr/t  )t/r  A^ 

M  AN  A?V  )).V  )J>^  A\^\  -«X  )>\  >)■>'  «V  .'\  n>  /i\  p\  A^  j\\ 
c'6  6,  O  ui  t'>  £)  f  V'  M-  a  c-  c-  o-  Lv  w  »w  f  i 

rT>T-t-T<  C— rTrcr 


ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 


doliaires,  quittances  de  commissaire-priseur,  etc.),  qui 
remontent  toutes  à  la  première  moitié  du  i^'"  siècle,  puisque 
la  catastrophe  de  cette  ville  est  de  l'an  79,  et  à  celles  des 
mines  d'or  d'Alburnus  Major,  en  Dacie  (quittances  et  con- 
trats), qui  sont  du  ii''  siècle  \ 

Les  diflerences  d'écriture  que  Fou  remarque  entre  ces 
deux  types  d'époque  différente 
sont  assurément  assez  faibles.  On 
pourra  donc,  à  l'aide  du  double 
tableau  qui  précède,  entreprendre 
le  déchiffrement  de  tous  les  sj)é- 
cimens  de  cursive  que  l'on  aura 
l'occasion  de  rencontrer. 

11  est  pourtant  certains  docu- 
ments où  l'écriture  cursive  em- 
ployée esttellement  négligée  qu'on 
hésite,  au  premier  abord,  à  la  rap- 
procher de  la  cursive  ordinaire; 
tel  est,  par  exemple,  un  diplôme 
militaire  du  temps  de  Gordien  III^  ; 
on  sent  à  l'examiner,  que  le  gra- 
veur, assez  peu  adroit  dans  son 
art,  a,  de  plus,  été  considérable- 
ment gêné  par  la  résistance  de  la 
matière  qu'il  avait  à  travailler.  On 
trouvera  ci-contre  l'alphabet  qui  a 
servi  à  tracer  cette  inscription. 

11  est  évident  que  des  alphabets 
de  cette  sorte  ne  sont  que  des  ano- 
malies, que  des  singularités  épi- 
graphiques;  il  ne  faut  pas  en  igno- 
rer l'existence,  mais  on  ne  saurait 
guère  y  chercher  des  enseigne- 
ments même  pour  des  cas  douteux. 

1.  CI.  L.,  III,  p.  921  et  suiv. 

2.  L.  Renier,  Diplômes  militaires,  n"  5,  et  pi.  xv  et  xvi.^Mommsen.  C.  /.  L., 
III,  p.  894,  a»  LU. 


A 

C:^î^ 

B 

K'Di 

C 

U 

D 

i^tT:^ 

E 

t-u 

F 

L^\r 

G 

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V 

^ 

X 

1^ 

10      ALPHABETS  USITÉS  DANS   LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 

A  récriture  cursive  on  peut  aussi  rattacher  l'écriture 
onciale  que  nous  rencontrons  sur 
quelques  documents  de  l'époque 
impériale,  particulièrement  en 
Afrique.  Elle  est  surtout  employée, 
on  le  sait,  dans  les  manuscrits  à 
partir  du  iv"  siècle'  ;  quelques- 
uns  des  spécimens  épigraphiques 
que  Ton  en  possède  remontent  au 
III®  siècle*. 

Nous  donnons  ci-contre  l'alpha- 
bet oncial  épigraphique,  tel  que 
nous  le  connaissons  par  l'inscrip- 
tion de  Macteur,  dite  du  ^loisson- 
neur',  et  par  différents  autres  tex- 
tes, notamment  par  des  bases 
honorifiques  de  Timgad'. 

L'écriture  monumentale  et  l'é- 
criture cursive  offrent,  ainsi  qu'on 
le  voit,  surtout  à  l'époque  impé- 
riale, des  différences  capitales.  Il 
arrive  néanmoins  que,  par  suite 
de  l'inipéritie  des  graveurs  et  de 
la  barbarie  relative  de  certaines 
contrées,  on  rencontre  les  deux 
écritures  mélangées  sur  des  mo- 
numents, même  assez  bien  gra- 
vés;  tout  au   moins  certaines  let- 


A 

cl  A 

B 

t 

C 

C 

D 

M 

E 

€ 

F 

f 

G 

d 

H 

K 

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K 

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0 

P 

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Q 

^ 

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P 

S 

s 

T 

r 

V 

V 

1 .  Sur  l'écriture  onciale  des  manuscrits  voir  les  traités  de  paléographie  latine, 
surtout  les  Eléments  de  paléographie  de  Natalis  de  Wailly,  II,  p.  244  et  pi.  I; 
et  Châtelain,  Paléographie  des  classiques  latins,  pi.  26,  32,  39,  etc.  On  trouvera 
les  détails  les  plus  importants  dans  le  Handbuch  dcr  Klassischen  Altertums- 
wissensc/ia/t  d'Iwan  Mùller  (Paluographie  de  Fr.  Blass),  tome  I,  p.  301  et 
pi.  IV. 

2.  Cf.  R.  Cagnat,  Reo.  de  philologie,  1895,  p.  214  et  suiv. 

3.  Cf.  C.  /.  L.,  VIII,  11824. 

4.  Cf.  surtout  C.  /.  L.,  VIII,  17910  et  17911. 


ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES      11 

très  de  Taiphabet  monumental  sont-elles  altérées  par  l'in- 
fluence de  la  lettre  similaire  de  l'écriture  cursive.  C'est  ce 
qu'il  faudra  ne  point  oublier  en  examinant,  comme  nous 
allons  le  faire,  les  diflî'érentes  variations  qu'une  même  lettre 
a  subies  suivant  les  temps  et  les  pays\ 


La  forme  la  plus  soignée  de  la  lettre,  celle  qui  caractérise 
les  A  de  la  bonne  époque,  est  la  suivante  :  A.  La  barre  trans- 
versale se  trouve  à  mi-hauteur  du  sommet,  et  les  deux  côtés 
du  triangle  sont  absolument  égaux.  C'est  seulement  à  une 
date  postérieure  que  cette  barre  tend  à  remonter. 

Le  sommet  est  formé  de  la  rencontre  bien  nette  des  deux 
côtés  égaux  et  par  suite  se  termine  en  pointe;  pourtant  on  a 
observé  les  variantes  suivantes  : 

A,A.A.A.Â,A./V,A  ^ 

et  même,  à  partir  de  Dioclétien,  la  forme    A  . 

Quant  à  la  barre  transversale,  elle  peut  présenter  plusieurs 
variations  : 

A,  qui  n'est  pas  sans  exemple  à  Rome; 

A,  A,  dans  l'écriture  des  actes  publics  surbronze^  et  môme 
dans  l'écriture  monumentale  à  partir  du  ii*^  siècle; 

A   ,  dans  les  inscriptions  peintes  ou  tracées  au  crayon; 

A  ,  peut-être  par  erreur,  dans  un  texte  du  temps  de  Néron'; 

A  ,  dans  des  inscriptions  de  la  fin  du  ii'^  siècle,  à  Rome  et 
en  Afrique,  et  même  sur  des  monuments  chrétiens  du  v*^; 


1.  Pour  la  forme  des  difiérentes  lettres  de  l'alphabet  épigraphique  latin,  voir 
Ritschl,  Rhein.  Muséum, 1869,  p.  1  et  suiv.  ;  Hiibner,  Escempla  scripturae  epi- 
graphicae,^.  lui  et  suiv.  (cf.  Monatsberichte  der  Kônig.  Preuss.  Akad.  der 
Wissenscha/ten,  1867,  p.  67  et  suiv.);  Eph,  epigr.,  I,  p.  255  et  suiv.;  Munier, 
Tabulas  photographae  XI  materiam  paleographieam  aetatis  imperatoriae 
esehibentes  (Moguntiaci,  1873);  Le  Blant,  Paléographie  des  inscriptions  latines 
du  i\V  siècle  à  la  fin  du  vu'  (dans  la  Reçue  archéologique,  1896  (XXIX)  p.  177 
et  suiv.,  p.  345  et  suiv.);  1897  (XXX,  p.  30  et  suiv.). 

2.  Cf.  Hùbner.  0/).  cit.,  n"  234. 


12      ALPHABETS  USITES  DANS  LES   LNSCRIPTIONS  ROMAINES 

X,  à  l'époque  de  Dioclétien^; 

A,  fréquent  à  Fépoque  républicaine  sur  les  monnaies  et 
sur  les  pierres  mêmes,  et  qui  reparaît  dans  Técriture  des 
monuments  au  ii"^  siècle.  A  partir  du  iv*^,  cette  lettre  prend 
les  formes  suivantes  : 

A; 

A,  en  usage  en  Afrique  au  vi"  siècle; 

A,  A  ,  qui  appartiennent  au  vu*'. 

La  barre  transversale  est  souvent  tout  à  fait  omise  :  A. 
Dans  bien  des  cas  ce  n'est  que  le  résultat  de  la  négligence 
du  gfraveur;  mais  comme  on  oljserve  aussi  le  fait  sur  des 
monuments  soignés,  par  exemple,  la  /e.r  Tappula'-^  et  le 
discours  d'Hadrien  à  l'armée  d'Afrique',  il  faut  reconnaître 
qu'il  y  a  là  aussi  un  caractère  voulu.  D'autres  fois,  elle  est 
séparée  complètement  des  deux  côtés,  ou  parallèle  à  l'un 
d'eux,  ce  qui  nous  ramène  aux  formes  usitées  dans  l'écriture 
archaïque  : 

A  A,  ou  plus  rarement  A. 

On  a  aussi,  sur  certaines  inscriptions,  soit  arrondi  l'angle 
supérieur,  soit  courbé  l'un  des  cotés;  mais  ce  sont  là  seule- 
ment des  maladresses  de  graveur,  qui  ne  peuvent  être  con- 
sidérées que  comme  des  exceptions. 

B 

La  forme  du  B  a  peu  varié  ;  les  seules  différences  que  l'on 
puisse  signaler  consistent  dans  le  plus  ou  moins  de  dévelop- 
pement de  l'une  ou  l'autre  panse.  Par  exemple  il  arrive  sou- 
vent, surtout  dans  les  inscriptions  tracées  à  la  peinture,  que 
la  partie  supérieure  est  tellement  réduite  que  la  lettre  finit 
par  ressembler  à  un  D. 

On  peut  noter  aussi  les  formes  rares  :    B,  B.  B.  B 

La  forme  ^,  fréquente. dans  les   inscriptions  tracées   sur 

1.  Voir  notamment  l'édit  sur  le  prix  des  denrées  (C.  /.  L.,  III,  p.  801  et  suiv.) 
et  les  alphabets  usités  sur  ce  documeut  (p.  802). 

2.  Dtdlctt..  1882,  p.  186. 

3.  C.  I.L.,  VUI,  18042. 


ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES      13 

plomb,  à  cause  de  la  mollesse  du  métal  et  du  peu  de  résis- 
tance qu'il  oppose  à  Finstrument,  se  trouve  aussi  parfois 
dans  des  inscriptions  lapidaires  de  bonne  époque. 

^    se  remarque  au  x"  et  au  vi^  siècle  sur  des  monuments 
de  Gaule  ou  de  Germanie'. 


La  forme  antique  du  C  est  celle  d'une  courbe  ouverte  à 
droite  qui  peut  s'inscrire  dans  un  carré  ;  elle  persiste  jusqu'au 
milieu  du  ii'^  siècle  dans  les  textes  particulièrement  soignés. 
On  en  verra  de  beaux  spécimens  dans  les  alphabets  qui  figu- 
rent à  la  planche  I. 

Le  C  avec  une  longue  tète  recourbée  — C  —  se  trouve  fré- 
quemment, surtout  au  ii*'  et  au  iii'^  siècle,  et  particulièrement 
en  Espagne  et  en  Afrique. 

C  est  rare  ;  on  le  constate  dans  des  inscriptions  spéciales, 
par  exemple  sur  des  marques  d'exploitation  tracées  grossiè- 
rement à  la  surface  de  blocs  de  marbre,  ou  à  la  basse  époque 
(vi®  et  vu"  siècle)  en  Gaule,,  en  Espagne,  en  Bretagne^ 

D 

Gomme  le  C,  le  D  de  la  belle  époque  peut  s'inscrire  dans 
un  carré  dont  l'un  des  côtés  serait  formé  par  la  barre  verti- 
cale de  la  lettre;  puis,  il  s'altère  peu  à  peu,  la  panse  se  rétré- 
cissant de  plus  en  plus. 

t)    se  rencontre  à  partir  du  ii"  siècle. 

Q  figure  sur  plusieurs  inscriptions  d'Afrique  assez  gros- 
sières. 

Cette  forme  devient  très  fréquente  à  l'époque  chrétienne^ 
ainsi  que  la  forme  A  qui  en  est  voisine. 

On  sait  que  le  B  est  une  lettre  propre  aux  inscriptions  de 
la  Gaule  ;  il  est  destiné  à  figurer  un  certain  son  sifflant  qu'on 

1.  Le  B  barré  par  une  ligne  horizontale  au  milieu  de  sa  hauteur  estunesigle 
épigraphique  et  non  une  lettre.  Voir  la  liste  des  sigles  qui  termine  ce  volume. 

2.  Le    C  retourné   —  )  —    est  une  sigle  qui  a  plusieurs  significations  et  non 
une  lettre.  Voir  la  liste  des  sigles. 


14      ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 

pouvait  exprimer  aussi  par  deux  S  ou  j)ar  un  TH.  C'est  ainsi 
que  le  nom  d'homme  Cdrassoiiniis  s'est  reneontré  également 
sous  les  formes  CARATHOVNVS  et  CARABBOVNVS'- 

E 

Ce  qui  caractérise  le  E  de  la  belle  époque,  c'est  que  la  barre 
horizontale  du  milieu  est  exactement  égale  aux  deux  autres. 
La  diminution  de  cette  barre  est  le  signe  indubitable,  soit 
d'une  date  plus  récente,  soit  d'une  facture  négligée.  A  partir  de 
la  fin  du  i""''  siècle",  on  rencontre  souvent  la  forme  C  ,  dans 
laquelle  les  trois  barres  horizontales,  quelque  peu  recourbées 
et  sensiblement  inclinées  de  gauche  à  droite  se  réduisent  sou- 
vent à  des  indications  plus  ou  moins  fugitives;  employée 
d'abord  sur  les  inscriptions  tracées  à  la  peinture,  elle  passe 
bientôt  dans  l'écriture  monumentale. 

p»  F'  se  remarquent  sur  les  monuments  chrétiens  de  la 
Gaule  et  de  l'Espagne  depuis  le  v^'  siècle. 

Les  formes  M  ou  I'  ne  sont  pas  rares,  sous  l'empire,  dans  les 
inscriptions  lapidaires;  nous  les  avons  déjà  rencontrées  dans 
l'alphabet  archaïque  et  dans  l'alphabet  cursif,  p.  3,  7  et  8. 

e,  forme  venue  du  grec,  peut  être  signalé  dans  les  inscrip- 
tions latines,  à  titre  exceptionnel,  au  ii®  et  plus  fréquemment 
au  III''  siècle. 


De  même  que  l'E,  le  F  de  la  belle  époque  se  reconnaît  à  la 
complète  égalité  de  ses  deux  lignes  horizontales.  De  plus  la 
barre  inférieure  part  du  milieu  de  la  haste  verticale.  Posté- 
rieurement elle  tend  à  remonter  et  à  se  rapprocher  de  la 
ligne  supérieure. 

La  forme  F,  avec  barres  horizontales  inégales,  ne  se  ren- 
<"ontre  (pi'au  iv*  et  au  v"  siècle. 

1.  Ch.  Robert,  Kpifjr.  de  la  Moselle,  I,  p.  95;  II,  p.  28.  Le  D  barre  est  aussi 
une  siglc  épigraphique.  Voir  la  liste  des  sigles. 

2.  On  a  signalé  cependant  cette  forme  dans  une  inscription  dédiée  Romae  et 
Ti.  Caesari  Aiujusto  (C.  /.  L.,  VIII,  0S5);  mais  M.  Hùbuer  pense  que  ce  texte 
a  été  regravé  au  m'  siècle. 


AI.FHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAIN'ES      15 

11  y  a  lieu  de  noter  aussi  les  formes  suivantes  : 

r  ,  auquel  on  peut  appliquer  les  observations  laites  précé- 
demment à  propos  de  E  ; 

j^  ,  avec  une  queue  inclinée  dépassant  la  ligne.  Dans  ce 
cas  il  est  souvent  plus  élevé  que  les  autres  caractères  de  la 
même  ligne  ; 

F  ,  qu'il  faut  se  garder  de  prendre  pour  un  E',  et  qui 
est  fréquent  sur  les  textes  chrétiens  : 

i^  I', ''.''l^,^,  toutes  formes  dérivant  de  la  cursive  et  dont 
on  a  des  exemples  sur  les  textes  lapidaires,  particulière- 
ment en  Gaule  et  dans  les  Germanies^. 

G 

Le  G  de  la  belle  époque,  qui  subsista  fort  longtemps,, 
presque  jusqu'à  la  fin  du  ii*'  siècle,  se  compose  d'une  demi- 
circonférence  de  la  partie  inférieure  de  laquelle  se  détache 
un  appendice  faisant  un  angle  droit  avec  laligne  sur  laquelle 
la  lettre  repose;  cet  appendice,  sans  tête,  et  ne  descendant 
pas  au-dessous  de  la  ligne  monte  jusqu'à  la  moitié  à  peu  près 
de  la  hauteur  de  la  lettre.  On  en  verra  des  exemples  dans 
la  planche  I.  On  trouve  plus  rarement  les  formes  G,  Q_.C^  , 

La  forme  G  est  rare  au  i"''  siècle  ;  elle  devient  plus  fré- 
quente au  II"  et  au  m"  siècles.  On  la  rencontre  assez  com- 
munément en  Afrique. 

Les  formes  Ç,G,GX),C^  qui  appartiennent  proprement  à 
la  cursive.  se  trouvent  dans  les  provinces,  à  partir  du 
ii*^  siècle,  sur  les  monuments  lapidaires  et  sont  employées 
dès  le  i*^'  siècle  dans  les  actes  gravés  sur  métal. 

Il  est  inutile  d'ajouter  que  les  G  et  les  G  sont  souvent  très 
difTiciles  à  distinguer  les  uns  des  autres  sur  les  inscriptions 
d'une  facture  médiocre. 

1.  Cf.  à  propos  d'une  confusion  de  cette  sorte  (Eidicls  au  lieu  de  Fidelis)  : 
L'Eœposi.tion  de  la  CourCaulaincourt  (extrait  delà  Reçue Archéol.,  octobre  1881, 
p.  14,  et  Le  Blant,  Paléographie  des  inscriptions  latines  (Reçue  Archéol . ,  1896, 
XXIX,  p.  179). 

2.  Le  R,  n'est  pas  une  forme  spéciale  de  F,  mais  une  sigle  épigraphique  si- 
gnifiant F[iUa)  ou  F{emina].  Voir  la  liste  des  sigles. 


16      ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 


H 

Dans  la  belle  écriture  monumentale,  le  H  est  assez  large 
et  la  barre  du  milieu  se  trouve  exactement  à  mi-hauteur. 
Mais  cette  particularité  ne  saurait  être  regardée  comme  un 
indice  certain,  car  on  trouve,  à  la  même  époque,  à  côté  du 
H  large  et  divisé  en  deux  parties  égales  par  la  ligne  hori- 
zontale, le  H  allongé  et  inégalement  partagé  par  cette  ligne'  ; 

"H".  H  ,  se  lisent  au  i"  siècle  sur  les  bronzes  ;  aux  u%  iii% 
IV*  siècles  sur  les  pierres. 

"H  appartient  à  la  fin  du  iv*^  siècle  et  est  propre  aux 
textes  chrétiens. 

H ,  h  ,  sont  des  formes  corrompues  qui  mènent  à  TH  on- 
cial. 

^  se  rencontre  surtout  à  Xîmes,  mais  ce  n'est  pas  tout  à 
fait  sans  exemple  dans  le  reste  delà  Gaule. 


Dans  les  textes  les  plus  anciens,  la  lettre  I  se  représente 
sous  la  forme  d'une  haste  verticale  sans  pied  ni  tète  ;  mais 
ces  deux  appendices  se  remarquent  déjà,  sur  quelques  ins- 
criptions, au  commencement  du  i*""  siècle. 

Le  I  dépassant  la  ligne,  qui  était  depuis  Fépoque  de  Sylla 
un  équivalent  de  la  diphthongue  ei',  perdit  bientôt  cette  si- 
gnification et  devint  simplement  un  signe  d'écriture,  sans 
rapj)orl  avec  la  valeur  de  la  voyelle  ;  on  le  rencontre  aussi 
bien   au  génitif  Divh,  qu'au    datif  CAESARI  *,   ([u'à   l'ablatif 

1.  La  forme  allongée,  avec  barre  transversale  plus  voisine  du  haut  de  la  let- 
tre, se  trouve,  par  exemple,  dans  Hùbner,  lùrcmpla,  n"  36  (du  temps  de  César) 
et  au  C.  I.  L.,  VI,  1134  (des  années  323-333);  la  forme  H  au  C.  /.  L.,  VI,  244 
{de  l'an  18  ap.  J.-C.)  et  au  C.  /.  L.,  V,  8768  (sous  le  consulat  d'Arcadius  et 
d'Honorius). 

2.  Cf.  Ritschl,  De  cocalibus  gcfninatis(Opusc.,  IV,  p.  354  et  suiv.);  Corssen, 
Aussprac/te,  I  (2"=  édit.),  p.  14  et  suiv.;  Weissbrodt,  Philologus,  1884,  p.  444  et 
suiv. 

3.  C.  /.  L.,  II,  2109,  3555;  VI,  457,  701,  882;  X,  4638,  etc. 

4.  C.  /.  L.,  II,  2105,  2109,  3828;  VI.  882;  X,  4638,  etc. 


ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES      17 

COMITllS\  et  à  racciisatif  SAECVLARIS*.  On  le  trouve  éga- 
lement dans  des  mots  comme  ImP',  ItEM',  1N%  où  on  ne 
peut  l'expliquer  en  aucune  manière.  Ce  n'est  donc  là  qu'une 
habitude  graphique  ^ 

Les  formes  1,  1 ,  sont  des  irrégularités. 

On  pourrait  être  tenté  de  voir  dans  le  I  prolongé  au  des- 
sous de  la  ligue  ■ —  ]  —  un  équivalent  de  notre  J,  un  I  con- 
sonne ;  mais  il  n'en  est  rien.  Il  suffit  de  constater,  pour 
s'en  convaincre,  qu'il  figure  dans  des  mots  comme  VERJ  et 
CONIVG]'.  Là  encore,  on  est  en  présence  d'une  fantaisie 
de  lapicide. 

K 

La  forme  antique  du  K  qui  subsiste  sous  l'empire  est  la 
suivante  :  K 

Peu  à  peu  ces  deux  amorces  inclinées  se  développèrent, 
mais  celle  d'en  haut  tendit  toujours  à  l'emporter  sur  celle 
d'en  bas  : 

I< .  I'    ,  avec  la  haste  verticale  séparée  du  reste  de  la  lettre, 
ne  sont  pas  non  plus  sans  exemples*. 

L 

Jusqu'à  la  fin  du  i*^'  siècle  la  ligne  horizontale  conserva 
une  certaine  longueur  :  elle  était  au  moins  égale  à  la  moitié 
de  la  haste  verticale. 

Au  II®  siècle,  au  contraire,  elle  commença  à  diminuer,  si 
bien  que,  dans  certains  textes,  le  L  devient  presque  sem- 
blable à  un  1.  On  tend  aussi^  vers  cette  époque,  à  revenir  à 
la  forme  archaïque  :    U  . 

1.  C.  /.  L.,  II,  1964. 
t.  C.  I.  L.,  VI,  877  b. 

3.  C.  /.  L.,  II,  2054,  2106,  2421;  III,  6025;  VIII,  76,  2334,  etc.  Les  exemples 
sont  innombrables. 

4.  C.  /.  L.,  1964,  etc. 

5.  C.  /.  L.,  II,  1640,  1946;  VI,  7787,  9604;  XIV,  '^21,  etc. 

6.  Cf.  J.  Christiansen,  De  apicibus  et  I  longes,  p.  26  et  suiv. 

7.  C.  /.  L.,  III,  5583  ;  VIII.  1310,  etc. 

8.  Le  K  retourné  -  )l  —  est  une  sigle  et  non  une  forme  spéciale  du  K. 

2* 


18      ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  LNSCRIPTIONS  ROMAhNES 

Au  III*  et  au  iv"  siècle  les  L  ainsi  faits  :  l  sont  assez  fré- 
quents. 

On  peut  signaler  aussi  les  formes  suivantes  : 
Ij  ,  à  partir  de  Dioclétien  ; 
J>  ,  dont  le  premier  exemple  serait  de  165'. 

La  forme  t.,  oii  la  barre  horizontale  s'étend  au-dessous 
de  la  ligne,  se  rencontre  de  bonne  heure  sur  les  actes,  et  à 
partir  du  ii*^  siècle  sur  les  monuments. 

La  forme  de  l'écriture  vulgaire  K,  avec  le  jambage  de 
droite  plus  ou  moins  long,  plus  ou  moins  droit,  a  passé  assez 
tôt  dans  Fécriture  monumentale  ;  on  en  trouve  une  variante 
élégante  dans  le  i ,  fréquent  en  Afrique. 

:m 

Dans  le  ]M  épigraphique  les  deux  hastes  extrêmes  ne  sont 
pas  verticales  et  l'angle  du  milieu  tombe  jusque  sur  la  ligne  . 
On  s'en  convaincra  aisément  en  se  reportant  à  la  planche  L 
Pourtant  on  a  quelques  exemples  anciens  de  M,  avec  les 
hastes  extrêmes  parfaitement  verticales,  surtout  en  Ger' 
manie  où  on  signale  cette  forme  à  partir  du  ii"  siècle. 

Le  /V\,  à  tète  aplatie  et  garnie  parfois  de  petites  cornes, 
devient  fréquent  à  partir  de  Dioclétien. 

A\.  M,  sont,  jusqu'aux  dernières  époques  de  l'empire,  des 
exceptions. 

AA  a  passé  d'assez  bonne  heure  de  l'écriture  cursive  dans 
l'écriture  monumentale. 

JA  se  rencontre  en  Afri(|uc  ;  il  faut  y  voir  une  affectation 
d'élégance. 

A'^ ,  forme  archaïque  déjà  signalée',  donne  les  variantes  : 
AA?,  NV ,  M.'  ;  ces  quatre  caractères  ne  se  sont  conservés  que 
comme  abréviation  du  prénom  de  Manius'. 

1.  C.  /.  L.,  V.  703. 

2.  Voir  plus  haut,  p.  3  et  4. 

3.  M  barré  d'une  ligne  horizoniaic  est  une  sigle,  non  une  forme  de  la  lettre  ; 
il  en  est  de  même  du  M  renversé. 


ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES      19 


iN 


A  l'époque  impériale,  dans  les  inscriptions  soignées  et 
quelque  peu  anciennes,  la  lettre  n'a  pas  de  tête  —  N  — -,  et 
la  largeur  en  est  à  peu  près  égale  à  la  hauteur;  très  vite, 
néanmoins  on  arriva  à  la  forme  N.  plus  ou  moins  accentuée. 

M  n'est  qu'une  forme  barbare. 

N  date  du  m"  siècle  et  se  retrouve  ensuite  fréquemment 
dans  les  textes  chrétiens;  il  faut  prendre  garde  de  confondre 
avec  un  H^  ce  genre  de  N,  souvent  tracé  d'une  façon  si 
négligée  que  la  barre  transversale  devient  presque  horizon- 
tale. 

0 

L'O  de  l'époque  impériale  un  peu  ancienne  est  parfaite- 
ment rond;  puis  il  prend  une  forme  allongée  avec  des  pleins 
en  haut,  à  droite  et  à  gauche   :  0 

Il  se  termine  parfois  en  pointe  dans   le  bas  au  m"   siècle. 

On  trouve  la  forme  <>  dans  les  inscriptions  chrétiennes, 
et  la  forme  IS  dans  quelques  textes  d'Afrique'  également 
chrétiens  3. 


Le  P,  dérivant  de  la  forme  archaïque  P,  se  compose  d'une 
haste  verticale  accostée  d'une  panse  non  fermée,  lise  pré- 
sente ainsi  fait  dans  la  grande  majorité  des  inscriptions. 
Quelquefois  pourtant  la  panse  est  fermée:  à  l'époque  ré- 
publicaine il  affecte  cette  forme  sur  des  balles  de  fronde  et  sur 
des  tessères;  plus  tard,  on  en  remarque  des  exemples,  surtout 

1.  N  barré  d'un  trait  horizontal  est  une  sigle.  non  une  forme  de  la  lettre. 

2.  C.  I.  L..  VIII,  54S9.  Cette  forme  est  indubitable. du  moins  sur  l'estampage. 

3.  0^0  =  0  est  une  sigle  épigraphique,  mais  non  une  forme  de  la  lettre. 
Ne  pas  la  confondre  avec  l'O  absolument  rond,  garni  d'un  point  central,  qui  se 
rencontre  souvent  à  l'époque  de  César,  et  qui  a  simplement  la  valeur  d'un  O. 


20      ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 

en  Germanie,  et  cela  dès  la  fin  du  i"  siècle.  Dans  les  autres 
provinces,  c'est  une  exception,  sauf  en  Espagne,  à  l'époque 
chrétienne. 

1    existe  au  m"  siècle,  en  Espagne  et  en  Afrique. 

P    se  rencontre  en  Afrique  au  iv'  siècle. 

f*   n'est  pas  rare  en  Gaule,  au  v*  et  au  yi®  siècle  \ 

Q 

La  forme  ancienne  du  Q  est  la  suivante:  un  cercle  muni 
d'une  queue  droite  ne  descendant  pas  au-dessous  de  la  ligne; 
mais  dès  l'époque  d'Auguste  cette  queue  commence  à  s'in- 
cliner et  à  s'allonger.  Elle  atteint  souvent  une  grande  lon- 
gueur.  On  enverra  un  exemple  caractéristique  dans  l'alphabet 
de  l'époque  de   Trajan  transcrit  plus  haut  (pi.  I). 

On  peut   signaler  aussi  différentes  formes  plus   rares: 
Q.P.^,    cette   dernière    assez   commune    en    Afrique    à 
l'époque  chrétienne. 

O  ,  propre  aux  inscriptions  gauloises  du  v^  et  du  vu*  siècle  : 
(X  .  Q  .  Cs,  qui  appartiennent  surtout  à   l'épigraphie  chré- 
tienne*. 

R 

Il  y  a  deux  éléments  à  distinguer  dans  cette  lettre,  la 
panse  supérieure  et  la  queue.  La  panse  supérieure  est,  à  la 
belle  époque,  faite  en  forme  de  demi-cercle  et  vient  se  fermer 
au  milieu  de  la  haste  verticale.  Peu  à  peu  cette  panse  devient 
plus  grêle  et  s'accroche  plus  près  de  l'extrémité  de  cette 
haste  :    K . 

Quant  à  la  queue,  dans  les  inscriptions  anciennes,  elle  se 
détache  de  la  panse  près  de  la  haste  verticale,  sinon  sur  la 
haste  même;  elle  est  droite  et  ne   descend  pas  toujours  jus- 

1.  Le  P  retourné  —  S  —  n'est  pas  une  forme  de  la  lettre,  mais  une  abré- 
viation  le  P{uella)  ou  P^upilla). 

2.  Q  barré  d'une  ligne  horizontale  est  un  e  sigle,  et  non  une  forme  de  la  lettre. 
Voir  lu  liste  des  abréviations  à  la  fin  du  travail. 


ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES      21 

qu'à  la  ligne  où  la  lettre  pose.  Puis  cette  queue  s'infléchit 
peu  à  peu  et  se  recourbe  légèrement.  On  constatera  ce  chan- 
gement, en  se  reportant  à  l'alphabet  de  Claude  et  de  Néron 
rapporté  plus  haut  (pi.  I);  on  verra  aussi  en  examinant  la 
même  planche,  la  queue  se  détacher  de  la  panse  plus  ou 
moins  près  de  la  haste  verticale,   suivant  les  époques. 

J{  est  une  forme  affectée,  à  rapprocher  de  certains  A  et 
de  certains  M  cités  plus  haut. 

R,R,Ri  sont  des  singularités. 

î\  est  la  forme  cursive  qui  a  passé  dans  l'écriture  monu- 
mentale. 

p,l^,T,  appartiennent  aux  alphabets  chrétiens\ 


La  similitude  des  deux  boucles  constitue  la  perfection  de 
la  lettre  et  indique  une  bonne  époque  ou  une  facture  soignée. 
Leur  inégalité  ou  leur  aplatissement  est  un  indice  contraire. 

Dans  les  inscriptions  barbares,  le  S  tend  à  se  rapprocher 
de  la  ligne  droite:  /  . 

C  qui  est  la  forme  du  Z  dit  lunaire,  se  remarque  sur 
quelques  inscriptions  de  Naples  ou  de  Sicile,  soumises  à 
l'influence  grecque, 

Z   figure  dans  les  inscriptions  chrétiennes  de  la  Gaule, 

■  r  est  une    singularité    fréquente,    surtout   dans   les    bas 
temps\ 

T 

A  l'époque  ancienne^  la  barre  supérieure  est  horizontale, 
assez  large  et  sans  cornes  :  T  ;  celles-ci  n'apparaissent  qu'en- 
suite. Au  W^  siècle,  on  voit  employée,  sur  les  inscriptions 
lapidaires,  une  forme  de    T  où  la  barre  supérieure,  au  lieu 

1.  R  barré  d'une  ligne  horizontale  est  une  abréviation    épigraphique  et  non 
point  une  forme  de  la  lettre  R.  Voir  la  liste  des  abréviations. 

2.  Même  observation  pour  S  barré  que  pour  R  barré, 


22      ALPHABETS  USITES  DANS  LES  LNSCRIPTIONS  ROMAINES 

d'être  horizontale,  est  fortement  inclinée  de  droite  à  o-auche  : 
cette  barre,  de  longueur  très  variable,  est,  dans  certains 
textes,  presque  impossible  à  reconnaître;  la  lettre  se  confond 
alors  avec  un  I. 

Les  formes  T .  i    sont  rares. 

Souvent,  dans  les  inscriptions  serrées,  le  T  dépasse  la 
ligne  et  ses  bras  s'étendent  à  droite  et  à  gauche  au-dessus 
de  la  lettre  qui  le  précède  et  de  celle  qui  le  suit. 


V 


Théoriquement,  le  V  doit  former  un  triangle  isocèle  ;  mais 
il  arrive  souvent  que  le  sommet  est  légèrement  incliné  à 
droite  de  la  verticale  et  que,  par  suite,  le  côté  gauche  est 
un  peu  plus  long  que  le  droit. 

V  -  Y  ,  Vsont  des  formes  nées  du  caprice  des  graveurs. 

La  forme  U  est  fréquente  «ur  les  inscriptions  mal  gravées 
.n*  qui  se  rapprochent  de  la  cursive. 

U.i-I.U.,  se  rencontrent  sur  les  inscriptions  chrétiennes 
de  tous  les  pays. 

X 


Les  deux  barres  doivent  former  les  diagonales  d'un  rec- 
tangle allongé  dans  le  sens  de  la  hauteur;  elles  n'ont  point  de 
tête  ;  mais,  suivant  le  plus  ou  moins  de  soin  et  d'habileté  du 
graveur,  les  éléments  de  lalettre  sont  plus  ou  moins  réguliers. 


Les  deux  branches  doivent  êtres  égales  et  former  les  deux 
côtés  d'un  triangle  isocèle,  etlahaste  verticale  être  le  pro- 
longement delà  hauteur  de  ce  triangle,  mais,  de  bonne  heure, 

on  trouve  la  forme   T    ou  des  formes  analogues. 

o 


Câlinât,  Cours  J'Épi;^rjpliic  !aliiic,  ^  édition. 


PI.  II. 


3: 
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131. 

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115. 

133. 

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116. 

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134. 

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117. 

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144. 

err            163. 

A.  F0NTE.MO 

KG,  Éditeur, 

4,  rue  Le  Goff.  i  Par 

ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES      23 


Le  Z  de  la  bonne  époque  se  compose  de  trois  éléments 
bien  proportionnés,  la  barre  transversale  étant  la  diagonale 
■d'un  rectangle,  assez  voisin  du  carré,  dont  les  deux  petits 
côtés  formentles  barres  supérieure  etinférieure  de  la  lettre. 

Comme  pour  les  autres  caractères,  il  se  produisit  bientôt 
•des  irrégularités  et  l'on  trouve  les  formes  suivantes  : 

H ,  fréquent  sur  les  bords  du  Rhin  et  en  Afrique  ; 
"i ,  forme  assez  étrange  ; 
S  ,  qui  n'est  peut-être  qu'une  erreur  de  graveur. 

Telles  sont  les  différentes  lettres  que  l'on  rencontre  sur 
les  inscriptions  et  les  remarques  les  plus  importantes  aux- 
quelles elles  donnent  lieu. 

Mais  il  arrivait  souvent,  pour  la  commodité  de  la  gravure, 
alors  que  l'on  se  trouvait  obligé  d'inscrire  un  long  texte  sur 
un  monument  trop  petit  et  de  serrer  les  lignes,  que  les  lapi- 
cides  avaient  recours  au  procédé  de  la  ligature,  c'est-à-dire 
qu'ils  réunissaient  en  un  monogramme  une  ou  plusieurs 
lettres. 

Dans  l'écriture  cursive,  ces  monogrammes  présentent  sou- 
vent les  plus  grandes  difïicultés.  Il  semble  impossible  de 
dresser  un  tableau  même  des  principales  de  ces  ligatures, 
dans  lesquelles  la  fantaisie  particulière  se  donnait  plus  libre 
carrière.  On  pourra  se  rendre  compte  de  leur  nombre  et  de 
leur  variété,  ainsi  que  des  complications  qui  en  résultent 
pour  le  déchiffrement,  en  se  reportant  à  des  documents  dont 
la  lecture  est  donnée,  à  côté  du  texte,  au  Corpus  inscriptio- 
iiiLin  latiiiaram ,  surtout  aux  textes  cursifs  de  Pompéi  et  aux 
tablettes  de  Dacie,  dont  il  a  déjà  été  question. 

Afin  de  mettre  ce  fait  plus  en  relief,  nous  avons  reproduit 
à  la   planche  II,  qui   est  rapportée  ci-contre,  toutes  les  liga- 

1.  Oa  trouve  la  forme  1  notamment,  C.  /.  L..  VI,  15639. 


24      ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 

tiires  qui  ont  été  relevées  sur  les  tablettes  de  Dacie.  — Notre 
planche  est  une  reproduction  exacte  d'une  partie  de  la 
planche  A  qui  termine  le  troisième  volume  au  Corpus. 

Pour  l'écriture  capitale,  au  contraire,  moins  souple  et 
moins  favorable,  par  conséquent,  à  la  multiplicité  des  com- 
binaisons, on  peut  réunir  en  un  tableau  les  ligatures  le  plus 
fréquemment  employées^ 


Ligatures  de  deux  lettres. 

ab,  ad,    ad.  ae.    af,    al.    am,  an,  ap,  ar,  at,    ^^^- ^u,  av , 

be,      be,     !^j*^'    br,  bt  ; 

e ,  (L  ,e  ,(lX  .  g  ,  g  .  Cf.  ^  .  e 

ca^  ce^     ch^     ci^  ci^     cl,     en,     co,     co,     eu  ; 

C^.  E),  IÎ5  .  b.  D,  DO 

^'^  et    di^       ik     do.     do; 

eb,  ed,  ,        el,     em,    en,     ep,  ep,  er.    er,  .    ev, 

be,  de,       '    le,     me,     ne,     pe,  pe,  re,    ro,       '      '  ve,        ' 

f  .  F  .E- 

fi,  fi,     il  ; 
G 

go; 

he,  lii,     lir; 

1.  Cf.,  sur  les  ligatures,  Hùbner,  Eœempla  script,  epiyr.,  p.  lAvniet  suiv. 


ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES      2b- 


L,  A\,Aj.  K  k.  t.  V 

J-'     im,      in,     ip,     ir,     it,     iv,  iu  ; 


ka; 

JL. 

H  . 

I 

Il 

pi 

tl; 

It; 

yV\  .  M  ,  M  ,  M),  A^,  M  ,  M),  AAf ,  )V?,  /VK .  AV 

^'  ma,     mb,    ma,  me,  mi,  mo,  mn,  mp,  mr,     mu  , 

M.  ND,  NE.  Ni',  NN.NP.  NI,  nT.  H" 

na,  nd,    ne,     ni,     nn,     np,    nr,     nt,     nu  ; 

ob,  oe,     of,     of,     ol,     on,    op,    or,     or  ; 


qu  ; 

Pa>  ep'       P^^      P^'    P^^      P*'   P'^  ' 

rt, 
ra,     re,     ri,      rr,      .  /     ru,  rv; 

S 

se  ; 

A. T.  t.   ?  .T,T^.Ti 

ta,      te,      ti,        to,       tu,     tr,   th; 

"^'     ub^     ud,  "®'  uf^     vi,    ul,  um^  um,    un,     up,    ur,    us,  us,  ut; 
va,  ve,      j         j>       j'        ^  c        '        '     >      r 

XV,      XX  ; 


26      ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 


Ligatures  de  trois  lettres. 


abi,    adi,    ado,     ali,    ami,   ani,     api.     ari,  ^J^/  aur,  ate; 


dom  ; 

<;-ni,     ent,       en^     epi,      eri  ; 

R,  Il 

hil,       hyr; 

ima,     ini,     int,      ite,     iva; 
niae,       mai',     mat,     mat,     mau,     mit; 

ane,       niu,       ntli,     nli: 

loi-,       tip,        tru; 

\M,  W,   \M.    W 

lima,       urne,      uml,      unt; 
-\xv,      xxx. 


ALPHABETS  USITES  DANS  LES  LNSCKIPTIONS  ROMALNES      27 

Parfois   un  plus  grand   noml)re   de   caractères   sont  liés, 
comme  dans  les  six  exemples  suivants  : 

'^^       atur,  (C.  /.  L.,  VII [,  8489)  ; 
!^      xnnih,  (IbicL,  II.  4514)  ; 
mC     matri,  (Ihid.,  VI II,  9106)  ; 
Af^\    raaxim,  (Ibid.,  8807)  ; 
fit        nati,  (Ihid.)  ; 

o(ssa)  h(ic)  s(ita),  (Brambach,  Insc.  Rhen.,  1892)  ; 


o(pto)  t(erra)  s(it)  I(evis)  t(ibi),  (C.  /.  L.,  III,  5577). 

On  alla  même  beaucoup  plus  loin,  par  exemple  sur  les  dip- 
tyques consulaires',  où  les  lettres  formant  le  nom  du  consul, 
sont  réunies  en  un  monogramme,  généralement  très  difficile 
à  lire;  mais  ce  ne  sont  alors  que  des  jeux  de  calligraphie, 
qui  n'ont  presque  plus  rien  de  commun  avec  l'épigraphie 
scientifique  et  pour  lesquels,  en  tout  cas,  il  serait  aussi  oi- 
seux de  citer  des  exemples  qu'inutile  de  chercher  des  règles 
précises. 

AccE^'TS  —  Points  séparatifs. 

Après  avoir  examiné  la  forme  des  difi'érentes  lettres  de  l'al- 
phabet épigraphique  et  les  ligatures  dont  elles  sont  suscep- 
tibles, il  convient  d'appeler  l'attention  sur  certaines  particu- 
larités d'écriture  qui  se  remarquent  sur  les  inscriptions  :  ce 
sont  Vopex  et  le  siciliens. 

On  appelle  apex,  un  accent  aigu  que  l'on  faisait  figurer  sur 
les  monuments  aux  premiers  siècles  de  l'empire  et  qui  servait 
à  indiquer  les  voyelles  longues  par  nature*.  L'usage  de  Vapex 

1.  Voir  plus  bas. 

2.  Ritschl,  op.  cit.,  p.  119, et  Hûbner,  op.  cit.,  p.  i.xxvi. 


28      ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 

a  commencé  vers  l'époque  de  Sylla^  pour  se  prolonger  jusqu'à 
la  fin  du  iii«  siècle  (règne  de  Gallien)  ;  mais  il  est  surtout  fré- 
quent au  i"  et  au  II"  siècle;  postérieurement  Vapex  ne  paraît 
plus  que  par  exception  sur  les  textes  épigraphiques. 

Il  faut  noter  que  cet  accent  se  rencontre  parfois  sur  des 
voyelles  brèves^  ou  sur  des  consonnes  ';  dans  des  cas  sem- 
blables il  y  a  erreur  ou  inintelligence  du  graveur,  et  non 
emploi  raisonné  d'un  signe  orthographique'. 

Le  siciliens  est  aussi  une  sorte  d'accent  aigu  ou  même  cir- 
conflexe; on  le  plaçait  sur  une  consonne  ou  sur  une  Aoyelle 
pour  indiquer  que  l'orthographe  correcte  du  mot  aurait  exigé 
le  redoublement  de  cette  lettre  et  que,  si  on  ne  l'écrivait 
qu'une  fois,  c'était  par  abréviation.  Ex  :  OSA  =  ossa,  SVS 
=  suus.  On  ne  peut  citer  que  de  très  rares  exemples  du  sici- 
liens dans  les  inscriptions  de  l'époque  d'Auguste  ou  même 
des  deux  premiers  siècles*.  Postérieurement,  et  c'est  encore 
là  une  particularité  dont  les  exemples  sont  assez  rares,  le 
5/c?7/fz/5  indique  une  al^réviationplus  considérable  :  D  =r//e5% 
F  F  =  felix  ficlelis  \    I  O  M  ^  lovi  oplimo  ma.riiuo' . 

Enfin  il  faut  signaler  les  points  qui  se  remarquent,  dans  les 
textes  épigraphiques,  à  la  suite  des  mots  écrits  en  abrégé  ou 
même  en  toutes  lettres'.  De  semblables  points,  qui  se  placent 
toujours  au-dessus  de  la  ligne,  à  mi-hauteur  du  sommet  des 
lettres  voisines*,  avaient  seulement  pour  effet  de  rendre  plus 

1.  Mon.  Ancyr.,  VI,  29. 

2.  C.  /.  L.,  ¥1,12442,13226;  VIII,  2747;   X,  1699,  1914,  3002;   XIV,  1381,  etc. 

3.  Sur  l'a/sea?,  voir:  Fabretti,  p.  167,  32;  Ritter,  Elément,  grammat.  lat..  Bonn, 
1832,  p.  77  et  suiv.  ;  Garucci,  /  ?p,'/ni  délie  lapidi  latine  colgarmente  detti  accenti, 
Roma,  18.Ï7,  in-4;  Weil  et  Benloew,  Théorie  générale  de  l'accentuation  latine, 
Paris,  1856, p.  293  et  suiv.;  Weissbrodt,  Spécimen  (jrammaticuni,  Confluentibus, 
1869,  in-8,  et  Quaestionuni  grammaticarum partie.  II,  Brunsbergae,  1872,  in-4; 
J.  Christiansen,  Pc  apicibus  et  I  longi.i  inscriptionum  latinarum,  Ilusum, 
1889,  in-S. 

4.  Cf.  Hùbner,  op.  cit.,  p.  lxxii  etLXXvi. 

5.  Ç.  /.  L.,X,  4536. 

6.  Ibid.,  VL3404. 

7.  Ibid.,  III,  1082. 

8.  Cf.  Hûbiier,  op.  cit.,  p.  lxxv  et  suiv. 

9.  On  connaît  de  très  rares  exemples  de  points  séparatifs  pL^cés  sur  la  ligne 
par  exemple:  CI.  L.,  V,  5603,  ou  Brambach,  Insc.  R/icn.,  1000.  Dans  les 
autres  cas  connus,  on  a  affaire  à  des  monuments  faux. 


ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES     29 

nette  la  séparation  des  mots  déjàindiquce  par  Tespac,  blanc 
qu'on  avait  soin  de  laisser  entre  chacun  d'eux.  Ils  afFectent 
différentes  formes:  la  forme  ronde  qui  est  la  plus  fréquente 
peut-être  (•)  ;  la  forme  quadrangulaire  qui  est  la  plus  ancienne 
(•)  ;  la  forme  triangulaiie  qui  appartient  aux  insi;riptions  soi- 
gnées (Y);  la  forme  allongée  ( /,  transformé  quelquefois  en 
une  petite  flèche),  qui  est  plus  rare;  la  forme  de  feuille,  liede- 
rae  distinguentes^  0  ou  ^  qui  est  fort  commune  depuis 
Auguste  jusqu'à  une  époque  assez  récente  ;  et  même  celle  de 
palmes  ou  de  petits  rameaux.  Sur  certains  textes,  où  l'on 
recherchait  l'originalité,  on  a  même  donné  à  ces  points  sépa- 
ratifs  des  formes  tout  à  fait  singulières,  par  exemple  celle 
d'un  petit  oiseau". 

On  n'aurait  pas  dû,  si  l'on  était  resté  fidèle  à  leur  emploi 
logique,  graver  des  points  de  cette  espèce  au  début  ou  à  la  fin 
des  lignes:  on  en  trouve ])ourtant,  par  abus,  à  l'une  ou  à  l'aiitre 
place.  A  plus  forte  raison  était-il  tout  à  fait  irrationnel  d'en 
introduire  entre  les  différentes  syllabes  d'un  même  mot, 
comme  dans  Papiria  et  Aufldianus,    sur  la  tombe  suivante  : 

C.I.L.,  VIII,  4919: 

.   inniiiiiiiiiiiiiih''^ 

PAPIRIAAVF 
I-DI-A-NVSPV- 
AN-XVIII-H-S-E 

On  voitparcet  exemple  jusqu'à  quel  point  certains  lapicides 
avaient  perdu  la  notion  de  la  valeur  véritable  des  signes  sépa- 
ra tifs  ;  ce  n'étaient  plus,  à  leurs  yeux,  que  des  éléments  d'or- 
nementation, qui  n'avaient  môme  pas  le  mérite  de  l'élégance. 

On  ne  peut  pas  faire  le  même  reproche  aux  palmettes  ou 
aux  petites  branches  ornées  de  feuillage,  qu'on  gravaitparfois, 
par  une  sorte  de  coquetterie^  soit  au  début,  soit  à  la  fin  des 
inscriptions. 

1.  C.  /.  L.,  VIII,  6982,  où  il  est  question  des  points  de  cette  nature  sur  une 
iuscription  de  Constantine. 

2.  C.  Jullian.  Insrr.  romaine.'^  de  Bordeaux,  n»  66.  Le  nom  qui  précède  ce 
point  est  Ocellio,  lequel  signifie  précisément  «petit  oiseau  ». 


30      ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIOxNS  ROMAINES 

Chiffres^ 

Pour  indiquer  les  nombres,  les  Latins  comme  les  Grecs  se 
servaient  la  plupart  du  temps  des  lettres  de  l'alphabet,  Tétude 
des  signes  numéraux  rentre  donc,  d'une  certaine  façon,  dans 
celle  de  l'alphabet. 

1°  Nombres  entiers 

Les  lettres  employées  pour  désigner  les  nombres  entiers 
étaient  les  suivantes  : 

1=1;  C=z    100; 

V  =    5  ;  D  =    500  ; 

X  =  10;  M  =  1000. 

L  =  50; 

Pour  noter  les  nombres  compris  entre  i  et  1000,  on  se 
servait  uniquement  de  ces  lettres,  en  partant  de  ce  principe 
que  tout  chiffre  écrit  à  la  droite  d'un  autre  qui  lui  est  supé- 
rieur s'ajoute  à  celui-ci,  et  que  tout  chiffre  écrit  à  sa  gauche 
se  retranche. 

Ex.:        VI  =  V-fl=6;  LX  =  L-hX  =  60 

|V  =  V  — 1  =  4;  XL=L  — X  =  40. 

De  plus,  afin  de  distinguer  les  lettres  destinées  à  indiquer 
des  chiffres  des  lettres  employées  avec  leur  valeur  vocale, 
on  surmontait  celles-là  d'une  barre  transversale  qui  s'éten- 
dait depuis  le  premier  jambage  delà  première  jusqu'au  der- 
nier jambage    de  la  dernière. 

Ex.  :  iï  VIR  =  diiumvir. 

Antérieurement  au  vii^  siècle  de  Rome,  cette  barre  coupait 
le  chiffre  au  lieu  de  le  surmonter  ;  il  est  resté  des  traces  de 
cette  habitude,  par  exemple,  dans  le  signe  du  denier  (X). 

Certains  nombres  donnent  lieu  à  des  observations  qui 
seront  rassemblées  ici. 

4 —  s'écrit  IV  ou  Mil;  la  première  façon  de  noter  est  plus 
usitée  dans  l'écriture  vulgaire  ;  elle  est  très  peu  fréquente 
sur  les  monuments,  à  l'époque  impériale. 

1.  Ritschl,  OyO.  cit.,  p.  llo  ;  Garrucci.  Sijlloge  inscript,  latinar.,  1,  p.  134; 
Marquardt,  Organisation  Jinancière,  p.  47  et  suiv.  ;  Ilùbuer,  o/).  cit.,\).    lxx. 


ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCKirTIOXS  ROMAINES      31 

5  —  s'écrit  quelquefois  llill  clans  les  inscriptions  d'Afrique. 

6  —  se  note  llllll  dans  le  titre  sévir  Augastalis  et  ^  dans 
les  inscriptions  de  basse  époque. 

9  —  Vllll  est  beaucoup  plus  fréquent  que  IX. 

14  —  Même  observation  que  pour  4  et  9. 

19  —  Même  observation. 

28  — On  a  un  exemple  de  XXIIX",  comme  on  en  a  un  aussi 
de  XIIX'. 

50  —  La  forme  ancienne  est  ^,  le  ^^  de  Talphabet  chalci- 
dique,  que  l'on  rencontre  encore  sur  certains  textes  con- 
temporains d'Auguste  *  ;  elle  s'est  successivement  changée 
en  *i/,  T,  et  L. 

60/100  —  Une  particularité  des  textes  africains  est  que, 
pour  indiquer  les  nombres  de  dizaines  supérieurs  à  50  et 
inférieurs  à  100,  on  emploie  souvent  exclusivement  des  X 
juxtaposés.  Se.ragiiila  pouvait  donc,  en  Afrique,  se  noter 
ainsi  :  XXXXXX  . 

500  —  s'écrit  souvent  à  Tépoque  impériale  par  un  B.  —  Ce 
signe  n'est  pas,  en  réalité,  un  D,  mais  la  moitié  du  signe  des- 
tiné à  signifier  mille. 

1000  —  M,  qui  est  employé,  sous  l'empire,  pour  désigner 
le  nombre  mille,  est  souvent  aussi  remplacé  parle  signe  cd, 
qui  n'est  autre  chose  que  le  phi  de  l'alphabet  chalcidique. 
Postérieurement  on  trouve  comme  variante  :  00  .  co,  p<. 

Les  nombres  supérieurs  jusqu'à  100,000  se  représentaient 
par  des  combinaisons  ou  des  modifications  de  ces  signes  : 

10,000  se  figurait  ainsi  :   (D,  ou,   en   simplifiant  la  figure, 

'*L',  /?^  ,   ce!»  ,  iilii  ; 

5,000,  par  suite,  se  représentait  par©,   Iw,   k\  »    1))  î 

1.  Ce  signe  se  rencontre  peut-être  déjà  sur  une  inscription  de  Pornpéi  [CI.  L  , 
IV,  3043). 

2.  C.  /.  L.,  VI,  9934. 

3.  C.  /.  L.,  III.  582. 

4.  C.  /.  L..  I.  1341  ;  IX,  2975. 

5.  C.  I.  L.,  VIII,  1108. 


32      ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 
100,000  s'indiquait  par  le  signe  (JîE)^  s^   ', 
50,000,  par  suite,  était  noté  O,    Ly. 

Les  nombres  de  mille  intermédiaires  s'exprimaient,  soit 
en  faisant  figurer  le  chiffre  mille,  00  ,  devant  l'un  de  ces 
signes  — -  Ex.  :  OO  U',  =  4000  ;  soit  en  répétant  plusieurs  fois 
le  signe  00  ■ —  Ex.  :  OOOOOOCCXX.  3220;  soit  en  surmontant 
le  nombre  des  mille  exprimé  en  chiffres  ordinaires  d'une 
barre  horizontale  —  Ex.  :  XXÏ  DCLXI,  21661. 

Vers  l'époque  d'Hadrien  le  nombre  des  mille  se  rencontre 
entouré  de  trois  barres,  deux  verticales  et  une  horizontale 
—  |XXl|  —  mais  cette  façon  de  procéder  est  généralement 
réservée  pour  indiquer  les  centaines  de  mille. 

En  effet  les  Romains  n'avaient  pas  de  chiffres  pour  repré- 
senter les  centaines  de  mille  et  les  millions \  Aussi  l'on  avait 
coutume,  pour  noter  les  centaines  de  mille,  de  les  enfermer 
dans  le  rectangle  incomplet  |  |  ,  dont  il  vient  d'être 
question. 

Ainsi  fxl  CLXXX  DC  signifiait  10  centaines  de  mille  -f  180 
mille  +  six  cents  =  1,180,600. 

On  conçoit  que  la  confusion  entre  ces  deux  sortes  de 
barres,  l'une  horizontale  simple  destinée  à  désigner  les  mille, 
l'autre  horizontale  accostée  de  deux  verticales,  réservée  aux 
centaines  de  mille,  fût  aisée  à  faire  et  donnât  lieu  à  des 
erreurs  involontaires  ou  même  voulues.  On  sait,  j)ar  exemple, 
que  Tibère  ayant  à  pajer  à  des  légataires,  sur  la  succession 
de  Livie  dont  il  était  l'héritier,  des  sommes  importantes, 
ramena  le  legs  destiné  à  l'un  deux,  Galba,  le  futur  empereur 
de  quingenties  centeiid  milid  sestertiam,  500  X  100,000  ses- 
terces, qui  devait  se  noter  par  [d]-  à  quingeiita  milia  scstcr- 
tiuni,  500,000  sesterces,  (jui  s'écrivait  [)ar  un  D'- 


1.  IMiii.,  Hi.<t.  .\at.,  XXXIII,  l3o  :  Non  crat  ajnul  antiquos  nuinctus  ultra 
centuin  milia  et  /loilie  inulti/dicantur  /incc  ut  c/ericns  ccntcna  aut  saepius 
dicatur. 

2.  Suel.,  (ialbd,  5. 


ALPHABETS  USITES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES      35 

2"  Fractions . 

Le  système  des  fractions  chez  les  Romains  était  duodé- 
cimal, c'est-à-dire  qu'il  reposait  tout  entier  sur  la  division 
d'un  entier  en  12  parties  égales.  Un  entier,  de  quelque 
genre  qu'il  fût',  se  nommait  as;  la  douzième  partie  se 
nommait  uiicia.  Chaque  once  était  aussi  divisée  en  frac- 
tions, qui  toutes  rentrent  dans  le  système  duodécimal. 

Nous  avons  réuni  dans  le  tableau  suivant  l'ensemble  de 
ces  fractions,  avec  le  signe  numérique  qui  représente 
chacune  d'elles,  en  exprimant  leur  valeur  par  rapport  à  l'as 
et  par  rapport  à  l'once'. 


As 

Deiin.r .  .  . 
Dextans. . 
Dodraus  . 

Bes 

Septun.r. .  . 

Semis 

Quincunx. 
Trie  II  s  . . .  . 
Q a  ad  r  an  s , 
Sextans .  . . 


Sescuncia 
Uncia. ... 
Semuncia  , 


Duella 

Siciliens 

Sextula 

Dimidia  sextnla 

Scripulwn 

Siliqua 


As. 

Once. 

J 

12 

"A^ 

11 

V« 

10 

V'. 

9 

V:. 

8 

Vl-2 

7 

V. 

6 

■V.. 

5 

V:^ 

4 

V'. 

3 

Vc 

2 

Vs 

iV. 

V.2 

1 

V- 

V. 

V36 

•A 

•As 

V. 

'h 

Vo 

Vu4 

'In 

V288 

y-r. 

Vl728 

Yli4 

I 

s  z  z 
s  z  z 
s  z  - 
s  z 
s  - 
s 


_  ou  z 
Ju—  ou  1  — 

J*  ou  2  ou  G 

88  ou  u 
8 

3  ou  5^ 


1.  Balbus,  De  asse,  l.QatrfçMtd  wnwm  est  et  quod  ex  integrorum  dioisione 
remanet  assem  ratiocinatores  vocant. 

2.  Cf.  Marquardt,  Staatsiserwaltung  (îrad.  Vigié),  p.  59;  Bouché-Leclercq, 
Manuel  des  Institutions  romaines,  p.  567.  Mommsen,  Hermès,  1887,  p.  596  et 
suiv. 


34      ALPHABETS  USITÉS  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 

N.  B.  L'once  se  représente  le  plus  souvent  ainsi  que  nous 
l'avons  fait  dans  ce  tableau  :  mais  on  trouve  aussi  comme 
signe  abréviatif  de  Fonce  :  •,  v-»^  co,  ou  même  i\  Par  suite 
toutes  les  fractions  supérieures  à  Fonce  et  inférieures  à  Fas 
peuvent  emprunter  ces  différentes  formes.  Ainsi  le  quincunx 
pourra  se  noter  par  5Î"  ou  ^~~,  les  bes  parS(^,  etc. 

Ces  signes  de  numération  fractionnaire  s'appliquent, 
ainsi  que  nous  l'avons  dit,  aux  divisions  d'une  unité,  quelle 
qu'elle  soit,  unité  de  longueur,  de  poids,  de  monnaies,  ou 
autre.  Il  faut  ajouter  pourtant  que,  pour  les  monnaies,  on 
ne  s'en  était  pas  tenu  à  ces  divisions  :  on  avait  donné  à 
Fas  (unité  monétaire),  un  certain  nombre  de  multiples  pos- 
sédant chacun  un  nom  particulier;  ce  sont  : 


As 

Dupondius. 
Sestertius .  . 
Quinarius  . 
De  n  a  ri  II  6'  .  . 


i 
2 


10 


¥  =S 


De  plus  le  sesterce  était  lui-même  considéré  comme  une 
unité,  ayant  des  fractions  calculées  d'après  le  système 
décimal. 


Semis  .  . 
Libella  . 
Singula. 


Sesterce. 

V. 

s 

ViO 

- 

V.0 

I 

V'.« 

T 

Terrinicius 


Certaines  fractions  de  Fas  pouvaient  être   énoncées,  soit 
en  fractions  d'as,  soit  en  fractions  de  sesterces'. 


1.  Cette  dernière  notatioa  se  remarque  par  exemple  sur  les  vases  de  Bernay 
qui  sont  conservés  à  notre  cabinet  des  médailles.  Cf.  Chabouillet,  Catalogue 
général  des  camées  de  la  Bibliothèque  impériale,  p.  418  et  suiv. 

2.  On  rencontre  aussi  parfois,  pour  représenter  le  sesterce,  les  signes  IS  ou 
SS  coupés  d'une  barre  horizontale. 

3.  On  en  trou%'era  un  exemple  intéressant  dans  VKp/icineris  cpigraphica, 
VII,  426.  Cf.  Maesius  V^olusianus,  Assis  distributio,  §§  65  et  suiv. 


DEUXIÈME  PARTIE 

DES  ÉLÉMENTS  COMMUNS  AUX  DIFFÉRENTES 
CLASSES  DTNSCRIPTIONS 


Quelle  que  soit  Finscription  qu'on  ait  à  déchiffrer,  qu'elle 
•soit  dédiée  à  une  divinité,  gravée  en  Fhonneur  d'un  empe- 
reur ou  d'un  grand  personnage,  ou  môme  qu'elle  consiste 
en  une  simple  épitaphe,  elle  contient  toujours  un  ou  plu- 
sieurs noms.  L'étude  qui  doit  suivre  celle  de  l'alphabet  est 
•donc  celle  des  dénominations.  Elle  formera  Fobjet  du  cha- 
pitre premier. 

De  plus,  les  personnages  qui  figurent  sur  les  inscriptions 
appartenant  à  toutes  les  classes  de  la  société,  s'il  en  est  qui 
n'ont  jamais  obtenu  aucun  honneur  ni  exercé  aucune  fonc- 
tion dans  l'État,  dans  une  cité,  dans  un  collège,  il  en  est 
beaucoup,  au  contraire,  qui  sont  arrivés  à  des  dignités 
publiques,  municipales  ou  collégiales.  En  ce  cas,  ces 
dignités  sont  généralement  indiquées  dans  les  textes  épi- 
graphiques.  Et  même  on  ne  se  contente  pas,  la  plupart  du 
temps,  de  mentionner  la  fonction  que  le  personnage  rem- 
plissait au  moment  où  l'inscription  a  été  gravée  ;  on  a  soin 
<le  rappeler  les  divers  titres  par  lui  obtenus  pendant  sa 
carrière.  Or,  ces  titres  sont  présentés  suivant  certaines 
règles.  Nous  exposerons,  dans  le  deuxième  chapitre,  les 
lois  d'après  lesquelles  on  a  coutume  de  rapporter  cette  série 
d'honneurs  et  de  fonctions  dont  la  succession  constitue  ce 
qu'on  est  convenu  d'appeler  des  cursus  hononun. 


36  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Le  troisième  sera  consacré  à  étudier  les  noms  et  titres 
portés  par  les  empereurs  et  les  membres  de  leur  famille, 
soit  de  leur  vivant,  soit  après  leur  mort;  ces  noms  et  titres 
sont,  eux  aussi,  soumis  à  des  règles  constantes,  quelle  que 
soit  la  nature  du  texte  épigraphique  où  ils  se  lisent. 


CHAPITRE  PREMIER 


§  1.  —   Prénoms.   Noms.    Surnoms' 


Dans  les  temps  très  anciens,  on  ne  portait  à  Rome  qu'un 
seul  nom  :  «  Varro  simplicia  in  Italia  fuisse  nomiiia  ait^.  » 
Pour  distinguer  sa  personnalité,  on  ajoutait  à  ce  nom  unique 
un  autre  nom  au  génitif,  celui  de  son  père  ou  de  son  mari, 
mais  sans  indiquer  la  relation  qui  unissait  entre  eux  ces 
deux  noms  :  on  n'employait  aucun  des  mots  filius,  filia, 
coiijiix,  qui  se  suppléaient  tout  naturellement. 

A  Tépoque  impériale,  il  n'y  a  plus  que  les  esclaves  ou  les 
petites  gens  de  province  qui  ne  soient  ainsi  désignés  que 
par  un  seul  nom.  Généralement  tous  les  Romains  de  condi- 
tion libre  ont  trois  dénominations  différentes^  un  praeiiomen, 
un  /ionien,  un  cognomen.  Quelquefois  même  un  seul  individu 
porte  plusieurs  cognomina .  De  plus,  on  ajoute  d'habitude  à 
ces  dénominations  la  désignation  de  son  père,  parfois  celle 
de  son  aïeul  et  d^ordinaire  aussi  l'indication  de  la  tribu  dans 


1.  Sur  les  différentes  dénominations  d'un  Romain,  il  faut  consulter  surtout 
Mommsen,  Rômische  Forschangen,  J.  p.  1  et  suiv.  ;  Hûbner,  Quaestiones  ono- 
matolof/ccae,  Bonn,  1854,  et  Eph.  epigr. ,  I,  p.  25-92  ;  Handbuch,  p.  497  et  suiv.  ; 
Mowat,  Les  noms  familiers  chez  les  Romains  (Mém.  de  la  Société  de  linguis- 
tique, I,  p.  293  et  suiv.);  Marquardt,  Vie  pricée  des  Romains,  p.  9  et  suiv.; 
H.  Miohel,  Du  droit  de  cité  romaine,  l.  I .  Voir  aussi  les /nrftces  du  Corpus 
inscriptionum  latinarum  [nomina,  cognomina,  notabilia  caria). 

2.  Incertù  auctoris  liber  de  praenominibus,  de  nominibus,  de  cognominibus, 
de  agnominibus  (inséré  à  la  suite  des  œuvres  de  Valère  Maxime  dans  certaines 
éditions,  par  exemple  dans  l'édition  Halm,  collection  Teubner),  §  2. 


38  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

laquelle  on  était  inscrit.  La  le.r  Jiilia  Diiinicipalis  prescrivait 
aux  magistrats  chargés  du  recensement  des  citoyens  romains 
dans  les  colonies  et  les  municipes  de  n'omettre  aucun  de  ces 
renseignements,  et  fixait  Tordre  dans  lequel  chacun  d'eux 
devait  être  noté  :  «  Censum  agita,  eorumque  nomina,  prae- 
nomina, paires  (tilt patronos,  tribus,  cognoiuina...  accipito\  » 
C'est  Tordre  même  qui  est  suivi  dans  les  inscriptions  avec 
cette  seule  difï'érence  que,  sous  Tempire,  le  prénom  figure 
toujours  le  premier,  sauf  dans  quelques  textes  dont  la  rédac- 
tion est  plus  ou  moins  négligée*. 

Nous  étudierons  donc  successivement,  pour  commencer, 
\ç,  praenomen^  le  nomen,  le  cognomen  :  nous  verrons  ensuite 
comment  on  indiquait  la  filiation  et  la  tribu. 


i"  Praeiwnten. 

Le  nombre  des  prénoms  romains  a  été  relativement  assez 
considérable  :  «  Geiitilicia  nomiiia  Varro  piitat  fuisse  numéro 
mille,  praeiiomiiia  circa  triginta^.  »  Mais  en  réalité  on  ne 
pourrait  guère  en  citer  c|ue  seize  ou  dix-sept  dont  Tusage 
ait  persisté.    Nous  les  réunissons  dans  le  tableau  suivant. 

RÈGLE  GÉNÉRALE  :  Le prdenoiuen  est  écrit  eu  abrégé  quand 
il  est  joint  au  nomen  et  au  coi^nomeu  ^. 


1.  C.  /.  Z,.,  I,  p.  206.  ligne  146.  Cf.  la  lex  Acilia  repetundarum  (ibicl.,  L 
p.  49  et  suiv.),  au  début  du  §  18. 

2.  Cf.  Plin.,  Hi.<t..Nat.,  VII,  50,168,  qui.  citant  uu  exemple  de  longévité 
emprunté  aux  registres  du  cens  fait  par  Vespasien  et  son  fils,  s'exprime  aiusi  : 
Accedunt  eœperimenta  recentissimi  ce  ni?  us  que  m  intra  quadriennium  impera- 
tores  Caesares  Vespasiani  pater  flliusque  censores  egerunt...  Citra  Placentiam 
in  collibus  oppidum  est  Veleiatium,  in  quo  CX  annos  seœ  detulere,  quatuor 
cero  centenos  cicenos,  unus  CXL,  M.  Mucius.  M.  filius,  Galeria,  Félix. 

3.  Lib.  de  praenom. ,  §  3. 

4.  Les  exceptions  à  cette  règle  sont  assez  rares  pour  qu'on  doive  les  considérer 
comme  des  irrégularités.  On  ne  peut  guère  en  signaler  que  dans  les  inscriptions 
dues  h  l'initiative  privée  et  cela  seulement  à  partir  du  n"  siècle.  Ou  trouvera 
dans  les  tables  de  chaque  volume  du  Cor/ius  la  liste  des  prénoms  écrits  en 
toutes  lettres. 


PRÉNOMS.  NOMS.  SURNOMS  3& 


A 

A  ni  us 

AP 

Appiits 

C 

Gains 

CN 

Gnacus 

D 

Decimus 

L 

Luciiis 

M 

Mardis 

M/ 

Maniiis 

N 

Nnmerhis 

P  Pub  lins 

Q  Qiiinttis 

SER  Servius 

S  EX  Sextus 

S  ou  SP             Spiiriiis 

TI  ou  TIB  Tiherius 

T  Titus 

V  Vibius 


Observations  sur  le  tableau  précédent. 

1"  Le  prénom  Aidas,  s'écrivant  aussi  Olus' ,  ancienne- 
ment, on  trouve  quelquefois,  mais  rarement,  ce  prénom 
indiqué  par  la  lettre  O'.  Les  abrévations  AV  et  AVL  sont 
ég-alement  rares'. 

2"  Le  prénom  Appius  s'abrège  encore,  mais  plus  rarement 

par  APP*. 

3°  Decimus  peut  s'abréger  en  DEC;  mais  cette  abrévation 
est  beaucoup  moins  usitée'. 

4°  Quintilien  nous  apprend  que  le  mot  Gains  s'écrivait  en 
réalité  par  un  C  ,  mais  se  prononçait  comme  s'il  était  écrit 
par  un  G  :  «  Quid?  quae  scribuntur  aliter  quam  enuntian- 
tur  ?  Nam  et  Gains  C  littera  notatur\  »  Le  grammairien 
Terentianus  est  aussi  affirmatif  :  «  Gains  praenomeu  Inde 
C  notatnr,  G  sonat''.  »  On  avait  donc  conservé  pour  la  nota- 

1.  On  le  rencontre  même  parfois  sous  cette  forme  à  l'époque  impériale  :  C.  l.L., 
IIL  993;  IV,  1375,  1998,  2353  ;  V.  391,  6445;  \l,  13950, 18777,  etc.  Cf.  la  légende: 
L>AOr  OriT  KAIS  SEB  TEPM  AIT,  sur  les  monnaies  alexandrines  d'Aulus 
Vitellius  (Mionnet,  Desc.  des  monn.  ant.,  VI,  p.  78). 

2.  Cf.  C.  I.  L.,1,  625  =  IX,  3771,  et  Bulletin  épigraphique,  1884,  p.  289. 

3.  C.  /,  L.,  m,  6201  ;  VIII,  2737;  XII,  208,  794,  3645. 

4.  Ibid.,  VI,  766,  11753, 11754,  etc. 

5.  Ibid.,  III,  2770. 

6.  Instit.  orat.,  I,  7,  28. 

7.  De  Metr.,  V,  890  et  suiv.  Cf.  Priscien,  I,  7,  28. 


40  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

tion  de  ce  motrancien  caractère  C  de  Talphabet  chalcidique 
qui  avait  le  son  du  F  grec.  Aussi  nous  trouverons  parfois 
Fabréviation  G  aussi  bien  sous  la  république^  que  posté- 
rieurement'. 

5°  Le  texte  de  Quintilien  que  nous  venons  de  citer  peut 
aussi  s'appliquer  au  prénom  Gnaeus,  pour  lequel  nous 
avons  d'ailleurs  un  autre  témoignage  :  nQuodiinum  praeno- 
men  varia  scriptuva  notatiw;  alii  eniin  Naeum,  alii 
Giiaeum,  alii  Cnaeiun  scribuut.  Qui  G  littera  in  hoc  praeno- 
niiue  iifiiuli/r,  aiitiquitatem  sequi  videntur,  qiiae  multum  ex 
usii  littera  est".  «    On  a  des   exemples  de  l'abréviation  GN*. 

6"  Exceptionnellement  on  rencontre  LV  au  lieu  de  L 
comme  abréviation  de  Lucius\  Même  remarque  pour  Quin- 
tiis  irrégulièrement  abrégé  en  QV^ 

7°  Au  lieu  de  hN,  abréviation  de  Manias,  on  trouve  dans 

les  éditions  des  auteurs    et  même  dans    certains     ouvrao-es 

o 

d'épigraphie  un  M  suivi  d'un  apostrophe,  M'.  C'est  là  un 
caractère  employé  pour  faciliter  l'impression  ;  ce  n'est  pas 
une  sigle  usitée  sur  les  monuments.  Xous  avons  parlé  plus 
haut^  de  cette  forme  archaïque  du  M. 

8"  On  trouve  une  fois  le  prénom  Publius,  autrefois 
Poblius,  abrégé  en  PO  '. 

9"  Pour  l'abréviation  QV  au  lieu  de  Q,  voir  6". 

10"  La  forme  Servi  us  est  admise  par  M.  Mommsen  dans 
ses  Roniische  Forschungen  %  et  par  Wilmanns^".  M.  Ilenzen 
préfère  Sergius''.    Xous    adoptons   Servius,  qui  est  Tortho- 

1.  c.  /.  L.,  1,632;  IX,  3703;  X,  5227,  6471. 

2.  Voir  les  Indices  des  différents  tomes  du  Corpus  inscription um  latinarum. 

3.  Liber  de  praenominibus,  §  4.  On  trouve  dans  les  inscriptions  N^accus 
(C.  /.  L..  V,  6047*;  X,  3609,  2,  29),  Naeus  {Ibid.,  111,1728  addit.;  i\/ort.  Ancyr. 
—  texte  grec,  —  VI,  12),  Cncus  IC.  I.  L.,  VI,  21638). 

4.  Wilmanns,  293,  1815,  2011. 

5.  C.  /.  L.,  III.  3654.  Cf.  d'autres  exemples  au  Bulletin  l'pifjraphique,  1885, 
p.  30. 

6.  C,  /.  L.,  VII,  642. 

7.  Première  partie,  p.  3  et  18. 

8.  C.  /.  L.,  IX,  5699. 

9.  I,   p.  17. 

10.  Eœcmpla  insc.  latin.,  p.  402. 

11.  Orelli-Henzen,  III,  p.  239. 


PRENOMS.  NOMS.  SURNOMS  41 

graphe  la  plus  ancienne'.  Généralement,  ce  prénom  est 
transcrit  en  grec  sous  la  forme  lEPOJlOI'  ou  IEPB|OZ '. 
On  trouve  aussi  SERVI VS  en  toutes  lettres*.  Il  est  rarement 
abrégé  simplement  par  S  '. 

11°  S,  coupé  quelquefois  au  milieu  d'une  barre  horizon- 
tale ",  SX  '  ou  SEXT  '  sont  des  abréviations  exceptionnelles 
du  prénom  Se-vdis. 

12"  S,  abréviation  de  Sptir/iis,  est  archaïque.  11  faut  noter 
pourtant  que  dans  les  Fastes  Consulaires  on  trouve  déjà 
l'abréviation  SP  ;  mais  celle-ci  ne  se  rencontre  guère  que 
sous  FEmpire  %  ou  tout  à  fait  à  la  fin  de  la  République  ^\ 

13°  Autres  abréviations  moins  fréquentes  de  Vibiiis  :  VI 
et  VIB.  L'abréviation  V  est  archaïque  ^'. 


Les  monuments  épigraphiques  et  les  textes  des  auteurs 
nous  font  connaître  un  certain  nombre  ^^  d'autres  prénoms 
qui  semblent  avoir  été,  pour  la  plupart,  abandonnés  de 
bonne  heure.  Xous  les  avons  réunis  dans  le  tableau  suivant, 
en  indiquant  les  sigles  qui  servaient  à  les  désigner  : 


1.  L'orthographe  Se/'^àis  date  de  l'Empire.  Cf.  Epli.  cpigr.,  II,  522  :  SER- 
GI0|!SVLPICI01|GALBAE,  et  la  note  qui  suit. 

2.  Voir  les  monnaies  alexandrines  de  Galba  (Mionnet,  Desc.  des  mona.  ant., 
VI,  p.  94),  portant  liEPOVI  rA.VBA  AVTO  KAIl  ilKBA  ou  ZEB  et  une  inscription 
de  Délos  [Bull,  épiçj.,  III,  p.  25.5),  avec  ilEPOVION  KOPNHAION  AENTOAON. 

3.  Cf.,  par  exemple,  C,  /.  A.,  III,  863,  870.  Il  n'y  a  pas,  au  Corpus  inscrip- 
tionum  graecaruin,  un  seul  exemple  certain  de  Sïoy'.o;  employé  comme 
prénom. 

4.  C.  /.  L.,  X,  8054,  8. 

5.  Wilmanns,  1760. 

6.  C'est  ainsi  que  le  prénom  est  écrit  sur  les  listes  des  soldats  prétoriens  et 
sur  certaines  épitaphes  au  ii'  et  au  ni°  siècle  (C.  /.  L.,  VI,  254,  2381b;  VIII, 
2568,  3116,    3461). 

7.  Cf.  un  denier  du  vi©  siècle  de  Rome  (C.  /.  L.,  I,  252). 

8.  lhid.,U,   1495. 

9.  Ibid.,  X,  697  (du  temps  de  Claude). 

10.  Ibid.,l,  114,  182,  1097,  1412. 

11.  Ibid.,  IX,  5699,  X,  4719  ;  Eph.  cpigr.,  1,  38.  etc. 

12.  Varron  [Lib.  do  praenom.,  %  3)  en  énumère  quatorze  qui  étaient  déjà, 
tombés  en  désuétude  de  son  temps:  Agrippa,  Ancus,  Caesar,  Faustus,  Hostus, 
Lar,  Opiter,  Postumus,  Proculus,  Sertor,  Statius,  TuIluS;  Volero,  Vopiscus. 


El.EiMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


AGRIPP 

Agrippa 

OPIA 

Opiavus 

» 

Ancus 

ov 

Ovins 

AN 
AR 

Annius 
Aruns 

PAC  ou  PAQ 

(  Pacuius 
(  ou  Paquius 

AT 

Atta  ou  Attus 

)) 

Paulhis 

BAN 

Ban.,.? 
Cossus 

PE,  PER,  PESC 

(  Percentiius 
l  ou  Pescennius 

» 

Defiter 

PET 

Petro 

EP 

» 

Eppius 
Faust  us 

PL  ou  PLA 

{  Plancus 
l  ou  Plautus 

FERT 

Fer  t  or 

POP 

(  Pompa 

HER 

Herius 

(  ou  Popidius 

HOSP 

Hospolis 

POS  ou  POST 

Postumiis 

)) 

Hostus 

PR 

Proculus 

K 

Kaeso 

R 

Retus 

» 

Lar 

SA  ou  SAL 

Salvius 

MA.M 

Mamercus 

SERT 

Sertor 

» 

Marins 

ST  ou  STA 

Staiius 

)) 

Mesius 

TIR 

Tirrus 

)) 
MIN 

Mettus 

Minatius   ou   Mi- 

TR  et  postérieu- 
rement TREB 

>  Trebius 

nius 

TVL 

Tullus 

)) 

Xero 

)) 

Tunis 

NO  ou 

NOV 

Novius 

VEL 

Vel...? 

» 

A  uma 

VOLER 

^"olero 

OF 

Of...? 

» 

]'ohisus 

OPIou 

OPETR  Opiler 

VO 

\'opiscus 

Observations  sur  le  tableau  précédent. 


1"^  Le  prénom  Agrippa  était  usité  chez  les  Menenii  et  les 
Fiiiii. 

2°  Cossus,  qui  ne  s'abrège  jamais,  était  propre  à  la  gens 
Gornelia, 

3"  Même  observation  pour  le  prénom  Fausliis  qui  est  par- 
ticulier aux  Cornelii   Sulhv. 


PRENOMS.  NOMS.  SURNOMS  43 

4"  Le  ])rvnom  Nos  fus  se  rencontre  dans  la  famille  Lucretia  . 

5"  Le  prénom  Lar  est  nsité  chez  les  Ilerminii. 

6°  Le  prénom  Mamerciis  se  rencontre  dans  la  gens  Aemilia. 

7"  Nero  a  toujours  été  employé  comme  prénom  dans 
ritalie  méridioiiale  (Inscriptions  d'Asisium  :  C.  I.  L.,  I,  1412, 
1415,  1417).  On  verra  plus  loin  qu'il  était  porté,  comme  tel, 
par  les  Drusus. 

8"  Le  prénom  Opiter  était  usité  chez  les  Verginii. 

9°  Paullus  est  porté  par  les  Aemilii  Lepidi,  les  Regilli, 
les  Fabii,  lesPostumii. 

10"  Postuinus  se  rencontre  chez  les  Aebutii,  les  Cominii 
et  les  Veturii. 

ii^  Procu lus  était  usité  dans  la  g'ens  Gesfania  et  dans  la 
gens  Verginia. 

12**  Volero  était  particulier  aux  Publilii. 

13"  Le  prénom  Volusus,  qui  ne  s'est  pas  encore  rencontré 
en  abrégé,  était  employé  dans  la  gens  Valeria. 

14"  Vopiscus  était  porté  par  les  membres  de  la  gens  Julia. 

Le  prénom  est  le  nom  individuel,  par  oposition  au 
nomen,  qui  est  commun  à  toute  une  gens.  Dans  le  principe, 
les  prénoms  avaient  une  signification  ainsi  que  nous  l'ap- 
prennent les  auteurs  :  «  Lucii  coeperuiit  appellari  qui  ipso 
initio  lucis  orti  erant...,  Manii  qui  maiie  edili  eraiit;...  Gau 
judicantur  dicti  a  gaudio  parentum,  Auli  quod  Diis  alen- 
tibus  nascuulur,  Marci  Martio  meiise  geniti ;  Tiberii  vocitari 
coeperunt,  qui  ad  Tiberim  uascebantur\  »  Le  fait  est 
évident  pour  les  prénoms  qui,  dans  une  nombreuse  famille, 
servaient  à  différencier  chacun  des  fils  en  indiquant  leur 
numéro  de  naissance  :  Primus,  que  l'on  rencontre  soit  en 
entier  soit  en  abrégé  (PR,  PRI);  Secundus,  qui  ne  s'abrège 
jamais;  Tertius,  qui  s'écrit  généralement  en  entier  et  excep- 
tionnellement en  abrégé  (TERT);  Quarfus,  qui  peut  s'abréger 
en  QVAR  ou  QVART  ;  Quiiilusei  Se.rtus,  dont  nous  avons  parlé 
plus  haut.  Naturellement  cette  signification  s'effaça  bien 
vite,    et    le    prénom   ne  fut    plus    qu'un    mot  dépourvu    de 

\.Lib.  de  praenom.,  %4. 


44  ELEMENTS  COMMUNS  A  TUUTES  LES  INSCRIPTIONS 

sens    particulier,    mais    commode   pour  distinguer    l'un  de 
l'autre  les  différents  membres  d'une  même  gens. 

Le  prénom  était  donné  aux  enfants  par  les  parents  le 
neuvième  jour  après  leur  naissance,  ainsi  que  nous  l'apprend 
Macrobe  :  «  Est  etiam  Niindina  Romananim  dea  a  nono  die 
nascentiiun  iiiinciipdla  (jui  litstiiciis;  dicifiir.  Est  aiite/ii  dies 
lustricus  qiio  infantes  Instrnntur  et  nomen  accipiunt,  sed  is 
niaribus  nonus,  octavus  est  feminis^  \  »  mais  il  n'était  offi- 
ciellement inscrit  sur  la  liste  du  recensement  que  lorsque 
l'enfant  prenait  la  toge  virile  ;  c'est,  en  effet,  seulement  à 
€ette  époque  que  commence  la  personnalité  du  jeune 
homme.  Aussi  l'auteur  inconnu  du  Liber  de  praenominibus , 
a-t-il  pu  dire  sans  manquer  à  la  vérité  :  «  Pueris  non  prius 
quant  togani  virileni  sunierent...  praenomina  imponi  moris 
fuisse  Scaevola  aiictor  est^.  » 

Il  y  avait  donc  entre  la  théorie  et  la  pratique  une  oppo- 
sition dont  on  retrouve  la  trace  dans  les  inscriptions  ;  tantôt 
l'enfant  y  porte  un  prénom,  tantôt,  au  contraire,  il  n'en 
porte  pas.  On  peut  dire  pourtant  que  le  prénom  des  enfants 
est  généralement  indiqué  sur  leur  tombe,  surtout  à  partir 
du  11^  siècle,  ce  qui  n'est  peut-être  pas  sans  relation  avec 
les  mesures  prises  par  Marc-Aurèle  pour  réglementer  les 
déclarations  de  l'état  civil'. 

Exemples  d'enfants  morts  avant  d'avoir  pris  la  toge  virile, 
et  portant  un  prénom  : 

C.  I.  L.,  III,  4471  : 

L  •  G  E  N  V  C  I  O 
H  O  N  O  R  A  T  I  A  N  O 
ANNVIIIMXETL 
GENVC  ■  LVCIA 
NOANIIDIERXXX 
ET  •  L  ■  GENVC  •  KAP 
ITONI  •  MENS  ■  IIll 

1.  Sat.,  I,  16,  M).  Ci.  IMoiarch.,  Qtia'ist.   nom.,  102;  Festus,    p.   120;  Ulpien, 
Reg.,  XV,  2  et  XVI,  1;  Tertullien.  de  Idolat.,  16,  etc. 

2.  Lib.  (lepracnom..%'i.Cl.  sur  l'inierprétaliou  de  ces  deu.x  textes:  Mommseu, 
Rôm.  Forsc/iunf/en.  1,  p.  32. 

3.  Capit.,   Vita  Marci,  [)  :...    ut   primas  Jubcrct    apud  prae/ectos   aerarii 


PRENOMS.   NOMS.    SURNOMS  4> 

L.  Genucio  Honoradano,  ann(oriinij  octo,  in(cnsiutn)  dccein,  et  L.  Gcnu- 
c(io)  Luciano  an(norum)  duorimi,  dier(uin)  triginta,  et  L,  Genuc(io) 
Kapitoni  mensfiitinl  quatuor,  etc. 


C.LL.,  VIII,  17375  : 


P  •  TITINIVS 
P  •  F  •  AFRICA 
NVS    •    P    ■    V 

ANNO 
H     •     S     •     E 


P,  Titinius,  P.  (Titinii)  ftiliiisj,  Afi'icanus  p(ius)  \.'{ix'ai  anno.  H(ic)  s(itiis) 

e(stj. 

Mais  on  pourrait  citer  aussi  plus  d'un  exemple  d'enfant  en 
bas  âge  dont  le  prénom  n'est  pas  inscrit  sur  la  tombe. 

C.  I.  L.,  VI,  7778  : 

D  M 

AVRELIO  FE 

LI  C  I      •      A  VG  LIB 

QVI   •  VIXIT  •  ANNIS  •  V 
D  I  EB  VS  XXXIII 

HORIS    VIIII    •    M    •    AVR 
CARICVS- AVGLIBFILI 
O         DVLCISSIMO        BENE 
MERENTI     FECIT 


D(iis)  M(anibus)  ;  Aurelio  Felici,  Aug(usti)  lib(erto),  qui  vixit  annis 
quinque,  diebus  triginta  tribus,  lioris  novem.  M.  Aur(elius)  Caricus, 
Aug(usti)  lib(ertus),  filio  dulcissimo  bene  merenti  fecit . 

Pour  couper   court  à   cette  difficulté,    pour  indiquer  que 


Saturni  unumquemque  cicem  natos  liberos  profiteri  intra  tricesimum  diem^ 
Domine  imposito.  Per  provincias  tabulariorum  publieorum  usum  instituit, 
apud  quos  idem  de  originibusjieret  quod  Romae  apud  pra^ectos  aerarii. 


46  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  LNSCRimiONS 

l'enfant  était  mort,  à  un  âge  où  il  n'avait  pas  réellement  de 
prénom,  on  inscrivait  parfois  dans  son  épitaphe,  avant  son 
gentilicium ,  le  mot  PVPVS  (abréviation  PVP)  qui  signifie 
((  enfant  tout  jeune  ».  Ce  mot  tenait  lieu  de  prénom^  et  c'est 
pour  cela  qu'on  l'abrège  souvent. 
Exemples  : 

C.  I.  L.,  IX,  2789  (le^ siècle): 

PVP  -  PONTIO  •  T  •  F  ■  VO/ 
PROGVLO      •      AN      •      XIII 

Pup(o)  Pontio,   T.  (Pontii)  flilioj,   Vo[l1(tinia  tribu I,    Procnlo,     anfnorum) 

tredecini. 

Si  le  mot  Piipus  n'était  pas  employé  ici  en  guise  de  pré- 
nom, il  ne  conviendrait  pas  à  un  jeune  garçon  âgé  de  treize 
ans. 

C.  I.  L.,  y,  5505  (2e  siècle)  : 

D  M 

P  V  P  I  A  C  V  T  I 
I  V  S  T  1  N  I 
V  I  R  I  L  L I  E  N  A 
CRESCENTINA 
MATER  INFELI 
C  I  S  S  I  M  A 
FI  LIO 


Ddisj    M(anibus)    Piipi   Acuti(i)  Justini  ;     Virillicna    Crcscentina,    mater 
infclicissim  a ,  filio . 

C.  l.  L.,  IX,  6083,  57,  sur  un  cachet  de  bronze  : 

F  I  R  MI     P  V  P 
VMBRIORVM 


1.  Il  faut  faire  exception  pour  la  Cisalpine  où  le  mot  Pupus  est  un  prénom 
véritable,  sans  signification  aucune.  Voir  C.  I.  L.,  V,  3716  :  ..upius,  Pupif(i- 
lius)..s,  sibifec(it);  4021:  ...Fuji.  Plassa  MarcelUnus  conjugi  inromparabi- 
li...  J'ccit  ;  etc. 


PRENOMS.  NOMS.  SURNOMS  47 

Firini  Piip(ori(/u)  Unibrlorian  (scn'i)^ . 

Pourtant  ce  mot  Pupiis  n'est  point  véritablement  un  pré- 
nom, et  ce  qui  le  prouve  nettement,  c'est  qu'on  le  trouve 
appliqué  à  de  jeunes  esclaves  morts  en  bas  âge  :  or  les  escla- 
ves ne  portent  jamais  de  prénoms,  comme  il  sera  dit  plus  bas. 
C'est  ainsi  qu'on  lit  dans  le  recueil  d'Orelli-Henzen,  n°  2719: 

D(iis)  M(anibus)  s(acrum).  Pupus  Torquatianus ,  filius  bonus 
qui  semper parentibus  obsequens  vixit  aiiiiis  octo,  m(ensibus) 
octo,  d(iebus)  tredecini  ;  item  alius  Pupus^  Laetiaiius  qui  idem 
fil(ius)  bonus  et  obsequens  idem  parentibus  vi.rit  annis  n(u- 
mero)  quinque,  m(ensibus)  se.x\  d(iebus)  sex.  Posuerunt  Gaia- 
Jius  et  Eucharis  parentes...^ 

Il  est  à  remarquer  que  toutes  les  inscriptions  que  nous 
venons  de  citer  ont  rapport  à  des  hommes.  Les  femmes,  en 
effets  ne  portent  point  de  prénom  sur  les  monuments.  Elles 
en  avaient  pourtant,  du  moins  dans  les  temps  anciens  : 
«  Antiquarum  mulierum  frequenti  in  usu praenomina  fuerunt. 
Rutila,  CaeseUia,  Rodacilla,  Murrula^Burra  a  colore  ducta. 
Illa  praenomina  a  viris  tracta  sunt:  Gaia,  Lucia,  Publia,  Nu- 
meria.Ceterum  Gaia  usu  super  omnes  celebrata  est\))  Et,  de 
fait,  on  en  trouve  un  certain  nombre  d'exemples  dans  les  ins- 
criptions antérieures  à  l'empire'.  Mais  postérieurement,  le 


1.  Oa  peut  encore  citer  les  exemples  suivants  C.  /.  Z,.,  II.  1528  —  Pa/j. 
Agrippa,  M./,  (c'est  le  petit-fils  d'Auguste);  C.  I.  L.,  X,  924  —  Dama,  Pup. 
Agrippae  (semis),  Manlianus  ;  ibid.,  3772,  12.--  T.  Sulpicius,  P.  Q.  Pu. 
l(ibertus) . 

2.  Ici  Pupus  est  bien  véritablement  un  nom  commun,  puisqu'il  est  précédé 
d'un  adjectif. 

3.  Cet  emploi  de  Pupus  en  guise  de  prénom,  pour  des  enfants  qui  n'en  ont 
pas  encore  reçu  légalement,  est  généralement  admis  (Cf.  par  exemple  Michel, 
Du  droit  do  cité  romaine,  p.  143  et  suiv.,  et  Hùbner,  Handhuch,  p.  498). 
M .  Schmidt  ne  se  range  point  à  cette  interprétation  [Piiiloloa.  Anzoiger,lèSl , 
p.  5).  11  vent  considérer  Pupus  commQ  une  appellation  familière  qui  rempla- 
çait le  prénom  dans  la  vie  journalière  et  qui  aurait,  pour  cette  raison,  été  gravée 
parfois  sur  les  tombes  de  jeunes  enfants. 

4.  Lib.  de  praenom.,  ^7 . 

5.  C.  I.  L.,  l,  99,  149. 160,  168,  177,  194,  1298,  1301,  1491, 1581,  etc. 


48  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

prénom  n'ayant  pour  elles  aucune  importance  civile,  les 
femmes  cessèrent  d'en  recevoir  un  et  l'on  n'en  rencontre 
sur  les  monuments  que  par  exception'. 

Orelli-Henzen,  6241  : 

D-  M 

SER  •  CORNELIAE  •  SER  •  L 

S  A  B  I  N  A  E 

SER       •       C  O  R  N  E  L  1  V  S 

D  O  L  A  B  E  L  L  A 

METILLIANVS 

NVTRICI     ET     MAMMVL 

B     •     M     •     F 

D(us)  M(anibus)  Ser(viae)  Corneliae,  Ser(vii  Cornelii)  l(ibertae),  Sabinae, 
Ser(i>ius)  Cornélius  Dolabella  Metillianus  nutrici  et  mammullae)  b(ene] 
m(erenti)  f(ecit). 

C.  I.  L.,  VIII,  3869; 

D     M      S 
L    •   ANTESTIA 
SATVRNINA 

VI     XXX 
FILIE    DVL 

PATER 

D(iis)  M(anibus)  s(acrum)  :  L(iicia)  Antestia  Saturnina  vif.rit   annis?!  tri- 
ginta  ;  filifaje  dullcisjsliniae)  patcr  (fccit). 

Noms  employés  comme  prénoms.  —  On  trouve  parfois  cer- 
tains noms  gentilices  employés  comme  prénoms.  C'est  ainsi 
qu'un  personnage,  sur  une  inscription  de  Salonae,  est  ap- 
pelé Julius  Varias  Saturiscus'. 

1.  Sur  les  prénoms  des  femmes  ei  les  diffèreuts  mots  employés  comme  tels, 
dans  les  temps  anciens  :  Majo(r),  Mino(r),  Pola,  Licia,  voir  Hùbner,  Hand- 
huch,  p.  507. 

2.  C.  I.  L..  III.  2378. 


PRENOMS.   NOMS.  SURNOMS  49 

Mais  c'est  surtout  à  la  fin  de  l'empire  que  cet  usage  se 
généralisa.  A  partir  tlu  ii"  siècle  les  noms  vVelius,  Aurelius, 
Ulpius,  Flavius,  et  d'autres  encore  qui  s'étaient  répandus  à 
profusion  dans  tout  le  monde  romain,  étaient  usités  comme 
prénoms  et  par  suite  souvent  abrégés.  Ainsi^  sous  la  seconde 
dynastie  flavienne,  Flavius  était  porté  comme  prénom  par 
tous  les  empereurs.  Constantin  I  est  appelé  sur  les  inscrip- 
tions FI.  Valerius  Constantinus,  Constantin  II  se  nomme 
FI.  Claudius  Constantinus,  etc.  \ 

Aemilius  est  qualifié  de  prénom  par  une  inscription 
d'Apulum  où  on  lit  : 

C.  I.  L.,  III,  1228  : 

Quinque  Iiic  annoruni  actatis  conditur  infans,  ^niiliiis  Hermès  hanc 
generavit  :  matris  de  noniine  dixit  Ploti(a)m.  patris  praenomine 
JEniilia{m), 

Surnoms  employés  comme  prénoms.  —  Dans  certains  pays, 
notamment  chez  les  Transpadans,  on  rencontre  des  surnoms 
employés  comme  prénoms  :  Secundus  Metilius  (à  Mayence  ; 
Brambach,  Insc.  Rhen.,  1181),  Rufus  Bussenius  (à  Turin;  C. 

I.  L.,  V,   7018),  Gallus  Julius  Honoratus  (à  Uzès;  C.  I.  L., 
XII,  292),  Reburrus  Sexticius  Sereninus  (à  Mérida  ;  C.  I.  L., 

II,  591)^  etc.  '.  Ce  ne  sont  pourtant  pas,  h  proprement  parler, 
des  prénoms  ;  mais  ils  en  font  l'office  et  en  tiennent  la  place. 

Il  en  est  de  même  des  surnoms  que  certains  personnages 
de  la  noblesse  ou  de  la  famille  impériale,  au  début  de 
l'empire,  portaient  comme  prénoms  : 

Drusus  :  Drusus  Julius,  Ti.  filius,  Augusti  nepos,  Divi 

pronepos,  Caesar  —  c'est  Drusus,  le  fils  de 
Tibère  ; 
Drusus   Julius,    Germanici   filius,    Ti.    nepos, 
Augusti  pronepos,  Caesar  —  c'est  Drusus, 
le  fils  de  Germanicus. 

1.  Voir  plus  bas  la  partie  relative  au  nom  des  empereurs  (ch.  m). 

2.  Cf.  la  liste  de  ces  suruoms  dans  Hûbner,  Handbucli,  p.  .^05  et  506,  §  26. 


5U  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES   INSCRIPTIONS 

Galeo  :  Galeo  Tettienus  Petronianus.  consul  en  Fan  76; 

Galeo  Tettienus  Pardalus'; 
Galeo  Tettenius  Severus*. 
Germanicus  :  Germanicus  Julius,  Ti.  filius,  Augusti  nepos, 
Divi  pronepos,  Caesar  —  c'est  le  grand  Ger- 
manicus. 
Magnus  Pompeius,  neveu  de  Claude. 
Nero  Drusus,  beau-fils  d'Auguste  et  père  de 

Tibère  ; 
Nero  Claudius  Caesar,  l'empereur  Xéron. 
Sisenna  :  Sisenna  Statilius  Taurus,  consul  en  l'an  16. 

Taiirus  :  Taurus  Statilius  Corvinus,  consul  en  l'an  45. 

Torquatus  :      Torquatus  Xovellius,  P.  filius,  Atticus'. 


Magiius 
Nero  : 


2°  Nom  en. 


he  nonieii  gentiliciuin  on  genti le  est  la  dénomination  com- 
mune par  laquelle  on  désigne  tous  les  membres  d'une  même 
gens;  c'est  la  propriété  de  cette  gens  :  a  Quia  eo  gens 
cognoscitur,  ideoque  dicitur  gentiliciuni'' .  »  Aussi  appar- 
tient-il à  tous  ceux  qui  font  partie  de  la  gens,  aux  hommes 
comme  aux  femmes,  aux  clients^  comme  aux  aflranchis\ 

L'ancien  gentilicium  romain^  le  gentiliciuni  des  familles 
patriciennes  et  même  d'un  certain  nombre  de  familles  plé- 
béiennes dans  le  Latium,  se  termine  en  iiis. 

Ex.  :  Aemilius,  Claudius,  Fabius,  Julius",  etc. 

D'autres  no/nina  sont  terminés  en  ei'us,  aiiis  iaeus,  eus^, 
comme  Pompeius,  Staius,  Annaeus,  Paeduceus  et  Peduceus; 
leur  formation  est  analogue  à  celle  des  gentilices  en  ins. 

1.  Bullettino,  1839,  p.  146. 

2.  Ibid.,  1876,  p.  235. 

3.  Borghesi,  Œucros,  V,  p.  38. 

4.  Lib.  de  praenom.,  ^  2. 

5.  Liv.,  III,  44.  Ap.  Claudiiun  cirtiini^  plebciac  stuprandac  libido  rcpit... 
M.  Claudio  cliente  ner/otiutn  dédit  ut  cirjiiicin  in  sercituteni  assercret. 

6.  Voir  plus  bas,  §  5. 

7.  Cf.  Moramsen,  Rômischc  Forschunrjcn,  I.  p.  107,  et  Hùbuer,  Handbuc/i, 
p.  509,  §  28.  La  forme  en  is  est  archaïque  ou  arcliaïsantc;  Caccilis  (C.  l.  L.. 
I,  8425);  Sallustis  (C.  /.  L.,  X,  II). 


PRENOMS.  NOMS.  SURNOMS  51 

Postérieurement,  et  par  analogie,  on  forma  des  gentilices 
de  cette  nature  avec  les  mots  grecs  [Archontius,  Eumachius, 
Nymphidius),  avec  des  surnoms  latins  [Faustinius,  Julianius, 
Secundinius),  avec  des  noms  de  ville  {Amiternii/s,  Veiia- 
franius),  etc.  '. 

Les  noms  d'origine  étrusqne  se  reconnaissent  à  leur 
désinence  ania^  eriia  et  enna,  inna  et  itia  :  tels  sont  Mas- 
tarna,  Perperna_,  Persenna,  Spurinna,  Caecina*.  Les  termi- 
naisons as^  eiias  et  iiias,  qui  sont  plus  anciennes,  comme 
dans  Maenas,  Maecenas,  Larinas,  ou  anas  comme  dans 
Mefanas  dénotent  la  même  oriofine  '. 

Les  gentilices  en  cuius^  eiius  sont  des  noms  appartenant 
originairement  à  des  familles  venues  de  TOmbrie  ou  du 
Picenum.  On  pourrait  en  citer  un  grand  nombre,  entre 
autres  :  Albinovanus,  Xorbanus,  Lartienus,  Salvidienus, 
Tettienus,  etc.  *. 

Il  faut  ajouter  encore  les  gentilices  en  iiiiis,  comme 
Crastinus,  Pomptinus,  ceux  en  icus,  propres  à  l'Illyricum  et 
à  la  Lusitanie'.  Ex.  :  Abalicus,  Boicus,  Veronicus,  etc.;  et 
les  gentilices  en  nciis  et  en  aviis  [ans),  d'origine  gauloise 
pour  la  plupart",  comme  Avidiacus,  Amnavus,  Annavus'. 

Le  nombre  des  gentilicia  est  beaucoup  trop  considérable 
pour  qu'il  soit  possible  d'en  dresser  une  liste. 

Les  plus  fréquents  sont  ceux  qui  ont  appartenu  aux 
grandes  familles  patriciennes  et  aux  empereurs  et  qui  se 
sont  répandus  ensuite  dans  tout  le   monde  romain  avec  les 

1.  Voir  plus  loin,  chap,  I,  §  3  et  §  5. 

2.  Il  est  à  remarquer  que  le  gentilice  des  femmes  appartenant  à  ces  gentes 
d'origine  étrusque  est  tiré  de  la  forme  correspondante  en  iiius,  non  de  la 
forme  en  na  :  Caeciuia,  Perpernia.  CE.  L.  Renier,  Journal  des  Sacants ,  1867 , 
p.  103,  etMém.  deVAcad.  des  Inscriptions,  XXVI,  1867,  p.  16. 

3.  Le  féminin  des  gentilices  en  as  est  terminé  par  atia  :  Maccenatia. 

4.  La  liste  des  gentilices  terminés  en  anus  a  été  dressée  par  M.  Hùbner, 
Eph.  epigr.,  II,  p.  25  et  suiv. 

5.  Cf.  C.  r.  L.,  V,  p.  44. 

6.  Cf.  Mowat,  Bulletin  de  la  Société  de  linguistique  de  Paris,  1883,  n"  24, 
p.  cxxxvii,-  Bull,  épigr.,  III,  1883,  p.  166,  et  Inscr.  ant.  de  Paris,  p.  92. 

7.  Le  gentilice  Verres  est  une  singularité  onomastique.  Cf.  Mommseu, 
BerirJite  der  Sâx.  Ges.  der  Wissenscliaft,  1836,  p.  62;  Rhein.  Muséum,  1860, 
p.  172  et  207;  Philolog.,  1868,  p.  110. 


52  ÉLÉMENTS  COxMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

nombreux  affranchis  de  ces  nobles  familles  comme  aussi 
avec  les  pérégrins  et  les  soldats  à  qui  les  empereurs  avaient 
accordé  le  droit  de  cité.  C'est  pourquoi  on  les  trouve  quel- 
quefois abrégés  dans  des  inscriptions  privées  ou  même  dans 
des  inscriptions  publiques  de  basse  époque.  Si  Ton  n'hé- 
sitait pas^  pour  ces  gentil icia,  à  se  servir  d'abréviations, 
c'est  qu'il  ne  pouvait  y  avoir  aucun  doute  sur  leur  signifi- 
cation. 

Les  gentilices  qui  se  représentent  ainsi  par  les  premières 
lettres  seulement  sont  les  suivants  : 

Aelius  AEL 

Antonius  ANT  ou  ANTON 

Aurelius  AVR 

Claudius  CL,  plus  rarement  CLAVD 

Flavius  FL,  plus  rarement  FLA. 

Julius  IVL  ou  même  I 

"Pompeius  POMP 

Va  1er  tus  VAL 

Ulpius  VLP  (rare) 

Mais,  en  mettant  à  part  ces  quelques  gentilices_,  on  peut 
poser  comme  règle  générale,  souffrant  pourtant  de  rares 
exceptions \  que,  contrairement  aux  prénoms,  les  gentilices 
s'écrivent  en  toutes  lettres.  Il  en  est  au  reste  de  même  chez 
nous,  où  nous  avons  coutume  d'indiquer  nos  prénoms  par 
la  lettre  initiale,  mais  où  nous  écrivons  toujours  en  entier 
nos  noms  de  famille. 

3"  Cognonien. 

L'usage  du  cognomen  est  relativement  assez  récent  dans 
l'histoire  des  dénominations  romaines.  La  place  qu'il  occupe 
dans  l'ordre  officiel  des  noms,  à  la  suite  de  tous  les  autres, 
après  la  mention  de  la  tribu,  indique  nettement  qu'il  est 
postérieur  à  l'époque  de  Ser.  Tullius,  puisque  c'est  à  ce  roi 

1.  Encore  faut-il  ajouter  que  l'on  n'écrivait  un  geutilice  eu  abrégé  que  lorsque 
le  contexte  de  l'inscription  ou  l'endroit  où  elle  était  gravée  rendait  toute  con- 
fusion impossible  pour  le  lecteur  antique. 


PRENOMS.  NOMS.  SURNOMS  53 

qu'est  rapportée  la  division  du  peuple  en  tribus.  Les  sur- 
noms s'introduisirent  peu  à  peu  dans  Tusage,  et,  à  partir  do 
Sylla,  on  les  rencontre  d'une  façon  à  peu  près  constante. 
Nous  avons  déjà  cité  plus  liaut  un  passage  de  la  lex  Julia 
municipalis  qui  oblige  les  magistrats  chargés  du  recen- 
sement à  inscrire  le  cognomen  des  citoyens  à  la  suite  de 
leurs  autres  dénominations. 

Ces  cognomina  se  tirent  d'habitude,  aussi  longtemps  du 
moins  qu'ils  gardent  une  signification  réelle,  de  singula- 
rités corporelles  :  Barbatus,  Nasica,  Maximus;  ou  de  toute 
autre  particularité  distinctive,  ce  qui  prouve  qu'ils  étaient 
essentiellement  personnels.  Bientôt  ils  devinrent  hérédi- 
taires, surtout  dans  les  grandes  familles,  et  servirent  à  dis- 
tinguer : 

a)  les  diverses  branches  d'une  même  gens  :  dans  la  gens 
Cornelia,  il  y  eut  des  Cornelii  Scipiones,  des  Gornelii  Balbi, 
des  Cornelii  Cethegi,  des  Cornelii  Cossi,  etc.  ; 

b)  ou  même  des  subdivisions  d'une  même  branche  :  c'est 
ainsi  que  dans  la  branche  des  Gornelii  Scipiones,  il  y  eut 
des  Cornelii  Scipiones  Nasicae. 

Aussi  ces  surnoms  étaient-ils  rappelés  sur  les  armoiries 
de  famille;  les  Manlii  Torquati  font  figurer  un  collier  sur 
leurs  monnaies,  les  Servilii  Gemini  les  Dioscures,  les  Furii 
Crassipedes  un  pied,  les  Rutilii  Lupi  un  loup,  etc. 

A  ce  cognomen,  propriété  d'une  gens  patricienne  ou  d'une 
division  de  la  gens,  chaque  membre  ajoutait  souvent  un  ou 
deux  surnoms,  surtout  des  cognomina  ex  virilité  :  il  suffit  de 
rappeler  Gn.  Cornélius  Scipio ///.syjjr//?//.?,  P.  Cornélius  Scipio 
Africanus ,  L.  Cornélius  Scipio  Asiaticiis. 

Mais  si,  dès  le  début  de  l'empire,  il  n'est  pas  rare  de 
rencontrer  plusieurs  surnoms  attribués  à  une  seule  per- 
sonne \    à    partir   du   deuxième    et   du  troisième    siècle,    le 


1.  C'est  à  dessein  que  je  ne  me  sers  pas  du  mot  agnomen  pour  désigner  ces 
différents  surnoms  supplémentaires  :  le  mot  agnomen  est  une  expression  em- 
ployée par  les  grammairiens  de  la  basse  époque.  Cf.  Marquardt,  La  Vie  prioé 
des  Romains,  p.  19,  note  1. 


54  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

nombre  des  surnoms  se  multiplie  extraordinairement  \  Il 
devient  alors  d'usage  de  prendre  comme  surnom  le  nomen 
sentilicium  et  même  tous  les  noms  de  sa  mère,  ceux  de  son 
grand-père  maternel,  ceux  de  son  père  adoptif',  ou  encore 
ceux  de  personnages  connus,  sur  le  testament  desquels  on 
figurait  (adoption  testamentaire);  il  arrivait  aussi  qu'on  s'ar- 
rogeait comme  surnoms  des  noms  quelconques.  On  plaçait 
cette  suite  de  noms  entre  deux  de  ses  propres  dénomi- 
nations. On  pouvait  ainsi  avoir  deux  prénoms,  deux  genti- 
licia,  ou  même  davantage.  Mais,  dans  ce  cas,  ces  prénoms 
et  ces  gentilices  supplémentaires  doivent  être  regardés 
comme  des  surnoms. 

a)  Exemples  de  plusieurs  prénoms  portés  par  un  seul 
personnage  : 

C.  Appius  Julius  Silanus%  consul  en  28  après  J.-G. 
L.  Pompeius  Vopiscus  C.  Arruntius  Catellius  Celer*. 

b)  Exemples  de  plusieurs  gentilices  portés  par  un  seul 
personnage  : 

L.   Aelius  Aureliiis  Commode  %  l'empereur. 

Ser.  Cornélius  Salvidieuiis  Scipio  Orfitus,  consul  en  149 
après  J.-C.  *. 

M.  Larcins  Magnus  Pompeius  Silo,  consul  en  82  après 
J.-C.^ 

En  comparant  entre  elles  les  trois  inscriptions  suivantes, 
où  est  mentionné  le  même  personnage,  Q.  Pompeius 
Priscus,  consul  de  l'an  169,  on  saisira  sur  le  vif  cette  habi- 
tude de  multiplier  les  cognoniinaj  dont  une  partie  était  passée 
sous  silence,  quand  on  jugeait  inutile  d'allonger  Tins- 
cription  outre  mesure. 


1.  II.  Cannegieter,  Z)e  «mïaia  romanoittm  nominum  stih  principibus  ratione 
liber  sinrjularis,  Utrecht,  1758,  in-4"';  Borghesi,  Œticrcs,  III.  p.  464  et  suiv.; 
Mommsen,  Hermès,  III,  1881,  p.  70  et  suiv. 

2.  Cf.  plus  bas  ce  qui  sera  dit  de  l'adoption. 

3.  Borghesi,  Œud.,  V,  p.  186. 

4.  C.  I.L.,  VI.  2059,  2060  (an  81). 

ô.   Cf.  presque  toutes  les  inscriptions  relatives  à  cet  empereur. 

6.  Borghesi,  Œko.,  VllI,  p.  276et  277. 

7.  Ep/iem.  epiyr.,  IV,  p.  495. 


PRÉNOMS.  NOMS.  SURNOMS  55 

C.  /.  L.,  VTII,  7066  : 

SOSIAE     FALCONILLAE 

Q  •  PÛMPeI  •  SOSI  ■  PRISCI  ■  COS  •  FIL 

etc. 
Sosiar  Fahonilloc,  Q.  Pompei(i)  Sosili)  Prisci  co(nkiuUs}  filliae),  etc. 

C.  I.  L.,  X,  3724: 

Q  •  POMPEÎO  •  Q  •  F  •  QVlr 
(sic)  SENECIONI  •  SOSI  ■  PRI^ 
isici    Cl   •   COS  etc. 

Q.  Pompeio,  Ç.    (Poinpciil  fi/lio),    Qui[i^[ina     tribu),    Scnccioni  ^09.\{o) 
Pri  [s]c[o]  co(n)s(iili)  etc. 

C.  L  L.,  XIV,  3609: 

Q  •  POMPEIO  •  Q  •  F  •  QVIR  •  SENECIONI 
ROSCIO  •  MVRENAE  •  COELIO  •  SEX 
IVLIO  FRONTINO  SILIO  DECIANO 
C  •  IVLIO  •  EVRYCLI  •  HERCVLANEO  -  L 
VIBVLLIO  •  PIO  •  AVGVSTANO  •  ALPINO 
BELLICIO  •  SOLLERTI  •  IVLIO  •  APRO 
DVCENIO  •  PROCVLO  .  RVTILIANO 
RVFINO  •  SILIO  ■  VALENTI  •  VALERIO 
NIGRO  •  CLFVSCO  •  SAXAE  •  VRYNTIANO 
SOSIO  PRISCO  etc. 

Q.  Pompeio,  Q.  (Pompcii)  f{ilio),  Quir{ina  tribu),  Scnccioni  Roscio  Mu- 
rcnac  Coclio  Sex.  Julio  Frontino  Silio  Deciano  C.  Julio  Eurycli  Hercu- 
Iniieo  L.  Vibullio  Pio  Augustano  Alpino  Bcllicio  Sollerti  Julio  Apro 
Ducenio  Proculo  Rutiliano  Rufino  Silio  Valenti  Valerio  Nigro  Cl(audio) 
Fusco  Saxac  Uryntiano   Sosio  Prisco,  etc. 

Le  père  de  ce  personnage  se  nommait  :  Q.  Roscius  Coelius 
Murena  Siliiis  Deciaiuis  Vihullus  (sic)  Plus  Jiilius  Eurycles 
Herclauus  Poiupeius  Falco  ' . 

On  comprend  que  dans  tm  nombre  si  considérable  de  sur- 

1.  C.  /.  L.,  X,  6321. 


56  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  LNSCRIPTIONS 

noms  il  était  malaisé,  même  pour  les  contemporains,  de 
reconnaître  les  noms  véritables,  ceux  sous  lesquels  était 
réellement  désigné  le  personnage.  Aussi  voit-on  s'intro- 
duire à  partir  du  troisième  siècle,  mais  surtout  depuis  Dio- 
clétien,  un  nouvel  usage  :  quand  on  élevait  à  un  grand 
personnage  un  monument  honorifique,  on  avait  soin  de  mar- 
quer au  génitif,  quelquefois  au  datif,  au-dessus  de  l'inscrip- 
tion ou  sur  le  bandeau  de  la  base  où  celle-ci  était  gravée, 
quelques-uns  des  noms  ou  plus  souvent  seulement  le  sur- 
nom le  plus  connu  du  personnage  mentionné.  Tantôt  ce 
surnom  était  répété  dans  l'inscription  elle-même,  à  sa  place, 
c'est-à-dire  généralement  après  toutes  les  autres  dénomi- 
nations, tantôt,  au  contraire,  il  était  omis  \ 

Le  surnom  est  répété  dans  l'exemple  suivant: 

C.  I.  L.,  X,  1125. 

T  A  T  I  A  N  I 

C     •     IVLIO     RVFIMANO 

ABLAVIO    TATIANO    CV 

RVFINIANI    ORATORIS     FILIO 

etc. 

Taliani.  C.  Julio  Riifminno  Ablnvio  Tatiano,  c(kir/ss/?7wl  vf/roj.  Rufiniant' 

oratoris  ftlio,  etc. 

Il  est  au  contraire  omis  dans  ce  second  exemple  : 

C.  L  L.,  VI,  1698: 

P  II  0  S  P  II  O  R  I  I 

[sic]    L\^CIO  •  AVR  •  AVIANIO  SYMMACHO  VC 

etc. 

Phosphorii.    Lucio   Aur(clio)    Ai'ianio     Si/nnuar/io    (Phospliorio),    i'iro) 

Cl larissi/)ii)i,  oie. 

Siguinn  (sobriquet). 

Chez  les  Romains  comme  chez  nous,  certaines  personnes 

1.  lîorghesi,  Œuc,  [U,  p.  503  et  suiv.  L'exemple  le  plus  ancien  que  je  con- 
naisse de  cette  coutume  est  fourni  par  une  inscription  d'.\frique,qui  se  place 
dans  le  premier  ou  le  second  quart  du  III«  siècle  {Reçue  de  Philologie, 
1895,  p.  iJlô). 


PRENOMS.   NOiMS.   SURNOMS  57 

recevaient  des  sobriquets  [signum ,  vocabuluni) .  Les  sobri- 
quets sont  parfois  mentionnés  dans  les  inscriptions;  en  gé- 
néral ils  sont  précédés  des  mots  idem.,  idemque.,  sii>e,  qui  et 
çocatur,  qui  et  vocitatus  est,  quiet  dictus  est,\qui  et\  siguo 
ou  signum,  qui  servent  à  les  distinguer  nettement  des  autres 
dénominations. 

Wilmanns,  2749  : 

Q  •  L  E  T  I  N  I  V  M 
LVPVM  •  QVI  •  ET 
VOCATVR  •  CAV  • 
CADIO  •  QVI  •  EST 
Filins  ■  S  \h 
LVSTIES  •  venE 
RIES-SIVEVENe 
RIOSES  •  HVNC 
EGO  • APVT -VOS 

TRVM 
N  V  M  E  N       DE 
M  AN  DO    etc. 

Q.  Lctiniinn  Lupum,  qui  et  vocatur  Caucadio,  ciui  est  fi[lius]  Sallusties 
[Veuleries  sive  Ven[e]rioses,  hune  ego  opiit  vostrum  nurnen  deiiiando, 
etc. 

Allmer,  Inscr.  de  Vienne,  I.  p,  337,  n"  81: 

■L>'      AETKRNAE      i'I 

LVCILIMETROBI 
SIGNO  SAPRICI 

etc. 

D[us)  M[anibus)  et  quieti  aeternac  Lueili[i)  Metrobi,  signo  Sapi'ici{i),  etc. 

1.  Qui  et  se  décline  et  peut  se  mettre  au  même  cas  que  le  signum.  Ex.  : 
Flaoiae  Capitolinae,  oui  et  Pacciae,  mais  on  pourrait  trouver  aussi  Flaoiae 
Capitolinae  quse  et  Paccia  ou  même  Pacciae. 


Ô8  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

52.  —  I^•DICATIO^'  DE  LA  fill*lTion  de  la  tribu,  et  SUBSIDIAI- 

REAIENT,    DE    LA    PATRIE    ET  DU    DOMICILE 

Nous  avons  dit,  au  commencement  de  ce  chapitre,  qu'on 
trouvait  d'habitude  dans  les  inscriptions,  à  coté  des  déno- 
minations d'un  personnage,  la  désignation  de  son  père,  au- 
trement dit  sa  filiation,  et  celle  de  la  tribu  dans  laquelle  il 
était  inscrit;  sa  patrie  et  la  ville  où  il  était  domicilié  étaient 
aussi  quelquefois  indiquées.  C'est  ici  le  lieu  de  donner  quel- 
ques développements  à  ce  sujet. 

i°  Filiation. 

En  pays  romain  ou  romanisé,  la  mention  de  la  filiation 
n'a  d'autre  raison  d'être  que  d'attester  l'ingénuité  du  per- 
sonnage dont  elle  accompagne  les  noms.  Cette  filiation  est 
mentionnée  immédiatement  après  le  gentilice.  Elle  s'exprime 
d'habitude,  à  l'époque  impériale  principalement,  au  moyen 
d'un  prénom  au  génitif,  celui  du  père,  suivi  du  mot  filius\ 
ainsi  qu'on  a  pu  le  remarquer  dans  les  inscriptions  déjà 
citées.  Le  gentilice  du  père  étant  le  même  que  celui  du  fils, 
il  était  inutile  de  le  répéter-. 

Lors  donc  qu'on  lit,  par  exemple:  M.  Tullius,  M.  f(ilius), 
il  faut  comprendre  :  M.  Tullius,  M.  (l'ullii)  f(ilius). 

Telle  est  la  règle  générale  :  elle  souffre  pourtant  des  excep- 
tions. 

Quelquefois  le  prénom  du  père  est  remplacé  par  son  sur- 
nom. 

Ex.  :  C.  I.  L.,  11,  4227  :  Tito  MawiUo.  Silonis  fil(io),  Qiii- 
r[ii}(i  Iribu),  Praescnli ,  etc. 

1.  Dans  les  iascriptious  gravées  eu  pays  barbare,  sur  les  Ijords  du  Danube 
par  exemple,  en  Espagne  ou  on  Afrique,  quand  le  père  porte  un  nom  indigène, 
il  y  a  souvent  ellipse  du  mot  filius. 

2.  Cependant  on  pourrait  citer  plus  d'un  texte  où  le  gentilice  du  père  est  ins- 
crit à  côté  de  celui  du  fils,  bien  que  ces  deux  gentilices  soient  les  mêmes.  Voir 
par  exemple:  Boissieu,  Inscr.  de  Ltjoii,  p.  390  :  C.  .\j>/-onio,  .\/ironi{t)  lUandi 
fil{io),Ra/itori  Treccro,  etc. 


FILIATION.   TRIBU.    P.VTRIE.   D0M1C11.I-:  59 

La  filiation  est  parfois  aussi  marquée  en  même  temps  par 
le  nom  du  père  et  celui  de  la  mère. 

Quand  la  filiation  est  indiquée  seulement  par  le  nom  de  la 
mère,  ce  qui  est  peu  commun,  il  faut  croire  que  l'enfant  n'est 
pas  né  d'une  union  légitime  ^ 

Ex.  :  C.  l.  L.,  III,  4733:  Cupitianiis,  Cupitines  f{ilius),  Cu- 
pitine  et  Asellioni  parenlibus  optimis  cl  Sahirnino  avo, 
7nilit{i),  defunctis. 

Enfin,  il  est  certaines  inscriptions  où  la  filiation  du  per- 
sonnage est  marquée  non  seulement  par  le  prénom  du  père, 
mais  par  celui  de  l'aïeul,  du  bisaïeul  et  même  du  trisaïeul. 
Tous  ces  renseignements,  qui  sont  un  moyen  d'indiquer  que 
le  personnage  ne  descend  pas  d'affranchis,  mais  bien  d'une 
suite  de  citoyens  romains,  se  placent  d'habitude  après  le 
gentilice,  comme  la  simple  filiation,  celle  qui  est  indiquée 
par  le  prénom  seul  du  père. 

Ex.  :  C.  L  L.,  IX,  1160  et  1161.  C.  Neratius,  C.  f{ilius),  C. 
n{epos),  C.  pron(epos),  C.  abn{epos),  Proculus. 

2"  Indication  de  la  tribu. 

On  sait  que  la  répartition  des  citoyens  en  tribus  remonte 
au  règne  de  Ser.  Tullius  :  ce  prince  divisa  le  territoire  ro- 
main en  un  certain  nombre  de  circonscriptions;  chacun 
était  inscrit  dans  celle  oii  il  avait  son  domicile.  A  mesure 
que  le  droit  de  cité  s'étendit  en  Italie,  le  nombre  des  tribus 
augmenta  ;  l'an  513  de  Rome,  il  s'éleva  jusqu'à  35,  limite 
extrême  qui  ne  fut  jamais  dépassée.  A  partir  de  cette  époque, 
ceux  qui  devenaient  citovens  étaient  rangés  dans  l'une  quel- 
conque des  trente-cinq  tribus  existantes.  Cette  répartition 
cessa  dès  lors  de  reposer  sur  une  distinction  géographique. 

La  tribu,  qui  primitivement  était  attachée  au  domicile,  de- 
vint ensuite  personnelle  et  héréditaire  dans  les  familles; 
cette  modification  était  déjà  accomplie  au  dernier  siècle  de 
la  République. 

1.  Voir  plus  bas,  §  .3. 


60  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Sous  TEmpire,  la  tribu  ne  correspond  plus  à  rien  de  réel; 
c'est  uniquement  un  signe  dislinctif  qui  permet  de  recon- 
naître les  citoyens  romains  de  ceux  qui  n'ont  pas  cette  qua- 
lité. C'est  pour  cela  que  les  femmes  elles-mêmes  font  suivre 
quelquefois  leur  nom  d'une  mention  de  tribu.  A  partir  du 
règne  de  Caracalla,  qui  étendit  le  droit  de  cité  à  tous  les 
habitants  de  l'Empire,  l'indication  de  la  tribu,  étant  devenue 
inutile^  ne  figure  plus  que  rarement  sur  les  monuments^; 
elle  cesse  entièrement  avec  Dioclétien  *. 

Dans  les  textes  épigraphiques,  le  nom  de  la  tribu  à  la- 
quelle appartient  un  personnage  est  presque  toujours  écrit 
en  abrégé  ;  quand  il  est  écrit  en  entier  il  se  présente  d'ha- 
bitude à  l'ablatif,  rarement  au  génitif,  ou  sous  la  forme  d'un 
adjectif,  ce  qui  lui  donne  l'apparence  d'un  surnom.  Il  prend 
place,  en  règle  générale,  immédiatement  avant  le  premier 
surnom.  Quelquefois  il  est  placé  après  ce  surnom,  particu- 
lièrement dans  les  textes  épigraphiques  africains,  rarement 
entre  deux  surnoms,  très  rarement  avant  la  filiation'.  On 
n'exprime  pas  le  mot  tribus.  Ex.  :  P.  Cornélius,  L.  f., 
Quir[ina  tribu),  ^laximus. 

Voici  la  liste  des  trente-cinq  tribus  et  les  abréviations  qui 
servaient  à  désigner  chacune  d'elles  \  Parmi  les  diverses 
abréviations  employées  pour  une  même  tribu,  les  unes  se 
rencontrent  plus  fréquemment  que  les  autres  ;  nous  avons 
indiqué  les  plus  usitées  en  italiques: 

Aemilia  AEM,  AEMI,  AEMIL,  AEMILI 

A^iiensis  AN,    ANI,    ANIE,    ANIES,   ANIEN,   ANIENS, 

ANN,  ANNI 

1.  Consulter,  sur  la  question,  Mommsen,  Die  rôm.  Tribus  et  Stastsrec/it 
(2'  édit.),  p.  356;  W.  Kubitschek,  De  romanarum  iribuum  origine  ac  propa- 
(jatione,  Vindobouae,  1882,  in-8°,  et  Impcrium  romanum  tributim  descriptutn, 
Vindobouae,  1889,  in-8°.  Ce  dernier  travail  remplace  l'ouvrage  vieilli  de  Groie- 
fend,  qui  porte  le  même  titre. 

2.  On  la  trouve  encore  mentionnée  aprrs  Aurélien  dans  les  dénominations  du 
pontife  L.  Caesonius  Ruliiius  Manlius  liassus  (C.  /.  L..  X,  1687).  Ce  texte» 
comme  d'autres  qu'on  pourrait  peut-être  allcguer,ne  constitue  qu'une  exception 
dont  il  n'y  a  pas  à  tenir  romple. 

3.  Cf.  Kubitschek,  De  romannruin  tribuuin  origine,  p.  29. 

4.  Cf.  id.,  ibid.,  p.  35  et  suiv. 


FILIATION.    TRIBU.    PATRIE.    DOMICILE 


61 


Arncnsis  AR,  ARN,   ARNE,   ARNEN,  ARNENS,  ARNI, 

ARNIEN,  ARNN?  HARN 

Camilia  CAM,  CAMIL 

Claudia  C.  CL,  CL/1,  CLAV,  CLAVD 

Cliisiuwtna  .    CL,  CLV,  CLVS,  CLVST,  CRV,  CRVST 

Colli?ia  COL,  COLL,  COLLIN 

Cornelia  COR,  CORN,  CORNEL 

Esquilina  ESQ,    ESQVIL 

Fabia  FAB 

Falerna  F,  FAL,  FAL,  FALE,  FALL 

Galeria  G,  GA?,  GA?,  CAL,  CAL,  GALER 

Horatia  H,  HOR,  OR  A,  ORAT 

Lemonia  LE  M,  LEMO,  LEMON 

Maecia  MAE,  AMEC,  MAI,  ME,  MEC,  MI 

Menenia  M  EN,  MENEN 

Oufejûina  OF,  OFE,  OFEN,  OFENT,  OFFENT,  OFENTIN, 

OFF,  OYF,  OVFF,  OVFENT,  VFEN 

Palatina  PA,  PAL,  PALAT,  PALATIN 

Papiria  P,  PA,  PAP,  PAPER,  PAPI,  PAPIR 

Pollia'  P,  POL,  POLL,  POLI,  POLLI 

Pomptina  POM,     POMEN>,    POMENT,     POMI,     POMP, 

POMPT,  POMPTIN,    POMT,  PONT 

Publilia  PO?,  POB,  POP,  PVB,  PVBL,  PVBLI,  PVBLIL 

Pupinia  PVP,  PVPI,  PVPIN,  POPIN 

Quirina  Q,  QV,  QVI,  QVIR,  QVIRI,  QVIRIN,  QR,  QVR, 

QIR,  CYR,  CYRIN 

Romilia  ROM,  ROMIL,  ROMVL 

Sabatina  SAB,  SABATI,   SABATIN 

Scaptia  SCA,  SCAP,  SCAPT,  SCAPTINS,  SCAT 

Sergia  SER,  SERG,  SR 

Stellatina  ST,  STE,  STEL,  STELLA,  STELL,  STELLAT, 

STL 

Suburana  SVB,  SVC"^ 


1.  Sur  la  tribu  Pollia  et  l'habitude  qu'on  avait  sous  l'Empire  de  l'attribuer 
aux  jeunes  soldats  nés,  dans  le  voisinage  des  camps  romains,  des  légionnaires 
qui  y  séjournaient,  voir  Wilmanns,  Étude  sur  le  camp  de  Lambèse  (Trad.  Thé- 
denat),  p.  27  et  suiv.;  Mommsen,  Hermès,  XIX,  p.  11,  note  2;  Eph.  Epigr.,  V, 
p.  14  et  suiv.;  Bormanu,  Arcli.  epigr.  M ittlieilungen  aus  Oesterreich,  X, 
p.  226  et  suiv. 

2.  Le  désaccord  qui  existe  entre  le  nom  de  la  tribu  Suburana  et  rabréviation 


62  ELEMENTS  COMMUNS  A   TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Tcretina  TER,  TERET,  TERETIN 

Tromentina  T,  TR,   TRO,  TROM,  TROMEN,  TROMENTIN 

Velina  VE,  VEL,  VELL.  VELIN,  VIL 

Voltmia  V,  VOL,  VOLT,    VOLTI,  \^OLTIN,    VL,   ATT, 

VVLTIN 
Voturia  VOT,   VET 


3"  Indication  de  la  patrie. 


La  patrie  cLun  personnage,  la  ville  dont  il  est  citoyen  est 
généralement  indiquée,  dans  les  inscriptions,  après  le 
cognomen  du  personnage. 

Ex.  :  Brambach,  Inscr.  Rhen.,  1082  :  C.  Ri f tins,  C.  f[ilius), 
Vol[tinia  tribn),  Pauliis,  Vienna. 

On  rencontre  plus  rarement  l'indication  de  la  patrie 
après  celle  de  la  tribu  et  avant  le  cognomen. 

Ex.  :  C.  I.  L.,  VIII,  2675  :  M,  Anrelius,  M.  f\ilius),  Sergia 
[tribu),  Carnunto,  Sabinus. 

Parfois  aussi  la  tribu  et  le  nom  de  la  ville  sont  rejetés 
après  le  cognomen  : 

Ex.  :  C.  I.  L.,  VI,  1057  :  M .  Mummins,  M.  f[ilins),  Veri- 
nus  Pap{iria  tribu,  Poetov[ione)\ 

Ce  nom  de  ville  peut  se  présenter,  soit  à  Lablatif,  comme 
dans  les  exemples  précédents,  soit  au  génilif,  s'il  est  du 
singulier  et  appartient  à  la  première  ou  à  la  deuxième 
déclinaison. 

SVC  avait  fi-appé  les  Romains  eux-mcmes  :  Varr.,  De  ling.  lat.,  5,56:  Ad 
/loc,  quatuorquoque  partcis  urbis  tribus  dictae  ab  loris,  Siiburana.  etc.;  ibid., 
5,  48  :  Sed  e;io  eac  fiarjo  poilus  Surcusano  dlrtam  puto  Succnsam,  quod  in  nota 
etiam  nunc  scrlbltur  tertia  llttera  C  non  B.  —  Quint.,  Inst.  Orat.,  1,  7,  28  : 
Quid  f  qu(y.n  scribuntu/'  aliter  quant  enuntiatur  ?...  et  Subura  quurn  tribus 
literis  notatur  C  tertlani  ostendlt. 

1.  Il  faut  noter  qu'à  partir  du  ii"  siècle,  et  pour  les  soldats,  on  trouve  quel- 
quefois, au  lieu  du  nom  de  la  tribu,  un  des  surnoms  de  la  ville  d'où  le  soldat 
est  originaire,  généralement  celui  que  cette  ville  a  emprunté  à  l'empereur  qui 
l'a  érigée  en  cité  romaine.  Ex  :  L.  Jullus,  L.  ^/\iUus),  Jul{ia),  Optatus.  Emana. 
Emona  se  nommait  Julia  Emona. 


KIIJATION.   TRIBU.   PATRIE.    DOMICILE  6$ 

Ex.  :  Hraiiibach,  Inscr.,  R/ien.,  377  :  C.  Deccius,  L.  f{iUus), 
Papiria  t[ribu),  Ticini. 

Il  peut  aussi  affecter  la  forme  d'un  adjectif. 

Ex.  :  C.  L  L.,  II,  4205  :  L.  Clodio  M.  f{iUo),  Vel{inatribu\ 
Ingenuo  Pa[l]f}iensi. 

Dans  ce  cas,  il  est  quelquefois  précédé  du  mot  civis, 
surtout  quand,  au  lieu  de  spécifier  la  ville  môme  dont  le 
personnage  est  originaire,  on  indique  le  peuple  au  terri- 
toire duquel  cette  ville  est  rattachée. 

Ex.  :  de  Boissieu,  Jtisc/\  de  Lyon,  p.  429  :  Poiupeius  Catnssa 
cives  Seqiianiis. 

Ch.  Robert,  Les  étrangers  à  Bordeaux,  p.  70  :  Hic  jacel 
e.raninien  corpus  Domitiae,  civ{is)    Treverae. 

Le  mot  nafione,  qui  indique  non  plus  la  ville  ou  le  terri- 
toire, mais  la  nation  k  laquelle  appartient  le  personnage  se 
construit  également  avec  un  adjectif. 

Ex.  :  C.  /.  L.,  X,  3422  :  D{iis)  M[anihus);  L.  Aurelio Forli..., 
natione  Sardo. 

C.  L  L.,  X,  3423  :  D{iis)  M{anibus)  C.  Aurel{ii)  Restituti..., 
nat{ione)  Afer, 


4"  Indication  du  domicile. 


Le  domicile  s'indique  par  le  mot  donio,  suivi  d'un  nom 
de  ville,  lequel  est  présenté 

soit  à  l'ablatif.  Ex.  :  C.  L  L.,  VI,  2627  :  M.  Antonius, 
M.  f\ilius),  Januarius,  donio  Laudicia; 

soit  au  génitif,  si  ce  nom  de  ville  est  du  singulier  et 
appartient  à  la  première  ou  à  la  seconde  déclinaison, 

Ex.  :  C.  L  L.,  III,  2014  :  C.  Caesius,  L.  f{iliiis),  Cann{Jia 
tribu),  Bassus,  donio  Pisauri ; 

soit  enfin  présenté  sous  une  forme  adjectivale, 

Ex.  :  Brambach,  Inscr.  Blien.,  894  :  M.  Sentpronius,  L. 
f\ilius),  donio  Terntesliiius. 


64  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Ainsi,  et  pour  résumer  tout  ce  qui  vient  d'être  dit  dans 
les  deux  premiers  paragraphes  de  ce  chapitre,  les  dénomi- 
nations complètes  d'un  personnage  de  condition  ingénue  à 
l'époque  impériale,  où  le  système  des  noms  romains  a  atteint 
son  entier  développement,  se  composent  d'un  prénom,  d'un 
nom  gentilice  et  d'un  ou  plusieurs  surnoms.  De  plus,  on 
indique  d'habitude  la  filiation  de  ce  personnage  en  plaçant 
le  prénom  de  son  père  suivi  du  mot  filius,  immédiatement 
après  son  gentilice.  Cette  indication  est  complétée  par  celle 
de  la  tribu,  au  moins  pendant  les  trois  premiers  siècles  de 
l'Empire.  A  la  suite  des  surnoms,  on  mentionne  parfois  la 
patrie  du  personnage. 

Pour  les  femmes,  qui  n'ont  généralement  pas  de  prénom, 
€t  pour  lesquelles  il  n'est  guère  fait  mention  d'un  nom  de 
tribu,  on  trouve  parfois,  à  la  suite  de  leurs  nom  et  surnoms, 
le  nom  de  leur  mari  au  génitif  (avec  ellipse  du  mot  uxor). 

Ex.  :  C.  I.  L.,  VI,  1274  :  Caecilia,  Q.  {Caecilii)  Creticif[ilia\ 
Melella.,  Crassi. 

On  indiquait  par  là  que  la  femme  était  de  bonne  origine 
et  avait  épousé  un  personnage  illustre. 


§  3.  —  Transmission  du  prénom,  du  nom  et  du  surnom 

Après  avoir  étudié  séparément  les  diverses  parties  dont  se 
composent  les  dénominations  d'un  citoyen  romain,  il  n'est 
pas  inutile  d'examiner  quelles  étaient  les  règles  observées 
pour  la  transmission  de  chacune  de  ces  parties. 

Ces  règles  diffèrent  suivant  les  rapports  qui  unissent  l'in- 
dividu qui  reçoit  le  nom  à  celui  qui  le  transmet.  Nous  dis- 
tinguerons quatre  catégories  : 

1°  Dénominations  des  enfants  légitimes; 

2"  Dénominations  des  enfants  naturels; 

3°  Dénominations  des  adoptés; 

4°  Dénominations  des  étrangers  naturalisés. 


TRANSMISSION  HU  l'RKNUM,  DU  NOM  ET  DU  SURNOM    65 


l"  DéitomiiKilioiis  des  ciifaiils  Icgiliiiirs. 

(I  (k'nlilictiini. —  Les  (Mitants  légitimes,  ceux  qui  iiaisscnUle 
parents  unis  j)ar  le  connuhiiiiu,  par  des  juslar  luiplidc, 
prennent  le  gentilice  de  leur  père. 

b)  Pr(/e/i07i/cn.~Un'es\  pas  possible  d\Hal)lir  de  règle  fixe 
pour  la  transmission  des  prénoms;  on  a  remarqué  pourtant 
que,  suivant  l'usage  le  plus  fréquent:,  le  fils  aîné  prenait  1(^ 
prénom  de  son  pèr<'.  ()ue  ee  lut  Iji  le  résultat  d'une  loi', 
comme  le  pensait  à  tort,  sans  doute,  Borghesi^,  ou  simple- 
ment Teffet  de  la  coutume,  de  nombreux  exemples  peuvent 
être  cités  à  l'appui  de  ce  fait. 

Ainsi,  dans  la  famille  des  Scipions,  P.  (^orncdius  Scipio 
Africanus  eut  pour  fils  aîné  P.  Cornélius  Scipio  Africanus, 
qui  eut  lui-même  pour  fils  unique  P.  Cornélius  Scipio  Aemi- 
lianus  ;  C//.  Cornélius  Scipio  Calvus,  consul  en  532  de  Rome, 
eut  deux  fils  :  1"  Cii.  (Cornélius  Scipio  llispallus,  consul  en 
578,  dont  le  tils  aine  lut  Cii.  Cornélius  Scipio  llispanus, 
préteur  en  645  ;  2"  P.  Cornélius  Scipio  Xasica,  qui  transmit 
son  prénom  à  son  fils  aîné,  P.  (Cornélius  Scipio  Xasica  Cor- 
culum. 

De  même  77.  (]laudius  Xero,  questeur  de  César  dans  la 
guerre  d'Alexandrie,  nomma  son  fils  aîné  77.  Claudius  Nero, 
—  c'est  l'empereur  Tibère,  —  et  son  cadet,  D.  Claudius 
Drusus,  —  c'est  Drusus  l'aîné.  —  Mais  on  Irouvei'ait  aussi 
de  nombreux  exemples  oîi  le  fils  aîné  reçoit  un  prénom 
différent  de  celui  de  son  père,  comme  aussi  de  nombreux 
exemples  oii  le  prénom  du  père  est  porté  par  plusieurs  fils 
à  la  fois '. 

(]e  (ju'il  V  a  de  cei-lain,  c'est  qu'il  existait  dans  les  familles 

1.  Dio  Cassius, //'«g-m.,  44  (éd.  Diudorf).  'Oz:  ÏtzI  Mxp/.oj  KÀrjotoo  /.al  Tîtoj 
wî|ji7rou)v(o'j  'jTzizLO'j  [jLOvtjj  TTjÇ  toî)  TiaTOÔ^  iT:cov'ja!aî  zi]j  TtOôtrê'JTÉOfo  twv  Taîowv 
lit-.iyt'.'t   PojiJiaTo'.  -apî/.£Àî'j*avTo. 

2.  Œuc.,111,  p.  209.  Moramsen  {Rom.  Forscinwjen,  I,  p.  53),  est  d'un  avis 
différent. 

3.  Cf.  l'iiiscripiiou  el  ics  exemptes  oités  à  la  page  67. 

5 


66  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

un  certain  nombre  de  prénoms  héréditaires  qui  se  transmet- 
taient   de   oénération  en  génération  et  hors  desquels  on  ne 
choisissait  guère  lorsqu'il  fallait  dénommer  un  nouvel  enfant'. 
C'est  ainsi  que  Ton  ne  rencontre  pour  l'ordinaire  : 

dans  la  gens  Aemilia  que  les  prénoms  :  C,  Cii.,  L.,  Main., 
M.,  M\,  Q.,  Ti.; 

dans  la  gens  Claudia  que  ,1/;.,  C,  D.,  L.^  P.,  Ti.; 

dans  la  gens  Cornelia  que  .L,  ('//..  L.,  M.,  P.,  Ser.,  Ti.; 

dans  la  gens  Fabia  que  C,  A'.,  M.,  X,  Q.; 

dans  la  gens  Furia  que  Agripp.,  C,  L.,  M.,  P.,  Sex.,  Sp.; 

dans  la  gens  Julia  que  C,  L.,  Sex.,   Vopisciis ; 

dans  la  gens  Manlia  que  ,1.,  Cii.,  T..,  M.\  P.,  T. 

Bien  plus,  chaque  subdivision  d'une  gens  avait  ses  pré- 
noms particuliers  :  les  Claudii  Xerones  ne  se  servaient  que 
de  L.  et  de  Ti.;  les  Cornelii  Scipiones  n'employèrent  que 
Cil.,  L.,  P.;  etc. 

C)  Cogiwiuen.  —  11  est  encore  moins  facile  de  déterminer 
dans  quelle  mesure  et  suivant  quelles  règles  les  cognoininci 
des  parents  étaient  transmis  aux  enfants.  On  peut  pourtant 
établir  à  ce  sujet  quelques  principes.  Ainsi,  au  début  de 
l'Empire,  il  arrivait  très  souvent  que  le  fils  aine  adoptât  le 
cogno/iien  de  son  père  sans  changement;  le  second  enfant, 
quel  que  fût  son  jjraeiionien,  rappelait  dans  son  cogiwiuen  le 
geiitiiiciuin,  ou  parfois  même  le  cognoiiien  de  sa  mère  ;  le 
troisième  empruntait  son  cognonien  à  un  dérivé  du  cognoiiieii 
de  son  père.  Pour  les  autres,  on  ne  sait  rien  de  précis. 
L'inscription  suivante  nous  offre  un  exemple  frappant  de  cet 
usagée  : 


1.  Certains  auteurs  ont  même  pensé  qu'il  y  avait  là  une  véritable  obligation, 
résultant  d'une  couvemion  faite  par  les  membres  de  hi  gcm^  (Michel,  Du  droit 
de  cite  romaine,  p.  135  et  suiv.). 

2.  A  un  moment  la  famille  Claudia  interdit  à  .«es  membres  le  prénom  Lucius, 
postquam  c  duobus  gentiliOus  pracditis  co,  aller  latrocinii,  caedis  aller  con- 
cictus  csl  (Suet.,  Tib.y  1). 

3.  On  sait  qu'après  la  condamnation  de  Manlius  Capitolinus  la  famille  Manlia 
prit  une  résolution  en  vertu  de  lacjuelle  elle  interdisait  à  tous  ses  membres 
l'usage  du  prénom  Marcus.  Cf.  Liv.,  VI,  21;  Cic,  Phil.i  I,  l'S,  32;  Plut., Quacst. 
rorn.,  91;  cf.  Quinlil.,  Inst.  oral.,  III,  7,  20. 


TRANSMISSION  DU  PRÉNOM,  DU  NOM  ET  DU  SURNOM    67 

CI.  L.,  X,  1506  : 

D  M 

M  •  C  O  S  I  N  I  O 
PRISCO    NFG   ■   SVA     {sic) 

rio  •  tvccia  •  prima 
vxor  •  cvm  qvo  vi 
xit  •  annis  xxxxv 
et-  mcosinivs  pris 
cvs  •  et  ■  m  •  cosinivs 
primvsp:t-mcosini 

VS  •  P  R  I  s  c  I  A  N  VS 
F  I  L  I  •  F 

/)(//.<>-)  M[tint7>ns)  :  M.  Cosiiu'o  Prisco  n\r]^{oiiiitori)  suario  Tiiccia  Prima 
ii.ror,  cimi  quo  vi.rit  nnu/'s  </iindra<:^iiUa  qiiinrutr  et.  M.  Cosiniiis  Priscus 
(•/  M.  Cosiniits  Prinius  et  M.  Cosinins  Priscianus  j'ili{i]  f[cccriint). 

Ainsi  le  père  se  nomme  Priscus;  son  fils  aine  reçoit  le  sur- 
nom de  Priscus,  et  le  troisième  de  Priscianus.  La  mère 
s'appelle  Prima,  le  second  fils  Primus. 

De  môme,  le  père  de  Vespasien,  Flavius  Sabinus,  avait 
épousé  une  Yespasia  Polla.  Le  fils  aîné  prit  les  noms  de  T. 
Flavius  Sabinus,  où  le  cogiwinen  de  son  père  se  retrouve 
intact;  le  second,  ceux  de  T.  Flavius  \'espasianus,  où  le 
cog/wnwu  n'est  qu'un  dérivé  du  gentilice  de  sa  mère'.  Ves- 
pasien épousa  une  Flavia  Domitilla;  lien  eut  deux  fils  et  une 
fille.  L'aîné  des  (ils  se  nomma,  comme  son  père,  T.  Flavius 
Yespasianus,  —  c'est  l'empereur  Titus  :  —  l'autre  prit  les 
nomsde  T.  Flavius  Domitianus, — c'est  l'empereur Domitien. 
Le  cognonieii  Domitianus  rappelle  le  cogiwmeii  de  la  mère, 
Domitilla.  Quant  à  la  fille,  elle  portait  le  même  surnom  que 
sa  mère  ". 

D'ailleurs,  pour  les  cognoniina  comme  pour  les  praeno- 
miiia,  les  usages  ont  varié  avec  les  temps,  avec  les  diflerentes 


1.  Suet.,  \'cspas.,  h 

2.  Ibid.a. 


68  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOLTES  LES  INSCRIPTIONS 

l'aïuilles,  cl  aussi  avec  la  voloiih'  des  iii(li\  idus '.  Il  ne  peut 
y  avoir  de  règle  absolue  là  oii  il  laul  l'aire  une  grande  part 
aux  convenances  et  aux  senlinienls  d'afiection  mutuelle  des 
j)arents. 

On  sait  pourtant  que,  dans  \os  gcii/r.s  un  peu  inii)()rlantes. 
on  se  limitait  à  l'usage  d'un  certain  nombre  de  surnoms,  (lui 
y  étaient  comme  héréditaires. 

En  résumé,  le  fils  aîné,  le  continuateur  de  la  famille,  son 
chef  futur,  prend  souvent  les  trois  noms  de  son  père,  ou  deux 
d'entre  eux  seulement,  les  deux  premiers  (prénom  et  genti- 
licc!  ;  mais  il  peut  fort  bien  recevoir  un  prénom  el  un  sur- 
nom différents  de  ceux  de  son  père,  par  exemple  ceux  de 
son  grand-père  paternel.  Les  autres  portent  des  prénoms 
qui  ra[)pellent  généralement  ceux  de  parents  plus  ou  moins 
rapprochés,  et  des  surnoms,  parmi  lesquels  il  est  naturel  de 
rencontrer  ceux  de  leur  mère  ou  des  dérivés  des  cogiwniiiKi 
paternel  ou  maternel. 

Les  femmes  n'ayant  pas  habituellement  de  prénom^  ce  qui 
a  été  dit  de  la  transmission  des  prénoms  ne  s'applique  qu'aux 
fils. 

Trois  exemples  montreront  avec  quelle  variété  les  princi- 
pes généraux  que  je  viens  d'exposer  étaient  appliqués  dans 
la  transmission  des  noms. 

M.  Allmer,  rapprochant  deux  inscriptions  trouvées  à  Fré- 
terive,  a  dressé  ainsi  f|u'il  suit  la  généalogie  des  personnages 
qui  y  sont  mentionnés"  : 

TuLius  Fronton 

I 
L.  Jri.Rs  JrLi.us  (Virca  Secundinula) 


JuLius.  . .  Jri.us  JiXLNDis  (.Masvinnia  Julia) 


Jli.ia  JiciNDA  Jri.us  Jli.iam's  Jri.uis  Fronto 

1.  11  anivail,    par   exemple,  qu'on  ulliibuail  à    une    fille    le   surnom   de  sa 
graiid'mère  (C.  /.  /,.,  VIII.  290Set2910). 
îi.  Inscriptions  de  Vienne,  111,  p.  231. 


TRANSMISSION  DU  PRÉNOM,  DU  NOM  ET  DU  SURNOM    69 

On  voit  qiio,  parmi  les  trois  enfants  de  Jiilius  Jucunclus, 
la  fille  aînée  a  reçu  le  surnom  de  son  père  ;  le  second  enfant, 
un  fils,  celui  de  son  aïeul;  et  le  dernier,  celui  de  son 
bisaïeul. 

Une  inscription  de  Vienne  en  Dauphiné'  nous  fait  connaî- 
tre un  pei'sonnage  appelé  Sucarius  Atimitio;  sa  femme  por- 
tait les  noms  de  Sucaria  Perpétua.  Leurs  six  enfants  avaient 
reçu  les  surnoms  de  :  Yallo,  Atimitio,  Perpetuus,  Ateia, 
Atimitus  et  Ermetio. 

Tci  le  surnom  de  la  mère  s'est  transmis  sans  changement 
au  troisième  de  ses  enfants;  le  surnom  du  second  est  le 
même  que  celui  de  son  père  ;  celui  du  cinquième  reproduit 
également  le  cogiiouien  paternel,  mais  sous  une  forme  plus 
simple^  Atiniilio  étant  le  diminutif  de  Ali/iii/us.  Les  autres 
cognomiua  ne  sont  empruntés  ni  à  celui  du  père,  ni  à  celui 
de  la  mère. 

Enfin,  en  comparant  entre  elles  les  treize  épitaphes  gravées 
sur  le  mausolée  de  Kasrin-,  en  Tunisie,  on  rétablit  ainsi  la 
parenté  des  divers  personnages  qui  y  étaient  ensevelis  : 

a)  T.  Flavius  Secundus  (Flavia  Urbana) 

I . 

I  I  I         ~  I  I 

T.  Flavius    Secundus     Flavia  Secunda     T.  Flavius  Marcellus     T.  Flavius  Martialis     Flavia  Sperata 

Ainsi,  les  deux  aînés  de  la  famille,  un  fils  et  une  fille, 
portent  le  cogiwmen  du  père  sans  changement,  et  le  fils  a 
reçu  le  prénom  de  son  père  ;  le  troisième  et  le  quatrième, 
deux  fils,  portent  le  prénom  de  leur  père;  leurs  surnoms  ne 
rappellent  ni  celui  de  leur  père  ni  celui  de  leur  mère. 

b)  T.  Flavius  Secundus 

épouse 
T.  Flavius  Faustixus  (Flavia  Victoria) 


L  I  12"/  \     r 

Fr.AviA  Faustina  t.  Flavius  Regeptus    Flavia  Libéra  Aemilia  Pacaïa 


Flavia  Pacata 


1.  Allmer,  Insc  de  Vienne,  III,  p.  9. 

2.  C.  /.  L.,  VIII,  211.  214,  215,  216. 


70  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

De  ce  second  tableau,  il  résulte  que  T.  Flavius  Faustinus 
a  donné  son  cogiioiueii  à  sa  fille  Faustina,  probablement  sa 
fille  ainée,  et  que  le  fils  a  pris  le  prénom  de  son  père  qui 
était,  d'ailleurs,  le  plus  usité  dans  la  gens  Flavia.  Mais, 
détail  plus  curieux,  la  fille  de  T.  Flavius  Secundus  et  de  sa 
seconde  femme,  Flavia  Libéra,  a  reçu  comme  ro^//o/;?e// celui 
de  la  première  femme  du  personnage,  Aemilia  Pacata. 

2'^  DéiioiiniKilioiis  des  eiifaiils  ii(Hiirels\ 

a)  Gentil  ici  mil.  —  Les  enfants  naturels  prennent  généra- 
lement le  gentiliciiini  de  leur  mère  et  non  celui  de  leur  père, 
car  légalement  ils  ne  peuvent  jamais  avoir  de  père  certain. 

Ex.  :  C.  /.  L.,  X,  4246  : 

EX  ■  TESTAMENTO  •  CN  •  X\\MIDI  •  BER^'LLI 
L  ■  ALLIO  •  L  ■  F  ■  QVARTINO  ■  FILIO  •  SVO 
VIXIT  •  ANNIS  •  VII  •  ET  •  MENSES  •  \^  •  ET 
ALLIAE  ■  NYSAE  ■  CONCVBINAE  ■  SVAE  •  ET  ■  SIBI 
etc. 

Ex  tcstamento  Cn.  yiiiiiidi[i)  Benilli,  L.  AUio.  L.f[ilio),  Qiutrtino^  fi/in 
siio  —  i'i.rit  annis  l'IT  cl  mcnscs  V  —  et  Alliae  Nysae  concubinne 
siiac  et  sibi .  .  . 

L.  Allius  Quartinus  est  fils  de  Cn.  Xumidius  Berullus  et 
d'Allia  Xysa,  concubine  de  ce  dernier;  il  a  donc  pris  le  gen- 
tilice  de  sa  mère. 

b)  Filiation. —  Par  la  même  raison,  c'est-à-dire  parce  que 
les  enfants  naturels  ne  jxMivent  avoir  de  père  légal,  leur 
filiation  ne  saurait  être  iiulicpK'c  sur  les  inscriptions.   11  en 

1.  Consulter  à  ce  sujet  deux  intéressants  articles  de  M.  Mispoulet,  l'un  dans 
le  Bulletin  cpigrajtfiiquc,  1S84,  p.  160  et  suiv . .  l'autre  dans  la  Noucello  Rocup  fn's- 
torique  du  droit  français  et  étranger,  iSNô,  p.  15  et  suiv.  Il  les  a  réimprimés 
dans  ses  Études  d'institutions  romaines, Y).zhl  et  suiv.  La  question  a  été  reprise 
dernièrement  par  M.  P.  Mcyer,  dans  son  étude  sur  le  concubinat  romain  (Dcr 
rùmisctw  Konlcubinut,  Leipzig,  1895,  p.  :i9  et  suiv.), 


TRANSMISSION  DU  PRENOM,  DU  NOM  ET  D[J  SURNOM         71 

est  pourtant  quelquefois  fait  mention.  Ainsi,  dans  l'exemple 
précédent,  L.  AUius  Quartinus  est  qualifié  de  L{ucii)  f{ilius)  ; 
or  son  père  se  nomme  Gnaeus.  Dans  ce  cas  comme  dans  tous 
les  cas  analogues,  le  personnage  reçoit  une  filiation  imagi- 
naire destinée  à  dissimuler  le  défaut  de  sa  naissance.  D'au- 
tres fois,  on  rencontre  dans  les  textes  épigraphiques,  à  la 
suite  du  gentilice  d'un  enfant  naturel  et  avant  l'indication 
de  la  tribu  ou  le  cogiiojiieii,  par  conséquent  à  l'endroit  précis 
où  s'inscrit  la  filiation,  les  sigles  SP-F,  Sj.){iu'ii)  f[iliiis), 
même  quand  le  père  ne  porte  pas  le  prénom  Spurius. 

Ex.  :  CI.  L.,  X,  1138  : 

D  •  M 
C  •  MAMERCIO  -SP-F 
I ANVARIO  •  Q  •  AED  •  PRAET 
IIVIR  ■  Q  •  ALIMENTOR  •  ET 
PACCIAE  •  LVCRETIANAE 
P  •  PACCIVS  •  lANVARIVS 
FILIO  •  NATVRALI  -ET  MA 
MERCI  A  ■  GRAPTE  •  MATER 
INFELICISSIMI  ■  FILIO  •  ET 
COGNATAE  •  PlISSIMIS 
FECERVNT 

D[us]  M[anibiis):  C.  Maiiiercio,  Sp.  f[ilio),  Januario,  q[uaestori),  aed[ili), 
praet(ori),  Ih>ir[o),  q[nnestori)  alinicntot'[uni)  et  Pacciae  Lucretianae, 
P.  Paccius  Ja/mariiis  filio  nnturali  et  Mninercia  Grapte  mater  infeli- 
cissinii  filio  et  eof^natac  pi/ssiniis  feccnint. 

Le  fait  n'est  pas  douteux  :  G.  Mamercius  Januarius  est  un 
enfant  naturel  {uatiiralis  =  sj)iifiits)\  puisque  cette  qualifica- 
tion lui  est  nettement  donnée  à  la  ligne  septième;  on  serait 
donc  tenté  d'interpréter  les  sigles  SP-F  pixr  Sp{urius)  f[ilius). 
Certains  auteurs  croient  même  qu'il  convientde  les  expliquer 

1.   Mispoulet,  NouccUe  Reçue  du  droit,  p.  27, 


72  ÉLÉMENTS  COMMINS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

ainsi'.  Mais  on  doit  plutôt,  étant  donnée  la  place  oeciipéc  par 
ces  abréviations,  qui  est  celle  de  la  filiation,  lire  Sp{urii) 
f{ilius).  Cette  interprétation  est  confirmée  d'ailleurs  par  cer- 
tains textes  précis'.  Il  faut  toutefois  reconnaître  (pi^il  y  a  là 
une  équivoque  voulue  destinée  à  dissimuler  Taveu  d'une 
naissance  irréo-iilière  sous  l'apparence  trompeuse  (Tune  tilia- 
tion  spéciale'. 

.'V'  Dcnon/iiu///()ii.s  des  adoptes. 

L'adopté,  en  passant  dans  la  gens  de  celui  qui  l'adoptait, 
quittait  les  noms  qu'il  portait  primitivement  pour  prendre 
ceux  de  l'adoptant. 

Sous  la  République,  il  était  d'usage  qu'il  fit  suivre  ces 
noms  d'un  cognouieu  tiré  de  son  ancien  g-enlilice  et  terminé 
en  anus. 

Ex.  :  Cornélius  Scipio  Aeniiliaiius .,  lils  de  L.  Aeiitilins 
Paullus  et  fils  adoptif  de  P.  Cornélius  Scipio. 

C.  Julius  Caesar  Octavianus  l'empereur  Auguste,  fils  de 
C.  Octavius  et  fils  adoptif  de  C.  .Iulius  Caesar. 

Fastes  Capitolins  IC.  I.  />.,  I2,  j).  25\,  année  ."S?.!  de  Rome  : 

L-MANLIVSLFLNACIDInVS  •  FVLVIAN 
QFVLVIVS  •  Q  •  F-  M  •  X  •  FLACCVS 
IIEI  •  FRA/RP:S  •  GERMAXI  ■  FVFRVXT 


1.  Cf.  Mispoulet,  locc.  cltt.  L'inscription  d'Arles:  Valeriae,  sjmriae  /[iliac], 
lassinae  {Her/.og,Gall.  Narbon.,  n"  378),  sur  laquelle  s'appuie  surtout  cette  opi- 
nion, a  été  rééditée  par  le  Corpus  (XII,  705).    Il  est  probable  qu'elle  portait  : 

Valeriae,  SpuriJ\iliae),  Lascicae,  ce  qui  est  tout  différent. 

2.  C.  I.  L..  V,  3804  :  P.  Valerius,  Spuri  /[ilias),  Montanus;  C.  I.  L.,  L\, 
26%  :  C.  Asinius,  SpuriJ\iUus),  Spurius;  C.  I.  L.,  X,  3884  :  M.  Britius,  Spuri 

/(illus),    miles   de  l{cgione)  VII;    C.  I.    L.,   XII,   705  :    \aleria,  Spuri  /\ilia], 
Lascica. 

3.  Les  enlauts  naturels  étaient  souvent  inscrits  dans  la  tril)U  CoUina  (Momm- 
sen,  Die  rôni.  Tribus,  p.  100,  note  78).  Mais  rien  n'empêchait  qu'ils  fussent  ins- 
crits dans  une  autre  tribu  soit  urbaine,  soit  plutôt,  ce  qui  est  le  cas  habituel, 
rustique.  Ainsi  on  trouve  fréquemment,  en  pareil  cas,  la  mention  de  la  tribu 
Suburana  ou  de  la  tribu  Esquilina.  (Mommsen,  Droit  public  romain,  VI,  2, 
p.  29.) 


TRANSMIS^SION  DU  PRKNOM,  DU  NOM  ET  DU  SURNOM  73 

!..  Mduliiis,    !..  /'///lis).     /..    Il  i'p(ts\    .li/i/iiiiis    h'ii/v/(iii[iisy,     (J,    Fii/i'/iis, 
(J.  /'///lis).   .M.  Il  cjiiis  .   /■'/ticciis.  //(•/  /'rii\f\rrs  i^cfiiiaii/  /'iii-riiii/. 

TjO  prtMuici-  (le  ces  deux  IVrccs  <'lail  ciilrc  pai'  adojjlion 
dans  \a  gens  Mtdtlid. 

(^ottc  coiiliiino  lombc  on  dôsiirliidc  sons  rEni|)ii(',  cl  les 
adoptés  preniuMil  jxni  à  jxui  riiabiUidc,  snilout  depnis 
IV'poqne  des  Flaviens,  d'ajonler  aux  noms  de  celui  qui  les 
a  adoptés  un  quelconque  des  noms  de  leur  ])ère  naturel, 
sans  changement,  mais  en  gardant  très  souvent  le  prénom 
et  même  quelques-unes  des  dénominations  qu'ils  portaient 
avant  leur  adoption. 

Ex.  :  Antonin  le  Pieux  s'appelait  T.  Aurclius  Pulvus  Boio- 
nius  Arrius  Antoninus  ;  après  son  adoption  par  Hadrien,  il 
prit  les  noms  de  T.  Aelius  Hadrianus  Aiireliiis  Antoninus\ 

Marc-Aurèle,  qui  se  nommait  d'abord  M.  Annius  Vcnis,  — 
son  père  naturel  s'apjielait  aussi  Annius  Ve/'iis^  ■ —  reçut, 
lorsqu'il  eut  été  adopté  par  Antonin  le  Pieux,  les  noms  de 
M.  Aelius  Aurelius  Veriis.  On  voit  qu'il  garda  son  prénom 
de  M(arcus).  Antonin  le  Pieux  portait  celui  de  T(itus) . 

La  règle  est  la  même  si  l'adoption  est  laite  par  une  femme 
ou  au  profit  d'une  femme. 

Ex.  :  jNI.  Suipicius  Galba,  avant  d'être  empereur,  avait  été 
adopté  par  la  mère  de  sa  femme,  Livia  Ocellina.  Aussi  avait- 
il  pris  le  nom  de  Liviiis  et  le  coguoiiien  Ocella,  qu'il  ajoutait 
à  ses  autres  dénominations.  Il  avait  ég-alement  changé  son 
prénom  en  celui  de  Lùicius),  qui  était  le  prénom  du  père  de 
Livia  Ocellina'. 

Auguste  ayant,  par  son  testament,  adopté  Livie,  celle-ci 
prit  désormais  les  noms  de  Julia  Augusta. 

Les  deux  inscriptions  suivantes  peuvent  être  citées  à 
l'appui  de  la  règle  qui  vient  d'être  posée  : 


1.  Antoninus  est  un  surnom  qu'il  tenait  de  son  grand-père  maternel  Annius 
Antoninus  et  qu'il  voulut  garder  après  sou  adoption. 

2.  Suel.,  Galb.,  .3.  Cf.  Borghesi,  Œuc,  V,  p.  145ets'uiv  —  Dans  une  inscrip- 
tion grecque  il  est  appelé  Aoj/.io;  A(8'.o;  So'jXti/.io;  Viloy.;  (C.  I.  G/:,  4957). 


"4  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRH^TIONS 

C.  I.L.,  III,  1181:  //>/>/.,  1182: 


P  •  AEL  •  ANTIPAT 
R  O  •  MARCELLO 
EQ  •  RDEC • COLAP 
FIL  ■  PAEL- ANTIPA 
TRI  A  MIL-  ETIIVIR 
COLSS  ET  ADOPTIVO 
PAEL-  MARCELLI  V 
E  etc. 


PVBLIAE  A  ELI 
A  E  •  I  \'  L  I  A  N  A  E 
MARCELLAE  •  S  •  P 
FIL-  P  •  AEL-  IVLIAxNI 
EQ-R-FLAM  -  ETÏÎVI 
RAL-COLAPVLETAD 
OPTIVE  P-AEL-MAR 
CELLI  V-E  etc. 


P.  Ael\io)  Antipatro  Marcello,  eq[uiti]  /'[oniano;,  dccifrionij  col[oniac) 
Ap[ulensis),  fil{io)  P.  Ael\ii\  Antipatri,  a  iiiil  itiis  et  duuiiivir  alis) 
col[oniae)  s[upra)  s  criptae),  et  adoptivo  P.  Acl[ii)  Marcclli,  v[iri) 
e(gregiij,   etc. 

Publiae  Aeliac  JuUanae  Mnrcellar.  s(toIntae?) ])[ucllac\.  fil[inc)  P.Ael[ii) 
Juliani  eqiiiitis)  r[oinani],  flnm  inis)  et  diiiiinvirnl  is]  col  onine\  Apii- 
l  ensis)  et  adoptw'ne  P.  Aclii)  Marcclli,  (•(/>/)  c{gregf/),  etc. 

On  remarquera,  dans  la  seconde  inscription,  le  mot  Pu- 
bliae. Ce  n'est  point  un  prénom,  puisque  les  femmes  n'en 
portent  point  et  que  le  mot  est  écrit  en  toutes  lettres.  La  fille 
de  P.  Aeliys  Julianus,  adoptée  par  P.  Aelius  Marccllus,  a 
pris  toutes  les  dénominations  de  son  père  adoptif,  le  prénom 
compris  ;  mais  de  ce  prénom  elle  a  fait  un  surnom,  en  le 
laissant  néanmoins  avant  le  gentilice.  Nous  avons  parlé  plus 
haut  (p,  49)  de  soi-disant  prénoms  de  cette  sorte. 

Quant  à  la  façon  dont  les  adoptés  notent  leui'  filiation,  il 
y  a  une  distinction  à  faire  suivant  le  mode  de  l'adoplion. 
Si  l'adoplion  a  lieu  on(re  vifs,  la  filiation  est  indi([uce  par 
rapport  au  père  adoptif,  comme  dans  le  texte  rapporté  plus 
haut;  cai-  il  y  a  véritahlciueiit  cliauo-omciil  de  gci/s.  Dans 
le  cas  d'adoptio)!  leslaiiunilaire,  (|ui  n'est  (|u  une  constitu- 
tion (riiériliers,  le  j)ère  naturel  continue  à  figurer  dans  la 
filiation  \ 


1.  Telle  est,  du  moins,  l'opinion  émise  par  M.  Michel,  Du  droit  de  cité  ro- 
maine, p.  276  et  suiv.  Ou  l'a  conicstée. 


TRANSMISSION  DU  PRÉNOM,  DU  NOM  ET  DU  SURNOM 


4"  Déiioniiiialions  des  élrangers  iialaralisés. 


Ouand  un  étranger  recevait  le  droit  de  cité  romaine,  il 
prenait  d'ordinaire  le  nom  et  le  prénom  de  celui  à  ([ui  il 
était  redevable  de  celte  faveur,  et  son  ancien  nom  lui  servait 
de  surnom. 

Ex.  :  C.  Valeriiis  Caburus,  qui  tenait  le  jus  rivilalis  de 
C.   Valerius  Flaccus'. 

Pompeiiis  Trogus,  l'historien,  qui  avait  reçu  la  civilas  de 
Pompée'. 

P.  Cciiicliiis  Demetrius  jNIaga,  qui  devait  le  droit  de  cité 
romaine  à  P.  Cornélius  Dolabella^ 

Mais  cet  usage  n'était  pas  sans  exception.  On  prenait  aussi 
parfois  le  nom  de  celui  qui  avait  fait  des  démarches  pour 
vous  obtenir  le  droit  de  cité  ou  de  quelqu'un  de  ses  bien- 
faiteurs. 

Ex.  :  C.  Avianius  Philoxenus,  que  César  avait  fait  citoyen 
sur  la  demande  de  Cicéron,  et  qui  portait  le  nom  d'Avianius, 
en  souvenir  d'Avianius  Flaccus,  son  bienfaiteur,  ami  de 
Cicéron'. 

On  s'explique  facilement,  en  se  reportant  à  cette  règle, 
pourquoi  Ton  rencontre  en  Gaule  tant  de  Jiilius. 

Au  temps  de  l'Empire,  au  moins  depuis  le  règne  de 
Claude',  les  étrangers  naturalisés  prenaient  généralement 
comme  gentilice  celui  de  l'empereur  sous  lequel  ils  avaient 
obtenu  la  civitas,  de  même  que  les  villes  élevées  au  rang  de 

1.  Caes.,  B.  G.,  1,47  :  C.  Valerium  Procillum,  C.  Valcrii  Caburi  jUium . . . 
ciijus  pater  a  C.  Valerio  Flacco  cicitate  donaius  erat. 

2.  Jusiin.,  XLIII,  5  :  In  postrenio  libro  Trogus  majores  suos  a  Vocontiis 
originein  ducere;  acuin  suum  Trogum  Pompeittm,  Sertoriano  hello,  a  Cn. 
Pompeio  cioitatem  perceplsse  dicit. 

3.  Cic,  Ad  fam.,  XllI,  36  :  Ei  Dolabclla  rogatn  mco  cioitatem  a  Caesare 
impetracit;. . .  itaque  nuiic  P.  Cornélius  cocatur. 

4.  Cic,  Ad  fam.,  XIII,  35  :  C.  Acianius  Philoœenus  antiquus  est  hospes  meus 
et  praeter  hospitium  calde  ctiam  familiaris,  quem  Caesar  mco  bewficio  in 
Nococomcnses  rettulit;  nomen  autem  Acianii  secutus  est,  quod  Jiomine  nullo 
j)lus  usas  est  quam  Flacco  Acianio,  meo. . .  familiarissimo, 

5.  Dio  Cass.,  LX,  V, 


76  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRII^TIONS 

ciU's  romaines  ou  latines  recevaient  un  surnom  tiré  du  nom 
de  Tempereur  dont  elles  tenaient  ce  privilège  et  étaient 
rangées  dans  la  tribu  à  laquelle  il  appartenait'.  De  là,  le 
grand  nombre  des  Claudius,  des  Flavius,  des  Aelius  qu'on 
trouve  sur  les  inseri])tions  provinciales. 

Ex.  :  C.  î.  /..,   III,  ()78r). 

T  •  FL.4V10  •  CASTORIS 
F  •  CYR  •  ALEXANDRO 
CIVITATE  DONATO  AB 
IMP  CAES  VESPASIANO 
!-'•  HERMES  LIB 

T.  Flaviô,  Casloris  /'(///o).  \Oii/^r[iiia  Iribii).  .Ifcrum/ri).  civitatr  do- 
nnto  fib  Iiiij>[rr(itorc]  Cars^urc]  Vcspasiaiio.  /'\hivii/s)  IJcrincs  li- 
b[ertiis). 

On   se  rappellera  que  Yespasien  se  nommait  T.  Flavius. 
Cet  usage  ne  saurait  pourtant,  sans  exagération,  être  pré- 


1.  Cf.  Eph.  epi;j..  lU.  p.  132  et  suiv.  ;  IV,  p.  221  et  suiv.;  I\ul>itschek,  De  ro- 
man, trih.  /ii-opa;iationc,  p.  115  et  suiv. 

Note  additionnelle  sur  les  tribus  des  différents  empereurs. 

Voici  les  tribus  auxquelles  appartenaient  les  empereurs  des  deux  premiers 
siècles  : 

Les  Jules,  tribu  Fabia  (pour  les  citoyens  qui  reçoivent  parsonnellement  le 
droit  de  cité).  Four  les  municipalités  auxquelles  est  accordé  le  droit  de  cité 
ou  le  droit  latin,  Auguste  leur  accorda  des  tribus  spéciales  :  Fabia  en  Orient, 
Galeria  en  Espagne,  Voltinia  en  Narbonaise,  Sc/r/ia  en  Dalmalic.  —  Cf.  Ku- 
bitschek,  PhiloL,  1895,  p.  .331; 

Claude,  tribu  Quirina  (ses  aïeux  étant  de  la  iribu  Claudia,  les  villes  aux- 
quelles il  donna  le  droit  de  cité  sont  rangées  dans  l'une  ou  l'autre  tribu  :  la 
tribu  Quii-ina  en  Maurôlanie,  la  tribu  Claudia  dans  le  reste  de  l'Empire); 

Néron,  tribu  Quirina; 

I^es  Flaviens,  tribu  Quirina; 

Nerva,  tribu  Papiria?  (peut-être  Arnmxis,  Kubitscliek)  ; 

Trajan,  tribu  Pa/tiria; 

Hadrien,  tribu  Sergia; 

Anlonin  le  Pieux,  tribu  Vollinia; 

Marc-Auréle,  tribu  Papiria; 

Pertinax,  tribu  Camilia; 

Seplime  Sévère,  tribu  Papiria. 


TRANSMISSION  DU  PHKNOM,  DU  NOM  KT  DU  SURNOM  77 

stMité  coinnie  une  r('o|(.  ;,  la(|ii(>ll(>  cIiîkhk^  iioiivcnii  ciloycn 
était  soumis  ;  eniprimUu- K^  nom  de  rcmnci-cnr  ou  de  o-rauds 
personnages  élail  un  lioniuuir  qui  n\'lail  pas  accordé  à  tous. 
Les  petites  o(mis  (jui  recevaient  \v  dioil  de  dié  par  nécessilé, 
prenaient  bien  souvent  un  gentilice  (pielcoii(|ue,  ou  s'en  lor- 
iiiaient  un,  qu'ils  dérivaient  de  Icui-  ancien  nom  J)arl)are. 

Ex.:  C.  1.  L.,  XII,  21)31):  Comagiae,  Coniagi  fU(iae),  Sc- 
K'ci-ae  ;  L.  Valeritis  Nivcilis  uxsofi  opliiiuw. 

BuUet.  êpigraph.,  188;{,  j).  124  :  /).  (iiamillio  T(i[cilo]  et. 
Vaccine  Ve[rf/e]  conjugi.  Taci[tci]  malrona  fili[o  ],i arissimof] 
fecil\ 

Il  arrivait  aussi  f(ue,  à  rimitation  de  ceux  qui  avaient  reçu 
la  civilds,  les  pérégrins  qui  voulaient  se  donnej-  Pair  de  ci- 
toyens s'attribuaient  indûment  un  gentilice  romain,  faisant 
de  leur  véritable  nom  un  cogiwiueii.  Cet  abus  était  même 
assez  répandu  au  premier  siècle  pour  que  Claude  ait  cru 
devoir  prendre  des  mesures  destinées  à  Farrèter'".  11  est 
vraisemblable  pourtant  que  le  même  fait  se  reproduisit  sou- 
vent encore  dans  la  suite,  et  plus  d'un,  parmi  ceux  qui 
portent  sur  les  inscriptions  un  gentilice  romain  et  un  sur- 
nom étranger,  n'était  sans  doute  pas  citoyen  ;  il  n'y  a  là 
qu'une  apparence  contre  laquelle  on  doit  se  tenir  en  garde  ; 
et  le  malheur  est  qu'il  est  à  peu  près  impossible  de  recon- 
naître la  vérité  en  pareil  cas. 

11  nous  faut  signaler,  en  terminant,   riial)itude   (ju'avaient 


1.  Cf.  Hérou  de  Villefosse,  loc.  cit.  M.  cl'Arbois  de  Jubaiiiville  (Recherches 
sur  l'orirjiiie  de  la  propriété  foncière  et  des  noms  de  lieux  habités  en  France, 
p.  129  et  suiv.),  distingue  en  Gaule  quatre  systèmes  oiicmastiques  différents. 
Après  la  conquête,  la  plus  graude  partie  des  Gaulois  prirent  dans  la  liste  des 
dénominations  romaines  tous  les  éléments  de  leur  nom;  ces  nouveaux  citoyens 
ne  se  distinguent  que  très  dillicilement,  sur  les  monuments,  des  Romains  venus 
en  Gaule.  Quelques-uns  se  firent  un  gentilice  avec  un  nom  gaulois,  probable- 
ment celui  de  leur  père  :  D.  Giamillius  Tacitus.  D'autres  gardèrent  leur  nom 
gaulois  comme  surnom  ;  c'est  le  système  que  j'ai  présenté  comme  régulier  dans 
ce  paragraphe.  Les  autres  enfin  ne  prirent  à  Rome  que  leur  prénom  et  le  firent 
suivre  de  deux  noms  Gaulois,  employés  l'un  connue  nom,  l'autre  comme  surnom  : 
L.  Caranlius  Cinto. 

2.  Suet.,  Claud.,  25  :  Pererjrinae  conditionis  fwriiincs  cctuit  u^urpare  roinana 
nomina,  dumtaœat  (jcntilicia^ 


78  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

les  rois  IjarJjares,  alliés  de  FEmpire,  dadoiiter,  par  défé- 
rence ou  par  flatterie,  le  nom,  d'ordinaire  le  gentilice,  de 
Temperenr  régnant'. 

Ex.  :  C.  I.  L.,  \,  7231  :  J/.  Juliiis,  /-eg/s  Doii/ii  filit/s,  Cot- 
tiiis  ; 

C.  I.  L.,  Ml,  11:  Ti.  Claudiiis  Cogidiibiius,  roi  de  Bre- 
tagne ; 

^^'addington,  Inscr.  de  Si//'ie,  n"  2196  :  Aopixvô;  6  xocl  MxXe/o;, 
un  des  chefs  nomades  qui  occupaient  le  grand  désert  de 
Syrie. — Miltyo;  est  la  transcription  grecque  du  nom  indi- 
gène «  ]Melek  »  ; 

C.  I.  L.,  Y,  32;  P.  \e\i\\^  Rasparaganus ,  re.r  Ro.rolanoi-iiin. 


%   4.    XoMS    DES    ESCLAVES 

Tout  ce  qui  vient  d'être  dit  ne  s'applique  qu'aux  hommes 
nés  de  condition  libre  :  il  reste  à  examiner  quelles  étaient 
les  dénominations  des  esclaves  et  celles  des  affranchis. 

L'esclave  ne  porte  d'habitude  qu'un  seul  nom.  Pour  dis- 
tinguer sa  personnalité  il  fait  suivre  ce  nom  des  dénomina- 
tions de  son  maître,  au  génitif". 

Ex.  :  C.  I.  L.,  II,  3434  :  Pilenio,  Helvi{i)  A[uU  s  erviis). 

C.  I.  L.,  X,  826  :  Martialis,  C.  OWi)  Primi  [servus). 

Le  mot  servus  peut  être  exprimé  ou  sous-entendu. 

On  rencontre  cependant  parfois,  dans  les  inscriptions,  la 
mention  d'esclaves  portant  deux  noms. 

a)  Tantôt  ce  second  nom  est  terminé  en  (/Jii/s  el  dérivé 
d'un  nom  propre.  Un  nom  de  cette  sorte  indique  que  l'es- 
clave qui  le  porte  a  passé  par  achat  ou  par  hérilage  (huLs 
une  nouvelle  maison  ;  et  le  nom  propre  dont  il  esl  dérivé 
est  le  nom  du   maître  auqu(d  il  a\ail  d'ahord  apparlenu. 

Ex.:  C.  I.  />.,  \'l,  2.'îiiO  (I  cl  h'.  Siiccessiis  \'(/fc//f//ii/s,  pii- 


1.  Cf.  Horglicsi,  Œar.,  I,  p.  473. 

2.  Primitivcinent  il  n'avail  même  pas  de  nom  pcrsoimcL    II  ("'tail  dit  OH/ior 
(Auli  puer),  Gaipor  (Gaii  puer),  clc. 


TRANSMISSION  DU  PRÉNOM,  DU  NOM  ET  DU  SURNOM    79 

hlicus.  Siiccessiis,  antérieurement  esclave  de  Yalerius,  es- 
clave de  TEtat, 

Orelli-IIenzen,  2991  :  Anna,  Liviae,  Maecenaliaud .  Anna, 
esclave  de  Livie,  antérieui-ement  esclave  de  Mécène'. 

C'est  ce  qui  est  nettement  exprimé  dans  une  inscription 
d'Espagne,  où  on  lit  :  Trophiniiis^  c\olon/ae)  sc/-{i'iis),  ctnptii 
Gcrmaniauus  {C.  I.  L.,  II,  2229). 

b)  Tantôt  ce  second  nom  est  un  nom  (juelconque.  Dans  ce 
cas,  il  faut  le  regarder  comme  une  sorte  de  sobriquet  destiné 
à  distinguer  Tesclave  qui  Ta  reçu  des  esclaves  appartenant 
au  même  maître  et  portant  le  même  nom. 

Ex.  :  C.  1.  L.,  X,  895  :  .  .  .  Spcralus,  Cacsiac,  Mus.  .  .  Spe- 
ratus  Mus,  esclave  de  Caesia. 

Ce  qui  indique  que  ce  second  nom  est  bien  réellement 
un  sobriquet,  c'est  qu'il  est  souvent  précédé  des  mots  sive, 
idem,  ou  qui  et. 

Ex.  :  C.  I.  L.,l\l,  2468  :  Dijis)  M[aiiibus)  Philadelphi  qui  et 
Polydapanus  ;  Stratouice  conserva  b(eiie)  mierenti). 


§  5.  —  Noms  des  affranchis' 

Les  aÛrancliis  portent  d'ordinaire,  sous  l'Empire  du  moins', 
trois  noms  :  un  prénom,   un  nom  et  un  surnom,   comme  les 

1.  M.  Hùlseii  a  donné  la  liste  de  tous  les  esclaves  de  la  famille  impériale 
qui  porleitt  aiusi  uu  second  nom  terminé  eu  anus  [BuUettuio,  lS68,  p.  )i,2.i).  Il 
tait  remarquer  que,  dans  cette  catégorie,  on  trouve  bou  nombre  de  surnoms  eu 
anus  dérives  de  celui  du  père  nourricier  pour  les  alumni,  de  l'esclave  pos- 
sesseur d'un  pécule  pour  les  cicariù.  L'habitude  des  doubles  noms  chez  les 
esclaves  et  chez  les  aûranchis  impériaux  cesse  avec  Trajan. 

'^.  Ou  a  voulu  chercher  dans  les  dénominations  des  affranchis  des  particula- 
rités permettant  de  distinguer  ceux  qui  jouissaient  du  Jus  Quiritiuin  de  ceux 
qui  étaient  seulement  Latms  Juuieus  ou  déditices  (Michel,  Du  droit  de  cité  ro- 
maine, p.  347;  cf.  P.  F.  Girard,  Rec.  Critique,  1S90,  p.  388).  Cette  tentative  ne 
parait,  pas  pouvoir  aboutir  à  des  résultais  certains.  Cf.  à  ce  sujet,  Lemounier, 
Elude  sur  la  condition  pricée  des  ajjrancliis,  p.  175,  et  Cantarelli,  Bullctlino 
delta  Commissione  arctieologica  di  Roma,  1888,  p.  99  et  suiv. 

3.  Sous  la  République,  les  régies  sont  moins  fixes  :  ainsi  certains  affranchis 
n'ont  pas  de  cognonien,  le  surnom  n'apparaissant  pour  les  affranchis  qu'au 
vu'  siècle  de  Rome  (Mommsen,  Epii.  epifjr.,  IV,  p.  12);  d'autres  ont  comme 
pi  acnonicn  leur  ancien  nom  d'esclave,  etc.  Cf.  Marquardt,  Vie  priccc  des  Ro- 


su  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

hommes  nés  do  coiidilion  libre.  Le  surnom  n'est  autre  (jue 
leui'  nom  (resclave  qu'ils  gardent  après  leur  affranchisse- 
ment; quant  à  leur  nom  et  à  leur  prénom,  ils  le  reçoivent  de 
leur  maitre  en  même  temps  que  la  liberté'. 

L'affranchi  indique,  dans  les  insc  lijjtions,  son  élat  social 
et  le  rapport  qui  l'unit  à  son  patron,  en  faisant  suivre  son 
o-entilice  du  mot  /ibcr/iis,  précédé  du  prénom  de  ce  patron 
au  génitif'. 

Ex.  :  C.  Julius,  C.  lib  erltis).  Hermès,  c'est-à-.dire  :  C.  .Julius 
Hermès,  affranchi  de  V..  .lulius. 

Par  exception  seulement,  la  désignation  du  ])atron  peut 
être  rejetée  après  le  cognomen'. 

Ouand  l'affranchi  est  unalFranchi  de  lempereur,  le  prénom 
est  remplacé  par  la  formule  Augiiisti)  ou  Caes[ai'is)  n{ostri). 

T.  Flavius^  Aug{iisti)  Ub{ertiis),  Lcietus. —  M.  Ulpiiis  Clanis. 
Caesaris  n{ostri)  lih{ertus). 

Pour  étudier  suivant  quelles  règles  les  dénominations  se 
transmettent  du  maître  à  l'affranchi,  il  faut  distinguer  plu- 
sieurs catégories. 

A.  Affranchis  cfiiii  honinie.  —  Les  alFranchis  prennent  le 
nom  et  le  gentilice  de  leur  patron  ;  ils  gardent,  comme  nous 
l'avons  déjà  dit,  leur  nom  d'esclave  comme  surnom. 

Ex.:  C.  .Julius,  Aug(usti)  l(ibertus),  Niceros.  On  sait  qu'Au- 

o-uste  se  nommait  C.  Julius  Caesar  Octavianus. 
o 

Exceptions. —  Parfois  l'affranchi  peut  prendre  un  gentilice 
tiré  non  du  gentilice,  mais  du  cognomen  de  son  patron. 


mains,  p.  25,  note  9,  et  p.  26,  note  3.  Pour  les  dénoniiualions  des  affranchis 
et  les  questions  juridiques  auxquelles  elles  sont  liées,  voir  :  Lemonnier.  op.  cit., 
p.  304  et  suiv.  On  peut  aussi  consulter  Ferrero,  Dei  Ubci-tlni,  p.  137. 

1.  C'est  pour  cela  que  l'on  trouve  sur  certains  monuments  des  noms  d'esclaves 
précédés  d'un  espace  qu'on  a  laissé  en  blanc  à  dessein,  «  propter  spem  liber- 
tatis  ».  On  y  aurait  inscrit  postérieurement  un  prénom  et  un  nom,  ceux  du  pa- 
tron de  ces  esclaves,  s'ils  avaient  obtenu  la  liberté.  Cf.  par  ex.  :  C.  /.  L.,  IX, 
363,  1702,  3023;  X,  2134,  etc.  Voir  aussi  un  texte  curieux  (C.  /.  L.,  V,  2117),  où 
il  est  question  d'un  esclave  «  qui,  si  cixisset,  dominijam  nomina  fcrrct  ». 

2.  On  trouve  parfois  cependant,  suivant  un  usage  ancien,  l'affranchi  qualiflé 
par  le  litre  de  scrcus.  (Momrasen,  Droit  public  romain,  VI,  2,  p.  10,  note  4.") 

3.  Voir  des  exemples  de  ce  fait:  C.  /.  L.,  III,  601,  2161,  2295;  V,  67,  etc. 


TRANSMISSION   DU  PRÉNOM,  DU  NOM  ET  DU  SURNOM  81" 

Ex.:  De  Roissieii,  Inscr.  de  Lyon,  p.  .'{20:  Veriniae  Iiigc- 
luiae,  liherldc  cl  co/ijiti>i .  .  .  C.  Vereciindinids  Vcriiiiis.  .  . 
conjii.f  et  patronus .  .  . 

B.  A/fra ne/lis  d'une  femme.  —  Si  un  esclave  est  allVanehi 
par  une  f'eninie,  il  emprunte  à  sa  patronne  son  gentilice;  mais 
comme  celle-ci  n'a  pas  de  prénom  à  lui  transmettre,  puisque 
les  l'emmes  n'en  portent  point  généralement,  il  prend  celui 
du  père  de  sa  patronne. 

Ex.  :  6".  /.  L.,  VI,  3931)  : 

M    •    LIVIVS    •    AVG    ■    L 
MENOPHILVS     •     CALC 

OLLAMDAT 
LIVIAECHLOELSVAE 

M.  Lh'Ûis,  Aiigiustacj  [[ibcrtiis],  Menopldlus,  calc\calor,,   ollani  dut  Li- 
i'iac  Clilo[a)e  I[ibcrtae)  siiae. 

Le  père  de  Livie  se  nommait  M.  Livius  Drusus. 
Si   la  patronne   elle-même   est  une  affranchie,  TalFranchi 
prend  le  prénom  de  l'ancien  maître  de  sa  j)atronne. 

Ex.  :  Urelli-Henzen,  735  : 

DIS  MANIBVS 
CLAVDIAE  •  ACTES  •  AVG  •  L  •  L  •  AVCT  AE 
TI     •    CLAVDIVS     DEMETRIVS 

VXORI   ET 

TI •    CLAVDIVS ■    EVPLASTVS 

CONLIB    •    OPTIME    •    DE    •    SE 

MERITAE  •  FECIT 

Dii  s  M'inihiis  Claiidiac,  Actes,  Altglusd)  Uiberlae  ,  l\ibcrluc,,  Aiiclac '^ . 
Ti.  Claudiits  Dciuctrins  v.rori  et  Ti.  Claudlus  lùip/astus  conlib[crlae 
optune  de  se  inerUae  fecil. 

Ti.  Claudius  se  disant  co nliberf lis  (V une  affranchie  d'Acte 

1.  Aux  Dieux  Màues  de  Claudia  Aucta,  affranchie  d'.\cté  affianchie  elle-même 
de  l'empereur,  etc. 

6 


82  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

est  donc,  lui  aussi,  un  affranchi  d'Acte.  Celle-ci,  étant  elle- 
même  affranchie  de  Néron,  se  nommait  naturellement  Claudia 
Acte.  Son  affranchi  Ti.  Claudius  Euplastus,  emprunte  son 
prénom  Ti.  à  Néron,  le  patron  de  sa  patronne. 

Pour  indiquer,  en  épigraphie,  qu'un  affranchi  a  reçu  d'une 
femme  la  liberté,  on  se  sej-t  des  sigles  DL  :  G(aiae)  l(iber- 
tus)  ou  1  iberta:.  Cette  abréviation,  consacrée  par  l'usage  était 
comprise  de  tous,  puisque,  nous  dit  Quintilien  ^  :  «  Gaius  C 
littera  notatur  qiiae  intevversa  mulierem  déclarât^.  « 

Ainsi,  Tuccia,  3-  l{iberta),  Philematio  doit  s'expliquer  : 
Tuccia  Philematio,  affranchie  d  une  femme;  et,  puisque  l'on 
prenait  le  gentilice  de  sa  patronne,  affranchie  d'une  femme 
(]ui  se  nommait,  elle  aussi,  Tuccia. 

La  justesse  de  cette  interprétation  serait  confirmée,  s'il 
était  nécessaire  qu'elle  le  fût,  par  le  fait  suivant  :  dans  cer- 
taines inscriptions  où  sont  mentionnés  des  affranchis  d'une 
femme,  on  trouve,  à  la  suite  du  gentilice  de  ces  affranchis 
et  avant  le  mot  libertus  ou  Ubei-ta,  par  conséquent  à  la  place 
oii  devrait  figurer  la  sigle  0,  le  mot  nnih'cr/'s  écrit  en  entier  ' 
ou  en  abrégé  *. 

Le  texte  suivant,  trouvé  près  de  Narbonne,  nous  donne  un 
exemple  de  ce  fait  : 

C.  1.  L.,  XII,  4364  : 

M       •       M  A  E  C  I  O 

m  •  f  •  o  c  e  a  n  o 
nvmisiae  •  w  •  l 

^rIvatae 
c-maecio  ingenvo 

EQVlTlLEGX  GEM 

1.  Institut.  Orat..  I,  7,  28.  Cf,  Velius  Longus,  p.  53,  6  k.  :  C  conccrsum  qua 
Gaia  signi/lcatuf,  quod  notac  rjenus  cLdeinus  in  tnonumcntis,  cuni  guis  liber^ 
tus  niulicris  ostenditur. 

2.  Sur  ce  signe  cf.  Hùbner,  Exemnla  sr.ripturae  cpigraphicae,  p.  lxxmi. 

3.  C.  /.  L.,  11,  1485. 

4.  MVL  (C.  /.  L.,  II,  2138;  V.  7017),  MOL  (X,  7312),  W  [z=  MV]  (V,  609), 
W\  (V,  358),  5:  (V,  7107)  ou  raùmc  IV  (II,  558,  1449,  etc.,  XII,  4364). 


TRANSMISSION  DU  PRENOM,  DU  NOM  ET  DU  SURNOM    83 

M.  Maecio,  M.  f\ilioi,  Occnno ;  Nuinisinc,  iniulicris^  hibertae],  'lP^^rivatne ; 
C.  Maecio  Inf^rtiuo,  (•(iiiiti  lc^[ionis)  X  Gcin(inac). 

C.  A/franchis  de  plusieurs  personnes  \  —  Si  les  deux  pa- 
trons ont  le  même  gentilice  et  le  môme  prénom,  il  n'y  a  au- 
cune difïiculté  :  TafFranchi  prend  leur  gentilice  et  leur  pré- 
nom communs. 

Ex.  :  C.  I.  L.,  YI,  10307  :  Q.  Cornélius,  Q.  Q.  l'iberfus;,  Sa- 
tiirninus.  —  Q.  Cornélius  Salurninus,  affranchi  de  deux  Q. 
Cornélius. 

Si  les  patrons  ont  le  même  gentilice,  mais  un  prénom  dif- 
férent, FafFranchi  prend  ce  gentilice  commun  et  le  prénom 
d'un  des  patrons. 

Ex.  :  Henzen,  6251  :  P.  Decaniius,  M.  P.  V.  l  ibertusl,  Phi- 
lomusus.  —  P.  Decumius  Philomusus  affranchi  de  ]M.  Decu- 
mius,  de  P.  Decumius  et  de  V.  Decumius. 

Enfin,  si  les  patrons  n'oni  ni  le  même  gentilice  ni  le  même 
prénom,  Taffranchi  prend  le  nom  et  le  prénom  de  l'un  des 
deux,  ou  bien  le  prénom  de  Tun  et  le  nom  de  l'autre. 

Ex.  :  C.  I.  L.,  X,  1614  :  L.  Cocceius,  L.  C.  Postumi  liiber- 
tus),  Auctus.  —  L.  Cocceius  Auctus,  affranchi  de  L.  Cocceius 
et  de  C.  Postumius; 

C.  I.  L.,  I,  1110  :  Q.  Caecilius,  Cn.  A.  Q.  Flamini  libertus. 
Q.  Caecilius,  alfranchi  de  Cn.  Caecilius,  d'A.  Caecilius  et  de 
Q.  Flaminius. 

D.  Affranchis  d'une  ville  ou  diui  collège.  —  Ici  les  règles 
sont  moins  précises;  on  peut  pourtant  distinguer  certaines 
catégories. 

Les  esclaves  d'un  municipe  ou  d'une  colonie,  servi publici, 
prennent,  lorsqu'ils  sont  affranchis  : 

a)  Tantôt  le  gentiliciuni  Publicius,  formé  de  Publicus, 

Ex.  :  C.  I.  L.,  V,  628  :  Q.  Publicius,  Tergesti(noruni)  liber- 
tus, Félix. 

1.  On  conçoit  qu'un  esclave  puisse  appartenir  h  plusieurs  personnes,  par 
exemple,  si,  à  la  mort  d'un  père,  il  a  passé  par  succession  à  ses  enfants.- 


84  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

b)  Tantôt  un  gentiliciiini  qui  figurait  parmi  les  surnoms  du 
municipe  ou  de  la  colonie. 

Ex.  :  C.  I.  L.,  III,  5227  :  Ti.  Clandius,  miiiucipii  Celeiaii[i) 
libîertiis  ,    Favor.    Celeia   s'appelait    nuinieipium    Claudiiini 

Celeia. 

c)  Tantôt  un  geiitiliciiiiu  tiré  du  nom  du  municipe  ou  de  la 

colonie. 

Ex.  :  C.  I.  L.,  X,  5012  :  Sex  Veiiafranius,  coloniae)  l  iber- 
tus  ,  Felij-.    Inscription  trouvée  à  Venalrum  . 

L'affranchi  d'un  collège  prenait  souvent  un  nom  dérivé  de 
la  profession  des  membres  du  collège'. 

Ex.  :  Orelli-Henzen,  2461  :  T.  Vêla  tins,  acceiisorum  vela- 
tonun  Ubertus,  Ganymedes. 

C.  I.  L.,  V,  4422:  Fab/'icius  Ceiitojiiiis,  collegioriini-  U- 
b  erlus),  Cresimus. 

Si  Taffranchi,  avant  de  recevoir  la  liberté,  portait  deux 
noms,  ainsi  qu'il  arrivait  quelquefois,  nous  l'avons  dit  plus 
haut',  il  gardait  ces  deux  noms  comme  cogiwniiiia  après  son 
affranchissement. 

C.  I.  L.,  W,  443  :  Carpiis,  Augusti,  li{bertus],  Pallaiitia- 
nus  sanctis  draconibiis  d{ono)  diedit). 

C.  I.  L.,  ^',  5889  :  Tlieocriti^  AugUistonuu)  l{iberto),  Py- 
ladi .  .  . 

C.  L  L.,  VIII,  2888  :  Dits  M aiiibus\  siacnuu.  T.  Julio 
MciLiro  sive  Ruzerati .  .  .  Jiilius  Bassus .  .  .   libeiio  optinio. 

Naturellement  les  affranchis  qui  voulaient  effacer  toute 
trace  de  leur  origine  servile  et  surtout  ceux  qui  étaient 
inscrits  par  l'emjiereur  sur  la   liste   des   chevaliers  avaient 

1.  C'est  pur  un  usage  analogue  que  les  esclaves  attachés  à  un  temple  rece- 
vaient parfois,  au  moment  de  leur  afïranchissemeni,  un  gentilice  tiré  du  nom 
du  dieu  qu'ils  servaient:  Ex.  :  C.  /.  L.,  IX,  5020  :  Venerius,  cnl(oniac)  l{iber- 
tus],  Félix;  C.  I .  L..  III,  1079.  Sc/it(in{ius]  At<cl{cpius)  Hcfincs.  Ubertus  nuininis 
Acsculap{(i). 

2.  Cest-à-dire  du  collège  des/'ahri  et  de  celui  des  l'CiUoiiarii. 

3.  Cf.  §  4,  p.  78. 


TRANSMISSION  DU  PRÉNOM,  DU  NOM  ET  DU  SURNOM    85 

soin  do  changer  leur  ancien  nom  (resclavo  en  un  surnom 
moins  caractéristique'. 

1.  Tacit.,  Hist.,  I,  13  :  Nec  ininor  cjratia  Icelo,  Galhae  libcrto,  qucm  anulis 
dnnatum  eqiicftrt  nomine  Marcianum  cocltahant ;  Suel.,  Galh.,  14  :  Libertus 
Irelu>>,  patillo  nnte  anulis  aureis  et  Marciaiii  cognomlne  ornatus.  Cf.  Siiet., 
Claurl.,  2b  :  Lihertinos,  qui  se  pro  equitihus  romanis,  nr/orrnt,  puhlicarit. 


CHAPITRE  II 


CURSUS  HONORUM 


Nous  avons  déjà  dit  que  les  inscriptions  rappelaient  sou- 
vent, à  coté  des  noms  d'un  personnage,  les  diverses  fonc- 
tions et  magistratures  dont  il  avait  été  revêtu  soit  dans  l'Etat. 
soit  dans  un  municipe,  soit  dans  une  association  particulière, 
et  que  cet  ensemble  de  titres^  présenté  dans  Tordre  même 
où  ils  avaient  été  obtenus,  forme  ce  que  l'on  appelle  le  cursus 
honorum  du  personnage.  Or  chez  les  Romains,  —  nous  nous 
placerons  surtout  à  l'époque  impériale,  la  seule  vraiment 
riche  en  inscriptions,  —  la  suite  des  fonctions  auxquelles 
on  pouvait  arriver  était  soumise  à  une  hiérarchie  bien  nette- 
ment définie.  Constatons  d'abord  que  les  difTérentes  dignités 
étaient  divisées  en  trois  catégories  correspondant  aux  trois 
classes  de  la  société  :  1°  celles  qui  étaient  réservées  aux 
sénateurs;  2"  celles  qui  étaient  réservées  aux  chevaliers; 
3°  celles  qui  étaient  ouvertes  aux  hommes  d'un  rang  infé- 
rieur. En  second  lieu,  dans  chacune  de  ces  carrières,  on 
était  obligé  de  passer  par  les  degrés  les  plus  bas  pour 
s'élever  aux  degrés  les  plus  élevés,  et  encore  cet  avance- 
ment était-il  soumis  à  certaines  conditions.  Ce  sont  là  des 
faits  qui,  depuis  Borghesi  ^^  ne  peuvent  plus  être  contestés. 

11  est  donc  naturel  de  diviser  ce  chapitre  en  trois  para- 
graphes : 

§1.  Carrière  sénatoriale  ; 

§  2.  Carrière  équestre; 

Jî  3.   (barrières  inférieures. 

1.  Cf.  le  fameux  mémoire  de  ce  savant  sur  Hurbiileius  :  Œiicr.,  IV,  p.  lO:^  et 
suiv.  Il  ne  faut  pas  oublier  pourtant  que  c'est  Mariui  qui  le  premior  avait 
signalé  cette  réglementation  (Gli  atti  e  monum.  dei  fratelU  Arcali,  II,  p.  754). 


CURSUS  HONORUM  87 

Mais  avant  de  commencer  à  étudier  chacune  de  ces  car- 
rières successivement,  il  nous  faut  faire  une  observation 
générale  : 

Tout  cursus  honorum  est  dressé  dans  V ordre  direct  ou  daus 
l'ordre  inverse;  direct^  si  les  fonctions  du  personnage  sont 
énumérées  en  commençant  par  la  plus  basse  pour  se  terminer 
par  la  plus  haute;  inverse,  si,  au  contraire,  on  a  commencé 
par  la  plus  liante,  c  est-à-dire  la  dernière  que  le  personnage 
ait  exercée,  pour  finir  par  la  plus  basse,  c  est-à-dire  la  pre- 
mière qiCil  ait  obtenue  au  début  de  sa  carrière. 

Dans  le  premier  cas,  il  faut,  pour  se  rendre  compte  des 
différents  honneurs  que  le  personnage  a  successivement 
reçus,  lire  l'inscription  telle  qu'elle  est  rédigée;  dans  le 
second  cas,  il  convient  de  prendre  le  monument  par  la  fin 
et  de  remonter  peu  à  peu  jusqu'à  la  première  des  charges 
énumérées. 

On  ne  saurait  mieux  comprendre  cette  loi  épigraphique 
qu'en  comparant  en  Ire  elles  les  deux  inscriptions  suivantes  : 
elles  se  rapportent  l'une  et  l'autre  au  même  personnage; 
mais,  dans  le  texte  n"  1),  les  fonctions  qu'il  a  exercées  sont 
énumérées  suivant  l'ordre  direct;  dans  le  texte  n"  2),  au 
contraire,  on  a  suivi  l'ordre  inverse  : 

1)  •      ■ 

C.  I.  L.,  VIII,  7049  : 

P-IVLIOIVNIANO  •  MARTI  ALI  ANOCV 

ces • QVAEST- PROVINCIAE • ASIAE • TRIB- 
PLEBEI  •  PRAETORI  •  CVRATORI  •  CIVITATIS  ■  CA 
L  E  N  O  R  V  M  •  CVRATORI  •  V  I  A  R  V  M  ■  C  L  0  D  I  A  E  • 
CASSIAE-ET-CIMINIAE-PRAEFECTO-AERARI-MILI 
T  A  R  I  S  •  P  R  O  C  O  N  S  V  L  I  •  P  R  O  V  I  N  C  I A  E  •  M  A  C  E  D  O  N  I A  E  • 
LEGATO  •  LEG  III  AVG  •  SEVERIANAE  •  ALEXANDRIANAE 
PRAESIDI  •  ET  •  PATRONO  •  RES  •  PVBLICA  •  CIRTENSIViM  •  DE 
CRETO  •  ORDINIS  •  DEDIT  ■  DEDICaVITQVE 


88  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

P.  Julio  Jiiniano  Martialiano,  cylarissimo]  i'Uroj,  co{n\s[iiU)\  1]  quaes- 
tori)  proi'inciac  Asiac,  2)  tribiuno)  plebci,  3)  prnrlori,  ciiratori  cii'i- 
latis  Calcnoriint-,  4  ciirutori  K'ittriitn  Clodiac  Cassiac  et  Ci/iiiniae, 
5  praefccto  acr(iri[r  i/iilitaris,  (i  proconsiili  proi'inciae  Macedoniae, 
Il  legnto  Icfi'innis  III  Aug  nstae  Sevcriniinc  Ale.iandrinnnc,  — 
pracsidi  cl  patrono  rrs  pjiblicn  Cirfrnsinni  dccrcto  ordinis  drdit  dc- 
dicni'itqnr. 

C.  I.  L.,  Vïll,  2392  : 

P  IVLIO  IVNIANO  MARTIALIANO  C  •  V  •  COS  •  LEO  •  ^/?/^'  PR  PR  VROWScicie 
N  V  .AU  D  I  A  E  P  R  O  C  O  S  P  R  O  V  I  N  C  I  A  E  MACEDONIAE  P  R  A  E  F  A  E  R  A  R  I  MI 
LITARIS  CVRATORI  VIAE  CLODIAE  PRAETORIAE  •  [sic]  TRIBVNO  PLEBEI 
QVAESTORI  PROVINCIAE  ASIAE  PATRONO  COLONIAE  ET  MVM 
C  I  P  I  R  E  S  P  \  B  L  I  C  A  COLONIAE  T  H  A  .M  ^■  G  A  D  E  N  S  I  V  M  DE 
CRETO    DECVRIONV.M 

P.  Jiilio  Jiiniann  Martialiano,  c  larissinwi  ^'[ii'Oi,  co\n;siidi,  7  legato 
[Aiig[usti]]  prioj  pr[aetoro)  provinc[iac]  yiiniidiac^,  Q)  proco  n]s\uli) 
provincine  Macedoniae,  ôi  praefiectoi  aerari{i)  util i taris,  4)  curatori 
viac  Clodiac.  3)  practori,  2)  tribiino  plebci,  1  (/iiacstori  provinciae 
Asiac  —  patrono  coloniac  et  inunicipi  rcs  ftitblica  coloniac  Tliaiini- 
gadcnsiiim,  dccrcto  dccurionuni . 

On  voit  par  là  que  les  deux  méthodes  étaient  simultané- 
ment employées  et  suivant  la  eonvenanoe  seule  de  celui  qui 
rédigeait  Tinseription. 

11  y  a  naturellement  à  distinguer,  dans  Tétude  des  cursus 
hoiionini  comme  dans  celle  des  inscriptions  romaines  elles- 
mêmes,  d(!ux  périodes  distinctes  :  la  |)r(Mnière  s'étendant 
d'Auguste  à  Dioclétien,  la  seconde  coniprcnaiit  l'époque 
suivante. 


1.  Sur  La  place  du  mot  ron.<ml,  voir  plus  bas,  p.  94. 

2.  Cette  fonction  a  élé  omise  dans   le   cursus  honorum   suivant,  rolatif  au 
même  personnatie. 

3.  Le  légat  de  la  troisième  légion  Auguste  était  ou  même  temps  légat  de  Nu- 
midie;  ces  deux  titres  sont  donc  identiques. 


CARRIKRE  SENATORIALE  89 

,^1.    (IVHUIKIU-:    SKNATORIALK 

N.  B.  —  Les  personnao-es  d'ordre  sénatorial  portent  le 
litre  de  vif  clarissiniiis  [W-C),  en  grec  àrr^p  ),a|jtT:pÔTa-:o;  ou  aj-;- 
■/.>.r,T'./.ô;  CMV  --  chd'issimae  memoriac  vir,  après  sa  mori); 
CP  =  clarissinms  puer;  CI  =  cUtrissuuus  jiivenis  ;  CF  ou 
C-^  =^  clarissinia  femina  ;  CS  clarissinia  pjiella)  \ 

A.  —  Carrière  sérKilorialr  jusqu'il  Dioclctieii  -, 

La  carrière  sénatoriale  élait,  comme  nous  Tarons  dit, 
réservée  aux  sénateurs,  à  ceux  qui  sont  par  naissance  de 
rang  sénatorial  ou  aux  fils  de  chevaliers  qui  ont  le  cens 
sénatorial. 

Elle  comprenait  les  anciennes  magistratures  républicaines, 
qu'Auguste  avait  conservées,  avec  quelques  modifications 
il  est  vrai,  et  qu'il  avait  soumises  à  une  hiérarchie;  de  telle 
sorte  que,  pour  arriver  au  consulat,  la  plus  haute  de  ces 
dignités,  on  devait  franchir  successivement  quatre  degrés, 
dont  le  premier  était  la  questure.  Ajoutons  que  pour  arriver 
à  chacun  de  ces  deg^rés  on  était  tenu  d'avoir  un  certain  âg-e 
fixé  par  la  loi,  et  qu'entre  la  gestion  de  deux  honneurs  suc- 
cessifs il  devait  s'écouler  au  moins  un  an  d'intervalle  ■'. 

1.  Légalemeut  ces  titres  datent  de  Marc-Aurèle;  on  trouve  pourtant  cir 
clarissimus  sur  les  inscriptions  bien  auparavant  :  en  56  (C.  /.  L.,  X,  1402); 
en  69  ilblcL.  X,  7852.  13);  en  101  (IbUL,  VI,  1492);  sous  Hadrien  (Ibid.,  Vlll, 
2532,  sous  la  foi'me  abrégée  v-c);  sous  Antonin  le  Pieux  {Ibid.,  V,  532).  Cf. 
Mommsen,  Droit  publif  romain,  VI,  2,  p.  62. 

2.  Voir,  au  sujet  de  cette  carrière,  outre  le  mémoire  de  Borghesi  sur  Burbu- 
leius.  Mommsen,  Étude  sur  Pline  le  Jeune,  trad.  Morel.  surtout  p.  53  et  suiv., 
et  Droit  public  romain,  I,  2-,  p.  192  et  suiv.;  Waddington,  Fastes  des  procinccs 
asiatiques,  p.  1  et  suiv.  Pour  les  diSérentes  charges  qui  la  composent,  leur  na- 
ture, leur  duréC;  les  différentes  modifications  qu'elles  ont  subies,  on  consultera 
les  manuels  d'Institutions  romaines,  celui  de  Marquardt,  ceux  de  MM.  Willems, 
Mispoulet  et  Bouché-Leclercq.  Il  est,  néanmoins,  certains  détails  essentiels 
pour  l'interprétation  des  inscriptions  qu'il  nous  a  paru  indispensable  de  rap- 
peler ici. 

3.  Dio  Cassius,  LU,  20  et  suiv.;  Dig.,  L,  4,  14,  5  :  Gerendoruin  iionoriim  non 
promiscua  facultas  est,  sed  ordo  certus  liuic   rei  adhibitus  est,    nam   neque 


90  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Mais  avant  même  d'obtenir  la  questure,  qui  donnait  entrée 
au  Sénat,  il  fallait  : 

a)  Exercer  une  des  charges  du  vigintivirat,  réunion  de 
vingt  membres  qui  se  divisait  elle-même  en  quatre  collèges. 
On  devait  être,  soit  x  vir  stlilibus  jiidicandis,  soit  ///  vir 
kapitalis,  soit  iii  vir  aura  argento  aère  fhindo  feriundo  au- 
trement dit  ///  ('//•  inonetalis,  soit  cjiliii  ////  ivV  vidiiiin  cii- 
randarum.  La  durée  de  ces  difierentes  l'onclions  était  d'un 
an. 

On  sait  que  les  x  viri  stlitibiis  jiidicaiidis  ont  pour  prin- 
cipale mission  de  juger  les  contestations  relatives  à  Tétat 
civil  des  citoyens.  Les  ///  viri  laipitales  sont  les  auxiliaires 
des  magistrats  qui  exercent  la  juridiction  :  ils  |)rési(lent 
notamment  aux  exécutions  capitales;  les  ///  viri  inoiielales 
frappent  au  nom  du  Sénat  la  monnaie  de  cuivic;  enfin,  les 
an  viri  viarum  curandarum  sont  chargés,  sous  la  direction 
des  édiles,  de  surveiller  les  voies  dans  l'intérieur  de  la  ville 
de  Rome. 

b)  Faire  un  an  de  service  militaire  comme  tribun  des  sol- 
dats dans  une  légion \  tribiinus  militum  laticlavius^.  Ce  ser- 
vice militaire  n'était  généralement  pas  effectif;  les  jeunes 
gens  qui  étaient  obligés  de  l'accomplir  pour  pouvoir  arriver 
aux  honneurs  étaient  employés  dans  l'administration'. 

C'est  alors  seulement  qu'on  pouvait  arriver  à  la  questure, 
si  toutefois  l'on  était  âgé  de  vingt-cinq  ans  au  moins.  On 
distinguait  plusieurs  sortes  de  questeurs  :  les  questeurs  pro- 

prius  inajorem  mayistratum  quisquam  nisi  mlnorein  susceperit  gerere  potest, 
nequc  ab  ornni  aetate,  neque  continuare  qiiisque  Iionores  potest.  Cf.  C.  I.  L., 
XII,  3164  :  Hic  hos  /lonores  bcne/icio  optumù  pt-inripis  maturius  quaiii  per 
annos  permitti  solet  (/essit. 

1.  C'est  seulement  depuis  l'époque  des  Klaviens  que  le  tribunal  militaire  était 
régulièrement  obtenu  après  le  vigintivirat;  jusque-là,  on  pouvait  faire  son  ser- 
vice dans  l'armée  avant  d'exercer  toute  autre  fonction.  Cf.  Mommsen,  Droit 
public  i-omain,  I,  2,  p.  202  et  suiv.  avec  les  notes. 

2.  Avant  d'être  appelés  h  la  questure,  les  jeunes  geus  qui  se  destinaient  à  la 
carrière  sénatoriale  étaient  souvent  nommés  secir  equitum  romanorum,  c'est- 
à-dire  chef  d'une  des  six  turraes  de  chevaliers  romains.  Cette  charge  était  pure- 
ment honorifique. 

3.  Mot^imsen,  Pline  le  Jeune,  p.  53,  et  Eph.  epi<j.,  IV,  p.  394,  note  1. 


CARRIERE   SEiNATORlALE  91 

vinciaux  [quaestor  ou  quaestor  pro  praetoré),  qui  étaient 
chargés  de  radministration  financière  dans  les  provinces 
sénatoriales,  les  questeurs  urbains  {quaestor  iirbanus),  tré- 
soriers du  Sénat,  les  questeurs  de  l'empereur  [quaestor  prin- 
cipis  ou  Augusti),  et  les  questeurs  des  consuls  {quaestor  con- 
suluin)\  ceux-ci  servaient  d'intermédiaires  entre  le  Sénat  et 
l'empereur  ou  les  consuls. 

Les  questeurs  entraient  en  fonctions  le  5  décembre  pour 
en  sortir  le  4  décembre  de  l'année  suivante;  toutefois  les 
questeiu's  provinciaux  prenaient  possession  de  leur  ("harge 
dès  le  début  de  juillet,  en  même  temps  que  le  gouverneur 
qu'ils  accompagnaient.  Leurs  fonctions  duraient  un  an. 

On  devenait  ensuite  tribun  de  la  plèbe  [tribuiius  plehis  ou 
plebei)  ou  édile  {aedilis),  ces  deux  charges,  depuis  l'Empire, 
étant  considérées  comme  du  même  degré.  11  l'aut  pourtant 
observer  que  les  citoyens  patriciens,  étant  exclus  du  tribu- 
nat  de  la  plèbe  et  de  l'édilité  plébéienne  et  n'étant  aptes 
qu'à  exercer  l'édilité  curule,  étaient  dispensés  de  remplir 
cette  charge  et  arrivaient  à  la  j^réture  immédiatement  après 
avoir  exercé  la  questure.  Les  plébéiens,  au  contraire,  ne 
pouvaient  être  nommés  préteurs  qu'après  avoir  été  tribuns 
de  la  plèbe  ou  édiles  curules. 

Chacune  de  ces  magistratures  durait  un  an;  mais  l'année 
des  tribuns  commençait  le  10  décembre  pour  finir  le  9  dé- 
cembre de  l'année  suivante;  celle  des  édiles,  au  contraire, 
courait  du  l^*"  janvier  au  31  décembre. 

Le  troisième  degré  du  cursus  honoruni  sénatorial  était  la 
préture.  On  sait  qu'on  distinguait  plusieurs  sortes  de  pré- 
teurs qui^  d'ailleurs,  n'ont  |)as  tous  existé  en  même  temps  : 
praetor  urbanus,  —  c'est  celui  qui  rend  la  justice  inter  cives; 
peregriiius,  appelé  aussi  praetor  iuter  cives  et  peregriuos, 
et  praetor  inter  peregrinos ;  praetor  de  fideicommissis ;  prae- 
tor ad  hastas,  président  du  tribunal  centumviral;  praetor 
aerarii,  —  il  y  en  avait  deux,  chargés  de  la  garde  de  Vaera- 
rium,  etc.    11    l'allait,    pour  obtenir  la  préture,   être  âgé  de 


92  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

trente  ans  au  moins.  La  prélui'e  durait  un  an;  on  entrait  en 
charge  au  i''  janvier  pour  en  soi'tir  au  31  déeeniljre. 

Enfin,  à  Tàge  de  trente-trois  ans,  et  a[)i'ès  avoir  laissé 
deux  ans  s'écouler  de|)uis  rexercice  de  la  pi'éture,  on  |)ouvait 
ari'iver  au  consulat. 

Ra|)|)elons  ici  (|ue,  sous  lEmpire,  il  y  avait  |)ai'  an  un  cer- 
tain nombic  de  personnages  revêtus  du  titre  de  consul  : 

a)  Deux  consuls,  apj)elés  ordinaires,  cpn'  étaient  épo- 
nynies^  :  ce  sont  les  deux  consuls  qui  entrent  en  charge  au 
r*' janvier  :  ils  étaient  désignés  pour  cet  honneur  à  la  fin  de 
Tannée  précédente,  vers  le  mois  d'octobre,  à  l'exception  des 
empereurs,  qui  étaient  souxent  désignés  antérieurement; 

b)  Un  nombre  plus  ou  moins  grand  de  consuls  suffects 
désignés  le  9  janvier*  de  Tannée  où  ils  devaient  exercer  leur 
charge,  et  qui  se  succédaient  par  groupes  de  deux,  tous  les 
quatre  mois,  tous  les  trois  nu)is  ou  même  tous  les  deux  mois 
suivant  les  époques. 

Tels  sont  donc  les  qiuitre  degrés  du  cursus  Jioiioriiiu  séna- 
torial :  questure,  édilité  ou  tribunat,  préture,  consulat,  qui 
étaient  précédés  du  tribunal  militaire  et  de  la  gestion  cTune 
des  charges  du  vii>intivirat. 

La  censure,  s(jus  TEmpire,  n'est  j>lus,  à  proprement  parler, 
une  magistrature  :  elle  n'est  guère  exercée  que  par  les  empe- 

1.  Ils  ne  soQl  guère  distinguc's  des  consuls  suffects  sur  les  monuments  épi- 
graphiques  avant  l'époque  de  Caracalla;  Tcxemple  le  plus  ancien  où  un  consul 
soit  appelé  ordinarius  dans  une  inscription  remonte  à  l'an  155  (C.  /.  L.,  VI, 
21^0);  le  second  est  de  l'an  214.  Cf.  Mommsen,  Ephein.  cpujr..  I.  p.  136.  A  partir 
de  cette  époque  également,  on  prend  l'habitude  de  dater  les  actes  publics  du 
peuple  romain  par  les  noms  des  consuls  ordinaires,  ;\  quelques  mois  de  l'année 
qu'ils  soient  rédigés  :  auparavant,  il  était  d'usage  de  les  dater  par  los  noms  des 
consuls  en  charge  au  moment  de  leur  rédaction,  même  si  ces  consuls  étaient 
suffects.  On  ne  coniinît  que  deux  exemples  où  les  consuls  ordinaires  et  les  con- 
suls suffects  en  fonction  au  moment  de  la  rédaction  du  texte,  soient  cités  en- 
semble sur  une  inscription.  Le  premier,  figure  au  Corpus  (VI,  2120).  Le  second 
a  été  publié  dans  le  BuUettino  delV  Istituto  (1886,  p.  128);  il  porte  :  [T.  M]an- 
[lio]  Valente,  C.  Antistio  Veterc  co(n).<(ulibus);  Q.  Asiaio  Marcello,  A.  Cae- 
jdonc  Crispino  co{n)s{ulihus).  T.  Manlius  Valens  et  C.  Antisiius  Velus  sont  les 
deux  consuls  ordinaires  de  l'an  96. 

2.  Cette  date  ne  s'applique  qu'à  l'époque  postérieure  aux  Llaviens;  antérieu- 
rement, leur  désignation  avait  lieu  au  mois  de  mars. 


CARRIERE  .SENATORIALE  93 

reiirs;  encore  disparail-c^lle  avec  DoiiiiliiMi.  h^IIe  esl  (railleurs 
démembrée  en  un  ceiiain  nombre  <b'  curac,  (|ui  soni  coiili<'es 
à  des  sénateurs. 

Les  personnages  d'ordre  séiiatoi'ial  poiiNaienI  être  appides 
à  exercer-,  outre  b's  (|ualre  grancU's  magisiralures,  cerlaines 
ibnctions,  soit  à  Rome,  soil  en  Italie,  soil  dans  b>s  proxiiices. 
C'est  ainsi  que  les  gouvei'iieui's  tles  provinces  im[)ériales  ou 
sénatoriales^  et  leurs  lieutenants,  comme  aussi  les  cliels  tie 
différentes  administrations  importantes  à  Rome  et  en  Italie 
et  les  personnages  (jue  les  em|)ereurs  voulaient  cbarger  de 
missions  exceptionnelles,  étaient  toujours  cjioisis  parmi  les 
sénateurs.  Ces  fonctions  étaient,  elles  aussi,  soumises  à  une 
stricte  hiérarchie  et  partagées  en  catégories  correspondantes 
aux  divisions  des  magistratures,  de  telle  sorte  (jue  cha(|ue 
nouvelle  magistrature  obtenue,  à  Texception  du  tribunat  de 
la  plèbe  et  de  Fédilité,  qui  ne  menaient  à  aucune  autre  charge 
que  la  préture,  ouvrait  à  celui  qui  en  avait  été  revêtu  Faccès 
à  de  nouvelles  fonctions  d'un  ordre  plus  élevé.  .Mais,  con- 
trairement à  ce  qui  se  passait  pour  les  magistratures,  ces 
différentes  fonctions  pouvaient  être  exercées  l'une  à  la  suite 
de  l'autre',  sans  intervalle;  sauf  pour  les  grands  commande- 
ments entre  lesc|uels  il  était  d'usage  ck'  laisser  écouler  un 
certain  laps  de  temps'. 

Il  faut  donc,  pour  comprendre  l'ordre  suivant  le([uel  ces 
diverses  fonctions  se  rencontrent  dans  les  inscriptions,  ne 
pas  oublier  (|u'elles  étaient  réparties  en  trois  classes  dis- 
tinctes : 

1.  Le  tableau  des  provinces  impériales  et  sénatoriales  avec  leur  divi'^ioii  eu 
prétorieuues  ou  consulaires  a  déjà  été  donné  plusieurs  fois.  Nous  ne  le  repro- 
duirons pas  ici.  Cf.  Marquardt,  Orrjanisation  de  l'Empire  romain,  II,  p.  490; 
Mispoulet,  Itistitutions  /lolitiques  des  Romains,  II.  p.  107;  Bouclié-Leclercq, 
Manuel  des  Institutions  romaines,  p.  209  et  suiv. 

2.  Auguste  avait  seulement  exigé  qu'on  ne  fût  éligible  pour  le  gouvernement 
d'une  province  sénatoriale  que  cinq  ans  après  la  gestion  d'une  magistrature  ur- 
baine, préture  ou  consulat.  Cet  intervalle  fut  bientôt,  en  fait,  de  dix  et  même 
quinze  ans.  Cf.  Waddington,  op.  cit.,  p.  lo. 

3.  Mommsen,  Pline  le  Jeune,  p.  92. 


94  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

1°  Celles  qui  étaient  données  à  d'anciens  quest(Mirs,  qiiaes- 
toricil  viri  (quaestoriciiis  =  TîTa.a'.ïj/.o!)?)  ; 

2"  Celles  qui  étaient  données  à  d'anciens  préteurs,  prae- 
torii  viri  (praetorius  :=^  ■j-.^%~r^'ny.'U)  \ 

3"  Celles  qui  étaient  données  à  d'anciens  consids,  coiisii- 
larcs  viri  (consularis  =  'j-iiiyA-)  \  (V  COS  =  vir  consiilaris; 
CONS  M  •  V  =  consularis  memoriae  vir). 

Il  y  avait,  naturellement,  dans  chaque  classe  même,  une 
hiérarchie  entre  les  différentes  fonctions,  qui  dépendait  de 
la  nature  de  ces  fonctions  comme  aussi  de  l'importance  des 
provinces  où  chacune  d'elles  était  exercée  ;  mais  cette  hié- 
rarchie n'était  pas  toujours  strictement  observée. 

Enfin,  les  sénateurs  étaient  appelés  à  certains  sacerdoces 
dont  la  mention  se  retrouve  dans  leur  cursus  honorum.  ]\Iais 
il  est  à  remarquer  que  ces  dignités  religieuses  ne  sont 
presque  jamais  mêlées  aux  autres  honneurs  sur  les  monu- 
ments épigraphiques  :  quel  que  soit  le  moment  de  sa  carrière 
où  le  personnage  en  a  été  honoré,  elles  sont  éniimérées 
en  tête  de  l'inscription.  Il  en  est  de  même,  d'ailleurs,  du 
consulat,  qui  est  presque  toujours  mentionné  au  début  du 
texte  épigraphique  soit  avant,  soit  après  les  fonctions  sacer- 
dotales, comme  étant  la  dignité  suprême^;  plus  rarement, 
il  figure  à  la  place  même  qu'il  a  occupée  dans  la  série  des 
fonctions  et  honneurs  accordés  à  celui  dont  le  monument 
veut  rappeler  la  mémoire. 

Les  deux  cursus  honorum  suivants,  rédigés  tous  deux  dans 
Tordre  inverse,  rendront  j)lus  sensibles  les  règles  que  nous 
venons  délablir  : 

1"  Cursus  hono/'uni  Jus(/u\/u  consulat  c.rclusivenient. 

C.  I.  L.,  VIII,  2747  : 


1.  Celte  disposition  est  {id(Momeiu  observée,  nn'me  quand  le  rursus  est  pré- 
senté dans  l'ordre  direct.  Voir  plus  haut  l'inscription  de  C.  Julius  Juuianus 
Martialianus. 


CARRIERE  SENATORIAF.E  95 

L       •       NOVIO       •       CRISPINO 
MARTIALI      •      SATVRNINO 

COS  •  DESIG  •  LEG  •  AVG  ■  PR  •  PR 
PROVINCIAE  •  AFRICAE  •  PROCOS  •  GALLIAE 
NARBONENSIS  •  LEG  •  AVG  •  LEG  •  7  •  ITALICAE 
LEG  •  AVG  •  IVRIDICO  •  ASTVRIAE  •  ET  •  GALLAECIAE 
PRAETORI  •  TRIB  •  PLEB  •  QVAESTORI  •  PRO  •  PRAET 
PROVINCIAE      •      M  A  C  E  U  O  N  I  A  E     •     TRIB     •      MIL 


LEG     •     VIIII     •     111  S  P     •     un     •     VI RO     •     VIARVM 
C  V  R  A  N  D  A  R  V  ,■«     •     S  E  V  I  R  O     •     E  Q     •     R  O  M  A  N  O  R  V  M 

VETERANI       LEG       III       AVG 

QVI     •    MILITARE    •    COEPERVNT    •    GLABRIONE 
ET  •  TORQVATO  •  ItEM  •  ASIATICO  •  II  •  ET  ■  AQVILINO    COS 

L.  Nôvio  Crispino  Martiali  Satiirnino,  co(n)s[uU)  desig{nato], 

Fonctions  prétoriennes. 

Ir-rrito  Aiii^nusti)  pr[o)  pr[actorc)  provinciae  Africae,  proco{n)s'idi) 
Gnlliae  Narbonensis,  leg(ato)  Aifg{[isti)  legi/onis)  I  ItaUcae,  legiato) 
Ai(g(usti)  juridico  Asturiae  et  Gallaeciae, 

—  praetori, 

—  trib[uno)  pleb[is) 

—  quaestori  pro  praet(ore)  provinciae  Macedoniae, 

—  trib[uno]  mil{itum]  leg[ionis)  VIIII  Hisp[anae],  IIII  viro  viarum 
curandaruin,  seviro  eq[uituin)  roinanoruin 

veterani  leg{ionis)  III  Aug{ustac)  qui  militare  coepcriint  Glabrione  et 
Torquato,  item  Asiatico  II  et  Aqiiilino  co[n)s[ulibiis]. 

2°  Cursus  honorum  d'un  consulaire. 
C.  I.  L.,  IX,  3365  : 

L         -         DASVAIIO         •         P  F 

STEL  •  TVI.     LIO 

TVSCO  •  COS  •  COMITI 

A  V  G  V  S  T 
AVGVRI      •      SODAL     •       HADRIA 

NALI         •         SODaL        •         ANTONI 


96  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  LNSCHIPTIONS 

N  1  A  N  O  •  c:  \'  R  A  T  •  O  P  E  K  \  .M 
PVBLICÛRV.M  LEGATO  PR  •  PR  •  PROVINCIAR 
G   E   R  .M  A  N   I   A  E  ■  S   V   P   E  R   I   O   R 

ET  •  P  A  N  N  Û  N  I  A  E  •  S  \  P  E  R  I  O  R 
PRAEFECTO  •  AER  •  SAT^R^I 
P  R  A  E  T  O  R  I  •  T  R  I  B  \  N  •  P  L  E  B 
L  E  G  •  P  R  O  ^■  I  N  C  ■  A  F  R  I  G  A  E 
QVAEST  ■  I.MP  •  ANTOMM  •  AVG  •  Pli 
T  R  I  B  •  M  I  L  I  T  •  L  E  G  •  I  I  I  I  •  F  L  A  A"  ]  A  E 
TRIA-  .Ai  A"  I  R  O  •  A  •  A  •  A  •  V  ■  V 
P  •  T  ALLIA-  S  ■  CALLISTIO 
POSVIT 

L.  Dasumio,  P.  filio  ,  Stcilatina  tribu  ,    Tullio    Tiisco  co  ns[uli],  comili 
Augustii)  \ 

Fonctions  sacerdotales. 

auguri,  soda/  i    tiddriaiiali,  sodal  i.  Antuiiiniano, 

Fonctions  consulaires. 

curât  ori    opcri/iii  publicormn,    Icgato  pr  o    pr  actore    provinciar  uni) 
Gcrnianiac  Supcrior  is,  et  Pannoniuc  Supcrior{is\  *, 

Fonction  prétorienne. 
praef'ccto  acr  arii]  Saturni, 

—  praetori, 

—  tribun[o)  plcb[is  , 

1.  Ou  remarquera  que  le  graveur,  ayant  oublié  de  signaler  ce  titre  houoritique, 
l'a  ajouté  après  coup  au  seul  endroit  où  il  restât  de  la  place  sur  le  monumeut. 

<5.  D'ordinaire,  lorsque  deux  fonctions  se  suivent  dans  un  cursus  honorum  et 
que  le  mot  qui  indique  la  nature  de  ces  fonctions,  Icfjatus,  proconsul,  etc.,  est 
le  même  pour  les  deux  fonctions,  on  a  soin  de  le  répéter;  on  dira  par  exemple  : 
lerjalus  jtro  pr.  proe.  Germaniae  Supcrio/is,  lc;jatus  pro  pr.  proc.  Pannoniae 
Superioris.  Mais  il  peut  arriver  que,  comme  ici,  le  mémo  terme  serve  pour  les 
deux  cas  et  soit  omis  dans  l'énoncé  de  la  seconde  l'onction.  D'habitude,  en 
pareille  circonslance,  on  se  sert  comme  particule  copulative  de  item  et  non 
de  e^.  Régulièrement  item  indique  la  succession  dans  rénumcralion  des  hon- 
ueurs  ou  des  cbarges,  et  signifie  le  cumul. 


CARRIÈRE  SÉNATORIALE  97 

Fonriion  (jucsloricnnc. 
leginto)  proi'inc'uuA  Africac, 

—  qita('sl[orii  l/ii/j  crutoris)  Antoiiini  Aiig[iis(i.  PU. 

—  trib[iino)    iiiilit[uiii)    lc^\ionis)    Illl   Fhn'iac,    triiiiiiviro   a[uro)    a[r- 
gento)  a[cvc)  fi/ando)  f[rr/i/iido) 

P.  TuUiiis  CdlUstio  posiiii. 

On  voit  ([lie,  dans  ce  cursus^  on  a  mis  (^n  tèlc  le  oonsnlal, 
((iii  fut  obtcMiii  en  réalité  |)ar  L.  Dasiiniiiis  TuUiiis  Tiiscus 
entre  la  préleetiire  du  trésor  de  Saturne  et  les  légations 
provineiales;  puis  on  a  mentionné  ses  saeerdoees.  Les  diffé- 
rentes magistratures  et  ("onctions  (pi'il  a  exercées  sont  rap- 
portées (Misuite  dans  Tordre  chronologique  inverse. 

Telle  est  la  règle  généralement  suivie,  dans  les  inscrip- 
tions, pour  les  cursus  houoruin  des  fonctionnaires  d'ordre 
sénatorial.  On  s'en  départit  l'arement.  II  peut  arriver,  pour- 
tant, que  les  magistratures  et  charges  d'un  personnage  soient 
groupées  autrement  que  dans  l'ordre  chronologique;  c'est 
ce  qui  se  remarque,  par  exemple,  dans  l'inscription  suivante: 

C.  I.  L.,  XI \',  3609. 

Q         ■        POMPEIO         •        Q        •        F         •        QVIR         •        SENECIONI 

SOSIO  •  PRISCO  •  POXTIFICI  •  SODALI 

H  A  D  k  I  A  N  A  L  I  •  SODALI  •  A  N  T  O  N    I   N   I  A  N  I      [sic) 

VERIANI  •  SALIO  •  COLLINO  •  QVAESTORI  •  CAXDIDATO  ■  AVGG  •  LEGATO  •  PR  •  PR  • 
ASIAE  •  PRAETORI  •  CONSVLI  •  PROCOXSVLI  •  ASIAE 
S    0    R   T    I    T    G  •  P    R    A    E    F    E    C    T    G  •  A  L  I  .M  E  X  T  0   R 

XX       V   I  R   0  •  31  0  X   E  T  A  L  I  •  S   E  \-  I   R   0  •  P  R  A  E   l' 

F    E   R    I    A    R   V    .M        •        L   A   T    I   X    A    R    V    .M        •        Q    Q        •        P    A    T    R    O  X   0 
.M  V  X  I  C  I  P  I  I        •        SALIO        •       C  V  R  A  T  0  R  I        •        F  A  X  I        •        H        •       V 
S        •        P        •        Q        •       T 

Ç.  Poiiipcio,  Q.  f\/7io!,    (Jninina  tribu),  Senccioni  Sosio  Prisro 

i"  pontiftci,  sodali  Iladrianali,  sodali  Antoninian[o]  Vcriaii[o],  Salio 
ColUno  (fonctions  sacerdotales], 

1 


98  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

2°   quaestori  cnndidato  Aitg{iistorii/n  diioruin)^ 
legato  pr[o)  pr[actorc)  Asiac  (fonction  qucstorienne), 

—  praetori, 

—  consuli, 

proconsuli  Asiac  sortito   (fonction  consulaire), 

3"  proefccto  alinwntor[um   (fonction  prétorienne  ou  consulaire). 

—  XX  vira  monctaU\  sei'iro,  praefiecto)  fcriariini  latinarum, 

k'^  q[idn)qucnnaU),  patrono  iniinicipii .    Salio,   ciiratori  fnni  H  erciiUs] 
V[ictoris)  (honneurs  municipaux  ol>tenus  à  Tihur) 
s[enatus]  p[opulits)qu[e)  T{ibursj. 

On  a  d'abord  éminiéré  :  1"  les  dignités  sacerdotales  du  per- 
sonnage obtenues  à  Rome  ;  2"  ses  magistratures  et  ses  fonc- 
tions provinciales,  dans  Tordre  direct;  3°  les  fonctions  qu'il 
a  exercées  en  Italie,  dans  Tordre  inverse;  4"  les  honneurs 
muni('ii)aux  et  les  fonctions  sacerdotales  dont  il  a  été  revêtu 
à  Tibiir. 

Il  est  inutile  (Tajouter  que  ce  sont  là  des  irrégularités  : 
elles  n'infirment  en  rien  la  règle  générale  que  nous  avons 
posée  plus  haut. 

On  trouve  parfois  sur  les  monuments,  au  lieu  du  mot 
quaestor,  la  locution  allectiis  inter  quaestorios.  Il  faut  en 
conclure  que  Tempereur  avait,  par  une  faveur  spéciale,  dis- 
pensé les  personnages  ainsi  désignés  d'exercer  effectivement 
la  questure.  Admis  en  quelque  sorte  d'oflice,  j)armi  les  ques- 
toriens,  ces  personnages  pouvaient  être  appelés  aux  mêmes 
fonctions  que  les  anciens  questeurs.  Une  observation  iden- 
tique peut  être  faite  au  sujet  des  (illecli  iiiler  li-ihttiucios'  et 
des  allecti  iiiter  pravlorios. 

Dans  la  deuxième  moitié  du  troisième  siècle,  les  institu- 
tions  romaines   subirent   cTimportanles   Iransformalions  :   le 


\.  On  voit  qu'ici  au  lieu  de  considérer  les  ni;igistrats  monétaires  comme  for- 
toant  un  collège  ii  part,  on  les  a  rattacbés  au  collège  général  des  xx  viri,  d'où 
le  titre  xx  riro  au  lieu  de  tu  ciro  qui  se  rencontre  habituellement  en  pareil  cas. 

2.  Il  n'y  a  pas  d'allccti  intcr  aerlilicios  :  la  locution  allecti  inter  tribunicios 
est  rcxi>ression  consacrée  pour  indiquer  la  réception  dans  le  second  ordre. 
Cf.  Mommsen,  Pline  le  Jctinc,  p.  53.  note  5i 


CARRIERE  SliNATUKIALE 


99 


cu/siis  Itonorinii  sénatorial  en  csl  par  siiilc  niodifH'.  D<'|)iiis 
Caracalla,  \c  liibunat  Irgioiinairc  n'est  plus  obligatoire  avant 
la  quoslmc';  à  partir  de  Sévère  Alexandre,  le  vigintivirat 
disparait;  le  tribunat  et  rédilité  ne  sont  guère  exereés  non 
plus  après  e(>tte  épo(|ue;  enfin,  les  personnages  de  Tordre 
sénatorial  étant  exclus  des  armées  depuis  (lallien  ',  il  n'y  a 
plus  ni  légats  légionnaires,  ni  légats  propréleurs  eoniman- 
danls  d'arnuM*;  les  premiers  sont  remplacés  par  des  prac- 
fecti  Icgionis  (|ui  ne  sont  ])as  recrutés  dans  Tordre  sénatorial, 
les  seconds  par  différentes  sortes  de  gouverneurs  qui  appar- 
tiennent seulement  à  Tordre  équestre,  du  moins  jusqu'à 
Constantin  '. 

Nous  donnons,  pour  terminer  ce  paragraphe,  une  liste 
alj)bal)étique  des  sacerdoces,  magistratures  et  fonctions  de 
Tordre  sénatorial  avec  les  sigles  et  abréviations  usitées  en 
épigra])hie  pour  les  désigner  et  les  équivalents  les  plus  em- 
ployés dans  les  inscriptions  grecques'. 

Sacerdoces  de  l'ordre  sénatorial 


AVG 


PVBPRQ 


FL.  FLAM  DIALIS 


Auifur 


publicus  populi 


romani  Quirilium 
Fctialis  (sacerdos) 
FI  amen  Dialis 


a  ' j  Y  'l 'j  p ,  0  ;  oj  v.  tt  r, , 


rz'.il'., 


1.  Cf.  Centerwal.  Quac  /nihUra  n/ficia  aide  quacsturam  [jcrl.  solda  sint. 
Upsaliae,  1874,  p.  39  et  suiv. 

2.  .Aur.  Vict.,  Caca.,  33.  34.  Scnatiiin  m'ditia  cetuit,  ctiain  adiré  exercitum. 

3.  Cf.  Borghesi,  Œar.,  III,  p.  277,  avec  les  noies  de  MM.  Renier  et  Momniseii, 
et  V,  p.  o:»7;  voir  aussi  un  très  important  article  de  M.  Mommsen.  Hermès, 
XXIV,  p.  195  et  suiv. 

4.  Dans  celte  liste,  comme  dans  celles  qu'on  trouvera  plus  loin,  on  ne  ren- 
contrera p.ns  la  mention  des  dignités  ou  des  fonctions  pour  lesquelles  il  n'y  a 
pas  d'abréviations  connues  comme  fetialls  ou  dilcctator,  à  moins  qu'il  n'y  ait 
possibilité  d'en  indiquer  l'équivalent  grec.  De  plus,  on  n'oubliera  pas  que  les 
abréviations  qui  consistent  uniquement  dans  la  suppression  de  la  fin  du  mot 
(PRAKT  pour  Practor.  AEDIL  pour  Aeclilis)  n'ont  été  admises  dans  ces  listes 
que  lorsqu'elles  sont  les  seules  usitées  ou  du  moins  très  communes.  Les  équi- 
valents grecs  ont  été  empruntés,  pour  la  plupart,  au  tableau  (lui  en  a  été  dressé 
par  M.  Reinach,  Traité  d' épi 'j rapide  ;/recque,  p.  523. 


100 


ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES   LES  INSCRIPTIONS 


QVIR 

Qiuntiahs 

AVG 

Auguslalis 

CLAVD 

Chudialis 

FLAM 

Flaminica 

FRARV 

Frater  Arvalis 

~y^\J.  ipo'jx/.t'i  {cicc.) 

LVPERC 

Liiperciis 

PONT 

Pontifex 

PM,  PONT  MAX 

Pontifex  maximiis 

àp/'.îOEJ,- 

XV  VIRSF 

Qiiindeccvivir     sciais 

hoî'j;  -îvTî/.X'.oi/.xvoio^ 

faciiindis 

UpEÙr    iv  -0Ï4   '.z'   àv- 

OpXJ'.V 

SAL 

PALAT 

VIIVIREPVL 


50D    •    AVG,    AV- 

GVST 
AVGVST    • 

CLAVDIAL 


VV 

VVM 


Salins 

Palatinus 

Septemvir  cpiiloniDU 


Sodalis  Aiif^nstalis 


AuoriislalisClaii- 


dialis 

—  Hadrianalis 

—  Titiiis 


Virgo  V est  a  lis 
VivQO  resta  lis  maxinia 


rwv    zizzoL    avooiov    leoo- 

—  0'.t7)V,  lTc7:Tt[JlOl>tO 


Ètto'jXojvo'jul 


7Ô0XA'.;   Aôp'.avâA'.î 


Magistratures  sénatoriales 


CEN,  CENS,  CES 

DIC,  DICT 

C,  COS  et  posté- 
rieurement CON, 
CONS^ 

— D,  DES, DESIGN 


Censor 

Diclalor 

Consul 


dcsi'jnalus 


O'.y.'zizMO 


1.  Kii  Gaule  Narbonaisc,  M.  Hirscbfeld  (C.  /,  L.,  X[I,  huliccs)  fait  observer 
qu'on  rcnconlre  consiainmeiU  COS  jusqu'en  245. 


CARRIERE  SENATORIALE 


101 


P,  PR,  PRAET 
C,  K,    CAND, 

KAND.  CANDID, 

KANDID 
PER 


VRB 


AER 


TVTEL 

AED,  AEDIL 
^CVR 

PL 


PL-CER 

TR,  TRIBP,  PL 

C,K,CAND,etc. 

Q,  QVAE,  QVAES 

C,  K,  etc. 

AVG,    CAES, 

IMP 

VRB 


PRPR=:PR 

ou  PROV 
X  VSI     ou     SL, 
STLIVD,STLIT- 
IVDIC 


Praelor 

candidalus^  can- 

didatus  Caesaris 

pcreQiinus 


iirhanus 


aerarii  =  ctdaera- 

rium 

tille  la  ri  us 

Aedilis 

curulis 


■  plebis 

plebis  Cerialis 

Tribtinus  plebis 

candidatiis 

Qiiciestor 

candidahis 

Aiigiisti,  Caesa- 
ris, Imperaioris 
urbamis 


pro  praetore  = 

provinciae 
Decemvir  stlitibus  jii- 

dicandis 


•/.avoîôaTo? 
Ô    £11'.    TÎiJV    ^Ivtov, 

;îv;y,ô;  (JxpaxiqY'îiî , 
Ttoaîxioo  TZtzi'ip'.yo^ 
OtOVEÎ  ÇevooÔxTji; 

êavô;,  TroÀ'.xiy.ôi;,  ô  sv 
xf,  ttôXei,  y.axà  toÀ-.v, 
TToaîxwo  TcoX'.xty.ô? 


aYopavo[Jtoc 

XO'jOOjÀTjÎ,       XO'J- 

pO'jÀXtOÎ 

OL'lopi-jo[xoç     0T,[jiox'.y,0Çj 
ïy.  xoy  T:X'r,6'j'Jî 


xaijt'.a;,  y.'ja'.jxiop 


6  y.axà  ttoXiv,  xr,;  tcôXscoî, 
PwjjiTj;,  'Ptojjiaîcov 

xa;ji(a;  xa-  àvxisxpâxT)- 
70; 

xwv  oixa  àvopwv  xwv  xà 
csov'.xà  otxaïâvxwVjXÔiV 
èxotxa^ôvxwv  xà  izpi^f- 
[jiaxa,  0£xi,aou'.p  âi:'. 
xû)v  y.X'^povo[jitxcôv  0'.- 
xaJXY^oîwv,  TtîvxExat- 
oixavopoç  (sic)  'wv  sx- 


lOi! 


Kf.KMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


IIII  VVCVR 


IIIVKA,CAP,KAP 
CAPIT,  KAPIT 

IllVMON  =  AA- 
AFF- 


Qualuorvir  viariim  cii- 
)  .inJ.innu 

Triiinivir  capiLTlis 

Triumvir  nwneljlis= 
aura  ari^enlo  aère 
flancio  feriundo 


o'.xa,ov:u>v    ~.%    -rpaY- 
,uaTa,  apçaî  oÉ/.a  àv- 

OptOV  àp/V'  ï-\  PoJUTjÇ 

3'.ô/.o'jpo;,   àp/V'   ip?^î 
0     àvosôjv    ôoôiv    ir:'.- 


y.îjr,;  yyjivj  -/.a!  ip. 
-'■Jpo'j  /.a-  ^aXxoj, 
tp'.ôjv  à.-iZzï<yi  yrù:/.ryj 
apY'jpoo  "/.a".  vouïO'j 
Tjv^tovîJTcw;  xal  ya- 
pâçEojî,  Tp'.wv  àvoowv 
•/.aTar/.îj-?;?  yp-jTOj  y.aî 
àpY'jpOj  /.aï  y  a/.y.o-j 
7'JY/wvïjjîioî  xal  ya- 
px^îw;,  Tp'.wv  àvopôjv 
y aXxoj  àpY'Jpoo yp'jzryj 
/ap3(xrr,p'.âjav:o;,  -rpt- 
avopov  aovT,Tâ),'.v  acc.) 


Fonctions  confiées  aux  personnages  d'ordre  sénatorial 


AB  ACT- SENAT 


CENS  ACC 


/l/î  jïc/îs  se}iatiis=zcu- 
rator  aclorumsenatus 
CENS=LEGAVG-    |  Censitor-legatusAu- 

gusti  pro  praetore 
(electusj  ad  cejisus 
accipiendos  ou  ce«- 
sîT'MS  accipieudis 
(provinciaej 

Cornes  Aitcriisii 

Correct  or 


COMAVG 
CORR 

C,  CVRALV- TIB- 
ET .  RIP  .  ET 
CLOACVRB 


Curalor  alvei  Tihcris 
et  riparum  et  cloj- 
carum  urbis 


ZT.'.       TOJV       'JTTOaVT,  |Jl3!TtOV 

y.T'nî'.-Loz 


OPERPVB 


MIN 

CVR,PRAEFFD- 
EXS-C 


CARRIERE   SENATORIALE 

aediiim  sacrarum 

et  operiim  publico- 
riim,  operiim  loco- 
rumquepiiblicorum, 
operum  publicorum 

aqiiarum  et  Mi- 


CVRRP- 


niciae,  Miniciae 
Curator^     postérieu- 
rement    praefectus 
frumenti  dandi  ex 
senatus  consultn 


Curator  liberarum  ci- 
vil atum  =  logista 
Curator  reipiiblicae 

■  Aemiliae 
l  Appiae 
Aureliae  ve- 
ieris  et  no- 
vae, Cortie- 
liaeettrium- 
phalis 

Anniae,Cas- 
siae,      Clo- 
■ViaeJ  diae,  Cimi- 
viarum\  niae,  triiim 
T  raj  ana-\ 
rumetAme-\ 
rtnae 
^  Flaminiae 
Labicanae 
Latinae 
Salariae 
Tiburtinae 
Valeriae 


103 
ffûov 


ÈTrtiJlîXrjTT,^       ZO'J      Tf'tO'J, 
ZT.'XT/rjÇ      -Z'yj      (TtXTjOE- 

tÎo'j  to'j  o'.aocoojaévo'j, 
oy';jiou  Poj[JLa'!iov,  lirap- 

rôXîoJv 
àT~'jvo[jL'.y.ô;?   ou  y.i\oz- 
[jitov  T^î  ttÔXeoj; 


s7:'.[jieXt,-t,s  ou  stt'.ijisXtq- 
6ct;,  OU  Tpoaxàrriç 
000 'j =  ^lôxo'jpoî 


104 


ÉLÉMENT.*  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


IVR,  IVRID 

—  LEGIVR.  IVRID 

LEGAVG 

LEGAVGPRPR 
LL;LEGLEG,LG 


Dilectator=m{ssusad 
dilectum  juniorinn. 
ad  jiiventulem  le- 
g en  dam 

Dii.x 

Juridicus  per  Italiam 
rcgionis... 

Juridicus,  le  gains jtiri- 

diciis  frovinciae 

per  provinciam... 

Légat  us  Augusti  in 
provincia...  (Mis- 
sions extraordi- 
naires) 

Legatiis  Augusti  pro 
praetore  provin- 
cia e... 

Le^atus  le^ionis 


ermanicae 


I  G- 

I  Adjutricis,  piae 
Jîdelis{AD,ADl, 
ADIVTPF) 

I  Italicae  (ITAL, 
ITALIC) 

I  Minerviae  piae 
Jidelis  (M,  MIN, 
MINER- P- F) 

\Parthicac[PXKY 
PARTH) 

II  Augustae  (II 
AVG) 

II  Adjutricis  piae 
Jidelis  (II  AD, 
ADI,  ADIVT- 
PF) 

II  Trajanae.  For- 
tis    (TR,    TRA, 


TEjaciesU   t\-   ou 


O'./.aiooÔTTj; 
O'.xoc'.ooÔTr.c 


-pEffos'j-:-/;?,      TTOîaoE'j;, 

Tapsopî'jcov 
TTOsaoE'JTr,!;  xa'.  àvT'.TToi- 

£7:apye(a;... 
T:p£aê£'jTï,ç    ou     li'lZlXÙi^l 

À£Y'-wvo;,  Xsvïôjvoç 
a    FîpjjiavtXT,; 

x'  'lTxÀ'.xr,ç 
a'  'A6r,v5cî 

a'  IlapOtx-^- 


CARRIERE   SENATORIALE 


105 


TRAIAN  •  F, 
FOR,  FORT) 
II  Italicae  piae 
fidelis  (ITAL, 
ITALIC  •  P  •  F) 
m  II  Piae 

II  Parihicae  piae 
felicis ,  fidelis , 
aeternae  (PART 
ou  PARTH- 
P-FFouPIF- 
FI-AEouAET) 

III  Augiistae  piae 
vindicis  (AVG- 
PV) 

III     Cyrenaicae 

(CYR) 
III  Gallicae  felicis 

(G,  GALLF) 
III  Italicae  (ITA- 
LIC) =  III  Con- 

cordiae 
III  P arthicae 

(PART  ou 

PARTH) 
IIII     Macedonicae 

(M,  MAC) 
un  Scythicae 

(SCYT,SCYTIi; 
IIII  Flaviae  felicis 

(FF,    ou   FL- 

FEL) 
V   Alaudae 

(ALAVD)  =  Ga/- 

licae  (G)^ 


fi'  'IxoLl'.yS,; 


3  naoe-.y.?;; 


Se6 


acjxri; 


Y   KupTQva'.y.f,? 


raXX 


ly-T,? 


'IiaÀ'.xîjç 


Y    nap6 '.•/.?;(; 


o'  MaxEOcvi-XY,. 


ô    Sy.'J«f/.r,; 


o'  <i»Xao'jia(; 


1.  C.  /.  L.,  III,  294.   La  traduction  grecque  du  nom  Alaudae,  ne  s'est  pas 
encore  rencontrée. 


106 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  F,ES  INSCRIPTIONS 


V  M  ace  do  nie  ae 
pïae  fidelis  (M, 
MAC,  MACED• 
p.F)=V  Urba- 
nae  (VR,  VRB)  ^ 

V^I  Victricis  picie 
fidelis  (V,  Vie. 
VICT,  VICTR- 
P-F)  =  Hispa- 
nae{W,  HIS)' 

VI  Ferratae 
(FERR) 

VII  Claudiae  piae 
fidelis  (C,  CL 
PF)  =  Macedo- 
nicae  (MA  CE- 
DON)' 

VII  Géminée  picie 
felicis  [G,  GEIA- 
FF) 
WWAiigiistaepicie 
fidelis  constan- 
iis{kWG-PF) 

IX  Hispanae 
(HISP)  =  Ma- 
cedonicae  (MA- 
CEDONIC)*  = 
Triîimphatricis 
(TRIVMPH)' 

X  Gemiiiae  piae 
fidelis  {G,  GEM- 

P-F) 


t'  Ma/soov'.y.Tî 


ç'  Nî'.xr/jôpo'j 


ç'  ZiOT^pà; 


C   K),aoo'!a; 


r  FîjJLÎvT,; 


■r'  Zzoolt:t: 


l'    r£U'!vT,Ç 


1.  Cf.  c.  /.  L..  V,  2508.  2510,  2514,  2515,  2518. 

2.  C.  I.  L.,  III,  1632,  3754. 

3.  Henzen,  6768. 

4.  C.  /.  L.,  III,  555.  Je  ne  crois  pas  qu'on  ail  jamais  trouvé  la   mention  de 
cette  légion  dans  iin  texte  grec. 

5.  /6/f/..  V.  397. 


CARRIÈRE  SÉNATORIALE 


107 


X  Fretensis  (  F, 
FR,    FRET) 

XI  Claudiae  picic 
jïdelis  (C,  CL- 
PF) 

XII  Fiilminalae 
ccrtae  consiantis^ 
(FVLM,  FVL- 
MlC-C)  =  Pa- 
ternae  ■ 

XIII  Geminae  piae 
fidelh  [G,  GEM- 

PF) 

XIIII  Gémi  nae 
Martiae  vidricis 
(G,  GEM  •  M, 
MARTV,  Vie, 
VICT,  VICTR) 

XV  ApoUinaris 
piae  Jidelis  (AP, 
APOL,  APOL- 
LIN) 

XV  Primigeniae 
(PRIM,  PRI- 
MIG,  PF) 

XVI  Gallicae  (G, 
GAL,  GALL) 

XVI  Flaviae  fir- 
tnae  ou  Jïdelis  ou 
piae  Jïdelis  (F, 
FLFou  PF) 

XVIII  =  XIIX 

XIX 

XX    ]'aleriae   vic- 


:'  <I'p£-:r,T'!a:; 
'.a'  KXaoota; 

-.6     KsOOt'JVO'iôoO'J 


'.0    l  ïa'.vT,^ 


u'  'AroXXwvaota; 


tô'  no'.a'.YSV'.aç 


'.;;    tl>).ao'jiac  ^îp^T); 


y.'  OùaXspîotî  Nï'.XTicpôpo'j 


1.  Un  seul  exemple  des  surnoms  C<?/-<a  Constans  en  toutes  lettres  :  Notisie 
degli  scMci,  1888,  p.  236;  un  exemple  en  abrégé  :  Eph.  epigr.,  V,  p.  32.  n.  61. 

2.  Wilmanns.  1448. 


108  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES   LNSCRIPTIONS 


LEG  •  PROCOS, 
LEG  •  PR  •  PR  • 
PROV 

P,  PF,  PR,  PRAE, 
PRAEF 

AERMIL 

AER  ■  SAT 


PR.  PRAET 


tricis  (V,  VAL- 
V-VIC,  VI CT, 
VICTR) 

XXI  Rapacis  (R, 
RAP) 

XXII  Dejotarianae 
(DEIOT) 

XXII  Primigeniae 
piae  fi  de  lis 
(PRIM,  PRI- 
MIGPF) 

XXX  Ulpiae  vic- 
tricis  piae  fidelis 
(VVPF) 

Legatus   proconsulis. 

legatus  pro  praeiore 

proviticiae... 
Praefectus 

aerarii  militciris 

aerarii  Saturni 

feriarum  Latina- 


V,  VRB 


riim 
—  praetorio 


iirbi,  urbis.  urhis  Ro- 
mae 


7.ê'    n.O'U'.VEvîaC 


À'  OjÀ-(otç  N'./.T/i.ô:o'j 


ST.OLpyo^  spap'.o'j  iToaT'.to- 

TtXO'J 

ÏTZoLOyo;      a'.paoïfj'j     toù 
Koovo'j 


z-toyoz,  £7rap/_o;  Trpat- 
Tiopio-j  OUTîpatTwoîwv, 
■jrpETtoptiov,  TÙ)v  8oou- 
cpôpwv,  xr,;  aùX?;;,  xwv 
a-roaTo-iotov.  —  On 
trouve  aussi  o-ap^^^o; 
au  lieu  de  ï-^o/oi^, 
depuis  Dioclétien 
surtout 

•jrapyoî   TT,c  ttÔXsw^, 
7:oÀ!apvo; 


p.  p 

p.  PRO,  PROCO, 
PROCOS,  PRO- 
COSS 

VI  VIR  EQR 


TR.  TRIBMIL 
LEGL AT,  LA- 
TIC,       LATICL, 
LC,  LT 
III    VIR,    V    VIR, 
X  VIRADAI 


V-SC  =  VSI 


109 

r,Y£[Jtwv,    àp/ojv  (apça;) 

<rcpaxT)YÔ;  uTCaxoî,  àvôj- 
t'Àap/o-  VÀt,;  a',  ^',etc., 

ITTTCcWV   p0J[i.a(0JV 

yOJ.OLpyrj:^ 


CARRIERE   EQUESTRE 

Prcicscs  provinciae... 

Proconsul 


Sevir  cquituin   roina- 
noruui  tiirmae  I.  II, 
etc. 
Tribumis  mililum 
legionis  laticla- 


Triumvir.  qiiinquevir^ 
dcccmvir  agris  dan- 
dis  adsignandis  jii- 
dicandis 

Vice  sacra  cognos- 
ccns,  vice  sacra  ju- 
dicans,judex  sacra- 
rum  cosnitionum 


B.  —  Carrière  sénatoriale  après  Dioc/étien. 
Voir  plus  loin,  ^  2  Ois. 

§  2.  —  Carrière  équestre 

N.  B.  Les  foiu'tioiinaii-es  de  Tordre  équestre  poilenl,  du 
moins  depuis  le  règne  de  Marc  Aurèle,  les  titres  de  vir  egre- 
giiis  (VE),  oi'rr,p  /.pâT'.TToç  ^EM-V  =  egregiae  memoriae  vir,  après 
leur  mort);  vir  perfectissinius  (V-P),  avrjp  otaaT,[;LÔ-:xtoç;  vir  enu- 

lienlissiniUS  (VEM),   avr^p  È^o/w-ua-io;. 

A.  —  Carrière  équestre  jusqaWi  Dioctétien  \ 
Pour  aborder  la  carrière  équestre,  il  fallait  : 

1.  Cf.  O.  Hirschfeld,  UntersuclauKjeix  auf  dem  Gebiete  der  rôtn.  Verœaltung?- 
Qcscfùcfitei  surtout  p.  240  et  suiv.,  et  Mommsen,  Droit  public  romain.  VI,  2, 
p.  68  et  suiv. 


110  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSClllPTlONS 

1°  Posséder  le  cens  équestre  de  400,000  sesterces; 

2"  Être  eques  equo  publico  (EQP,  PVB,  PVBL),  ''-r.iy  ot,îjlo(j.:»j> 
■z'.\irfiz<.^  [eques  roniaiius  ^'.-T.zji  pwaxTo;  ,  c'est-à-dire  être  com- 
pris sur  la  liste  des  chevaliers  dressée  sous  le  contrôle  de 
l'empereur.  Or,  pour  pouvoir  figurer  sur  cette  liste,  on  devait 
ou  être  chevalier  de  naissance,  ou  avoir  obtenu  le  rang: 
équestre  par  faveur  impériale.  Le  titre  de  equo  publico  n'est 
pas  exprimé  généralement  dans  les  cursus  honoru/u,  par 
suite  d'un  simple  sous-entendu'. 

Mais,  avant  de  parvenir  aux  fonctions  civiles  qui  formaient 
la  véritable  carrière,  aux  procuratèles,  on  était  tenu  d'ac- 
complir un  certain  temps  de  service  militaire,  de  remplir 
une  ou  plusieurs  des  charges  dites  luilitiac  equestfes,  c'est- 
à-dire  la  préfecture  ou  le  tribunat  d'une  cohorte  auxiliaire, 
le  tribunat  légionnaire  angusticlave  '.  la  préfecture  d'une 
aile  de  cavalerie.  Claude,  au  dire  de  Suétone  ',  équestres 
luilitias  ita  ordinavit  ul  post  cohorleni  (iJaiu,  post  alaiii  tri- 
bunatuin  legioiiis  darel;  mais  cet  oj-dre  hiérarchique,  qui 
n'est  pas  confirmé  par  les  inscriptions  de  cette  époque,  fut, 
en  tout  cas,  bientôt  interverti.  Sur  les  monuments  épigra- 
phiques,  le  tribunat  légionnaire  se  rencontre  habituellement 
entre  la  préfecture  d'une  cohorte  et  la  préfecture  d'une  aile 
de  cavalerie  \ 

Quelques  auteurs  regardent  la  ])réfectiue  (h's  ouvriers 
comme  faisant  partie  des  milices  équestres.  11  est  plus  juste 
de  la  considérer  comme  une  situation  semi-militaii'e  ([ui,  la 
plupart  (lu  temps,  conduit  à  ces  milices.  Les  trois  tribunats 
militaires  urbains,  (ribuiiiis  coJiortis  vigilu/n,  Iribuiius  colior- 
lis  urbcinae^  Iribuuus  coJiortis  pracloriae,  sont  également 
(h's  degrés  pour  s'élever  aux  procuratèles. 


1.  Hirschfeld,  Untersuchuncjcn,  p.  214,  note  4. 

2.  On  ne  trouve  pas  le  mot  ainjnsiiclarius  dans  les  inscriptions,  par  la  raison 
qu'il  indique  une  infériorité  de  situation  dont  il  n'y  a  pas  lieu  de  tirer  vanité. 

3.  ClaucL,  25. 

4.  Cf.  L.  Renier,  Mélanges  d'c/ii graphie,  p.  203  et  suiv.,  et  Hirschfeld,  Untcr- 
fuchungcn,  p.  247^ 


CARRIÈRE  ÉQUESTRE  111 

En  adniottanl,  avec  ]\I.  jMonnuscii  ',  (|ii('  Tàf^c  de  vingl- 
ciiiq  ans  environ  (iait  celui  des  tribuns  militaires  de  rang 
équestre,  on  voit  (|ue  Ton  entrait  dans  la  earrière  des  procu- 
ratèles  entre  vingt-sept  et  trente  ans  en  moyenne,  e'est-à-dire 
un  peu  plus  tard  que  ne  le  faisaient  les  sénateurs  pour  la 
carrière  sénatoriale. 

On  peut  distinguer,  parmi  les  charges  qui  composent  la 
carrière  équestre,  plusieurs  catégories  : 

1°  Les  fonctions  financières  attribuées  à  des  procuratoves 
Augusti,  qu'elles  fussent  exercées  dans  les  |)roviiices,  en 
Italie  ou  à  Rome.  Dans  cette  catégorie,  on  peut  ranger  les 
procurateurs,  (jui  occu|)enl,  dans  les  provinces  de  Tempereur, 
auprès  du  gouverneur,  la  place  que  tiennent  les  questeurs, 
auprès  des  proconsuls,  dans  les  j)rovinces  sénatoriales,  et 
un  gi'and  nombi-e  d'autres  agents  financiers  de  Tempereur  : 
procuralof  a  ra/ioiiihiis,  I/eredita/iti/ii^  j)i-ocui'(ilor  XX  liere- 
(li  latin  m,  etc.  ; 

2"  Les  fonctions  à  la  fois  administratives  et  militaires  délé- 
guées par  l'empereur  aux  procuratoves  (praesides),  gouver- 
neurs des  provinces  procuratoriennes  impériales; 

3"  Les  charges  confiées  aux  ofiiciers  de  la  maison  impériale 
ou  aux  emplovés  de  la  chancellerie  :  procurator  hibliothe- 
carum^  a  libellis,  ah  epistulis,  etc.; 

4"  Diverses  préfectures  administratives,  comme  la  préfec- 
ture de  l'annone,  et  celle  de  la  poste; 

5"  Certains  commandements  militaires  :  la  préfecture  d'une 
flotte,  des  vigiles,  de  l'Egypte,  du  prétoire. 

Il  n'est  guère  possible  d'établir  une  hiérarchie  rigoureuse 
entre  ces  difTérentes  fonctions,  d'autant  plus  (pu*  l'impor- 
tance d'un  grand  nombre  d'entre  elles  a  varié  suivant  les 
époques.  Le  classement  (pie  M.  llirschfeld  a  fait  des  procu- 
ralèles,  d'après  le  traitement  qui  y  était  affecté,  j)eut  être 
utilement  consulté  à  ce  sujet';  nous  n'avons  pas  à  le  repro- 

1.  Étude  sur  Pline  le  Jeune,  p.  13. 

îi.  Untcrsucfiungen,  p.  258  et  suiv.  II  recouuait,  à  partir  d'Hadrieu,  quatre 


112  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  LNSCRIPTIONS 

diiire  ici.  Nous  rappellerons  seulement  que  les  plus  hautes 
fonctions  de  la  caiiière  équestre  sont,  en  suivant  Tordie 
progressif  :  la  préfecture  de  la  flotte  de  Ravenne  ou  de 
Misène,  la  préfecture  des  vigiles,  celle  de  rannone,  celle 
d'Egypte,  et  enfin  celle  du  prétoire. 

Le  personnage  suivant,  qui  figure  sur  une  inscription  de 
Tarragone,  ne  faisait  que  commencer  la  carrière  équestre 
quand  le  monument  lui  a  été  élevé  : 

C.  1.  L..U,  42.18: 

MPORCIO  MF 
A  N  1  É  N  S  •  A  P  R  O 
riVlRO  •  PRAEFEC 

fabrtribmIlit 
leg  •  vi  • ferrât 

PRÔC ■ AVGVST 

AB  •  ALIMENTIs 

FLÀMINI  ■  P  •  Il  •  C 

P   •   Il   •  C 

M.  Porclo,  M.  f[ilio  ,  Anic/isi  tribu ,  Apro,  duiuiwiro. 

Fonction  de  transition  entre  les  honneurs  iinini(i[)aux 
et  la  carrière  équestre 

jiroefcctoi  fabriuni]. 

Fonction  préparaloire  à  la  carrière  écpieslre 
trib  tinoj  nii(it[(/in)  Icgiionis    VI  Ferrât  ne], 

Fonction  de  la  cai'rière  éqiicslre 
proc' urntori)  Aiif^iisl  i    <ib  al i mentis, 


classes  de  procurateurs  :  ireccnarii  (CGC  ou  ad  HS  CGC),  r/arcnarii  (CC  ou  ad 
US  CC), centenarii  {C  ou  ad  HS  C),  sca-agenarii  (ad  HS  LX).  Cf.  aussi  sur  la 
même  question  Liebeiiara.  Die  Laufbalm  dcr  ProeUratorcn  bis  au/'  die  Zeit 
Diocletians,  léna,  1886. 


CARRIERE    EQUESTRE  113 

Fonction  sacerdotale. 

flaiiiini  p(rovinciac)  Hispaniae)  Cyltcrioris) 
oroK'incia  Il[ispani(i\  C{itcrior). 

L'iiiscri})tiou  (.\uc  nous  allons  citci",  au  conlrairc,  nous  l'ait 
coiinaitre  un  chevalier  ([ui  s'élait  avancé  assez  loin  dans  la 
carrière  équestre,  sans  parvenir  néanmoins  aux  charges 
suprêmes. 

C.  /.  L.,  VIll,  8934  : 

S  EX  •  CORNELIO 
S  E  X  ■  F  ■  A  R  iN  •  D  E  X  T  R  0 
PROC  •  ASIAE  •  IVRIDICO  •  ALE 
XANDREAE  •  PROC  •  NEASPO 
LEGS  •  ET  •  MAVSOLEI  ■  PRAEF  ■ 
CLASSIS  •  SYR  •  DONIS  •  MILITA 
RIB  •  DONATO  •  A  •  DIVO  •  IIADRI 
ANO  •  OB  ■  BELLVM  •  IVDAICVM 
HASTA  ■  PVRA  ■  ET  •  VEXILLO 
PRAEF  •  ALAE  •  ï  ■  AVG  •  GEM  •  CO 


LONORVM  ■  TRIB  •  LEO  •  VIII  •  AVG 
PRAEF  •  COH  •  V  •  RAETORVM 
PRAEF  •  FABRVM  ■  TU  ■  PATRONO 

COLONIAE 
P -BLAESI VS  •  FELIX  •  7  •  LEG  •  II  •  TRAI 
AN    •    FORT    •    ADFINI    •    PlISSIMO 

OB  MERITA 

iScv.  Cornelio,  Scx.  f[ilio),  Arnicnsi  tribu),  Dc.vtro. 

Fonctions  de  la  carrière  éc^uestre 

proc^aratorif  Asiae,  juridico  Alejcandreac,  proc[uratori)  Ncaspolcos 
et  yiausolei,  praef[ecto)  classis  Syr[iacae), 

Fonctions  préparatoires  à  la  carrière  écjuestre 
donis    niilitai'(b[ns)    donato    a    Di\o    Iladriano    uh    belluin    Jiidaicuin 


114         ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

liasta  pura  et  i'c.rillo\  praef{ecto)  alae  I  Aug[ustae)  Geni(inae)  colo- 
noruin,  trib[uno)  leg{ionis)  VIII  Aug[ustac),  praef[ecto)  co[liortis) 
V  Raetonan, 

Fonction  de  transition 

praefccto  fabritin  ter, 

patrono  coloniue  P.  Blaesius  Félix,  c{^enturlo)  leg[ioriis)  II  Trajan[ae) 

For{tis) 

adfini  piissimo,  ob  mérita. 

Enfin  voici  un  monument  qui  nous  présentera  un  exemple 
de  ciLi'sus  lionoriiin  équestre  complet,  du  moins  tel  qu'il  était 
pendant  les  deux  premiers  siècles  : 

C.  I.  L.,  VI,  1599  : 

M     ■     BASSAEO     •     M     •     F     •      STe/ 

RVFO      •      PR     •     PR  a.  177 

/;»PERATORV.M  •  M  •  AVRELI  •  A.NTONIM  ■  ET 
/  •  AVRELI  •  VERI  •  ET  •  L  •  AVRELI  •  CO.M.MODI  •  AVGG 
CONSVLARIBVS  •  ORNA-MENTIS  •  HONORATO 
CT  •  OB  •  VICTORIA.M  •  GERMANICA.M  •  ET  •  SAR.MATIC 
aNTONINI  •  ET  •  CO.M.MODI  •  AVGG  •  CORO.NA 
«n'RALI  •  VALLARI  •  AVREA  •  HASTIS  •  PVRIS  •  IIII 
/OTIDE.MQVE        •        VE.XILLIS         •        OBSIDION'ALIBVS 

ab  iisdem  donato   •   praef   ■   aegypti   ■    prael  an.  1(31-1(30 

a7in?  PROC  •  a  •  RATIONIBVS  •  PROC  •  BELGîCJe  et 
duAR\'M  •  GER.MAMARV.M  •  PROC  •  REGNI  •  HO 
rici-  PROC  -ASTVRIAE  •  ET  •  GALLAECIAE  TRIB  ■  Co/l 
...   PR-TRIB-COllX-VRB-TRIBCOH'VVIGVL-P.P    BIS 

etc. 


1.  Il  est  à  remarquer,  au  sujet  de  la  mention  de  ces  décorations  militaires, 
que  les  doua  militaria  sont  généralemeut  indiqués  dans  le  cursus  koiwruin  à 
la  suite  de  la  fonction  pour  laquelle  ils  ont  été  accordes;  mais,  parfois,  cette 
indication  est  rejetée  après  l'énumération  des  différents  honneurs  obtenus  par 
le  personnage.  Nous  rappellerons  ici  que  les  décorations  sont  :  pour  les  soldats, 
sous-oHiciers  et  officiers  jusqu'au  grade  de  centurion,  inclusivement,  des  arinil- 
lae,  torques e,i jiltalcrac,  distinctions  qui  sont  généralement  conférées  ensemble; 
pour  les  officiers  supérieurs,  des  coronac,  liastac  jnirac  et  ccxilla.  Les  ceu- 
turions  les  plus  élevés  en  grade  ont  droit  à  une  coruna  et  une  hasta  pura;  les 


CARRIKllE  EQUESTRE  115 

M.  Bdssfico.  M.  l\ilio),  St[vl[latiii(i  tribu)],  lîit/'o 

Fondions  supt-i'ieures  do  l;i  carrirrc  ('•([uoslre 

j)r[ac/crio)  pr^iictoi-io)  [Ini]pL'ratoriini  M.  Aurcli[i)  Anlonini  et  \_L.'\ 
Aureli[i)  Veri  et  L.  Atircli(i)  Coinmodi  Aiig[nstorum),  [c]onsularibus 
ornanicntis  Itonorato  \_e]t  ob  v/ctoriniu  Gcnnanicaiii  et  Sanii(itic[aiii) 
\_A]ntoniiii  et  Coinmodi  Aiig[iistoriiiii)  corona  [iii]iirali  vallari  aurca, 
/lastis  piiris  IIII,  [to]tideiiiqi/c  ve.vi/lis  obsidionalibus  [ab  iisdeni]  do- 
nato,  pr'uef'i^eeto]  Acgypti,  j)r<ie/]ecto)  [annl^onae)  on  i'ig{^i/uiii]], 

Procuralèles 

proe(i/ratori)  n  rnlioitibiis,  proe[iiratori)  Belg[irfic  et  dii](trum  Gcrina- 
nidi'uin,  proe[nr(ituri)  regni  [A'or/jr/,  proe^uratori)  Asturiae  et  Gal~ 
laccine. 

Fondions  niililaires  prc'paraloiros 

trib[i/noj  [eo/i[ortis)...]  pi\aeloriae),  trib(iino)  co/i(ortis)  X  iirb[anae), 
trib((ino)  coli[ortis)   V  i'ig/i/(uiii),  p(riiiio)  p(ilo),  bis... 

D(>|)iiis  [ladrien,  on  adiiiel  coiiiiiu'  ronctions  préparatoires 
à  la  carrière  dc^s  procui-alMos,  à  volé  des  niiliees  équestres, 
et  souviMil  avec  dis|)ense  al^solue  de  service  militaire, 
(|iiel([iies  emplois  civils,  comme  celui  d'avocat  du  fisc  ou 
des  charges  administratives  inférieures  ^  ;  aussi  certains 
ciirstis  ne  mentioiuuMit-ils  aucun  grade  mililaire  [)armi  les 
fonctions  antérieures  aux  procuratèles. 


tribuns  et  les  préfets  aux  mêmes  décorations  augmentt'es  d'un  cexilluin,  ou 
même  à  deux  décor.iiions  de  chaque  sorte;  les  légats  légioiuiaires  de  rang  pré- 
torien obtiennent  trois  coi-onac,  trois  /lastae  purac  et  trois  rcxilla,  et  les  légats 
consulaires  quatre  insignes  de  chaque  espèce  (Henzen,  /  doni  militari  de' 
Romani  dans  les  Annali,  186'J, p.  205  et  X'IU.  Cf.  Marquardt,  Organisation  mili- 
taire, p.  322  et  suiv.),  Henzen  a  établi  que  la  mention  des  armlllac,  torques 
et  p/ialerac  ne  se  rencontre  plus  dans  les  textes  épigraphiques  depuis  Hadrien; 
on  n'y  lit  plus  que  la  phrase  donis  militarihus  donatus.  U  n'est  plus  du  tout 
question  de  décorations  militaires  dans  les  inscriptions  après  l'époque  de  Cara* 
calla  (Borghesi,  Œuc,  II,  p.  338). 
1.  Hirschfeld,  Untcrsuriiun'jen,  p.  255. 


116  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

De  Boissieii,  Iiisci'.  de  Lyon,  p.  246  : 

C  •  IVL  •  C  •  FIL  •  QVIR  •  CELSO 
A       LIBELLIS        ET       CENSIBVS 

PROC  PROVINCIAR  L  \' G  V  D  ET  AQVITAMC 
PROC  PATRIMOM  PROC  XX  IIEREOITAT  ROMJfe 
PROC  NEASPOLEOS  ET  .MAVSOLEI  ALEXA.NDRIAE  PROC 
XX  HEREDITAT  •  PER  •  PROVINCIAS  •  NARBONENSe»? 
ET  AQVITANICAM  DILECTATORI  PER  AQVITANICAC 
XI  POPVLOS  CVRATORI  VIAE  LIGNARIAE  TRIV.MPIIa/îS 
APPIANVS    •    AVG    •    LIB     •    TABVL    •    RATION    ■    FERKAR 

C.  Jul[io),   C.  fil[io),  Qulr{ina  tribu)  Cclso, 

Procuratèles 

n  Ubcllis  cl  ccnsibiis.  pror[nr(itori)  provinc/(ir[iuii)  J.ii<^inliinicnsis)  et 
Aqiiitanic{ac),  proc[uratoi'i]  p(itriiiioni{i),  proc[iiratori)  XX  licredita- 
t(iuni)  Ro/na[e],  procyuratori)  Xeaspolcos  et  Mausolcl  Alc.randriae, 
oroc^uratori)  XX  heredltat[iuiii)  per  proi'incias  yarboncns[em]  et 
Aquitanicam, 

Fonctions  préparatoires 

dilectatori  per    Aqititanicfi[c]    Xf   populos,    ruratori    iiae    Lignnriae 

triuinp/ia[lis], 

Appianus,   Aug[usti)  Ii[l)erlus],    tabul[nrius)  ratio[nuin)  ferrar[iaru/ii). 

La  carrière  équestre  siiljit  trimportants  ehangeiiients  au 
troisième  siècle.  La  praefectufd  fahrnin  (lis|)arut,  le  centu- 
rionat  lut  compris  parmi  les  milices  équestres  et  en  i'orma 
le  premier  degré;  c'est  à  partir  de  cette  époque  qu'apparaît 
l'expression  a  tribus  mililiis.  ou  (t  qiKtlitor  niilitiis  suivant 
le  nombre  de  charges  oblenues,  ou  simplement  ab  cqiicS' 
tribus  j)iilitiis,  a  niilitiis  \ 

En  même  temps,  le  primipilat  el  la  j)rél'eclure  d'une  légion 

1.  Cf.  Hirschfeld,  Untcrsuc/ninr/en,  p.  249,  250  et  les  notes.  Cet  auteur  sup- 
pose môme  que  le  titre  a  milillis,  à  cette  époque,  était  purement  honorifi(|ueet, 
comme  tel.  accordé  souvent  à  des  chevaliers  qui  n'avaient  pas  fait  de  service 
militaire  elîectif. 


CARRIERE  EQUESTRE  117 

(|ui,  auj)ai'avaiit  ('taiciit  ])()iir  les  vieux  soiis-odieiers  le  plus 
haut  grade  à  obtenir,  de  telle  sorte  (^ril  y  avait,  à  côté  de  la 
earrière  équestre,  une  carrière  militaire  inférieure  distincte 
et  ne  menant  pas  aux  milices  équestres',  deviennent  un 
titre  pour  obtenir  des  procuratèles.  Les  places  de  procu- 
rateurs paiaissent  n'être  plus,  dès  lors,  qu'une  récompense 
donnée  aux  anciens  oiïiciers.  L'importance  de  ces  places  était 
naturellement  d'autant  plus  grande  que  le  grade  militaire 
obtenu  antérieurement  était  plus  élevé  '. 

Ce  sont  là  autant  de  changements  dont  nous  retrouvons 
la  trace  dans  les  inscriptions. 

Comme  nous  l'avons  indiqué  au  début  de  ce  chapitre,  les 
procurateurs  de  Tordre  équestre  portent,  sur  les  monu- 
ments, la  qualification  de  c//'  egi'egius,  dont  la  première 
mention  épigraphique  connue  remonte  au  règne  d'Anlonin 
le  Pieux'.  Ce  titre  j)eut,  d'ailleurs,  être  accordé  à  d'autres 
membres  de  l'ordre  équestre.  Le  titre  de  vir  perfectissimus 
est  porté  par  les  préfets  depuis  le  rang  de  praefectus  classis 
jusqu'à  celui  de  praefectus  aiiiwiiac,  ainsi  que  j)ar  certains 
procurateurs  de  rang  élevé.  Le  préfet  du  prétoire  seul  est 
vir  eminentissiimis. 

Les  équités  iiilusti'es  sont  ceux  des  chevaliers  qui,  ayant 
le  cens  sénatorial,  peuvent  prétendre  à  la  carrière  réservée 
aux  sénateurs. 

Nous  donnons  ici  une  liste  des  sacerdoces  et  des  dif- 
férentes fonctions  de  l'ordre  équestre  dont  on  connaît  des 
abréviations  épigraphiques,  comme  nous  l'avons  fait  plus 
haut  pour  les  fonctions  sénatoriales. 

1.  Voir  plus  loin,  §  3,  2"  (p.  136). 

2.  Cf.  Hirschteld,  op.  cit.,  p.  249  el  suiv. 

3.  C.  /.  L.,V,  532,  ligne  28.  Cf.  Mispoulet,  Inst. polit,  cle.^  Romains,  II,  p.  208, 
note  71.  On  lit  cependant  sur  un  papyrus  égyptien  de  59/60  ap.  J.-C.  [Aegyptische 
Urkunden,  n"  112)  :  xoîl  -/.paTiffTO'j  -t^^isixrr/o^  As'jxtou  'louXîo'j  Oùr^axeivou. 


lis  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  EES  INSCRIPTIONS 


Sacerdoces  de  l'ohdre  équestre 


HAR 


Ilantspcx 
Liiperciis 


LVPERC 

LL:     LAV  ■  LAV  ;    j  f  Sacer^/osj     Laurens 

LAVRLA\^  Lavinas 

T\'B  •  SAC  ■  P  •  R  •  Q  ;  Tubicen  sacrorum  po- 

I  piili  romani  Quiri- 

\  tiiim 


f~.'J.-rjT/.'j—rjÇ  , 


Fo>CTioNs  confip:es  aux  membres  de  l'ordre  équestre 


PP;  PPP;  PRI- 
MO P"- 

P,  PF,  PR,  PRF', 
PRAE,  PRAEF- 
CM,  CIIO,  CIIOR, 

C3H 

T,  TR.  TRIB,  TRI- 
BVCH,  CHO. 
CHOR,.COH 

COHCR 

EQ 

■ —       PED 

—       co 

—  B 

-  PR 

—  VRB 

—  \\G 

tr;j-ribmil,leg 


Primipihis^    primipi- 
lavis,  primopilaris. 
Pracfectits  cohortis 


Tribunus  cohortis 


cohortts  civium 


romanorum 

—  eqiiilatae 

—  peditalae 

—  miliariae 

—  quingenariae 

—  praetoriac 

—  tirbanae 

—  vigiliim 
'Irihuniis  duUIidu.  le- 


Tïpetji.'.Ti'.Xâp'.oc 
Tpa!(f  £XTO?  aTiEÎpa;  ou 

7.  0  lô  p  T  TQ  ?,    y.  0  Ô  p  T  T,  C  , 
/wpTTQÎ,    /ÔpTT,; 

Tpioo'jvoî    OU   yiÀtapyo; 
ywpTTj,- 


y'./'.ap/o;  OU  /î'./.'.ap/o;; 


1.   C.  I.L.,  XII,  2210. 
a.  C.  /.   L.,  \IIL  9015. 
3.  C.  /.  L..  NU.  150. 


—  SEXM,  SEM,  SE- 
MEN,   SEMENS 

P,  PF,  PR,  PRAE, 
PRAEFAL,  EQ, 
EQAL 

A  MIL 


P,  PR  etc.,  K,  KAS, 
KASTL,  LEG 

AD,  ADLEC  •  IN  • 
DEC,  INVD, 
DEC;IVDDEV- 
DEC;  IVDDEC- 
I,  etc. 


CENS;PROCAVG- 
A  CENS 


C,  CVRRP 


C.CVRVIAE,VIAR 


CARRIERE  EQUESTRE 

—  semeslrïs 

Praefectus  alae,  equi- 
tum.,  equitum  alae 

A  milttiis,  a  tribus  ou 
qiialluor  mililiis 


Praefectus  castrorimi^ 
legionïs 

Adlectus  in  decurias  ; 
in  quinquc  decurias^ 
judex  de  quinquc 
decuriis,  judex  de- 
curiae  primae  se- 
cundae^  etc.,  judex 
selectus 

Advocalus  fisci 

Censitor,     procurator 

Augiisti  a   censibus 

Consiliarius  A  ugusti  ; 

Cl  sacris  consiliis.,  a 

consiliis 

Curator  reipuhlicae 

Lignariae 
triiimphalis 
Curator  Praenestitiae 
viae  oui  Nomenta- 
viarum\  nae  Labica- 
nae   et  La- 
tinae 

Dilectator  ;  inissus  ad 
dilectum  jimiorum., 
ad  juventutem  le- 
gendam 


119 


ZTfxpyoi,    uTzoi.O'/o^ ,    ou 

aXifi;,  î'Xr;;, 
aTTo  axpaxiôjv,  cltzo  ffTpa- 

xptwv  y  tXtapyiwv,  TS- 
TîtiJirjiJiÉvo;  TExipxTjî 
(TtpaTsîa; 

O'.x.aTTtov 


(juvr^Yopoî  TO'J  '.EpwTaxou 
•ca[Jiî(ou 

X7]tJ.a£?'ta)p,  ÈTTiXpOTTO?  £71'. 

XTJvaov,  xï^vJtov 

T'iaêouXoç  TO'J  SeêauTO'j 


^■K•.lJ.tA^r\zr^q  ôooù 


T:£[ji.cp6£'.(;  £U  OU  £7ï'.  uTpa- 
-coXoY'-av 


120         ÉLÉMENTS   COMMUNS  A   TOUTES    LES   INSCRIPTIONS 


DVC^ 

IVR,  IVRID 
MAG 


PRO  MAG 


P,    PF-    etc.    AEG, 
AYG  = 

ALI  M 

A,  ANNVR 


SP,  SPR,  SVBPR, 
SVBPRAE,  SVP- 
PRAEF 

P,  PF  etc.  CLASS 

SP,  SPR,  SVB- 
PRAE ,  SVB- 
PRAEF- CLASS 

P,  PR  etc.  FAB, 
FABR 

COS, 

PR  ou  PRAET 

P,  PR  etc.  PR, 
PRAET 


Ditcenarius  (prociira- 
tor  diicenarius) 

Dux 

Juridiciis  Aegypti 
Alexandiiae 

Magister  (a  censibus. 
a  libellis,  cognilio- 
num  sacrarinn,  me- 
moriae,  summariim 
rationum,  etc.) 

Pro  magister  (heredi- 
tatïiim,  XX  heredi- 
tcttium.  etc.) 

Praefectus  Aegypti 


ZTZoiÇiyo:  A'.yj77TO'j 


—  alimentorum 

—  annojjae,    annonae  \  ^~a?X°5  ou   l-<.\i.z\rf:r^z 


iirbis  Romcte 

Siibpraefectus    [anno- 
nae.,  iirbis) 

Praejectits  cLissis 

Siibpraefectus    classis 

Praefectus  fabriim 
consula- 


ris,  praetorius 
praefectus  praetorin 


cùôsvîotç,  £'jOr,v'aç  ou 


à-apyo;  ttôXci'j,  (iTÔ/ao- 
yo;,  TToÀipyr,? 


îTîapyo;   tsy vtTtov  ,    twv 
ipy  ttexTÔvcov 


E-apyo;,  tr.xpyo^  rpa;- 

TdJpîo'J,     ZT.lLpyO^    TtOV 

oop'jtiôpcov,  TTJç  aùX-f,?, 
':cov(T':pa':o77iOiov;  "^(Y^- 

fXlOVTWV  CJTpaT077ÉOtOV, 


1.  C.  /.  L.,  VIII,  797 

2.  C.  /.  L.,  III.  35. 


CARRIERE  EQUESTRE 


121 


VEHIC 
VI G 


SP,  SPR  etc.  VIGIL 
P,   PR  etc.    PROV; 

—  G 

—  G 

PPANN' 

—  N,  NVM 
PP 

P,PR,  PRO.PROC; 
PROC  •  AVG 

—  AB  ACT-VRB 


—  ALIM,  AB  ALIM, 
AD  ALIM 

—  A,  ANiN 

—  AQVAR 

—  BYB,     BIBLIO- 
THEC 


—  vehiculoriim 

—  viailiim 


Siihprae/ectiis  vigi- 
lum 

Praefecliis  provin- 
ciae  ; 

—  civitatiim ...  in 
provincia  ;  —  gen- 
h's  (en  Afrique) 

Praepositus    annonae 

—  niimeri 
Praeses  provindae 
Prociiralor  ;  procura- 

tor  Aiigusti 

—  ab  actis  urbis 

—  Alexandriae,  ad 
diocesin  Alexan- 
driae 

■ —  alimentorum,  ab 
alimentis,  ad  ali- 
menta 

—  annonae,  ad  anno- 
nain 

—  aquarum 

—  bibliothecae,  a  bi- 
bliotheca ,  bibliothe- 


ptwv  ;   uTTapjiro;   Trpat- 

1(00  (lOV 

È-ap^o;  rjyr^ij.izi<yj,  pzi- 
■/.O'jXojv 

v'jXToaTpâTïJYo;,  vuxTspi- 
voç  axpaxTiYoÇ,  ô  Twv 
vu/.TO(f'j)vâxcov  apj^ojv, 
ZT.'xpy  0^  vux-zocf uXâ- 

y.lOV,  Ô  TTjV  V'jy.TSOtVTjV, 

TTpaTTjY'-av   axpaTT)- 
Y  w  V 


•/■iY£;jLiov 


-    Vcfi^ 


tiz'.'ZQOTzo:  2,îoaff-0'j 


-  £71'.   ototxrjaswç  'AX; 

^avopEt'ac 


àvvo'jvTii; 
—  ûoàTwv 

6     ETtl    TÔjV    £V    PoJ[JL'(1     pt- 


1.  Après  Dioclétien. 


122  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


—  ADBDAMNA- 
TORVM 

—  RAT • CASTR ; 

FC 

—  A  CENS,  CENS 

—  A  COGNIT 


-  A  COMMEN- 
TAR  •  PRAEF  • 
PRAET 

-  AB  EPIST,  AB 
EPISTVLLA- 
TIN,  GRAEC 

-  FAM,  FAMIL 
G  LAD 

-  A  FRVM 

-  HER,  HERED, 
HEREDIT,STAT- 
HER 


—  A  LIBELL 

—  LVD  •  MAT 

—M, MET,  METAL; 
FERR,   FERRAR 

—  MIN 

—  M,  MONET 

—  A  MVNERIB 


cannn   graeccte     et 
latinae 

—  ad  bona  damnato- 
niiu 

—  castrefisis,  rat  ion i 
castretisis.  fisci  cas- 
trensis 

— a  censibus  =  cefisitor 

—  a  CQcr'iitionibiis 


a     commentariis 
praefecti    praetorio 

-  ab  epistulis  latinis, 
i>raecis 


-  familiae  gladiato- 
ri'ae 

-  a  frumento 

-  hereditatium,   sta- 
tionis  hereditatium 

idiologiis  ad  Ae- 
gyptiim 

-  a  libellis 

-  liidi  matutini 

-  a  memoria 

-  marmonun,  métal- 
li^  ferraiiarum 

-  ad  Miniciam,  Mi- 
niciae 

-  monetae 

■  munerum,  a  inuiic- 
ribits 


p'jêX'.ciOTjy.ùJv    pcojjiat- 
•/.ôjv  ~t  xa;  £).).T,v'.y.ùJv 


"/.XTtOTjJi.; 


—  £— ;  àTroy.p'.jJiàTiov,  ztI 
y.  V  a  Y  V  w  a  £  (0  V ,  £—  it  e- 
■zoL'iiJ.iv'jç  Ta~;  or/.at;, 

arrô  /.ojJLîvTasrjVT'.wv 


-  £7ïi    TÛ)v    imj-oXwv, 

ETT'.TToXe'JÇ,       £7îl      TWV 
E).XTjVV'."/,à)V       ZT.'.IJZO- 

).tov 

-  oajjL'.Xfa;  [JLovo;jt.âyt07 


-  x)>T,povo[JL'.xÔ!;,   xXtj- 

OOVOJJL'.WV 

ÀÔYCi'J 

-  £TT'.     ptOÀ£'.0:C0V,      £— '. 

■zol'.ç  pîêXotç 

-  ),0'jCiO'J    jJiaTO'JTtVOl» 

-  Ttov  [Ji£-:aXXo)v,  Aaxo- 
aîcov,  [jiîxaXXàpyTjÇ 


—  OPERPVB 

—  P,  PATRIM 

—  PPILLYRICl 

—  IIIIPAFR 

—  XXXX,  =  Q\^\- 
DRAGPAPHLA- 
GOiN,  GALL  ou 
GALLIAR 

—  RATPRIV 


-  SR,  SVMMA- 
RVMRAT;  AR, 
A  RAT,  A  RA- 
TION 


—  REG 

—  SILIC,  AD  SILIC 

—  VEC,  VECT,  VE- 
TIG 

—  VIAR 

—  XX  IlER,  HERE, 
HERED,  MERE- 
DIT 

—  XX  LIB 

—  VIN,  AB  VIN 

—  PR.  PROV 
RAT 


CARRIERE  ÉQUESTRE 

—  operum  publicorum 

—  patrtmoni,  a  patri- 
iiionio 

—  piiblici  portorii  II- 
lyrici 

—  quatuor  publicorum 
Africae 

—  qua  drag  esimae 
(Asijc.  Bithyniae, 
Poiilij  Paphlago- 
niae,  Galliarum 

—  rationis  privalae, 
frivatae 


123 


-  sumiiiaru)]}    ratio- 
num,   summarum 
a  ratio nibus 


—  regioms 

—  silicum^    ad  silices 

—  a  siiidiis 

—  vectigalium^        ad 
vectigalia 

—  viay-um 

■ —  vigesimae    heredi- 
tatiiim 

—  vigesimae    liberta- 
tis 

—  vinorum^  ab  vineis 

—  provinciae 
Rationalis 


-  TCpE'.OoâTTjÇ  ,  XÔy(,)V 
p  •  f 

i.pz'.oy.zr^^ ,  Trp'.o'jaxw 
Y  îv  ixôç  xooodtTwo, 

TTpÔç  TttJ  lo'.lU  XÔy'îJ  "^î- 
-UXYflîVOÇ  ,  ÈTTÎ-CpOTTO; 
OU    '('HOlloy/   TO'J    '.OÎO'J 

Xôyo'j 

-  i~\  t(ov  xaO'  oÀo'j  Xô- 
Ytov,  ô  TO'j;  xaOôXo'j 
XÔyo'j?  £7:iT£Tpa;ji[jiÉ- 
vo^,  iwv  xa6ôXo'j  Xô- 
Ywv  £T-apyo;,  /.aÔoXt- 


—  0  axo  Ttatos'.ac 


■  s  ly.0  (TXT,  ç  xXr,  po  vo  ijl  ko  v 


î'./.oo-:r,ç  ÈXsuOîoia^ 


îTtiTpo—e'jaaç  z-KOLOy z'.ryj 


124         ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES   LES   INSCRIPTIONS 


SVBPROC 


Suhprociiraior 


Ït.'.-.O'jT.^'J 


Ceux  des  chevaliers  qui  parcouraient  la  carrière  équestre 
formaient  la  noblesse  équestre  equestris  nobilitas),  suivant 
l'expression  de  Tacite.  Aussi  arrive-t-il  fréquemment,  depuis 
Yespasien,  que  les  procurateurs  d'un  certain  rang  sont  admis 
à  entrer  dans  la  carrière  sénatoriale.  Tordre  des  chevaliers 
étant  appelé  ainsi  à  alimenter  Tordre  des  sénateurs  \  Ils  y 
sont  introduits  par  aUeclio,  soit  inter  praetorios-,  c'est  la 
règle,  soit  inter  tribu iiicios^  ce  qui  est  moins  fréquent.  Cette 
allectio  n'a  pas  pour  résultat  de  conférer  à  celui  qui  en  est 
Tobjet  telle  ou  telle  magistrature,  mais  bien  de  le  classer 
dans  la  catégorie  des  anciens  magistrats  aptes  à  exercer 
certaines  fonctions  j)rovinciales  ou  urbaines.  C'est,  pour 
l'empereur,  un  moyen  de  faire  arriver  à  des  charges  réser- 
vées aux  sénateurs  ceux  des  chevaliers  qui  peuvent  y  rendre 
de  véritables  services.  Les  procurateurs  abordaient  plus 
rarement  la  carrière  sénatoriale  en  obtenant  la  questure, 
le  tribunat  ou  la  préture. 

On  comprend  par  là  pourquoi  Ton  rencontre,  dans  cer- 
taines inscriptions,  la  mention  d'honneurs  sénatoriaux  et 
d'honneurs  équestres  accordés  au  même  personnage;  ces 
sortes  de  cursus  honorum  pourraient  être  appelées  cursus 
honorum  mixtes  ;  l'exemple  suivant,  très  caractéristique, 
servira  de  type  : 


1.  Seminarium  senatorum  equestrem  locuni  esse  (Lamprid.,  Vita  Alex., 19). 

2.  Cf.  sur  cette  question  le  travail  de  M.  Bloch,  De  derrctis  furiftorum  maf)is- 
tratuwn  ornamentis.  Paris,  18S3. 


CARRIERE  EQUESTRE  125 

C.  I.  L.,  II,  4114  : 


TIB • CL      CANDIDO • CoS 


X  V  V  I  R  •  S  •  F  •  L  E  G  ■  A  V  G  G 
PR  ■  PR  •  PROVINC  •  II  •  C 
•  ET  •  IN  ■  EA  •  DVCI  •  TERRA  •  MARIQVE 
ADVERSVS  REBELLES  •  H  •  H  •  P  ■  R 
ITEM  A  S  I  A  E  ■  I  T  E  M  N  0  R  1  C  A  E 
DVCI  EXERCITVS  ■  ILLYRICI 
EXPEDITIONE  •  ASL\NA  •  ITEM  •  PARTHICA 
ITEM  •  GALLICA  •  LOGISTAE  CIVITATIS 
SPLENDIDISSIMAE  •  NICOMEDENSIVM 
ITEMEPHESIORVMLEGPR-  PR-  PROVINc 
ASIAE  •  CVR  •  CIVITATIS  •  TEANENSIVM 
ALLECTO  •  INTES  •  PRAETORIOS  •  ITEM 
TRIBVNICIOS  ■  PROC  •  XX  •  HERED  •  PER 
GALLIAS  •  LVGDVNENSEM  •  ET  •  BEL 
GICAM  •  ET  •  VTRAMQ  ■  GERMANIAM 
PRAEPOSITO  ■  COPIARVM  •  EXPEDITI 
ONIS  •  GERMANICAE-  SECVNDAE 
TRIB  •  MIL  •  LEG  •  ÏÏ  •  AVG  •  PRAEFECTO 
COHORTIS    •    [sic]  SECVNDAE    CIVIVM 

ROMANORVM 

SILIVS    HOSPES    •    HASTATVS    •    LEG   •   X 

G  E  M  I  N  A  E     •     S  T  R  A  T  O  R     •     E  I  V  S 

0  P  T  I  M  O     ■     P  R  A  E  S  I  D  I 

Tib.  Ct[audio)  Candido  co[ii)s[idi), 

Fonction  sacerdolalo 
AT  i7/'(o)  !i[acris]  [[aciiindis), 

Fonction  consulaire 

lr-^[at(>)  Aiig{iisforiini  ditoruni)  pr[o)  pr[actorc)  pr{^oi'inciae)  Ii(ispa- 
niae)  C[itci'ioris)  et  in  ca  duci  terra  mnriqnc  adversiis  rebelles  Jt[onii- 
fics)  /i(ostes)  p(opuli)  r[oinani), 


126  ÉLÉMÉNt.S  COMMUNS  A  toUJ-KS  1-ËS  INSCRIPTIONS 

Missions  exlraordinairos 

ilaii^  ^Isidc,  Uciii  yoricac-,  dncis  e.rrrciiiis  Il/i/rtci  c.ipcditionc  Asiana, 
itriit  Partliicd,  item  Gallica,  lo<>istac  ciiùlatis  splcndidissiinae  Nicoine- 
dcnsiii'ii,  ilcni  I:p/icsiori(iii, 

Foiulioii  pi'i'loriennc 

leg(ato)  pr{o)  pr[actorc)  y^/"0i7'«[c(/«c)]  Asiac,    cur[aturi)  ci\'itatis  Tca- 

nensiuin, 

—  allccto  inicr  practorios, 

Fonction  do  livinsition  cnlre  les  deux  carrières 
item  (c'esl-à-dire   allectn  inter]   trihunicios, 

ProcuraU'Ie 

j)roe[iiralori)  XX  /lered(itatiiim)  per  Gal/ins  Lii-^dminiscm  et  Belgieain 
et  i(tra-)iq{'ie)    Gcrnianidm ^ 

Fondions  militaires  préparatoires  à  la  carriéi'c  t'queslre 

praeposito  cvpiariim  expcditionis   Gcriuanicac  secimdar,  trih[i(no)  mi- 

I[itir)i)  legi^ionis)  H  Aug{:istne),  prnefccto   coli[o)rtis  II  civiiiin  roma- 

norum. 

Silius   IIospcs,    liastntus  lei^(ionis)  X    Gcminae,  slrator    ej'iis,     oplinio 

pracsidi . 

Oii  voit  ([lie  Til).  (]laii(liiis  Caiidicliis  csl  ciilrr  dans  la  l'ar- 
rièr(;  équestre  après  avoir  a("coin])ii  son  service  niililaire, 
suivant  la  règle.  11  obtient  (Fabord  une  proeiiratèle  ;  j)uis, 
au  lieu  tle  continuer  la  carrière  des  chevaliers,  il  esl  admis 
au  rang  dos  fft  bit  11  ici/ ;  dès  b)rs,  il  l'ail  partie  de  Tordre  séna- 
lorial.  Il  aur;ul  dû  ensiiile  gérer  la  prc'lure;  mais,  |)ar  une 
nou\elle    laveur    im|)ériale    donl    nous   avons  déjà  |)arlè  ',  il 


1.  Voir  sur  l'emploi  de  item  dans  les  cui\^iis  lionoriun  la  note  2  de  la  page  90. 

2.  C.  /.  L.,  II,  p.  552.  «  Quo  perlitieant  verba  item  Asiac  item  Xoricac  doceri 
vellem  :  nain  neque  unde  pendeant  uequc  quid  significent  adhuc  e.xpedire  po- 
tui.  »  Th.  M. 

3.  Cf.  S  l  à  la  lin  p.  DS. 


CUHSUS  HONORUM  APRÈS  IDIOCLËTIEN  127 

est  classé  parmi  les  anciens  pi-cleuis.  Puis  il  esl  l'evèlii  de 
diverses  ionctions  (>l  missions  ('ixiles  el  mililaiics,  résci-- 
vées  aux  prétoriens  ou  aux  consulaires  ;  car,  de  mod(>sl(^ 
chevalier,  ce  personnage  parvint  jus((u'au  consulat.  Celui-ci, 
comme  la  l'onction  sacerdotale  du  personnage,  est  j)lacé  en 
tète  de  l'inscription,  ainsi  (jue  nous  Tavons  explicjué  |)lus 
haut. 

B.  —  Carrière  C(jiiestrc  après  Dioclcticn. 

\'oir  s^  2  bis. 

l  2  bis.  —  Cursus  HGXORUM  après  Dioclétien  et  Constantin'. 

La  division  entre  Tordre  sénatorial  et  Tordre  équestre, 
qui  donnait  lieu  aux  (\qv\x  sortes  de  cursus  /ioiioru/i/  ([ue 
nous  venons  d'étudier,  dura  encore  quelque  tem[)s  après 
Dioclètien.  La  carrière  sénatoriale  et  la  carrière  équestre 
subsistèrent  donc  dillerentes  Tune  de  Tautre;  mais  les  insti- 
tutions se  transformant  peu  à  peu,  elles  subirent,  chacune 
de  leur  côté,  des  moditications  ;  cependant  les  lois  que  nous 
avons  exposées  dans  les  paragraphes  précédents  s'observent 
encore  dans  la  rédaction  des  cursus  hoiioruni  de  cette 
époque. 

Après  Constantin  se  produit  un  changement  capital  : 
Tordre  équestre  disparaît  ou  à  j)eu  près,  absorbé  dans 
Tordre  sénatorial  ;  il  ne  forme  plus,  dans  l'Empire,  un 
second  ordre  où  une  partie  des  i'onctionnaires  importants 
est  recrutée.  Par  suite,  les  deux  sortes  de  cursus  ho/ioru/n 
que  nous  avons  étudiées  précédemment  se  confondent  en 
une  seule  ;  la  carrière  des  honneurs  est  luiique  ;  mais  il  est 
possiJîle  d'v  arriver  par  deux  routes  dillerentes. 


1.  Cf.  Willems,  Le  Droit  public  /-orna//;,  2"  époque,  période  de  la  monarchie; 
Mispoulet,  Institutions  politiques  des  Romains,  I,  p.  337  et  suiv.  La  question 
a  été  examinée  de  nouveau  par  M.  Lécrivain,  Le  Sénat  romain  après  Diode- 
tien,  p.  19  et  suiv.  Les  conclusions  de  ce  travail  sont  un  peu  différentes  de 
celles  qui  sont  résumées  dans  ce  paragraphe. 


128  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


Si  l'on  est  clarlssiine,  c'esl-à-clire  fils  <riiii  sc'iiaU'iir,  on 
peut,  comme  par  le  passé,  tléhiilei'  par  exercer  les  anciennes 
magistratures,  à  savoir,  la  queslure  et  la  prétiii'e'. 

Or,  ces  dignités  sont  devenues  ties  chaj'ges  plutôt  que  des 
honneurs,  les  attributions  des  magistrats  qui  en  sont  revê- 
tus étant  nulles,  ou  presque  nulles,  et  les  dé|)enses  qu'elles 
entraînent  avec  elles  très  considérables.  ]^a  (piesture,  en 
])articulier,  pour  lacpielle  Tàge  légal  esl  maintenant  de  dix- 
huit  ans",  ne  répond  plus  à  aucune  fonction  cU'ective  ;  aussi 
était-elle  souvent  onn'se  sur  les  inscri|)tions.  soif  qu Clle  ne 
lût  pas  regardée  comme  assez  honorable,  soit  plutôt  (|ue  les 
jeunes  nobles  eussent  trouvé  moyen  de  s'y  soustraire  ou  en 
eussent  été  dispensés  par  faveur  spéciale.  C'est  donc  la  pré- 
ture  qui,  en  réalité,  est  la  première  magistrature  ;  c'est  elle 
(jui  donne  véritablement  accès  au  Sénat.  Après  avoir  été 
préteur  [arbanus,  tuteldris,  trUiniphalis),  on  arrive  à  des 
emplois  de  clarissime,  soit  en  ])rovince.  soit  à  la  cour  impé- 
riale. 

h) 

Si  Ion  n'est  pas  clarissime  de  naissajice,  on  |)eut  être 
appelé  à  ces  emjdois,  réservés  aux  clarissimes.  sans  avoir 
passé  par  la  questure  ni  par  la  préture,  sans  avoir  suivi  la 
voie  que  nous  venons  de  tracer  et  (pii  est  un  reste  de  l'an- 
cien ordre  de  choses  établi  sous  le  Haut-Empire,  il  sullit, 
en  ce  cas,  d'être  ((Ilectus  dans  le  Sénat.  }J'(fllecli().  (|ue  nous 
avons  vu  pratiquer  avant  Dioclétien  surtout  j)our  les  person- 
nages d'ordre  équestre,  allectio  inler  trihunicios^  inler  qiiaes- 
torios,  devient  un  jirocédé  très  fréquemment  usité.  Mais  il 
n'y  a  plus  maintenant  (piuiu'    sorte  iValIcrlio,    (dlcvlio  inler 


1.  Nous  avons  dit  plus    haut  que   le  viginlivirat   avait  disparu  depuis  long- 
temps, et  que  les  fonolious  militaires  n'étaient  plus  données  aux  sénateurs. 

2.  .Mispoulct,  Inslitutiuns  iiolitifjues  des  Roinaimf,  I,  p.  345  et  346. 


CURSUS   HONORUM   APRES  DIOCLETIEN  129 

consulares\  Le  consuhn'is,  (railleurs,  n'a  nullement  le  rang 
(Fancien  consul;  carie  consulat  est,  comme  nous  le  verrons 
plus  loin;  le  couronnement  delà  carrière,  et  ne  conduit  pas 
à  des  fonctions  spéciales.  On  peut  être  coiisiilaris  longtemps 
avant  d'être  consul;  on  peut  même,  étant  consiilaris,  ne 
jamais  arriver  au  consulat'.  Consiilafis  est  devenu  synonyme 
de  sénateur  effectif,  tout  simplement.  Cette  allectio  ne  figure 
pas  dans  les  cursus  Jionoruiu,  précisément  parce  qu'elle  est 
le  mode  habituel,  pour  un  non-sénateur,  d'arriver  aux  fonc- 
tions sénatoriales. 

Lorsqu'on  avait  géré  la  ({uesture  et  la  préture  ou  (fu'on 
é\^?à\.  allectus  iiiter  consulares,  on  était  appelé  aux  diverses 
fonctions  de  la  carrière  sénatoriale. 

Il  y  avait  naturellement  entre  elles  une  hiérarchie  bien 
établie;  les  dignitaires  inijiériaux  étaient  divisés  en  trois 
classes  : 

l^Clarissimi,  Xati.TtpÔTato-.  (C)- 

2"  Clarissimi  et  spectabiles,  -spigÀE—o'  (CETS,  SP). 

3"  Clarissimi  et  inlustres,  hoo^o,  (CET  I,  IN,  INL). 

Entre  chacune  de  ces  catégories  étaient  répartis  les  diffé- 
rents emplois  réservés  aux  clarissimes  ;  mais  comme  l'im- 
portance d'un  grand  nombre  de  ces  emplois  a  varié  suivant 
les  époques,  il  est  impossible  d'en  rédiger  un  tableau  hié- 
rarchique: la  liste  qui  en  a  été  parfois  dressée*,  d'après  les 
renseignements  de  la  Notice  des  dignités,  ne  s'applique 
qu'au  début  du  cinquième  siècle  ;  et  encore  ne  faut-il  pas  y 
ajouter  trop  d'importance,  la  Notice  étant  faite  de  renseigne- 
ments de  dates  différentes. 

On  passe  donc  du  rang  de  clarissimus  à  celui  de   spccta- 

1.  ^illem^,  Le  Droit  public  romain  (6'  édition),  p.  571,  et  Mispoulet.  op. 
cit.,  p.  349  et  suiv. 

2.  Par  là  s'expliquent  les  titres  de  consularis  procinciae,  considaris  aquaruni, 
portés  par  des  personnages  qui  ne  sont  pas  encore  arrivés  au  consulat. 

3.  Cf.  VVillems,  Le  Droit  publie  romain,  p.  548,  et  Mispoulet,  op.  cit.,ç.  314 
et  les  notes.  Les  sigles  et  abréviations  usitées  pour  désigner  ces  fonctions  sont 
à  peu  près  les  mêmes  qu'auparavant. 

9 


130         ÉLÉMENTS  COxVlMUNS  A  TOUTES  LES  LNSCRIPTIONS 

bilis^  et  ensuite  à'inlustris,  comme  on  passait  autrefois  du 
rang  de  quaestorius  à  celui  de  praetorius^  et  enfin  à  celui 
de  consularis .  Mais  la  promotion  d'une  classe  à  une  autre 
ne  se  produit  pas,  comme  antérieurement,  après  gestion 
d'une  nouvelle  magistrature. 

De  plus,  dans  chaque  classe,  il  y  a  des  sous-divisions 
strictement  observées. 

Les  consuls  sont  les  premiers  d'entre  les  inlustres;  le 
consulat  est,  comme  le  passé,  laplus  haute  charge  à  laquelle 
on  puisse  aspirer\  Cette  magistrature  est  obtenue,  généra- 
lement, immédiatement  avant  ou  après  la  préfecture  de  la 
ville,  ou  du  prétoire.  Au  delàj  il  n'y  a  plus  que  le  patriciat. 

Les  deux  cursus  honorum  suivants  appartiennent  :  le  pre- 
mier à  un  clarissime  de  naissance,  qui  a  débuté  dans  la 
carrière  sénatoriale  par  la  gestion  de  la  questure  et  de  la 
préture  ;  le  second  à  un  personnage  qui  y  est  entré  par  allec- 
tio. 

a)C.  I.L.,  X,  1996. 

MAVORTII 

Q  •  FLAVIO  •  MAESIO  •  EGNATIO 
LOLLIANO  •  G  •  V  ■  Q  •  K  •  PRAETORI  •  VR 
BANC  AVGVRI  PVBLICO  POPVLI 
ROMANI  •  QVIRITIVM  •  CONS  •  ALBEI  •  TI 
BERIS  •  ET  •  CLOACARVAl  •  CONS  •  OPERVAl  PVBLI 
CV.M         CONS         AQVARVM         CONS  CAMP         COMITI 

FLAVIALI  COMITI  ORIENTIS        COAUTIS  PRIMI       {sic) 

ORDINIS  ET  PROCONSVLI  PROVINCIAE  AFRICAE 
REGIO    PORTAE    TRIVMPHALIS    PATRONO    DIGMSSIMO 

Mm'ortii.  Q.  Flcwio  Macsio  JSgnalio  Loliiano,  c  larissiino)  i>[iroj  * 
^—  qiuacstori)  k[andidato) , 
—  practori  nrbatio, 


1.  Il  y  a  eucore  de?  consuls  ordinaires  et  des  consuls  sulîects. 

8.  Ce  personnage  l\x\, pracfectuts  Urbi  en  342et  consul  ordinaire  en  355. 


CURSUS  HONORUM  APRÈS  DIOCLÉTIEN  131 

Fonction  sacerdotale 
niigiiri  piiblico  popitli  romani   Qitirit/uin, 

Fonctions    de  darissime 

cons[ulari]  albei  Tiberis  et  cloacaruin,  cons{iilari]  operuin  puhIic[or)uni, 
consUiIari)  aqitaruin,  cons[ulari)   Campiardae), 

Fonctions   de   spcctabilis 

coiniti  FlaviaU,    co/iiiti    Orieiitis,    coiniti   priiiii    ordinis    et  proconsuli 

provinciac  Africac 

rrgiû  porinc  Triuniphalis,  patrono  dignissinio. 

Il  est  à  remarquer  qiie^  tout  en  ayant  droit  au  titre  de 
spectdbilis  par  suite  des  fonctionsqu'il  a  exercées,  O.  Flavius 
Maesius  Egnatius  Lollianus  est  appelé  vir  clarissimus;  il  en 
est  ainsi  dans  presque  toutes  les  inscriptions  de  cette  époque  : 
on  y  marque  non  pas  le  rang-  du  personnage,  mais  la 
catégorie  générale  à  laquelle  il  appartient,  celle  des  sénateurs. 

b)  C.  I.  L.,  VIFI,  989  : 

PL  •  ARPACII  •  V  C  • 


PL  •  ARPACIO  •  PL  •  PP  •  HVIVSCE 
CIVITATIS  •  EX  AGENTE  IN 
REBVS  V  C  •  EX  ADIVT  •  INL  • 
VIRI  •  MAG  ■  OPFICIOR  •  V 
SPECTAB  •  TRIB  •  ET  NOT 
OB  liNSIGNIA  EIVS  ERGA 
REMP  •  MERITA  ET  PRAECIPVE 
OB  PAT  •  BENEF  •  STATVAM  AD 
AETERNITATEM  MERI 

TORVM     EIVS     .     MISS     •     CIVES 
CONLOCAVERVNT 

Fl[avii)Arpacii ,v[iri)  c[larissiini).  Fl{avio]  Arpacio ,  fl{aniini)p[er)p[etuo) 
hujusce  cii'itatis, 


132  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

ex  agente  in  rébus, 

—  v(iro)  c(larissi/no),  ex  ac/jul\orr)  /n/{Kstri.'<)  iv'r/  ///c/^'(/.s7/7'i  ojjicio- 
r[um), 

—  v[iro)  spectab[ili),   trib[uno)  et  not(ario), 

ob  insiffnia  ejiis  erga  remp{ublicam)  mérita  et praccipur  obpatr[onatus?) 
benef(icia),  stataani  ad  acternitatetn  mcritoruni  rjas  Miss\itcnscs)  cives 
conlocavcrunt. 

On  voit  que  ce  personnage  avait  d'abord  été  ageiisiii  rebiis, 
ce  qui  était  une  position  d'ordre  inférieur,  puis  il  avait  été 
admis  parmi  les  clarissimes  par  r/Z/ec/Zo,  cedont  il  n'est  pas 
fait  mention  dans  l'inscription  ;  c'est  en  tant  que  vir  claris- 
simiis  qu'il  avait  été  adjutor  du  maître  des  oiïices,  sous  les 
ordres  duquel,  du  reste,  il  s'était  déjà  trouvé  comme  agens 
iii  rebits;  puis  il  avait  été  promu  au  rang  de  speclahilis  et 
chargé  des  fonctions  de  tribunus  et  iwtarius. 

Dans  ces  deux  inscriptions,  l'ordre  suivant  lequel  les  diffé- 
rentes charges  des  personnages  sont  rapportées  est  l'ordre 
direct;  il  ne  serait  pas  difficile  de  citer  d'autres  textes  de  la 
même  époque  où  l'ordre  inverse  a  été  adopté'.  Car,  ainsi  que 
nous  l'avons  dit,  le  principe  du  cursus  Jionorttm,  tel  que  nous 
l'avons  établi  pour  le  Haut-Empire,  persiste  sans  change- 
ment après  Constantin  ^  C'est  ce  qu'il  nous  suffira  d'avoir 
établi  dans  ce  paragraphe. 


§  3.  —  Carrières  intérieures 

Les  différentes  fonctions  auxquelles  pouvaient  parvenir  les 
personnages  appartenant  à  la  troisième  classe  de  la  société 
étaient  multiples  :  c'était  parmi  eux  qu'étaient  recrutés  les 
employés   inférieurs  de  toutes  les  administrations  publiques, 


1.  Le  plus  fameux  est  celui  de  C.  Caelius  Saturninus.  que  M.  Morarasen  a 
commenté  flans  les Memo/ve  dclV  Istituto.  II.  p.  19  et  suiv. 

2.  Waddington,  [n.-trriptions  de  Syrie,  1847  a  :  Flario  Domitto  Leontio  [c.  c. 
prae/cc]to  praetorio  atque  o[rd]inarlo  consuli,  prorocantibui?  cjus  mcritis  quac 
per  singulos  honorum  grados  ad  hos  \c\um  dignitatum  ajdccs  proi'cxcrunt,  etc. 


CARRIÈRES  INFÉRIEURES  -  133 

comme  aussi  les  soldats  et  les  soiis-officicrs  de  l'armée 
romaine  ;  c'étaient  eux  qui  fournissaient  la  plupart  des  magis- 
trats municipaux  et  qui  composaient  les  nombreux  collèges 
dont  on  trouve  la  trace  dans  toutes  les  parties  de  l'Empire. 
Nous  citerons  cjuelques  exemples  de  carrièi-es  de  cette 
nature,  et  l'on  verra  que  les  règles  suivies  dans  Ténuméra- 
tion  des  fonctions  y  sont  identiques  à  celles  que  nous 
venons  d'exposer  pour  les  sénateurs  et  les  chevaliers. 

■  1"   Employés    (l'administrdtion,    esclaves     ou    affranchis, 
occupés  dans  les  bureaux,  à  Rome  ou  en  province  • 

Epheiu.  epigr.,  111,  48,  à  Tarragone  : 

aur  ■  /aVSTINO  •  AVGVSTO 
rum  liherlO  ■  COMM  ENT  ARî  ExN 
SI  XXXX  •  GALL  •  ITEM  •  VRBISALBEI 
TIBERIS  ■  ITEM  •  PROVINCIAE  •  BAE 
TIGE  •  ITEM  •  ALPIVM  •  COTTI  •  VI 
XIT  •  ANNIS  •  XXXXII  •  DIEBVS  •  XXXXI 
STATIA  •  FELIGISSIMA  •  CON 
IVGI  •  INCOMPARABILI  •  CVM  •  QVO 
VIXIT  •  ANNOS  •  XXI  ■  M  •  VI  •  D  •  XXXII 

[^Aur[elio)   Fà]ustino,  Aiigusto[rum  liber\to^ 
commentar[i\ensi  quadragesimae    Gall^iaruin), 
item  (c.-à-d.   commentariensi)  Urbis,  albci  Tiheris, 
item  proi'inciae  Bactic[a)e, 

item  Alpium  Cotti(i)  * 

vi.rit  annis  XXXXII,  diebus  XXXXI.  Statia  Felicissima  conjugi  incom- 
parabili  cum  cpio   vi.vit  annos  XXI,  m[enses)    VI,  d[ies)  XXXII. 

Les  différentes  fonctions  de  cet  affranchi  sont  rapportées 
dans  Tordre  direct;  il  était  mort,  sans  doute,  au  moment  où  il 
allait  quitter  la  province  de  Bétique  pour  se  rendre  dans  les 
Alpes  Cottiennes  où  il  venait  d'être  nommé.  C'est  ce  qui 
expliquerait  la  présence  de  cette  tombe  à  Tarragone. 

On  trouvera  dans  la  liste  suivante  les  principales  abrévia- 
tions qui  représentent  épigraphiquement  les  diverses  charges 
exercées  par  ces  sortes  de  fonctionnaires. 


134 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


Fonctions  confiées  a  des  employés  d'administration  a  Rome 
ou  dans  les  provinces  \  —  Offices  d'ordre  inférieur 


ABAEG 

AB  •  INST,    INS- 
TRVMAVG.TAB 
A  CAD 

ACCENS 

A  CORLN 
ADIVT    •    PRAEF. 
PROC,  TABVL 

AED,  AEDIT 
AFRVMCVB 


ARK,  ARKAR 

ATRI 

COM,  COAIM,  COM- 
MENT,  COM- 
ME N  T  A  R  ;  A 
COM,COMM,etc. 

3  (7),  0  se  (7  SC). 
D  SCR(7  SCR) 

CORP  C VST 

CVB,  CVBIC,  C\^- 
BICV 

CVST- TABVL 

DEC 


Ab  aegris 

Ab    insiriimeniis  Au- 

giisti,  tabularii,  etc. 
A  cadiicis 
Accensus  imper atoris, 

consuhs,  etc. 
.4  Corinthiis 
Adjutorpracfecti^pro- 

ciir  atoris  Aabiilario- 

riim 
Aediluus 
A  friimento  ciibicula- 

rioriim.  ad  friimen- 

tiim 
Arkarius  provinciae. 

vectigalis 
Atriensis^     atriarius 
Commentariensis^      a 

commentariis 


Conlrascriptor 

Corporis  custos 
CubiculariusAiigusli , 

a  ciibiciilo 
Ctislos  tabularii.    la- 

riim 
deciirialis 


XO'.TtOV'.TTj; 


ET'.  TOJ    y.O'.- 


1.  Oa  ne  répétera  pas  ici  les  noms  des  différentes  adminisf  rations  do  Rome  ou 
des  provinces  qui  ont  été  signalés,  avec  leurs  abréviations  épigraphiques  dans 
la  liste  des  fonctions  équestres, .''.  r.  Procurator. 


CARRIERES  INFERIEURES 


135 


D,  DIS,  DISP,  DIS- 
PEN,  DISPES 

EXAC 


FID 
LAPID 
LIB,  LIER 

LINT 

MARG 

MED 

MENS     AGRAR, 

AGROR 
NOMENCLAT 

NOT,  NOTAR 

NVM 

NVMM,  NVMMVL 

OFF 
OPSON 
OPT 

PAVIMEN 
PEDIS,  PEDISEQ, 
PEDISQ^ 


PRAEC 

PRAEP,     P  •  P, 
PRAEPOS 

PRAEP  •  P  •  PEDI- 
SIC 


Dispeiisator  annonae, 
Jîsci  castre  nsis,  sum- 
marum,  etc. 

Exactor  aiiri,  argen- 
tin aeris 

Fidicen 

Lapidarius 

LihrariiLS 

Lictor 

Lintiariiis 

Margaritarius 

Mediciis 

Mensor  agrarius  agro- 

rum^  agrimensor 
Nomenclator    censo  - 

rius^praetof-ius,  etc. 
A'otariiis 
Numerarius 
Nummularius 
OJficialis 

Ojficinator      monetae 
Opsonator 
Optio  tabellariorum 
Pavimentarius 
Pedisequus^     pedise- 

quus    rationis  cas- 

trensis,      voluptiia- 

7-ïae,  etc. 
Praeco     imperatoris, 

consulis,  etc. 
Praepositiis     tabula- 

rioriim,   tabellario- 

riim,  etc. 
Praepositiis      piieio- 

riim   pedise quorum 


Oi/.OVO[Jt.Oî 


xoojv  xaxau/.îLiïiV  xa- 

6£axa}ji£vo; 


paboou^oî 


voTapioi; 


TaÇ'.WTT)? 


TToatroaitoç 


1.  C,  /.  Z..,  X,  G38. 


136 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES   LES  INSCRIPTIONS 


PROX 

S,  SCR,  SCRIAE- 

DILICouTRIBV- 

NIC,  etc. 
SIGNAT 

SPEC,  SPECLAR 
SPHAER 
TAB,  TABEL,  TA- 

BELL,  TABEL- 

LAR 
TAB,  TABVL,  TA- 

BVLAR 
TEC 
TEGVL 
THER 
TOP 
TRET  NAV 

VIAT 

VIL,    VILIC,    VIL- 

LIC 
SVBVIL 


Proximiis  rationiim , 
tabiilarïoriim,  etc. 

Scriba  aediliciiis.  tri- 
buniaus.  etc. 

Signator  monetae 
Speclariarius 
Sphcieiista 
TabelLiritis 


Tabulariiis  rationis^ 
Jîsci.,  vectigalis,  etc. 

Tector 

Tegiilariiis 

Thermariiis 

Topiarius 

Transvectuaiiuset  na- 
viciilariiis 

Viator  aedilis  plebis, 
Jribuni  plebis,  etc. 

Vilicus 

Siibviliciis 


o:y,quou.o^ 


2"  Soldats  et  sous-officiers  ju-squ'au  grade   de  centurion  % 
et  centurions  qui  n'arrivent  pas  à  la  carrière  équestre  : 

C.  I.  L.,  XII,  2602  . 

M        •       CARAXTIVS        •        .MACrInvS       •        CENTVRIO        •      COH 

PRI.MAE    VRBAXAE 

FACTVS     •     MILES     •     IN     EAD     •     COHORTE     •     DOMITIANO    II     •    COS 

BENEFICiAR   •  TETTIEM    •   SEREnI    •    LEG   •  AVG    •  VESPAS    •    X    •    COS 

U     CORNICVLAR    •    CORNELI    •     GALLICANI     •     LEG     •     AVG    •    EQVESTKIB     1U 

STIPEXdIs   •  DO.MIT  •  VIIII   •  COS  •   ItEM  ■  AIIMCI  •  RVFI  •  LEGAtI    AVG 

evocaTvs-avg-domit-xiiii-coscentvriO'I.mp-nerva-ii-cos-t  P-I 


1.  Les  grades  inférieurs   au   centurionat  sont  souvent   omis   dans   les  cursus 
honorum  militaires,  comme  n'étant  pas  sunisammenl  honorables. 


CARRIERES  INFERIEURES  137 

l)[ii)s  [M[nr)ibiis^].  M.    Carantiits  Mocrinns,  ccnlurio  coh[ortis)  priinac 

Urbnnac, 

fncttis  miles  in  <'a(l[ciii)  cohorte,  Doinitiano  II  co{n)s(ule), 

/)('ncflciar{ii/s)  l^ettirni  Scrcni  lcg[ati)  Ang[iisti),   Vespnsinno   X  co[n)- 

s(u/c), 

corniciilar(iiis)    Corneli(i)    Gàllicani,    icg^atij    Aiig[iisti),    t'qiies(rib(us) 

stipendi[i]s,  Doinit^iano]    VIIII  co[n)s[ule), 

item  (c'est-à-dire  cornicularius)  Minici[i)  Rufi,   legati  Aiig{iisti), 

cvocatiis  Aug[usti),  Domitiano  XIIII  co(n)s[i/le), 

centiirio^  fmp[eratore)  Nen'a  II  co[n)s{iile), 

t[estomento)  p{oni)  j\iissit). 

On  voit  que  le  grade  le  plus  élevé  qu'ait  obtenu  M.  Caran- 
tius  Macrinus  est  rapporté  en  tête  de  l'inscription,  comme 
le  consulat  au  début  des  cursus  hononim  sénatoriaux;  puis 
ses  différents  états  de  service  sont  énumérés  dans  Tordre 
direct.  Ce  texte  est  un  exemple  très  curieux,  parce  que  l'on 
s'est  donné  la  peine  d'indiquer  les  diverses  dates,  marquées 
par  des  consulats  impériaux,  où  le  personnage  a  obtenu 
chacun  de  ses  avancements. 

C.  L  L, ,  VIII,  2907,  à  Lambèse^  quartier  général  de  la 
légion  IIP  Auguste  : 

D  M 

C  •  IVLIO  •  C  •  F 
CL  •  M  A  R  I  T  I  M  0  1 
ARA  •  7  LEO  •  VI  •  VIC 
7  LEO-  •  XX  •  V  •  V-  7  LEG 
II  •  AVG  ■  7  LEG  •  III 
A  V  G  •  V  I  X  1  T 

A  N  N  '         X  X  X  X  V 

etc. 

D[iis)  M{anibus);  C.Julio,  C.  f(ilio),   Cl[aiidia  tribu),  Maritimo, 
Ara,  c[enturioni^   leg[ionis)    VI  Vic[tricis), 
c(enturioni)  leg(ionis)  XX  V(aleriae)    V[ictricis), 
c[enturioni)  leg(ionis)  II  Aug[ustae), 
c[enturioni)  leg(ionis)  III  Aug{ustae), 
vixit  ann[is)  XXXXV,  etc. 


138 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


Du  fait  que  rinscription  a  été  trouvée  à  Lambèse,  on  doit 
conclure  que  C.  Julius  ^laritimus  élait^  en  dernierlieu  cen- 
turion de  la  légion  IIP  Auguste;  le  cursus  est  donc  rédigé 
dans  Tordre  direct  comme  les  précédents. 

Ces  carrières  inférieures  prennent  un  grand  développe- 
ment à  partir  du  milieu  du  troisième  siècle,  le  nombre  des 
fonctionnaires  s'étant  accru  outre  mesure  à  cette  époque,  et, 
par  suite  des  réformes  de  Gallien,  continuées  sous  ses 
successeurs,  la  carrière  militaire  étant  devenue  distincte  de 
la  carrière  civile. 

Voici  avec  leurs  abréviations  épigraphiques,  la  liste  des 
o-rades  militaires  de  l'armée  romaine  jusqu'au  centurionat 
inclusivement  : 

I.  Armée  de  terre  ^ 


A,  ACT 

ADI   OFFCORN, 
RAT,  PRAETER 


ANTESIGN 

AQ,  AQA,    AQV- 

CO,  COH 
AQV,  AQVIL 
ARCHIT 

A,  ARMATV 

AC  =  C  A;  ARM, 
ARMO  •  CVST; 
AR,  ARM 

BAL;  AB,  AD  B, 
ABA;  A  BAL 

B,  BE,  BF,  BF 


Actariiis.  ah  a  dis 
Adjutor    officii    cor- 

niculariorinn  ,    ra- 

tioniim,  praeterito- 

rum,  etc. 
Antesignamis 
Aquarius  cohortis  ivi- 

gilum) 
Aquilifer 
Architedus 
Armatura 
Armoriim     ciistos  = 

armoi-um 

Balnealor,   a   halneis 
Benejïciarius 


aîTQCSOOOÇ 


ôrXoo'jÀa; 


t^\  paXc 


1.  Cf.  sur  les  fonctions  militaires  inférieures  au  centurionat  un  long  article  de 
M.  Cauer,  où  toutes  les  inscriptions  relatives  à  la  question  sont  rassemblées: 
De  muneribus  militaribus  centurionatn  ittfcrioribini  {E]>h.  epigr.,  IV.  p.  355  et 
suiv.).  Sur  les  centurions  et  leurs  différentes  dénominations,  voir  Mommsen, 
ibirl.,  p.  226  et  suiv  ;  Nomina  et  pradtis  ccnturionum. 


CARRIERES   INFÉRIEURES 


139 


b?:nif%  benefic 

COS,  CON 

LEG,  TR,etc. 

SEXM 

BV,  BVC,  BVCC 

G 

GP-C 

KANAL 
G,  GAND 

G  A  R  ,       G  A  R  G  ; 
AGENSGG 

D,7,  ZSGE,GENT, 
G' 

G,  GO,  GOD 
GOM,GOMM,GOM- 

MEN,GOMMENT; 

AG 
GOR,  GORN,  GOR- 

NIG 
GVR 
D,  DEG 
DISP 
DA,EQ 

DARARGAR 

DS 

DOG-,  GAMPED'' 


Benejiciarius 
■  consularis 

legali  ,  trihiini  , 

praefecti,  etc. 

—  [tribiini)  sexmeslris 
Buccinator 

Caciis,  ccipsariiis 
Cacus  praefecti  cohor- 

lium 
Canaliclarius 
Candidatus 
Carcerarius,optio  car- 

ceris,  agens  ciiram 

carceris 
Centurio 


Codicillarius 
Commentariensis^      a 
commentariis 

Corniciilarius  ^     cor- 

nicen 
Curator  fisci 
Decurio 

Dispensator  legionis 
Discens   aqiiilijerum, 

equitinn^    etc 
Discens  a    rationibus 

arcarii 
Discens  signiferum 
Doctor  campi,  cohor- 

tis  fabrum  ;  campi- 

doctor 


y.avo'.oaxo.; 


y.evxop '. wv ,  ■/.  s  v  x  d  p  '.  u)  v  , 
xôvxTjvâp'.Oî ,     Exaxov- 

xoijLEvxaorjVj'.rj; 


CîxaoxpvTQç,   oïxotoap^o; 


1.  C,  /.  L.,  111,1956. 

2.  C.  I.  L.,  X,  1770. 

3.  Cette  sigle  est  employée  pour  ccnturia  au  C.  /.  L.,  XIV,  2278, 

4.  C.  /.  L.,  V,  8773, 


140  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

D,  DV,  DVP,DVPL 


DVPLI,  DVPLIC 

ce' 

EM 

E,  EQ 

EQSING,  SINGVL 

E,EV,AEV\EVOC, 

EVOK 
EXACCOS,  CV 

EXCT,  PR 

EXERC 

FR,  FRVM 

HAR 

H,  HAS,   HASTP, 

PR,  PRI  ou  PO, 

POST 
H,  HO 
IM,  IMA,  LMAG,  IM- 

MAG» 
IMM,  IMMV 
L,  LIB;  LC;LL; 

LT 


MAG  K%  FAB 

MAR 

MED,  MEDORD 

MES.MEN 
M,  MIL 
NOT,  NOTAR 

1.  C.  I.  L.,  VIII,  4197. 

2.  C.  /.  L.,  III,  1583. 

3.  C.  /.  L.,  VIII,  2562. 


Duplariiis,     duplicia- 

riiis 
Diiplici  avilis 
Ducenaritis 
Emeritiis 
Eques 

Eqiies  singiilaris 
Evocatus 

Exactus    consularis  , 

clarissimi  viri 
Exceptor     tribimi  ^ 

praefecti 
Exercitator 
Friimentaiius 
Haruspex 
Hastatiisprioi\,  hasta- 

tus  poslerior 

Horrearius 
Imaginifer 

Immunis 

Librarius,      librarius 

cohortis  ?,  librarius 

legali  ?,     librarius 

tribuni 
Magister  ka...?\  ma- 

gister  fahrum 
Marsus 
Medicus,  mediciis  or- 

dinarius 
Mensor 
Miles 
Notarius 


r/jjxaTOî,  àviy.XTjTo; 


(iOO'jasvTaoïoî 


O,    OP,    OPTCO. 

COII 
-EQ 

—  A,  ARK 

—  B,  BA 

—  C,  CA 

—  PR,  PRI 

—  VAL 
ORD 

PQ,  I?EC 
PILPRI,  POST 
POL 
P,  PR,  etc.  N,  NVM 

—  VEX,    VEXIL 
VEXILL 

PP,  PRAEP 

PR,  PRI,  PRINC 

—  LEG-,  PR,  PRE 
PRAET 

—  PR,  PRI;  POS, 
POST 

—  PEREG 
P,PR,  PRINC 
PRO,  PROT,  PRO- 

TECT 
AQ;  ADQS' 


S,  SE,  SEC 
SESQ,  SESQVIPL 
SIF 

SIG,  SIGN,  SIGiNF 
SC;   SINGCOS, 
PRAEF,  etc. 


CARRIERES  INFÉRIEURES 

Opho,  optio   en  liai  lis 

■ —  equilum 

—  arcarii 

—  balnearii 

—  carceris 

—  pnncipis  =:  prac- 
torii 

—  valetiidinarii 
Ordinarius 
Pequartiis 

Pilus  prior,  posterior 
Polio 
Praefectus  niimeii 

—  ve.xillationis 


141 


Praepositus  Icgionis, 
aliie,  cohortis,  etc. 
Princeps 

—  legionis,  practorii 

—  prior,  posterior 

—  peregrinorum 
Principalis 
Protector 

Quaestionarius  ;  r=  a 
quaestionibus  =ad 
quaestiones 

Sccutor 

Sesqiiiplicarius 

Sifonarius 

Signifer 

Singularisconsularis^ 
praejecti,  tribuni 


Xaxtwvwv 


TrpiY"''-'-'!' 


ffT)fi.5i'.OtoôpO^ 

pio^,  T'.YïXâptç 


1.  C.  /.  /..,  VIII,  2568. 


142  ELEMENTS   COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Speciilator 


SPEC,     SPECVL, 

ISPEC 
STR,  ISTR  = 
T,  TAB,  TABVL 
TABLI,  TABLIF 
TES.  TESS 
T,  TIR 

TRE,  TREC,  CGC 
TVB 
V,VE,VET,VETER 

VET-HMM,  MH 
M,  MISS -I ION  M 

VEX,  VEXILL 

Vie,  vict' 

VNC 


Strator 

Tabiilariiis 

Tabulifer 

Tesserariiis 

Tito 

Trecenarius 

Tubicen 

Veteranus 

Veteranus  honesta  mis- 
sione  missiis,  mtssiis 
ho  11  esta  missione 

Vcxillamis 

\  ichiuarius 
Lnctor 


P'.OÎ 


11.  Armée  de  mer' 


ARCHIG 
ARCHIT 
ARM  •  CVST  ;    AR 

ARM,  H ARM* 
B,etc. 
BIXPRP 


3,  Z 


Archigybernes 
Architectus 
Armorum    citslos    = 

armoriim 
Bénéficiai  ïiis 
Bixillariiis  ?  p  rincip  a  ■ 

lis 
Ccleiistes 
Cenliirio 


xeÀî'jT-ur'î 


1.  C.  /.  /..,  VII,  2833. 

2.  C.  /.  L.,  VIII,  2957. 

3.  Une  liste  très  complète  des  fonctious  de  l'armée  de  mer  a  été  dressée  par 
M.  Mowat  dans  le  Bulletin  épir/rap/iiq(ir,  1880,  p.  286  et  suiv. 

4.  C.  /.  L.,  X,  3395. 

5.  C.  l.  L.,X,  3502. 


CARRIERES  INFÉRIEURES 


143 


CLASS ' 
DOCT 
D,  DVPL 

EMERIT 
EXCEPT 
GYBER,    GYBERN 

L,  LIB,  etc. 
M?%MAN\MANIP, 
MANIPL,     MANI- 

PLR' 
iMED 
M,  MIL 
N 

NAVF 
NONAG 
OP,OPT 
PR,PRAE,PRAEF- 

CL,  GLAS, 
PRAEPCL,  etc. 
PR,  PRING 
PROR 

3,SGR,  SCRI 
SEG-TR 

SIG,  SIGN,  SIGNIF 
SÏRIG 
SVBVNG 
TABVL 
TES 
TR,  TRI 
VEL 
VET,  VETER,  B' 


Classicus  y 
Doclor 
Diiplariiis.    diipli 

vins 
Enieritus 
Exccptor 
Gy bernât  or 
Hortator 
Librariiis 


Manipularis 

Mediciis 

Miles 

?\  avarchus 

Nauphylax 

Nonagenarius 

Optio 

Praefectus  classis 

Praepositus  classi 

Principalis 

Proreta 

Scriba 

Secutor  trierarchae 

Signifer 

Striganus'y 

Subiinclor 

Tabiilarius 

Tesserarius 

Tncrarcha 

Velarius 

Vcieranus,  bêlera  nu  s. 


y.£X= 


vajap^Os 


îTîap^o?  atoAo'j 


TipiOOE'JÇ 


Tp'.T,papyo; 

oùeXàpioç 


1.  C.  /.  L.,  X,  3894. 

2.  C.  I.  L..  X.  3595. 

3.  C.  /.  L.,  .N.  3535. 

4.  C.  /.  L.,  X,  3568. 

5.  C.  /.  L.,  X,  719. 


144  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  LNSCRIPTIONS 

.3"  Citoyens  des  miinicipes  et  des  colonies.  Ils  parcourent 
dans  leur  cité  une  carrière  analogue  à  la  carrière  sénatoriale 
à  Rome  :  ils  sont  d'abord  admis  dans  le  Sénat  {ordo  decu- 
rîonuni,  conscriplornm  ;  Iionestissimus,  sanctissinms,  splen- 
didissimus  ordo;  senalus)  soit  après  avoir  obtenu  une 
mairistrature  inférieure,  soit  par  aUeclio.  Puis  ils  deviennent 
questeurs,  s'ils  ne  l'ont  déjà  été  avant  d'entrer  au  Sénat,  ou 
édiles \  et  arrivent  enfin  à  la  dignité  suprême,  le  duumviral 
ou  le  quatuorviraty>//'e  dicundo.  Les  quinquennales  sont  les 
duumvirs  ou  les  quatuorvirs  élus  pour  l'année  du  recense- 
ment qui  se  fait  tous  les  cin((  ans  :  leur  rang  est  supérieur 
à  celui  des  simples  duumvirs  ou  quatuorvirs. 

En  dehors  de  ces  dignités,  qui,  sous  l'Empire,  remplacent, 
dans  toutes  les  cités  jouissant  de  l'organisation  romaine,  les 
anciennes  magistratures  locales',  il  existait  dans  la  plupart 
des  munici|)es  différentes  charges  s|)éciales  {cura  fanovum, 
annonae,  aquaeductus,  etc.),  ainsi  que  des  fonctions  reli- 
fj-ieuses,  les  unes  communes  à  toutes  les  municipalités  du 
monde  romain,  les  autres  propres  à  certaines  contrées  ou  à 
certaines  villes;  elles  sont  ra|)pelées,  comme  les  autres 
dio-nités,  dans  les  cursus  /to/ioru/n  nuinicipaux  et  suivant  les 
règles  énoncées  plus  haut. 

C\  I.  L.,  VIII,  8439  : 

MARTI 
V  I  C  T  O  R  1 
A  V  G  •  SAC 
M  ■  VLPIVS  •  M 
F  •  PAP  •  ANDRO 
NICVS  •  Q  •  AED 

nVIR     j FLAM 

IIVIR    Q  •  Q     PE 

C  V  N  I  A     S  \'  A 

POS\'// 

1.  Cf.  De  cjradu  et  statu  quaestoriim  in  inuiiripiis  colnniisrjuc,  par  O.  Maii- 
tey  (Halle,  1882),  où  il  est  prouvé  par  de  nombreux  exemples  que  la  questure 
n'est  pas  toujours  obtenue  avant  l'cdilité;  dans  la  plupart  des  municipes,  ces 
deux  fonctions  sont  gérées  dans  un  ordre  quelconque  avant  le  duumvirat. 

2.  On  trouvera  quelques-unes  de  ces  magistratures  locales  mentionnées  dans 
la  liste  qui  commence  à  la  page  148. 


CARRIERES  INFERIEURES  145 

Marti     Victori    Aug[iistu)    sac[niiii):   M.     Ulplus^    M.    l\Uius),    Pop[ii'i<( 
tribu),  Andronicus, 
qi^naestor) 

—  acd^ilis) 

—  duunuif 

—  /Iam[en) 

—  /f   v/'r  <i[inii)q[ucniialis) 
pcriinia   sini  posiiljt]. 

C.  I.  L.,  VI IJ,  '3m?>  : 

C  FVLCINIO  M  F  _QV1R 
OPTATO  FLAM  AVG  II  VIR 
QQ  PONTIF  ÎT  VIR  AVGVR 
AED  QVaeSTORI  QVI 
INRVP//:ONE  BAQVA 
TIVM  CO/ONIAM  TVI 
TVS  EST  /esTIMONIO 
DECRETI  ORDINIS  ET 
POPVLI  CARTENNITAiNI 
ET  INCOLAE  PRIMO  IPSI 
NEC  A  N  T  E  V  L  L  1 
AERE  CONLATO 

r.   Fi/ Ici  II  il),  M.  f{i/io),   Qiiir[iii(i  I  ri  lui),  Optiilo 
/!ain[ini}  Au^[usta/i  , 

—  dnunn'ir(o)    q[uin]q[uciinali), 
/»)iui/\ici], 

—  duumvii'[o), 
augur[i), 

—  aed{ili], 

—  qu[ae]stori , 

qui  inrajf[ti]uiic  Duiptaliiiiii  cui/jOiudiii  luitiis  est;  [tes]ti/nonio  dccrcli 
ordinis  et  popiili  Carteniiitani  et  ineolae,  primo  ipsi  née  iinte  ii/li, 
(lere  eonlolo. 


10 


146  ÉLÉMENTS  COMiMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Listes  des  dignités  et  fonctions  municipales  religieuses 

et  civiles 

i"  Dignités  eL  fonctions  religieuses. 


AEDETPRSAC 
VOLKFAC 

LVSTR 

AEDIT 
ARCMYST' 
AVG 
CVR 

F,  PL,  FLAM 


—  IVVENT,  IVENT 
FL  •  P;    FL  P  •  P; 

FLAMPERP 

—  P,  PR,  PROV 


SACRPVB 

HAR 
HIEROF 
Al,  MAG 


Aedilis  et  praelor  sa- 
cris  Volkanojaciun- 
dis  (Ostia) 

/z/s/;ïî//s  (Tuscu- 

lum) 

Aeditiius 

Archimysta 

Augur 

Curator  fatiorum,  so- 
da lHa  lis 

Flamen  (des  dieux  ou 
des  empereurs  divi- 
nisés) 

juvenliitis 

flamen  perpetiius.fla- 
minica  perpétua 

—  provinciae  =  Ro- 
mae  et  divorumAu- 
giistorum 

—  sacrorinn  publico- 
mm  mumcipii... 

Haruspex     coloniae , 

piiblicus 
Hierophanta    (  d'  1  Ic- 

cate) 
Magisler  Auguslalis^ 

hanispiciim.Larum, 

Meiciiiialis,     de  .  , 

maoistra 


—asa'jLOvsoio: 


1.  r.  1.  L.,  111,0150. 


CARRIERES  INFERIEURES 


147 


MFLA 

MIN 

MON  SAC 

PONT 

MAX 

PERPET 

REXSAC 

S,SA,SAC,SACER- 

C,  COL,  MVN 
S-SAC-SACER 


P,  PR,  PROV 
P,  PVB 


SAC 
SAL 


Magister  fani  Lariitn 

Aiigustorum 
Ministri  dei  ou  deae^ 

Augiisti 
Monitor        sacrorum 

(Tusculum) 
Pontifcx 

—  m aximiis  {y  [ho] 

—  perpeluus 

Rex sacrorum  (Lanu- 
vium) 

Sacerdos  civitatis,  co- 
lomae,   municipii 

Sacerdos  (des  diffé- 
rents dieux,  des 
empereurs  ou  des 
impératrices  divi- 
nisés) 

—  provinciae 

—  publiciis  ou  publi- 
ca  (d'un  dieu  ou 
d'une  déesse) 

Sacerdotalis 

Salit  (Alba,  Lavi- 
nium,  Opitergium, 
Saguntum,  Tibur) 


aoyt 


Culte  de  la  Mère  des  dieux 


ARCHIG 
CYMBAL 
DEND.DENDR 
SACMDXV  VIR 

SACPHRYGMAX 


Archigallits 
Cymbalislria 
Dendrophorus 
Sacerdos  matris  Deum 

quin  decim  vira  lis 
Sacerdos  Phrygius 

niaxiimis  Rome) 


14S         ÉLÉiMKNTS  COMMUNS  A   TOUTES   LES  INSCUIPTlONS 


Culte  de  M  il  lira. 


LEG 


PP 
P-S 


{Lco)  /eoj/i<s  (dansle 
collège  des  den- 
drophores  de  Me- 
diolanium)' 

Pater  patrimi 

Pater  sjcroriiui 


2"  Dignités  et  fonctions  civiles. 


ACT;  ACT-    PVB  , 

PVBL 
ADL.ADLEC  AER, 

AERA 
ADVOC   • PVB. 

PVBL 
A,  AED,  AEDIL 
CVR 

HABIVRDIC- 

QPROPRAET 


PRO-Q 


VA-SP-P 


ID.  IVRDIC 


Actor.  jclor  publicus 

Adlediis  aerario 

Advocaius,  advocaliis 

publicus 
A  eJilis 

—  curulis  (Arinii- 
num,   Oslia.  etc.) 

—  hahens  jurisdictio- 
nem  quaesloris pro- 
pr  je  tore  (Cirtai 

—  pro  ^ujeslore  [S'à- 
porana) 

Aedilis  ou  duuDivir 
v(iis)  a(edibus)  s(a- 
cris)  p{ublicis)  p[ro- 
curandis)  ??  (Pom- 
peii) 

—  jure  dieu n do 


1.   C.  /.  L.,  V,  5465. 


CARRIERES  INFERIEURES 


149 


OP 


AGOXOTH 

ALIMENT 

ARK 

AVCr,AVGVSTPP, 

PERP 
SEV,  VI  MR,  IfïTil 

VIR  •  A\'G  .A\- 

GVST;PP,PERP 
VI  VIR- A  VG- ET- 

CL  A.  CLAM) 

IIIVAVG,A\'GVST 

BIS 

BVL 

CEN,  CENS 


CEN 

C  VIR 

COMM 

C,  CVR-ANN;KAL: 
OPER-PVBL;etc. 

AVG 


XVIR 


D,DEC 


—  quctesloricictc  po- 
leslatis  (dans  les 
colonies  Girtéen- 
nes) 

A  <Jonothetci  (en 
Egypte  et  en  Asie] 

AhiucnLiriKs 

Ar  cari  lis 

Ati^iistalis,  AiiQrit-;' 
lalis  perpeliiiis 

Sévir  Aiis^iistjlis.  pcr- 
pcltiiis 

Sévir  Augiislalis  et 
Clciudicilis,  Auii^us- 
lalis  et  Flavialis,  etc. 

Triumvir.  Au  ({iistalis 

Hisellarius 

Buleutci  (Nicopolis , 
Tomi) 

Ceiisor  (dans  cer- 
taines \illes  ita- 
liennes de  la  con- 
fédération latine) 

Censitor  populi 
(Troas) 

Centutnvir  (Cures, 
Veii,  etc.) 

Co  mmentariensis 

Curator  annonae,  ka- 
lendarii,  operuin 
publicorum 

■  A  iigusta  Hum 

Decemvir  (  Ferenti  - 
num,  Ostippo, 
Aquincum,  etc.) 

Decurio 


oe-xo'jp'.tov,  oexop'.wv,  -o- 
X'.ts'jÔuievoi;,  jîouXs'jTy,; 


lâO  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTE.S  LES  INSCRIPTIONS 


DEFENSCou  RP; 
DD  PERP  ' 

DIC,DICT 


DIS,DISP 


DISSIGN 

Il\',D\\liAlR,D- 
VIR 

—  ID.  IVRDIC 
IIVIR 

HONOR 

HORR 

LEG 

LIB,  LIER 

Lie,  UCT 

MAG 

MES 

MIN 

-MVNER 

\III  VIR 

P,PAT,  PATRP]\ 
PERP 

—  \VG 

1'  ,  PR  .  PRA1<:  . 
PRAEF  AEDIL- 
1>0T 


Defensor  civitatis  ou 

reipublicae  ;  defenaor 
perpetmis 

Dictatnr  (dans  quel- 
ques villes  italien- 
nes de  la  confédé- 
ration latine) 

Dispiinclor  (surtout 
danscertaines  cités 
d  Afrique) 

Dissignator  (Pom- 
peii) 

Duorir.  dnitmrir 

—  jure  dicimdo 
Duiimviralis  .  dviini- 

rijaliciits 
Honoratiis 
Horrearius 
Legatiis 
Librarius 
Lictor 

Magister,  Magislratus 
Mensor 

Minister  (pagi) 
Munerariiis 
Octovir,  octovir  aedi- 

licia  pot  est  aie 
Patronus ,      patroniis 

perpetiius     civitatis 

coloniae,  municipii 

—  Augiistaliiim 
Praeco 
Pracfcctus     aedilicia 

poiestale  (Brixia) 


viri  =r  o'jo  avooE;?) 


T.zziofj-.-f,; 


TTOOJ'aTTJÇ,   — 3tT0«OV 


1.  c.  I  r  .  \.  7(ii: 


CARRIERES  INFERIEURES 


151 


—  ID,  IVR-  DIC 

—  PROPRID 

—  VIGILETARM, 

etc. 


PR,  PflAPZT 


PRID,  CERID 


PRI.  PRINC 

Q,  QVAE,  QVAES 

A,  AER;  ARK; 

PP 

—  REIP 

—  A  AL,  ALIM; 
A;  PAP;  SAC 
•PALIM 


—  AVG 

IIIl   V,    IIII    VIRI- 
D,  IVR  DIC 

AED,  AEDP, 

POT 

—  AE.  AER 


—  jure  dicimdo 

—  pro  praelore  jure 
dicundo 

vigilum  et  armo- 

rum  (Nemausus), 
mur  o  mm  (Tar- 
raco),  etc. 

Praetor  (dans  cer- 
taines villes  ita- 
liennes de  la  con- 
fédération latine , 
en  Gaule  et  même 
en   Tarraconaise) 

Praetor  jure  dicimdo, 
—  Cerialis  jure  di- 
cundo. 

Princeps  (particuliè- 
rement en  Afrique) 

Quaestor 

—  aerarii,  arcae,  pe~ 
cuniae  publicae 

—  reipublicae 

—  alimentorum  ;  pe- 
cuniae  alimenta- 
riae  ;  pecuniae  ali- 
mentorum publico- 
rum,  sacrae  pecu- 
niae alimentariae 

—  Auguslalium 
Quattuorvir^  quattuor- 

vir  jure  dicundo 

aedilis,    aedili- 

cia  potestate 

aerarii,  ad  aera- 

rium.,  ab  aerario 
(Vienna,  Nemau- 
sus. Antipolis) 


■  l'^Mt) 


;aaao£î  avbps; 


i:.2 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LFS   INSCRIPTIONS 


P-LP  ^ 

—  praefectus  lege  Pe- 
tronia  (Interamna) 

—  VCVR 

—  viarum     ciiranda- 
rum 

IIII  VIR 

Quathiorviralis 

Q,   QQ,    QVIN. 

Quinquennalis,  (aedi- 

apycov    O'.à   TÀ'i 

QVINQ                    1 

lis,  praetor,  diium-  ' 
vir,  etc.) 

•7r£VTa£t7)ptXÔ 

—  AVG 

—  Augustaliiim 

QQ  etc. 

Quinqiiennalicius 

V  VIR 

Quinquevir  (dans  cer- 

1 

taines  villes  d'Ita- 

lie) 

S,  SCR,  SCRI 

Scriba 

SVF 

Sw/es  (en  Afrique) 

TABELL 

Tabellarius 

TAB,  TABVL 

Tabiilarius 

III  V 

Triumvir  (particuliè- 
rement dans  quel- 
ques    villes    d'A- 
frique) 

—  AED-POT.  P 

—  aedilicia  potestate 
(Ariminum) 

—  PRID 

—  praefectus  jure  di- 
cundo     (dans    les 
quatre        colonies 
Cirtéennes) 

-L,  LOCP,  PVB- 

—  locorum    publico- 

P,  PERSEQ 

rum    persequendo- 
rum  (Vienna) 

TR,  TRIB 

Tribunus    aquarutn   , 
gentis  (en  Afrique) 

—  PL 

—  plebis    (Teanum  , 
Venusia) 

XI  PR 

Undecimpritnus   gen- 
tis (en  Afrique) 

1 

XI  VIP 

Undecimvir   Nemau- 

sus) 

1.   c.  /.  L.,  X,  34UJ 


\'IAT 


CAR  RI  ERIÎS  1 N  PVAU  EURES 

Viator 

Viliciis  aerarii.  arkae. 
summarum 


V^?^ 


De  iiK^'iiio  ([irmi  clievalier  pouvail  rtic  admis  à  (|iiiller  la 
carrière  équestre  j)oiir  entrer  dans  la  carrière  sénatoriale, 
de  même  les  employés  des  administrations  impériales,  les 
centurions  et  les  magistrats  municipaux  pouvaient  arriver  à 
la  carrière  équestre,  soil  en  gérant  c(M'taines  fonctions  inter- 
médiaires, soit  en  obtenant,  par  une  faveur  spéciale,  Vequiis 
piiblicus.  De  là  autant  d'espèces  de  cursus  mixtes  où  les 
fonctions  les  plus  élevées  appartiennent  à  la  carrière 
équestre,  et  les  plus  basses  à  une  carrière  d'un  ordre  infé- 
rieur. Il  est  inutile  d'ajouter  que,  comme  les  autres,  ces 
cursus  sont  rédigés  suivant  la  méthode  habituelle. 

4"  Dignitaires  des  collèges.  Les  dignitaires  des  collèges 
parcouraient  une  carrière  tout  à  fait  semblable  à  la  carrière 
municipale;  on  sait,  en  effet,  que  l'organisation  des  collèges 
de  toute  nature,  existant  dans  l'Empire  romain,  reproduisait 
fidèlement  celle  de  la  cité,  comme  l'organisation  de  la  cité 
elle-même  celle  de  l'Etat.  Pour  eux  aussi,  les  honneurs  rap- 
pelés sur  les  inscriptions  sont  énumérés  dans  l'ordre  où  ils 
ont  été  obtenus  %  en  commençant  soit  par  le  plus  élevé,  soit 
par  le  ])lus  humble  : 

C.  I.  L.,  VI,  10302  : 


T  I       •       CE  A  V  D  1  O 

SCAPVLANO      •      D     ■      III 


AVG       •      L  FELICl 

Q     •     III     •     QVINQVENNALI     •     INMVNI 
TRIPLICARIO    •     BEXEMERENTI    •    EX    •    CONSENSV     •    DECVRIAE    •    VNIVERS 
HONORIS       •      CAVSA      •      ZOTHECAM       ■       PVBLICE      •      DEDERVNT 
ATI.AIETVS     •     I.    SVA    PECVXIA    ADORNAVrr 


Ti.  Claudio,  Au^[usn)  l{ibcrto),  Felici  Scapiilano 

1.  Gruter,  354,  1.  FI.  Annio  Annae'o].  Lcmonia  [tribu).  Fortiinato, piscat(ori.) 
urina[tnri)  q[uin)q(uennali)  ter  et  q(uin)q{urmnaU)  p{er)pl(!tuo),  pntrnno  dirini-"- 
simo,  honor[ibus]  omn[ih]u8  per  gradus/wncïo,  etc. 


154 


ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES   LES  INSCRIPTIONS 


d[ecurioni)  ter 

—  q(iiaestori)  ter 

—  quinquennal/ 
iiiniuni  triplicario 

bene  merenti,  e.r  conscnsu,  decuriae  univers{^ae),  lionoris  cniisa,  zotlie- 
cam  publiée  dederunt.  Atimetus  1  ibcrtus)  sua  pecunia  adornavit. 


Liste  des  dig>'ités  religieuses  et  civiles  dans  les  collèges 


ACT 

A,  AED.  AEDIL 

AEDIT 

ARC,  ARK,  etc. 

BIS 

D  VET 

C.  CVR 

D,  DEC 

DEt^ENS,  ECD 
DISP 

F,  PL  P.   PP,  PERP 

HAR 

HON,  HONOR 

IMM,  IMMPP 

M,  MAC 

Q.  QQ,  QVINQ 

P.  PP.  PERP 

MAT 

MED 

M,  MES 

MIN 

P,  PAT,  PATR 

P,  PR,  PRAE,  PRAEF 

PP- PRAEP 

i^R-n'V 

PRI,  PRINC 

Q.  Q^^\E.  Q\'AES 


Actor 

Aedilis 

Aedituiis 

Arcarius 

Biscllariiis 

Centurio  veteranorum 

Curator  [Collegii.  arcae  collegii. 

t empli,  etc.) 
Deairio 

Defensor.  ecdicus 
Dispensator 

Flamen,  Jlamen  perpetiiiis 
Haruspex 
Honoratus 

Immunis,  immunis  perpetuus 
Magister 

quinquennalis 

perpetuus 

Mater 

Medicus 

Mensor 

Ministej- 

Patronus 

Praefectiis 

Praepositus 

Praetor  juventutis  (Nepete) 

Princeps 

Quaeslor 


Q,  QQ,  QVINQ 

S,  SCR,  SCRT 
ÎII  VIR 
TRIB 


CARRIÈRES  INFÉRlELIKE^i  155 

Quinqiiennalis,    quiiiqucnnaliciiis 

Scribct 

Triumvir 

Tribiiuiis 


Il  peut  arriver  que  des  pej'sonnages  ayant  exercé  des 
Ibnctions  honorifiques  dans  un  collège  aient  obtenu  aussi 
des  honneurs  dans  leur  cité  et  que  les  deux  sortes  de  fonc- 
tions figurent  à  côté  l'une  de  l'autre  dans  une  inscription. 
Dans  ce  cas,  il  faut  avoir  bien  soin  de  distinguer,  par  le  con- 
texte de  l'inscription,  les  dignités  municipales  des  dignités 
collégiales,  désignées  souvent  par  le  même  terme  ou  les 
mêmes  sigles.  Une  semblable  distinction  est  souvent  assez 
difficile. 


Ainsi,  et  pour  résumer  toute  cette  partie,  la  loi  qui  pré- 
side à  la  rédaction  des  cursKS  honorum  est  constante,  et 
s'applique  à  toutes  les  carrières,  même  les  plus  modestes. 
Toutes  les  fois,  donc,  qu'on  se  trouve  en  présence  d'une 
inscription,  régulièrement  rédigée,  où  les  fonctions  d'un 
personnage  sont  mentionnées,  il  suffît  de  chercher  dans 
quel  sens  le  cursus  lionorum  est  présenté,  ce  qui  est  géné- 
ralement aisé  à  reconnaître,  pour  se  rendre  un  compte  exact 
de  la  carrière  de  ce  personnage  et  en  tirer,  à  coup  sur,  les 
renseignements  historiques  ou  administratifs  qui  y  sont 
renfermés. 


CHAPITRE  HT 


NOMS  ET  TITRES  DES  EMPEREURS  ET  DES  MEMBRE? 
DE   LEUR   FAMILUE 


SI.  —  Noms  kt  titkes  uks   kmi>i.iu:i"iis   di,    i.kur    vivant 


Lorsqu'un  empereur  vivant  est  mentionné  sur  une  inscrip- 
tion, ses  prénom,  gentiiice  et  surnom  (ou  surnoms)  person- 
nels sont  généralement  accompagnés  d'une  série  de  titres 
et  de  noms  divers  qui  se  représentent  constamment  et  dans 
le  même  ordre.  Nous  examinerons  brièvement  les  différents 
éléments  qui  constituent  une  inscription  de  cette  sorte,  car 
ils  contiennent  des  renseignements  importants  pour  This- 
toire  des  empereurs  et  la  chronologie  de  leur  principat. 

L'exemple  suivant  permettra  de  distinguer  aisément 
chacun  de  ces  éléments  : 

C.  I.  L..  III.  p.  868. 

IMP  CAESAR  DIVI  NERVAE  F  NERVA  TRAIANVS 
AVG  ■  GERM  •  DACICVS  PONTIF  MAX  TRIBVNIC 
POTESTAT  XIIII  IMP  VI  COS  V  P  P 

etc. 

rmp(erator)  Cncsav,  dh'i  Xcrvac  f{iUtis),  Ncr^'n  '/'rn/aniis  Aug{ustus) 
Germ{ani(us)  Dacicits  pontif  r.r  ma.r(imi/s).  tribiinic  ta)  potcstat{e) 
quartum  decimum,  imp{crator)  sc.vttim,  coln^sliil]  cpiintitm.  plater] 
p(atrine    etc.. 


NOMS  ET  TITRES  DES  EMPEREURS  DE  LEUR  VIVANT         157 

Les  noms  ot  litres  eoiilomis  dans  cette  insci'iptioii  doiveni 
être  divisés  en  onze  eatéooiics  (|ue  nous  examinerons  suc- 
cessivement : 


1"  Ini[)eralor  7"   ponliCex  niaximiis 

2°  Caesar  8"  Irib.  pot.  XI III 

3«  Divi  Xervae  i".  <)"  imp.  VI 

4"  Nerva  Trajaniis  -    10"  cos  \' 

5"  Aiigustiis  11"  j).  p. 

6"  Germaniciis  Dacicus 


!"  Imperaloi'  lAÙTov-pâ-ciop).  —  (>  terme,  qui  désigne  pro- 
prement le  chef' tl'armée  revêtu  de  Vimpci-iuni,  se  r(MU'ontre 
deux  fois  dans  cette  inscription. 

a  Au  début.  A  cette  place,  il  ne  doit  pas  être  considéré 
comme  un  titre^  honorifique,  mais  comme  un  prénom, 
«  insitpei-  praeiioinen  Imperatoris  »,  dit  Suétone'.  Aussi 
est-il  écrit  en  abrégé  dans  les  inscriptions,  suivant  la  règle 
générale  que  nous  avons  rapportée  plus  haut  pour  les  pré- 
noms :  IMP. 

Tous  les  empereurs,  said'  Tibère,  Caligula  et  (Claude,  se 
donnèrent  ce  titre  comme  |) renom.  Vitellius  le  faisait  figurer 
j)armi  ses  surnoms'.  Jusqu'à  Antonin  le  Pieux,  le  prince,  en 
[)renant  ce  j)rénom,  abandonnait  celui  qu'il  portait  antérieu- 
lement  ;  à  partir  du  règne  de  cet  empereur,  il  n'est  pas  rare 
de  trouver  accolés  le  prénom  ///ip.  et  le  prénom  véritable  du 
souverain. 

0)  Dans  le  courant  de  l'inscription,  suivi  d'un  chiffre,  A 
cette  place  il  désigne  le  nombre  des  salutations  impériales 
de  l'empereur.  Chaque  fois  (jue  le  prin(*e  ou  un  de  ses  lieu- 
tenants   remportait    une    victoire,    il    ajoutait    une    unité    au 


1.  Caes.,  76.  Cf.  Tiù.,  26;  Claud.,  12. 
•2.  Eckliel,  Doctr.  num.  cet.,  VI,  p.  309. 


158         ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES   LES  INSCRIPTIONS 

nombre  de  ses  salutations  impériales.  Il  est  à  remarquer,  à 
ce  sujet,  qu  à  la  première  victoire  Tempereur  prenait  le  titre 
à'Imperator  II,  et  non  à'Imperator  (c'est-à-dire  Imperator 
primum),  le  fait  d'être  proclamé  empereur  étant  en  réalité 
une  première  salutation  impériale  \ 

Caracalla  est  le  dernier  dont  les  salutations  impériales 
aient  figuré  régulièrement  sur  les  monuments;  après  lui, 
on  ne  rencontre  plus  cette  sorte  d'indication  que  par  excep- 
tion, et  seulement  pour  certains  princes  comme  Gordien, 
Gallien,  Dioclétien,  etc.  (Voir  la  liste  qui  termine  ce  cha- 
pitre *.) 

2°  Caesar  (KaTaao).  —  C'est  lui  cognonieii  de  la  gens  Jiilia 
que  prirent  successivement  tous  les  empereurs.  Ils  le  men- 
tionnent dans  la  série  de  leurs  dénominations  à  la  place 
réservée  au  gentilice,  c'est-à-dire  immédiatement  après  le 
prénom  Imp.  et  avant  leurs  noms  particuliers  ou  l'indication 
de  leur  filiation.  A  partir  du  règne  d'Hadrien,  ce  cognometi 
appartient  exclusivement  à  l'empereur  et  aux  personnages 
officiellement  destinés  à  le  remplacer;  mais,  pour  ces  der- 
niers, il  est  relégué  à  la  suite  de  tous  les  autres  surnoms. 

Ex.  :  M.  Aelius  Aurelius  Verus  Caesar. 

3"  Divi  Nervae  f.  —  Filiation  de  l'empereur. 

Nous  parlerons  plus  bas  du  mot  Divus. 

4**  Nerva  Trajaiiiis.  —  Noms  personnels  de  l'empereur 
Trajan  avant  son  élévation  à  l'Empire. 

5°  Augustus  (SsêajTÔî),  —  C'est  un  titre  honorifique  décei'né 
à  Auguste'  et  (|iii  fui  pris  par  tous  ses  successeurs  comme 
cognomen  ;  Augiislus  signifie  que  la  personne  de  l'empereur 
est  sacrée  : 

1.  Dio  Cassius,  XLIII,  44.  Cf.  Eckhel,  Doct.  iiam.  cet.,  VIIL  p.  351.  et  Momiii- 
sen.  Droit  public  romain,  V,  p.  43. 

2.  .Sur  les  salutations  impériales  au  l\'  siècle^  voir  Uessau  (E'ph.  epigr.,  VIL 
p.  42'J  et  suiv.).  L'ailicle  tend  à  prouver  qu'après  Dioclétien  les  chiSres  qui  suivent 
le  litre  imp.  désignent  non  plus  le  nombre  des  victoires  de  l'empereur  ou  de  ses 
lieutenants,  mais  les  années  de  règne  du  prince.  M.  0.  Seeck  a  conibatui  cette 
théorie  dans  le  Rcinise/ies  Mro-enm,  XLVIII,  p.  196  et  suiv. 

3;  Suct.,  .\f','/.-  7. 


NOMS  ET  TITRES  DES  EMPEREURS  DE  LEUR  VIVANT        159 

Hic  suciidn  sinntno  cuin  Jocc  nonirn  Jtahct ; 
Sancta  rocant  aurjnsta  patres,  augtis/a  cocantur 
Teinpla,  saccrdotum  riio  dlcdtn  inanu\ 

A  partir  de  Commode,  ce  cognonieii  est  généralement  pré- 
cédé des  surnoms  Pius  Félix;  à  partir  de  Caracalla,  de  Plus 
Félix  Invictus^.  Dès  le  début  du  quatrième  siècle,  le  surnom 
Augustus  ne  se  rencontre  guère  qu'accompagné  d'épi thètes 
plus  ou  moins  solennelles  :  perpetuiis  Augustus,  seniper 
Augustus,  Victor  ac  triumpJiator  seniper  Augustus,  etc. 

Les  dénominations  diverses  contenues  dans  ces  cinq  pre- 
miers paragraphes  constituent,  à  proprement  parler,  le  nom 
de  Tempereur.  On  trouvera  à  la  fin  de  ce  chapitre  une  liste 
de  tous  les  empereurs  :  nous  y  avons  mis  en  regard  les 
noms  sous  lesquels  on  a  coutume  de  les  désigner  dans  l'his- 
toire et  ceux  qu'ils  portent  sur  les  monuments  épigra- 
phiques. 

6"  Germaiiicus,  Daciciis.  —  A  la  suite  de  certaines  expédi- 
tions heureuses,  les  empereurs  recevaient  un  surnom  hono- 
rifique, tiré  du  nom  des  peuples  vaincus.  C'est  ainsi  que 
Trajan,  auquel  se  rapporte  l'inscription  que  nous  avons 
choisie  comme  type,  joignit  au  surnom  Gennaniciis,  qui  lui 
avait  été  donné  en  même  temps  qu'à  Nerva,  à  la  suite  des 
victoires  remportées  sur  les  Suèves  (an  97)  ',  celui  de 
Dacicus  qu'il  prit  à  l'occasion  de  la  conquête  de  la  Dacie,  en 
l'année  103  '. 

Marc  Aurèle  est  le  premier  ([ui  ail  fail  suivre  un  surnom 


1.  Ovid. ,  Fasi.,  I,  608  et  suiv.  Cf.  Snet. ,  loc.  cit.,  et  Eckhel,  Doct.  nuin.  cet., 
VIII,  p.  355. 

2.  Commode  reçut  le  surnom  de  Pins  eu  188,  et  celui  de  Felij7  eu  185.  Cf. 
Ëckhel,  Doct.  num.  rct.,  VII,  p.  111  et  135.  Ou  rencontre  une  fois  le  surnom 
Iiicictus  dans  les  dénominations  de  Commode.  (C.  /.  L.,  XIV,  3449.)  Septimc 
Sévère  porte  ce  surnom  d'Incirtus  sur  les  monnaies,  mais  non  sur  les  ins- 
criptions.  Cf.  Eckhel,  ibid.,  p.  192. 

3.  Cf.  Mommsen, //e/'me.9,  III,  p.  131. 

4.  Plin.,  Epist.,  VIII,  4;  Dio  Cassius,  LXVIH,  9.  Cf.  Eckhel,  Doctr.  num. 
ret.A  VI,  p.  415. 


160         ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCfUPTlONS 

de  cette  luiliiic  de  répilhéle  Mdxinuis  :  Paithicus  Maximus. 
C'est  un  exemple  qui  l'ut  souvciil  imité  par  ses  successeurs. 

Avant  ou  après  les  surnoms,  tirés  du  nom  des  peuples 
vaincus,  on  en  rencontre  parfois  d'autres  accordés  aux  emj)e- 
reurs  dans  des  circonstances  spéciales,  pai-  exemple  celui 
iVOptinn/s.  (pu.'  Trajan  recul  du  Sénat  \  A'oir  la  liste  des 
empereurs  à  la  fin  du  cliajjitre. 

On  comprend  rimj)ortance  de  ces  suiiioms  :  ils  peuvent, 
à  défaut  d'aiilre  indication  cliioiiologique,  servir  à  dater 
approximativement  les  inscriptions  où  ils  figurent.  Dans  le 
cas  actuel,  |)ar  exem|de,  Trajan  portant  le  surnom  de 
Dacicus,  cette  inscription  est  certainement  postérieure  à 
Tannée  103;  comme,  d'un  autre  côté,  il  n'y  porte  pas  celui 
iVOptimus  qu'il  reçut  en  l'an  114  ;ni,  à  j)lus  forte  raison, 
celui  de  Partlncus,  qu'il  prit  en  I16j,  c'est  que  le  monument 
est  antérieur  à  l'an  114.  La  date  doit  donc  être  cherchée 
enti-e  les  années  103  et  114. 

7"  Poulifcx  Ma.vinius  -Ip/'.iot'j:  aiv-T-co;), —  On  sait  que  César 
et  Auguste  avaient  été  grands  pontifes;  celte  dignité,  qui  les 
rendait  |)résidenls  du  collège  des  pontifes  et,  par  là,  maîtres 
de  la  religion,  fut  octroyée  à  tous  leurs  successeurs. 

8"  Tribunicia  potestate  XIIII  (ou  Iribuiiiciac  potestatis  — 
or, ,aap;/ './.?; ç  È^ojataç).  —  La  puissance  tribunice  qu'Auguste  avait 
reçue  en  l'année  28  av.  J.-C.  fut  accordée  à  tous  ses  succes- 
seurs au  moment  de  leur  élévation  à  l'Empire.  Elle  est  à  la 
fois  perpétuelle  cl  annuelle:  pei  peliielle  parce  (ju'elle  a  été 
concédée  au  prince  sans  limile  ni  de  temps  ni  de  lieu; 
annuelle,  parce  (jue,  à  cha(|ue  année  nouvelle  de  règne, 
l'empereur  ajoute  une  unité  au  chiffre  de  ses  puissances 
tribunices\  Cette  indication  donne  donc  la  date  exacte  des 
inscriptions  où  elle  figure. 

Sous   les    successeurs  d'Auguste  juscfu'à  Ti-ajan    ex<-lusi- 

1.   Plin.,  }'auerji/r.,  88. 

I.'.  Sur  la  façon  dont  les  difïérents  empereurs  uni  indiqué  les  années  de  leur 
règne  parla  mention  de  leur  puissance  tribunice,  voir  Monun<cn.  Droit  public 
romain,  V,  p.  00  et  suiv. 


NOMS  ET  TITRES  DES  EMPEREURS  DE  LEUR  VIVANT         161 

vcmcnt,  rauiK'c  impériale  se  compte  du  jour  de  ravèiiemeiit 
de  Tempereur.  On  trouvera  à  la  fin  de  ce  cliapilre  Tiiidica- 
lioii  des  dates  à  partir  desquelles  chacun  de  ces  piinces 
supputait  ses  puissances  tribunices. 

Trajan,  au  contraire,  après  avoir  reçu  la  puissance  tribu- 
nice  le  27  octobre  97  ',  la  renouvela  le  18  septembre  (?)  98'  ; 
à  cette  date,  il  prit  donc  le  titre  de  trib.  pot.  II;  il  prit  celui  de 
l.rib.  pot.  ///au  10  décembre  de  cette  môme  année,  et,  dès  lors, 
lui  et  ses  successeurs  choisirent  toujours  cette  date  comme 
point  de  départ  pour  la  supputation  de  leurs  puissances 
tribunices^  iVinsi  Hadrien,  nommé  empereur  le  11  août  117, 
prend  le  titre  de  Irih.  pot.  II  dès  le  10  décembre  de  cette 
même  année. 

Au  troisième  siècle,  et  surtout  dans  les  provinces,  il  se 
j)roduit  de  nombreuses  infractions  à  cette  règle,  ({u'on  est 
réduit  à  constater  sans  j)ouvoir,  la  plupart  du  temps,  les 
expliquer  ' . 

11  sullit  donc  généralement,  pour  trouver  la  date  d'une 
inscription  postérieure  à  Hadrien,  d'après  le  chillVe  éiiuméré 
des  puissances  liibunices,  de  chercher  Téiiocpic  à  la(|uelle 
l'empereur  mentionné  dans  cette  inscription  a  de  (■•l<'^('•  à 
l'Empire,  et  de  calculer  ses  années  de  règn(^  d'après  hî  priii- 


1.  C.  de  la  Berge,  Etude  sur  Trajan,  p.  20,  note  4. 

2.  D'autres  auteurs  veulent  que  Trajan  ait  renouvelé  sa  puissance  tribu uice 
dès  le  10  décembre  97;  il  aurait  donc  porté  le  titre  de  trib.  pot.  pendant  un  peu 
moins  de  deux  mois  et  celui  de  trib.  pot.  II  pendant  un  an  plein.  Cf.  Mommsen, 
op.  cit.,  p.  64  et  note  1. 

?>.  Dio  Cassius,  LUI,  17;  Mommsen,  Droit  public  romain,  V,  p.  G5.  M.  Stobbe  a 
soutenu,  dans  le  P/iilologus,  \S73,  t^.  22  et  suiv.,  un  système  tout  ditïérent.  Cet 
auteur  veut  que  certains  événements  arrivés  dans  le  courant  d'un  règne,  par  exem- 
ple le  choix  d'un  successeur  à  l'Empire,  aient  modifié  la  façon  dont  l'empereur 
supputait  ses  puissances  tribunices  :  il  se  serait  produit  ainsi  souvent  plusieurs 
changements  successifs  dans  les  années  tribunices  d'un  munie  prince.  Cette 
théorie  a  été  combattue  par  M.  Mommsen.  Droit  public  romain,  V,  p.  60, 
note  3. 

4.  Nous  ne  pouvons  pas  naturellement  entrer  dans  l'examen  de  ces  singu- 
larités ;  ici,  comme  dans  les  listes  qui  terminent  ce  chapitre,  nous  ne  faisons 
que  constater  la  règle  générale.  Il  faut  avoir,  pour  chaque  prince,  recours  aux 
articles  spéciaux  publiés  sur  le  sujet. 

11 


162  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

cipo  qui  vient  crètre  énoncé.  Pour  plus  de  facilité  nous 
avons  dressé,  à  la  fin  de  ce  chapitre,  une  liste  complète  des 
puissances  tribunices  de  tous  les  emj)ereiiis. 

9°  Imp.  VI.  —  Voir  i". 

10°  Cos  F  (j-xTo;.  —  Les  empereurs,  comme  les  simples 
particuliers,  pouvaient  être  nommés  consuls,  et  cela  aussi 
souvent  qu'ils  le  désiraient.  Certains  d'entre  eux  se  sont 
fait  attribuer  le  consulat  un  grand  nombre  de  fois  ;  d'autres 
au  contraire,  assez  rarement.  Ils  ne  restaient  généralement 
en  charge  que  peu  de  temps  et  cédaient  la  place  à  des  con- 
suls suffects. 

La  désignation  des  empereurs  au  consulat  se  faisait  dans 
le  courant  de  Tannée  qui  précédait  celle  où  ils  devaient 
exercer  cette  magistrature,  souvent  vers  la  fin;  mais  parfois 
aussi,  au  milieu  ou  au  début  de  Tannée  ' ,  Dès  lors,  ils  por- 
taient jusqu'au  31  décembre  de  la  même  année,  le  titre  de 
consul  désigna  tas  {'i-oL-zo-  à-oo£0£'.Y!Jt^vo;),  suivi  du  chiffre  qui 
convenait  à  leur  futur  consulat.  Ex.  :  Cos.  II.  cos.  desig.  III. 

On  conçoit  qu'en  combinant  les  renseignements  chrono- 
logiques fournis  parle  chiffre  des  puissances  tribunices  d'un 
empereur,  par  celui  des  consulats,  par  ses  surnoms  et 
même  par  le  nombre  de  ses  salutations  impériales,  ou  peut 
arriver  à  dater  une  inscription,  souvent  à  quelques  jours 
près  : 

Ex.  :  —  hup.  Nerva  Caesar  Augustus  G<:'/7;/rt7^/r«6^pontifex 
maximus,  Irihunicîa  potestate  II,  cos.  III,  designatus  IIII, 
faciunduin  cnra\it  ". 

Le  quatrième  consulat  de  Xerva  est  de  Tannée  98.  Donc 
ce  prince  fut  cos.  dcs.IIII,  au  moins  depuis  la  fin  de  Tan  97. 
D'un    autre  coté,    il    commença    à  compter    ses  puissances 

1.  Ainsi,  Vespasiea  fut  désigné  consul  pour  la  seconde  fois  en  décembre  69, 
pour  la  troisième  en  novembre  70,  et  pour  ses  six  autres  consulats,  au  mois  de 
mars.  Domiiien  fut  désigné  consul  aumo'xs  de  novembre,  consul  II  eu  mars  71, 
consul  IV  dans  la  seconde  partie  de  75,  consul  VII  en  mars  79,  consul  VIII  eu 
novembre  »1,  consul  IXelconsulX  les  9  janvier  S2  ei83.  Cf.  A.  Ciiambalu,  De 
mafjistratibus  Flaoiorum,  Bonn,  1881,  in-»%  p.  17 et  suiv, 

2.  Orelli-Henzen,  5438. 


NOMS  ET  TITRES  DES  EMPEKELKS  DE  LEUR  VJVANT        163 

tribunices  du  18  septembre  96;  il  fut  donc  Irih.  pot.  II  du 
18  septembre  97  au  17  septembre  98. 

Comme  il  porte  ici  le  titre  de  trib .  pot.  H,  complété  par 
celui  COS.  des.  IIII,  c'est  que  cette  inscription  est  posté- 
rieure au  18  septembre  97,  jour  avant  lequel  il  n'était  que 
trib.  pot.\  etantérieure  au  l*""  janvier  98,  jour  oii  il  (piilla 
le  titre  de  cos .   des.  IIII  pour  celui  de  cos.  IIII. 

De  plus,  comme  on  lui  a  donné,  dans  ce  texte,  le  surnom 
de  Germanicus,  qu'il  ne  reçut  qu'en  octobre  ou  novembre  de 
cette  année  97  ^,  c'est  que  l'inscription  est  postérieure  à  l'é- 
poque où  il  commença  à  porter  ce  surnom,  c'est-à-dire  qu'elle 
appartient  certainement  à  l'un  des  trois  derniers,  peut-être 
à  l'un  des  deux  derniers  mois  de  l'an  97. 

Les  différents  consulats  des  enipei-eurs  figurent  dans  la 
liste  qui  termine  ce  chapitre. 

L'ordre  dans  lequel  ces  trois  derniers  titres  sont  présentés 
ici  [trib.  pot.  .  .,  imp...,  cos.  ..),  est  l'ordre  habituel.  Il  n'est 
pourtant  pas  toujours  suivi.  Sous  Auguste  on  trouve  le 
chiffre  du  consulat  en  tète,  puis  celui  de  la  puissance  tribu- 
nice,  puis  celui  des  salutations  impériales,  sauf  sur  certaines 
inscriptions  de  Rome^  où  les  salutations  figurent  en  premier 
et  la  puissance  tribunice  à  la  fin.  Sous  Tibère  où  la  puissance 
tribunice  est  inscrite  au  premier  rang,  la  mention  du  consu- 
lat précède  celle  des  salutations  impériales  \ 

ii°  Pater  patriae  (na-uTjp  Tra-cptcoç).  —  C'est  un  titre  honori- 
fique que  prirent  tous  les  empereurs,  sauf  Tibère,  Galba, 
Othon  et  Vitellius. 

Tels  sont  les  différents  noms  et  titres  que  l'on  rencontre 
sur  les  inscriptions  relatives  à  des  empereurs.  Il  faut  y 
ajouter  le  titre  de  ceiisor  (xtjjLrjT/-;;)  qui  fut  porté  par   Claude, 


1.  On  n'exprime  jamais  le  moi priniuni  après  les  mots  trib.  pot.,  pas  plus 
qu'après  imperator  ou  consul. 

2.  Momrasen,  Hermès,  III,  p.  131, 

3.  C.  /.  £,.,  VI,  457,  701,  702,  etc. 

4.  Cf.  Momrasen,  Droit  public  romain,  V,  p.  45etsuiVi 


164  ELEMENTS  COMMUNS  A  TuUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Yespasien  et  Titus,  celui  de  ceiisor  perpeluus  qui  se  lit  sur  les 
iiionumeiits  de  Domitien,  enfin  celui  de  proconsul  (àvÔJTraTo;) 
((ui  est  donné  quelqut^fois.  dans  les  inscriptions,  à  Trajan, 
à  Hadrien  et  aux  Antonins,  surtout  quanti  ils  séjournent  à 
ce  moment  hors  de  l'Italie,  et  presque  toujours  à  Septime 
Sévère  et  à  ses  successeurs,  même  quand  ils  ne  quittent  pas 
Rome\ 


^'  2.  —  Titres  des  princes  et  princesses  de  la  famille 
impériale 

Nous  Venons  de  dire,  dans  le  coinmencenuMit  de  ce  cha- 
pitre, quels  étaient  les  noms  et  titres  portés  par  les  empe- 
reurs de  leur  vivant;  il  nous  faut  maintenant  parler  des 
différents  titres  que  les  princes  et  princesses  de  la  famille 
impériale  prenaient,  eux  aussi,  dans  certains  cas;  nous  les 
rassemblerons  ici; 

1"  Caesar.  —  Hadrien,  en  adoptant  L.  Aelius  Verus,  el 
pour  le  désigner  comme  son  successeur',  lui  donna  le  titre  de 
Caesar,  qui  avait  appartenu  jusque-là,  comme  nom,  exclusi- 
vement aux  membres  de  la  famille  de  Jules  (]ésar  et  d'Au- 
guste et  aux  empereurs  régnants. 

Cette  qualification  servit,  dès  lors,  à  désigner  l'héritier 
du  trône  par  opj)Osition  au  prince  qui  roccuj)ait  et  auquel 
le  titre  (VAngiislus  était  réservé.  C'est  ainsi  (jue  Marc  Au- 
rèle,  par  exemple,  avant  son  avènement  à  l'Empire,  est 
désigné  sur  les  monuments  par  les  noms  de  M.  Aurelius 
Cae.^a/\  ou  M.  Aelius  Aurelius  Verus  Caesar.  le  titre  de 
Caesar  étant  ajouté  à  la  suite  de  tous  les  noms  du  prince: 
tandis  que,  après  son  avènement,  il  porte  ceux  de  Inip. 
Caesar'  M.  Aur(dius  Antoninus  Aiif^i/sfus. 


1.  Wilmanns.  940,  iiole3,  et  Mommsen.  op.  cit.,  p.  38,  note  if. 

2.  Vita  Ven',\:  Huic  naturalis  pâte r fuit  L.  Aelius  Verus,  (jui  ab  Ihnlriaito 
adoptatus,  priinus  Caesar  clictus  est. 

3i  Sur  Caesar,  cognomen  de  l'emporcur.  voir  plu^  baut,  p.  IhS. 


NOMS  ET  TITRES  DES  EMPEREIHS  DE  LEUR  VIVANT        165 

Lo  mol  Caesar  est  d'ailleurs,  parfois,  complété  par  dos 
expressions  qui  en  précisent  le  sens  :  iiiiprralor  (frs/infffns* 
imper  a  //rrçs". 

A  j)artir  du  déhul  du  troisième  siècle,  le  titre  Caesar  est 
toujours  accompagiu-  (répithèles  pom|)euses  :  iiobilissimus 
Caesar;  et  |)ostérieurement  :  prrpeliiiis,  healissuuns  ac 
feli.v  Caesar,  nobilissiiuus  ac  floreutissinius  Caesar,  nobilis- 
siiiius  ac  fortissimus  Caesar,   etc. 

'1"  Princeps  jiiventutis.  —  Les  princes  de  la  famille  impé- 
riale, fils  et  frères  des  empereurs  régnants,  et  particuliè- 
rement les  héritiers  du  trône,  j)reiiaient  également  le  titre 
de  princeps  juventiitis  (upôxptTo:;  tt^;  veôttixoç)  accordé  d'abord 
par  Auguste  à  ses  fils  adoptifs  C.  Caesar  et  L.  Caesar,  et 
qui,  à  partir  du  troisième  siècle,  devient  (Ywn  usage  général 
pour  les  futurs  maîtres  de  l'Empire^ 

3°  Augusta.  —  Les  princesses  de  la  famille  impériale 
reçoivent  aussi  du  Sénat  certains  titres  qui  figurent  parmi 
leurs  noms.  Le  plus  fréquent  est  celui  à' Augusta  ;  Livie,  la 
première,  eut  ce  surnom  :  il  lui  fut  décerné  après  la  mort 
d'Auguste  \  Un  grand  nombre  d'impératrices  en  furent 
honorées  dans  la  suite.  Ex.  :  Agrippina  Augusta,  femme  de 
Claude;  Faustina  Augusta,  femme  de  Marc  Aurèle  ;  Julia 
Augusta,  femme  de  Septime  Sévère  ;  Ulpia  Severina  Augusta, 
femme  d'Aurélien  ',  etc. 

Ce    nom   n'était    pas,    d'ailleurs,    réservé   seulement  aux 

femmes    des    empereurs   régnants;    il  pouvait    être    donné 

])areillement  aux  autres  princesses  de  la  famille  impériale  : 

1)    A   la    grand'mère    de    l'empereur  :  Ex.  :   Julia    Maesa 

Augusta,  aïeule  d'Elagabal  et  de  Sévère  Alexandre. 

1.  Cf.  par  ex.,  Boissieu,  Inscr.  de  Lyon,  p.  36;  C.  I.  L.,  X,  5174. 

2.  C.  I.  L.,  VII,  585. 

3.  Momrasen,  Droit  public  romain,  V,  p.  96  et  suiv.';  G.  Koch,  De  principe 
Jiwcntutis,  Leipzig,  1883. 

4.  Tac.  Ann.,  I.  8;  Dio  Cassius,  LVI.  64 

5.  Il  est  à  remarquer  que  l'impératrice  n'y  a  pas  droit  par  le  seul  fait  de  soa 
mariage;  il  faut  une  décision  spéciale  de  l'empereur  qui  ne  se  produit  qu'à  une 
date  dont  il  est  juge.  Cf.  Mommsen,  ibid.,  p.  90. 


IGG  ÉI-EMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

2)  A  la  mère  de  rempeveur  :  Ex.  :  Julia  Mamaea  Augusta, 
mère  de  Sévère  Alexandre. 

3)  A    la   sœur  de    l'empereur  :  Ex.    :    Mareiana  Augusta, 
sœur  de  Trajan. 

4)  A  la  fille  de  l'empereur   :  Ex.    :    Claudia  Augusta,  fille 
de  Néron  et  de  Poppée. 

5)  A    la    nièce  de  l'empereur   :  Ex.    :    Matidia   Augusta, 
nièce  de  Trajan. 

^"  Mater pairiac.  —  L'empereur  portant  le  titre  de  pater 
palriae,  quelques  impératrices  reçurent  celui  de  mater 
palriae  (parfois  mater  popitli  romani);  ce  sont  :  Livie,  qui 
a  aussi,  dans  un  texte  épigraphique,  le  titre  àe genetrix orbis^ \ 
Julia  Domna;  Julia  Mamaea,  qui  est  même  appelée,  sur  une 
inscription,  mater  universi  generis  humani'^,  et  Marcia  Ota- 
cilia  Severa,  femme  de  Philippe  I. 

.5"  Mater  senatus.  —  De  môme  que  certains  empereurs. 
Commode*  Balbin  ■  et  Pupien,  eurent  le  titre  de  pater 
senatus,  quelques  impératrices  obtinrent  celui  de  mater 
senatus.  Ce  sont  :  Julia  Domna,  Julia  Maesa,  Julia  ^lamaea, 
et  Otacilia  Severa. 

6"  Mater  kastrorum'' .  —  Faustine,  femme  de  Marc  Aurèle, 
fut  la  première  à  qui  ce  titre  fut  accordé';  après  elle  il  est 
porté,  soit  seul,  soit  uni  aux  titres  de  mater  senatus  et 
patriae,  par  Julia  Domna,  Julia  Maesa,  Julia  Mamaea, 
Marcia  Otacilia  Severa,  Herennia  Etruscilla,  femme  de 
Dèce,  Ulpia  Severina,  femme  d'Aurélien,  et  Magnia  Uriiica, 
femme  de  Carin. 

Ces  trois  derniers  titres  (4",  5",  ^f)  ne  sont  plus  («mployés 
après  Dioclétien. 

1.  C.  /.  L.,  II,  2038.  Cf.  Eckhel,  Doctr.  num.  cet.,  VI,  p.  154. 
■^.  C.  I.  L.,  II,  3413.  Cf.  Epig.  arnfi.  MiUficil.,  1884,  p.  53,  n°  (i. 

3.  Cohen,  Monn.  impér.,  III.  p.  70,  n»  128;  cf.  p.  153,  ir632. 

4.  Jbid.,  IV,  p.  114,  n"  7. 

5.  lbid.,iy,  p.  120,  n°ll. 

6.  Sur  le  tilre  de  pater  kastrorum,  faussement  atlribné  à  oortains  eniporeurs, 
voir  Eckhel.  Doctr.  num.  cet.,  VIII,  p.  452. 

7.  Cohoii.  Monn.  impér.,  II.  p.  .584.  n"  fiO:  p.  59t).  n"-  191  ot  105. 


NOMS  ET  TITRES  DES  EMPEREURS  DE  LEUR  VIVANT         167 

L'ensemble  de  la  famille  impériale  est  désigné,  sur  les 
monuments  épigraphiques,  par  Texprcssion  Domiis  Augusta, 
ou  plus  rarement  Dont  us  Augiisti\ 

Postérieurement,  cette  formule  est  remplacée  par  la  for- 
mule analogue  Domus  Dlvina,  dont  on  rencontrer  déjà  un 
exemple  épigraphique  sous  Claude  ou  Néron  %  mais  qui 
n'est  employé  commmiément  que  vers  la  fin  du  deuxième 
siècle'. 

La  plupart  des  titres  que  nous  venons  d'énumérer,  sont 
réunis  dans  l'inscription  suivante  :  elle  servira  à  montrer 
dans  quel  ordre  ces  différents  titres  se  rencontrent  sur  les 
monuments  épigraphiques. 

C.  I.  L.,  VIII,  8323  : 

MARCIAE  OTACILIAE  SEVERAE 
AVG  CONIVGI  D  N  IMP  CAES 
M  IVL  PHILIPPI  PII  FELIC  AVG 
PONT  MAX  TRIB  POT  V  CoS  III 
PROCoS  P  P  MAT  IMP  CAES  M  IVLI 
PHILIPPI  AVG  F  PII  FELICIS 
PONT  MAX  TRIB  POT  ÏÏ  CoS 
ÏÏ  PROCOS  P  P  PRINCIPIS  IV 
VENTVTIS  AVG  ET  CASTRO 
RVM  ET  SENATVS  ET  PATRIAE 
RES  P  CVICVLITANOR  DEVoTA 
NVMIN  MAESTATIQ  EORVM 
D      D  P      P 

Marciae  Otaciliac  Sei>er'ac  Aug[u.sta.e),  conjugi  d(omini)  n[ostri)  Iinipera- 
toris)  Caes(aris)  M.  Jul(ii)  Philippi  Pu  FeUc[is)  Aug[usti)  pont{ificis) 
max[ijni),  trib'unicia)  pot[estate)  quintuin,  co{n)s[iiIis)  tcrtium,  pro- 
co[n)s[ulis),  p[atriii)  piatriae),  inatri  I nipper atoris)  Caes[aris)  M.Juli(i) 

1.  BulletUno,  1886,  p.   42. 

2.  C.  I.  L.,  VII,  11. 

3.  Cf.  Heiizen,  BuUettino.  1872.  p.  105;  et  surtout  R.  Mowat,  La  Domus 
Dicina  et  les  Dici.  Vienne,  18S6,  in-8°.  —  Bull.  epi(//-.,  1885,  p.  221  et  suiv.  ; 
708etsuiv.;  1886,  p.  31  et  suiv. 


108  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Pliilippi,  Aug[usti)  f\ilii  ,  PU  Felicis,  poiiliificis)  mn.r[iini),  frib(tinicia) 
pot(estatr)  iterum.  co  n)s[jilis).  p{atris)  p[ntriae),  principis  juventutis, 
Aug[usti)  '  et  castroruni  ot  senatus  ot  j)atriae,  resp[iihUca)  Cuiculitn- 
nor(um)  devota  tuimin(i)  inajestatiq{iie)  connu:  d{^ccrcto)  d  eciirioniim), 
p[ecunia)  p[uhlicn). 


§  3.  —  Titres  des  empereurs  et  des  membres  de  la  famille 
impériale   après  leur  mort 


11  était  d'usage,  sous  TEmpire,  que  ceux  des  empereurs 
dont  on  voulait  honorer  la  mémoire  fussent  divinisés  après 
leur  mort:  ils  portaient  dès  lors  le  titre  de  Divas  (eeôç)*. 
César,  le  premier,  avait  été  honoré  de  cette  apothéose,  et  un 
certain  nombre  de  ses  successeurs  la  reçurent  après  lui. 

Lors  donc  qu'on  rencontre  le  mot  Divus  dans  une  ins- 
cription, il  faut  y  avoir  vme  preuve  que  l'empereur  ainsi  qua- 
lifié était  mort  au  moment  où  l'inscription  a  été  gravée  : 
c'est  une  donnée  chronologique. 

Si,  par  exemple,  on  trouvait  dans  un  texte  épigraphique, 
à  propos  d'un  personnage,  la  mention  suivante  :  Donatiis 
flouis  militaribus  hello  Armeniaco  et  Parthico  ah  Imp.  Anto- 
lïino  Aiig.  et  a  Divo  Vero  Aug.^  on  devrait  en  conclure  que 
ce  texte  est  postérieur  à  la  mort  de  L.  Verus  (169),  puisque 
ce  prince  y  est  qualifié  de  Divus,  et  antérieur  à  celle  de 
Marc  Aurèle  (180),  qui  y  porte  le  prénom  à'Iinperator  et  non 
le  titre  de  Divus. 

Lorsque,  au  contraire,    la  mémoire  d'un  prince  avait  été 


1.  Ici  le  fils  de  l'empereur  ayant  été  associé  à  l'Empire  par  sou  père,  et  non 
pas  seulement  désigné  comme  successeur,  porte  le  titre  d'Auguste  :  il  a  gardé 
néanmoins  celui  de  princeps  jurentutis.  Cf.  Koch,  op.  cit..  p.  37  et  suiv.; 
cf.  44. 

2.  Par  flatterie  on  peut  appeler  Dews  un  empereur  régnant,  —ainsi  on  lit  sur 
une  inscription  africaine  :  Secerus  Aufi.deus  tiio-^tcr)  {Ann.  épigr.,  1894,  n"  14), 
mais  ce  n'est  point  là  un  titre  officiel. 


TITRES  DES  EMPEREURS  APRES  LEUR  MORT  169 

alxilie  par  un  (Ircicl  du  Sénat,  son  nom  ('tait  martelé  sur 
les  monuments \ 

Il  faut,  dans  le  cas  où  l'on  rencontre  un  nom  d'cmpereui- 
ainsi  effacé,  considérer  le  contexte  de  Tinscription  ((ui  sullil 
généralement  poui'  permettre  de  reconnaiire  à  qui  elle  doit 
être  rapportée. 

Parfois  l'espace  blanc  obtenu  par  le  martelage  est  rempli 
au  moyen  de  mots  étrangers  à  Tinscription,  comme  pour 
effacer  la  trace  même  de  ce  martelage  :  c'est  ce  qui  arrive 
souvent,  par  exemple,  sur  les  monuments  où  sont  mention- 
nés Garacalla  et  Géta. 

Ex  :  C.  I.  L.,  VIIT,  6306  (cf.  6305,  6307)  : 
Au  lieu  de  : 

Al  0  AVRELI  ANTONINI  PII  FELICIS  AVG  0 
PONT  MAX  Ci  TRIB  POT  0  VIII  COS  III  PROCOS 
FORTISSIMI  FELICISSIMIQ  PRINCIPIS  P  P 
ET  L  SEPTIMI  GETAE  NO  B  I  LI  S  S  I  M  I 
CAES   RES    PPHVENSIVM 

On  lit  : 

FORTISSIMI   FELICISSIMIQ   PRINCIPIS  PP 


ET  SVPER   OMNES   RETRO    PRINCIPES    INVIC| 
TISSIMll  RES  P-PHVENSIVM 


D'autres  fois,  comme  pour  Commode,  dont  la  mémoire 
abolie  d'abord  fut  ensuite  réhabilitée,  le  nom  de  l'empereur 
est  regravé  à  l'endroit  même  où  il  avait  été  précédemment 
martelé. 


1.  Cf.  Zedler,  De  memoriue  damnatione  quae  dicttur,  Darnistadt,  1S85.  Cet 
usage  est  de  toutes  les  époques  et  il  n'est  pas  nécessaire  de  chercher  longtemps 
pour  trouver  chez  nous  des  exemples  de  semblables  martelages.  A  la  porte 
d'entrée  du  praetorluin  de  Lambése.  on  voit  une  base  antique  anopigraplie  sur 
laquelle  on  avait  inscrit  le  nom  de  Napoléon  UI,  à  la  suite  de  son  voyage  en 
Algérie  et  de  sa  visite  à  l'ancien  camp  de  la  légion  d'Afrique.  Le  nom  du  sou- 
verain déchu  a  été  effacé  à  la  suite  de  la  révolution  du  4  Septembre, 


170 


ELEMENTS  COMMUNS  A  TOITES  LES  INSCRIPTIONS 


Les  empereurs  qui  reçurent  le  titre  de  Divus  sont  les  sui- 
vants ^  : 

N.  B.  — Les  noms  marqués  d'un  astérique  sont  ceux  des 
empereurs  pour  lesquels  on  n'a  pas  encore  rencontré  le 
titre  de  Divus  sur  les  monuments  épigraphiques  ou  numis- 
matiques. 


1"  César; 

25°  Valérien  I  ; 

2"  Auguste  ; 

26"  *Piso   Frugi    (proclamé 

S-^  Claude  I  ; 

en  Thessalie  ; 

4"  Vespasien  ; 

27°  Gallien  ; 

5°  Titus  ; 

28°  Victorin  ; 

G"  Nerva  ; 

29°  Claude  II; 

7"  Trajan; 

30°  Aurélien  ; 

8"  Hadrien  ; 

31°  *Probus  ; 

9"  Antonin  le  Pieux  ; 

32°  Carus; 

10"  Lucius  Verus  ; 

33°  Xumérien  ; 

11°  Marc  Aurèle; 

34°  Maximien  I  ; 

12°  Pertinax  ; 

35°*Dioclétien; 

13°  Commode  ; 

36°  Constance  I  ; 

14°  Septime  Sévère; 

37°  Maximien  II  (Galère)  ; 

15°  Géta  ; 

38°  Constantin  I  ; 

16°  Caracalla  ; 

39°  ^Constant  ; 

17°  Sévère  Alexandre  ; 

40°  *Constance  II  ; 

18°  Gordien  I  ; 

41°  Julien  II  ; 

19°  Gordien  II  ; 

42"  Jovien  ; 

20°  Gordien  III  ; 

43°  Valentinien  I  ; 

21°  ^Philippe  I  ; 

44°  *Valens  ; 

22°ThilippeII; 

45°  *Gratien  ; 

23°  *Trajan  Dèce  ; 

46°  *  Valentinien  11  ; 

24°  *Herennius  Etruscus  : 

'«7°  Théodose  ; 

t.  La  liste  des  Dici  et  des  Dicae  a  été  dressée  par  E.  Desjardins  (Rcc.  de 
Philol.,  1879,  p.  43  etsuiv.),  par  M.  R.  Mow;it,  La  Domus  Dicina  et  les  Dici, 
p.  20  et  suiv.  (Cf.  un  supplément,  Bull.  é/>i(/r.,lS86,  pl.37).  et  d'une  façon  bien 
plus  complète  par  l'abbé  E.  Beurlier,  Le  Culte  impérial  {Purin,  1891,  in-S"»,  p.  325 
et  suiv. 


TITRES  DES  EMPEREURS  APRÈS  LEUR  MORT  171 

48°  *Arcadius  ;  53°  *Léon  I  ; 

49"  ^Constance  ITI  ;  54"  Léon  II  ; 

50"  *Honorius  ;  55"  *Zénon  ; 

51"  *Théodose  II  ;  56°  *Anastase. 
52"  Valentinien  III  ; 

Outre  les  empereurs,  certains  personnages  de  la  famille 
impériale  reçurent  Tapothéose  et  portent,  en  conséquence, 
le  titre  de  Divu?,  ou  Diva  ;  ce  sont: 

Livie  ^  [Diva  Augusta)  ; 

Drusille,  sœur  de  Caligula  ; 

Claudie,  fille  de  Néron  et  de  Poppée  ; 

Poppée ; 

Domitille,  femme  de  Yespasien  ; 

T.  Flavius  Vespasianus,  fils  de  Domitien  ; 

Julie,  fille  de  Titus  ; 

César,  fils  de  Domitien  ; 

Trajan,  père  de  l'empereur  Trajan  ; 

Marciane,  sœur  de  Trajan; 

Matidie,  nièce  de  Trajan; 

Plotine,  femme  de  Trajan  ; 

Hadrien,  père  de  l'empereur  Hadrien  (?); 

Sabine,  femme  d'Hadrien  ; 

*Aelius  Caesar,  fils  adoptif  d'Hadrien  ; 

Faustine,  femme  d'Antonin  le  Pieux  ; 

Faustine,  femme  de  Marc  Aurèle  ; 

Julie,  femme  de  Septime  Sévère  ; 

Maesa,  aïeule  de  Sévère  Alexandre  ; 

Pauline,  femme  de  Maximin  I  : 

Marin,  père  de  l'empereur  Philippe  ; 

Valérien  (César),  fils  aîné  de  Gallien  ; 

*  Salonin,  son  second  fils  : 


1.  Elle  ne  rcçnt  cet  honneur  qu'à  l'avènement  de  Claude  (Suet.,  Claud..  11)  ; 
cf.  Mowat,  op.  cit.,  p.  9. 


172  ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Mariniane,  femme  ou  sœur  de  Valérien  1  ; 
Nigrinien,  fils  de  Carin^; 
*  Romiilus,  fils  de  Maxence  ; 
Crispus,  fils,  de  Constantin.  ' 

D'un  autre  côté,  ceux  des  empereurs  dont  les  noms  sont 
martelés  sur  les  monuments  sont  les  suivants  : 

Galigula  ;  Maximin  1  ; 

Néron  ;  Maxime  I  ''  ; 

Domitien  ;  Gordien     111       très     rare- 
Commode  ■  ;  ment)  *  ; 

Albin  ;  Philippe  I  (le  père)  ; 

Géta  ;  Philippe  II  (le  fils)  ; 

Macrin  ;  Trajan  Dèce  ; 

Diaduménien;  Herennius  Etruscus  ; 

ÉlagabaP;  Hostilien  '  ; 

Sévère  Alexandre  ;  Gallien  "  ; 


1.  Cf.  Cohea.  Monn.  imp.,  V,p.  368  et  369.  Ce  n'est  que  par  conjecture  que, 
jusqu'à  ces  derniers  temps,  on  faisait  de  Nigrinien  le  fils  de  Carin,  et  en  se  fon- 
dant sur  la  présence  à  l'exergue  deses  monnaies,  de  certaines  lettres  qui  ne  se 
rencontrent  que  sur  relie  de  Carus  et  de  ses  enfants.  On  n'avait  encore,  dans 
les  textes,  aucun  souvenir  de  ce  personnage,  qui  n'est  probablement  qu'un 
César.  (Cf.  Mionnet,  Méd.  rom.,  II,  p.  137;  Rollin  et  Feuardent,  Catalogue 
d'une  coller-tion  de  médailles  romaines,  Paris,  1880,  p.  662,  et  Mowat,  op.  cit., 
p.  32.)  Une  inscription  récemment  trouvée  (Bullett.  comunale,  1889,  p.  31) 
apprend  qu'il  était  le  petit-fils  de  Carus. 

2.  Les  noms  de  l'empereur  Commode  ont  été  rétablis  sur  les  monuments  où 
ils  avaient  été  précédemment  martelés  en  Italie  et  en  Afrique,  nulle  part  ailleurs, 
que  je  sache. 

3.  Dans  les  dénominations  d'Élagabal,  c'est  le  nom  Antoninufi  qui  est  martelé. 
Vita  Elagahali,  17  :  Nomen  ajus,  id  est.  Antonini  erasam  est,  senatu  jubente. 
Cf.  Vita  Alexandri,  1.  On  trouvera  des  exemples  du  fait  au  C.  I.  L.,  notam- 
ment tome  VI.  2001,  ligne  7. 

4.  En  Afrique,  les  noms  de  de  Maximin  et  Maxime  ont  été  regravés  sur  cer- 
tains monuments  où  ils  avaient  été  effacés  primitivement;  en  Espagne,  ils  n'ont 
pas  été  martelés.  Cf.  Wilmanns,  1008  et  1009. 

,T.  Cf.  C.  /.  L..  III,  4644  et  la  note  :  «  Nomen  Gordiani  in  hoc  lapide  studio 
sublatum  esse  constat;  quod  quo  référendum  sit,  ignoro.  » 

6.  Cf.  Bullettino,  1865,  p.  27. 

7.  Cf.  Wilmanns,  1026,  note  4  ;  1029,  note  1. 


TITRES  DES  EMPEREURS  APRES  EEUR  MORT  ITo 

Valérien  ;  Maximien  II  (Galère)  ; 

Saloniii  ;  Flavius  Sevei'us  ; 

Aurélien  (très  laremenl,  ;  Maxiinin  11  (Daza)  ; 

Pi'obiis  ;  Maxenee  ; 

Carus  ;  Licinius  I  de  |)ère)  ; 

Cariii;  Constantin  11  ; 

Xumérien  ;  Constant  1  ; 

Dioclétien  ^  ;  Magnence  ; 

Maximien  I  ;  Maxime  H. 

Une  flétrissure  de  cette  nature  fut  infligée  aussi  à  certains 
membres  de  la  famille  impériale,  soit  à  cause  de  leurs 
propres  méfaits,  soit  à  cause  des  liens  de  parenté  qui  les 
unissaient  à  des  empereurs  condamnés  ;  ce  sont  : 

Cèsonie,  femme  de   Caligula; 

Messaline,  femme  de  Claude  I; 

Agrippine,  mère  de  Néron; 

Crispine,  femme  de  Commode  ; 

P.  Septimius  Géta,  frère  de  Septime  Sévère'; 

Plautille,  femme  de  Caracalla  ; 

P.  Fulvius  Plautianus,  père  de  Plautille; 

Julia  Soaemias,  mère  d'Elagabal  ; 

Julia  Maesa,  aïeule  de  Sévère  Alexandre; 

Julia  Mamaea,  mère  de  Sévère  Alexandre; 

Macrin?  César,  l^eau-père  de  Sévère  Alexandre^  ; 

Otacilia  Severa,  femme  de  Philipe  le  père; 


1.  Sur  le  martelage  des  noms  de  Dioclétien  et  de  ses  collègues,  cl'.  Moinmsea, 
Eph.  epigr.,  I,  p.  123.  Le  résultat  de  cet  article  est  que  le  nom  de  Dioclétien 
a  été  martelé  en  Afrique  et  en  Espagne,  mais  pas  ailleurs  ;  que  celui  de  Maxi- 
mien  a  été  martelé  partout  ;  et  que  celui  de  Constance  César  a  été  respecté, 
tandis  que  celui  de  Galère  était  efEacé  la  plupart  du  temps.  Ces  martelages  ne 
sont  pas  antérieurs  à  l'année  305. 

2.  Il  est  évident  que  les  noms  de  ce  personnage  ont  été  martelés  sur  les 
monuments  parce  qu'ils  rappelaient  ceux  de  son  neveu,  l'empereur  P.  Septi- 
mius Géta. 

o.  R.  Cagnat,  Now  elles  Explorations  en  Tunisie,  p.  94  ;  CIL.,  VIII,  p.  1496» 


174         ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Valérien,  fils  de  Gallien  ; 
Magnia  Urbica,  femme  de  Carin; 
Crispus,  fils  de   Constantin; 
Fausta,  femme  de  Constantin  1  ; 
Constantia,  femme  de  Licinius; 
Gallus,  frère  de  Julien. 


NOTE  ADDITIONNELLE 
SUR  LES  MARTELAGES  DANS  LES  INSCRIPTIONS  ROMAINES 


Les  martelages  de  noms  d'empereurs  ou  de  membres  de  la  famille  impériale 
ne  sont  pas  les  seuls  que  l'on  puisse  constater  sur  les  inscripiious.  On  trouve 
aussi  parfoi  ;  des  noms  de  particuliers  marielés. 

Dans  la  plupart  des  ras,  l'histoire  nous  fournit  l'explication  de  ce  fait.  On 
peut  avec  M.  Zedler  (De  memor-iae  damnatioiie  quae  dio.ittir,  p.  4i  et  suiv.) 
citer,  parmi  ceux  dont  les  noms  sont  effacés  sur  les  monuments  :  Marc  Antoine, 
le  triumvir  (C.  /.  L.,  \,  2,  p.  06),— le  nom  a  été  ensuite  regravé;  Cn.  Calpurnius 
Piso  [Ibld.,  VI,  .385  ;  Epli.  cpigr.,  IV,  740);  L.  Aelius  Sejanus  (C.  /.  L.,  X,  898); 
C.  Asinius  Gallus  (Ihid.,  III.  6070;  V,  6ob9)  ;  M.  Furius  Camillus  Scribonianus 
(Willmanns,  64  a);  Q.  Pomponiiis  Secundus  {CI.  L.,  VI,  2015);  L.  Antonius 
Saturninus  (Ibld.,  X,  :>42(});  C.  Calpurnius  Crassus  F  rugi  (Bulk-tt.,  \8->b,  p.  23); 
Avidius  Cassms  (Waddiiigton,  Inscr.  do  Syi-ie,  2n-^  et  suiv.);  Sex.  Quintilius 
Condianus  (C.  /.  L.,  VI,  l'.iyi);  Mamertinus  (Ibid.,  Ul,  6;i2.i);  Q.  Clodius  Huflnus 
{Ibid.,  VllI,  4;;ill)  ;  L.Domitius  Gallicanus  Papinianus  (Ibid.,U,  4115);  C.  Ful- 
vius  Plautianus  {Ibid.,  VI,  Z20  et  suiv.;  V,  2rf;il;  VIII.  2557,  2655,  etc.);  C.  Pe- 
trouius  Magnus  {Ibid.,  IX.  336);  Fabius  Titianus  {Ibid.,  VI,  1166  a  );  Proculus 
{Ibid.,  111,  737)  ;  Slilichou  {Ibid.,  VI,  1188,  1190;  Eph.  epigr.,  IV,  849). 

Dans  d'au  très  cas  le  nom  du  personnage  a  disparu  sans  qu'il  y  ait  moyen  de  savoir 
quelil  était,  ni  pourquelles  raisons  on  l'aeffacé  (Zedler,  o/).  c/^.,  p.  47);  c'est  ce  qui 
est  arrivé  pour  deux  légats  :  le  premier  de  Pannonie  (C.  /.  L.,  III,  3385,  cf.  le  commen- 
tairequisuit  le  texte.  Borgbesi  a  supposé  qu'il  pouvait  être  question  dans  cette 
inscription  de  Perennis,  le  fils,  qui  périt  avec  son  père  vers  le  temps  où  l'inscrip- 
tion fut  gravée,  mais  ce  n'est  là  qu'une  hypothèse  tout  à  fait  incertaine),  et  le 
second,  de  Numidie  (C.  /.  L.,  VIII,  2581,4;;;08),  sous  Marc  Aurèle,  en  167,  ainsique 
pour  un  préposé  du  quarantième  des  Gaules,  mentionné  sur  un  texte  de  S. -Ber- 
trand de  Comminges,  actuellement  au  musée  de  Toulouse  (Sacaze,  Inscr.  anti- 
ques des  Pyrénées,  p.  155).  Dans  les  fouilles  récentes  de  l'atrium  de  Vesta,  on  a 
découvert  une  base  où  le  nom  de  la  vestale  avait  été  martelé  dés  l'antiquité.  M. 
Marucchi  suppose  que  la  vestale  s'était  convertie  au  christianisme,  M.  de  Rossi 
qu'elle  avait  été  condamnée  pour  avoir  manqué  à  ses  vœux  (Builcttino,  1884* 
p.  33).  Parmi  les  hommes  de  rang  inférieur  dont  les  noms  sont  martelés  sans 
qu'il  soit  possible  de  les  deviner,  il  faut  rappeler  ces  soldats  de  la  légion  IIP 
Auguste  qui  avaient  été  dégradés  (C.  /.  L.,  VIII,  2557  :  si  qui  locum  suum 
amisorit,  quod  abominamur  .')  et  dont  les  noms  avaient  été,  par  suite,  rayés 


176         ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES   LES  INSCRIPTIONS 

sur  les  registres  matricules  du  corps  d'armée  de  Numidie  (C.  /.  L.,  VIII,  2554  b, 
I.  7,  2567,  1.25.  etc.)- 

Le  même  cbàtimeut  était  appliqué  aux  corps  qui  avaient  mérité  une  note 
infamante  et  particulièrement  aux  légions  qui  s'étaient  révoltées  contre  l'empe- 
reur réo-uant.  (Zedler.  op.  cit.,  p.  48  et  suiv.)  L'exemple  le  plus  fameux  est 
celui  de  la  légion  IIl"  Auguste,  qui,  ayant  pris  le  parti  de  Capellien  contre 
Gordien  I,  fut  licenciée  à  l'avènement  de  Gordien  III  et  dont  le  nom  fut  effacé 
sur  toutes  les  inscriptions  de  l'Afrique  (C.I.L.,  VlIF.  p.  1073,  col.  1).  On 
connaît  aussi  celui  de  la  légion  IIP  Gallica  (C.  /.  L.,  III,  186  et  206;  cf.  le  com- 
mentaire). Son  légat  a\-ant  voulu  se  faire  déclarer  empereur  sous  Elagabal  (Dio. 
LXXIX,  7;,  elle  fut  licenciée  pendant  quelque  temps. 

II  arrivait  aussi,  ce  qui  se  produisait  pour  les  empereurs  dont  la  mémoire 
était  d'abord  condamnée,  puis  réhabilitée,  que  l'on  regravait  sur  les  inscriptions 
les  noms  de  certains  personnages  ou  de  certains  corps  qu'on  avait  précédem- 
ment effacés.  C'est  ce  qui  se  passa  pour  Ciaudius  Candidus,  un  des  géné- 
raux les  plus  fameux  du  règne  de  Septime  Sévère,  dont  le  cursus  honorum 
(C.  I.  L.,  II,  4114)  a  été  rapporté  ci-dessus,  p.  125,  et  à  plus  d'un  «  cujus  memo- 
ria,  comme  il  est  dit  dans  une  inscription  de  Rome  (C.  /.  L.,  \T,  1343),  par 
cirn  oppressi  in  inteyruin  secundum  arnplissimi  ordinis  consulturn  restituta 
esti>.  C'est  ce  qui  se  produisit  également  pour  la  légion  IIP  Auguste,  lors- 
, qu'elle  eut  été  rappelée  en  Afrique. 

Il  ne  faut  pas  confondre  ces  martelages,  qui  ont  une  portée  déshonorante 
avec  d'autres,  assez  fréquents  aussi,  dont  le  but  était  soit  de  corriger  une  erreur 
commise  dans  la  gravure  d'un  texte,  soit  de  détruire  une  inscription  hors  d'u- 
sage pour  y  substituer  une  nouvelle.  On  trouvera  dans  les  Eœempla  scripturac 
epigraphicae de  M.  Hûbuer  (p.  XLiii)  toute  une  suite  de  références  où  l'auteur 
a  rassemblé  des  corrections  dues  au  graveur  de  l'inscription  (FECIT  martelé  et 
remplacé  par  FACIVNDVM  CVRAVIT  :  Eph.  epir/r.,  IV,  734;  ZOSIMVS 
ET  IICASSIA  PYRRHAIIVXOR  SIBI  ET  SVIS  corrigé  en  ZOSIMVS  SIB 
ETIICASSIA  PYRRHAE  |  VXORI  ET  SVIS  :  C.  A.  L.,  V,  1919.  etc.).  Quant 
au  procédé  économique  qui  consistait  à  marteler  un  texte  pour  le  remplacer 
par  un  autre,  il  était  couramment  employé  sur  les  milliaires.  à  la  fin  de  l'Em- 
pire. Je  n'en  citerai  qu'un  exemple  qui  est  des  plus  caractéristiques.  Une  borne 
milliaire  des  environs  de  Maktar  (Tunisie)  contient  jusqu'à  trois  inscriptions 
superposées,  ce  qui  a  nécessité  deux  martelages  successifs  [Eph.  epigr.,  V, 
1079  à  1031).  La  première  inscription  contenait  les  noms  des  deux  Philippe, 
la  seconde  ceux  de  Maximien  et  la  troisième  est  dédiée  à  Honorius;  il  ne  reste 
sur  la  pierre  que  des  fragments  minimes  des  deux  plus  anciennes.  En  parcou- 
rant la  partie  des  différents  tomes  du  Co/y^as  consacrée  aux  milliaires,  on  ren- 
contrera de  nombreux  martelages  de  celte  espèce. 


L I STE  C H  R()AH:)L0GIQ 1 1 E 

DES 

EMPEREURS  ROMAINS 

AVEC    LIXUICATIOX 

Ï)K    LEURS    NOMS    ET    SURNOMS,    DE    LEURS   PUISSANCES    TUIliUNfCES, 

DE    LEURS    CONSULATS 

ET   DE   LEURS   SALUTATIONS   IMPERIALES^ 


AUGUSTE  {23  av.  J.-C.  —  14  ap.  J.-C). 

C.  Octavius;  après  son  adoption  :  C.  Julins  Caesar  Ocl a  via- 
nus.  Tl  est  appelé  dans  les  inscriptions  :  IMP  CAESAR 
AVG 

Augur,  en  717  =  37  av.  J.-C,  au  plus  tard. 

XV  i'ir  sacris  fadundis,  entre  717  et  720  =  37  et  34. 

Augiistus^  le  16  janvier  1627  =:  27. 

VII  VÎT  epiiloniiin,  avant  Tannée  738  ^  16. 

Pontifex  ma.riimis,  le  6  mars  742  =  12. 

Pater  patriae.,  le  5  février  752  =  2. 

Il  reçoit  la  puissance  tribunice  le  27  juin  ou  le  1"'"  juil- 
let 731. 

1.  Cf.  pour  les  puissances  tribunices  des  empereurs,  Stohbe,  Philolo;jus,  1873, 
p.  22  et  suiv.  ;  Mommsen,  Droit  public  romain,  V,  p.  60  etsuiv.;  O.  Hirsch- 
feld,  Das  Netijahr  des  tribuniciscJiea  Kaiserjahrcs  (Wiener  Studien  1880. 
p.  97  à  108);  pour  les  consulats,  les  Fastes  consulaires  de  M.  J.  Klein  et  ceux 
qui  terminent  le  Manuel  de  M.  Bouché-Leclercq;  pour  les  salutations  impé- 
riales, les  différents  Indices  du  Corpus  et  les  Monnaies  impériales  de  Cohen . 
Il  n'est  pas  besoin  de  dire  que,  pour  les  salutations  impériales  notamment,  les 
monuments  sont  souvent  en  désaccord  entre  eux.  Le  cbifïre  de  chaque  saluta- 
tion impériale  d'un  empereur  a  été  placé,  dans  le  tableau  qui  suit  à  la  date  où 
il  apparaît  pour  la  première  fois  sur  les  documents  épigraphiques  que  l'on 
possède;  c'est  la  constatation  d'un  fait,  non  l'affirmation  théorique  d'une  vé- 
rité, la  plupart  du  temps  bien  ilifficile  à  établir. 

12 


irs 

731i 
7;J2: 


ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  LNSCRIPTioNS 


:23 
:22 


733r 
;34r 
/35: 

r36z 


Il  juin 
l"^""  janvier 
27  juin 

:21    j     1  janvier 
I  27   juin 

:20   I     1    janvier 
27   juin 

:iy   I     1  janvier 
I  27  juin 

:18  I     1  janvier 

i  -~  jui" 
:17   I     i    janvier 


/  juin 


738=1(3 

1 

janvier 

739=15 

27 
1 

juin 
janvier 

740=14 

27 
1 

juin 
janvier 

741=13 

27 
1 

juin 
janvier 

742=12 

27 
1 

j  u  i  n 
janvier 

743=11 

27 
1 

juin 
janvier 

744=10 

i 

juin 
janvier 

745=  9 

27 
1 

juin 
janvier 

746=  8 

27 
1 

juin 
janvier 

747=r  7 

27 
1 

juin 
janvier 

748=  G 

27 
i 

juin 
janvier 

749=  5 

27 
1 

juin 
janvier 

750=  4 

27 
1 

juin 
janvier 

751=:   3 

27 
1 

juin 
janvier 

753=   I 


Il  juin 

1  janvier 
27  juin 

\    janvier 


.:/    |iiin 

1     lanvier 
27    luin 


tril).  j)ol. 

Iril>.  |)()l.   II 

-  —    III 

—  —    llll 

—  —  ^• 

—  —  VI 

—  —    VII 

—  —    VIII 

—  —    VIIII 

—  —  X 

—  —   XI 

—  —    XII 

—  -    XIII 

—  —   XIIII 

—  —    XV 

—  —    XVI 

—  —   XVII 

—  -    XMII 

—  —    XVIlll 

—  -    XX 

—  -    XXI 

—  —    XXII 

—  —    XXIII 

—  -    XXIV 


COS.  XI 


inip.  Mil 


iinp. 


VIIII 


l  iiiip.  X 


S 


XI 


inip.  XII 


>^  inq..  XIII 


) 


iin|..   XIIII 


•..s.  XII 


XIII 


L18TK  CHR(JNULOliI(^>L'K  UK.s  lùVll'EKKURS  HUMAINS 
1     1   iaiivicr        1 


27 

juin 

Irih.  |)()l.  XX\' 

3 

1 

janvier 

27 

juin 

—             XXVI 

4 

1 

janvier 

27 

juin 

—    XXVII 

5 

1 

janvier 

27 

juin 

-    XXVIII 

G 

1 

janvier 

27 

juin 

—     —    XXVIIII 

7 

1 

janvier 

27 

juin 

—     —    XXX 

8 

1 

janvier 

27 

juin 

—     —    XXXI 

<) 

1 

janvier 

27 

juin 

—    XXXII 

10 

1 

janvier 

27 

juin 

—            XXXIII 

11 

1 

janvier 

27 

juin 

—     —     XXXIIII 

12 

1 

janvier 

27 

juin 

—     —    XXXV 

13 

1 

janvier 

27 

juin 

—     —    XXXVI 

14 

1 

janviei' 

27 

juin 

_     _    XXXVII 

.|).  XV 


I.   \xny.  XVII 


^     iM.|).    XVIII 


M.    X\ 


'   inii).  XXI 

s        ' 


Aiio-uste  111  eu  ri  le  il)  aoùl   14  \ 


TIBÈRE   (14-37). 

Tl.  ChnidUis  Xei'o;  après  son  atloplion  :   77.  Jiiliiis  C<ies(ir; 
il  est  appelé  sur  les  nioiiunients  :  Tl  CAESAR  AVG  ' 

Il  reçoit  la  puissance  tribun ice  |)()ur  la  ])ieinière  lois  le 
27  juin?  748^;  le  même  jour  de  raiiné(>  l'Vl.  il  la  recnil  |)our 
la  cincpiième  fois  el  ne  la  reçoit  |)our  la  sixième  l'ois  (pie 
rannée  4  à  pareille  date. 

1.  Sur  les  salutations  impériales  d'Auguste,  qui  coïncident  comme  dates  avec 
celles  de  Tibère,  voir  Mommsen,  Rcs  pentac  DLci  Atcr/nsti.  188:i,  p.  15  et  suiv. 

2.  Iinp.  Ti.  Cacsar  Au;/.,  qui  se  lit  sur  quelques  inscriptions  (Cf.  notamment 
C.  /.  L.,  VIII,  68'i,  10018, 100:2:^,  10492),  est  le  résultat  d'une  ignorance  ou  d'une 
erreur,  puisque  Tibère  refusa  le  prénom  û'impcrator  (Suet.,  l'ih..  26;  Dio  Cas- 
sius,  LVII,  2). 

3;  A  propos  de  celte  date,  voir  Mommsen,  Dinit  /mOlic  romain^  \,  p.  fjl,  n.  o. 


180 
748= 

749: 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

COS.  II      I      iinp.  II 


750= 
751= 
752= 
753= 


6 

7 

8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 


27  luin 
1   janvier 

27  juin 
1   janvier 

27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1   janvier 

27  juin 
1  janvier 

27  juin 
1  janvier 

27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27   juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1    |anviei" 

27  juin 

1  janvier 
27  juin 

1    janvier 

27   iuin 


tril).  puL 

trib.  pol.  Il 

—  —  III 

—  -  Illl 

—  —  V 


—  VI 

—  VII 

—  VIII 

—  VIIII 

—  X 

—  XI 

—  XII 

—  XIII 

—  XIIII 

—  XV 

—  XVI 

—  XVII 

—  XVIII 

—  XVIIII 

—  XX 


imp, 


III 


imp. 


VI 


Vil 


Illl)) 


VIII 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS 


181 


19 

1  janvier 

27  juin 

Iril).  pot.  XXI 

20 

1  janvier 

27  juin 

—     —  XXII 

21 

1  janvier 

27  juin 

—     —  XXII I 

22 

1  janvier 

27  juin 

—     —  XXIIII 

23 

1  janvier 

27  juin 

—     —  XXV 

24 

1  janvier 

27  juin 

_     _  XXVI 

25 

1  janvier 

27  juin 

_     _  XXVII 

20 

1  janvier 

27  juin 

—     -  XXYIII 

27 

1  janvier 

27  juin 

_     _  XXVIIII 

28 

1  janvier 

27  juin 

—     —  XXX 

29 

1  janvier 

27  juin 

—      -  XXXI 

30 

1  janvier 

27  juin 

—     -  XXXII 

31 

1  janvier 

27  juin 

—    —  XXXIII 

32 

1  janvier 

27  juin 

—     —  XXXIIII 

33 

1  janvier 

27  juin 

—     -  XXXV 

34 

1  janvier 

27  juin 

—     —  XXXVI 

35 

1  janvier 

27  juin 

—    —  XXXVII 

36 

1  janvier 

27  juin 

—     -  XXXVIII 

37 

1  janvier 

ros.  IV 


COS.   V 


Tibère  meurt  le  16  mars  37. 


CALIGULA  (37-41). 

C.  Jidius  Caesar.  Sur  les  monuments  il  est  appelé  C  CAE- 

SAR  GERMANICVS 
Pater  patriae,  dès  les  premiers  jours  de  Tan  38. 


ISi 


Kl.KMI'.NTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTION; 


38 
39 
40 


18  mars 
i  janvier 

18  mars 
1  janvier 

18  mars 
1    janvier 

18  mars 
1  jaiivici' 


Iril).  ])()l . 

tril).  |K)I.  TI 

—  —  m 

—  —  IV 


fOS.    II 

.(.s.  m 

COS.   IllI 


(^aligulii  iiiciirl  le  24  jainicr. 


CLAUDE   I    (|i-S4). 

Ti.  Claudius  Nero  Drtisi/s  Gennaïuciis.  Sur  les  inonumonts 
il  est  appelé  :  TI  CLAVDIVS  CAESAR  AVG  GERMANICVS 

Pater  patriae,  5-13  janvier  42. 

Britaunicus,  après  les  victoires  de  Bretagne  '  (Ce  titre  ne 
figure  pas'd'habitude  sur  les  monuments. 

Ceusor,  47-48. 


'A 


25  janvier 
1  janvier 
25"    — 


43 

1 

25 

44 

i 

25 

4.-) 

1 

t 

25 

4() 

i 

25 

47 

1 

25 

48 

1 

25 

V.) 

J 

25 

50 

1 

25 

51 

J 

Iril).  pot. 

—  —  II 

—  —  III 

—  —  IV 

—  —  \ 

—  —  M 

—  —  Vil 

—  —  Mil 

—  —  l.\ 

—  —  .\ 


fOS.  (     i,n|,.  il 

COS.   II        ) 

^   imi).  II! 
COS.  III     ^ 

^    imi).  IV,  V 

I 

\  imp.  Vin 

)  unp.  \IIII.  \. 

eos.  IIII    î   ""P-  ^" 

^   imp.  M\  ,  XV 


.s.   V 


(   imp.  XNI 

I    imp.      XVII 
)        X\ill 
I    imp.  XXI 


1.  Dio  Cassius,  EX.  L';'. 


LISTE  CHRONOLOGKiUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS 


is;5 


25  janvici- 

Iril).  pof.   XI 

52 

l"     — 

25      — 

—      —  XII 

53 

1      — 

25      — 

—      -     XII 

54 

1      — 

25      — 

—      —   XII 

}     imp.  XXIIII 
S 

!     iii.p.  XXVII 


('.laiule  nu'iirl  le   VA  ()ct()l)ro  54. 

iNÉRON    (54-68). 

L.  Domiiiiis  A/ienobûrhiis;  après  son  adoption  Ti.  Claudius 
Driisus  (jcrnidiiictis  Cacsar.  K)\\  Tapix'llc  sur  les  monu- 
ments :  NERO  CLAVDIVS  CAESAR  AVGVSTVS  GERMA- 
NICUS.  postérieurement:  IMP  NERO  CLAVDIVS  CAESAR 
AVG  GERMANICVS 
Pater patriae,  fin  de  .55  ou  début  de  56. 

M.  Mommsen  avait  admis  ^  que  les  puissances  tribunices 
de  Xéron  se  comptèrent  à  partir  du  13  octobre,  jusqu'en  59, 
mais  que,  à  cette  date,  il  y  eut  un  changement  dansla  manière 
de  supputer  les  années  du  règne  de  ce  prince:  après  avoir 
pris  sa  VP  puissance  tribunicele  13  octobre  .59,  Néron  aurait 
reçu  une  VIT''  puissance  tribunice  le  4  décembre  de  cette 
même  année;  et  dès  lors,  jusqu'à  sa  mort,  il  aurait  renou- 
velé, à  cette  dernière  date,  sa  puissance  tribunice.  Mais 
dans  son  Droit  public  romain-  il  a  émis  un  autre  système. 
En  l'an  60,  Néron  aurait  changé  le  mode  suivant  lequel  se 
t;omptaient  jusque-là  ses  puissances  trilmnices  et  établi  la 
loi  que  sa  première  année  de  règne  avait  duré  du  13  octobre 
au  9  décembre  54,  et  les  autres  du  10  décembre  au  9  dé- 
cembre des  années  suivantes.  Il  y  aurait  donc  eu  deuxfacons 
de  supputer  les  puissances  tribunices  de  Néron  jusqu'en 
Tan  60;  la  seconde  aurait  été  adoptée  par  effet  rétroactif 
dans  la  rédaction  de  certaines  inscriptions  déjà  gravées  ou 
qui  restaient  encore  à  graver.  Nous  avons  dû  signaler  ici 
concurremment  les  deux  modes  de  numération. 


1.  Hermès.  II,  p.  56. 

2.  Drnit  piihlir  .'-omain,  V,  p.  Cy2,  note  L', 


184 
54 

55 
56 
57 
58 
59 
60 

61 

62 
63 
64 
65 
66 
67 
68 


ÉLÉMENTS  COiMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 
ti'il).  pot. 


13  octob. 
10  déc. 

1 janv. 
13  oc  lob. 
10  déc. 

1 janv. 
13  octob. 
10  déc. 

1 janv. 
13  octob. 
10  déc. 

1  janv. 
13  octob. 
10  déc. 

1 janv. 
13  octob. 
10  déc. 

1 janv. 
13  octob. 
10  déc. 

1 janv. 
10  déc. 

1  janv. 
10  déc. 

1  janv. 
10  déc. 

1 janv. 
10  déc. 

1 janv. 
10  déc. 

1 janv. 
10  déc. 

1  janv. 
10  déc. 

1  janv. 


—  II 

—  III 

—  IIII 

—  y 

—  VI 

—  VII 


ti'ib.  pot. 
trib.  pot.  Il 


VIIII 

X 

XI 

XII 

XIII 

XIIII 

XV 


Néron  meurt  le  9  juin  68. 


iaip.  VII 


imp.  XI 
inip.  XII 


COS.  V      I 


GALBA  (9  juin  68  —  15  janvier  69). 

Ser.  Sii/pirii/s\  Sur  les  moniimenls  il  est  appelé  :  SER  GALBA 
IMPERATOR  CAESAR  AVG  ou  IMP  SER  SVLPICIVS 
GALBA    CAESAR    AVG 


1.  Sur  les  noms  que  portait  Galba  avant  son  avènf>mf»nt,  voir  Snét..  Galha,4, 
et  C.  /.  Gr.,  4967. 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS  185 


OTHON  (15  janvier  69  —  25  avril  69). 

M.  Sah'ius ;   sur  les  monnaies  il  est  appelé  :   IMP  M  OTHO 
CAESAR  AVG 


VITELLIUS  (2  janvier  69  —  20?  décembre  70). 

A.  VitelLiwA;  sur  les  monuments  il  est  appelé:  IMP  A  VITEL- 
LIVS  CAESAR  et  A  VITELLIVS  IMPERATOR  GERMANICVS 

VESPASIEN  (69-79). 

T.  Flavius  Vespasianiis;  sur  les  monuments  il  est  appelé: 
IMP  CAESAR  VESPASIANVS  AVG  et  IMP  VESPASIANVS 
CAESAR  AVG 

Censor,  1  juillet  73. 


69 

1  juillet 

70 

1  janvier 

1  juillet 

novembre 

71 

1  janvier 

1  juillet 

72 

1  janvier 

1  juillet 

73 

1  janvier 

1  juillet 

74 

i  janvier 

1  juillet 

75 

1  janvier 

1  'juillet 

76 

i  janvier 

1  juillet 

77 

1   janvier 

1  juillet 

78 

1  janvier 

1  juillet 

79 

1  janvier 

rib.  pot. 

COS. 
COS.   II 

rib.  pot. 

II 

s 

iinp.  V 

COS.  III     l 

) 
COS.  un  ( 

imp.  VI 

—      — 

III 

imp.  VIII 

—      — 

IIII 

! 

imp.  VIIII,  X 

—      — 

V 
VI 

COS.  V      ( 
COS.  VI 

imp.    XI,   XII,    XIII 
XIIII 

— 

VII 

COS.  VII    ( 

imp.  XVII 

VIII 

COS.  VIII 

imp.  XVIII 

—      — 

VIIIl 

X 

COS.VIIII 

imp.  XVIIII,  XX 

Vespasien  meurt  le  23  juillet  79. 


18G 


ELEMENTS  COMMUNS  A  TOl.TES  LES  INSCRIPTIONS 


TITUS   (71-81). 

T.  Flavius  Vespasiamis ;  sur  les  momimeiits  il  csl  nommé: 
IMP  TITVS  ou  T  CAESAR  VESPASIANVS  AVG  et  IMP 
TITVS  (ou  T    VESPASIANVS   CAESAR  AVG 


71 

jnillfl 

72 

janvier 

jiiillel 

7.3 

janviof 

juillet 

74 

janvier 

juillet 

75 

janvier 

juillet 

70 

janvier 

juillet 

/  / 

janvier 

juillet 

78 

janvier 

juillet 

70 

janvier 

juillet 

SO 

janvier 

juillet 

81 

1 

janvier 

juillet 

l|-iii.   ])n|. 


IIII 

VI 

VII 

VIII 

VIIII 

X 

XI 


COS. 


COS. 


III 

COS.  un 

COS.  A' 
COS.  ^  I 

COS.  VII 
COS.  VIII 


lUJp 


m 


imp.  \\\ 
inip.  XI 


imp. 
iuip. 


XIIII 
XV 


imp.  XVI,  XVII 


Titus  meurt  le  13  septembre  81. 


D03UTIEX    (81-96). 


T.  Flavius  Doiniliduus;  sur  les  monuments  il  se  nomme  : 
IMP  CAESAR  DOMITIANVS  AVG  et  IMP  DOMITIANVS 
CAESAR  AVG 


Germcniinis,  en  84. 

Çensor  pcrpcluiis.  en  <S.^  (après  le  .^1  septembi'e  . 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS 
trih.  pol. 


187 


81  I  13  septemb. 

82  i  janvier 
13  septemb. 

83  I     1  janvier 

I  13  septemb. 

84  '     1  janvier 

;  13  septemb. 

85  1  janvier 

j  13  septemb. 

86  1  janvier 

'  13  sepleml>. 

87  I     1  janvier 

13  septemb. 

88  1  janvier 
13  septemb. 

89  1  janviei- 
13  septemb. 

90  1  janvier 
13  septemb. 

91  13  septemb. 

1  janvier 

92  13  septemb. 

1  janvier 

93  13  septemb. 

1  janvier 

94  1  13  septemb. 
I     1  janvier 

95  j  13  septemb. 
1  janvier 

96  13  septeml). 
1  janvier 


trib.  pol.  Il 

—  —  III 

—  —  IIII 
_  __  \ 

—  —  VI 

—  ^  VU 

—  —  VIII 

—  —  VIlIl 

—  —  X 

—  —  XI 

—  —  XII 

—  —  XIII 

—  —  xiin 

—  —  XV 

—  —  XVI 


COS.  vu 
(OS.  VIII 

)s.vini 


;    imp.  II 


(•( 

COS.   X 
COS.  XI 


imp.  \ 


\  Il 


;  imp.   Mil.  VIIII 

COS.  XII       1 

/  imp.  XI,  XII.XIll. 

COS.  XIII    {  >^''" 

'•"^•^""  !  imp.  XV,XVT 

J  imp.  XVII,  XVIII, 

)  XVIIII,  XX 

VA'      i  inii).  XXI 

COS.  X\       *  i 


COS.  XVI 


i    i 


mp. 


XXII 


COS.  XVII 


Domitien  est  tué  le  18  septembre  96. 

NERVA   (96-98). 

M.  Cocceius  Nerva  ;    sur  les  inoutiiueiiLs  il  est  appelle  :    IMP 

CAESAR    NERVA    AVG  et    IMP   NERVA   AVG   CAESAR 
Germaiiicus,  en  oclc^bre  ou  novembre  97. 


'■  imp.  II 


1.  Surlespiiissaiicestribuiiices  de  Nerva,  voir  Mommsen,  Droit  public  romain, 
V,  p.  64,  note  1. 
I,  Cette  troisième  puissance  tribunice  n'est    pas  indiquée  sur  les  inscriptions 


96 

18  septemb. 

trib.  pot.  ^ 

97 

1  janvier 

COS.  III 

13  septemb. 

trib.  pot.  II 

98 

10  décemb. 

—    —  m  ^ 

1  janvier 

COS.  IIII 

28  janvier 

> 

Jerva  meurt  le 

25  janvier  98. 

188         ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


TRAJAN  (97-117). 

M.    Ulpius    Trajamis.  Dans   les  inscriptions  il  est    nommé 
IMP   CAESAR   NERVA    TRAIANVS    AVGVSTVS 


Germanicus,  en  octobre  ou  novembre  97. 

Pater  patriae,  en  98. 

Dacicus,  à  la  fin  de  102. 

Optimiis\  en  114. 

Parthicus,  en  116,  avant  le  29  août'. 


97 

27  octobre 

trib.  pot. 

COS. 

98 

l^""  janvier 

—     —  I 

COS.  II 

18  septemb. 

—     —  II 

10  décembre 

—     —  III 

99 

1  janvier 

10  décembre 

—     —  IIII 

100 

1  janvier 

COS.   III 

10  décembre 

—     —  \ 

iOi 

1  janvier 

COS.  un 

10  décembre 

—     —  VI 

102 

1  janvier 

10  décembre 

—    —  VII 

103 

1  janvier 

COS.  V 

10  décembre 

—    —  VIII 

104 

1  janvier 

imp.  II,  III,  un 


qui,  n'admettant  pas  le  renouvellement  de  la  puissance  tribunice  de  cet  empe- 
reur au  19  décembre,  prolongent  la  deuxième  année  de  régne  de  Nerva  jusqu'à 
sa  mon  (C.  /.  L.,  V,  4314;  VI,  953). 

1.  On  sait  par  Pliue,  Paneg.,  2,  que  Trajaa  rec;ut  ce  surnom  avant  114;  et 
de  fait,  il  figure  sur  les  monnaies  et  sur  des  textes  épigraphiques,  suivi  de 
prince/is:  «  optimus  /irinrcp.<,  »  dès  l'année  105.  Cf.  EcUhel,  Doct.num.  cct.,Yl, 
p.  446.  Aussi  certaines  inscriptions,  par  excei)tion,  le  lui  donnent-elles  anté- 
rieuremenià  114.  Cf.  C.  /.  L.,  VllI.  10117. 

2.  De  rares  inscriptions  lui  donnent  ce  litre  dès  l'an  114;  c'est  le  fait  d'une 
initiative  privée  devançant  la  décision  officielle.  Dessau  [Inscr.  selectae,  297, 
note  1), 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES   EMPEREURS  ROMAINS  189 


l  imp.  V  < 


10  décembre 

Irib.  \)o[.  VIIIl 

105 

1  janvier 
10  décembre 

—      —   X 

106 

1  janvier 
10  décembre 

—     —   XI 

107 

1  janvier 
10  décembre 

—     —   XII 

108 

1  janvier 
10  décembre 

—      —   XIII 

109 

1  janvier 
10  décembre 

—     —   XIIII 

110 

1  janvier 
10  décembi-e 

—     —  XV 

111 

1  janvier 
10  décembre 

—     —  XVI 

112 

1  janvier 
10  décembre 

—     —  XVII 

113 

1  janvier 
10  décembre 

—     —  XVIII 

114 

i  janvier 
10  décembre 

—     —  XVIIII 

115 

1  janvier 
10  décembre 

—     —  XX 

116 

1  janvier 
10  décembre 

—     —   XXI 

117 

1  janvier 

Trajan'  meurt  le  11?  aoiit  117 


IV 


i  imp.  VI 


imp.    VIP,    VIII 
)      VIIII 

j  imp.  X,  XI 
;l  imp.  XII,  XIII 


HADRIEN    (117-138). 

p.  Aelius  Hadrianus.  Sur  les  monuments  il  est  appelé  : 
IMP  CAESAR  TRAIANVS  HADRIANVS  AVG 

Pater  patricœ,  en  128  ^21  avril.');  mais  ce  titre  se  trouve 
quelquefois  avant  cette  date  sur  les  inscriptions  ^ 


1.  L'inscription  d'Espagne  (C.  /.  L.,  II,  759,  760)  qui  porte  trlb.  potes.  VIII, 
imp.  V,  contient  certainement  une  erreur  dans  les  chiffres.  De  la  Berge.  Essai 
sur  Trajan,  p.  54. 

2.  Le  diplôme  militaire  de  l'an  114  (C.  /.  L.,  III,  p.  869)  renferme  une  erreur 
dans  l'indicalion  de  la  puissance  tribunice. 

3.  Sur  les  puissances  tribunices  de  Trajan,  voir  plus  haut,  p.  161.  Sur  ses  sa- 
lutations impériales  voir  de  la  Berge,  Essai  sur  le  régne  de  Trajan.  p.  48,  54, 
169,  172  et  Mommsen,  Rôni.  Geschichte,  V,  p.  398.  note  2  (t.  X,  p.  234.  note  1,  de 
ma  traduction). 

4.  Les  inscriptions  grecques  donnent  à  Hadrien  UU  certain  nombre    de    sur- 


19U 


ÉLÉMENTS  COMMUN:^  A  TiJlTKS  LES  INSCRIPTIONS 


117 

11 

août 

118 

1 

janviei-  ' 

119 

— 

120 

— 

121 

— 

122 

— 

123 

— 

124 

— 

125 

— 

126 



127 

— 

128 

— 

129 

— 

130 

— 

131 

— 

132 

— 

133 

— 

134 

— . 

135 

— 

136 



137 

— 

138 

— 

II 

atlricMi  mcii 

trilj.  pol. 

—  —   Il 

—  —  III 
_  —  IIII 

—  —  ^' 

'     —  —  VI 

VII 

I     —  —  VIII 

!    —  —  viiii 

I    —  —  X 

!    —  —  XI 

—  —  XII 

—  —  XIII 

—  —  xmi 

—  —  x\ 

—  —  XVI 

—  —  XVII 
_  _  XVI II 

_  _  XVllII 

—  —  XX 

—  —  XXI 

—  —  XXII 

•t  le  10  iuillcl  i;38. 


'     nui). 

*     •  II 

'     mil).  Il 


VI- 


ANTONIN  LE  PIEUX  (138-161). 

T.  Aurelius  FiiU'us  Boionius  Ai'riits  Anlouiniis  ;  après  son 
adoption,  T.  Aclius  Hadrianiis  Antoniiius  Pins.  Sur  les 
monuments  il  est  appelé  :  JMP  CAESAR  T  AELIVS  HA- 
DRIANVS  ANTONINVS  AVG  PIVS 

Pdter palriae.  en  13*). 


noms  qui  ne  figurent  pus  dans  les  textes  cpigrapliiques  de  la  partie  latine  de 
l'Empire:  vio^  Atôvjao;  (C.  /.  Gr.,  6766);  V.vj^  AtoowvaTo^  (ibid.,  1822);  IIjO'.o^. 
llavEÀÀr^v.'j;  [ibid.,  107:3 1;  'KÀsoOip'.oj  (/6/>./.,  2021).  Zsù;  'OÀôfji-'.o;  ou  'OXjijltt'.o; 
tout  court  se  rencontre  fréquemment;  Jf/fiïf/-  Oiym/iius  ou  Olympias  s'est 
même  trouvé  sur  des  inscriptions  latines  de  Grèce  ou  d'Asie-Mineure.  Cf 
Eph.  epifjr..  II,  p.  13.  Ce  dernier  litre  fut  donné  à  Hadrien  lors  de  la  dédicace 
de  rOlympieion  (automne  de  129  ap.  J.-C). 

1.  Bien  qu'il  soit  certain  que  les  empereurs  qui  suivent  renouvelaient  leur 
puissance  tribunice  le  10  décembre,  nous  avons  recule  jusqu'au  1"  janvier  do 
l'année  suivante  l'indication  de  cette  puissance  pour  la  commodité  de  nos  tables, 
ainsi  qu'il  est  fait  dans  les  Indires  du  Corpus  Ini^criptionum  Latinarurn. 

2.  Ce  chiTre  qui  se  lit  sur  une  inscription  d'Espagne  (C.  /.  L.,  Il,  2014),  est 
cerlainemcni  une  crrour. 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  KMPl'lREURS  ROMAINS 


l'Jl 


Gernianiciis,         (? 

Dacicus\         !?' 

138 

25  février 

irib. 

put. 

COS. 

139 

1  janvier 

irib. 

pol.  11 

eos.  II 

140 

— 

— 

—  III 

ros.  III 

141 

— 

— 

—  un 

142 

— 

— 

—    V 

143 

— 

— 

—    VI 

144 

— 

— 

—    VII 

145 

— 

— 

—    VIII 

COS.    III 

146 

— 

— 

—    VIII  l 

147 

— 

— 

—    X 

148 

— 

— 

—    XI 

149 



-     XII 

150 

— 

— 

—    XIII 

151 

— 

. — 

^    XIIII 

152 



— 

-     XV 

153 



— 

—    XVI 

154 

— 

— 

—    XVII 

155 

— 

— 

~    XVIII 

156 



— - 

-     XVIIII 

157 

, — 

— 

~      XX 

158 

— 

— 

XXI 

159 

-  - 

— 

—    XXII 

160 

— 

— 

—    XXIII 

161 

— 

— 

—    XXIIII 

llllj). 


Antonin  le  Pieux  meurt  le  7  ?  mars  lOi 


MARC    AURÈLE   (161-180). 

M.  Anniiis  Calilias  Severus  ;  après  son  adoption  M.  Aeliiis 
Aiirelius  Verus;  sur  les  monuments,  et  seulement  après  la 
mort  (rAntonin,  il  est  appelé  :  JMP  CAESAR  M  AVRELIVS 
ANTONINVS  AVG 

Arnieniaciis,  en  164^  sinon  à  la  lin  de  163. 

Parthiciis  Ma.iimus,  en  1G6  (pas  avant  le  mois  de  marsj, 

Mediciis,  à  la  même  date. 


1.  Titres  qui  ne  se  rencontrent   qu'une    lois   à  Carlbagc  dans    une  inscripliun 
peut- être  fautive  :  C.  /.  L.,  VIII.  12513. 


19;J 


ELEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  LNSCKIPTIONS 


Pater  patriae,  en  167. 
Germanicus,  en  172. 
Su r/iuf ficus,  en  175. 

iV.  B.  — Marc  Aiuèle  (|iiilla  a  la  inoil  de  son  frère  ;169) 
les  litres  de  Armeniacits,  Parlhicus  Mdxinms  et  Mcdicus, 
que  Ton  trouve  encore  pourtant  dans  quelques  inscriptions 
postérieures  à  cette  année. 


147 

148 

149 

150 

151 

152 

153 

154 

155 

156 

157 

158 

159 

160 

161 

162 

163 

164 

165 

166 

167 

168 

169 

170 

171 

172 

173 

174 

175 

176 

177 

178 

179 

180 


25  février  j   irih. 
1  janvier      trih. 


II 


II 

III         ! 

un 

y 

VI 

VII 

VIII 

VIIII 

X 

XI 

XII 

XIII 

XIIII 

X\' 

XVI 

XVII 

XVIII 

XVIIII 

XX 

XXI 

XXII 

XXIII 

XXIIII 

XXV 

XXVI 

XXVII 

XXVllI 

XXVIIII 

XXX 

XXXI 

XXX  H 

XXXIII 

XXXIIII 


COS.  m 


iinp. 

imp. 
imp. 
iiup. 


»  imp 


llllp, 
imp. 


II 

III 
IIII 


VI 


VII 
VIII 

\  lin 


lli'guo  siiuiil- 
taiip  do  Marc 
Auivli'  et  de 
Liiciiis  Vcrus. 


t;«n..  ,h' 
Aiirel,.  , 
Conimod 


iiiinl- 
M:n<- 
•l     do 


Marc  Aiirclc  mciiri  le 


ISO, 


LISTE  CHK(JNOLUaiQUE  DES  EMPEREURS  RuMAINS 


1!J3 


LUCIUS  VERUS  (161-169). 

L.  Cciojiius  Coiuuwdus  Venis  ;  après  radoption  de  son  père 
par  Hadrien,  L.  Ceioniiis  Aelius  Aiirclius  Coiiimodus 
Verus;  après  son  adoption  par  Antonin  le  Pieux,  L.  Aelius 
Aiireliiis  Coiiiniodus  Verus.  Sur  les  monunieiUs  il  est 
appelé  :    IMP.   CAESAR  L  AVRELIVS   VERVS 

Arnieniacus,  en  IG.*). 

Pai'lJiicus  Maxinius,  en  165. 

Medicus,  en  166  (à  la  même  date  que  son  frère). 

Pater  patriae.^  à  la  fin  de  166. 


161 
162 
163 
164 
165 
166 
167 
168 
169 


7  mars 

trih. 

[)Ol 

i  janvici' 

irib. 

[)Ol 

II 







m 







iiii 



' 



V 







VI 







VII 







VIII 

— 

— 

— 

VIIII 

COS.   II 


llllp 


.  Il 


•  os.  m 


inip.  III 
iinp.  ini 
imp.  V 


L.  Verus  meurt  dans  Tliiver  de  169; 


COMMODE    (176-192). 

Inip.  Caes.  L.  Aelius  ou  L.  (OU  M).  Aurelius  Coniinodus  Anlo- 
uifius  Aug.  11  est  nommé  sur  les  monuments  :  L  AELIVS 
AVRELIVS  COMMODVS  au  début  de  son  règne,  puis 
L  AVRELIVS  COMMODVS  jusquen  180  (fin  d'octobre  ou 
novembre),  M  AVRELIVS  COMMODVCde  180  à  191,  et  de 
nouveau  L  AELIVS  AVRELIVS  COMMODVS  depuis  191. 

Ger/nanirus,  en  172. 

Sarn/ffticusren  17r>. 

Paler pafriue,  en  177. 

Plus,  en  183. 

Britanniciis,  en  184. 

Félix,   en   185. 

13 


194 


ELEMKNTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


M.  Mommsen  a  fait  remarquer^  que,  d'après  les  textes 
biographiques  comme  d'après  les  monnaies.  Commode 
semble  avoir  pris  le  titre  à'imperator  le  27  novembre  176, 
mais  n'avoir  recula  puissance  tribunice  que  dans  le  courant 
de  177.  Dès  lors  la  fin  de  sa  première  année  de  puissance  se 
place  au  9  décembre  177.  Mais,  par  une  convention  pos- 
térieure, on  décida  qu'il  y  avait  lieu  de  faire  coïncider  la 
collation  de  la  puissance  tribunice  avec  celle  du  titre  d'//;/- 
peiator  et  que  la  seconde  année  de  règne  commencerait 
par  suite  au  10  décembre.  C'est  la  chronologie  habituelle- 
ment suivie  sur  les  monuments. 


176 

27  iiov.       j 

ti-ili. 

|)(il 

177 

1  janvier  i 

iril». 

|)(jt 

II 

178 

' 

— 

. — . 

III 

179 



— 



IIII 

180 



— 



A 

181 

— 

— 

— 

VI 

182 

— 



— 

AU 

183 



— 

YIII 

184 







VIIII 

185 

— 

— 

— 

X 

186 





— 

XI 

187 

— 

— 

— 

XII 

188 

— 

— 

— 

XIII 

189 

— 

— 

— 

XIIII 

190 

— 

— 

— 

XV 

191 

— 

— 

— 

XVI 

192 

10  déc. 

— 

— 

XVII 
XVIII  = 

'  iiiip.  1 1 


COS.  JI 


>  iiii|).  111 
111  ;  i>"l':llll 

;  ili  iiiai>). 

un  ;  !'"P-  ,^', 

'  inip.  >  1 
'  iiiip.  Vil 

V         I  Mil 

'  iiiip.  \  III 


VI 
VII 


Commode  meurt  le  31  décembre  11)2. 

PERTINAX  (193). 

IMP  CAESAR  P   HELVIVS  PERTINAX  AVG 
Priuceps  senali/s. 

193    I       1  janvior         |     iril).  pol.  j      cos.  11 

P(;rtinax  meuri  le  2S  mars  I!).). 


Hfgiie  siuiul- 
tané  do  .Marc 
Aiirélo  et  dt 
r.oinniiido. 


1.  Droit  public  romain,  V,  p.  66,  note  1. 

2.  Sa  wiii'^  puissance  tribunice  n'est  signalée  qu'une  fois  (C.  /.  L.,  VI,  992)( 
dans  l'èpilaplie  qui  lui  est  consacrée  sur  le  mausolée  d'Hadrien.  Il  l'avait  reçue 
le  lu  décembre  19:;.'  ;  ,à  sa  mort,  il  on  était  revêtu,  par  conséquent,  depuis  vingt 
et  un  jours. 


LISTE  CllRON()L()lil(^>UK  DES  EMPEREURS  ROMAINS 


11(5 


DIDIUS  JULIANUS  (193). 

IMP  CAESAR  M    DIDIVS  SEVERVS  IVLIANVS  AVG 

193       i    28  mars  |    Icil).  pol.  |    cos. 

Didius.Tulianus  meiirl  le  l'''jiiiii. 


SEPTIME  SÉVÈRE  (193-211). 

IMP  CAESAR   L  SEPTIMIVS  SEVERVS  PERTINAX  AVG 

Per/inajc,'  en  19o. 
Pater  patriae,  en  194. 
Pins,  en  195. 
Arabicus,  en  195. 
Adiabcuicus,  en  195. 
Pailhicus  Majcini us  ' ,  en   1 1  )9 . 
Britannicus^  en  210. 


imp.  Il,  111,1111,  V^ 
\  imp.  VI,  VII,  VIII 

'  imp.  VIIII,  X 
;  imp.  XI,XIP 


193 

1  juin 

Irib.  pol. 

eus. 

194 

1  janvier 

trib.  pot.  11 

COS.  II 

195 

— 

-     -    III 

196 



—     —    IIII 

197 



—     —    V 

198 

—     —   VI 

199 

—     —   VII 

200 



—    —   VIII 

201 

—    —  VIIII 

Uègiic;  siimiltaur 


1.  Avant  199  ou  trouve  déjà  dans  les  inscriptions  de  Septime  Sévère  le  titre 
deParthicus,  mais  accolé  aux  mots  Arabicas  etAc/iabeniras  :  il  est  appelé  Par- 
tliicus  Arabicas,  Parthicus  Adiabeiiicus.  Cf.  Momraseii,  Rôin.  Geschichtc, 
p.  410,  note  1  (t.  X,  p.  2'A,  note  1  de  ma  traduction).  Le  titre  Parthicus  Maxi- 
mas  n'apparaît  qu'en  199.  Septime  Sévère  prend  aussi  celui  à'Ineictas  sur  les 
monnaies  après  les  succès  de  la  guerre  Parthi(jue;  sur  les  monuments  on  ne 
rencontre  que  Incictus  princeps. 

2.  Sur  les  salutations  impériales  de  Septime  Sévère  voir  la  dissertation  inti- 
tulée De  acclainationibus  imporatoriis  Scceri  dans  les  Quacstiones  Secerianae 
de  M.  Wirlh.  p.  24  et  suiv. 

3.  Laplui  art  des  inscriptions  de  Septime  Sévère  gravées  entre  l'année  198  cl 
sa  mort  ne  lui  donnent  que  le  titre  de  imp.  XI  ;  celui  de  imp.  XH  est  signalé 
pourtant  sur  quelques  textes  :  C.  /.  L.,  Vlll,  10337  et  suiv.  (an.  198);  lli,  5735 
(an.  200);  111,5715,  5746  (an.  201)  ;  C.  /.  L.,  X,  5909  (an.  207);  VIII.  1628  (an. 
208);  etc. 


196 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


202 

1  janvier 

trib.  pot. 

X 

203 



—     — 

XI 

204 

— 

—     — 

XII 

205 



. — 

XIII 

206 

— 

—     — 

XIIII 

207 



—     — 

XV 

208 



— 

XVI 

209 

— 

—     — 

XVII 

210 

— 

—     — 

XVIII 

211 

— 

—     — 

XVIIII 

COS. III 


de  Septime  Sé- 
vère et  de  Cara- 
calla. 


irap, 


XV' 


1  Règne  simultané 

'  de    Septime  Sé- 

\  vère,     Caracalla 

■'  et  Géta. 


Septime  Sévère  meurt  le  14  février  211. 

N.  B.  —  Les  dénominations  marquées  trun  astérisque 
dans  la  suite  de  cette  liste  sont  celles  qui  ne  se  sont  encore 
rencontrées  que  sur  les  monnaies. 

CLODIUS  ALBINUS  (193-197). 

*  IMP   CAESAR    D   CLODIVS    SEPTIMIVS   ALBINVS  AVG 

Caesar,  193. 
Augustus,  190. 

PESCENNIUS  NIGER  (193-194). 

*IMP  CAESAR  C   PESCENNIVS  NIGER    IVSTVS    AVG 


CARACALLA  (198-217). 

Septimius  Bassianus,  appelé  par  son  père,  en  196,  M.  Au- 
rcliiis  Antoninus  {Caracalla  ou  Caracallus  est  un  so- 
briquet). Sur  les  monuments  il  est  nommé  :  IMP  CAESAR 
M  AVRELIVS  ANTONINVS,  quchiuefois  SEVERVS  AN- 
TONINVS    AVG 


1.  Cf.  /-.'//A.  e/ti>jr..  TV,  p.  .327,  n.  5^385  a,  Ql  Mélanges   de  Home.  1893,  p.  516. 


LISTE  CHRONDLOdiUUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS 


197 


Caesar,  en  196. 

Imper atov  deslinaius,  cii  197. 

Augustus,  en  198,  avant  le  3  mai  '. 

Plus,  en  201. 

Britannicus,  en  210. 

Arabicus,  en  211,  après  la  mort  de  Septime   Sévère 

Adiabenicus,  — 

Parthiciis  Maximus,        — 

I]H'ictiis\  — 

Pater  patriae,  — 

Germcmicus,  en  213  (quelquefois  avant) . 

Félix,  en  213. 


198 

199 

200 

201 

202 

20.3 

204 

205 

206 

207 

208 

209 

210 

211 

212 

213 

214 

215 

216 

217 


2  juiii<4 

trib. 

pot.  ^ 

1  ianvier 

trib. 

pot.  Il 

j 



—  III 



—  un 



—  V 



—  VI 



—  VII 



—  VIII 



—  VIIII 



—  X 



_  XI 



—  XII 

. 

_  XIII 



_-  XIIII 



—  XV 



-  XVI 

1      

_  XVII 



_  XVIII 

. 

_  XVIIII 

— 

—  XX 

II 


m  ;  imp' 


II 


un 


imp.  III 
imp.  un 


Règne  simultané 
de  Septime  Sé- 
vère et  de  Cara- 
calla. 


Id.,  avec  Géta. 

Caracalla  et  Gé- 
ta seuls. 


Caracalla  meurt  le  8  avril  217. 


\  C  I  L   VIII   2465  Cf    la  dissertation  intitulée  Quando  Caracalla  Augustus 
appeliaius'sit,  d'ans  les  QuaesUones  Secerianae  de  M.  Wirlh,  p.  31  et  suiv. 

2  Ce  surnona  n'est  pas  constant.  .      .      .■ 

3  Cf    Wilmans.  lZi.e..v.  519.  «  Ceterum  vide  ne  duplex  fucr.trat.o  nume- 
ror^m  tnbun.ciae  potes.atis,  altéra  incipiens  ab   anno  1J8,  eaque   solemn.s  et 

légitima,  altéra  ab  anno  197.  „^.„i^r.^  a^ 

4.  Cette  quatrième  salutatiton  impériale   ne  figure  pas  sur  un  boa  nombre  de 

monuments  relatifs  à  Caracalla. 


li)S 


KLEMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


GÉTA    (209-212). 

IMP  CAESAR  P'  SEPTIMIVS  GETA  AVG 

Caesai\  le  2  .'juin  198-. 

Pius^  en  209,  en  même   temps  qu'il    reçoit  la  puissance  tri- 

bunice. 
Atigiistiis,  en  même   tein[)s  qu'il    reçoit  la  puissance   tribu- 

nice. 
Britauniciis,  en  210. 
Pater  pdtriae,  à  partir  de  la  mort  de  son  père  (au  moins  sur 

les  monnaies). 


209 
210 
211 
212 


trib.  pol. 
trib.  pot.  II 

—  --      III 

—  —     IIII 


i  janvier 
Géta  meurt  le  27  ?  février  212 


COS.  II 


(     Régne  avec  Septime  Sé- 
^     vère  et  Caracalla. 

.     Rt'CTiic  avec:  Caracalla. 


MACRIN    (217-218). 

IMP  CAESAR  M  OPELLIVS  SEVERVS  MACRINVS  AVG 


217 
218 


11  avril 
1  janvier 


trib.  pot. 
trib.  pot.  II 


Macrin  meurt  le  8  juin  218. 

1.  Dans  sa  jeunesse  Géta  avait  le  prénom  de  L;  on  le  trouve  gravé  sur  cer- 
tains documents;  iU'abaudonna  pour  celui  de  P  étant  encore  César  et  portant 
déjà  le  litre  de  pontij'eœ.  A  partir  de  cette  époque  on  ne  rencontre  plus  que  ce 
dernier  prénom.  Tous  les  documents  épigraphiques  et  toutes  les  monnaies, 
moins  trois,  lui  donnent  le  prénom  de  P  pendant  le  cours  de  sa  troisième  et  de 
sa  quatrième  puissance  tribuuice.  Les  trois  monnaies  qui  font  exception  sont  : 

1°  Deux   monnaies  d'Anlioche  (Cohen,  Monnaies  impériales,    IV,   p.   283, 

n.  285  ;  p.  284,  n.  286  :  i.mi'  caes  l  septimivs  getas 
2"  Une  monnaie  de  fabrique  syrienne  (Cohen,  op.    cit.,  p.  270.  n.  155)  :  ivp 

CAES  L  SEI'Ï  GETA  AVli  COS  II  l'ONTIF  TIUB  P  111  1'  P 

Ces  exemples  isolés  ne  sont  pas  suflisamraent  probants. 

2.  Géta  portedéjà  le  titre  d'Auguste  joint  à  celui  de  Césav  {Caesai-  .\ui/ustiis)  et 
placé  après  toutes  ses  dénominations,  en  198,  sur  certaines  inscriptions  d'Afrique 
(C.  /.  L.,  VIII,  2527,  2528)  ;  à  partir  de  209,  le  mot  Caesar  figure  avant  les  noms 
de  cet  empereur:  Imp.  Caesar,  et  Auijustus  après,  suivant  la  coutume  géné- 
rale. Cf.  C.  /  /...  VIII.  p.  971,  n"  OO.-^S. 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAhNS 


199 


HÉL10Gy\BAL  ou  ÉLAGABAL  (218-222). 

Varias  Avitus  Bassiaiius,  salué  par  les  soldats  du  nom  de 
M.  Aurelius  Antoninus  [Elagabalus  est  un  sobriquet). 
Sur  les  monuments  il  ostappelé  :  |MP  CAESAR  M  AVRE- 
LIVS  ANTONINVS  AVG 

N.  B.  —  A  partir  d'Elagabal,  tous  les  empereurs  prennent 
les  surnoms  de  Plus  Félix  Aug.  ou  Piiis  Feli.v  hwictus  Aug., 
dès  leur  avènement. 


218 

16  mai 

Irib.  pot. 

COS. 

219 

1  janvier 

trib.  pot.  II 

COS.  II 

220 

— 

—     —   III 

COS.    III 

221 

— • 

—     —   IIII 

222 

— 

—     ~  \ 

COS.    IIII 

Élagabal  meurt  le  M  mars  222. 


SÉVÈRE    ALEXANDRE   (222-235). 

IMP  CAESAR  M  AVRELIVS  SEVERVS  ALEXANDER  AVG 
Caesar,  en  221. 


222 
223 
224 
225 
226 
227 
228 
229 
230 
231 
232 
233 
234 
235 


11  mars 

trib. 

pot. 

1  janvier 

trib. 

pot.  II 

. 

— 

-    III 

— 

— 

—  IIII 

—  V 



— 

—   VI 



— 

—  VU 

— 

— 

—  VIII 

—  VIIII 



— 

—   X 

— 

— 

—  XI 

—  XII 



— 

—   XIII 

— 

— 

—  XIIII 

COS. 


OS.   II 


COS. 


III 


Sévère    Alexandre  meurt  le  15  ou  16  janvier  (Stobbe),    ou 
le  10  février  (Clinton),  ou  le  19  mars  (Tillemont)  de  Tau  235'. 


1.  Cf.  Goyau,  Chronologie  de  VEmpire  romain,  p.  280,  qui  admet  la  date  du 
18  raars. 


200  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

MAXIMIN  (235-238). 

IMP  CAESAR  C  IVLIVS  VERVS  MAXIMINVS  AVG 

Genuan  l'eus  Maxim  us,  en  236. 
Sai'jnaticus Mari/nus,  en  226  ou  237. 
Dacicus  Max  i  mu  s. 


235 
236 
237 
238 


janv.  ft'V.  luarî- 
1  janvier 


li'il).  [)()! . 
d'il),  pol.  II 

—  —   111 

—  —   1111 


imp.  111,  IIII 

iiiip.  V,  ^  1 

imp.  VU 


Maximin  meurt  vers  le  début  de  mai  ou,  suivant  d'autres, 
au  milieu  de  juin  238. 

GORDIEN  I  (238). 

IMP    CAESAR    M     ANTONIVS    GORDIANVS    SEMPRONIANVS 
ROMANVS  AFRICANVS  AVG 

Reçoit  la  puissance    tribuniee    vers  le  milieu  de   février? 
238,  et  meurt  20  jours  après. 

GORDIEN  II  (238). 

IMP    CAESAR     M     ANTONIVS    GORDIANVS    SEMPRONIANVS 
AFRICANVS  AVG 

Partage  la  destinée  de  son  père. 

BALBIN  (238). 

IMP  CAESAR   D   CAELIVS    CALVINVS    BALBINVS  AVG 


238    I      mars,  juin       |       Irih.  pol 


COS.    Il 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS  201 


PUPIEN  (238). 


IMP   CAESAR  M  CLODIVS   PVPIENIVS     ou    PVPIENVS  sur  les 
monnaies    AVG 

Coinnie  Ralbin. 

GORDIEN  III  (238-244). 

IMP  CAESAR  M  ANTONIVS  GORDIANVS  AVG 


238 
239 
240 
241 
242 
243 
244 


milieu  de  juin? 
1  janviei' 

Irib.  poL 
trib.  pot.  II 

—  —     III 

—  —      IIII 

-     —     VI 

—  —     VII 

— 

., .    II        '     iii'p-  11'  III 
COS.  11        ^  1 

/      imp.  VI 


Gordien  III  meurt  entre    le  23  février  et  le  13  mars?  244. 


PHILIPPE  L'AINÉ  (244-249), 

IMP  CAESAR  M   IVLIVS  PHILIPPVS  AVG 

Caesar,  en  244. 

Persicus  Maxim  us  (rare),  en  244. 

Augustus,  en  244. 

Germanicus,  en  248. 

Car  pieu  s,  — 


244 

245 
246 
247 
248 
249 


mars  ? 
1  janvier 


trib.  pot. 
trib.  pot.  II 

—  —    III 

—  —    IIII 

—  —    \ 

—  —     VI 


COS. 

COS.  II 
COS.   III 


Rùgno  siinultanô  des 
deux  Philippe. 


Philippe   Faijié  meurt  entre  le    l"  septembre  et  le   16  oc- 
tobre 249. 


202 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  LNSCRIPTIONS 


PHILIPPE  LE  JEUNE  (244-249). 

IMP  CAESAR  M  IVLIVS  PHILIPPVS  AVG 

Caesai\  en  mars  ?  244. 
Augustus,  en  août?  246. 
Germanicus,  en  248. 
Carpicus,  — 

Philippe  le  Jeune,  alors  qu'il  était  seulement  César,  était 
déjà  revêtu  de  la  puissance  tribunice;  en  247,  il  portait  donc 
le  titre  de  trib.  pot.  IIII,  comme  son  père;  mais  au  milieu 
de  l'année  précédente,  il  avait  changé  son  titre  de  César 
en  celui  d'Auguste;  ce  qui  constituait,  pour  ainsi  dire,  le 
début  d'un  second  règne;  voilà  pourquoi,  sur  certains  mo- 
numents, ses  puissances  tribunices  postérieures  à  246 
sont  indiquées  comme  ayant  leur  point  de  départ  au 
10  décembre  246'. 


244 

mars  ? 

li'ib. 

pot. 

245 

1  janvier 

— 

—     Il 

246 

— 

— 

—     III 

247 

— 

— 

—     IIII 

trib.  pot. 

248 

— 

— 

—    V 

—     —     II 

COS. 

249 

— 

— 

—    VI 

—   —   m 

COS.   Il 

Philippe  le  Jeune  meurt  en  même  temps     que  son  père. 

DÈCE  (249-251). 

IMP  CAESAR    C  MESSIVS    QVINTVS  DECIVS  TRAIANVS   AVG 
ou   TRAIANVS  DECIVS  AVG 

Dacicus  Maximus . 

Il  y  a  deux  façons  de  compter  les  puissances  tribunices  de 
l'empereur  Dèce,  suivant  qu'on  prend  pour  point  de  départ 
le  jour  inconnu  où  il  fut  salué  empereur  par  les  troupes  de 


1.  Epli.  ejjigr.,  IV,  p.  181  et  suiv.  ;  Bulletin  épigraphique,lS2,ç.  250  el  suiv. 
Lanoiani,  Notisie,  rfeQlf  .<'cac'\\S8'^,  p.  450  et  suiv. 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS  203 

Mésie  ou  celui  de  la  mort  de  Philippe,  et    de    sa    proclama- 
tion par  le  Sénat  (1  sept.  —  10  oct.  249)  \ 


248 
249 


250 
251 


.'  [  Irib.  pot.  I 

1  janvier  trih.  pot.  II 
sept,  octobre  Irib.  pot. 

1  janvier      )  —     —     III         i    trib.  pot.  II 

I  _    _     IIII  __     _     m 


COS.    II 

•os.  III 


Dèce  est  tué  avec  son  fils  en  novembre  251 


DÈCE  LE  FILS     HOSTILIEN     (250-251). 

IMP    CAESAR   Q    HERENNIVS    ETRVSCVS   MESSIVS    DECIVS 

AVG 
IMP    CAESAR   C   VALENS    HOSTILIANVS   MESSIVS   QVINTVS 

AVG 

Dans  le  courant  de  l'année  250  ils  reçoivent  tous  deux  le 
titre  de  Caesar  avec  la  puissance  tribunice;  en  251  ils  ont  le 
titre  d'Aug/tstus,  le  premier  pas  avant  le  mois  de  juin,  le 
second  à  la  mort  de  Dèce,  c'est-à-dire  en  novembre.  Hosti- 
lien  meurt,  à  son  tour,  en  décembre. 


TRÉBONIEN  GALLE  (251-253). 

IMP    CAESAR    C    VIBIVS    TREBONIANVS     (ou    TREBONIVS), 
GALLVS   AVG 


251 

novembre  ? 

trib.  pot. 

cos. 

252 

1  janvier 

trib.  pot.  II 

COS.  u 

253 

"  — 

—     —    IIII'- 

Trébonien  Galle  meurt  en  septembre?  253. 

1.  Mommsen,  Btdlett.,  186b,  p.  67. 

2.  On  suppose  qu'au  9  décembre  252,  date  à  laquelle  Trébonien  Galle  devait 
prendre  le  litre  de  trib.  pot.  III,  il  changea  la  façon  dont  se  comptaient  jusque- 
là  ses  puissances  tribuuices  et  prit  le  titre  de  triO.  pot.  IIII.  On  n'a  pas  encore 
trouvé  la  mention  de  la  troisième  puissance  tribunice  de  cet  empereur,  non 
plus  que  de  son  collègue  Volusien.  Cf.   Wilpaanns.  n"  1022,  note  L 


204 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  a  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


VOLUSIEN  (251-253). 

IMP    CAESAR   C   VIBIVS    AFINIVS   GALLVS  VELDVMIANVS  ^011 
VELDVMIVS    VOLVSIANVS  AVG 

Il  partage  en  tout  le  sort  de  son  collègue  Trébonien  Galle, 
sauf  pour  les  consulats.  Il  est  consul  en  252  et  consul  pour 
la  deuxième  fois  en  253. 


ÉMILIEN  (253). 

IMP  CAESAR  M    AEMILIVS    AEMILIANVS  AVG 

VALÉRIEN  (253-259). 

IMP  CAESAR    P  LICINIVS  VALERIANVS  AVG 

Caesar.,  en  253. 

Gennanicus  Maximiis,  en  256  ou  257. 


imp.  VII 


Yalérien  est  fait  prisonnier  par  Sapor  en  259. 


253 

août,  sept. 

ti'ib.  pot.  ' 

254 

1  janvier 

trib.  pot.  II 

ros.  II 

255 

— 

—     —    III 

COS.  III 

256 

. — 

—     —    IIII 

/ 

257 

— 

—    —   V 

COS.   IIII 

258 

— 

—    —  VI 

259 

— 

—     —   VII 

1.  Voir  au  sujet  des  consulats  de  Valérien  et  de  Gallien.  qui  présentent  de 
graves  anomalies,  sur  les  inscriptions  et  les  naonnaies,  Mowat.  Le  Tresoi-  do 
Monaco  (E-cti  ait  des  Mémoires  de  la  Soi'iélé  des  Antiquaires,  XL),  p.  Zî . —  Une 
grande  partie  de  ces  anomalies  disparaît,  pourtant,  si  l'on  fait  commencer  Tan- 
née tribunice  au  10  décembre  et  non  au  l"  janvier,  ainsi  que  l'admet  l'auteur  de 
l'article  ci-dessus  mentionné. 


LISTE  CHHONOLOUIQUK  DES  EMPEREURS  ROMAINS 


205 


GALLIEN  (253-268). 


IMP   CAESAR    P    LICINIVS  VALERIANVS^  EGNATIVS  GALLIE- 
NVS    AVG 

Germanicus  Maximus^  en  256  ou  257. 
Daciciis  Maxim  us  (rare),  — 


253 

août-sepl. 

li-il). 

pot 

254 

1  janvier 

tril>. 

pot 

II 

COS. 

255 

— 

— 

— 

III 

COS.   II 

Régne   simul- 

256 

— 

— 

— 

IIII 

iriin.  III 

tané  de  Gallieii 

257 

— 

— 

— 

V 

COS.  III 

et  de  Valérieii. 

258 

— 

— 

— 

VI 

259 



— 



VII 

260 

— 

— 

— 

VIII 

261 

— 

— 

— 

VIIII 

COS.  IIII 

262 

— 

— 

— 

X 

COS.  V 

unp.  X 

263 

. — 

— 

— 

XI 

264 

— 





XII 

COS.  VI 

265 

— 

— 

— 

XIII 

266 

— 

— 

— 

XIIII 

COS.  VII 

267 





— 

XV 

268 

— 

— 

— . 

XVI 

Gallien  meurt  vers  le  20  mars  268. 


POSTUME^  (258-267). 


IMP  CAESAR  M  CASSIANVS  LATINIVS  POSTVMVS 

Gennaniciis  Maximus,  262. 


1.  Le  cognomen  Valerianus  ne  figure  que  sur  les  monnaies  alexandrines 
de  ce  prince  et  sur  de  rares  inscriptions  (Cf.  J.  Sacaze,  Inscn'pf.ions  des  Pyré- 
nées, n.l29;  ;  encore  l'empereur  n'a-t-il  ce  surnom  que  pendant  qu'il  est  asso- 
cié à  son  père. 

2.  Postume  n'a  jamais  été  reconnu  par  le  Sénat;  mais  il  avait  institué  en 
Gaule  un  sénat  et  des  consuls  à  l'imitation  de  ce  qui  se  passait  h  Rome.  La 
plupart  des  titres  rapportés  ci-dessus  sont  donnés  parles  monnaies.  Cf.  Eckhel, 
Doct.  nuin.  ceter.,  Vil.  p.  438. 


206 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


258 

trib. 

pot 

COS. 

259 

trib. 

pot. 

II 

COS. 

II 

260 



— 

III 

COS. 

III 

261 

— 

— 

IIII 

262 

— 

— 

V 

263 

— 

— 

VI 

264 



— 

VII 

265 



— 

VIII 

COS. 

IIII 

266 

— 

— 

VIIII 

267 

— 

— 

X 

COS. 

^ 

268 

— 

— 

XI 

269 

— 

— 

XII 

LOLLIEN  ou  AELIEN  ou  AEMILIEN'  (267). 


IMP  CAESAR  LOLLIANVS  AVG 

VICÏORIN  (265-267). 

IMP   CAESAR    M    PIAVONIVS    nu    PIAVVONIVS^    VICTORINVS 
AVG 

MARIUS.  (268). 

IMP  CAESAR  M  AVRELIVS  MARIVS  AVG 
Règne  trois  joins. 

TÉTRICUS  LE  PÈRE  (268-273). 

IMP  CAESAR  C    PIVS    ESVVIVS   TETRICVS    AVG 


1.  Trebellius  Pollion  nommo  ce  prince   Lollianus,   Aemilius    Viclor  l'appelle 
Aelianus,  Orose  lui  donne  le  nom  d'Aemilianus. 

2.  Cf.  Espérandien,  />c.«  niiUia'/-cs  ric  Rennes,  Rennes.  1892.  p.  47  et  suiv. 


LISTE  CHRONULUGIQI  E  DES  EMPEREURS  ROMAINS 


207 


268 

trib.  pol. 

269 

trib.  pot. 

11 

270 

—     — 

III 

271 

—     — 

IIU 

272 

—     — 

V 

273 



VI 

TÉTRICUS  LE  FILS  (269-273). 

*  IMP  CAESAR  C    PIVS  ESVVIVS  TETRICVS  '  AVG  ' 
Caes(i/\  eu  268. 

CLAUDE  IP  (268-270). 

IMP  CAESAR  M  AVRELIVS  VALERIVS  CLAVDIVS  AVG 

GerDianiciis  Maxiniiis,  en  269. 
Gothicus  Maximus,  en  269  ou  270  '. 
Parthicus  Maxiiiius,  en  270*. 


268 

milieu  de  mars 

Irib.  })ot . 

260 

1  janvier. 

trib.  pot. 

II 

270 

— 

—     — 

III 

Claude  il  meurt  entie  le  24  mars  et  le  20  août  270. 


1.  Sur  les  noms  de  Tétricus  et  de  son  tils  voir  :  de  Longpérier,  Journal  des 
Sarants,  1873,  p.  643  et  suiv.,  et  une  note  de  L.  Renier  (Borghesi,  Œw.,  Vil, 
p.  430)  :  «  Tétricus  s'appelait  Esuvius,  gentilicium  devant  lequel  lui  et  son  fils 
placèrent,  sur  quelques-uns  de  leurs  monuments,  quelquefois  en  toutes  lettres, 
mais  le  plus  souvent  en  abrégé  le  surnom  Pitis.  » 

2.  Claude  II  ne  fut  qu'une  fois  consul,  et  pourtant  il  porte,  sur  quelques  ins- 
criptions d'Espagne  (C.  /.  L.,  II,  3619,  3834,  4505),  et  d'Afrique  (VHI,  4876),  le 
titre  de  cos.  II  (Cf.  les  Fastes  consulaires  de  J.  Klein,  p.  110,  et  la  note  du 
C.  I.  L.,  VIII,  4876). 

3.  Ce  surnom  ne  s'est  pas  encore  rencontré  sur  des  monuments  (inscriptions 
ou  monnaies)  d'une  authenticité  incontestable. 

4.  C.  /.  L.,  V^III,  4876,  avec  la  note  suivante  :  «  Parthici  Maœimi  cocabulum 
in  Claudio  plane  inaudituin  est  nec  qidcquam  in  rerum  memoria  traditum 
habemus  que  rccte  id  re/cramus.  >» 


208         ELEMENTS  COMMUNS  A   TOUTES   LES   INSCRIPTIONS 

QUINTILLUS  (270). 

IMP  CAESAR  M  AVRELIVS  CLAVDIVS  QVINTILLVS  AVG 
Règne  un  mois  îui  |)liis. 

AURÉLIEN  (270-275). 

IMP  CAESAR  DOMITIVS  AVRELIANVS  AVG 

Gennatiiciis  Ma.rinius,  en  270  ou  271. 
Gothiciis  Maximus,  — 

Parthiciis  Maxim  us  \  en  271  ou  272 
Carpicus  Maximiis,  — 

Dacicus  Maximiis,  — 


270 

août  ? 

irih.  pot.- 

271 

1  janvier 

trib.  pot.  II 

COS. 

272 

— 

—     —     III 

273 

— 

—     —     IIII 

274 

. — 

—     —     V 

COS.    II 

275 

— 

—    —    VI-' 

COS.    III 

Aurélien  meurt  en  mars  ?  275. 

TACITE  (275-276). 

IMP  CAESAR  M  CLAVDIVS  TACITVS  AVG 


1.  Il  est  quelquefois  appelé  Arablcus  Mcueiinus  ou  même  Palini/renicus 
Madjinius  au  lieu  de  Part/ùcus  Maximus. 

2.  Les  diiïéreuies  raeniions  des  consulats  d'Aurélica  sur  les  iuscriptious  pré- 
senieiit  de  grandes  irrégularités  dont  ou  n'est  pas  encore  arrivé  à  fournir  l'ex- 
plication. Cf.  Wilmanns,  n.  1040,  note  1. 

3.  Ou  rencontre  aussi  bien  sur  les  inscriptions  que  sur  les  monnaies  la  men- 
tion d'une  VIP  puissance  tribunice  d'Aurélien.  Le  fait  ne  s'explique  pas.  puis- 
qu'il semble  être  mort  avant  le  10  décembre  275. 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS  209 

Gotliicus  Maximtis,  en  27(5. 

275  [25  septenihrol    Irib.  pot.  I      ros.  [ 

276  i    1  janviei"       |    ti'ib.  pol.  Il  1     cos.  II      ' 

Tacite  meurt   en  janviei-  (Stobbe)    ou    au    début    (ravril 
(Tillemont)  27(). 

FLORIEN    (276). 

IMP    CAESAR   M  ANNIVS    FLORIANVS   AVG 
Règne  quelques  mois. 

PROBUS  (276-282). 

IMP    CAESAR    M    AVRELIVS    PROBVS    AVG 

Genuaiiiciis  ?  en  277. 
Gotliicus  ? 


276 

avril 

Irib.  pot. 

277 

1  janvier 

trib.  pot.  II 

COS. 

278 

— 

—     —     lit 

COS.    II 

279 

— 

—     —     IIII 

COS.    III 

280 

— 

—     —     V 

281 



—     —     VI 

COS.  un 

282 

— 

—    —    YII 

COS.  ^' 

Probus  meurt  en  septembre  282. 


GARUS  (282-283). 


IMP  CAESAR  M  AVRELIVS  CARVS  AVG 


Persicus  Maxim  us. 

Gennan  icus  Maxim  us. 

282 
283 

sept.  ? 
1  janvier 

Irib.  pot, 
trib.  pot.  11 

COS. 
COS. II 


Carus  meurt  peu  après  le  8  décembre  283. 


14 


no 


ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  LNSCRirTIONS 


CARIN  (283-285). 

IMP  CAESAR  M  AVRELIVS  CARINVS  AVG 

Caesar,  on  septembre  ? 
Augustus,  en  283. 


283 
284 
285 


trib.  |)0t. 
li'ib,  pol.  II 
_     —     III 


COS. 
COS.   II 

COS.  m 


1  janvier 
Carin  meurt  au  commencement  de  285. 


NUMÉRIEN  (283-284). 

IMP  CAESAR  M  AVRELIVS  NVMERIVS  NVMERIANVS  AVG 

Caesar,  en  septembre  ?  282. 
Ausustiis.  en  283. 


283 
234 


1  janvier 


trib.  pot. 
~trib.  pot.  II 


Numérien  meurt  au  commencement  de  septembre  284. 


DIOCLÉTIEN  (284-305). 

IMP  CAESAR  C    quelquefois  M    AVRELIVS   VALERIVS   DIOCLE- 
TIANVS   AVG 

Brilaunicus  Maximus,  on  285-288. 
Germanicus  Maximus,  en  285. 
Germaidcus  M  a  xi  mu  s  II,  — 
Sarmaticiis  Maximus,  on  289. 
Persiciis  Maxinuis  \  en  288. 

1.  C'est  le  liu-o  qui  est  sans  doute  exprimé  dans  uue  iiiscriplion  grecque  par 
les  mots  «  'lfiT,p'.y.ô;  [jl^vuto;  »  (C.  I.  Gr.,46'à2].  Sur  une  autre  inscription  (C.  /. 
L.,  V'III,  7U0J),  trouvée  à  CoQStantiue,  Dioclélien  et  Maxiuiien  portent  le  titre 
de  ParthicHS  Pcrsicus. 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS 


211 


Gernuiluciis  Ma.rimiis  111,1V,  en  288-293. 

Sa/'inalicus  Max/ m  us  II,  en  291. 

SaniKiticus  Mdximus  III,  en  293  ? 

Cernianicus  Ma.vi/iiiis  V,  en  294. 

Cdrpiciis  Mdxinuis  V,  en  295. 

Brititiiiiiciis  Maxi/iiiis,  de  296  à  la  fin  du  règne. 

Ariiieiiiaciis  Ma.vinius,  en  297. 

Me  clic  us  Maxim  us,  — 

Adiabenicus  Maxiiiius,       — 

Persicus  Maxim  us  II, 

Germanicus  Maxim  us  VI,  — 

Sarmaticus  Maximus  III I,  en  299. 

Les  inscriptions  le  nomment  parfois  Jovius,  tout  court  V 


284 

17  sept. 

trib.  pot. 

COS. 

285 

1  janvier 

trib.  pot.  II 

COS. II 

28G 

— 

-     -    III 

287 

— 

—     —    IIII 

COS.  III 

288 

. — . 

—     —   V 

289 

— 

—     —   VI 

290 

— 

—     —   VII 

COS.  un 

291 

— 

—     —   VIII 

292 

— . 

—     —   VIIII 

293 

-     -   X 

COS.  V 

294 

— 

—     —   XI 

295 

— 

—     —   XII 

296 

— 

—     —   XIII 

COS.  ^'I 

297 

— 

—    —   XIIII 

298 

. — 

—    —   XV 

299 

— 

—    —   XVI 

COS.  VII 

300 

— 

—    —  XVII 

301 

— 

_    _  XVIII 

302 

— ■ 

_    _   XVIIII 

303 

— 

—    —  XX 

COS.  VIII 

304 

— ■ 

—    —   XXI 

COS.  VIIII 

305 

— 

—    —   XXII 

iinp.VIIP 
ipin.   X 


Régne  simul- 
tané de  Dio- 
clétien  et  de 
Maximien. 


imp.  XVIII 


Dioclétien  abdique  vers  le  l'"'  mai  305. 


1.  Cf.  Wilmans,  n.  105P,  note  1,  et  Eckhel,Z)oc?;.  num.  cet.,  p  9, 

2.  Sur  les  salutations  impériales  de  Dioclétien  et  de  ses  successeurs,  cf.  Dessau 
Eph.  cfji'gr.,  VII,  p.  429  et  suiv. 


O10 


ÉLÉMENTS   COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTION; 


MAXIMIEN  (285-305), 


IMP   CAESAR^    M   AVRELIVS    VALERIVS   MAXIMIANVS  AVG 


Mêmes  surnoms,  aux  mêmes  dates  que  Dioclétien. 

Caesar,  en  285,  avec  la  puissance  tribunice. 
Augustiis^  le  1*""  avril  286. 

Les  insciiptions  le  nomment  parfois  Hcrculius  tout  court. 


285 

trib. 

])Ot. 

286 

trib. 

pot. 

II 

287 





m 

ros. 

288 



— 

iiii 

COS. 

II 

289 

— 

■  — 

\ 

290 



— 

VI 

COS. 

III 

291 





VII 

292 



— 

VIII 

293 

— 

— 

VllII 

COS. 

IIII 

294 





X 

295 

— 

— 

XI 

296 





XII 

297 



, 

XIII 

COS. 

^ 

298 





XIIII 

299 

— 

— 

XV 

COS. 

VI 

300 



■ 

XVI 

.301 





XVII 

302 

. 



XVIII 

303 

— 

— 

XVIIII 

COS 

VII 

304 

. — 

— 

XX 

COS. 

VIII 

305 

— 

— 

XXI 

iiiil).  Vllll 


imp.  X\I1 


Uègne  simultané  cli 
Dioclétien  et  cit 
M.ixiinien. 


Maximien  al)dique  avec  Dioclétien. 

Nous  arrêtons  ici  le  taljleau  des  puissances  tribunices  des 
empereurs.  Jusque-là  et  malgré  de  fréquentes  irrégularités, 


1.  \  partir  de  Dioclétien.  les  mots  Imp.  Ca(?.«rtr  sout  presque  toujours  précé- 
dés ou  leniplacés  par  la  formule  D'N  (clominus  nostcr),  titre  que  Sévère 
Alexandre  semble  avoir  été  le  premier  îi  recevoir.  Cf.  par  exemple,  C.  /.  L.. 
II,  3413  ;  III,  536,  etc. 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMALNS 


213 


il  avait  été  possililc  de  le  dresser.  A  partir  de  Dioclétien,  les 
documents  diminuant  de  nombre  et  d(^  valeur  et  le  désordre 
y  augmentant  à  pro|)ortion,  on  ne  saurait  faire  le  même 
travail.  Nous  indiquerons  donc  seulement,  après  le  nom 
de  chaque  empereur,  les  quelques  renseignements  qui 
pourront  être  utiles  à  la  chronologie  de  son  règne. 


CONSTANCE   I    CHLORE  (292-306). 

IMP  CAESAR  M  FLAViVS  VALERIVS  CONSTANTIVS  AVG 

Caesar,  le  i*""  mars  292,  avec  la  puissance  Iribunice. 

AugiisUis,  en  30.5,  à  l'abdication  de  Dioclétien. 

Snrinaticus  Maxinnis^  en    293. 

Oeriiunuciis  Ma.viiiiini,  en  29^j. 

Cai'piciis  Maxim  lis,  en  295. 

Drildtniiciis  Maxinius,  en  290. 

Arnicniaciis  Md.vi/iiiis,  en  297. 

Medicus  Ma.viniiis\  — 

.  1  didheii iciis  M(i.ii/n iis,       — 

Persiciis  Maxim  us,  — 

(Teriuanicus  Ma.iinuts  II,  en  299. 

Sarniaticits  Maxiuius  II,       — 


292 

COS. 

296 

COS. 

II 

300 

COS. 

III 

.302 

COS. 

un 

305 

COS. 

\ 

306 

COS. 

M 

imp.  II 
Constance  meurt  le  25  juillet  .306. 


GALERE  (292-311). 

IMP  CAESAR  C  GALERIVS  VALERIVS  MAXIMIANVS  AVG 


1.  Dans  l'iuscriptiou  grecque  rapportée  p.    210,  notel,  on  lit  IlapO-./.ô;  au  lieu 
(ic  Mr,v./,o,-. 


214 


eli:ments  communs  a  toutes  les  inscriptions 


Caesai\  le  i"  mars  292,  avec  la   puissance  tribiinice. 
Augiistiis,  en  305  à  raljclicalion  de  Dioelélien. 

]Mèmes  titres  que  Constance  Chlore  elauxmcnies  dates  \ 


292 

COS. 

207 

COS. 

11 

300 

COS. 

]II 

302 

COS. 

IV 

305 

COS. 

A^ 

306 

COS. 

VI 

307 

COS. 

VII 

Galère  meurt  en  mai  311. 

CARAUSIUS  (287-293). 

IMP  CAESAR  M  AVRELIVS  MAVSAEVS'^  VALERIVS  CARAV- 
SIVS  AVG 

ALLECTUS  (294-297). 

IMP  C  ALLECTVS  AVG 

FLAVIUS    SEVERUS  (305-307). 

IMP  CAESAR  FLAVIVS  VALERIVS  SEVERVS  AVG 

Caes(ii\  au  T'inai  405,  avec  la  puissance  triJmnice. 
Augiislus^  le  25  juillet  30G. 

Sévère  meurt  en  avril  307. 


1.  Un  édil  de  311  rapporte  jjar  Eusèbe  [Hist.  eai-l.,  VJII,  17i.  (ioiine  à  Galère 
les  titres  suivants  :  'Avr/.TjTo;,  ^^îoxjtÔç,  àpy'.zoz'j^  p.îYt'^'-oç,  Y tp\).%'v.yJiç  [JLÉytJ- 
To;,  A'Y'jTrtty./.ôi;  aîv'.jTo;,  9T,êa'./.ôc  \i.k'n.az(jz,  SapuaTCXoç  \i.i"^<.izo:i  -vi-ziyj.z 
llcjjwv  [jlÉy'.tto;  C(';,  Kap— wv  [j.Év'.j-roî  érixi;,  'Aptjisv'cov  |jiÉy'^"'^^,  ^I/ocov  ijii- 
Y'.^To;,  OTjuapy'.y.r,?  i^ouT-aç  ih  e'.xoaTÔv,  a'JTOxpxTwp  ih  ivvîaxx'.oÉxaTov,  vJ-aTOi; 
TÔ  OYOOov,  T^yr.ro  t.t.zz'.Zo^,  àvOÛTaTo;.  —  Sur  tine  inscription  de  Sinope  de 
de  date  incertaine  (C.  /.  L.,  III,  6979),  on  lit  les  titres  de  :  Inrictus  At<f/ustas, 
j)onti/\rx)...  quint{um),  J^ersicius]  Maa;('iii(us)  tcrt(ium],  Brctt(annirus]..., 
A/ec/(à:a.«)  Ma,e((nius),  Adialj{enirus]Maœ(iinus),  trib(unifia)  fJOt(cstatc]... 

2.  Cf.  Mowat,  BuLi.  de  la  Société  dos  Antiquaires  de  France,  1895.    p.  145 
et  suiv. 


LISTE  CHROiNOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS  215 

MAXIMIN  DAZA  (305-314). 

IMP  CAESAR  GALERIVS  VALERIVS  MAXIMINVS  AVG 

Caesar,  le  l*^'"  mai  305,  avec  la  puissance  tribiuiice. 
Augitstus^  en  308. 

Maximin  Daza  meurt  vers  le  mois  d'août  .'U4. 

MAXENCE  (306-312). 

IMP  CAESAR  M  AVRELIVS  VALERIVS  MAXENTIVS  AVG 

Caesar,  en  306. 

Augi/s/iis,  le  28  octobre  306. 


308 

COS. 

309 

COS. 

H 

310 

COS. 

m 

312 

COS. 

III 

Maxence  meurt  le  27  octobre  312. 

ALEXANDRE  (311). 

IMP  CAESAR  L  DOMITIVS  ALEXANDER  AVG 

LICINIUS  LE  PÈRE  (307-323). 

IMP  CAESAR  VALERIVS  LICINIANVS  LICINIVS  AVG 
Augt/stifs,  le   11  novembre  307. 


216  ELEMENTS  CONLMLNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 


311 

COS. 

312 

COS. 

11 

313 

COS. 

III 

315 

COS. 

51II 

318 

COS. 

^' 

Licinius  abdi({iie  TEinpire  en  323  et  meurt  en  324. 

LICIXIUS  LE  FILS. 

'IMP  CAESAR  VALERIVS  LICINIANVS  LICINIVS  IVNIOR^AVG 

Caescir,  le  1"  mars  317  avec  Crispus  et  Constantin. 
319    I    CCS  I 

Lieinius  le  fils  meurt  en  326  avec  Crispus. 

CONSTANTIN    I    LE   GRAND    (306-337). 

IMP  CAESAR  C  FLAVIVS  VALERIVS  CONSTANTINVS  AVG 


C(iesai\  le  25  juillet  30G,  avec  la  puissance  hil)unice 

Aitgustus,  en  308. 

Gez-manic/is  Ma.viniiLs\  cil  'M^i,  au  pins  taid. 

Sa rmn tiens  Ma.rimns,  — 

Md.rinnis,  en  .'!  \7^. 

Gotliiciis  Mdïiniiis,  en  .■!l'i-;)l."i. 

(jcriufiniciis  Mr/.ii/iu/s  If.  en  .' J I. ")-."'> I S. 

lirilanniciis  Maxim  us, 

AiYf/jictis  Md.riiniis, 

Àdiahcniciis  Maxim  us  — 

Pc/ siens  Maxim  us  — 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS 


21T 


Médiats  Maxim  us,  en  315-318. 
Armeniaciis  Maximus,       — 
Germa  II  iciis  Maxim  us  III,  en  318 


307 

COS. 

312 

COS. 

II 

313 

COS. 

III 

315 

COS. 

un 

319 

COS. 

V 

820 

COS. 

VI 

326 

COS. 

VII 

329 

COS. 

VII 

^I.  Stobbe^  a  avancé,  sur  les  puissances  tribimices  de 
Constantin,  un  système  que  nous  résumons  dans  le  tableau 
suivant,  mais  sans  nous  porter  garant  de  son  exactitude. 


306 

25 

juillet 

U-ib. 

poL 

307 

— 

U-ib. 

pot. 

11 

11 

novembi'e 

— 

. — . 

III 

308 

— 

— 

— 

IIII 

309 

— 

— . 

— 

V 

.310 

— 

— 

— 

VI 

311 

— 

— 

— 

VII 

312 

— 

— 

— 

VI 11 

313 



. — . 

— 

VIIII 

314 

— 

. — 

. — 

X 

315 

"4" 

— 

— 

XI 

316 

— 

— 

XII 

317 

1 

mars. 

— - 

— 

XllI 

318 



— 

— 

XIIII 

319 

— 

— 

— 

XV 

320 



— 

— 

XVI 

321 

— 

— 

— . 

XVII 

322 





— 

XVI II 

323 



— 

— 

XVIIII 

8 

novembre 

— 

— 

XX 

324 



— 

— 

XXI 

325 





— 

XXII 

326 







XXIII 

327 



— 

— . 

XXIIII 

.328 





— 

XXV 

.329 

— 

— - 

— 

XXVI 

1.  Sur  les  titres  de  Constantin  voir  :  Ferrero.  /  titoU  di  cittoriadi  Costantino 
(AtU  délia  R.  Accad.  délie  Sriemc  di  Torino,  1897,  p.  657  et  suiv.) 

2.  PhllolofjH^,  XXX IL  p.  88  et  89. 


21S  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

8  novembre 


330 
331 
332 
333 
334 
335 
336 
337 


25   décembre 
18  septembre 


irib.  pot.  XXVII 

_  _  XXVllI 

_  _  XXVIIII 

—  —  XXX 
_  —  XXXI 

—  —  XXXII 
_  _  XXXIII 
_  —  XXXIIII 


Constantin  meurt  le  22  mai  337, 


CONSTANTIN  II  (317-340). 

IMP    CAESAR    FLAVIVS    CLAVDIVS    CONSTANTINVS    IVNIOR 
MAXIMVS  AVG 

Caesar^  le  l*^""  mars  317,  avec  la  puissance  tribunice. 
Augustiis,  le  9  septembre  337. 


320 

COS. 

321 

COS. 

II 

324 

COS. 

III 

329 

COS. 

un 

Constantin  II  meurt  en  340. 


CONSTANT  (333-350), 


IMP  CAESAR   FLAVIVS  IVLIVS  C0NSTAN5  AVG 


C(iesai\  au  25  tlécemjjrc  333,  avec  la  puissance  tribunice. 
Aiigitstus,  le  9  septembre  337. 


339 
342 
34(5 


COS. 
COS.   II 

COS.  m 


Constant  meurt  en  janvier  3.50, 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EM1»EREURS  ROMAINS 


219 


CONSTANCE  II  (323-361). 

IMP  CAESAR  FLAVIVS  IVLIVS  CONSTANTIVS  MAXIMVS  AVG 

Caesar,  le  8  noveml)re  323,  avec  la  puissance  tribunice. 

Augustiis,  le  9  septembre  337. 

Genufiiucus  Alaïuannicus  Majcitnus,  en  323-332. 

Germa /n'eus  Maxinuis,  — 

Gothictis  Mdxinius^  en  332. 

Adiahcnicus  Maxiimis,  en  338. 


326 

COS. 

339 

fOS. 

II 

342 

COS. 

III 

346 

fOS. 

IlII 

352 

COS. 

\ 

353 

COS. 

VI 

354 

COS. 

VII 

356 

COS. 

VIII 

357 

COS. 

VIIII 

360 

COS. 

X 

Constance  II  meurt  le  3  novembre  361. 

MAGNENCE  (350-353). 

IMP  CAESAR  FLAVIVS   MAGNVS  MAGNENTIVS  AVGVSTVS  et 
FLAVIVS   MAGNENTIVS   MAXIMVS  AVG 

Augustus,  en  janvier  350. 

jNIaçrnence  mourî  le  II  août  353. 


JULIEN  (355-363)- 

IMP  CAESAR  FLAVIVS  CLAVDIVS  IVLIANVS  AVG 


220  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A   TOUTES  LES  INSCRIPTIONS 

Caesav,  au  6  novembre  355. 
Augustus^   dans  Thiver  de  360. 


356 

COS.   II 

.360 

COS.  III 

363 

COS.  IIII 

Julien  meurt  le  26  juillet  363. 

JOVlEiN  (363-364). 

IMP  CAESAR  FLAVIVS   lOVIANVS  AVG 

Augustiis,  le  24  juillet  .363. 
364     i     COS.  I 

.Jovien  meurt  le  20  lévrier  364. 


VALENTINIEN  (364-375). 


IMP  CAESAR   FLAVIVS  VALENTINIANVS   AVG 


Augnstus,  le  26  février  364. 
Gcrmanicus  Maxim  us,  en  366-368. 
Alamaniiicus  Maximiis,    — 
Finiuicits  M(ixii))iis,  en  368. 
(îo/hirits  Maxim  us,  en   .36!). 


565 

COS. 

{().S 

COS.    If. 

570 

COS.  m 

m:\ 

C..S.    Hll 

\  ajciiliiiicii  incnri  le    17   n<)\  ciiihro  .'57^. 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMALNS  221 


VALENS  (364-378). 


IMPCAESAR  FLAVIVS  VALENS  AVG 


Mêmes  titres  que  Valentinien  et  aux  mêmes  dates 


376  I     COS.  V 
378        COS.  Vï 


Valens  meurt  le  9  août  378. 

GRATIEN  (367-383) 

IMP  CAESAR  FLAVIVS  GRATIANVS  AVG 

Auguslus,  le  25  août  367. 

Mêmes  titres  que  Valentinien  et  aux  mômes  dates. 


371 

COS. 

II 

374 

COS. 

III 

377 

COS. 

un 

380 

COS. 

V 

Gratien  meurt  le  25  août  383. 


VALENTIiNIEN  II  (375-392). 


IMP  CAESAR  FLAVIVS  VALENTINIANVS  IVNIOR  AVG 


Auguslus,  le  22  novembre  375. 


37G 
378 


COS. 
COS.   II 


Valentinien  II  meurt  en  392. 


222  ÉLÉMENTS  COMMUNS  A  TOU'JES  LES  INSCRIPTIONS 

MAXLAIE   (383-388). 

IMP  CAESAR  MAGNYS  MAXIMVS  AVG 


384 
388 


COS.  (en  Gaule) 
COS.  II 


Maxime  meurt  le  28  juillet  388. 

FLAVIUS  VICTOR  (384-388). 
IMP  CAESAR  FLAVIVS  VICTOR  AVG 
Augustus,  en  384. 

Flavius    Yietor    meurt    en  388,    un    peu  après   son   père 
Maxime. 

EUGÈNE  (392-394). 

IMP  CAESAR  FLAVIVS  EVGENIVS  AVG 

Augus/us,  en  392  à  la  mort  de  Yalentinien  11. 
393    I    COS.  I 

Eugène  meurt  le  17  septembre  3'J4. 

1.  Cf.  de  Rossi,  Iiisc.  cfi/ist.,  I,  p.  1G2  et  suiv. 


LISTE  CHRONOLOGIQUE  DES  EMPEREURS  ROMAINS  2ifi 


THÉODOSE  (379-395). 


IMP  CAESAR  FLAVIVS  THEODOSIVS  AVG 


380 

COS. 

388 

COS.   II 

393 

COS.    III 

Augustus,  le  19  janvier  379. 


Théodose  meurt  le  17  janvier  395. 

Les  inscriptions  postérienres  au  règne  de  Théodose  sont 
assez  rares  pour  que  nous  ayons  cru  pouvoir  arrêter  ici  la 
liste  des  empereurs. 


f 


TROISIÈME  PARTIE 

DES  DIVERSES    CLASSES   D'INSCRIPTIONS   ET  DE    LA 
FORME  PROPRE  A  CHACUNE  D'ELLES 


Les  difTérents  textes  épigraphiqiies  latins  qui  nous  sont 
parvenus  peuvent  se  diviser  en  un  certain  nombre  de  grou- 
pes distincts'.  Nous  les  rangerons  en  six  classes  : 

§  1.  —  Dédicaces  aux  divinités; 

g  2.  —  Inscriptions  honorifiques    (généralement    sur    des 

bases  de  statues); 
§  3.  —  Inscriptions  gravées  sur  des  édifices; 
§  4.  —  Inscriptions  funéraires  ; 
§  5.  —  Actes  publics  et  privés; 
§  6.  —  Inscriptions  sur  objets  divers. 

Nous  étudierons  successivement  (>liacune  de  ces  classes; 
nous  examinerons  les  particularités  qu'elles  présentent; 
nous  distinguerons  les  divers  éléments  dont  se  composent 
les  inscriptions,  suivant  la  catégorie  à  laquelle  elles  appar- 
tiennent et  nous  signalerons  les  formules  les  plus  fréquem- 
ment usitées  dans  leur  rédaction. 


1,  Cf.  Zell,  Handhuch  der  rôm.  Epirjraplùi.\  II,  p.  139  et  suiv.;  Ilùbner,  ar- 
ticle Inscri/itions,  dans  VEiirijclopaedia  britannl<;a,  t.  XIII;  Handljur/i,  p.  527 
etsuiv.;  S.  Reinach,  Manuel  de  pliilologie  classique,  II,  p.  43  et  suiv. 

13 


226                         DIVERSES    CLASSES    D'INSCRIPTIONS 
§  1.  DÉDICACES    AUX    DIVINITES 

Les  dédicaces  aux  divinités  étaient  très  courtes  dans  les 
temps  anciens  :  peintes  sur  les  vases  que  Ton  consacrait  aux 
dieux,  gravées  sur  de  petits  autels  qu'on  exposait  dans  les 
temples  ou  sur  de  petites  plaques  de  métal  qu'on  y  suspen- 
dait, elles  ne  contenaient  primitivement  que  le  nom  de  la 
divinité  au  génitif,  pour  indiquer  que  les  objets  étaient  de- 
venus la  propriété  du  dieu,  ou  au  datif  pour  marquer  qu'ils 
lui  avaient  été  offerts  \  Parfois',  on  y  ajoutait  soit  le  nom 
de  l'objet  offert  (Vesta  pocolo)^^  soit  celui  du  dédicant  ainsi 
que  la  formule  dono  dédit  ou  doiium  dat'' \  encore  cette 
dernière  pouvait-elle  être  omise,  le  datif  seul  suffisant  à 
exprimer  l'idée  d'offrande,  de  don'. 

Mais  bientôt  on  ajouta  à  ces  éléments  primitifs  d'autres 
renseignements  :  la  qualité  du  dédicant,  le  motif  pour  lequel 
l'offrande  était  faite,  la  nature  de  l'objet  offert,  etc.,  de  sorte 
que  les  inscriptions  votives  prirent  de  grands  développe- 
ments. Dès  lors,  les  dédicaces  aux  dieux  comprirent  un  cer- 
tain nombre  de  parties  qu'il  est  facile  de  distinguer. 

A.  —  Parties  essentielles 

i°  Nom  de  la  divinité  à  laquelle  le  monument  est  consa- 
cré (l-OM,  lOMD.  DIM,  M  DM,  S  A  etc.  Jovi  Optimo 
Maximo,  Jovi  Optinio  Maximo  Dolicheno,  Dco  Invicto  Mi- 
thrae,  Matri  Deiim  Magnae,  Satiinio  Auguslo,  etc.),  au  datif 
ou  plus  rarement  au  génitif,  suivi  ou  non  du  mot  sacrum 
(S,  SA,   SAC). 

2°  Noms  du  ou  des  dédicants.  Ces  noms  peuvent  être 
accompagnés  de  la  filiation  des  personnages,  de  la  mention 

1.  C.  /.  L.,  I,  43  à  50;  Eph.epirjr.,  I,  5  et  6. 

2.  Hermès,  18S1,  p.  225  et  suiv. 

3.  Notizie  degli  Scaci\  1895,  p.  45. 

4.  C.  /.  L.,  I,  167  à  180. 

5.  C.  I.  L.,  I,  630,  1153,  etc. 


DEDICACES  AUX  DIVINITES  227 

de  la  tribu  à  laquelle  ils  appartiennent,  et  même  de  l'indi- 
cation de  leur  patrie.  Leur  profession  ou  leurs  titres  honori- 
fiques peuvent  aussi  figurer  à  la  suite  de  leurs  dénomina- 
tions. 

3"  Un  verbe,  présenté  au  singulier  ou  au  pluriel  (1"  ou  3® 
personne),  suivant  le  nombre  des  dédicants,  ou  une  expres- 
sion plus  développée,  exprimant  Tidée  de  donner,  d'offrir; 
par  exemple  : 

dat  (D),  dédit  (D,  DD),  donavit,  vovit,  sacravit,  consacravit, 
posuit{P),fecit{?),  statuit,  constituit,dedicavit{D,  DED,  DD), 
ponijiissit  (PI),  faciendum  curavit  (F,  FAC  •  C,  CVR),  dédit 
idemqiie  dedicavit,  dédit  dedicavit  (DDD),  fecit  dedicavit 
(F-D),  sacrum  ou  domuu  dat  (S  ou  DD),  dono  dédit  (D-D), 
donum  posait  (DP),  votum  solvit  (V-S),  dono  dédit  dedica- 
vit (DDD),  libens  fecit  (L  •  F),  testamento  fierijiissit  (T  •  F  •  !•), 
ex  voto  (E-V),  ex  voto  ou  ex  voto  relato  dédit  on  posiiit,  voto 
dicavit^  ex  voto  fier  jussit,  voto  suscepto  posait,  votum 
libens  posait  (VLP),  votum  solvit  libens  animo  (VSLA), 
ou  libens  merito  (LM),  ou  libens  laetus  merito  (LL-M)\ 
ex  voto  posait  laetus  libens  animo,  etc. 

B.  —  Parties  accessoires 

1"  Mention  d'un  ou  plusieurs  personnages  qui  se  sont  unis 
au  dédicant  pour  faire  Folfrande  :  cum  conjuge,  cum  flio  et 
matre,  nomine  filiarum  suarum,  nomine  suo  et  conjugis 
suae,  etc. 

2"  Cause  pour  laquelle,  motif  en  vue  duquel  la  dédicace  a 
été  faite  : 
exjussu  ou  j'usso  (dei  ou  deae),  monitu,  ex  monitu  (E-M?)*^ 

ex  praecepto,  ex  imperio,  ex  responso  (EX-R),  somnio  ad- 

monitus,  visu,  ex  visu,  ex  viso  ; 
ex  senatus  consulto  (EX  S-C),  de  senatus  sententia  (D-SS), 

1.  Ces  abréviations  ne  paraissent  que  vers  l'époque  d'Auguste. 

2.  C.  /.  L.,  X,  205. 


228  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

décréta  decurioniun  {DD),Jussu  (magistratus),  décréta  col- 

legii{D-C)j  ex  teslameiita  (EX  T),  ex  voluntate patris; 
ah  honorem  (illum),  ab  sacerdatium  (illiul  ,    ab  juerces  recte 

canservatas^  ab  {•ictoiia/n  ; 
sublato   haste  peruiciasissimo,    hastibiis    caesis  fugatisque, 

valetudine  recuperala  ; 
grai'i  marba  liberatus,  ancipiti  inorba  recreatiis,  reversas  ab 

expeditiaue,  régressas  ad  lares  patrios  ; 
quod  sah'us  et  iucahiniis  régressas  est; 
(statuam)  qaam  ab  Iianarem  (illum)  pramiserat,  poJlicitas  est, 

aedilis  vovit,daamvir  pasait;  sei'vas  vovit,  liber  sahil  SER- 

V  LIBER  S); 
in  Iianare/ii  damas  divinae  (IN  •  H  ■  D-  D   in  liaiwrem  hup.  Caes.^ 

etc.,    in    menwriani    '^ill.ius),  pra  felicitatc  et    incalamitale 

(ûWws),  pra  filia,  pra  ita  et  redita  (illiiis),/>/'o  5«////e  (illiiis), 

pra  salute  sua  et  canjagis,  pra  se  et  suis,  etc. 

3"  Mention  de  l'objet  dédié  à  la  divinité  :  aedem,  arani^ 
basim,  signum,  stalaani,  I empli/ m,  etc. 

4"  Mention  de  la  somme  consacrée  à  Toffrande  et  de  la 
source  oii  celte  somme  a  été  puisée  :  ex  sestertian?  (HS'  (tôt) 
milibas  nammam,  ex  auri  panda  P  ///;  sua  pecunia  (SP), 
ex  redita  pecaniae,  ex  patrimania  sua,  de  sua  (DS),  aère 
publico,  de praeda,  de  stipe,  ex  ludis,  etc. 

5°  Date  de  la  dédicace. 

Elle  est  indiquée  de  plusieurs  façons'  : 

a)  Par  les  noms  des  consuls  de  Tannée,  accompagnés  sou- 
vent de  la  désignation  du  mois  et  du  jour  :  c'est  la  façon 
ordinaire  de  datei-  chez  les  Romains  ; 

b)  Par  le  chiffre  de  la  puissance  li'il)uiiice  des  empereurs 
et  de  leur  salutation  injpériale  (voir  plus  haut,  pages  160  et 
IGl).  Pourtant  dans  certaines  j)rovinces,  suitout  en  Egypte*, 

1.  Cf.  de  Ruggiero,  Di:ionarto  ppifjrajico,  s.  v,  Annu^. 

2.  La  première  année  égyptienne  d'un  empereur  courait  depuis  le  jour  où  il 
avait  reçu  la  puissance  tribunice  jusqu'au  29  août  suivant,  les  autres  années  du 
29  août  au  28  août  de  l'année  romaine  subséquente.  Sur  cette  année  égyptienne 
cf.  Monimsen,  Rom.  Clironolo;j.,  p.  262.  et  de  Ruggiero,  op.  cit.,  I,  p.  288,  s.  v. 

Arr/yjitus. 


DEDICACKS  AUX  DIVINITES  229 

on   indique    aussi    rannée  du    règne    de   i\Mnj)ei'eui*  actuel  : 

Egypte  :  C.  I.  L.,  III,  35  :  ainio  Iinp.  Doiuilianl  Aug.  ; 

Xar)3onaise  :  C.  I.  L.,  XII,  406  :  aiiiw   V  Ti.  Caesaris ; 

Espagne  :  C.  I.  L.,  II,  185  :  anno  IIII  iinperii  ejus  (=  Ves- 
pasiani)  ; 

6')  Par  Tannée  de  règne  de  certains  rois,  goths,  burgondes 
ou  francs,  en  Xarbonaise  {C.  I.  L.,  XII,  p.  914  ,  vandales  en 
Afrique  [C.  I.  L.,  VJII,  p.   1062); 

d)  Par  certaines  ères  locales  :  (/h  ui-he  condild,  à  Rome 
{C.  I .  Z/.,  VI,  472,  par  exemple);  post  Intcrduinum  conditam^ 
à  Interamna  (\\'ilmanns,  64  d)\  anno  Caftliaginis  (1  =44 
av.  J.-C.  ou,  pour  les  inscriptions  postérieures  à  la  reprise 
de  Carthage  par  Justinien,  533  ap.  J.-C),  en  Afrique  pro- 
consulaire (6^.  7.  Z/.,  A'III,  805,  5262  ;  (iiino  provinciae^ 
c'est-à-dire  par  l'ère  de  rassemblée  provinciale  (1  =  71  ap. 
J.-C.?),  également  en  Afrique  [C.  /.  L.,  VIIJ,  12039);  anno 
provinciae  (1  =  39  ap.  J.-C),  en  Maurétanie  {C.  I.  L.,  VIII, 
p.  1062),  etc.  '  ; 

e)  Par  les  noms  des  gouverneurs  de  la  province  en  fonc- 
tion :  proconsuls  (par  exemple  C.  I.  L.,  VIII,  1170,  1488, 
5290),  légats  pro-préteurs  [C.  I.  L.,  VllI,  2609,  2610, 
2611,  etc.); 

f)  Par  Tannée  des  magistrats  de  la  municipalité  à  laquelle 
appartient  le  dédicant  :  dictateurs  (Wilmanns,  1817),  duum- 
virs  ou  quatuorvirs,  édiles  (Wilmanns,  2025),  magistri  vici 
{C.  I.  L.,  V,  1829),  suffètes,  en  Afrique  [C.  I.  L.,  VIII, 
5306)  ; 

g)  Parles  noms  des  présidents  ou  dignitaires  des  collèges: 
mogistri  [C.  I.  L.,  VI,  556;  II,  5064);  questeurs  (Wilmanns, 
178);  scribes  [C.  L  L.,  VI,  407); 

h)  Par  les  noms  des  prêtres  en  fonctions  [C.  I.  L.,  III, 
4015,  4401,  etc.). 


1.  Sur  difléreiites  ères  employées  eu  Grèce  et  eu  Asie  pour  la  supputation 
des  dates  voir  Saglio,  DIH.  des  Antiquités  grecques  et  romaines,  s.  v.  Calen- 
darium;  S.  Reinach,  Manuel  d'cpigraphie  grecque,  p.  479  et  suiv.;  Pauly- 
Wissowa,  Rcalenri/clopûdic,  s.  v.  Aéra. 


230  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

La  numération  par  post(>onsulats  et  indictions  appartenant 
à  Tépigraphie  chrétienne,  il  n'en  peut  être  question  ici  que 
pour  mémoire. 

6"  Nature  du  lieu  où  le  monument  est  élevé  :  solo  prlvato^ 
in  SUD  fundo,  in  fora  nova;  locus  datus  décréta  decurionum 
(LDDD),  etc. 

7°  Mention  des  personnages  qui  permettent  l'érection  du 
monument  ou  assistent  le  dédicant  :  permissu  (illius),  per 
patrem,  per  collegiiim^  adsislente  (illo),  curante  (illo),  ciiram 
ageiite  [C- k)  (illo),  instante  operi  (illo),  etc. 

L'ordre  suivant  lequel  ces  différentes  parties  sont  disposées 
n'est  pas  soumis  à  des  lois  absolument  rigoureuses.  On  peut 
pourtant  établir  que,  généralement,  le  nom  de  la  divinité 
est  en  tête  ;  puis  viennent  soit  les  noms  du  dédicant,  soit 
quelqu'une  des  parties  accessoires  que  nous  venons  d'énu- 
mérer.  Le  verbe  est  d'habitude  rejeté  à  la  fin.  Seules,  les 
formules,  comme  locus  datus  decreto  decurionum ,  les  dates 
et  les  longues  phrases  commençant  i^diT  quod,  qui  contiennent 
un  autre  verbe,  se  placent  après  le  verbe  principal.  Il  en  est 
de  même  des  ablatifs  absolus  indiquant  les  personnes  qui 
ont  assisté  ou  aidé  à  l'exécution  du  monument  votif  : 

Ex.  :  illi  deo  sacrum 

ille  cwn  illo 

signum 

voto  suscepto 

de  suo 

posuit 

curante  illo 


INSCRIPTIONS  HONORIFIQUES  231 

§  2.  —  Inscriptions  honorifiques 

L'habitude  d'élever  des  statues  s'introduisit  à  Rome  assez 
tard  et  seulement,  scmble-t-il,  après  la  deuxième  guerre 
punique';  elle  ne  se  généralisa  qu'à  la  fin  du  cinquième 
siècle.  Dès  lors,  quand  un  grand  personnage  construisait  un 
monument  public,  il  y  faisait  figurer  les  images  de  ses 
ancêtres  avec  des  inscriptions  honorables  pour  leur  mémoire 
[elogia]  :  le  nom  de  chacun  d'eux,  au  nominatif,  était  suivi 
de  l'énumération  de  ses  dignités  et  de  ses  principaux  titres 
de  gloire. 

Le  plus  ancien  des  monuments  épigraphiques  de  cette  sorte 
que  l'on  possède  est  l'inscription  de  la  colonne  rostraledeDui- 
liusdont  nous  parle  Pline  l'Ancien";  nous  n'en  avons  conservé 
qu'une  copie,  malheureusement  mutilée,  qui  remonte  pour 
le  moins  à  l'époque  d'Auguste'.  On  peut  encore  citer  les 
elogia  gr axés  sur  l'arc  Fabien*,  ceux  qui  se  lisaient  dans  la 
chapelle  de  la  Do  m  us  Augiista\  et  une  suite  de  textes  assez 
courts  qui  ont  été  relevés  sur  des  statues  élevées  à  certains 
hommes  illustres,  après  leur  mort\  Ces  elogia  honorifiques 
ne  diffèrent  pas,  d'ailleurs,  pour  la  rédaction  des  elogia 
funéraires  de  la  même  époque,  de  ceux  des  Scipions_,  par 
exemple,  dont  il  sera  question  de  nouveau  à  propos  des 
épitaphes. 

L'exemple  suivant  est  emprunté  aux  elogia  de  l'arc  de 
Fabien: 

C.  I.  L.,  1, 2,  p.  198  (XXV)  :  P.  Cornélius  Paulli  f. ,  Scipio  Afri- 
canus  COS.  II,  cens.,  augur,  triumphavit  II. 

1.  L'inscription  honorifique  la  plus  ancienne  que  l'on  connaisse  est  celle  que 
les  Italiens  de  Sicile  élevèrent  en  561  de  Rome  à  L.  Cornélius  Scipio  (C.  /.  L., 
I,  533  =  X,  7459);  elle  est  rédigée  suivant  les  habitudes  grecques  :  Italicei  L., 
Cornelium  Sci pionum  honoris  eaussa. 

2.  Hist.  nat.,  XXXIV,  17. 

3.  C.  /.  L.,  I,  195.  Cf.  le  commentaire  qui  accompagne  l'inscription. 

4.  C.  I.  L.,  1,606.  607.  Cf.  p.  198  delà  2« édition,  éloges  XXIV  à  XXVI. 

5.  IbicL,  éloges  XXVII  à  XXIX. 

6.  IbicL,  I,  40,  éloges  XXX  à  XLV. 


232  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

Cette  coutume  fut  remise  en  honneur  par  Auguste.  Il  fit 
placer  autour  de  son  forum  les  statues  des  généraux  illustres 
et  des  triomphateurs  de  la  Rome  républicaine:  Enée,  Romu- 
lus,  Camille,  Ti.  Sempronius  Gracchus,  Marins,  etc.,  et 
graver  leurs  e/o^?Vz  au-dessous  de  ces  statues^  L'initiative  de 
Fempereur  fut  imitée  dans  les  municipes  ;  Ton  a  trouvé  à 
Pompeii,  àLavinium,  à  Arretium,  des  reproductions  exactes 
des  inscriptions  de  Rome  '.  La  caractéristique  de  ces  elogia, 
c'est  que  le  nom  du  personnage  honoré  s'y  présente  au 
nominatif  et  que  le  texte  ne  se  termine  par  aucune  formule 
dédicatoire . 

Cependant,  antérieurement  à  Auguste,  et  à  peu  près  vers 
l'époque  de  Sylla,  re/o^/?//?z  s'était  déjà  modifié  pour  prendre 
iineforme  analogue  à  celle  des  dédicaces,  c'est-à-dire  que 
le  nom  de  l'homme  ou  de  la  femme  en  l'honneur  de  qui 
l'inscription  est  gravée  y  figure  dorénavant  au  datif. 

Les  inscriptions  honorifiques,  telles  qu'on  les  rencontre 
sous  l'Empire  depuis  Tàge  d'Auguste  jusqu'au  l\'  et  au 
Y'  siècle  (statues  de  Symmaque:  C.  I.  L.,  M,  1698,  —  de 
Claudien:  C.  I.  L.,  Yl,  1710,  etc.),  se  composent  de  trois 
parties    essentielles: 

1"  Xoms  du  personnage  honoré,  suivis  de  l'énuméralion 
des  divers  titres  (ju'il  a  ojjfcnus  ; 

2"  Noms  de  celui  qui  a  élevé  la  statue  ou  fait  graver  l'ins- 
cription ; 

3°  Raisons  pour  l('S(|ucllos  le  personnage  est  honoré. 
A  ces  trois  éléments  nécessaires  s'ajoutent  souvent  diffé- 
rentes formules  complémentaires. 

A.  —  Parties  essentielles 

i°  Noms  et  titres  du  personnage  Jionoré.  Si  le  personnage 
qu'on  veut  honorer  est  un  ompei-eur,  on  fait  figurer,  en  tête 
de  l'inscription,  au  datif,  les  dlMV'rents  noms   et  titres    (\n\\ 

1.  Suet.,  AuQ.,  31  ;  Horat.,  Carm.,  IV,  8,  13. 
2.Cf.C.  /.  L.,  I,  11,  p.  188. 


INSCRIPTIONS  HONORIFIQUES  233 

porte  au  moment  de  Térection  du  monument,  avec  l'indica- 
tion du  nombre  actuel  de  ses  puissances  tribunices,  de  ses 
consulats  et  de  ses  salutations   impériales. 

Si  c'est  un  simple  particulier,  on  inscrit  en  première 
ligne  ses  prénom,  nom  et  surnoms,  accompagnés  de  sa  filia- 
tion et  de  la  mention  de  sa  tribu,  à  la  place  réglementaire. 
Ces  dénominations  sont  généralement  au  datif;  elles  peuvent 
pourtant  être  au  génitif,  précédées  de  la  formule  Iionori  ou 
in  Jionore7n\  Puis  on  énumère  les  difl'érents  honneurs  et 
fonctions  dont  il  a  été  successivement  revêtu,  de  la  manière 
que  nous  avons  exposée  plus  haut  (voir  2'  partie,  chap.  II, 
p.  86  et  suiv.j. 

2°  Noms  du  personnage  ou  de  la  communauté  qui  élève  la 
statue  ou  fait  graver  Vinscription.  Les  noms  du  personnage 
qui  fait  graver  l'inscription  ou  élever  la  statue  s'indiquent 
au  nominatif;  ils  sont  parfois  accompagnés  de  sa  filiation 
et  delà  mention  de  la  tribu  à  laquelle  il  appartient.  Sa  pro- 
fession, le  degré  de  sa  parenté  ou  les  liens  qui  l'unissent 
au  personnage  honoré  sont  souvent    aussi  marqués. 

Si  c'est  une  communauté,  colonie,  municipe,  collège,  le 
ou  les  noms  de  cette  communauté  sont  inscrits  également 
au  nominatif. 

Z"  Raisons  pour  lesquelles  le  personnage  est  honoré.  Les 
raisons  pour  lesquelles  le  personnage  est  honoré  prennent 
place  d'habitude  en  troisièmelieu  ;  mais  parfois  elles  figurent 
dans  rinscrij)tion  immédiatement  après  les  titres  du  per- 
sonnage auquel    le  monument  est  dédié.  Elles  sont    expri- 


mées : 
a 


Par  un  substantif  au    datif  en  apposition   avec  le    nom 
de  ce  personnage:  pracsidi  ahstinentissi/no;  patrono  dignis- 
sinio,  praeposito  sanctissinio,  conspicuo  reparatori  fori,  etc.  ; 
b)  Par  une  phrase  secondaire: 


1.  Il  y  a  quelques  exemples  de  l'accusatif,  régi  par  le  verbe  honoracit  ou 
honoracerunt.  sous-eatetidu  ;  c'est  une  imitation  de  la  tournure  usitée  en  grec 
pourles  inscriptions  lionoritiques.  On  les  trouve  surtout  à  l'époque  républicaine. 
Cf.  Reinach,  Traite  d'EpijjrapIiie  (jrccque,  p.  381,  et  ci-dessus,  p.  iJ31,  note  1. 


234  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

honoris  causa  (HC)\  testimonii  gratia,  honoris  ergo; 

ad  aeternitatem  meritorum,  ad  referendam  gratiam; 

ob  eximiam  adfvctionem  tam  in  singulos  quam  in  universos 

cives,  ob  eximium    amorem   in    patriam^    ob  splendorem 

muneris  gladiatorii^ob  insignes  liberalitates   in  rempubli- 

cam,  ob  depulsam  a  provinciafamis  et  inopiae  vastitatcni ; 
pro  pietate  sua,  pro    singularibus    erga    civitatem  nostram 

meritis,  pro  singulari  ejus  circa  se  amore    atque     provi- 

dentia; 
pr opter  eximiam  pietatem  ; 
quod  thermas  longa  incuria  neglectas  sua  pecunia  restitue- 

rit,    quod  caste   in  eadeni  provincia    integreque    versatus 

est; 
qui  inruptione  Baquatium  coloniam  tuitus  est,  cujus  religio- 

sam  curam  saci'orum  et  morum  praedicabilem  disciplinani 

numcn  quoque  Vestae  comprobavit; 
ut  eximiam  voluntatem  ejus  tanti  honoris   titulis    adaequa- 

rent^  etc. 

c)  Soit  par  une  apposition  au  nom  du  dédicant:  beneficiis 
et  remediis  amplissimi  viri  ab  intolerabilibus  necessitatibus 
vindicatus,  devotus  numini  niajestatique  ejus,  majestatiejus 
dicatissimus,  etc. 

d)  Soit  même  par  une  nouvelle  phrase  :  hic  in  ludos  cum 
accepisset  publice  lucar  remisit  et  de  suo  erogationem  fecit; 
hic  cum  esset  annorum  XIII  Romae. . .  coronatus  est  inter 
poetas  latinos.  Dans  ce  cas,  la  phrase  est  complétée  par 
une  autre  commençant  de  même  :  Huic  statua  publice  posita 
est. 

B.  —  Formules    complémentaires 

Elles  indiquent  dans  quelles  conditions  la  statue  a  été 
élevée  : 

petitu  populi  romani,  postulante   populo,  testimonio  sena- 
tus,judicio  Imperatoris,    ex    sena  tus    consul  to,    conscnsu 

1.  CetU^  formule  figure  surtout  sur  les  textes  de  répoquc  républicaine. 


INSCRIPTIONS  HONORIFIQUES  235 

concilii  universae  provinciae,    decreto    clecurionum  (DD 

=  DEC  DEC),  de  conscriptorum  sententia  [DCS]-,  permissu 

proconsiilis  (PP); 
publiée  (P),  pecunia  publica  (PP=:  PECPVB),  aère  conlato, 

conlatione  facta,  pecunia  sua  (PS),  de  suo  (DS); 
locus  datus  decreto  decurionum  (L  •  D  •  D  •  D  =  LOC  •  DAT  DEC  • 

DEC),  loco  ab  ordine  dato,  accepta  loco  a  republica\ 
epulo  dato,  datis  sportulis  decurionibus ,  tauro  immolando ^ 

ob  cujus  dedicationem  dédit  decurionibus  sestertium  (HS) 

(tôt)  m[ilia)  n{ummum), 
curam  agente  {illd)  (CA  =  CVRAG),   curante   ac  perficiente 

[illo)^  dedicante  (illo). 

Souvent  le  verbe  qui  signifie  «  élever  »,  «  consacrer  »,  est 
sous-entendu,  le  datif  suffisant  à  indiquer  que  le  monument 
est  destiné  à  honorer  le  personnage  dont  les  noms  figurent 
en  tête;  parfois  aussi  est-il  exprimé  avec  ou  sans  un  régime 
direct  qui  détermine  la  nature  du  monument  honorifique 
où  l'inscription  est  gravée:  Fecit  (F);  posuit  (P)  ;  ponen- 
durn  statuit;  posuit  idenique  dedicavit  [P-\D(1DED];  sta- 
tuant fecit^  conlocavit,  constituit^  decrevit^  dedicavit,  dicavit^ 
exornavit,  posuit  ;  honore  statuae  ornavit,  cuniulavit;  statuani 
ponendani  decrevit,  etc. 

L'ordre  suivant  lequel  se  présentent  ces  différentes 
parties  n'est  pas  toujours  le  même;  on  suit  pourtant,  en 
général,  ainsi  que  nous  l'avons  dit,  celui  dans  lequel  nous 
les  avons  énumérées,  c'est-à-dire  qu'après  le  nom  du  per- 
sonnage honoré  vient  celui  du  personnage  qui  honore,  les 
motifs  pour  lesquels  l'honneur  est  rendu  ne  figurant  qu'à  la 
suite  : 

illi 

ille 

ob  mérita 

Quand  le  verbe  est  exprimé,  il  se  place  généralement 
après  ces  trois  premières  parties;  mais,  dans  ce  cas,    il  y  a 


236  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

souvent  interversion  de   la   deuxième  et  de   la  troisième,  le 
nom  du  dédicant  précédant  immédiatement  le  verbe  : 

un  un 

oh  mérita  Ule 

■11  ou 

liie  ob  mérita 

staluam  posait  statuam  posait 

La  plupart  des  formules  complémentaires  se  mettent  à  la 
fin  de  rinscription: 

un 

iUe 
oh   mérita 
locas  datas  décret o  decarionam 

Si  le  personnage  à  qui  la  statue  est  élevée  prend  à  sa 
charge  les  frais  du  monument,  pour  éviter  à  la  communauté 
qui  la  lui  a  décernée  les  dépenses  que  nécessiterait  l'érection 
de  cette  statue,  on  l'indique  en  terminant  par  les  formules 
suivantes  :  honore  contentas  (HC  ,  ou  plus  complètement 
honore  contentas  saa  pecania  />05?/?7  (H  CS-P-P);  honore 
nsas  impensam  remisit  (HVIR),  samptam  remisit  [S-R]  ; 
honore  accepta  impensam  remisit  H  •  A  •  I  •  R  ;  pecania  remissa  ; 
titalo  usas  (T-V). 

Parfois  le  décret  de  la  communauté  qui  a  voté  la  statue  ou 
la  lettre  écrite  à  l'intéressé  pour  lui  annoncer  la  faveur  dont 
il  a  été  l'objet  figure  à  la  fin  de  l'inscription.  On  peut  mention- 
ner, comme  tels,  le  décret  du  conseil  municipal  d'Aquilée 
relatif  à  C.  Miniciusltalus  C.  I.  L.,  Y,  875  ;  celui  de  Tufi- 
cum  à  propos  de  Sex  Aetrius  Ferox  (Wilmanns,  692); 
celui  de  Tergeste  concernant  L.  Fabius  Severus  (6*.  /.  L., 
V,  533);  la  lettre  des  duunivirs  et  décurions  de  Forum  Sem- 
pronii  à  G.  lledius  Verus  (^Vilnlanns,  684),  etc. 


INSCRIPTIONS  GRAVEES  SUR  DES  EDIFICES  237 

§  3.  —  Inscriptions  gravées  sur  des  édifices 

Lorsqu'un  particulier,  une  ville,  une  corporation,  un  em- 
pereur, faisait  élever  ou  réparer  un  monument  destiné  à 
l'usage  de  tous  ou  môme  de  quelques-uns  seulement,  on 
avait  coutume  de  graver,  à  un  endroit  apparent  du  monument, 
une  inscription  destinée  à  garder  la  mémoire  de  celui  ou  de 
ceux  auxquels  était  due  la  construction  ou  la  réparation  de 
l'édifice. 

Les  inscriptions  de  cette  espèce,  sous  leur  forme  la  plus 
simple,  qui  est  la  plus  ancienne,  se  composent  de  deux 
parties: 

1"  Les  noms  du  personnage  qui  a  fait  élever  ou  rebâtir  le 
monument,  au  nominatif, 

2"  Un  verbe  comme  fecit,  restitiiit.  Telle  est  l'inscription 
gravée  sur  le  Panthéon  d'AgrippaV  Les  dédicaces  qui  figu- 
raient sur  le  temple  de  Castor  et  Pollux  à  Cora%  sur  le  por- 
tique du  forum  de  Pompéi',  sur  les  thermes  de  la  môme  ville*, 
sont  un  peu  plus  développées,  sans  s'écarter  beaucoup  de 
la  simplicité  antique. 

INIais  généralement,  et  surtout  au  temps  de  l'Empire,  on 
ne  se  contentait  pas  d'une  rédaction  aussi  sobre;  les  inscrip- 
tions gravées  sur  les  monuments  comprennent  un  plus  grand 
nombre  d'éléments  : 

A.  En  tête  du  texte  peut  figurer  : 

a)  un  nom  de  divinité,  si  l'édifice  est  un  édifice  relio-ieux. 
un  temple,  par  exemple.  Alors  l'inscription  rentre  dans  la 
catégorie,  étudiée  plus  haut,  des  dédicaces  aux  divinités; 

b)  Le  motif  en  vue  duquel  l'édifice  a  été  construit  :  in 
honorein  domiis  divinae  (IN  HDD);  in  honorem  memoriae 
(illius);  in  menwriam  (illius)  ; />/'o  sainte  hnperaioris,  etc. 
(PRO    SALIMP),   pro    sainte    Aug[usti)    n{ostri)  ;   pro    ma- 

1.  C.  /.  L.,  VI,  896:  M.  Agrippa,  L./{ilius}co(n)s{ul)  tertiumfecit. 

2.  C.  /.  L.,  1,1150,1151. 

3.  C.  /.  L.,  X,  794. 

4.  C.  /.  L.,  X,819. 


238  DIVERSES  CLASSES  D  INSCRIPTIONS 

gnificentia  saeculi  dominorum  nostroriim  Augustorum  duo- 
rum  (DDNN- AVGG,\  aiireo  saeculo  dominorum  nostrorum 
trium  (DDDNNN;;  ou  même  lmp[eraton)  Caes[ari)^  etc. 
Dans  ce  dernier  cas,  Tinscription  devient  une  véritable 
inscription  honorifique  ; 

c)  Un  nom  d'empereur  ou  de  magistrat  à  Tablalif  :  c'est 
une  façon  d'indiquer  la  date  à  laquelle  le  monument  a  été 
fait  ou  reconstruit; 

d)  Une  formule  spécifiant  sous  l'inspiration  de  quelle  auto- 
rité les  travaux  de  construction  ont  été  entrepris  :  ex  auc- 
toritate  Imp.  Caes.y  etc.,  ou  d'un  magistrat  ;  yV/^s^z^  Imp. 
Caes.,  etc. 

B.  Viennent  ensuite  les  noms  et  titres  de  celui  ou  de 
ceux  qui  ont  élevé  le  monument.  Ces  noms  sont  présentés 
au  nominatif. 

G.  Ils  sont  suivis  généralement  d'un  accusatif  indiquant 
la  nature  de  la  construction  entreprise  :  aquaeductum  ;  bal- 
neum;  arcum  ;  forum  ;  porticum;  forum  cum  porticibus;  por- 
ticus  lapideas,  marmoreas;  porticus  cum  piscina  et  signo 
Cupidinis ;  arcum  cum  insignibus;  horrea  ad  securitatem 
populi  romani^  etc.  Cet  accusatif,  qui  exprime  le  genre  du 
monument  peut,  et  cela  est  assez  fréquent,  figurer  avant  les 
noms  du  personnage  qui  l'a  fait  élever. 

D.  Avant  le  verbe  qui  exprime  Faction  de  faire  ou  de 
rétablir,  et  qui  se  trouv^e  généralement  à  la  fin  de  l'ins- 
cription, peuvent  être  introduits  certains  membres  de  phrase 
indiquant  : 

à)  L'état  du  monument  avant  la  reconstruction  actuelle  : 
(amphitheatrum)  vetustnte  corruplum;  (macclliim)  terrae  mo- 
tibus  lapsum;  (porticus)  longa  aetate  neglectas  ;  (thermas) 
longa  incuria  et  abolendae  civilis  vel  potius  feralis  cladis 
vastalione  vehemenler  adflictas;  jampridem  a  solo  coeptam 
(basilicam)  ;  (aquas)gM«e  a  capite  aquarum  vetustate  dilapsae 
essent,  etc. 

b)    La   raison   pour  laquelle    l'édifice  a   été    construit    ou 


INSCRIPTIONS  GRAVEES  SUR  DES  EDIFICES  239 

rebâti  :    ob  honorem  aedilitatis^  flamoni;   oh  benevolentiam 
civiiim  ergase  et  honorem  flamoni perpetui  conlatum  ; 
(sacellum)  quod  an  te   voverat  ;    (aedem)   qiiam    ob  honorem, 

aedilitatis  polUcitus  est  ; 
de  senatus  sententia,  senatus  consulto  (S-C);  petente  ordine 

et  populo;  decreto  decurionum  (DD);  ex  pagi  decreto,  etc. 

c)  La  nature  du  lieu  choisi  pour  l'édifice  :  loco  suo  ;  loco 
privato;  accepta  loco  a  rcpublica;  mittato  loco,  etc. 

d)  La  source  où  a  été  puisée  la  somme  nécessaire  à  l'édi- 
fication ou  à  la  réparation  du  monument  ou  le  montant  de 
cette  somme  :  sua  pecunia  (SP),  impensa  sua;  sumptu  pro- 
prio  ;  solita  in patriam  liber alitate;  inlata  reipublicae  summa 
honoraria,  amplius  ex  sestertium  (tôt)  m[ilibus)  n{ummum) 
de  sua  pecunia; praeter,  supra  summam  honoris  legitimam ; 
sumptibus  tam  suis  quani  ex  sportulis  decurionum  operaque 
popularium;  pecunia  publica  (P-P),  etc. 

E.  C'est  ordinairement  à  cette  place,  à  la  fin,  ou  presque 
à  la  fin  de  l'inscription,  qu'est  exprimé  le  verbe,  à  la  troi- 
sième personne  du  singulier  ou  du  pluriel  suivant  le  sujet 
de  la  phrase.  Les  expressions  les  plus  employées  en  pareil 
cas  sont  les  suivantes  : 

Faire 

Aediflcare  [templum  :  C.  I.  L.,  III,  633); 

Aedificare  et  consummare  [basilicain  exercitatoriam  :  Ibid.,  VII,  965); 
Constituere  [burgum  ad  salutem  conimeantium   :  Ibid.,  VIII,  2495); 
Constituere  et  perficere  [basilicain  :  Ibid.,  VIII,  7037)  ; 
Dare  (très  fréquent)  ; 
Exaltare  [aedem  :  Ibid.,  VIII,  2630). 
Excolere  [balineum  marmoribus  :  Ibid.,   XII,  1708); 
Fabricare  [muros  :  Ibid.,  V,  3329); 
Facere  (très  fréquent;  c'est  l'expression  courante); 

Faciundum  curare  (très  fréquent).  Faciundum  cura^it  idemque  probavit, 
se  dit  d'un  magistrat  public  ou  municipal;  Fieri  jussit,  d'un  empereur; 
Perficere  (fréquent)  ; 
A  solo  facere  (fréquent)  ; 


240  DIVERSES  CLASSES  DINSCRIFTIONS 

Munire  [burgurn   :  C.   I.    L.,   III,  3385  ;    fanum    et  Aiigiisteu/n   :  Ibid., 

6070) ; 
Ornare^    exornare    [nedern    :   Ibid.,    VIII,     2C82,    4253,    etc.;  frontem 

templi  :  Ibid.,  V,  2864); 
Ad  summam   nianuni  perducere  [biirgùs   ad  siinnnani  inanuin  pervenit  : 

Ibid.,  III,  3653); 
Saepiunduin  curare  {sacelhun  :  Ibid.,  X,  5019); 
Sterncre  [eniporium  :  Ibid.,  III,  2922;  forum  :\,  7427;   lapides  theatri? 

per  antigrados  :  Ibid.,  VIII,  7994:   orc/icslruiii  ;  Ibid.,  IX,  4133); 
Consternerc  (p/atca/ii  ;  Ibid. ,  \  III,  4778)  ; 
Struere  [scalas  lapideas  :  Ibid.,  IX,  3513); 
E.ttruere  et  coneludere  [templum  :  Eph .  cpigr.,  V,  1059)  ; 
A  solo  instruere  [balneum  :  C.  I.  L.,  VU,  445); 
Tegere,  contegerc  [balineuin  :  Ibid.,  IX,  3152)^; 


Refaire  ou  augmenter 

Ampliare  {templum  :  C.  I.  L.,    VIII.  100); 

E.rplicare  [ba/inrum  :  Ibid.,\ll.  984); 

Innovare  [opus  aquaeductus  :  Ibid.,  VIII,  8809)  ; 

Reficere,  reficiendum  curare  (très  fréquent); 

Renovarc  [templum  :  Ibid.,  VIII,  7957;  thermas  :  Ibid.,  II,  191); 

Reparare  [mansiones  Saliorum  Palatinorum  :  Ibid.,  \  I,  2158); 

Restituere  (fréquent)  ; 

Ad  meliorem  faciem  reformare  [centcnarium  :  Ibid.,    VIII,  20215)  ; 

In  meliorem  statum   et  aspectum   restituere,    reformare  [locum   :  Ibid., 

VIII,  5341); 
[Pristino  splendori  eleganjtiaeque  restituere  :  Ibid.,  V,  294;  VIII,  12285. 

Naturelhunent  ces  expressions  se  modifiaient  quelque  peu 
suivant  la  nature  des  constructions  entreprises,  des  additions 
ou  des  embellissements  qu'on  apportait  aux  édifices  déjà 
existants,  suivant  aussi  Timportance  des  travaux  exécutés. 
Nous  réunissons  ci-dessous  (|uel((ues  exemples  empruntés 

1.  Quand  la  construction  est  le  résultat  d'un  vœu,  on  trouve  parfois  l'expres- 
sion votum  solcere,  avec  le  nom  de  l'édifice,  ;\  l'accusatif,  en  apposition  au  mot 
cotuui. 


INSCRIPTIONS  GRAVEES  SUR  DES  EDIFICES  241 

aux  différents  volumes  du  Corpus;  on  pourrait  en  produire 
beaucoup  d'autres \ 

Aedes  : 

Aedcin  trinin  camcrarnin  rcforiiiavit  addito  cullu  nicliori  laqucarioruin 

[C.  1.  L.,  VIII,  1183); 
Aggeres  : 

Litus  vicinum  viae  Scverianac,    adsiduis    maris  adluentibus  fluctibus 

ad  labem   ruinae   labe factotum,    aggeribiis   marini  operis  a  funda- 

mentis,  ut  periculum   comtneantibus  abesset^  extrui  cararunt  [Ibid., 

X,  G881); 
Amphiteatrum   : 

Ampliiteatrum   cum  partis,  posticiis  et   omnem  fabricam  arène  nt  sta- 

tum  pristinum  reducsit  [Ibid.,  X,  6565); 
Apodyterium  : 

Apodyterium    iiofuni    in    dextcra    cellis  exeuntibus   construxit,   scalas 

novas  fecit^  cetera  j^estauravit  et  statuis,  marmoribus,  tabulis  pictis, 

columnis,  alvibus  ccllarum,  cathedrebus  ornavit  [Ibid.,  VIII,  828)  ; 
Aqua,  aquaeduclus  : 

Aquain  induxit,  perduxit  [passim]  ; 

Aquam   Marciam    variis  kasibus    impeditam^  purgato  fonte,  excisis  et 

perforatis    montibus,    restituta    forma,    adquisito  etiam   fonte  novo 

Antoniniano,  in  sacram  urbem  suam perducendam  curavit\^\..  Aurèle). 

[Ibid.,  VI,  1245); 
Aquam  quae  fluebat  ex  lacu  conlegit  et  salienteni  in  lacu  redegit  [Ibid., 

X,  6448); 
Aquam  quae  intcrcidcrat  rcpetitam  a  capite,  adjccta  structura  specus 

et  puteorum.  novis    braccins  ampliatam  reduxit    [Ibid,,   IX,    3018); 
Aquam  ex  agro  suo  in   municipium  adduxit,  lacus  omnes  fccit,  pisci- 

nam  quae  in  campo  est  salicndam  curavit  et  aquam  in  baîneum  de- 
dit  [Ibid.,  IX,  4786); 
Aquam,  interverso  ductu  vi   torrentis  amissam,  pcrforato  monte,  insti- 

tuto  etiam  a  solo  novo  duclu,  restituit  [Ibid.,  VIII,  2661); 
\Aqua  adducta]  coloniae  sufficicns  et  pcr  platacas   lacubus  impertita, 

domibus  etiam  ccrta  condicione  conccssa  [Ibid.,  VIII,  51)  ; 
Aquam  quaesitam  et  elevatam  in  coloniam  perduxit  [Ibid.,  VIII,  11); 


1.  Voir  pour  chacune  de  ces   expressions  les  diSérents  volumes  du  Corpus 
Inscriptionum  latinarum  [Indices,  §  Notabilia  caria,  s.  v.  Aedijîcia). 

16 


242  DIVERSES  CLASSES  DINSCRIPTIONS 

Aquae  usum  i-etiistate  lopsum   rcquisituni    oc  rcpertuni  cursui  pristino 

reddidit  [C.  I.  L.,  V,  7881  ; 
Aquam  quam   nullus    antiquorum  in   civitate  fuisse  memincrit  invenit 

et  dedicai'it  (Ibid.,  II,  3216); 
Aquam  sua  omni  impensa  perduxsit,  factis  pontibus  etfistulis,  et  lacus 
cum  suis  ornamentis  dedicavit  [Ibid. ,  II,  3140); 

ob  gratuitum  aquae  usum  quem  saepe  amisinius   redditum  [Ibid., 

II,  1643); 
Balneum  : 

Balneum   et  lavationem  publicam  in  perpetuum   dédit  [Ibid.,   V,   6522. 
Cf.  5504,  6668); 
Basilica  : 

Basilicas  sublaqueai-it,  trabes  tecti  ferro  su ffixit  (WilmàTins,  718); 
Campus  : 

Campum  publiée  aequandum  curai'it,  maceriem   et  sc/iolas  et  solarium 
semitani  de  sua  pecunia  faciendum  curavit  [C.  I.  L.,  X,  1236)  ; 
Fistula  : 

Fistulam,  quae  ex  elemento  caelesti  totius  anni  substantiam  vitae  ad- 
quae  (sic)  usui  populi,  provisa  aquae   copia,  sumministrat  formavit 
complevit  aquae  [Ibid.,  VIII,  7034); 
Fons  : 

Amhitum  fontis  cancellis  aereis  concludit  [Ibid.,  VIII,  2369,   2370); 
Horologium  : 

Horologium  cum   suo   aedificio    et    signis  omnibus   et    clatris...    dédit 
[Ibid.,  XII,  2522)  ; 
Horrea  : 

Horrea  per  se  caepta  in  securitatem  perpetem  (sic)  rei   annonariae  de- 
dicavit[Ibid.,  4180). 
Locus  : 

Locum  ruinis    obsituni,  qui  antea  squalore  et  sordibus  faedabatur,  ad 
necessarium  usum  et  ad pcrcgrinoruin  liospitalitatem...  in  meliorcm 
statuin  et  aspcctum  rcforniai'it  [Ibid.,  ^  II,  5341); 
Molae  : 

Molas  propter  unnonam  publicam  n   l'ctcribus  institutas,  reformatas  et 
instrumcnto  pistorio  e.rornatas,  ad  annonac  publicae  coctionem  pis- 
toribus  tradidit  [Ibid.,  VIII,   8480)  ; 
Munitiones  : 

Munitiones  ah-ei  conlabsas  cum  substructione  rcstituit  et  labc  aggeres 
cadentcs  procursui  fliiininis  reddidit  [Ibid.,  X,  6922)  ; 


INSCRIPTIONS  GRAVÉES  SUR  DES  ÉDIFICES  243 

Piscina  : 

Piscinam  piirgavit  et  loricam  imposuit  [C.  1.  L.,  XI,  G257)  ; 
Piscinam,  quae  antca  tennis   aquae  pigra  fluenta  capiebat,  niinc  un- 
daruni    intonantiuin    /notibiis    redundanteni   restituit    et   exceptorio 
[auxit']  [Ibid.,  VIII,  5335); 
Therraae  : 

Thermas  magno  tempore  interinissas  et  dcstitntas,  retractatis  portici- 
biis  aditibusque  [refecit?'\  [Ibid.,  III,  3525); 
Scamna  : 

Scamna    marmorca   et   antam   marinoravit  (sic)  de  sua  pecunia  dédit 
[Ibid.^   II,  1066). 

F.  Enfin  on  ajoute  parfois  un  membre  de  phrase  destiné  à 
marquer  qui  a  exécuté  ou  surveillé  Fexécution  du  monument, 
qui  Ta  dédié. 

Per  legionem  (illam)  ;  manu  militum  ;  opéra  militum  suo- 
rum;  (illo)  curante,  procurante,  administrante,  curatore, 
curam  agente  ;  c«/-«  (illius)  ;  sub  cura  (illius);  dedicante  [iWo]. 

Le  nom  de  l'architecte  est  rarement  inscrit  sur  le   monu- 
ment; on  connaît  pourtant  quelques  exemples  du   fait: 
CI.  L.,  I,  1216  :  Arcitectus,  Hospes  Appiai  ser[vus). 
Jbid.,X,  i6i^  :  L.  Cocceius,L.  C.  Postumi  l{ibertus),  Auctus, 
arcitectius). 


Ainsi  sont  conçues  le  plus  souvent  les  inscriptions  gra- 
vées sur  les  monuments;  mais  elles  sont  parfois  rédigées 
autrement;  elles  sont  présentées  également  non  plus  sous 
la  forme  active  :  Ille  illud  fecit,  mais  sous  la  forme  pas- 
sive. Le  sujet  de  la  phrase,  dans  ce  cas,  est  le  monument 
lui-même  ;  le  verbe  figure  au  parfait  passif,  souvent  avec 
ellipse  du  verbe  «  être  »,  et  le  nom  de  celui  ou  de  ceux 
qui  ont  fait  élever  Tédifice  ne  sont  cités  qu'à  la  fin  :  ces 
noms  sont  généralement  à  l'accusatif  précédés  de  la  prépo- 
sition per. 

Donc,  trois  types  principaux  pour  les  inscriptions  gravées 
sur  les  monuments  : 


244  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

1"  in  honorem    illias 

ille 
aedificium  vetustate  corruptum 
refecit 
dedicante  illo 

2"  pro  sainte  Imp ,    Caes. 

aedificium  illud 

ille 

ob  honorem  illiim 

sua  pecunia  fccit 

idem  que  dedicavit 

3"  aedificium    illud 

refectum    [est) 
per  illum 
cura  illius 

Tels  sont  les  renseignements  généraux,  applicables  à 
tous  les  textes  épigraphiques  gravés  sur  des  édifices.  Il 
nous  faut  insister  quelque  peu  sur  certaines  espèces  parti- 
culières de  monuments  publics,  qui  offrent  une  importance 
exceptionnelle  pour  la  géographie  historique  de  Rome,  de 
ritalie  et  des  provinces. 

A.  —  Bornes  milliaires  ^ 

Pour  indiquer,  sur  les  routes  publiques  du  monde  romain, 
les  distances  parcourues  ou  à  parcourir,  il  était  d'usage  de 
placer  de  distance  en  distance  des  bornes,  généralement 
cylindriques,  parfois  quadrangulaires,  où  Ton  faisait  figurer 
divers  renseignements.  Sans  parler  ici  de  celles,  qui, 
comme  le  miliarium  Popilianum,  élevé  par  le  consul  P.  Po- 

l.  Cf.  Bergier,  Histoire  des  grands  chemins  de  l'Empire  romain,  II,  p.  757 
et  suiv.  ;  F.  Berger,  Ueberdie  Heerstrassen  des  rôm.  Rciches  :  II,  Die  Meilen- 
steine.  Berlin,  1883,  ia-4»;  Uûbuer, iHandbuc/t,  p.  537. 


INSCRIPTIONS  SUR  BORNES   MILl.IAIRES  245 

piliiis  Laenas,  en  622  de  Rome,  en  Lucanie  \  portaient 
des  elogia,  nous  pouvons  les  diviser  en  plusieurs  groupes. 
1^^ groupe.  —  Sur  les  plus  simples  on  ne  gravait  qu'un 
chiffre  exprimant  le  nombre  des  milles  {niilid  —  <Tr,[ji£Ta] ',  à 
compter  à  partir  de  la  tète  de  la  route  jusqu'au  point  où 
s'élevait  le  milliaire'.  Telles  sont  par  exemple,  celles  qui 
figurent  au  deuxième  volume  du  Corpus,  n"'  4674,  4681, 
4818. 

2^  groupe.  —  Dans  un  second  groupe,  on  peut  ranger 
celles  qui,  outre  le  chiffre  des  milles  avec  ou  sans  les 
sigles  MP  {milia  passuum),  portent  inscrits  les  noms  et 
titres  d'un  magistrat,  sous  la  République,  du  ou  des  princes 
régnants,  sous  l'Empire  '.  Ces  noms  sont  ou  au  nominatif, 
ou  au  datif,  ou  à  l'ablatif.  Le  premier  cas  n'est  guère  em- 
ployé que  lorsque  la  route  était  comprise  dans  le  réseau 
officiel  des  voies  de  l'Empire,  ce  qui  n'implique  pas  toujours 
d'ailleurs  que  l'Etat  en  fit  les  frais;  le  datif  est  usité  d'ha- 
bitude quand  les  milliaires  ont  été  érigés  par  les  cités  sur 
les  territoires  desquelles  passait  la  route '^  ;  l'ablatif  ne  sert 
qu'à  marquer  une  date  ",  D'ailleurs,  à  quelque  cas  qu'ils 
fussent  présentés,  les  noms  et  titres  des  magistrats  répu- 
blicains ou  des  empereurs  y  étaient  inscrits  pour  dater  le 
monument. 

Le  nombre  des  milles  était   gravé  d'habitude  à  la  fin  de 

1.  C.  /.  L.,  1,551,  Viam  fecei  ab  Regioad  Capuam,  elc. 

2.  Quintiliea,  Inst.  or.,  IV,  5,22:  Facientibus  iter  multuin  detrahunt  fatuja- 
tionis  notata  inscriptis  lapidibus  spatla;  Rutilius  Namal.,  11,8: 

Intercalla  ciaefessis  praestare  cidetur 
Qui  notât  inscz-iptus  inilia  crebra  lapis. 

3.  On  ne  coiiuail  qu'un   exemple  (C.  /.  L.,  1,559),  où  les  milles  soient  comp- 
tés, non  du  point  de  départ,  mais  jusqu'au  point  d'arrivée  de  la  roule. 

4.  Sidon.  Apollin.,  Carin.,  XXIV,  6: 

Antiquus  tibi  nec  teratur  agger 
Cujus  per  spatium  satis  cetustis 
Nomen  Caesareum  ciret  columnis. 

5.  Quand  le  chiffre  des  milles  est  omis,  la  borne  ne  semble  porter  qu'une 
inscription  honorifique  :  cette  particularité  n'est  pas  sans  exemple. 

6.  Voiràce  sujet,  Momrasen,  C.  /.  L,,  VIII,  p.  859. 


246  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

rinscription.  Cependant  il  était  marqué  en  tête  de  la  borne 
milliaire  sur  certaines  voies  d'Italie  et  en  Sardaigne.  On 
trouve  même  souvent,  en  Italie,  deux  chiffres,  l'un  au  début, 
l'autre  à  la  fin  du  texte  épigraphicjue,  le  premier  indiquant 
la  distance  qui  sépare  la  borne  milliaire  d'une  cité  voisine, 
le  second  devant  être  supputé  à  partir  de  Rome  \ 

Ex.  C.  I.  L.,  X,  6854: 

IlII 
I  M  P  C  A  E  S  A  R 

M  •  AVRELLIVS  •  A  N  T  O  N  I  N  V  S 
IXVICTVS  •  PIVS  •  FELIX  •  AVG 
PART  •  MAX  ■  BRIT  •  .MAX  •  GERM 
MAX  •  PONT  -MAX  •  TRIB  •  POTES 
XVIIII  •  I.MP  •  II  •  ces  •  IlII  PROCOS 
VIA.M  •  ANTE  •  HAC  •  LAPIDE  •  ALBO 
INVTILITER  •  STRATA.M  •  ET 
CORRVPLA.M  •  SILICE  •  XOVO 
Q  V  O  •  F  I  R  M  I  0  R  C  0  .M  .M  E  A  N 
TIBVS  •  ESSET  •  PER  .MILIA  •  PAS 
SVM   •  XXI   ■    SVA  •  PF.CVNTA  ■   FECIT 

L  X  X  I 

(Milia  passuum)  IlII  (de  Terracine).  Iinp[erator)  Caesar  M.  Aurellius 
Antoninus  Invictus  Plus  Félix  Aug^iistus)  Pnrt[/iicus)  Max^imus) 
Brit[annicus)  Max[iinus]  Genn[anicns)  Mnx[uniis\  pont[ifex)  maxi^i- 
mifs)  trib[unicia)  potes' tate)  XVIIII,  inip[erntor)  II,  co[n)s[ul]  IlII, 
p/'Oco'n)s'id),  viani  antc  liac  lapide  albo  inutilitcr  stratam  et  corriip- 
tain  silice  noi'o,  qiio  firniior  comnicantibiis  esset,  per  milia  pass[u)um 
A'AT,  sua  pccunia  fecit.    Milia  passuum:  LXXI  (de  Rome). 

On  sait  de  plus  que,  dans  la  Gaule  et  dans  la  Germanie 
Supérieure,  il  était  d'usage,  sur  certaines  voies,  ilv  compter 
en  lieues  (L,  LEVG)  et  non  en  milles. 

1.  Cf.  des  bornes  de  cette  ualure  :  C.  I.  L.,  III.  3705.  Ibid.,  IX,  mi^:Notizie 
def/li  Scaci,  1897,  p.  160.  Parfois  même  on  indiquait  sur  les  miliiaires  la  dis- 
tance du  point  où  la  borne  s'élevait  k  quatre  ou  cinq  villes  dilTrrentes.  Voir, 
par  exemple,  C.  /.  L.,  I,  551;  VIII,  10118,  et  le  fameux  milliaire  de  Tougres 
{Rec.  .4/Wt..  1861,  I,  p.  410,  etll,  p.  168.) 


INSCRIPTIONS  SUR  BORNES  MILLIAIRES  247 

3^  groupe.  —  Les  noms  et  titres  de  Fempereur  sont  au 
nominatif,  et  le  verbe  marquant  l'idée  de  faire  ou  réparer  la 
route  est  exprimé  :  fecit,  stravit,  munivlt,  refecit,  poni  j assit, 
muniendam  curavit^  miliaria  restituit. 

4«  groupe,  —  Le  lieu  d'où  part  la  route  est  indiqué  à 
l'ablatif,  généralement  précédé  de  la  préposition  a,  avant 
ou  après  le  nombre  des  milles. 

Quelquefois  même  on  note  aussi  le  point  d'arrivée  à  l'ac- 
cusatif, précédé  ou  non  de  ad  ou  usque.  Il  y  a  alors  deux 
noms  géographiques  exprimés  sur  le  milliaire.  On  trou- 
vera des  exemples  de  cette  particularité  au  Corpus  :  II, 
n^s  4697,4701,  etc.  {a  Baete  et  lano  Augusto  ad  Oceanum)  \ 
III,  3705;  VIII,  10047,  10083,  etc. 

5e  groupe.  —  Le  mot  viam  ou  iter  est  exprimé  avec  ou  sans 
une  phrase  secondaire  rappelant  l'état  de  la  route  avant 
qu'on  la  réparât  ou  les  difficultés  surmontées  pour  la  per- 
cer : 

Viam  Claudiam  quam  Drusus  pater,  Alpibus  bello  patefac- 
tis,  derexserat  munit  a  flumiiie  Pado  ad  flumeii  Danuvium 
{C.  I.  L.,  V,8003); 

i^iam  loiiga  incuria  corruptam  adque  dilapsam  restituit  ; 

pontes  vetustate  conlapsos  et  iter  longa  incuria  perdit  uni 
restituit  ; 

viam...   quae  vetustate  interciderat  restituit  ; 

miliaria  vetustate  conlapsa  restituerunt  ; 

viam...  dilapsam  operihus  ampliatis  restituendam  curavit  ; 

viam  commeantihus  innovavit ; 

montibus  excisis,  amnibus  superatis ,  viam  fecit  ; 

vias  per  fines  Ceutronum  eversas,  exclusis  fluminibus  et  in 
naturalem  alveuni  reductis,  molibus  pluribus  locis  oppo- 
sitis,  restituerunt  {C.  L  L.,  XII,  107); 

viam  per  valles  Numidicas  vetustate  corruptam,  pontibus 
renovatis,  paludibus  siccatis,  miliaribus  confirmatis  res- 
tituit [Eph,  epigr.,  YII,  645). 

6'*  <^roupe.  —  Les    hommes   employés  à    faire  la   route  ou 


248  DIVERSES  CLASSES  DINSCRIPTIONS 

les   personnages    chargés    d'en    surveiller  rexéciilion    sont 
mentionnés.   Leurs   noms   se  présentent  : 

Soit  au  nominatif:  Julio  Nero  Maximo.. . ,  leg(io)  II  Adjii- 
trix ;  —  Tiberiiis...,  Asprenas  consul...  viam  muniendam 
eu  ravit; 

Soit  à  Fablatif,  avec  ou  sans  participe  présent,  également 
à  Fablatif:  Vespasiaiw...,  Q.  Egnatio  Calo  legato  Aug.  pro 
praetore  ;  Coiumodus . ..  resfituit,  curante  et  dedicante  L. 
Juiiio  Rufino  Proculiano  legato  Aug.  pro  praetore  ; 

Soit  à  Taccusatif,  précédé  de  la  préposition  per  :  Iladria- 
no. ..,  per  A.  Larciiini  Macedonem  legatum  Aug.  pro  prae- 
tore ;  Titus  et  Doniitianus...,  per  A.  Caesennium  Gallum... 
straverunt ;  Hadrianus ...  viam...  stravit  per  legionem  III 
Augustam . 

7"  groupe.  —  D'autres  milliaires  portent  des  renseigne- 
ments particuliers  indiquant  sur  quels  fonds  ont  été  préle- 
vés les  frais  de  la  route  : 

de  vectigali  rotari  ;  reddito  vectigali  tutelae  ejus  ;  adjectis 
sestertiis  (tôt)  ad  sestertios  (tôt)  quae  possessores  agrorum 
contulerunt. 

8®  groupe.  —  Enfin,  un  dernier  groupe  comprend  les 
bornes  où  le  nom  de  Fempereur  est  au  datif,  tandis  que  le 
nom  de  la  cité  qui  a  érigé  le  monument  est  présenté  au 
nominatif;  sauf  le  nomljre  des  milles  exprimés  généralement  à 
la  fin,  les  inscriptions  qui  se  lisent  sur  ces  sortes  de  milliaires 
sont  absolument  semblables  à  des  inscriptions  gravées  en 
Fhonneur  d'un  empereur. 

B.  — Boi'ties  ci  limites 

Quand  il  y  avait  lieu  de  fixer  nettement  une  limite  entre 
certains  territoires  publics  ou  privés,  on  plaçait  une  ou  plu- 
sieurs bornes  destinées  à  gardei-  un  souvenii-  durable  de 
cette  opération.  .Sur  ces  bornes  on  gravait  une  inscrip- 
tion. Ces  textes  ne  difîèrent  pas   absohnncnt   (b>  c(mi\  (K)nt 


INSCRIPTIONS  SUR  BORNES  ET  LIMITES  249 

nous  avons  étudié  la  nature  dans  ce  paragraphe  ;  mais 
ils  contiennent  des  particularités  assez  notables  pour  qu'il 
soit  utile  d'y  insister. 

La  plus  ancienne  borne  que  Ton  connaisse  appartient 
à  une  époque  antérieure  à  Hannibal  ;  elle  est  malheureuse- 
ment mutilée  '.  Il  faut  citer  aussi,  parmi  les  textes  de 
cette  nature  qui  remontent  à  la  République,  les  inscriptions 
relatives  à  la  délimitation  de  Yager  puhlicus  faite  par  les 
soins  de  C.  Gracchus  et  de  ses  deux  collègues.  Elles  étaient 
gravées  sur  des  colonnes  et  contenaient  les  noms  des  trois 
triumvirs  au  nominatif  \  Sous  l'Empire,  les  exemples  des 
textes  de  cette  nature  se  multiplient.  On  peut  répartir  en  plu- 
sieurs groupes  les  formides  employées  pour  leur  rédaction. 

i*''  groupe.  —  Lorsqu'il  s'agit  des  limites  du  pomerium, 
on  trouve  un  nom  d'empereur  au  nominatif  avec  ses  titres, 
et  l'inscription  se  termine  parla  formule  :  Auct.is  popiili  ro- 
mani ftiiibtis,  ponieriiim  ampliavit  tei-iiiinavitque  '.  Si  c'est 
le  collège  des  augures  qui  a  fait  rétablir  les  limites  du  pome- 
rium, comme  cela  se  produisit  sous  Hadrien,  la  formule  est  : 
Collegium  augunim...  teriniiios  pomerii  restituendoscuravit  ''. 
Dans  l'un  etlautre  {;as  on  lit,  sur  un  des  côtés  du  cippe,  le 
numéro  qu'il  porte  dans  la  suite  des  bornes  de  môme  es- 
pèce. 

2^  groupe.  —  Les  cippes  destinés  à  indiquer  la  largeur  et 
la  direction  du  lit  du  Tibre  offrent  à  peu  près  les  mômes 
formules  :  sous  la  République  des  noms  de  censeurs  %  de 
consuls  ',  au  nominatif,  avec  l'expression  ex  senatas  con- 
sulto  teriniiiaruiit  ;  sous  l'Empire  un  nom  d'empereur 
(Auguste)  au  nominatif,  avec  la    même   expression  '   ou  les 

1.  C. /.  L.,-L  185,  186. 

2.  C.  /.  L.,  I,  55:2  à  556.  A  la  partie  supérieure  de  la  colonne  était  indiquée  par 
deux  traits  la  direction  du  cardo  et  du  dacuinanus  qui  servaient  aux  opérations 
d'arpentage. 

3.  C.I.L.,  VI,  1231,    1232. 

4.  C.  /.  L.,  VI,  1233. 

5.  C.  I.  L.,  VI,  1234. 

6.  C.  I.  L.,  VI,  1235. 

7.  C.  /.  L.,  VI,  1236. 


250  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

noms  des  curateurs  du  lit  du  Tibre,  qui  avaient  fait  Topéra- 
tion',  précédés  des  mots  ex  auctoritate  Imperatoris  Caesaris 
et  suivis  de  la  proposition  terminavit  ou  terminaverunt,  ripam 
restituer ant.  A  la  fin  se  lit  la  distance  de  la  borne  à  la  sui- 
vante :  recta  regione  proximo  cippo  ou  ad  proximum  cippum 
pedes  (tôt)  fRR  PROX  CIPP). 

3'  groupe.  —  Une  borne  destinée  à  indiquer  une  reven- 
dication de  territoire  pour  le  domaine  public  porte  des  noms 
d'empereurs%  de  consuls',  de  curatores  locorum  publico- 
rum  avec  l'expression:  redemtum  a privato puhlicavit ,ex pri- 
vato  in  publicum    restituerunt. 

4®  groupe.  —  Une  inscription  destinée  à  indiquer  une 
limite  établie  entre  deux  peuples,  deux  villes,  deux  terri- 
toires, se  présente  sous  deux  formes: 

«)  Active  :  elle  contient,  au  nominatif,  le  nom  de  l'empe- 
reur ou  du  magistrat  qui  avait  ordonné  l'opération  et  se 
termine  par  les  formules:  «o-rww  terminavit^  terminos  iiiter 
(illos)  et  (illos)  statuijussit,  restituit,  restituendos  curavit  : 

Ex.:  C.  I.  L.,  1,  549:  Sex.  Atilius,  M.  f{ilius),  Saranus, 
proco[n)s{ul)  ex  seiiati  consul to  in  ter  Atestinos  et  Veicetinos 
finis  terniinosque  statui  jussit; 

C.  I.  L.,  XII,  113  :  Ex  auctoritate  Imp'.eratoris)  Cae- 
s{aris)  Vespasiani  Aug{usti)  poîit{ificis)  max{imi),  trib[unicia) 
pot'estate)  F,  co{n)s'ulis)  V,  desig{nati)  VI,  Cn.  Pinarius  Cor- 
nel[ius)  Clemens.,  lega[tus)  ejus  pro  prae{toré)  exercitus  Ger- 
maniae  Superioris,  inter  Viennenses  et  Ceutronas  terminavit. 

h)  Passive  :  le  sujet  alors  est  le  mot  finis  ou  terminus  et 
le  nom  du  magistrat  ou  de  l'empereur  figure  dans  une  pro- 
position incidente  :  ex  auctoritate  ou  jussu  imperatoris., 
légat i,  per  fi  11  u  m    : 

Ex  :  C.  I.  L.,  III,  2883  :  Finis  inter  Neditas  et  Corinienses 
derectus.  mensuris  actis,  jussu  M.  Duceni[i)  Gemini  leg[ati), 
per  A.  Resium  Maximum  cienlurionem)  leg[ionis)  XI...  ; 

1.  c.  /.  L.,  VI.  1237  et  suiv. 

2.  W'illmauns,  652,  655. 

A.  C.  1.  L.,  VI,  13G3,  1564. 


INSCRIRIONS  SUR  BORNES  ET  LIMITES  251 

C.  I.  L.,  VIII,  8369  :  Termini  positi  inter  Igilgilanos.. .  et 
Zimizes  ut  sciant  Zimizes  non  plus  in  us  uni  se  habere  ex 
auctoritale  M.  Vetti{i)  Lalronis  proc{uratoris)  Aug[usti)  quani 
in  circuitu  a  nniro  kastelli  (passus)  D. 

Année  épigraphique,  1894,  n°  66  :  Ex  auct'pritate)  lmp{era- 
toris)  Vespasiani  Aug[usti)  p[atns)  piatriae)  fines  provinciae 
Novae  et  Veter\is)  derecti  qua  fossa  afuit  per  Rutilium  Galli- 
cum  c{on)s[ule?n)  pontUficem)  et  Sentium  Caecilianuni  prae- 
torem  legatos  Augu{sti). .. 

Dans  ce  second  cas,  la  formule  peut  même  être  plus 
simple  et  contenir  presque  uniquement  la  mention  du  ou 
des  possesseurs  des  territoires  délimités.  C'est  ainsi  qu'on 
lit  sur  des  bornes,  trouvées  à  Sigus,  qui  marquaient  la 
limite  de  ïager  piiblicus  de  cette  cité  et  des  terrains  aban- 
donnés aux  habitants  : 

C.  1.  L.,  VIII,  19134  ;  sur  une  face  :  Ex  auc{toritate)  P. 
Cassi{i)  Secundi  leg[ati)  Augusti;  a{ger)p{ublicus)  S{igensiu/n)  ; 

Sur  l'autre  :  a{ger)  d{ivisus)  S(igensibus). 

Entre  les  prés  affectés  à  la  légion  IIIP  Macedonica  et  le 
domaine  de  la  ville  de  Juliobriga,  on  avait  inscrit  : 

6". /.  L. ,11,  2916  :  Ter(minus)  August{alis)  dividit  prat[a) 
leg{ionis)  IIII  et  agruui  Juliobrigienseni). 

II  y  avait  des  bornes  analogues  entre  les  domaines  des 
particuliers. 

§  4.  —  Inscriptions  funéraires 

Quelles  que  fussent  ladimension  et  la  nature  du  monument 
destiné  à  conserver  le  corps  ou  les  cendres  d'un  mort,  ou 
bien  seulement  à  rappeler  sa  mémoire,  que  ce  fût  un  petit 
cinéraire  en  forme  d'urne  ou  de  rectangle,  un  sarcophage 
ou  un  mausolée,  un  autel  en  marbre  richement  décoré  ou 
un  simple  cippe  en  pierre  sans  ornement,  on  avait  coutume 
d'y  graver  une  épitaphe.  L'étendue  de  cette  épitaphe  varie 
suivant  la  place  dont  on  disposait  sur  le  monument  funèbre. 


252  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

suivant  la  volonté  de  ceux  qui  Télevaient,  suivant  les  temps 
aussi  et  les  lieux;  mais  la  forme  générale  de  toutes  les  ins- 
criptions funéraires  est  à  peu  près  constante. 

Elles  étaient  très  brèves  à  Forigine  ;  les  noms  du  défunt 
au  nominatif  d'abord',  au  génitif  ensuite',  composaient  toute 
rinscription  ;  on  n'y  lisait  aucun  mot,  aucune  formule  qui 
rappelât  la  mort,  même  indirectement'.  Bientôt  ces  épitaphes 
primitives  se  grossirent  d'éléments  additionnels:  la  profes- 
sion du  défunt  y  est  mentionnée;  Ton  termine  Finscription 
par  un  verbe:  obiit,  lieic  situs  est,  lieic  cubât.  On  ne  tarde 
pas  à  graver  sur  la  tombe  Fâge  auquel  le  personnage  est 
mort,  les  dimensions  du  tombeau  oii  il  repose  et  d'autres 
renseignements  accessoires. 

On  prend  aussi  l'habitude,  dans  les  grandes  familles 
d'abord  et,  ensuite,  à  leur  imitation,  dans  toutes  les  classes 
de  la  société,  —  et  cette  habitude  se  perpétua,  en  se  dévelop- 
pant, pendant  toute  la  durée  de  l'Empire, — de  graver,  après 
les  noms  des  défunts,  un  éloge  en  vers.  Aulu-Gelle  nous 
parle  de  celui  du  poète  Xaevius*  ;  nous  avons  conservé 
ceux  des  Scipions,  rédigés  en  vers  saturnins%  sauf  un  seul, 
d'époque  un  peu  postérieure,  qui  est  en  hexamètres  et  en 
pentamètres'.  Dans  d'autres,  le  mètre  employé  est  différent. 
L'épitaphe  de  A.  Granius,  personnage  connu  par  Lucilius, 
est   composée  en    iambes    sénaires',  ainsi    que  celles  d'une 


1.  Cf.  le  tombeau  des  Furii  et  des  Turpleii  à  Tusculum(C.  I.L.,  1,65  à  72j,  et 
les  plus  auciennes  épitaphes  de  Préneste  [Ibid.,  74  à  165,  addit:  1501  a  —  d; 
Eph.  epif/r.,  I,  25  à  131). 

2.  C.  /.  L. ,  I,  109,  122,  147,  157;  VI.  8216,  8245,  8313,  etc.  ;  Eph.  epfgr.,  I,  49, 
119,  125. 

3.  Il  en  est  ainsi,  non  seulement  à  Rome,  mais  en  Italie  (Latium:  C.  /.  L., 
I,  1127,  1128;  Ktrurie:/iirf.,  I,  1346,  1348,  i3J9.  etc.  ;  Ombrieel  Picenum:  Ibid., 
I,  1414  à  1417,  1420,1423;  IX,  2310,  2802,  4251, 429i.  4389,  etc  ;  Samnium  :  Ibid.. 
I,  1174, 1219,  1299.  1301  à  1304,  etc.  :  Cisalpine  :  Ibid.,  V,  2316  à  2372,  etc.  ; 
Gaule  Narbonaise:  Ibid.,XU,  1038,  1714  ;  Espagne  :  Ibid.,  Il,  3294, 1586  à  1593. 

4.  A'oct.  attic,  I,  24. 

5.  C.  /.  L.,  I,  29  ;\  37. 

G.  C.  /.  L.,I,  38.  On  sait  que  ces  morceaux  de  poésie    sont,  parmi  les   monu- 
ments les  plus  importanis  de  la  langue  latine  archaïque. 
7.  Epli.  epifir.,  IV,  p.  297. 


INSCRIPTIONS  FUNÉRAIRES  253 

Claudia',  de  C.  Caninius  Labeo',  de  Lieiuia  Eucharis',  etc.  ; 
sur  la  tombe  d'une  jeune  fille  anonyme*,  on  lit  des  cho- 
liambes;  on  lit  des  iambes  dimètres  sur  une  autre  épitaphe 
de  Rome';  ailleurs,  ce  sont  des  distiques",  des  hendécasyl- 
labiques^,ou  même  des  vers  d'autre  espèce*. 

Vers  Fépoque  d'Auguste,  les  inscriptions  funéraires 
subissent  une  nouvelle  transformation  :  elles  deviennent 
de  véritables  dédicaces  aux  Dieux  Mânes  dont  le  nom  n'y 
figure  que  très  rarement  sous  la  République  '  ;  en  même 
temps  on  voit  s'introduire  dans  ce  genre  de  textes  des  élé- 
ments empruntés  aux  inscriptions  honorifiques.  Aussi,  sous 
l'Empire,  on  peut  distinguer  dans  les  épitaphes  un  certain 
nombre  de  parties  très  différentes  : 

A.  —  Parties  essentielles 

1°  L'inscription  funéraire  débute  par  la  formule  :  Manibus, 
Diis  Manibus  (D-M)  =  0""^?  rjy.'.\x.oii,  xaTa/Oovtr;,-^  DUg  Manibus 
sacrum  (DM  S)  '"  ,  quelquefois  omise,  très  rarement 
rejetée  à  la    lin    de   l'épitaphe  ^'   ou  par  •  des    formules  ana- 

1.  c.  /.  L.,  I,  1007.  C'est  cette  épitaphe  qui  se  termine  par  la  phrase  souvent 
citée  :  Domwm  sercacit,  lanam  fecit. 

2.  Cl.  L.,  I,  1012. 

3.  C.  /.  L.,  1,1009. 

4.  Brambach,  Inscr.  R/icn.,  1053. 

5.  C.  [.  L.,  VI.  6821.  Cf.  d'autres  épitaphes  rédigées  dans  le  même  mètre  eu 
Afrique  :  C.  /.  L.,  VUI,  241,  868,  4447,  etc. 

6.  C.  I.  L.,  I,  1011,  1221;  II,  3475,  etc. 

7.  C.  /.  L.,  II,  59  ;  VI,  9752.  L'épitaphe  de  Plancina,  «  Nuinidarum  prima 
mullerum  »,  que  j'oi  publiée  (C.  /.  L.,  VIII,  16159),  est  composée  en  mètres  de 
diSérentes  sortes.  Les  vers  1,  2,  4,  5,  sont  des  dimètres  i;imbiques,  les  vers 
6,  7.  8  des  trimètres  iambiques  et  le  troisième  vers  est  un  ionique    mineur. 

8.  Cf.  une  liste  des  principales  épitaphes  versifiées,  classées  chronologique- 
ment, dans  les  Exempla  scripturac  epigrapliicac  de  M.  Hûbner,  p.  396  et  suiv. 
et  surtout:   Bûcheler,  Antholofjia   latina,  pars  poste/-ior,  Leipzig,  1697,  in-12. 

9.  C.I.L.,  1.2410;  II,  2265. 

10.  Sur  la  formule  rare  ei  étrange  :  Dits  Manibus  sarris,  sanctis,  piis  même 
(C.  /.  L.,  XIV,  70),  et  Diis  Manibus  duobus  (DDMM)  sacris  ou  sacrum, 
cf.  Jullian,  BuLlct.  épigr.,  1884,  p.  178  et  suiv. 

11.  On  en  trouve  quelques  exemples  en  Espagne  (C.  /.  L.,  II,  p.  774,  col.  2) 
en  Gaule  (XII,  p.  963)  etplus  rarement  encore  dans  d'autres  provinces. 


254  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

logues  :  Dits  iiiferis  Manihus  (DIM=DMI),  Diis  Manibus 
et  Getiio,  Diis  Manibus  et  memoriae  \  Diis  Manibus  et  Ter- 
rae  matri,  cineribus,  ossibus,  reliquiis,  memoriae  aeiernae, 
perpetuae  securitati,  paci  et  quieti  aeternae^  sommo  aeter- 
nali. 

Il  n'est  pas  sans  exemple  que  cette  invocation  aux  Dieux 
Mânes  soit  remplacée  par  une  dédicace  à  quelque  autre 
divinité,  Jupiter  Optimus  Maximus,  Diana,  Vénus,  Junon, 
Isis,  Luna,  Mars,  etc.  Le  fait  se  remarque  surtout  en 
Espagne*.  A  signaler  aussi  les  formules  pax  tecum,  pax 
aeterna^  pax  tecum  aeterna,  sur  des  inscriptions  païennes 
d'Arles  \ 

2°  On  lit  ensuite  les  noms  du  défunt  avec  ou  sans  la 
mention  de  sa  filiation,  de  sa  tribu,  de  sa  patrie  ou  de  son 
domicile,  de  sa  profession  ou  des  honneurs  qu'il  a  obtenus  à 
Rome,  dans  les  provinces,  dans  les  municipes.  Ces  noms 
sont  présentés  au  nominatif,  au  génitif  ou  au  datif  : 

Au  nominatif.  —  Ils  forment  ordinairement  le  sujet  d'un 
des  verbes  qui  suit  :  vixit,  liic  situs  est;  à  moins  que  le 
monument  n'ait  été  élevé  de  son  vivant  par  le  personnage 
même  qui  y  est  enterré.  En  pareil  cas,  le  nominatif  est 
souvent  appelé  par  la  formule  i'ivus  sibifecit. 

Au  génitif.  —  Il  faut  les  rapprocher  alors  de  l'expression 
Diis  Manibus  :  «  aux  Dieux  Mânes  d'un  tel.  » 

Au  datif.  —  L'infcription  funéraire  ressemble  à  une 
inscription  honorifique. 

3°  Vient  ensuite  une  des  formules  :  annorum  (A,  AN,  ANN)  ; 
vixit  annis  ou  annos  {y  k,  AN,  ANN)  ;  qui,  quae  vixit 
annis  ou  annos,  suivie  d'un  chiffre  indiquant  le  nombre 
d'années  que  le  défunt  a  vécu,  souvent  avec  addition  de 
mois,  mensibus    ou  menses  (M),    de  jours,  diebus    ou  dies 

1.  La  formule  Memoriae, ■am  début  d'une  inscription  funéraire,  fréquento  en 
Gaule  Narbonaise  (cf.  CI.  L. ,  XIL  p  ■  964  et  965).  était  peu  usitée  a\'ant  la  fin 
du  deuxième  siècle  ou  le  début  du  troisième.  Cf.  Wilraanns,  u"  244. 

2.C.  /.  L.,  II,  8,3386,  4081,  4870, etc.  Cf.  Indices,  p.  774,  col.  3, et  Wilmanns 
Indices,  p.68L 

3.  C.  /.  L.,  XII,  782,  831,  833,  834,  850,  878. 


INSCRIPTIONS  FUNERAIRES  255 

(  D,  Dl  )  et  même  d'heures,  horis  ou  horas  (H,  O),  surtout  si 
le  défunt  est  un  enfant. 

La  formule  vixit  annis  plus  minus  (PLMIN;PM)  ne  se 
trouve  que  très  rarement  sur  les  inscriptions  païennes  avant 
le  milieu  du  IIP  siècle  ' . 

L'épithète  plus  figure  souvent  avant  le  verbe  — plus  ou pia 
vixit  annis  (PVA)  —  en  Afrique  et  en  Espagne  notam- 
ment. 

On  rencontre  aussi,  au  lieu  de  vixit  annis,  des  formules 
analoguescomme:  defunctus  annoru?n{A,  DEFAN,  ANN)  obitus 
(O,  OB)  annorum  (tôt)  ;  abcessit,  decessit,  abreptus  est,  debi- 
tum  naturae  reddidit  annos  natus,  annos  agens  (tôt),  annum 
a  gens  (illum). 

Si  le  défunt  est  un  soldat,  on  marque  généralement,  en 
outre,  ses  années  de  service  :  stipendiorum  (ST,  STIP),  aerum 
(tôt)  ;  militavit  (M»  MIL)  annis  (tôt). 

Si  c'est  un  gladiateur,  on  indique  l'emploi  qu'il  avait  : 
eques  (EQ),  essedarius  (ESSE,  ESSED)  gallus,  munnillo 
(M,  MVR),  hoploniachus  (HOPL,  OPL),  provocator  (PROV), 
retiarius  [R),  contra  reiiarius  (DR),  sagittarius  (SAG), 
sannis  (SAM),  thraex  (TR,  THR),  tiro  (T,  TIR),  vêles  (VEL), 
veteranus  (VET)  ;  on  a  soin  aussi  d'ajouter  le  nombre  de 
combats  auxquels  il  a  pris  part  et  celui  des  victoires,  coro- 
nae  (D),  qu'il  a  remportées. 

Si  c'est  un  cocher,  on  note  sur  son  épitaphe  le  parti,  fac- 
tio,  auquel  il  appartenait,  sa  patrie,  son  âge,  le  nombre  de 
ses  victoires  [vicit  toties),  la  nature  de  ces  victoires  [vicit 
equis  his  :  Circio,  Acceptore,  Delicato^Cotyno'^  ;  inter  singu- 
larum    vicit    toties  ;    inter  binaruni  toties  ^  ;  secundas  tulit 


1.  Cf.  Le  Blant.A/anuei  d'épigraphle  chrétienne,  p.  24,  et  note  12;  Wilmanus, 
n*  238. 

2.  Eph.  eplgr.,  IV,  p.  247  et  suiv.  Cf.  le  commentaire  qui  suit  l'inscription  et 
Bullett.  comunale,  18~8,  p.  164  et  suiv.  On  trouvera,  dans  ces  deux  articles, 
tous  les  détails  désirables  sur  les  inscriptions  relatives  aux  cochers.  Cf.  aussi 
Friedlâader,  Sittengesckichte,  II  (6°  édition),  p.  498  et  suiv. 

3.  Singulne,  c'est  la  course  à  un  quadrige  par  parti;  binae  signifie  course  à 
deux   chars  par  parti,  ternae  à  trois  par  parti. 


256  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

loties;  tertias  tu/it  iolies  ;  occupavi/  ''  loties;  eripiiit^  loties), 
enfin  le  profit  qu'il  a  retiré  des  prix  obtenus'. 

C'est  également  dans  cette  partie  de  Tinscription,  avant 
ou  après  l'indication  de  l'âge,  que  Ton  signale  certaines  par- 
ticularités relatives  à  la  mort  du  perso)inage  *  :  incendio 
oppressas  periit  ;  tegiila prolapsa perejuptus  ;  taiiro  deceptus  ; 
cecidit  hello  Varia  no. 

jNIais  il  faut  remarquer,  avec  A\'ilmanns  %  que  tous  ces 
renseignements  ne  se  rencontrent  que  dans  lesépitaphes  des 
sens  dont  la  vie  ne  fournit  rien  de  vraiment  intéressant  ;  sur 
la  tombe  des  personnages  de  quelque  importance  on  se 
contente  généralement  de  rappeler  leurs  honneurs,  leurs 
fonctions  et  leurs  sacerdoces,  en  omettant  même  la  plupart 
du  temps  la  dédicace  aux  Dieux  flânes.  Il  en  résulte  que  de 
semblables  épitaphes  ne  sont  autre  chose  que  des  inscrip- 
tions honorifiques,  dont  on  ne  peut  guère  les  distinguer  que 
par  les  formules  finales. 

La  réunion  de  ces  diff'érentes  parties,  invocation  aux 
Dieux  Mânes,  nom  du  défunt,  mention  de  l'âge  où  il  est 
mort,  forme,  à  proprement  parler,  l'inscription  funéraire; 
mais  on  ajoute  souvent  à  ces  parties  constitutives  d'autres 
renseignements. 

B.  — Parties  accessoires 


ITormules  indiquant  que  le  mort  repose  dans  le  tombeau 
où  figure  l'inscription  :  hicjacet  (Hl);  hic  silus  ou  sepnltus 

1.  Occupaclt  signifie  que  le  cocher  a  gagné  la  course  en  tenant  constamment 
la  tête. 

2.  Eripuit  \eut  dire  que  le  cocher  a  gagné  de  vitesse  ses  adversaires,  bien 
qu'on  leur  eut  donné  de  l'avance  sur  lui,  au  départ. 

3.  Voir  dans  les  Notisie  clr'jU  Scaci,  1894,  p.  180,répilaphe  d'un  cursor  avec 
des  détails  analogues. 

4.  On  trouvera  à  la  lin  de  chaque  volume  du  Corpus  {Notabilia  caria,  s.  v. 
Mortes  singulares)  la  liste  des  particularités  de  cette  nature  signalées  dans  les 
inscriptions. 

5.  Excmpla,  n"  168. 


INSCRIPTIONS  FUNERAIRES  257 

est  (H-S-E);  hic  siti  sunt  (H-SS);  ossa  hic  sita  ;  ossa  sita; 
hic  cubât  (HC);  hic  ossa  sunt  (H  OS);  ossa  hic  sita  sunt 
(O  •  H  •  S  •  S)  ;  hic  quiescit,  quiescat  (H  •  Q),  adquiescit;  hic  sepul- 
tus  (H -S);  hic  situs  sepultus  est  (HSSEj,  hic  crematus  est. 
On  sait,  en  effet,  qu'un  monument  funéraire  pouvait  être 
élevé  à  un  défunt  comme  souvenir,  sans  que  le  corps  y 
reposât^;  c'est  ainsi  que  le  nom  d'un  même  personnage 
pouvait  figurer  sur  deux  tombeaux  élevés  chacun  dans  un 
endroit  différent  ou  môme  au  même  lieu^ 

2"  Souhaits  adressés  au  mort  :  ossa  tua  bene  quiescant 
(0-TB-Q);  sit  tibi  terra  Levis  (STTL);  opto^  volo  sit  tibi 
terra  levis  (OSTT-L  ;  VSTTL)  ;  te  rogo  praeteriens 
dicas  :  Sit  tibi  terra  levis;  ave,  vale;  bonis  bene  (BB). 

3°  Salutations  adressées  par  le  mort  aux  vivants  :  Salve, 
vale  viator  ;  tu  qui  legis  valeas;  tu  qui  legis  vale  et  cum  voles 
venito;  bene  valeat  is  qui  hune  titulum  perlegit  meuni  ;  oro 
felix  et  hilaris  vivas  qui  legeris  et  Manibus  meis  bene  opta- 
veris  ' . 

*4°  Renseignements  indiquant  dans  quelle  condition  la 
tombe  a  été  faite  :  ex  decurionuni  decreto  fEXDD);  publice 
(  P)  ;  publice  decreto  decurionuni  ;  lo eus  publice  datus  decreto 
decurionuni  (L •  P  ■  D  ■  D  •  D)  ;  en  grec,  t^'^jv  tôtov  t-^ç  ^ouX-^ç  elc  -ûatffiv 

1.  Cf.  par  exemple,  C.  I.  L.,  II,  371  :  D.  M.  L.  Aurelto  Rufo,  ann(orum) 
XXVI,  Einer{itae)  sepulto,  hic  stfo,  et  le  commentaire  qui  suit  cette  inscription; 
ibid,,  379  :  D.  M.  M.  Jul.  Serano  in  itinere  urb(ano)  dc/uncto  et  sepulto; 
Coelia  Romula  mater  Jilio  piisaimo  et  coUegium  salutare  f(aciundum)  c{ura- 
cerunt)  ;  ibid.,  VIII,  15930  (trouvée  au  Kef)  :  D.M.S.  M.  Antonius,  D. /{ilius) 
Turbo  Rama  defunctus,  in  mausoleo  suo  sepultus  at  Vaticanum. 

2.  Cf.  par  exemple  :  C.  /.  L.,  VI,  10507  et  10507  a, 

3.  Les  formules  de  cette  nature  (2"  et 3»,  adde  6"  c.  j3,  y,  o),  étaient  souvent 
présentées  en  vers.  La  plupart  du  temps,  au  moins  en  province  et  pour  les 
petites  gens,  de  semblables  pièces  de  vers  étaient  empruntées  à  des  formulaires 
que  les  marbriers  devaieni  avoir  entre  les  mains;  autrement  ou  s'expliquerait 
difficilement  qu'on  rencontrât  les  mêmes  tirades  dans  toutes  les  parties  du 
monde  romain.  Parfois  même  ces  formules  versifiées  ont  été  corrompues  par 
l'ignorance  des  graveurs  ou  de  ceux  qui  élevaient  la  tombe  ;  mais  on  peut 
remonter  aisément,  grâce  à  ces  incorrections  mêmes,  au  texte  primitif.  Cf.  à  ce 
sujet,  R.  Gagnât,  Sur  les  manuels  professionnels  des  graceurs  d'inscriptions 
romaines  [Reçue  de  philologie,  1889,  p.  51  etsuiv.). 

17 


258  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

empto  loco;  lociis  eniptus  ex  denariis  (tôt);  locus  adsigna- 
tus  a  patrono  ;  locus  acceptus  (illa  clio)  ;  solo  privnto  ;  Inde 
ordo  locuiu  scpiiltiirae,  inipciisani  fiiuei'is,  stdtiiani  decrevit  ; 
liuic  muiiicipiin)i  Uiudationem,  lociim  sepulturae,  impeusam 
funeris,    exsequias,  statuaiu    decrevit  ; 

ex  auctoritate  (illiiis)  ;  bénéficia  (illius)  ;  ex  donatione,  tes- 
mento,  seciindum  verba  testamenti  (illius)  ; 

ex  i'iso;  arbitra  tu,  arbitrio^  cura  (illius);  curante^  curam 
agente  (illo)  ;  per  (illum). 

Ces  renseignements  peuvent  prendre  quelquefois  un 
grand  développement,  par  exemple  lorsqu'on  rapporte  à  la 
suite  de  l'inscription  Féloge  funèbre  du  défunt,  des  recom- 
mandations laissées  par  lui  au  sujet  de  son  tombeau  ou 
quelque  partie  de  ses  dispositions  testamentaires. 

Des  documents  de  cette  sorte  ne  sont  pas  rares,  en  effet, 
dans  les  inscriptions  funéraires.  Parmi  les  éloges  funèbres, 
j'entends  ceux  qui  ont  été  prononcés  aux  obsèques  du  défunt 
ou  auraient  pu  l'être,  non  pas  ceux  que  le  mort  s'adressait 
à  lui-même',  il  faut  citer  d'abord  celui  de  Turia,  femme 
de  Q.  Lucretius  Vespillo.  On  connaît  l'histoire  tragique  de 
ce  dernier,  qui,  proscrit  par  les  triumvirs,  erra  quelque 
temps  à  travers  champs,  puis  revint  chez  lui,  où  sa  femme 
trouva  moyen  de  le  cacher  jusqu'à  ce  qu'elle  eût  obtenu  sa 
grâce*.  Aussi,  lorqu'il  la  perdit,  prononça-t-il  lui-même 
son  oraison  funèbre  %  oii  il  fait  allusion  à  son  dévouement 
envers  lui  \  On  doit  rappeler  également  celle  de  Murdia'  et 
celle  de  Matidia  l'aînée^  Le  testament  de  Dasumius,  qui 
figurait  sur  son  tombeau,  constitue  un  document  à  peu  près 


1.  Parfois,  c'est  le  mort  en  effet,  qui  prononce  son  cloge  :  Wilmanns,  2704: 
Vixl  quamdiu  potui  sine  lite,  sine  riœa^  sine  controcersia,  sine  aère  alieno; 
amicis fîdem  bonain  praestiti,  peculio  pauper,  animo  dicitissimus. 

2.  App.,  Bel.  cic,  44;  Val.  Max.,  VI,  7,  2. 

3.  C.  /.  L.,  VI,  1527. 

4.  Frag.  d,  lignes  1  à  21. 

5.  C.  /.  L.,  VI,  10230. 

6.  Abhandl.  der.  Berl.  Akademie,  1863,  p.  483  el  suiv.  ;  Dohner,  Laudatio 
Matidiae,  Neuwied,  1891,  in-4». 


INSCRIPTIONS  FUNERAIRES  259 

unique  pour  le  droit  romain^  ;  on  possède  pourtant  des 
frag-ments  de  testaments,  trouvés  éoalement  sur  des  monu- 
ments  funéraires,  surtout  celui  d'un  Lingon  anonyme  qui  y 
donne  toute  une  suite  de  recommandations  au  sujet  de  ses 
funérailles,  de  son  tombeau  et  du  culte  qui  lui  doit  être 
rendu  après  sa  mort".  On  peut  rapprocher  de  ce  texte  ceux 
qui  contiennent  des  instructions  plus  courtes  laissées  par 
le  défunt  au  sujet  de  son  monument  funèbre.  Tantôt  on 
prescrivait  de  laisser  les  abords  du  tombeau  libres  pour  que 
la  famille  put  y  venir  sacrifier',  tantôt  on  recommandait 
à  ses  parents,  à  ses  amis,  de  veiller  à  ce  que  la  sépulture 
ne  fût  pas  aliénée*  ou  violée,  en  prescrivant  des  pénalités 
contre  ceux  qui  se  rendraient  coupables  de  ce  sacrilège  ^  11 
arrivait  aussi  que  Ton  gravait  sur  un  tombeau  la  copie  d'un 
acte  passé,  de  son  vivant,  par  celui  qui  y  reposait,  lorsque 
cet  acte  intéressait  la  sépulture.  Telles  sont  les  donations 
de  Flavius  Syntrophus%  de  Statia  Irène',  de  Julia  Monime' 
et  l'acte  de  vente  d'un  terrain  acheté  au  fisc  pour  une 
sépulture';  tel  est  aussi,  en  quelque  sorte,  cet  ensemble 
de  lettres  terminé  par  un  décret  du  collège  des  pontifes, 
par  lequel  un  affranchi  de  Fadilla,  mère  d'Antonin  le  Pieux, 
est  autorisé  à  faire  un  transport  de  corps  dans  un  sépulcre 
qui  vient  d'être  achevé^".  On  trouvera  rassemblés  dans  le 
Corpus  tous  les  actes  de  cette  nature  relatifs  à  la  ville  de 
Rome^\ 


1.  C.  /.  L.,  VI,  10229. 

2.  VVilmaans.  315. 

3.  C.  /.  L.,  VI,  10235.  Une  de  ces  recommandations  se  présente  sous  la  forme 
suivante  (Orelli),  4382  :  In  eo  mon[umento)  Itu  act[u)  amb{itu)  inlat(os)  mort{uos) 
mort(uas)  in/erre  coron(are)  sacrij{lcare)  sacrif(ici.um) /ac(ere)  ei  a(di  q{uem) 
e(a)  r(es)  p{ertinet)  p[ertineblt)  r{ccte]  l[icet]. 

4.  Wilmanns,  289. 

5.  Wilmanns,  290,  291.  292,  etc. 

6.  C.  I.  L.,  VI,  10239. 

7.  C.  /.  L.,  VI.  10231. 

8.  C.  /.  L.,  VI,  10247. 

9.  C.  /.  L.,  VI,  10223. 

10.  Orelli,  4370. 

11.  C.  /.  L.,  VI,  p.  1349  et  suiv. 


260  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

5°  Dimensions  du  terrain  concédé  au  défunt  :  in  fronte  ou 
frontem  (IN  F,  FR,  FRO),  in  via pedes  (tôt);  in  agro  ou  agrum 
(IN  A,  AG),  retro  (R)  pedes  (tôt)  ;  in  fronte  latum  pedes  (tôt); 
in  agro  longum  pedes  (tôt)  ;  quoquoversus  pedes  (tôt)  ;  liuic 
monumento  terra  cedit  in  fronte  pedes  (tôt),  in  agro  pedes 
[tôt]  ;  peda tu ra  aiite  titulum  pedes  (tôt),  ante  frontem  pedes 
(tôt),  in  agro  pedes  (tôt). 

6°  Une  suite  de  détails  qui  forment  à  eux  seuls  une  ins- 
cription distincte,  assimilable  par  certains  points  à  celles 
qui  figurent  sur  les  édifices;  ils  sont  destinés  à  faire  con- 
naître par  qui  la  tombe  a  été  faite  et  les  raisons  pour  les- 
quelles elle  a  été  faite;  on  y  lit  : 

a)  les  noms  de  celui  ou  de  ceux  qui  ont  élevé  le  tombeau; 

b)  un  verbe,  avec  ou  sans  régime,  marquant  Faction  de 
faire,  d'élever  le  monument,  soit  à  la  troisième,  soit  à  la  pre- 
mière personne  du  singulier  ou  du  pluriel,  suivant  le  nombre 
de  ceux  à  qui  est  due  la  tombe  :  nwniinientuni,  jnausoleum, 
nienioiiam,  sepiilcrum,  aeternani  doniuni,  tuniuliim,  locuni, 
lociim  aeternuni,  ciipam,  cupulani\  arcani,  aedeni^,  titulum, 
adornavit,  aedificavit,  constituit,  curavit,  dédit,  donavit,  fecit, 
sub  ascia  dedicavit^  (SA,  ASCD,  DED,  DD),  faciundum 
curavit,  instituit,  posuit,  ponendum  curavit  ;  ollam  dat 
(dans  les   columbaria). 

c)  enfin  les  liens  de  parenté,  d'amitié  ou  de  reconnaissance 
qui  unissaient  le  mort  à  celui  ou  à  ceux  qui  lui  rendent  les 
derniers  devoirs;  ces  liens  sont  exprimés  : 

a)  soit  par  un  substantif  en  apposition  avec  le  nom  des 
vivants,  souvent  accompagné  d'épithètes  :  pater,  pater  infe- 
licissimus  ;  mater  quae  jubet  se  quandone  in  ea  aede  poni; 
conjux  carissima  ;  amicus  in  moduni  fraternae  adfectionis 
et  ab   ineunte  aetate  coadiscipulatu  et  omnibus  bonis  artibus 

1.  L'expression  cupa  se  présente  à  Barcelone  [Epli.  cpigr.,  III,  175);  cupula 
est  un  terme  propre  à  l'Afrique  (Cf.  Joh.  Scbmidt,  Philolo;jus,  1887.  p.  163  et 
suiv.). 

2.  Sur  ce  sens  de  aerfe.'*,  cf.  de  Ruggiero,  Dizionario  epigrafico,  I,  p.  139. 

3.  Cette  formule  se  rencontre  presque  exclusivement  en  Gaule. 


INSCRIPTIONS  FUNERAIRES  261 

copulatissimus  ;  hères  ex  parte  bonoriim  ;  parentes  desolati, 
non  hoc  merentes  a  vobis  ;  conliberti  ejus  excessu  graviore 
damno  quani  rei  anniisione  adfecti  ; 

p)  soit  par  un  substantif  en  apposition  avec  le  nom  du 
défunt,  souvent  aussi  suivi  d'une  ou  plusieurs  épithètes  ; 
patrioptinw  ;  vira  honeslo  ;  amico,  conjugi  hene  merenti,  hene 
de  se  merenti,  merito  ;  conjugi  sanctissimae,  rarissimi  exeni- 
pli  ;  filiae  dulcissimae  ;  fratripiissimo  ;  mammulae  et  nutrici 
hene  merenti;  palrono  indulgentissimo  ;  servo  fidelissimo  ; 
socerae  tenacissimae^ ;  delicio  meo  ;  miinicipibus  suis  inco- 
leisque  ;  filius  optimus,  piissimus,  dulcissimus  ;  sodalis  de- 
siderantissimus  ; 

'{)  soit  par  les  deux  ensemble  :  pater  infelicissimus  filiae 
dulcissimae  ; 

o)  soit  au  moyen  de  phrases  incidentes  se  rapportant  au 
défunt  ou  au  vivant  :  (marito)  cum  quo  vixit  annis  (tôt)  sine 
ulla  animi  laesione  ;  (fûio)  qui  parentes  suos,  miseras  senes, 
in  luctu  reliquit  ;  (uxori)  de  qua  nihil  queror  nisi  quod 
mortua  est;  (uxori  maritus)  qui  cum  ea  vixit  annis  (tôt)  sine 
querela  ; 

s)  soit  enfin  par  un  substantif  au  génitif  précédé  de  causa, 
gratia,  ergo  :  pietatis,  honoris,  memoriae  causa,  gratia, 
ergo  ;  ou  à  l'accusatif  avec  ob  :  ob  memoriam  custodiendam 
atque  propagandam,  ob  eximiam  castitatem  fîdemque  vere- 
cundiamque  ;  ou  à  Tablatif  avec  pro  :  pro  castitate,  pro 
meritis. 

T  Certaines  prescriptions  destinées  à  protéger  la  tombe 
de  toute  violation  ou  à  en  assurer  la  propriété  au  défunt  : 
huic  monumento  dolus  malus  abesto  (H  M  •  DM  •  A)  ;  noli 
violare  ;  ni  violato  ;  rogo  te  viator  monumento  huic  nil  maie 
feceris;  hoc  monumentum  heredem  non  sequetur  (H  •  M  •  H  ■  N  •  S)  ; 
hoc  monumentum  heredem  exterum  non  sequetur  (HMH-E- 
N"S),"  hoc  monumentum  sivesepulcrum  est  heredem  non  sequetur 
(  H  •  M  •  S  •  S  ■  E  ■  H  •  N  •  S)  ;  hujus  monumentijus  heredem  non  sequi- 

1.  C.  /.  L..  VII,  229. 


262  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

tur.neque  intra  niaceriahn)  hiiinarl  qiiemquam  licet\  Sous 
l'influence  du  christianisme  ces  phrases  prohibitives 
prennent  même  parfois  une  tournure  qui  semble  détoner 
avec  le  reste  de  Finscriptioii  :  Fossor  vide  ne  fodias  :  Deus 
7)iagint{m)  oc{u)lu{m)  {h)abet  ;  vide  et  lu  fîlios  [h)abes^. 

L'ordre  dans  lequel  se  présentent  ces  différentes  parties, 
essentielles  et  accessoires,  n'est  pas  très  rigoureux.  Pour- 
tant on  peut  considérer  la  tournure  suivante,  avec  additions 
ou  suppressions,  comme  la  plus  usitée  : 

D.     M.     S. 

ille  ou  illiiis  ou  illi 

{qui)     vi.rit  a  nui  s    tôt 

ille 

patri  carissimo  fecit 

h.     s.     e. 

11  arrive  aussi  qu'à  la  fin  de  l'inscription  on  lise  des  vers 
rappelant  soit  les  qualités  du  défunt,  ainsi  que  nous  l'avons 
dit  plus  haut,  soit  la  douleur  des  parents,  ou  contenant 
des  pensées  sur  la  mort  et  l'existence  future  ;  on  rencontre 
égak'mcnt  à  cette  place  des  réflexions  en  prose  attribuées 
quelquefois  au  défunt  lui-même  : 

(ilifjiioties  juortuus  sum,  sed  sic  uunquam^  ; 
uon  fueruuu  non  suui,  nescio  :  non  ad  me pertinet''  ; 
Il  ou  fui,  non  suni,  non  euro    N  FN  S- N -C)  ^  ; 
jiiveuis  feci  ut  senex  hahiteiu  \ 

1.  Pour  toutes  ces  formules  funéraires,  voir  les  Inclines  des  différents  tomes 
du  Corpus  au  paragraphe  Notabilia  varia,  s.  v.  sepulcra  eorumque  Jura  et 
laudationum  luctusque  formulap.  quaedam. 

2.  Bullctt..  1887,  p.  59;  M.  de  Rossi  rappelle  h  ce  propos  une  autre  inscription 
consacrée  Somno  antcrnali  et  qui  se  termine  par  les  mots  :  Tu  qui  Icr/cs  et  non 
lioraheris.  erit  tihi    Deus  testimonio . 

3.  C.I.L.,  III,  3980.  C'est  l'épitapbe  d'un  mimo. 

4.  C.  /.  L.,  V,  1939. 

5.  C.  /.  L.,  V,  1813.  Ce  paraît  être  la  traduction  d'une  phrase  grecque,  qui 
s'est  aussi  rencontrée  sur  des  tombes  :  o'jx  y,;jit,v,  £','''■"^'^'''1''  '  •'•''J''-  £TO|jia'.  •  où  ixélsi 
[Jioi.  Cf.  Reinach,  Traité  d'c/iif/rapliic  r/recquc.  p.  431. 

6.  C.  I.  L,  VIII,  2177. 


INSCmi'TlON.S  FUNERAIRES 


263 


Nous  n'avons  parlé  jusqu'à  présent  que  des  tombes  éle- 
vées à  une  seule  personne.  Mais  la  môme  sépulture  était 
souvent  destinée  à  recevoir  plusieurs  corps,  ce  qui  était 
indiqué  dans  l'épitaphe. 

Si  la  tombe  était  faite  par  une  personne  vivante  pour  gar- 
der le  souvenir  de  plusieurs  autres,  l'inscription  funéraire 
était  rédigée  suivant  la  méthode  habituelle,  c'est-à-dire  que 
les  noms  de  chacun  des  personnages  étaient  successive- 
ment énumérés  avec  leur  âge,  et  cela  avant  ou  après  le 
nom  de  celui  ou  de  ceux  qui  élevaient  le  tombeau,  sous  la 
forme  suivante  : 


Z).       M. 

un  conjugi  SLiae 
vixiL  an  ni  s  toi 
et  illi  fi  lia  siio 
vixit  onnis  toi 
et  un  filiae  suae 
vixit  annis  tôt 
il  le  fecit 


ou 


D.        M. 

ille  fecit 

ilU  conjugi  suae 

vixit  annis  tôt 

et  un  filio  suo 

vixit  annis  tôt 

et  un  filiae  suae 

vixit  annis  tôt 


Naturellement  on  pouvait  ajouter  à  ces  parties  constitu- 
tives de  l'épitaphe  telle  ou  telle  des  parties  accessoires  que 
nous  avons  signalées  plus  haut. 

Quant  à  l'ordre  suivant  lequel  étaient  énumérés  les  dif- 
férents personnages  inscrits  dans  l'épitaphe,  il  n'était  pas 
absolument  laissé  au  hasard;  ainsi  la  femme  et  surtout  le 
mari  passent  d'ordinaire  avant  les  enfants,  les  fils  avant  les 
filles;  le  patron  prime  même  lemari;  mais  celui-ci  passe  avant 
le  frère  et,  à  plus  forte  raison,  avant  la  sœur.  Cet  ordre, 
d'ailleurs,  est  loin  d'être  toujours  observé. 

Lorsque,  parmi  les  personnages  figurant  sur  l'épitaphe, 
il  en  est  qui  sont  encore  vivants  et  pour  qui,  en  consé- 
quence,   la    sépulture  est     préparée  d'avance  \  afin    de    les 


1.  Cette   coutume  explique  comment,  dans  certaines  épitaplies,  les   nombres 
indiquant  l'âpre   du    défunt  manquent  aujourd'hui  ;  l'inscription    préparée   d'à- 


264  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

distinguer  des  autres  déjà  morts,  on  inscrit  à  côté,  géné- 
ralement à  gauche  de  leur  nom,  la  sigle  V,  VIV  =  VIVVS, 
VIVIT.  Il  faut  donc  bien  se  garder,  en  déchiffrant  de 
semblables  inscriptions,  de  voir,  dans  la  lettre  V,  placée 
avant  un  gentilice,  l'abréviation  du  prénom  Vibius.  Les 
noms  des  défunts  sont  marqués,  au  contraire,  d'un  O,  O,  0, 
qui  doit  s'interpréter  par  Obitiis,  Ohiit\  et  non  par  0avcôv'. 
Mais  si  la  tombe  a  été  faite  par  un  de  ceux  qui  doivent  y 
être  enterrés,  autrement  dit  si  un  personnage  prépare,  de 
son  vivant,  pour  lui  et  les  siens,  un  tombeau  de  famille,  il 
prend  soin,  d'habitude,  de  l'indiquer  dans  l'épitaphe  qu'il 
y  fait  graver  :  celle-ci  est  rédigée  en  conséquence  sous  la 
forme  suivante,  plus  ou  moins  abrégée  ou  allongée  : 

D.  M. 

ille  (  viviis 
i  vivo 
sibi  fecit 
et  un  conjugi  suae 
vixit  annis  tôt 
et  un  filio  suo 
vi.rU  annis  tôt 
et  iUi  fiUae  suae 
vixit  annis  tôt 
et  suis  libertis  libertabusque 
posterisque  eonun 

Cette  tournure  est  aussi  adoptée  quand  le  personnage,  au 
lieu  de  faire  ériger  le  tombeau  de  son  vivant,  a  laissé,  dans 


vance  contenait  un  blanc  qui    n'a  jamais  été  rempli,  soit  par    négligence,  soit 
que  le  personnage  n'ait  pas  été  enterré  dans  la  sépulture  qui  lui  était  destinée. 

1.  Cf.  R.  Mowat,  Bulletin  épigr.,  1884,  p.  133,  et  Hûbner,  Eœempla  scrip- 
turae  epigraphicae,  p.  lxxiii. 

2.  Ces  signes  se  rencontrent  d'ordinaire  en  tête  de  l'inscription  ou  avnut  les 
dénominations  ;  exceptionnellement  ils  sont  insérés  après  un  nom,  avant  l'ex- 
pression de  l'âge  du  défunt,  ou  même  après.  Leur  présence  à  la  fin  de  l'ins- 
cription est  encore  plus  rare.  Voir  pour  leur  emploi  dans  la  Gaule  Narbo- 
naise:  C.  /.  L.,  XII,  p.  964,  col.  1. 


ACTES  PUBLICS  OU  PRIVÉS  265 

son  testament,  les  instructions  nécessaires  pour  qu'il  fût 
élevé  après  sa  mort.  Alors  la  formule  vivus  ou  vivo  sibi  fecit 
(VSF)  est  remplacée  par  testamento  fieri  jussit  (T-FI)  ou 
une  formule  analogue. 

Signalons,  en  terminant,  l'usage  où  l'on  était  d'indiquer 
sur  les  tombes  appartenant  à  un  collège  funéraire,  en  tête 
de  l'épitaphe,  le  nom  commun  aux  membres  de  ces  con- 
fréries, au  génitif  pluriel  :  Eusebiorum,  Pelagiorum\ 


§  5.  —  Actes  publics  ou  privés 

Ces  documents  sont  peut-être  les  plus  importants  des 
textes  épigraphiques;  mais  comme  la  forme  adoptée  dans 
la  rédaction  de  ces  actes  n'appartient  pas  en  propre  à  l'épi- 
graphie,  puisqu'on  en  trouve  de  semblables  dans  les 
auteurs  ou  dans  les  textes  juridiques  où  ils  sont  cités,  nous 
ne  saurions  insister  longuement  sur  ce  sujet,  qui  nous 
entraînerait  d'ailleurs  à  de  trop  grands  développements. 
Cependant,  afin  de  rendre  la  lecture  de  ces  sortes  de  monu- 
ments plus  facile  à  ceux  qui  auraient  besoin  d'y  recourir, 
nous  devons   poser  au  moins  quelques  principes  généraux. 

Nous  répartirons  ces  inscriptions  en  un  certain  nombre 
de  groupes  : 

P  Lois  et  Plébiscites 

La  forme  donnée  aux  lois  romaines  est  constante  ;  elle 
est  la  même  pour  les  plébiscites .  Ces  deux  sortes  de  textes 
législatifs  se  divisaient  en  trois  parties  :  A.  Index  et  prnes- 
criptio  legis  ;  B.  le  texte  même  de  la  loi;  C.  une  sanctio. 

A.  Index  et  praescriptio  legis.  —  Il  y  est  dit  que  la  loi  a 
été  proposée  et  portée  suivant  la  forme  légitime,  aux  lieu  et 
jour  fixés  par  la  constitution  ;  on  y  indique  quelle  a    été  la 

1.  Cf.  de  Rossi.  /  collera  /itneraticii  famiyliari  e  prioati  {dans  les  Comment, 
in  tionorem  T/i.  Momm^^eni,  p.  705  et  suiv.). 


266  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

première  tribu  appelée  au  vote  et  le  nom  du  premier  votant 
dans  cette  tribu,  comme  dans  l'exemple  suivant  qui  a  été 
conservé  par  Frontin,  dans  son  traité  De  Aquaeductibiis  '  ; 
Quinctius  Ciispitiiis  co(n)s{id)  populitm  jure  l'ogavit  popii- 
lusquejiire  scivit,  in  foro,pro  rostris  aedis  Divi  Jiilii  pridie 
kalendas  Julias .  Tribus  Sergia  piiiicipiuiu  fuit;  pro  tribu 
Sex.  L.  filius  Varro  prinius  scivit. 

Dans  les  plébiscites,  la  formule  initiale  est  naturellement 
un  peu  différente  ;  le  magistrat  nommé  est  le  tribun  de  la 
plèbe  et  c'est  elle  qui  émet  le  vote.  Ainsi  le  début  de  la 
lex  Acilia  repetundarum  devait  être  ainsi  libellé  : 

C.   I.    L.,  198:  M'  Acilius    Glabrio, t/-ib{uui) pleb{ei), 

plebem  joure  rogaverunt,  plebesque  joure  scivit....  (Illa) 
tribus  principium  fuit;  pro  tribu  (ille)  preimus  scivit.  Cette 
partie  de  la  loi  était  écrite  en  lettres  plus  grosses  que  le 
reste  du  texte. 

B.  Suit  le  texte  même  de  loi  dont  les  différentes  parties 
(chapitres,  paragraphes)  sont  séparées  par  un  blanc,  par  un 
chiffre  ou  par  les  sigles  K  {kaput),  K-L  [kaput  legis),  suivie 
d'un  numéro.  Les  titres  de  chaque  paragraphe  [rubriccie] 
peuvent  être  précédés  de  la  lettre  R. 

C.  La  saiictio  contient  les  règlements  propres  à  accorder 
la  présente  loi  avec  les  dispositions  antérieures  qu'elle  sup- 
prime ou  corrige,  et  parfois  une  formule  consacrant  la  per- 
pétuité ou  l'inviolabilité  de  la  loi^ 

Quand  les  dispositions  antérieures  ne  sont  pas  abrogées 
par  la  loi  nouvelle,  la  formule  employée  est  la  suivante  : 
Quominus  id  ficit,  ejus  hac  lege  uiliilum  rogatur  (E •  H  •  L •  N  •  R). 

Les  pi-iucipaux  textes  de  lois  et  plébiscites  dont  l'épi- 
graphie  nous  ait  gardé  des  exeniphiires  '  sont  : 

1.  §  129.  Toutes  \e?^  praescriiitioncs  des  lois  (|ue  nous  possédons  par  l'épigra- 
phie  ont  disparu,  le  document  étant,  par  malheur,  toujours  brisé   en  tête. 

2.  Diij.,  XLVIII,  19,  41  :  Sanrtio  ler/um  quae  nocis.'iime  pocnam  irrogatiis 
qui  praccofiiis  le'ji-'<  non   obtcmpcraoerint. 

.3.  On  les  trouvera  réunis  d'une  façon  commode  dans  le  Nocvm  F.nrhirliUon 
de  C.  (liraud  (Paris,  1873,  in-l;2,  p.  577  et  suiv.),  et  mieux  encore  dans  Bruns, 
Fontes  juris  Romani  antiqul; —  (les   documents  juridiques    conservés  par  les 


LOIS,  PLEBISCITES,  SENATUS-CONSULTES  267 

la  h'X  Acilia  repetuudaruiu,  de  Tan  631  =  123  avant  J.-C. 
{C.  I.  L.,  I,  198); 

la  lex  Bautia,  de  la  même  date  à  peu  près,  loi  per  satii- 
ra/ii,  traitant  de  matières  diverses  {Ibid.,  197); 

la  lex  agraria,  appelée  souvent  à  tort  lex  Thoria,  de  Tan 
643  =  111  [Ibid.,  200); 

la  lex  Cornelia  de  XX  qiiaestoribus,  rendue  en  Tannée 
673  =  81  ilbîd.,  202); 

la  lex  Antouia  de  Tennessibus,  portée  en  Tannée  683  =  71 
{Ibid.,  204); 

la  lex  Rubria,  de  cwitate  Galliae  Cisalpiuae,  de  Tan  705  = 
49  {Ibid.,  205); 

la  lex  Julia  municipalis,  qui  est  la  loi  constitutive  par 
laquelle  César  organisa  le  régime  municipal  dans  tout  le 
monde  romain;  elle  est  datée  de  Tan  709  =  45  {Ibid., 
206). 

Sous  TEmpire,  le  mot  lex  ne  s'applique  plus  à  la  loi  votée 
par  le  peuple,  mais  aux  décisions  du  sénat  et  aux  constitu- 
tions impériales;  on  connaît,  par  les  inscriptions,  certains 
documents  de  cette  espèce,  j)ar  exemple  : 

la  lex  de  inipeiio  Vespasiaiii,  où  sont  énumérés  les  diffé- 
rents pouvoirs  conférés  aux  empereurs  à  leur  avènement 
[C.  I.  L.,  YI,  930)  ; 

et  difterentes  lois  municipales  : 

la  lex  coloniae  Genetivae  {C.  I.  L. ,  11,  5439)  ; 

la  lex  Salpensana  {Ibid.,  1964)  ; 

la  lex  Malacitaiia  {ibid.,  1963); 

la  lex  Tarentiiia  (Moniini.  aiiticlii  dei  Liiicei,  1896,  p.  405 
et  suiv.)  ; 

la  lex  meldlli  Vipascensis,  constitution  donnée  par  un  des 
Flaviens  à  un  district  minier  de  Portugal  {C.  I.  L.,  11,  5181); 
un  fragment  de  loi  trouvé   à  Este  {Journal  des  Savants, 
1881,  p.   117). 

inscriptions  y  sont  marqués   à  la  table  d'un  astérisque),  et  dans  P.  F'r.  Girard, 
Textes  de  droit  romain,  2'  édition,  1895. 


268  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

2°  Sénatus-consultes  ^ 

Les  sénatus-consultes  se  composent  aussi  de  trois  parties  : 
A.  Préambule  ;  B.  Enoncé  de  la  relatio ;  C.  Sententia  adoptée. 

A.  Préambule.  — Le  préambule  mentionne  les  noms  du  ou 
des  magistrats  qui  ont  soumis  la  question  à  la  délibération 
du  sénat,  la  date  et  le  lieu  de  la  réunion  et  les  noms  des 
sénateurs  qui  font  partie  du  comité  de  rédaction  chargé  de 
libeller  le  sénatus-consulte  : 

Ex.  :  C.  /.  L.,  I,  p.  110  : 

Q.  Liitatius  Q.  f.  Catulus  co{n)s{ul)  senatiun  coiisiiluit 
a{nte)  cUein  XI  k[alendas)  Jiiniins)  in  comitio  —  Scribundo 
adfuenmt  L.  Faberius,  L.  f.,  Serg{ia  tribu),  C...,  L.  f., 
Pop[ilia  tribu),  Q.  Petillius  T.  /!,  Ser{gia  tribu). 

B.  Énoncé  de  la  relatio,  c'est-à-dire  de  la  question  sou- 
mise à  l'assemblée  par  le  président  :  Quod  ille  consul  verba 
fecit  de...  ou  Quod  verba  facta  sunt  de  illa  re.  Cette  formule 
initiale  verba  fecit  peut  aussi  être  suivie  d'un  exposé  des 
motifs  de  la  relatio  sous  forme  de  proposition  infinitive*. 

L'énoncé  se  termine  par  la  formule  :  Quid  de  ea  re  fîeri 
placeret  (QDERFP). 

C.  La  sentence  prononcée  par  le  sénat  vient  alors,  précé- 
dée de  la  formule  :  De  ea  re  ita  ce/isueruiit  {DE-R\C). 

La  lettre  C  placée  à  la  fin  du  sénatus-consulte  est  une 
répétition  du  verbe  censuerunt,  qui  figure  après  chaque 
article;  lorsque  la  décision  n'a  pas  été  votée  d'ensemble  '. 

Nous  connaissons  plusieurs  sénatus-consultes  ou  frag- 
ments de  sénatus-consultes,  soit  par  les  auteurs  *,  soit  par 
des    documents    épigraphiques.    Ces    derniers,    abstraction 

1.  Cf.  Pick,  De  eenatus  consultis  Romnnnrum  par^  prior  (Berlin,  1884,  in-8.) 

2.  Voir,  par  exemple,  le  sénatus-consulte  dont  nous  avons  cité  le  préambule 
(C.  /.  L.,I,  p.  111). 

3.  Le  sénatus-consulte  de  Ascleplade  (C.  /.  L.,  I,  203)  est  suivi  d'une  traduc- 
tion grecque,  où  le  mot  qui  correspond  à  c{cn^uerunt]  est  eooïïv. 

4.  Cf.  la  mention  de  ceux  que  l'on  connaît  par  les  auteurs  dans  le  Handbiirh 
de  Hùbner,  p.  543  et  544. 


LOIS,  PLEBISCITES,  SENATUS-CONSULTES  269 

faite  de  ceux  qui,  étant  rédigés  en  grec,  n'ont  pas  à  figurer 
ici  \  sont  : 

le  s.-c.  de  Asclepiade,  Polyslrato,  Menisco  in  amicorum 
fonnulam  referendis,  de  l'an  676  =  78  av.  J.-C.  {C.  L  L.,  I, 
203); 

un  fragment  de  sénatus-consulte  concernant  le pagus  Mon- 
tanus  [C.  J.  L.,  M,  3823); 

un  fragment  de  sénatus-consulte  de  l'an  23  av.  J.-G.  rela- 
tif aux  sex  priiui,  chefs  des  appariteurs  publics  attachés  à 
Vaerarium  [Ann.  épigr.,  1891,  n"  126); 

difterents  sénatus-consultes  des  années  17,  47  et  203  ap. 
J.-C,  rendus  à  propos  de  la  célébration  des  jeux  séculaires 
{Jbid.,  VI,  811;  Eph.  epigr.,  VIII,  p.  248  et  278)  ; 

deux  autres  fragments  de  sénatus-consultes  fixant  les  hon- 
neurs à  rendre  à  Germanicus  et  à  Drusus  le  Jeune,  après 
leur  mort  {Ibid.,  VI,  911  et  912); 

le  s.-c.  Hosidiaiium  et  le  s.-c.  Voliisianinn,  destinés  à 
réglementer  la  construction  et  la  démolition  de  maisons  à 
Rome  et  rendus,  le  premier  en  l'an  44-46  ap.  J.-G.,  le  second 
en  l'année  56  [Ibid.,  X,  1401)  ; 

un  sénatus-consulte  de  l'an  138,  autorisant  l'ouverture 
d'un  marché  sur  le  territoire  des  Musulames,  en  Afrique 
{Ibid.,  VIII,  270); 

le  s.-c.  Cyziceiium,  du  temps  d'Antonin  le  Pieux  {Eph. 
epigr.,  III,  p.  156  et  suiv.)  ; 

un  sénatus-consulte  de  176-177  ap.  J.-G.  de  sumptibus 
ludorum  gladiatoriorum  minueiidis  [C.  I.  L.,  II,  6278); 

enfin,  dans  le  règlement  du  collège  de  Diane  et  Antinous, 
à  Lanuvium  (W'ilmanns,  319),  on  lit  un  chapitre  d'un  séna- 
tus-consulte autorisant  la  réunion  des  collèges  funéraires. 

1.  La  liste  en  a  été  dressée  en  dernier  lieu  dans  le  Bulletin  de  Correspondance 
hellénique,  1887,  p.  225  et  suiv.  On  trouvera  dans  le  même  Bulletin  (1885,  p.  455 
et  suiv.)  une  étude  comparative  des  formules  grecques  et  latines  usitées  dans  la 
rédaction  des  sénatus-consultes.  Signalons,  au  sujet  de  la  traduction  en  grec 
des  formules  officielles  latines,  une  thèse  de  l'Université  de  Gôttingue  :  Sermo 
graecus  quo  S.  P.  Q.  R...  usquead  Tiberii  Caesaris  aetatem  in  scriptis  publi' 
cis  usisunt,  par  Paul  Viereck,  Gôttingen,  1888. 


270  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

Les  fragments  de  sénatiis-consultes  dits  de  BaccliaiiaUbus 
[C.  I.  L.,  I,  196)  et  de  Tibiirtibiis  {Ibid.,  201)  sont,  en  réalité, 
des  lettres  écrites  par  des  magistrats  conformément  à  des 
sénatus-consultes,  dont  ils  reproduisent  les  dispositions 
principales. 


3°  Dociinienis  émanant  des  empereurs 

On  sait  que  le  pouvoir  législatif  des  empereurs  s'exerçait 
soit  par  l'intermédiaire  des  comices  dont  ils  obtenaient  des 
lois  [leges  rogatae),  soit  par  celui  du  sénat,  en  provoquant 
des  sénatus-consultes  [orationes  principiini),  soit  directement 
par  des  constitutions.  On  a  vu  plus  haut  comment  les  lois 
étaient  conçues.  Parmi  les  orationes  principum,  pour  les- 
quelles il  n'y  a  pas  de  règles  fixes  à  poser,  le  document  le 
plus  important  est  le  discours  que  Claude  prononça  au  sénat 
afin  de  faire  accorder  aux  primores  de  la  Gaule  Chevelue  le 
jus  honorum  \ 

Quant  aux  constitutions  impériales,  elles  peuvent  se  divi- 
ser en  : 

1"  edicta,  dispositions  législatives  d'un  caractère  général 
qui,  parleur  forme  impérative,  rappellent  les  lois  de  l'époque 
républicaine  ; 

2°  mandata,  ou  instructions  adressées  par  l'empereur  à 
des  fonctionnaires  ; 

3°  décréta^  ou  décisions  rendues  par  l'empereur,  en  tant 
que  juge  souverain  ; 

4°  rescripta  ou  réponses  faites  par  l'empereur  à  une  con- 
sultation qui  lui  a  été  adressée  par  un  magistrat  ou  même 
un  particulier. 

Les  édits  impériaux  comprennent  un  en-téte  caractéris- 
tique :  le  nom  de  l'empereur  au  nominatif  avec  le  verbe 
dicit  ou  dicunt,  suivant  le  nombre  des  princes  régnants. 

1.  De  Boissieu,  Inf^c.  de  Lyon,  p.  136.  Cf.  Tacit..  Ann.,  XI.  23  et  suiv. 


DOCUMENTS  EMANANT  DES  EMPEREURS  271 

Ex.  :  C.  I.  L.,  V,  5050  : 

Ti.  CtaiicUus  Caesar  Augiistiis  Gennauicus,  pont{ife.r) 
maxim{ufi),  tn'bi/{iiin'f/)  potest{ate)  VI,  imp{erator)  XI,  p{aler) 
p{atriae),  co{n)s{jil)  desigiuitus  IIII,  dicii. 

On  connaît  un  certain  nombre  de  documents  de  cette 
sorte  ^  : 

l'édit  d'Auguste,  relatif  aux  eaux  de  Venafrum  [C.  I.  L., 
X,  4842)  ; 

Tédit  de  Claude,  dont  on  vient  de  lire  le  début,  qui  règle 
certaines  questions  de  propriété  territoriale  en  faveur  des 
Anauni  et  de  deux  autres  petites  peuplades  rattachées  au 
territoire  de  Tridentum  ; 

un  édit  du  même  empereur  relatif  à  Tégée  (C  /.  L.,  Il, 
7251); 

le  fameux  édit  de  Dioclétien  dit  édit  du  maximum  [C.  I.  L,, 
111,  p.  801  et  suiv.  ;    p.  1909  et  suiv.  '). 

Parmi  les  autres  constitutions  impériales,  on  peut  citer  : 

un  rescrit  de  Vespasien  aux  Vanacini  (Orelli,  4031),  rela- 
tivement à  une  contestation  de  frontière  ; 

un  rescrit  du  même  aux  habitants  de  Sabora  [C.  I.  L.,  Il, 
1425),  pour  leur  accorder  ou  leur  confirmer  certains  privi- 
lèges qu'ils  avaient  sollicités  ; 

une  lettre  de  Domitien  aux  habitants  de  Faleria  (Orelli, 
3118),  au  sujet  de  contestations  qui  s'étaient  élevées  avec 
les  habitants  de  Firmum  ; 

une  lettre  de  Trajan  à  Avidius  Quietus,  légat  de  Galatie, 
au  sujet  des  habitants  d'Aezani  [C.  I.  L.,  III,  355)  ; 

un  rescrit  d'Hadrien  sur  la  nomination  du  directeur  du 
collège  d'Epicure  à  Athènes  [Ami.  épigr.,  1891,  n°  20); 

un  rescrit  d'Antonin  le  Pieux  aux  habitants  de  Smyrne, 
qui  demandaient  à  prendre  copie  d'une  constitution  donnée 
à  leur  ville  par  Hadrien  (C  /.  L.,  III,  411)  ; 

1.  Nous  ne  parlons  pas  de  ceux  qui  sont  rédigés  en  grec,  et  qui,  par  suite,  ne 
seraient  pas  à  leur  place  dans  notre  travail  (Cf.,  à  ce  sujet,  Reinach,  Tracté  d'épi- 
graphie  grecque,  p.  60  et  suiv.). 

2.  Sur  cet  édit,  et  spécialement  sur  la  partie  grecque,  voir  Reinach,  op.  cit., 
p.  62  et  suiv. 


«72  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

un  resci'it  de  Commode  relatif"  aux  journées  de  prestation 
dues  parles  colons  du  sa  l/us  Burit  ni  tanu  s  en  Afrique  {C.  I.  L. 
VIII,  10570  ;  cf.  Eph.  epigr.,  V,  471)  et  peut-être  des  sal- 
tus  voisins  [CI.  L..,  VIII,  14451)  ; 

une  lettre  de  Sévère  et  de  Caracalla  à  Tertullus,  légat  de 
Mésie  Inférieure,  et  à  Héraclitus,  leur  procurateur,  confir- 
mant certains  privilèges  des  habitants  de  la  ville  de  Tyra, 
dans  rillyricum  {Ibid..  III,  781); 

un  rescrit  de  Valérien  et  de  Gallien  aux  habitants  de 
Baetocece,  pour  leur  confirmer  leurs  anciens  privilèges 
{Ibid.,  III,  184)  ; 

un  autre  du  même  empereur, '^établissant  qu'un  magistrat 
municipal  ne  peut  pas  imposer  d'amende  à  un  personnage 
d'ordre  sénatorial  {Ibid.,  412)  ; 

un  rescrit  de  Constantin,  permettant  aux  habitants  d'His- 
pellum  de  donner  à  leur  ville  le  nom  de  Flavia  Constans, 
d'y  bâtir  un  temple  à  la  gens  Flavia  et  d'y  célébrer  des  fêtes 
(Wilmanns,  2843)  ; 

deux  autres  du  môme  empereur  et  de  ses  fils  à  Ablabius, 
préfet  du  prétoire  d'Orient,  de  Jure  civitatis  Orcistenis 
concedeiido,  et  aux  Orcisteni,  ne  Nacolensibus  pro  cultis 
amplius pecuiiiam  solvant  [C.  I.  L.,  111,352); 

une  constitution  de  Julien,  de  l'an  362,  pour  donner  aux 
praesides  de  provinces  le  droit  de  nommer  des  pedanei 
judices'  {C.  I.  L.,  III,    459). 

D'autres  textes  ne  nous  sont  parvenus  que  très  mutilés  : 

un  édit  d'Antonin  de  145  [Jbid.,  145)  ; 

un  rescrit  de  Sévère  au  collège  des  paeanislae  [Ibid.,  VI, 
1370)  ; 

un  rescrit  d'un  empereur  du  IIP  siècle  pour  arrêter  les 
exactions  des  officiales  en  Numidie  (Ibid.,  VIII,  17639)  ; 

un  rescrit  de  Gallien  {Ibid.,  VI,  1222)  ; 

une  loi  de  Constantin  et  de  Maximien  trouvée  à  Corcyre, 
{Ibid.,  III,  578). 

1.  Cette  constitution  était  déjà  connue  par  le  Code  Théodosiea,  1,16,  8=  Cod. 
Just.,lU,  2,  5. 


DIPLOMES    MILITAIRES  273 

Cependant  la  lex  rogata  ou  Azotée  par  le  peuple  tomba 
rapidement  en  désuétude  sous  l'Empire  ;  elle  fut  remplacée 
par  une  nouvelle  espèce  de  loi,  la  lex  data^  c'est-à-dire 
promulguée  directement  par  l'empereur.  On  a  récemment 
trouvé  un  exemple  des  plus  intéressants  de  lex  data  :  c'est 
un  fragment,  malheureusement  trop  mutilé,  de  la  loi  édic- 
tée par  l'empereur  Auguste  au  sujet  du  concilium  de  la 
province  de  Narbonaise  et  du  flamine  attaché  au  culte  Au- 
gustal^ 

Nous  insisterons  ici  sur  toute  une  catégorie  de  documents 
de  cette  espèce,  les  «  diplômes  militaires^  »,  à  cause  de 
Fintérêt  exceptionnel  qu'ils  présentent  pour  l'histoire  mili- 
taire générale  de  l'Empire  romain. 

Quand  les  soldats  romains,  faisant  partie  des  corps  auxi- 
liaires ou  des  troupes  de  Rome  %  avaient  accompli  leur 
temps  de  service,  il  était  d'usage  que  l'empereur  leur  con- 
férât certains  privilèges.  A  cet  effet,  le  prince  rendait  une 
loi  où  il  comprenait  toute  une  liste  de  militaires  apparte- 
nant à  un  ou  à  plusieurs  corps  de  troupes.  Cette  loi  était 
gravée  sur  bronze  et  déposée  à  Rome  dans  les  archives.  Mais 
chacun  des  soldats  intéressés  en  recevait  une  copie  où  son 
nom  seul  figurait:  c'est  cette  copie  qu'on  désigne  sous  le 
nom  de  diplôme  militaire.  Tous  ces  diplômes  militaires  sont 
conçus  sur  le  même  modèle,  sauf  de  légères  différences  qui 
tiennent  à  l'époque  où  l'acte  a  été  rédigé. 

Le  diplôme  suivant  peut  servir  de  type  : 

1.  Bulletin  du  Comité  archéologique,  1888,  p.  157  ;  Reme  épigraphique  du 
midi  delà  France,  1888,  p.  344  et  suiv.  ;  C.  I.  L.,  XII,  6038;  Bullett.  delV 
Istitutodl  diritio  romano,  ï,  p.  173  et  suiv.  Cf.  Mispoulet,  Comptes  rendus 
de  l'Académie  des  Inscriptions  et  Belles-Lettres,  1888,  p.  177,  et  Guiraud. 
Comptes  rendus  de  V Académie  des  sciences  morales  et  politiques,  1888,  p.  162 
et  suiv. 

2.  Voir  pour  les  diplômes  militaires,  L.  Hquïht .  Recueil  de  Diplômes  militaires, 
etMoramsen,C./.  L.,  III,  p.  843  et  suiv.  ;  p.  1955  et  suiv. 

3.  Nous  ne  parlons  pas  ici  des  légionnaires  ;  on  n'a  pas  encore  trouvé  de 
diplômes  relatifs  à  des  légions  autres  que  la  /  et  la  //  Adjutrix,  qui  sont  de 
formation  spéciale.  Cf.  Mommsen,  C.  /.  L.,III,  p.  607. 

18 


274  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

C.  I.   L.,  III,  p.  861. 

IMP  NERVA  CAESAR  AVGVSTVS  PONTIFEX 
MAXIMVS  TRIBVNIC  POTESTAT  COS  ÏÏ  P  P 
PEDITIBVS  ET  EQVITIBVS  QVI  MILITANT 
IN  COHORTIBVS  DVABVS  T  GEMINA  SARDO 
RVM  ET  CVRSORVM  ET  TT  GEMINA  LIGV 
RVM  ET  CVRSORVM  QVAE  SVNT  IN  SARDI 
NIA  SVB  TI  CLAVDIO  SERVILIO  GEMINO 
QVI  QVINA  ET  VICENA  PLVRAVE  STIPEN 
DIA  MERVERVNT  ITEM  DIMISSO  HONES 
TA  MISSIONE  EMERITIS  STIPENDIIS  QVO 
RVM  NOMINA  SVBSCRIPTA  SVNT  IPSIS 
LIBERIS  POSTERISQVE  EORVM  CIVITA 
TEM  DEDIT  ET  CONVBIVM  CVM  VXO 
RIBVS  QVAS  TVNC  HABVISSENT  CVM 
EST  CIVITAS  IIS  DATA  AVT  SI  QVI  CAELI 
BES  ESSENT  CVM  IIS  QVAS  POSTEA  DVXIS 
SENT     DVMTAXAT     SINGVLI     SINGVLAS 

A  D  VI  IDVS  OCTOBRES 
TI    CATIO  /"ronTONE 

M    cALPVRNîo  ICO    COS 

COHORT  II   GEMINae  ligurmn  ET  CVRSORVM 
CVI  />rAEST 

T    VLXMius    ....    GNVS 

TVNILAE       F  CARES 

DESCRIPTVM  ET  recogniN^l  EX  TABVLA  AE 
NEA  QVAE  FIXa  est  romaE  IN  MVRO  POST 
TEMPLVM     DiVî     au  g    ad    mINERVAM 

A.  En  tête,  on  le  voit,  se  lit  le  nom  de  Fempereur  qui  a 
conféré  le  diplôme,  suivi  de  ses  titres  ;  ceux-ci  sont  énu- 
mérés  selon  la  méthode  usitée  en  pareil  cas  \ 

Imp{eratoi)  Nerva  Caesar  Augustus  poiitifex  inaximus, 
tribiuiic{ia)  potestat{e),  co{ii)s{iil)  II,  p{ater)  p{atriae). 

B.  Puis  on  trouve  : 

a)  la    désignation   du    genre   de  soldats   et  des  corps  de 

1.  Cf.  2«  partie,  chap.  m,  §  1,  p.  106  etsuiv. 


DIPLOMES  MILITAIRES  275 

troupes  auxquels  le  privilège  est  accordé  :  peditibus  et  equi- 
tibus  qui  militant^  in  cohorUbus  cluabiis  I  Gemina  Sardo- 
rum  et  Cursorum  et  II  Gemina  Ligunnn  et  Cursoriun  ; 

b)  la  province  militaire  ou  le  lieu  oii  sont  fixés  ces  corps 
de  troupes  avec  le  nom  du  gouverneur  de  la  province, 
c'est-à-dire  du  général  en  chef:  qiiae  sunt  in  Sardinia  sub 
Ti.  Claudio  Servilio  Gemino  ; 

c)  le  nombre  des  années  de  service  auquel  sont  arrivés 
les  soldats  relatés  dans  la  loi:  qui  quina  et  vicena plurave 
stipendia   nieruerunt. 

Tous  ces  renseignements  sont  renfermés  en  une  seule 
phrase,  dont  les  différents  membres  sont  réunis  entre  eux 
par  des  relatifs  et  qui  se  termine  par  la  formule  quorum 
nomina  subscripta  sunt.  Après  cette  dernière  formule,  il 
est  fait  mention  des  militaires  appartenant  au  même  corps, 
qui,  bien  qu'ayant  reçu  Vhonesta  missio  antérieurement, 
sont  compris,  pour  les  privilèges  conférés  par  le  diplôme^ 
dans  la  même  promotion  que  leurs  camarades  encore  en 
activité  de  service.  C'est  ce  que  signifient  les  mots  :  item 
dimisso  [dimissis^  s'il  y  en  a  plusieurs)  honesta  missione 
emeritis  stipendiis.  Une  telle  distinction  n'existe  plus  après 
Trajan,  Vhonesta  missio  étant  toujours  accordée  avant  le 
diplôme,  à  partir  de  ce  prince.  La  formule  devient  alors  : 
miUtibus  qui  militaverunt,  ...  quinis  et  vicenis  pluribusve 
stipendiis  emeritis,  dimissis  honesta  missione. 

Quand  les  diplômes  sont  conférés  à  des  soldats  apparte- 
nant aux  cohortes  prétoriennes  ou  urbaines,  la  formule 
usitée  après  les  noms  impériaux  est  un  peu  différente.  On 
y  lit:  nomina  militum  qui  militaverunt  in...  cohortibus  — 
subjeci. 

Lorqu'il  est  question,  dans  le  diplôme,  des  enfants  et  des 
descendants  des  soldats  qui  doivent,  eux  aussi,  bénéficier 
delà  loi,  mention  en  est  faite  à  cette  place:  c'est  ainsi  qu'on 

l.  Quand  le  diplôme  s'adresse  à  des  soldats  ayant  déjà  reçu  Vhonesta  missio, 
le  mot  militant  est  changé  eu  militacerunt.  C'est  ce  qui  arrive  toujours  après 
Trajan. 


276  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

lit  dans  le  diplôme  cité  plus  haut  :  ipsis,  liberîs posterisque 
eoriim  ^ . 

C.  Suit  rénumération  des  faveurs  accordées  aux  militaires 
compris  dans  la  présente  loi  :  le  jus  civitatis  pour  ceux 
d'entre  eux  qui  ne  Tout  pas  encore  reçu;  le  conubium  ou 
mariage  conforme  au  droit  civil  romain  avec  la  première 
femme  qu'ils  épouseront,  après  leur  congé,  même  si  elle  est 
de  condition  pérégrine.  Si,  au  contraire,  ils  sont  déjà 
mariés,  la  loi  leur  donne  le  droit  de  transformer  ce  mariage 
antérieur  en  conubium  :  civitatem  dédit  et  conubium  cum 
uxoribus  quas  tune  habuissent  cum  est  civitas  iis  data,  aut, 
si  qui  caelibes  essent,  cum  iis  quas  postea  duxissent^  dum- 
taxat  singuli singulas , 

Sur  les  diplômes  conférés  aux  soldats  des  cohortes  pré- 
toriennes ou  urbaines,  on  lit  une  formule  un  peu  différente: 
quibus,  fortiter  et  pie  militia  functis,  jus  tribuo  conubi  dum- 
taxat  cum  singulis  et  primis  uxoribus,  ut  etiam  si  peregrini 
juris  feminas  matrimonio  suo  junxerint  proinde  liheros  tol- 
lant  ac  si  ex  duobus  civibus  romanis  natos.  Il  n'est  pas 
question  ici  an  jus  civitatis,  parce  que  les  soldats  urbains, 
le  possédaient  tous  en  entrant  au  service  :  on  sait  qu'ils 
étaient  recrutés  parmi  les  Italiens. 

D.  A^ient  alors  la  date  :  jour,  mois  et  année,  celle-ci 
marquée,  suivant  Tusage,  par  les  noms  des  consuls  :  a[nte) 
d'jem)  VI  Idus  Octobres,  Ti.  Catio  [Fron]tone,  M.  [C]alpur- 
n[io...]  ico  co[n)s{ulibus). 

E.  Tout  ce  qui  |)récède  est  une  reproduction  exacte  de 
la  loi  impériale;  ce  qui  suit  n'en  est  qu'un  extrait  :  il  y  est 
relaté  seulement  ce  qui  intéresse  le  sohlat  auquel  la  copie 
est  destinée.  On  y  lit  le  nom  de  ce  soldat,  au  dalif,  avec  la 
mention  de  sa  patrie:  Tunilae...  f{Hio),  Carcs{io).  Ce  nom 
est  précédé  de  :  1"  la  désignation  du    corj)s   au(|uel  le  mili- 


1.  Dans  les  diplômes  antérieurs  à  145,  on  trouve  celte  formule;  après  cette 
date,  elle  disparait  pour  ne  se  rencontrer  de  nouveau  que  très  postérieuremeut. 
Cf.  C.  /.  L.,  III,  p.  r?Ûl:5  et  suiv. 


DIPLOME  MILITAIRE  DE  L'AN  98 


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278  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

taire  appartenait,  au  génitif,  avec  le  nom  du  chef  de  ce 
corps  :  cohort[is)  ii  Gemin[ae  Ligiirum]  et  Ciirsorum,  cui 
[pr]ae{e)st  T.  Flav[iiis...]gnus;  2°  la  mention  du  grade  de 
ce  militaire  qui,  pourtant,  est  parfois  omise,  comme  ici.  Le 
mot  qui  désigne  le  grade  est  précédé  de  ex  quand  le  soldat 
a  déjà  reçu  Yhonesfa  niissio^  :  ex  gregale,   ex  clecurione. 

Une  formule  telle  que  :  descriptiim  et  [recogni]tiiin  ex 
tabula  aenea  qiiae  fix[a  est  Roma'\e  iii  iniiro  post  teinpluni 
Div[i  Aug'.usii)  ad  M' in  ef  va  ni  termine  le  diplôme.  Elle 
indique  Tendroit  oii  Toriginal  est  exposé  et  certifie  l'exac- 
titude de  la  copie. 

Le  diplôme  tout  entier  était  écrit  sur  deux  tablettes  de 
bronze  égales  se  faisant  suite  et  pouvant  se  replier  l'une 
sur  l'autre,  de  telle  sorte  que  Técriture  fût  absolument 
cachée.  Ces  deux  tablettes  étaient  réunies  entre  elles  au 
moyen  de  fils.  Sur  Tune  des  deux  faces  extérieures  du 
diplôme,  le  texte  était  reproduit:  sur  l'autre,  de  chaque  côté 
du  fil  qui  reliait  les  deux  tablettes  et  qui  était  recouvert  de 
sept  cachets  de  cire,  se  lisaient  les  noms  des  sept  citoyens 
romains  qui  avaient  attesté  la  fidélité  de  la  copie  et  Tau- 
thenticité  du  diplôme.  Ainsi  le  voulait  un  règlement  formel*. 
Généralement  les  prénoms  et  noms  des  témoins  étaient 
gravés  à  gauche  des  cachets,  le  surnom  à  droite.  On  trouvera 
au  dos  de  cette  page  le  fac-similé  d'un  diplôme  militaire  de 
Tan  98  (L.  Renier,  Diplômes  militaires,  pi.  38  et  39;  cf.  p.  257 
et  suiv.).  La  disposition  des  inscriptions  sur  les  faces  exté- 
rieures et  la  correspondance  des  trous,  par  oii  passaient 
les  fils  servant  à  fermer  le  document,  y  sont  nettement 
indiquées. 

Parmi  les  documents   émanant  des     empereurs,    il  en  est 


1.  Cf.  Cf.  L.,  III,  p.  908. 

2.  Paul.,  Sent.,  5,  25,  6,  éd.  Huschke:  Amplissimus  ordo  decrecit  eas  tabulas 
quae  publlci  cel  pricati  contracta.''  scripturam  continent  adliilntis  tcstibus 
ita  sipnari,  ut  in  sumnia  marrjinis  ad  mediam  partent  pcr/oratae  tripUci 
ligno  <:on$tringantur,  atque  imposito  supra  Ununi  cerae  signa  imprimantur  ut 
exteriori  parti  scripturaejideni  interior  sercet.  Aliter  tabulac  prolatae  nihil 
mo  menti  ha  bent.  Cf.  Suet.,  A'ero,  17. 


DOCUMENTS  ÉMANANT  DES  MAGISTRATS  279 

un  qui  ne  rentre  dans  aucune  des  catégories  que  nous  avons 
déjà  signalées,  mais  qui  mérite  pourtant,  par  son  importance, 
d'être  cité  ici  :  c'est  Vlndex  ve.riun  gestanini  d'Auguste, 
dont  la  copie  la  plus  complète  est  gravée  sur  les  murs  du 
temple  de  Rome  et  Auguste  à  Ancyre  \  Il  nous  retrace 
toute  riiistoire  de  l'établissement  du  régime  impérial. 

4"  Documents  émanant  des  magistrats 

On  peut  les  diviser  en  trois  classes  : 

les  edicta,  par  lesquels  ils  faisaient  connaître  les  règles 
qu'ils  se  proposaient  de  suivre  pour  l'interprétation  de  la 
loi  dans  leurs  fonctions  judiciaires  ; 

les  rescripta  ou  réponses  à  des  requêtes  qui  leur  avaient 
été  adressées  ; 

les  décréta  ou  sententiae^  c'est-à-dire  les  décisions  prises 
par   le  magistrat  compétent  dans  telle  ou  telle  circonstance. 

Le  plus  ancien  des  documents  connus  de  cette  espèce  est 
le  décret  rendu  en  565  =  189,  par  Paul  Emile  comme  pré- 
teur d'Espagne  ultérieure  {C.  I.  L.,  II,  2838).  Nous  en  don- 
nons ici  un  fac-similé  d'après  celui  qui  figure   RU^Corpus.  \ 


vrEl^aYHf 'HA5TEM^î  VM'-SE^V^  f 
/N'TVRUfiASCVTANM-îABITAPvENl 

LE  f  j&  ER  E  ['  fsSSBN  T'ACRVM'Or'PfD  VMON 
^avOD'FArEMPEiTATH'PoJEDJSENT 

^fTEMPOiJ/DERE'HAB^RHaVE 


ROMA  Nfvyv  E  l  EET<  ACT  I N  C  ASTRE  IJ 


AP^rï'f^-FE&Pv 


i 


1.  C.  I.  L..  ni.  p.  769  et  suiv.;  Mommsen,  Res  geatao.  Dioi  Augusti,  1883. 
(J'en  ai  donné,  avec  M.  Pallier,  une  édition  abrégée.  Paris,  1886.)  Pourtant, 
par  une  conception  ingénieuse,  M.  Bormann  range  ce  document  parmi  les  clo- 
gia funéraires {Bemertiungen 2um  scliriJtUcIten  Nacldasse  des  Kaisers  Augus- 


280  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

On  peut  citer  ensuite  la  lettre  des  consuls  de  Tannée  568 
=  18G,  aux  Teurani,  qu'on  appelle  souvent  «  sénatus-con- 
sulte  des  Bacchanales  »,  parce  qu'elle  fait  connaître  les 
dispositions  prises  par  le  sénat  pour  empêcher  la  célébra- 
tion des  Bacchanales  en  Italie,  et  qu'elle  n'est  qu'un  extrait 
du  sénatus-consulte  rendu  à  cette  occasion  [C.  /.  L.,  I,  196;  X, 
104),  et  la  réponse  du  préteur  L.  Cornélius  aux  habitants  de 
Tibur  en  595  =  159  {Ihid.,  I,  201,  XIY,  3584). 

Rappelons  encore,  parmi  les  documents  d'époque  posté- 
rieure : 

la  sentence  des  Minucii,  arbitres  du  sénat  en  637  =  117, 
dans  une  contestation  de  frontières  entre  \es  CasteUani  Laii- 
genses  Viturii  et  les  citoyens  de  Gènes  {Ibid.,  I,  199)  ; 

la  sentence  du  proconsul  L.  Helvius  Agrippa,  rendue  en 
68  ap.  J.-C.  relativement  à  une  contestation  de  frontières 
entre  les  Palvicenses  et  les  Galillenses,  en  Sardaigne  (/^?V/., 
X,  7852)  ; 

la  sentence  du  légat  correcteur  C.  Avidius  Xigrinus, 
rendue  à  Delphes,  sous  Trajan,  à  propos  d'une  contestation 
analogue  [Ibid.,  III,  567)^  ; 

le  règlement  édicté  à  l'époque  d'Hadrien  par  deux  procu- 
rateurs de  l'empereur  pour  préciser  les  droits  et  devoirs 
des  colons  et  des  fermiers  d'un  certain  domaine  africain 
{Année  épigr.,  1897,  n"^  48)  ; 

le  rescrit  de  Claudius  Quartinus,  légat  de  Tarraconaise, 
aux  duumvirs  de  Pampaelo,  en  119,  pour  leur  donner  rai- 
son dans  une  affaire  engagée  par  eux  [C.  I.  L.,  II,  2959); 

la  lettre  des  préfets  du  prétoire  Bassaeus  Rufus  et  Macri- 
nius  Vindex  (166-169)  aux  magistrats  de  Saepinum  et  de 
Bovianum,  pour  leur  interdire  de  maltraiter  les  hommes 
chargés  de  la  garde  des  troupeaux  de  brebis  appartenant  à 
] 'empereur  (/^/r/.,  IX,   2438); 

tas.  p.   15  et   suiv.).    Cf.    Philolofius.  1885.   p.    157    et    siiiv.,  p.    170  et  suiv. 
M.    Cantarelli,   qui    s'est   occupé  à  son   lourde    la  nature  de  ce   document, 
repousse  formellement  cette  manière  de   voir    {Bullett.  romunale.  1889,  p.  1  et 
s.,  p.  67  et  s.). 
1.  Cf.  un  document  analogue  du  même  temps:  Ibid.,  586. 


l 


DOCUMENTS  EMANANT  DES  MAGISTRATS  281 

Ten-tête  d'un  décret  de  L.  NoviusRufiis,  légat  de  Tarra- 
conaise  en  193,  au  sujet  d'une  contestation  de  frontières 
{C.  I.  L.,  II,  4125); 

la  circulaire  de  procurateurs  impériaux  contemporains 
de  Septime-Sévère,  réglementant  la  mise  en  valeur  de  cer- 
taines parties  des  domaines  impériaux  en  Afrique  (Ann. 
épigr.,  1892,  n"  90  et  124); 

la  décision  d'Alfenus  Senecio,  sous-préfet  d(;  la  flotte  de 
Misène,  relative  à  une  question  de  propriété  et  à  la  validité 
de  l'achat  d'un  terrain  qui  contenait  des  sépultures  [C.  I.  L., 
X,  3334); 

une  lettre  de  Julius  Paternus  aux  habitants  de  Catina, 
assez  mutilée  [Ibid.,  X,  7024); 

un  petit  fragment  d'une  ordonnance  du  proconsul  d'A- 
frique? sur  les  fournitures  en  nature  auxquelles  avaient 
droit  les  soldats  de  passage  dans  la  ville  de  Cirta  {Ibid., 
VIII,  15868). 

Sur  d'autres  inscriptions  on  trouve  rassemblés  plusieurs 
règlements  ou  lettres  dus  soit  au  même  fonctionnaire,  soit 
à  des  fonctionnaires  différents,  par  exemple  : 

dans  un  texte  de  Lambèse  les  lettres  de  deux  procura- 
teurs de  Maurétanie  à  deux  légats  de  Numidie,  au  sujet 
d'un  aqueduc  de  Bougie,  qui  contiennent  elles-mêmes  le 
rapport  du  centurion  chargé  de  diriger  les  travaux  de  l'aque- 
duc {C.  I.  L.,  YIII,  2728)  ; 

dans  un  texte  de  Home  les  lettres  de  ratioiiales  de  Sep- 
time  Sévère  à  plusieurs  personnages  au  sujet  à' Adrastus , 
procurateur  et  affranchi  de  l'empereur,  qui  demandait  à  se 
construire  une  maison  {Ibid.,  VI,  1585); 

dans  une  inscription  de  la  même  ville,  les  sentences  suc- 
cessives de  trois  préfets  des  vigiles,  relatives  à  une  rede- 
vance que  le  collège  des  fullones  prétendait  à  bon  droit  ne 
pas  avoir  à  payer  pour  l'eau  qu'il  employait  (/6/f/.,  VI,  266); 

sur  la  pierre  de  Thorigny,  des  lettres  de  Claudius  Pauli- 
nus,  légat  propréteur  de  Bretagne,  à  Sennius  Solennis,  et 
d'Aedinius    Julianus,    préfet   du    prétoire,    à    Badius    Com- 


282  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

nianiis,  procurateur  et  gouverneur  intérimaire  de  Lyonnaise 
(Desjardins,  Géogr.  delà  Gaule,  III,  p. 203); 

sur  une  inscription  trouvée  à  Timgad  deux  édits  d'Ulpius 
Mariscianus,  gouverneur  de  Xumidie  sous  Julien,  réglant 
Vorclo  salutationis  du  gouverneur  et  les  taxes  que  les 
membres  de  son  officium  pourront  percevoir  à  propos  des 
procès  qu'il  est  appelé  à  juger  (C  /.  L.,  VIII,  17896,  etc.); 

sur  plusieurs  pierres  découvertes  à  Rome,  des  fragments 
d'un  ou  plusieurs  édits  de  préfets  de  la  ville  de  Rome  au 
IV'  siècle,  pour  priver  certains  personnages  du  droit  de 
recevoir  des  distributions  gratuites  de  blé  [Bullett.  comun. 
de  Rome,  1891,  p.  342  et  suiv.). 

La  loi  de  douane  de  Zaraï  est  peut-être  aussi  un  règle- 
ment émanant  de  l'autorité  romaine  [C.  I.  L.,  VIII,  4508). 

Les  sentences,  décrets,  rescrits  des  magistrats,  com- 
mencent généralement  par  une  phrase  indiquant  la  nature 
du  document:  on  y  lit  les  noms  du  magistrat  au  nominatif 
suivis  des  formules  decrevit,  dixit,  decretiim,  recitavit\ 
quelquefois  précédées  elles-mêmes  des  mots  ciim  consilio 
collocutus  (CCC).  Les  lettres  sont  souvent  présentées 
sous  la  forme  épistolaire  ordinaire  :  Ille  illi  salutem. 

5"  Actes  publics  du  peuple  romain 

Cette  catégorie  comprend  des  documents  du  plus  haut 
intérêt  pour  l'histoire  romaine. 

On  doit  citer  en  première  ligne  les  Fastes  consulaires  et 
triomphaux.  Les  calendriers,  dont  il  sera  plus  longuement 
question  ci-dessous, ne  renfermaient  d'abord  que  l'indication 
des  fêtes  religieuses  de  l'année;  mais  on  fut  bientôt  amené 
à  ajouter  à  ces  renseignements  la  liste  des  magistrats,  prin- 
cipalement des  magistrats  éponymes,  ainsi  que  la  mention 
des   événements   glorieux   pour  la    République.    De    là    les 

t.  Dccretum  ex  tilia  rcciiacU  [C.  I.  L.,  11,4125). 


ACTES  PUBLICS  OU  PRIVES  283 

Fastes,  tables  de  bronze  ou  de  marbre  qui  étaient  exposées 
sous  les  yeux  du  public  et  où  se  lisaient  les  noms  des  con- 
suls et  ceux  des  généraux  qui  avaient  été  honorés  du 
triomphe.  Nous  possédons  des  fragments  très  importants 
de  documents  de  cette  espèce,  connus  sous  le  nom  de 
«  Fastes  Capitolins  »,  parce  qu'ils  furent  portés  au  Capitole, 
après  leur  découverte  et  qu'ils  y  sont  conservés.  Ces  Fastes, 
qui  figuraient  sur  les  murs  de  la  Regia,  demeure  du  pontife 
maxime  \  ont  été  gravés  d'abord  régulièrement  entre  718 
et  724  de  Rome,  et  continués  jusqu'à  la  mort  de  César,  puis 
complétés  en  une  seule  fois  à  deux  époques  différentes,  en 
742  de  Rome  sous  Auguste,  et  en  88  ap.  J.-C.  sous  Domi- 
tien.  On  trouvera  dans  le  premier  volume  du  Corpus  une 
notice  très  complète  de  M.  Mommsen  à  ce  sujet*. 

Les  Fastes  consulaires  renferment  les  noms  des  consuls, 
ceux  des  dictateurs  et  de  leur  magister  equitum,  et  ceux  des 
tribuns  militaires  coiisulari  potestate,  pour  le  temps  où  ces 
tribuns  existèrent,  enfin  ceux  des  censeurs.  Les  années  où 
ces  différents  magistrats  étaient  en  charge  sont  indiquées 
par  période  décennale  (271,  281,  291,  301,  etc.). 

Le  fragment  suivant  qui  comprend  les  années  489-499  de 
Rome  peut  servir  de  type. 


1.  Cf.  une  restitution  de  l'édifice  au  C.  /.  L.,  I,  2,  pi.  II. 

2.  C.  /.  L.,  I,  2,  p.  1  et  suiv. 


284  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

C.  L  L.,  I,  2,  p.  22. 

489  q- fabius-q- f  ■  m- n- maxim   gurges  iii      l   •  mamilius   •  q  •  f  ■  m   ■  n  ■  vifiih 

CENS   CN   CORNELIVS-L-F-CN-N-BLASIO  C  AlARCIVS  C  F  L-N-RVTILVS   II  QVI  •  L  •  F  •  XXS 

IN   •   HOC   •   HONORE   ■   CENSOrIn      APPEL  • 

BELLVM  •  PVxMICVM  •  PRI  MVM 

490  AP   •   CLAVDIVS  -c   •   F  ■  AP  -N      CAVDEX         .M   •   F  V  L  V  I V  S   •    Q   •   F    •  M    •    N   •    F  L  A  C  C  V 

491  CDXCAV-    •    VALERIVS   •  .m  ■  F  •  .M  •  N    •  M  AXIMVS         AV  •  OCTACILIVS-  C  •  F  •  M/  •  N  •  C  R  A  S  S  "V 

Qvl  •  IN  •  HOC  •  HONORE  •  .MESSALL  •  APPELL  •  E 

CN-FVLVIVSCN-F-CN  •  MAXIM  •  CENTVMALVS  DICT 

CLAVI       •      fIg      •       CAVSS 
Q  •  M  A  R  C  I V  S  ■  Q  •   F   ■   Q   •  N   •  P  H  I  L  I  P  P  V  S         MAG  •  EQ 

492  L  •   POSTVMIVS  •  L-  F  •  L-  N   •  MEGELLVS  Q  •  M  A  M  I  L  I  V  S   •   Q  •  F  •  M  •  N  •  V  I  T  V  L  \ 

493  L-VALERIVS-M-    F-L-N    •    FLACCVS  T-0TACILIVS-C-F-AS.7-N-CRASSV 

494  CN  •  CORNELIVS-L-F-CN-N  •  SCiPIO  -ASINA  c-  DvIlIVS  -M  -F-M-N 

495  L  •  CORNELIVS   •   L  •   F  •  CN   •  N      SCipiO  C  •  A  Q  V  I  L  L  I  V  S   •  M   •  F   •   C   •  N  ■  F  L  O  R  V 

496  A  ■  AtIlIVS    •    A  ■  F  •  C   •  N     CAIATIANVS  C   •   SVLPICIVS   •   Q   ■   F   •   Q  ■  N  •  PATERCVL\ 

CENS     C    •   D  V  I  L  I  V  S     M     F     M     N       /•  comelius  l.f.  en  s-scipio  l.  f.  xxx\ 

497  c  •  atIlivs  •  M-  F  •  M  •  N     REGVLvs      CN  comeHus   t.  f.  en.   n.   blasio 

Q  •    OGVLNIVS    •    L  •  F    -A    •   N    •    GALLVS  ^ict 

/atIn AR  -FER-  CAV  S  S 
M    •   LAETORIVS  •  M  •   F-M-N     PLANCIANVS  MAG  -  EQ 

498  L-MANLIVS-A-F-P-N  -VVLSO  -  LONGVS         Q  -  CAEDICIVS  -  Q  - /"  -  Q  •  N  -  IN  •  MAG  •   MORT' 

In-EIVS-LOCV.M-FACTVS    -ES 
.M    -  A  T  I  L  I  V  S  -  y\  -  F  -  L  •  N  •  R  E  G  V  L  \'  S 

499  SER-FVLVIVS  -M -F-M-N  -  PAEtIn -NOBILIOR         M  •  A  E  MI  L  I  V  S   •  M  •  F  •  L  -  N  ■  P  A  V  L  L  V 

489  (de  Vari'on)  [Q.  Fdfiius   Q.   f{/lii/s)  M.   ii{cpos)  Ma.rim(us)    Gurges 

tertium,  L.  Mamilius  Q.  f^ilius)  M.  n[epos]  Vitulus]  —  Cens'\o- 
res)  :  Cn.  Cornélius  L.  f[ilius)  Cn.  n(epos)  Blasio,  C.  Marcius  C. 
f[ilius)  L.  n[epos\  Rutilus  itcrinn,  qui  l[ustruin)  f[ecerunt)  trige- 
simum  quintuni.  In  hoc  honore  (C.  Murcius  lintilus)  Censori- 
nius)  appcl(latus)  c[^s(  . 

JJclluni  jjunicuni  jjriniuni 

490  Ap.    Claudius    C.     [[ilius      Ap.    n  cpos)     Cnudc.v,    M.     Fnh'ius    Q. 

f{i/ius)  M.  n[epos)  Flaccus. 


FASTES  CONSULAIRES  285 

491  Ânno    CDXC   (des    Fastes).    M'    Valerius    M.    f{ilius)   M.    n{epos) 

Maximiis,  qui  in  hoc  honore  Messall(d)  appell[alus)  e{st).  M'  Oc- 
tacilius  C.  f[ilius)  Af'  n(epos)  Crassus  —  Cn.  Fuhius  Cn.  f[ilius) 
Cn.  n(cpos)  Ma.iimus  Ccnluinalas,  dict[ator),  Q.  Marcius  Q. 
f[iliiis)  Q.  n[epos)  Philippus,  mag[isler)  cq[itituiii),  clavi  fig[endi) 
caussa. 

492  L.  Postuinius  L.  f[ilius)  L.  n[epos)  Megellus,  Q.  Mamiliits  Q.  f[ilius) 

M.  n[epos)  Vitulus. 

493  L.  Valerius  M.  f[ilius)  L.  n[epos)  Flaccus,    T.    Otacilius  C.   f\ilius) 

M'  n[epos)  Crassus. 

494  Cn,    Cornélius  L.  f\ilius^  Cn.   n[epos)    Scipio  Asina,    C.  Duilius  M. 

f(ilius)  M.  n[eposj. 

495  L.  Cornélius  L.  ['[ilius]    Cn.  7i[epos)   Scipio,  C.  Aquillius  M.  f[ilius) 

C.  n{epos)  Florus. 

496  A.  Atilius  A.  f(ilius)   C.  n[epos)  Caiatianus,  C.  Sulpicius  Q.  f[ilius) 

Q.  n[epos)  Paterculus.  —  Cens  ores)  :  C,  Duilius  M.  f[ilius)  M. 
n[epos),  [L.  Cornélius  L.  fiilius)  Cn.'\  n[epos)  Sci[pio  l^ustruni) 
f[ccerunt)  trigesinium  sextum]. 

497  C.  Atilius  M.  f[ilius)  M.  n(epos)  Régulas,  Cn.  [Cornélius  L.  f\ilius) 

Cn.  n[epos)  Blasio  iterunî]  —  Q.  Ogulnius  L.  f[ilius]  A.  n(epos) 
Gallus,  \dict[ator)],  M.  Laetorius  M.  f(ilius)  M.  n(epos)  Plancia- 
nus,  inag(ister)  eq(uitum),  [L]ati?iar{um)  fer[iarum)  caussa. 

498  L.    Manlius   A.    fijlius)    P.    n[epos)    Vulso    Longus.^    Q.     Caedicius 

Q.  [f[iliu^)]  Q,  n(cpos)  in  mag[istratu)  mort{uus)  e[st)  :  in  ej'us 
locum  factus  est  M.  Atilius  M.  f{ilius]  L.  n[epos)  Regulus 
iterum . 

499  .9e/-.  Fulvius  M.  f[ilius)  M.  n(epos)  Paetin[us)  Nobilior,  M.  Aemilius 

M.  fiilius)  L.  n^epos)  PauUus. 

Les  Fastes  dits  triomphaux  indiquaient  le  nom  du  triom- 
phateur, la  date  et  le  lieu  de  son  triomphe  ainsi  que  le  nom 
des  peuples  vaincus  qui  le  lui  avaient  mérité^  ;  parfois  on 
ajoutait  aussi  des  détails  caractéristiques  de  la  victoire.  On 
lira  à  la  page  suivante  un  fragment  des  Fastes  triomphaux 
qui  fera  comprendre  comment  ces  documents  étaient  rédigés  : 

1.  Schôn,  Acta  triumphorunx  CapitoUna,  Wien,  1893;  C.  /.  L.,  I,  2,  p.  43  et 
suiv. 


2S6 


DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 


C.  I.  L.,  I,  2,  p.  47: 


IIP  £  OîlNEl  I  ¥Si'?-Til'H-Lîïsn'  YLVS'-^MK 


IO>FA;SIV3<2ïraNMA>CîMVS-ÂNM0©J 
f  %I R R.VCOSSVK0S-DKIGVRîB¥S-}i-FEBÎ 


?]iV0COKK-ll  LVRîJlS-WAVAL'EQmmviMT 
i-A  aMlL3¥Sl>r-CHWAP%C©5-Â  M-B30(nx 

D1E'GA.LLEIS       IlI-NONAS'MAl^T 
C-flLAMINlVK-F-î-N-COS-      ANNOBXX; 

I0E-G4LU1S'       VMD" - 

■?  f  va  JVS-SFBA-M-PHÎ  LVS-C05-À  WNO-BX  XX  { 

BE-CA  l  LE  I  S-ETi  3  CV^I  &VS-3  3 IM  DVIM  A  KT 

COS'î>î-C'ALLïîS-INSVBRîBVJ-ETGîfvAAAÎNJ! 
K-MÀKT-I3Q.^I-SfCU/\0PlMA-REnrVLlT 
.•■^«^'■'•■';;:^?HomVWIRlDVMAî^ADCUSî'îDlVM 
'  Ihît.'ERFECTO 


518  (de  Varron)  P.  Cornélius,  L.  f[ilius),  Ti.  n{epos)  Lentulus  Caudinus 

co[n)s{ul)    de   Ligurib[us)  —  [triumphum    egit),    an(no)  Z)A'F[//], 
Idibus  Inter[kalar[ibus)'\. 

519  T.  Manlius,  T.  f(iliiis),  T.  n(epos)  Torquatus  co[n)s{ul)  de  Sardeis, 

an(no)  DXV[IIÏ\,   VI  Idus  Mart{ias). 

520  Sp.  Carvilius,  Sp.  f{ilius),  C.  n{epos)  Maxinius  co[n)s[uI)  de  Sardeis, 

an(no)  D[XXJ],  K[alendis)  April[ibus). 

521  Q.  Fabius,  Q.  f'ilius),  Q.  n[epos]  Maxinius  Verrucossus  co[n)s(ul)  de 

Liguribus^  anno  DXX,  K[alendis)  Febr{uariis). 

522  Af'  Pomponius,  M'   f{ilius),  M'   n[epos)    Matlio,   co[n]sul  de  Sardeis, 

ann{o)  />».V[.rj,  Idibus  Marl[iis). 

523  C.  Papirius  C.   /'(i/ius)  L.  n[epos)    Maso  con[s)ul)   de    Corseis,  pri- 

mas in  monte  Albano,  ann[o)  DXXII^  III  Nonas  Mart(ias). 
526   Cn.  Fulvius,  Cn.  f[ilius),    Cn.   n(cpos)  Centumalus  proco[n)s[ule)  c-x 

Illurieis  naval[em]  egit,  a(nno)  DXXV,  X  K[alendas)  Quint(ileis). 
529  L.   Aimilius,    Q.    f{ilius),    Cn.    n[epos)   Papus  co[n)s[ul)  de    Galleis 

an[no)  DXXIIX,  III  Non[as)  Mart[ias). 
531    C.  Flaminius,  C.  f(iiiusj,  L.  n[epos),  co[n)sul  de  Galleis,  anno  DXXX^ 

VI  Idus  Mart[ias) . 


FASTES  CONSULAIRES  287 

P.  Furius^  Sp.  f[ilius)^  M.  n[epos)  Philus  co[n)s{ul)  de  Galleis  et 
Liguribus,  anno  DXXX,  IIII  Idiis  Mart{ias). 
532  M.  Claudiiis,  M.  f{iUus),  M.  n{epos)  Marcellus  co{n)s{ul)  de  Galleis, 
Insubribiis  et  German[is),  an[no)  DXXXI  K{alendis)  Mart(ils), 
isque  spolia  opiina  rettulit,  [^duc'\e  hostiuin  Virdumaro  ad  Clasti- 
dium  interfecto. 

Les  Fastes  consulaires  et  les  Fastes  triomphaux  n'étaient 
pas  seulement  gravés  à  Rome  sur  un  édifice  public,  où  ils 
étaient  à  portée  de  tous  les  yeux;  les  collèges  sacerdotaux 
ou  autres  et  les  municipalités  italiennes  affichaient  de  leur 
côté  et  pour  leur  usage  les  noms  des  magistrats  de  la  capi- 
tale, surtout  ceux  des  consuls  qui  servaient  à  dater  les 
actes  publics.  Il  y  a  même  ceci  de  curieux  que  les  Fastes 
consulaires  cessent  d'être  tenus  au  courant  à  Rome  après 
la  mort  d'Auguste,  tandis  qu'ils  sont  continués  avec  grand 
soin  dans  les  municipes  sous  l'Empire.  Nous  possédons 
quelques  fragments  de  ces  Fastes  collégiaux  ou  munici- 
paux : 

Fastes  consulaires 

Fastes  du  collège  des  Augures  [C.  I.  L.,  I,  2,  p-  60)  ; 

Fastes  d'Amiterne  [Ibid.),  p.  61,  et  d'Ameria  ilbid.,  p.  63)  ; 

Fastes  dits   Colotiani  gravés   par  les   soins  de  quelque   collège  [Ibid., 

P-  64)  ; 
Fastes  dits  Biondiani  [Ibid.,  p.  65)  ', 
Fastes  de  Venouse  [Ibid.,  p.  66  et  67)  ; 
Fastes  municipaux  deCupra   inaritiina[Ibid.,  p.  61),  de  Lucérie  (p.  69), 

de  Gables  (p.  68),   de  Préneste  (p.  72),  d'Antium  (p.  72  et  73)  ; 
Fastes  collégiaux  trouvés  à  Rome   {Ibid.),  p.  68,  69,  70,  71,  74  et  75). 

Fastes  triomphaux 

Fastes  de  Tolentinum  {Ibid.,  p.  75)  ; 

Fastes  dits  Tabulae  Barberinianae  [Ibid.,  p.  76  et  suiv,). 

A  côté  des  Fastes  consulaires  et  des  Fastes  triomphaux, 
on  doit  citer   ceux  des  Fériés  Latines,  dont  on  n'a  malheu- 


288  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

reusemeiît  conservé  que  des  fragments  peu  nombreux 
{C.  I.  L.,  I,  2,  p.  55  et  suiv.  =  VI,  2011  à  2022,  Eph.  epigr., 
II,  p.  93;  III,  p.  74;  cf.  205  et  suiv.).  Ils  ne  relataient  que 
le  mois  et  le  jour  où  avaient  eu  lieu  les  Fériés  Latines  ; 
Tannée  y  est  exprimée  par  le  nom  des  consuls  éponymes. 


Ç,"  Documents  relatifs  à  la  religion  et  au  culte 

Parmi  les  documents  relatifs  à  la  religion  il  faut  placer 
les  calendriers,  les  documents  concernant  des  temples  ou 
des  autels,  les  actes  et  fastes  des  collèges  sacerdotaux: 

A.  Calendriers.  Les  calendriers  sont  des  documents  essen- 
tiellement religieux,  puisqu'ils  étaient  destinés  à  indiquer 
la  part  faite  aux  dieux  dans  les  jours  de  Tannée  et  la  date 
des  différentes  fêtes  établies  par  les  pontifes.  Ceux-ci  se 
réservèrent  longtemps  la  connaisssance  de  ces  fêtes,  comme 
ils  en  étaient  les  seuls  régulateurs.  Mais  la  situation  chan- 
gea, après  que  le  scribe  pontifical  Gn.  Flavius  eut  fait  une 
copie  du  calendrier  et  Teut  affichée  au  Forum'.  Dès  lors 
il  fut  d'usage  d'exposer  sur  un  monument  public,  à  la  por- 
tée de  tous,  la  série  des  jours  de  Tannée  et  Tindicalion 
des  principales  fêtes  fixes  établies  par  la  religion. 

Les  municipalités,  les  collèges,  les  particuliers  imitèrent 
dans  la  suite  Texemple  de  Rome,  et  Ton  afficha  sur  la  place 
publique  des  cités',  dans  les  temples,  dans  les  maisons  pri- 
vées, des  calendriers  copiés  peut-être  sur  un  archétype 
officiel  qui  a  pu  exister  dans  les  archives  des  pontifes.  Il 
faut  remarquer  pourtant,  avec  M.  Mommsen'  que  cette  pra- 
tique ne  s'est  jamais  étendue  que  dans  les  régions  très  voi- 


1.  PV\n.,  Hist.  Nat,  XXIII,  1,  17;  Liv.,  IX,  46;  Cic,  De  Om^,  I,  41  ;  ad 
Attic,  VI,  1,  18;  Val.  Maxim.,  11,5,  2  ;    Macrob.,  Sat.,  I,  15.  19. 

2.  Suei.,  De  Grammaticis, 17  :  Statua  m  liabet  (Verrius  Flacctis)  Praeneste 
in  superiofc  fori  parte  clrca  hemicycliuia  in  quo  fastos  a  se  ordinatûs  et 
marmoreo pariete  incisos  publicarat. 

3.  CI.  L.,  I,    ,  p.  207. 


CALENDRIERS  289 

sines  de  Rome  et  est  à  peu  près  inconnue  à  la  partie  grecque 
et  à  la  partie  étrusque  de  l'Italie,  ainsi  qu'aux  provinces. 

Nous  avons  conservé  un  certain  nombre  do  calendriers, 
ils  datent  tous  de  la  fin  de  la  République  ou  du  début  de 
l'Empire,  le  plus  ancien  ne  remontant  pas  plus  haut  que 
l'année  725  de  Rome,  le  plus  récent  étant  de  51  après  J.-G.\ 
Voici  la  liste  de  ces  calendriers,  dont  le  plus  grand  nombre 
figure  au  premier  volume  du  Corpus  Iiiscriptloiium  Latiiia- 
ruiii  {T  édition,  p.  203  et  suiv.). 

Calendriers    trouvés  a    Rome 

Kalendariiim  Ai  valiuni  (contient  septembre,  octobre  et  no- 
vembre) 

—  Esquiliniun  (contient  les  mois  de  mars  et  juin) 

—  Fariiesianum   (contient lévrier  et  mars) 

—  Mdfjeianum  (presque  complet) 

—  Paulinum  (fragments  insignifiants) 

—  PigJiianiini  (contient  août  et  septembre) 

—  Pincianum  (contient  juillet,  août,  septembre) 

—  Vallense  (contient  septembre) 

—  Vaticanum  (contient  mars,   avril  et  août) 

Calendriers    trouvés    en     Italie 

Latium  Anlialiintni   contient  décembre) 

Praenestiituiu  ('contient  de  janvier  à  avril) 
Tusciilaiium  (contient  d'avril  à  août) 
Sabine  :  Amiteniinum  (contient  de  juin  à  décembre) 

Sahiinim  (contient  septembre  et  octobre) 
Samnium  :       Allifaïuim  (contient  juillet  et  août) 
Apulie  :  Vemisinum  (contient  mai  et  juin) 

Etrurie  :  Caerelanuni  (contient  de  janvier  à  mai) 

1.  M.  Mommsen  (loc.  cit.)  fait  remarquer  que  l'année  725  est  la  date  de  la 
réforme  du  caleudrier  par  Jules  César;  de  là  la  nécessité  de  multiplier  à  ce 
moment  les  copies  du  calendrier  remanié  et  de  les  afficher  panout.  Au  1"  siècle 
de  l'ère  chrétienne,  où  chacun  s'habiiue  peu  à  peu  à  la  nouvelle  façon  de 
supputer  le  temps,  cette  nécessité  se  fait  de  moins  en  moins  sentir  ;  c'est  ce 
qui  explique  pourquoi,  à  partir  du  milieu  de  ce  siècle,  ou  cesse  d'exposer  dans 
les  villes  et  dans  les  édilices  de  nouveaux  <;aleudriers. 

19 


290  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

A  cette  liste  il  faudrait  joindre  un  certain  nombre  d'autres 
fragments  insérés  aa  Coi-pus  I/isc/iptio/uini  Latinanim ,\,  2, 
p.  250  et  suiv.;  VI,  2295,  et  X,  3792. 

Tous  sont  rédigés  à  peu  près  de  la  même  façon.  La 
première  colonne  verticale  de  gauche  contient  les  lettres 
nondinales  A,  B,  C,  D,  E,  F,  G,  H,  dont  Fensemble  constitue 
autant  de  semaines  qu'elles  sont  répétées  de  fois;  la  seconde 
renferme  des  caractères  destinés  à  indiquer  la  nature  de 
chacun  des  jours  de  la  semaine  :  F  désigne  les  jours  fastes, 
N  les  jours  néfastes,  C  les  jours  comitiales,  «  quibiis  ciini 
populo  agi  licet^  ;  »  EN,  les  jours  endotercisi  ou  intercisi, 
«  pei-  qiios  luane  et  vespere  est  nefas,  medio  tempore  iuter 
hostiam  caesam  et  exta  povvecta  fas^y).  On  n'est  pas  d'accord 
sur  la  valeur  du  signe  NP.  M.  ^lommsen  ne  veut  y  voir 
qu'un  N  arcliaïque\  Enfin  une  troisième  colonne  est  occu- 
pée par  la  série  des  fêtes  religieuses,  qui  revenait  chaque 
année  à  la  même  date.  Sur  la  plupart  des  calendriers,  on  a 
ajouté  la  désignation  des  kalendes,  des  nones  et  des  ides. 
Le  fragment  reproduit  ci-contre,  (|ui  constitue  le  calendrier 
à\i  Piiiciaiiuni,  donnera  une  idée  plus  nette  encore  de  ces 
sortes  de  documents  et  servira  de  type  général. 

'  C.  I.L.,  I,  p.  219  : 
Juillet. 

C      C[omitiaUs).  Ludi  Concor.. 

D     Nep[tunalio)  ;  n[efastus).  Ludi  ;  fcr[iac)  Ncpt{i()w) 
E     N{cfas(iis).   Ludi 

F     Fur' rinalia)  ;  ti[c fast'us) .  Ludi  ;  fer[iac]  Furr[inac) 
G      C(omitidlis).  Ludi 
H      C(omitialis).  Ludi  in   circo 
A      C\o/nitialisj.    Ludi  in    circo 

1.  Macrob.,  I,  16,  14. 

2.  Varro,  De  Ling.  lat.,Vl,  31. 

3.  Cf.  le  commentaire  qui  suit  le  texte  des  calendriers  au  I"  volume  du 
Corpus  (2«  édil.,  surtout  p.  289).  Les  jours  marqués  par  un  N  diffèrent  de 
ceux  qui  sont  qualifiés  de  NP  ou  souvent  ^F  en  ce  que  villi  tri.-iîcs  sint  et  rum 
rclif/ioiK'  roniitnr-n,  hi,  Ir.rins  liahcani  hilarra  ».  Aussi  M  Hus<'hke,  Rôm. 
Stuf/..'p.  2:^8.  veut-il  expliquer  ce  signe  par  n(f?/'a.«<«s)  pturus)  ou  flcrfalui') .  Cf. 
Christ.  Sitzanq^heriditc  der  Mûnr/iencr  A/:ademic,  1876,  p.  191  et  suiv.,  et 
Mar  juardt,  F^e  Cidtc  chez-  les  Rouiains.  I.  p.  349. 


CALENDRIERS  291 


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292  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

B     C[onutiaUs  .  Ludi  in  circo 

C     CioniitiaUs),  Ludi  in  circo  Fort[unae)  hiijusqite.  diei 

D     C(o,fiitialis).  (Dics)  XXXI 

Aoûl 

A]  Cons(^nolia)  ;  n{efastus) 

B  Endotercisus 

C  Vo/c^ana/ia)  ;  n[efastiis)  Volcano 

D  C[omitialis).  Liinae  in  Graecost[asi) 
E 

F  Opeconsii'a\-  n[efastus) 

G  C[omitialis) 

H  C[omitiaUs) 

A  F[astus) 

B  F[astus) 

C  C{omitialis).  D[ies)XXXI 
,..C.   Canini[i) 

Septembre. 

A      C[  om  itia  lis) .  yierc[  a  tus), , . 

B     F{aslus).  Merc{urio)  feriiae)  ex  s(cnatus)  c{onsuIto)  quod  is  dies  Im- 

p(eratoris)  Caesar[is)  natalis  est 
C     C(om  itia  lis 
D     C[omitialis) 

E     C(omitialis).  Veneri  Genetrici  in  foro  Caesar[is) 
F     C[omitialis) 
G    F(astus) 
H     C{omitialis).  D{ies)  XXX 

C.  Cocceius... 

Pour  régler  les  travaux  champêtres  on  rédigea  aussi  des 
calendriers  dont  nous  avons  conservé  quelques  spécimens. 
Le  Menologium  rusticum  Colotianum  [C.  I.  L.,  I,  2,  p.  280  = 
C.  I.  Z/.,  VI,  2305)  et  le  Menologium  rusticum  Vallense  [C.  I. 
L.,  1,2,  p.  280  et  359  =  C.  I.  L.,  YI,  2306)  sont  les  deux 
plus  imjiortants  que  nous  possédions.  Ils  sont  divisés  en 
douze  colonnes  :    chacune   est   consacrée   à   un  mois  et  est 

1.  Opicid  est  une  faute  du  graveur. 


CALENDRIERS  RUSTIQUES  293 

surmontée  du  signe  du  Zodiaque  correspondant;  à  propos 
de  chaque  mois  on  a  indiqué  le  nombre  de  jours,  le  nombre 
d'heures  du  jour  et  de  la  nuit,  les  travaux  qu'il  convient  de 
faire  aux  champs  et  les  sacrifices  qui  marquent  le  mois. 

Exemple    :    Menologium  rusticum    Colotianum    (mois    de 
septembre). 

MENSIS 
SEPTEMBER 

DIES-XXX 

NON    QVINT 

DIES     HCR   •  xn 

NOX    HCR    XU 

AEQVINOCT 

VIII -KAL     OCT 

SOL-VIRGINE 

TVTE1.A 

VOLCANI 

DOLEA 

PICANTVR 

POMA-LEGVNT 

ARBORVM 

OBLAQVIATIO 

EPVLVM 

MINERVAE 


Mensis  September ;  dies  XXX;  Non{ae)  qiiint{o);  dies  /lor(aruni)  XII; 
no.v  /lor(arnin)  XII.  Aeqi(inoct{ium)  :  VIII  Kal{endas)  Oct(obres).  Sol 
Virgine.  Tutela  Volcani.  Dolea  picantnr^  poina  leguntiur);  arboruin 
oblaqueatio.  Epulum  Minervae. 

Enfin  un  fragment  de  calendrier  assez  récemment  trouvé 
près  de  Guidizzolo  (C.  /.  L.,  I,  2,  p.  253)  contient  la  mention 
de  certaines  fêtes  spécialement  célébrées  dans  le  pays.  On 
y  remarque,    en  face    des    chiffres  indiquant  les  dates    des 


294  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

mois,  des  trous  destinés  à  recevoir  un  clou  ou  un  morceau 
de  bois  mobile  qu'on  déplaçait  chaque  jour\ 


une 


©>'"  ' 


\^îni'  l'.x  t  ( 


A.  Documents  relatifs  à  des  temples,  à  des  autels.  —  La 
première  place,  parmi  cette  sorte  de  documents  religieux, 
doit  être  réservée  aux  lois  de  consécration  des  temples  ou 
des  autels.   Nous  en  connaissons  quelques  exemples  : 

La  loi  de  dédicace  du  temple  de  Jupiter  Liber  à  Furfo 
[C.  I.  L.,  1,  603); 

la  loi  de  dédicace  de  Fautel  de  Xarbonne,  élevé  à  la  divi- 
nité d'Auguste  par  \;\  plcbs  Narboneusis  [Ibid..  XII,  4333); 

la  loi  (le  dédicace  (l(>  raiilel  de  Jii|)iter  à  Salona?  [Ibid.,  111, 
1933  ; 

la  lex  lucaris  Spoletina  (Bullett.,  1871),  |).  07); 


1.  On  rapprochera  de  ces  calendriers  certains  semainiers,  comme  celui  du 
musée  de  Dijon  (Lejaj',  Insc.  antiques  de  la  Côte-d'Or,  p.  207,  n"  263),  ou  cer- 
tains calendriers  perpétuels  {Méin.  de  la  Soc.desAnt.de France,  XLVIII.p.  171). 


DOCUMENTS  RELATIFS  A  DES  TEMPLES  295 

la  loi  de  conséci-alioii  d'il  ne  statue  de  Diane  à  Maeleur 
{C.  I.  L.,  VIII,  11796). 

Tous  ces  documents  mentionnent  en  tête  le  nom  du  per- 
sonnage qui  a  fait  la  dédicace  du  temple  ille  arain  [lemplum) 
dedicavit^  legem  dixit  in  ea  verha^  [legibus  Us)  quae  infra 
scripta  {scriptaë)  sunt  (Q-l-S-S).  La  formule  de  dédicace 
qui  suit  est  à  peu  près  constante,  moins  le  nom  de  la  divi- 
nité évidemment.  Voici  celle  qu'on  lit  dans  la  loi  de  Nar- 
bonne  : 

NiimenCaesaris  Augusti patris  patriae,  quando  tihi  hodie 
Jianc  aram  daho  dedicahoque,  lus  legibus  Jusque  regionibus 
dabo  dedicaboque  quas  hic  hodie  palam  dixero^  uti  (suivent 
les  limites  de  l'espace  consacré^). 

A  côté  du  temple  il  faut  placer  naturellement  les  trésors 
qui  y  sont  renfermés.  Ils  sont  énumérés  dans  des  inscriptions, 
soit  à  propos  de  l'oflTande  qui  en  est  faite,  soit  dans  un 
catalogue  des  richesses  sacrées.  Nous  avons  un  inventaire 
de  cette  espèce  [synopsis)  dans  un  double  texte  de  Girta 
[C.  I.  L.,  VIII,  6981-6982).  Des  offrandes  précieuses  sont 
signalées  pour  le  temple  de  Diana  Nemorensis  {Hermès, 
1871,  p.  6  et  suiv.),  pour  celui  d'Isis,  à  Acci,  en  Espagne 
[C.  1.  Z/.,  II,  3386),  pour  celui  de  Mercurius  Sobrius,  dans  la 
civitas  Vazi  Sariri,  en  Afrique  (/^/V/.,  VIII,  12001),  etc.  Nous 
trouvons  aussi  à  Ariminum,  la  mention  d'un  certain  nombre 
de  dons  faits  par  différents  personnages  à  différents  dieux 
{C.  I.  L.,  XI,  353  à  364),  et  à  Riez  celle  d'uiu;  statue  du 
Sommeil  ornée  d'objets  précieux,  que  deux  dédicants  offrent 
à  Esculape  [Ibid.,  XII,  354).  Le  nombre  des  inscriptions  où 
il  est  question  de  statues  de  divinités  destinées  à  des 
temples  est  considérable. 

Je  rappellerai,  en  terminant  ce  paragraphe,  la  loi  relative 
aux  devoirs  du  flamine  de  la  province  de  Narbonaise  et  aux 
honneurs  qui  lui  sont  accordés.  Nous  n'en  avons  gardé, 
par  malheur,  qu'un  petit  fragment  (6\  /.  L. ,  XII,  6038). 


1.  De  Ruggiei'o,  Di^ionario  eplgrajlco,  s.  v.  Aodes,  p.  149. 


296  DIVEKSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

C  Actes  et  fastes  des  collèges  sacerdotaux.  —  Il  est  pro- 
bable que,  depuis  Auguste,  sinon  auparavant,  les  collèges 
sacerdotaux  de  Rome  et,  à  leur  imitation^  ceux  des  provinces 
et  des  cités  tenaient  des  actes  où  étaient  relatés  tous  les 
événements  qui  intéressaient  chacun  d'eux.  Les  actes  les 
plus  importants  que  nous  ayons  conservés  sont  ceux  des 
frères  Arvales  qui  embrassent,  avec  quelques  lacunes,  la 
période  comprise  entre  Auguste  et  Gordien.  Ils  ont  été 
commentés  successivement  par  Marini  ^  qui  n'en  connaissait 
encore  (|n'un  petit  nombre,  et  par  Henzen*,  qui  fut  chargé 
de  fouilles  importantes  pour  retrouver  le  reste.  Ces  actes 
énumèrent,  année  par  année,  tous  les  faits  qui  se  sont 
produits  :  les  noms  des  magistrats  du  collège,  les  nouveaux 
prêtres  élus,  les  sacrifices  accomplis  à  Toccasion  de  chacun 
d'eux,  les  différentes  réunions  tenues  par  les  Arvales  et  la 
cause  de  ces  réunions.  C'est  dans  ces  actes  que  Ton  trouve 
rapporté  le  fameux  chant  des  Arvales',  qui  a  tant  exercé  la 
sagacité  des  savants  ^  Leur  intérêt  est  considérable,  car  ils 
touchent  constamment,  en  dehors  des  questions  religieuses, 
à  l'histoire  de  l'Empire  romain  ou  de  la  famille  impériale. 

A  côté  des  frères  Arvales,  il  faut  citer  : 

les  actes  des  jeux  séculaires  {Eph.  epigr.,  VIII,  p.  225  et 
suiv.); 

les  fastes  des  Augures  {C.  I.  L.,  VI,   1976)  ; 

ceux  des  Salii  Palatini  (Ibid.,  1977-1983)  ; 

ceux  des  sodales  Divorum  Augustorum  [Ibid.,  1984-1990); 

ceux  des  prêtres  qui  se  réunissaient  dans  le  temple  de 
Jupiter  Propugnator  (/A/r/.,  2004-2009); 

1.  Gli.  atti  c  monumenti  du'  fraiclLi  Arcali,  Roma,  1795. 

2.  Scaci  nel  bosco  dei  fratelli  Arrali,  Roma.  1S6S;  Actafratrum  Arcalium 
qunc  suporsunt,  Beroliiii,  li)74  :  C.  1 .  L.,  VI,  :iO:23-2U9,  et  Bullett.  co/nunalc, 
1889,  p.  116  et  suiv.  Cf.  Kp/i.  epu/r.,  U,  p.  211  et  suiv. 

3.  C.  /.  L.,  VI,  2104,  I.  32  et  suiv. 

4.  Cf.  Mommseii  (C.  /.  L.,  I,  28)  ;  L.  Havet,  De  Saturnio  Latinorum  cersu, 
p.  218;  M.  Bréal,  Mcm.  de  la  Société  do  liiu/uiatiqur,  IV,  p.  373  et  suiv.; 
Biicheler,  Indca;  l'c/tol.  Bonnens.  aest.,  1876;  EdoQ,  XouceUe  Étude  sur  le 
Cliant  Lémural.  Paris.  1884,  in-8,  qui  a  cité  les  diverses  explicatioQS  données 
par  tous  ses  prédécesseurs. 


DOCUMENTS  REl-ATIFS  A  L'ARM ÉK  297 

ceux  des  prêtres  de  la  Domus  Augusta  (Ibid.,  2010). 

Tous  les  fastes  énumérés  ci-dessus  ne  contiennent  guère 
que  des  noms,  ceux  des  membres  du  collège  avec  la  date 
de  leur  entrée  dans  le  collège.  Souvent  la  date  est  double  ; 
elle  est  indiquée  par  les  consuls  de  Tannée  et  par  Tannée 
de  la  fondation  de  Rome  (PRC). 


7°  Documents  relatifs  à  l'armée 

Nous  possédons  un  certain  nombre  de  listes  de  soldats  ou 
de  sous-offîciers  romains,  qui  doivent  obtenir  une  mention 
spéciale.  A  la  vérité,  ces  listes  ne  sont  pas  isolées,  sauf  lors- 
que la  pierre  est  mutilée  ou  qu'elle  faisait  partie  d'un  ensem- 
ble dont  le  début  a  disparu;  elles  se  lisent  soit  à  la  suite  de 
dédicacesà  desdivinitésou  àdes  empereurs,  soit  dans  des  ins- 
criptions destinées  à  rappeler  des  travaux  exécutés  par  des 
détachements  militaires  ;  elles  rentrent  donc  dans  d'autres 
catégories  de  textes  épigraphiques  déjà  étudiées  ;  cependant 
leur  importance  est  assez  grande  pour  qu'il  en  soit  question 
ici  spécialement.  Ces  listes  sont  généralement  présentées 
par  centuries,  le  nom  du  centurion  étant  rapporté  en  tète  de 
chaque  subdivision  ;  puis  viennent  les  noms  des  soldats 
et  sous-offîciers  avec  la  mention  de  leur  tribu,  de  leur  ville 
natale,  et  souvent  aussi  de  leur  grade.  Sur  certaines  de  ces 
listes,  une  date  consulaire,  intercalée  au  milieu  des  noms  des 
soldats,  indique  l'époque  à  laquelle  ils  sont  entrés  au  service. 
Dans  la  disposition  matérielle  de  ces  noms,  il  faut  obser- 
ver, ce  qui  se  produit  pour  des  listes  de  toute  nature,  que, 
pour  obtenir  de  la  régularité  dans  la  gravure,  on  a  soin 
souvent  de  séparer  les  lettres  finales  du  nomeii  et  du 
co^iwmen  du  reste  du  mot  et  de  les  ranger  Tune  au-des- 
sous  de  l'autre  sur  une  môme  ligne  verticale,  comme  dans 
le  fragment  de  liste  militaire  transcrit  à  la  page  suivante, 
où  sont  signalés  des  soldats  de  la  troisième  cohorte  préto- 
rienne. 


298  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

C.  J.  L.,VI,  p.  654,  (-01.2,  1.  49  et  suiv. 

7     \M  T  A  L I  S 

T  O  R  Q  V  A  T  O 

M  CASSIV 

L  APERTIV 

L  CORNELIV 

L  ^^ETTIE^"V 


ET         ATTICO         COS 

S 

s 
s 
s 

GALLIANV 
VICTO 
PRVDEN 
IVST^' 

S     LAVD           E 
R    BRIXEL       L 
S     BRIXEL       L 
S     ROM            A 

A  V  I  T  0 


E  T 


M  A  X  I  M  O 


COS 


MES 

VAB\^RV 

S 

SECVNDINV 

S 

FAVEN       T 

COR 

L 

COMINIV 

S 

VERECVNDV 

S 

VOLSI        N 

T 

VASSIDIV 

S 

SEVERV 

s 

BONONI     A 

SP 

P 

ATTICIV 

S 

VRSI 

0 

BRIXEL     L 

C 

IVLIV 

S 

PROCVLV 

s 

DOBER      0 

COR 

M 

ATTIV 

S 

FIRMV 

s 

FORO     SEMP 

C[cnturia)  J'/talis 
Torqiiato  et  Attico  co{n)s{i(libus)  —  an   143 
M.  Cassius    Gallianiis,  Laudc 
L.  Aper tilts  Victor,  Bri.rell{o) 
L.  Cornélius    Prudens,  Bri.rell(o) 
L.  Vettienus  Jiistus,  Ronia 

Avito  et  Maximo  'co(n)siiilibiis) —  an  144 
Me{7i)s(or  Vnbi/riis  Sccundinus,  Favent{ia) 

Cor(nici(lariiis)    L.  Coininiiis    Vereciindus,    Volsin{iis) 

T.   Vassidius  Scverus^  Bononia 
Spicciilator)         P.  Atticius  Ursio,  BrixelUo) 

C.  Julius  Prociiliis,  Dohcro 
Cor(iiiculariiis)    M.  Attiits  Firmiis,  Fora  Sei)ip{roni) 

On  a  trouvé  des  listes  de  celle  t^spèce: 

[)our  les  cohortes  j)i'étorieiines,  à  Ivome  {C.  f,  L.,  ^  1,  j).    651 
et  SLiiv.;  £>j//.  tfp/ijr.,  IV.   |).  305,  3i0,    329  et  suiv.); 
pour  les  vigiles,  à  Rome    C.I.L.,  VI,  1056  et  suiv.)'. 

1.  Cf.  Kellormann.  Vif/ilimi  rotnanonim  latorcaladrto  Coclirnontano,  Ronia, 
1835,  in-4«. 


DOCUMENTS  RELATIFS  A  L'ARMÉE  299 

pour  les  légions,  en  Dacie,  à  Troesniis  [C.  f.  />.,  III,  6178  et 
suiv.); 
en    Pannonie,  à    Aquincum   (  Ibid.,    3591, 

4452); 
à  Carnuntum  [Ibid.,  4452); 
en  Noricum,  à  Virununi  (Ibid.,  'illS,  ^IS^, 

4785); 
en      Germanie,     à     Mayence     (Brambach, 

1320); 
en  Egypte,  à  Coptos  [C.  I.  L.,  III,  6627); 
et  surtout  en  Afrique,    à  Lambèse  (C    /.  L.,  VIII,  p.    21)6    et 
suiv.,  p.  1729  et  suiv.;  R.  Gagnât,  Musée  de  Lambèse,  p.  65). 

Un  des  monuments  les  plus  importants!  de  cette  espèce 
qui  ait  été  rencontré  est  la  liste  des  centurions  de  la  lé- 
gion IIP  Aiigusta,e\\  Tannée  162  [C.  I.  L.,YIII,  18065);  elle  a 
donné  lieu  à  plusieurs  articles  et  le  nombre  des  officiers 
qui  y  figurent  n'est  pas  encore  pleinement  expliqué  \ 

G'est  également  à  Lambèse  qu'on  a  découvert  les  docu- 
ments dont  il  nous  reste  à  parler. 

'L'allocution  d'Hadrien.  Dans  son  voyage  en  Afrique, 
Tempereur  Hadrien  passa  en  revue  le  corps  d'armée  d'oc- 
cupation du  pays  et  prononça,  en  présence  de  plusieurs  des 
troupes  qui  le  composaient,  une  harangue  aujourd'hui  célèbre. 
Elle  nous  a  été  conservée,  en  partie  malheureusement,  sur 
une  base  qui  existe  encore  et  qui  figure  au  musée  du  Louvre 
[C.  I.  L.,  VIII,  18042).  L'empereur  y  exprime  sa  satisfaction, 
au  sujet  des  manœuvres  dont  il  a  été  témoin,  et  formule 
quelques  critiques. 

Les  règlements  des  collèges  de  sous-officiers  établis  dans  le 
camp  de  la  légion  III"  Augusta  à  partir  de  Septime-Sévère. 
Gelui  du  collège  des  corniculaires  [C.  I.  L.,  VIII,  2557) 
existe  encore  en  entier;  on  a  des  fragments  d'un  certain 
nombre  d'autres  règlements   analogues,    qui  étaient   gravés 

1.  Cf.  surtout  au  sujet  de  ce  document,  Mommsen,  Bulletin  des  Antiquités 
o/'/vcatrtes,  1884,  p.28.2etsuiv. 


300  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

intérieurement  sur  la  partie  circulaire  qui  formait  le  fond 
de  l'édifice  où  chaque  groupe  de  sous-offîciers  se  réunis- 
sait [C.  L  L.,  VIII,  2553,  2552,  2554,  2556;  R.  Cagnat, 
Musée  de  Lamhèse,  p.  58). 


8°  Documents  relatifs  à  des  municipalités 

Ils  sont  rédigés  d'habitude  comme  les  documents  ana- 
logues relatifs  au   peuple  romain. 

Ainsi,  les  décrets  des  décurions  sont  présentés  sous  la 
même  forme  que  les  sénatus-consultes  :  en  tète  sont  si- 
gnalés le  lieu  de  réunion  du  sénat  municipal  et  la  date  de 
cette  réunion  ;  puis  vient  la  formule  habituelle  de  la  relatio 
et  la  sentence.  (Voir  plus  haut,  p.  268.)  De  même,  entre 
les  album  (liste  des  sénateurs)  municipaux  et  les  listes  ana- 
logues qui  étaient  dressées  à  Rome  pour  le  sénat',  il  nV 
avait  que  de  légères  différences,  le  mode  de  rédaction 
étant  le  même.  Les  sénateurs  y  sont  rangés  par  catégories, 
les  patrons,  les  anciens  dignitaires  et  les  dignitaires  actuels 
civils  et  religieux  en  tète. 

Le  nombre  des  décrets  de  sénats  municipaux  que  nous 
ont  gardés  les  inscriptions  est  assez  important.  Le  plus 
ancien  est  la  lex  parieti  faciundo  de  Pouzzoles  qui  date 
de  649=  105  av.  J.-C.  [C.  I.L.,  I,  577).  Le  document  connu 
sous  le  nom  de  Cenotaphia  Pisana{C.  I.  L.,  XI,  1420,  1421) 
n'est  que  de  Tannée  3  après  J.-C.  :  il  renferme  deux  décrets 
du  sénat  de  Pise  sur  les  honneurs  à  rendre  aux  deux  petits- 
fils  d'Auguste,  L.  et  C.  Caesar.  Le  décret  des  décurions 
de  Gabies  relatif  à  l'acceptation  d'un  legs  pour  honorer  la 
mémoire  de  Domitia,  femme  de  Domitien  [C.  I.  L.,  XIV, 
2795),  est  de  la  fin  du  I"  siècle;  celui  de  Lanuvium,  au  sujet  de 
L.  Fabius  Severus,  personnage  sénatorial  C.  l.L.^  \',  532j, 
de  136;  celui  de  (Jiapoue,  rclalil"  aux  funérailles  de  L.   Antis- 

1.  On  n'en  a  pas  d'e.xemples  épigraphiqiies,  maison  peut  les  restituer  d'après 
les  textes  des  auteurs.  Cf.  Willems,  Le  Sénaï/oma/Vi,  I,  p.  239-248. 


ACTES  DES  MUNICIPALITES  301 

tius  Campanus  et  aux  honneurs  que  le  sénat  lui  vote  [C.  I .  L., 
X,  3903),  de  l'époque  deMarc-Aurèle.  Deux  décrets  du  conseil 
municipal  de  Paestum,  où  il  est  décidé  d'ofîrir  le  titre  de 
patron  à  Aurelius  Gentianus  (dont  le  nom  a  été  martelé 
postérieurement)  et  à  Helpidius  [Ibid.,  X,  476,  477),  se 
rapportent  à  l'année  337  et  à  l'année  344.  Bon  nombre 
d'autres  textes  de  la  même  espèce  sont  impossibles  à  dater 
d'une  façon  précise  [Ibid. ,  X,  1453,  à  Herculanum  ;  1782, 
1783,  à  Pouzzoles  ;  XIV,  2466,  à  Castrimoenium  ;  VllI, 
15880,  à  Sicca,  etc.). 

Quant  aux  album,  nous  en  connaissons  trois  exemples, 
d'époques  différentes,  celui  de  Canusium  [C.  I.  L.,  IX,  338), 
de  l'année  223,  et  ceux  de  Thamugadi  [Ibid.,  VIII,  2403  et 
17903),  du  temps  de  Constance  ou  de  Julien.  Une  inscrip- 
tion de  Sigus  [Ibid.,  Vlll,  10860)  contient  peut-être  les 
noms  des  membres  de  Vordo  dapagus. 

Les  tabulae  patronatus,  actes  par  lesquels  un  municipe 
ou  une  colonie  faisait  un  pacte  d'hospitalité  avec  un  person- 
nage influent  et  le  choisissait  pour  patron,  demandent  une 
mention  spéciale.  Quand  ces  inscriptions  ne  sont  pas  rédi- 
gées dans  la  forme  usitée  pour  les  décrets  des  sénats  mu- 
nicipaux, c'est-à-dire  lorsqu'elles  ne  sont  pas  purement 
et  simplement  la  reproduction  du  procès-verbal  de  la  séance 
où  le  personnage  a  été  nommé  par  le  sénat  de  la  ville 
(voir  les  exem])les  du  décret  cité  plus  haut),  elles  sont  le 
plus  souvent  conçues  à  peu  près  de  la  façon  suivante  : 

illo,  illo  co[n)s[ulibus)  ;  Kal.  Augustis  ou  toute  autre  date. 

Seiiatus  populusque  civitatis  illiiis...  hospitium  fecerunt 
cum  illo,  eumque  et  posteras  ejus  sibi posterisque  suis  patro- 
num  cooptaverunt,  isque  eos  posterosque  eorum  in  fidem 
clieiitelainque  suam  recepit.  Egerunt  ou  facienduin  curave- 
runt  ille,  ille,  illei  ou  en  changeant  le  sujet  de  la  première 
phrase: 

llle  hospitium  fecit  cum  senatu  et  populo  civitatis  illius, 
sibi,  liberis  posterisque  eorum,  eosque  patrocinio  suo  tuen- 
dos  recepit;  agentibus  legatis  illo,  illo. 


302  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

La  première  tournure  est  employée  dans  les  tables  de 
patronat  de  Rome  (C.  /.  L.,  VI,  1685,  1686,  1687),  de  Brixia 
(V,  4919,  4920:,  d'Afrique  (VIII,  68,  69),  de  Sardaigne  (X, 
7845)  ;  la  seconde  dans  les  tables  d'Afrique  (VIII,  8837, 
10525  —  ce  texte  est  du  temps  de  César)  et  d'Espagne  (II, 
2960  et  3695). 

Parmi  les  documents  relatifs  à  des  municipalités,  on 
pourrait  aussi  ranger  les  fastes  et  calendriers  municipaux, 
tels  que  ceux  de  Cumes  [CI.  L.,  I,  2,  p.  229)  et  de  Capoue 
[Ibicl..,  X,  3792). 

Enfin^  il  faut  signaler,  en  terminant,  des  documents  d'une 
nature  unique,  qui  ne  rentrent  dans  aucune  des  catégories 
mentionnées  précédemment  et  qui  sont  pourtant  d'un  inté- 
rêt exceptionnel:  d'abord  la  table  de  Veleia  [C.  I.  L.,  XI, 
1147)  et  celle  des  Ligures  Baebiani  {IbicL,  IX,  1455),  qui 
comprennent  toutes  deux  une  liste  de  biens-fonds,  hypothé- 
qués par  leurs  propriétaires  et  sur  lesquels  sont  assignés 
les  revenus  nécessaires  aux  fondations  alimentaires  de 
Trajan  dans  ces  deux  villes  ;  et  en  second  lieu  une  ordon- 
nance qui  règle  la  part  d'eau  à  laquelle  aura  droit  chaque 
colon  de  la  cité  de  Lamasba,  en  Xumidie,  ainsi  que  la 
durée  du  temps  pendant  laquelle  il  pourra  en  user,  suivant 
la  saison  {Ibid.,  VIII,  18587;. 


9"  Documents  relatifs  à  des  collèges 

Ces  documents  sont  rédis-és  d'une  façon  analoofue  aux 
actes  municipaux  sur  le  modèle  desquels  ils  sont  conçus  : 
les  décrets  des  collèges  rappellent  les  décrets  des  munici- 
palités ;  les  album  sont  libellés  comme  ceux  que  nous 
venons  d'avoir  l'occasion  de  signaler.  On  s'en  convaincra 
en  se  reportant  à  l'album  des  lenuncularii  tabularii  auxi- 
liarii  d'Ostie  [CI.  L.,  XIV,  250  cl  251),  oit  les  membres 
du  collège  sont  inscrits  par  catégories,  en  commençant 
par  les  patrons  :  à  celui   d'un  collège    d'IIerculanum  [Ibid.^ 


ACTES  DES  COLLEGES  303 

X,  1403^,  divisé  par  centuries  ;  à  celui  des  dendrophores 
de  C  urne  s  {IbicL,  3699)  ;  à  celui  des  initiales  collegii  Sil- 
vani  Aureliani,  à  Rome  [Ihid.^  VI,  631,  632),  composés 
en  grande  partie  de  gladiateurs  appartenant  à  l'empereur 
et  qui  sont  répartis  en  quatre  décuries  ;  à  celui  d'une  fami- 
lia  gladiatorum  privée  [Ibid.,  IX,  465,  466),  où  ils  sont 
classés  par  professions  [équités,  thraeces^  murmillones,  etc.) 
et  d'autres  encore.  Même  conclusion,  si  Ton  examine  les 
décrets  rendus  par  le  collège  des  Arvales  en  l'année  87 
[Ibid.^  YI,  2165)  ;  par  celui  des  fabri  et  des  centonarii  à 
Regium  Lepidi  (Orclli,  4133),  ou  par  celui  des  dendrophores 
à  Pouzzoles  [C.  I.  L.,  X,  1876),  et  les  décisions  en  vertu 
desquelles  les  fabri  et  les  centonarii  de  Sentinum  nomment 
patron  Corelius  Fuscus  (Muratori,  p.  564,  1,  et  565,1).  Les 
lois  constitutives  que  se  donnent  les  collèges  funéraires 
d'Esculapeet  d'Hygie,  à  Rome  (6\  /.  L.,  VI,  10234),  de  Diane 
et  d'Antinous  à  Lanuvium  (Henzen,  6086),  de  Jupiter  à  Hen- 
chir-Dekir,  en  Afrique  (6".  /.  L.,  VIII,  14683),  sont  égale- 
ment rapportées  sous  une  forme  semblable  à  celles  des  déci- 
sions prises  par  le  sénat  romain  et  les  sénats  municipaux. 
—  De  même,  lorsqu'un  magistrat  d'un  collège  rend  un 
arrêt  dans  la  plénitude  de  ses  droits,  il  emprunte  les  for- 
mules usitées  en  pareil  cas  par  les  magistrats  municipaux 
ou  même  publics.  C'est  ainsi  qu'à  une  requête  à  eux  adres- 
sée par  un  de  leurs  jardiniers,  Geminius  Eutyches,  les 
quinquennales  du  collège  des  divae  Fauslinae  répondent 
dans  une  lettre  aux  scribes  de  l'association  : 

Euphrata  et  Salvius  Chrysopedi,  Pudentiano,  Yacintlw, 
Soplironio  et  Basilio  et  Hypurgo  scrib[is)  salutem.  Exem- 
pt am  libelli  dati  nobis  a  Geminio  Eutychete  colon o  litteris 
nostris  applicuimus  ;  et  cum  adliget  aliis  quoq[ue)  colonis 
permissuni,  curabitis  observare  ne  ampliorem  locuni  memo- 
riae  e.xtruat  quani  quid  libella  suo  professas  est .  Dat{a)  VIII 
liai.  Aug.  Albino  et  Maxinio  cos\ 

1.  Notizce  degli  scaci,  1887,  p.  115;  Bullett.,  18S7,  p.  203et  suiv.  ;  Bullett.dell' 
Istit.  cU  diritto  Romano,    1888..  p.  21  et  suiv. 


304 


DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 


10°  Actes  privés 

Les  actes  privés  sont  d'autant  plus  curieux  qu'ils  sont 
plus  rares  ;  étant  généralement  écrits  sur  des  matières  faci- 
lement destructibles,  ils  ont,  pour  la  plupart,  disparu. 
On  en  a  pourtant  retrouvé  quelques  spécimens  qui  avaient 
été  gravés  sur  des  corps  résistants  ou  que  des  circonstances 
particulièrement  favorables  avaient  conservés.  Nous  rap- 
pellerons le  testament  de  Dasumius  [C.  I.  L.,  VI,  10229), 
les  fragments  de  testament  et  la  donation  àe  Flavius  Artemi- 
dorus  {IbicL,  10289)^  ainsi  que  les  différents  actes  analogues 
que  nous  avons  cités  déjà  précédemment.  Nous  y  ajoute- 
rons les    tablettes  de  Dacie  et   celles   de  Pompéi.  Les  pre- 


(V 


r ^Jr:\, 


mières  contiennent  une  suite  de  ventes  et  de  contrats  qui 
se  sont  rencontrés  dans  un  district  minier  ;  elles  ont  été 
publiées  avec  fac-similé  au  IIP  vohinic  (hi  (^orpiis  fnscrip- 
tionum  Latiiiarum  (p.  291  etsuiv.);  les  secondes  renferment 
toutes  les  quittances  d'un  commissaire-priseur,  L.  Caecilius 


INSCRIPTIONS  SUR  OBJETS  DIVERS  305 

Secundus  {Hermès,  1877,  p.  88  et  suiv.').  On  a  trouvé  récem- 
ment à  Pompéi  trois  nouvelles  tablettes  semblables,  rela- 
tives à  des  ventes  d'esclaves' .  Nous  reproduisons  ci-contre 
Tune  d'elles  comme  spécimen  de  ces  sortes  de  documents, 

Poppaea,  Pr{i)sci  libcrta,  Note  j/travit  piicros  Simplicem  et  Pctrinum 
swe  ea  mnncipin  aU{i)s  no)ninib[us\  sunt  sua  esse  seque  possidcrc,  ne- 
que  ea  mancipia  nuulli  ohligata  esse,  neque  sibicuin  ul{l)o  com[/nunin] 
esse  ;  eaque  mancipia  singula  sestertiii)s  nu[mmis  sin]gulis  Dicidia 
Margaris  émit  ob  sestertios. ..  ;  mancipia  accepit  de  Popp(a')ea,  Prisc[i 
liberla^  Notc]^  tutorc  auctorc  D.  ?  Caprasio  A  ?.. .  ;  libripende  in  singula 
P.  C...  ;  [an]testata  est  in  si[ngu]la...  Pop(pa)ea,  Prisci  lib[erta, 
Noie ]  uti  ea  mancipia... 

Naturellement  il  est  impossible  de  donner  des  règles  au 
sujet  de  ces  sortes  de  monuments,  dont  les  formules  varient 
avec  le  contenu  des  actes  eux-mêmes. 


§  6.  —  Inscriptions  sur  objets  divers 

Outre  les  classes  de  monuments  épigraphiques  que  nous 
venons  d'énumérer,  il  existe  une  catégorie  d'inscriptions 
gravées  sur  différents  objets  mobiles,  de  toutes  dimensions, 
destinés  à  un  usage  public  ou  privé.  Elles  sont  groupées, 
pour  la  plupart,  à  la  fin  des  Corpus,  sous  le  nom  à'instru- 
meiitum.  Ces  documents  semblent,  au  premier  abord,  appor- 
ter pour  l'étude  de  l'histoire  et  des  antiquités  romaines  une 
contribution  moins  riche  que  les  autres  inscriptions.  De  là 
vient  qu'ils  ont  été  moins  étudiés  et  que  bon  nombre  d'entre 
eux,  négligés  à  dessein  par  ceux  qui  avaient  l'occasion  de 
les  recueillir^,  sont  aujourd'hui  perdus  pour  nous  à  jamais. 

1.  Elles  avaient  été  publiées  antérieurement  par  M.  G.  dePetra,  La  Tacole  cerate 
di  Ponipei,  Roma,  1876  (dans  les  Alii  de,W  Academia  dei  Lincei).  Cf.  aussi 
Zeitschri/t  fier  Saeicjny-Stiftung,  ,IX  (1888)  ;  —  Rom.  Abtheil.  —  p.  60  et  suiv. 

2.  Notizie  degli  scaci,  1887,  p.  417  et  suiv.  Hermès,  1888,  p.  157  ;  Jhdtett. 
delV  Istituto  dl  diritto  roniano,  1888,  p.  5  et  suiv.  La  figure  reproduite  dans  le 
texte  est  empruntée  à  ce  périodique. 

20 


306  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

Ils  sont  loin  pourtant  d'être  sans  intérêt;  et  le  jour  où  Ton 
aura  réuni  en  petits  recueils  spéciaux  tous  ceux  qui  font 
partie  de  la  même  catégorie,  on  s'apercevra,  parleur  compa- 
raison, des  ressources  qu'ils  offrent  à  la  connaissance  des 
antiquités  romaines. 

Les  plus  importants  de  ces  monuments  dont  il  n'est  pas 
possible  ici  de  donner  une  énumération  complète,  sont  les 
suivants  : 

1°  Inscriptions  sur   blocs  de  marbre  ou  lingots  de  métal 

Les  blocs  de  marbre  brut  ou  taillé  recevaient  générale- 
ment, au  moment  où  ils  étaient  extraits,  des  inscriptions 
qui  sont  d'un  grand  intérêt  pour  l'histoire  et  l'administration 
intérieure  des  carrières  à  l'époque  romaine.  On  a  trouvé 
des  blocs  ainsi  marqués  non  seulement  sur  place,  à  l'endroit 
même  d'où  ils  étaient  tirés,  en  Asie^  et  en  Afrique*,  par 
exemple,  mais  aussi  à  Rome  dans  V emporium  où  l'on  dé- 
chargeait les  navires  à  leur  arrivée.  Ces  marques  con- 
tiennent d'habitude  :  a)  le  numéro  d'extraction  du  bloc,  ce 
qui  apprend  combien  de  blocs  semblables  ont  été  débités 
dans  la  même  partie  de  la  carrière  et  dans  le  même  chantier 
depuis  le  commencement  de  l'année  ;  b)  la  date  consulaire 
déterminant  l'année  d'extraction;  c)  souvent  des  renseigne- 
ments sur  le  chantier  [officina)  ou  sur  la  partie  de  la  carrière 
{locus,  brachium)  qui  a  fourni  le  bloc;  d)  souvent  aussi  les 
noms,  titre  et  qualité  des  employés  qui  ont  ordonné  ou  sur- 
veillé le  travail.  Les  noms  des  empereurs,  qui  se  lisent  par- 
fois au  début  ou  à  la  fin,  présentés  au  génitif,  indiquent  que 
la  carrière  fait  partie  du  domaine  impérial.  Enfin  on  trouve 
aussi,  sur  un  certain  nombre  de  ces  blocs,  des  sigles  de- 
meurées jusqu'ici  inexpliquées  '. 

1.  C.  /.  L.,  III.  p.  71:  Eph.  epigr.,  IV,  p.  34,  et  V,  p.  47. 

2.  C.  /.  L.,  VIII,  p.  1417  et  suiv.  Cf.  Héron  de  Villefosse,  Rcc.  arch.  (2' série), 
t.  XLI,  p.  33  et  suiv.;  R.  Caguat,  Explorations  épùjrap/iiques  en  Tunisie,  II, 
p.  104  et  suiv.,  et  A'oucelles  Explorations  en  Tunisie,  u»*  75  et  suivants. 

3.  Voir,  sur  ces  marques,  le  travail  capital  de  Bruzza,  Annali,  1870,  p.  106  et 
suiv.  Cf.  Mommsen,  Dullett.,  1871.  p.  159. 


INSCRIPTIONS  SUR  BLOCS  DE  MARBRE  307 

Exemples  :  Wilmanns,  2772  a;  sur  un  bloc  de  marbre  de 
Chio,  trouvé  à  remporium  : 

Sur  une  autre  face  : 

IMP  VESPASIANO  VI  EX  RAT  L^ET  SER 

TITO  C^S-IIII  COS  N  LXXXV 

Impieratore)    Vespasiano    VI,  Tito   Caes(^are)  IIII  co{n)s{uIibiis);   ex   ra- 
t{,ione)  Laet{i)  ser{vi)  ;  n{umero)  LXXXV. 

Wilmanns,  2772  n;  sur  un  bloc  de  marbre  de  Carysto  : 


D'un  côté  : 

Sur  la  face  : 

De  l'autre  côté 

N  L  X  V 

AVGVRIN    COS 

L  •  LXXX    R 

C    ^    N 

L    •    LXXX       R 

Augurin{o)  co{n)s{itle)  ;  lioco)  LXXX  ;  r(ccta).  N{uinero)  LXV.  Cae(saris) 
niostri). 

C.  I.  L.,  Vni,  14588,  dans  la  carrière  de  marbre  numi- 
dique  de  Chemtou  : 

N   CCCV   QF  GENII   MONTIS 

IMP    COMMODO  AVG   IIII   ET  VICTORINO  il   COS 

CAESVRA  MAXIMI  •  PROC 

N(i(i>iero}  CCCV;  of{ficina)  Genii  montis.  Impieratore)  Commodo  Au- 
gUisto)  quartnm  et  Victorino  iteruin  co(n)siidibus).  Caesura  Maximi 
nroc{uratoris) . 

Il  faut  en  rapprocher  des  marques  de  même  nature,  mais 
sur  lingots  de  métal,  qui  ont  été  découvertes  en  France  %  en 
Angleterre  %  en  Sardaigne  %  en  Italie*,  en  Espagne'. 


1.  Vaillant,  A  propos  d'un  saumon  de  plomb  antique  iroueé  à  Saint-Valery- 
sur-Somme  (Boulogne,  1887)  =  Année  épigraphique,  1888,  p.  53. 

2.  C.  /.  L.,  VII,  p.  220  et  suiv. 

3.  C.  /.  L.,  IX,  8073. 

4.  C.  I.L.,  IX,  6091;  X,  8339. 

5.  C.  /.  L.,  II,  3280,  3439;  Hùbner,  Exempla  scripturae  epigraphicae,  n"  1206. 


308  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTION 

Exemples  :  C.  I.  L.,  YII,  1205;  vient  cFAngleterre. 

Sur  une  face  : 

LMP  •  VESP  •  VÏÏ  •  T  •  LMP  •  V  •  COS 

Sur  une  autre  : 
DE    CEA 

Imp{eratore)    Vesp{asiano)    VII,    T(ito)   Impieratore)  V   coin)s{libiis)  ;   de 

Cea{ngis). 

Année  épigraphique^  1888,  n.  53;  môme  origine  : 

NERONIS  •  AVG    BRITAN   L  ÏÏ 

Neronis  Aitg{usti)  ;  Britan{nicuni);  I(cgio)  II. 

2*^  Inscriptions  sur  tuiles  et  briques^ 

Les  tuiles  et  les  briques  se  rencontrent  en  grande  quan- 
tité dans  les  constructions  ou  les  ruines  romaines  ;  un  bon 
nombre  d'entre  elles  portent  des  estampilles,  différentes 
suivant  que  les  briqueteries  où  elles  étaient  fabriquées  appar- 
tenaient aux  empereurs  ou  à  des  membres  de  leur  famille, 
à  des  municipes  ou  à  des  particuliers.  Ces  estampilles  con- 
tiennent de  curieux  renseignements  sur  l'organisation  des 
briqueteries  dans  le  monde  romain,  sur  le  personnel  qui 
était  employé  à  la  fabrication  des  briques  ou  à  leur  vente. 
Elles  ont,  de  plus,  un  intérêt  géographique  et  historique  : 
géographique,  en  nous  donnant  d'utiles  indices  pour  la 
topographie,  en  nous  enseignant  remplacement  de  fabriques 
de  poteries  et  par  suite  de  domaines  privés  ou  impériaux, 
en  désignant  même  parfois  nominalement  des  localités  non 
encore  identifiées;  histori(|ue,  parce  ([u'elles  offrent  les 
noms    de    personnages    connus    ou    ceux    des    consuls    de 

1.  Cf.  Descemet,  Inscriptions  doliaires  latines  (Bibliothèque  des  Ét'.oles  fran- 
çaises d'Athènes  et  de  Rome,  XV);  Marini,  Le  Iscrizioni  antivhe  doliari,  Rome, 
1884,  in-4;  Dressel,  Untersuchiinr/en  ilber  clic  ClironoLogic  dcr  Ziegclstcm/jcl  der 
Gens  Dornitia,  IJerlin,  1S86,  in-8;  C.  /.  L.,  XV. 


INSCRIPTIONS  SUR  TUILES  ET  BRIQUES  309 

l'année,  soit  ordinaires,  soit  sufFects,  et  nous  permettent  par 
là  de  dater  les  édifices  dans  lesquels  ellesse  sont  rencontrées \ 

Une  autre  catégorie  de  briques,  non  moins  importante, 
porte  la  désignation  de  l'armée,  de  la  légion,  du  corps  auxi- 
liaire ou  du  détachement  militaire  qui  les  a  faites  pour  son 
usage.  On  comprend  de  quelle  utilité  sont  de  semblables 
documents  pour  l'histoire  de  l'organisation  de  l'armée  ro- 
maine, de  ses  campements  permanents  ou  provisoires,  des 
expéditions  auxquelles  elle  a  été  appelée.  Je  rappellerai  à 
ce  sujet  ces  briques  trouvées  à  Mirebeau,  qui  sont  actuel- 
lement au  Musée  de  Dijon  ^  Elles  nous  apprennent,  con- 
curremment avec  un  texte  de  Tacite'  qu'elles  servent  à 
établir,  qu'en  70,  un  corps  expéditionnaire  composé  des 
légions  I,  VIII,  XI,  XIIII,  XXI  passa  les  Alpes  et  vint 
occuper  le  pays  des  J^ingons;  c'est  une  page  de  l'histoire 
de  l'Empire  romain  à  cette  date. 

Ces  inscriptions  sont  tantôt  en  creux,  tantôt  en  relief; 
lorsqu'elles  ont  été  disposées  sur  des  lignes  horizontales, 
même  si  certains  caractères  sont  retournés  \  ce  qui  arrive 
souvent,  leur  lecture  n'offre  pas  de  grandes  difficultés.  Mais 
elles  affectent  souvent,  surtout  à  partir  du  II''  siècle  après 
J.-C,  la  forme  d'un  cachet  circulaire,  et  se  composent  d'une 
ou  plusieurs  lignes  concentriques;  dans  ce  cas,  le  centre  en 
est  orné,  la  plupart  du  temps,  de  figures  ou  d'ornements 
divers;  parfois  même  le  dernier  mot  de  l'inscription  se 
trouve  à  cet  endroit. 


1.  Sur  l'intérêt  que  présentent  ces  documents,  on  peut  consulter  un  article  de 
M.  Geffroy,  Reo.  arch.[t  série),  t.  XXXVIII,  p.  96  et  suiv.,  et  Marquardt, 
Vie  pricée  des  Romains,  II,  p.  319  et  suiv. 

2.  Mowat,  Bulletin  épigraphiquo,  1883,  p.  221  et  suiv.,  303  et  suiv.;  1884, 
p.  22  et  suiv.,  p.  65  et  suiv.  ;  Mommsen,  Hennés,  1884,  p.  437  et  suiv.  ;  R.  Gagnât, 
De  l'Utilité  des  études  épigraphiques,  p.  8  et  suiv. 

3.  Hist.,  IV,  68. 

4.  Voir,  au  sujet  des  lettres  retournées  ou  renversées  dans  les  inscriptions 
céramiques  romaines,  Descemet,  Inscriptions  doliaires,  p.  124.  Il  ne  croit  pas 
que  des  signes  typographiques  mobiles  aient  été  employés  par  les  potiers  ro- 
mains. Cf.  Geffroy,  loccit.,^.  105  et  suiv.  Lanciaui  [Sillogc  epigrajîca  aquaria), 
dans  les  Atti  délia  Acadomia  dei  Lincei,  1880,  p.  417)  est  d'un  avis  contraire. 


310  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

Les  règles  à  suivre  pour  déchiffrer  ces  sortes  d'estam- 
pilles ont  été  très  bien  indiquées  par  M.  Descemet^;  nous 
ne  saurions  mieux  faire  que  de  les  lui  emprunter  : 


«  Étant  donnée  la  forme  ci-dessus,  qui  est  la  plus  ordi- 
naire pour  les  timbres  ronds,  posez  la  brique  sur  la  tangente 
AB  qui  affleure  le  petit  cercle  D,  et  lisez  les  lignes  concen- 
triques en  débutant  par  votre  droite  en  a,  puis  à  droite  en 
b.  Quand  le  centre  C  est  occupé  par  une  figure  humaine,  par 
un  buste  ou  par  un  diagramme  de  ce  genre,  placez-le 
debout  et  lisez  de  même  en  commençant  aux  points  a,  puis 
b,  c'est-à-dire,  d'abord  et  toujours,  par  la  ligne  extérieure. 

»  Quelquefois  le  petit  cercle  D  n'existe  pas  ;  l'estampille 
est  formée  de  lignes  concentriques  ininterrompues,  et  au 
milieu  C,  il  y  a  un  quadrupède,  ou  un  oiseau,  ou  un  in- 
secte, etc.  Dans  ce  cas,  l'inscription  commence  directement 
au-dessus  de  l'animal  posé  sur  ses  pattes. 

»  Enfin,  un  grand  nombre  de  briques  latines,  dites  du 
temps  de  Dioclétien,  sont  marquées  de  timbres  en  caractères 
barbares  qui  n'offrent  aucun  point  de  repère  assuré;  mais 
alors  le  mot  OF  ou  OFF,  souvent  écrit  à  rebours,  peut 
presque  toujours  être  j)ris  ])our   le  début    de  la   légende.  » 

Cette  légende  donne  généralement,  en  tout  ou  en  partie, 
les  renseignements  suivants  : 

Nature  du  produit:  opus  doliare  {D\  O  D:  O  DOL  ;  OP  D; 
OPVS  DOL;  OPVS  FIG).  c'est-à-dire  poterie  (on  n'appe- 
lait ainsi  que  la  poterie   grossière); 

1.  Insrr.  (loliairps,  p.  112. 


INSCRIPTIONS   SUR  13RIQUES  311 

Domaine  d'où  la  matière  première  a  été  tirée;  ex  ou  de 
praediis  illius,  qui  s'abrège  en  EX  ou  DE  P,  PR,  PRE  ou 
PRAED; 

Fabrique:  ex  ou  de  fi gliiiis  illius  {D  F  \  DE  F,  FIG,  FIGVL, 
FIGLIN). 

Atelier  (il  y  en  avait  plusieurs  par  fabrique)  :  ,e.v  officina 
illius  (EX  OF  ;  EX  OFIC;  ou  simplement  OF  ou  OFF,  dans 
les  bas  temps  de  l'Empire). 

Souvent  aussi  une  date  consulaire  est  ajoutée  à  ces  diffé- 
rentes indications\ 

Nous  donnons  le  fac-similé  d'une  brique  de  la  gens  Domi- 
tia,  qui  confirmera  ce  qui  vient  d'être  dit. 

Descemet,  Inscriptions  doliaires  latines,  n°  134. 


Ex pr{aediis)  Doiiiitiae  Lucillae,  ex  figialinis)  Domil{iunis)niinorib{us); 
op(us)  dol{iare)  Aeti{i)  Alexandri. 


1.  M.  Descemet  (p.  XIII)  ajoute  quelques  détails  intéressants  que  nous  repro- 
duisons ici.  «  Il  parait  que  dans  le  principe  ce  ne  fut  pointa  Rome,  mais  en 
province,  que  l'on  inscrivit  sur  les  briques  le  fabricant  ainsi  que  les  consuls  de 
l'année;  puis  on  y  mentionna  la  fabrique  et  son  maître  ou  encore  le  propriétaire 
et  le  potier.  Parmi  les  briqueteries  impériales  de  Dalmatie  et  d'Istrie,  la  célèbre 
Pansiana  n'inscrit  que  le  nom  de  l'empereur  à  côté  du  sien.  Sa  renommée  la 
dispensait  du  reste,  comme  aussi,  je  crois,  les  briqueteries  nommées    Faksonia 


312  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

Les  briques  municipales  portent  le  nom  du    municipe  ou 
de  la  colonie  qui  les  a  fait  fabriquer. 

Ex.:  CI.  L.,  m,  4671: 

Sise 

Sisc{iensium). 
Wilnianns,  2791  : 

REIPVBLICAE  TVSCVLANOR 
Reipublicae  Tusculano{riim) . 

Sur  les  briques  venant  d'ateliers  privés,  il  n'y  a  bien 
souvent  que  le  nom  du  fabricant,  soit  au  génitif,  soit  sous  une 
forme  adjectivale,  soit  même  au  nominatif;  dans  ce  dernier 
cas,  le  verbe /èc/7  est  parfois  exprimé.  Maison  peut  y  rencon- 
trer aussi  la  mention  de  Tatelier  de  fabrication,  ou,  plus 
rarement,  une  date  consulaire. 

Exemples:  C.  I.  L.,  VII,  5679,  76; 

VIRIORVM 

Ibid.,  5679,  20,  cf.  22,  24  : 

CLARIANA  ' 

Sur  luie  brique  du  musée  de  Saintes,  trouvée  à  Gémozac 
(Charente-Inférieure)  et  qui   appartient,    ainsi    qu'un    grand 

et  Salonas.  —  Les  timbres  primitifs,  ordinairement  rectangulaires,  quelque- 
fois en  fer  à  cheval  ou  en  demi-cercle,  ont  des  lettres  en  relief  et  plus  rare- 
ment en  creux.  Sur  aucun  d'eux  il  n'est  question  d'opus  doliare,  de  praedia  ni 
d'q/^rma  ;  tout  au  plusy  nomma-t-on  les  «  flr)linœr>.  Ces  divers  renseignements 
s'introduisent  peu  à  peu  dans  les  légendes  des  tuiles...  «  Au  musée  de  Florence, 
les  briques  étrusques  et  étrusco-latiues  que  Conestabile  a  publiées  en  1S5S  (Isr.ri- 
sioni  etrasc.he)  oSrenldes  légendes  tracées  à  la  pointe,  soii  avant,  soit  après  leur 
cuisson.  Deux  seulement  font,  exception...  Les  légendes  des  briques  funéraires 
gallo-romaines  sont  également  tracées  à  la  pointe  sèche  (Le  Blant,  Insc.  chré- 
tiennes de  la  Gaule,  p.  16  à  19).  » 

1.  Cette  marque  qui  se  présente  sous  la  forme  Clariana,  Clarianus,  Claria- 
numA.  DccwAZ/jfni  se  rapporte  aune  briqueterie  locale.  M.  Hirschfeld  avance 
(C.  /.  L.,  XII,  loc.  cit.)  que  cette  fabrique  pouvait  être  située  au  lieu  indiqué 
par  la  table  de  Peutinger  par  le  mo{  Fir/liniti  à  17  milles  de  Vienne.  —  L'o^- 
cina  Kaniniana  [ihid.,  XII,  5679,  12)  est  également  viennoise. 


INSCRIPTIONS  SUR  BRIQUES  313 

nombre  de  briques  identiques  découvertes  dans  les  mêmes 
régions  %  à  une  fabrique  gauloise,  on  lit: 

MERVLa  TOVTISS^  F 
Merul{a)     Toutissac  f[ecu). 

Quelques-unes  contiennent,  à  la  suite  de  ces  renseigne- 
ments, une  phrase  exclamative,  un  souhait,  semblable  à 
ceux  qu'on  lit  sur  d'autres  poteries  dont  nous  parlerons 
plus  loin. 

Exemple:  Descemet,  op.  cit.,  n"  21. 

TGREMANVARI 
VALEAT-QVI  -F 

T.  Grei{i)  Januafi{i).  Valent  qui  f{ecit) . 

Enfin,  les  briques  et  les  tuiles  légionnaires  portent, 
ainsi  qu'il  a  déjà  été  dit,  le  nom  du  corps  de  troupes  ou 
d'armée  qui  les  a  faites  ou  pour  qui  elles  ont  été  faites. 

Sur  les  tuiles  de  Mirebeau  citées  plus  haut,  on  lit: 

VEXIL-LEGIONVM 
IVIIIXIXIIIIXXI 

et  sur  une  brique  du  musée  de  Vienne  (Autriche)  :  EXERC- 
PANN  •  INF  [C.  I.  L.,  Ill,  3749),  c'est-à-dire  Exerc[itus 
Pcmii[oniae)  Iiif{erioris)\^i\Y  une  brique  de  la  légion  XIIIT 
Gemina  :  LEGXIIII  G  [Ihid.,  4661),  et  sur  une  brique  de 
la  4"  cohorte  des  Viiidéliciens:  COH  Mil  ViND  (Brambach, 
Iiisc.  Wien.,  703). 

Celle  dont  je  donne  ici  la  reproduction  provient  du  cas- 
tellum  de  Butzbach,  sur  le  limes  germanique  {Der  oberger- 
maniscJi-raelisdie  limes.,  Kastell  Butzbach,  pi.  111,  30).  On  y 

1.  Cf.  Jalliaii,  [nscriptlons  de  Bordeaux,  I,  p.    448. 


314 


DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 


lit  le  nom  de  la  légion  XXII  Primigenia;  au  centre  se  voit 
représenté  un  capricorne  qui  figurait  dans  les  armes  dis- 
tinctives,  dans  le  blason  de  la  légion. 


■auuuV.isisl 


l'Iv;"''  'i' 


Il  ne  peut  être  question  qu'en  passant  des  graffites  qu'on 
traçait  sur  des  briques  ou  autres  poteries.  Il  en  est  de  très 
intéressants  comme  d'insignifiants  ;  c'est  ce  qu'on  peut 
dire,  du  reste,  de  tous  les  graffites,  où  qu'ils  aient  été 
o-ravés  ;  mais  il  serait  difficile  de  les  classer  en  des  catéffo- 
ries  bien  tranchées. 


3**  Inscriptions  sur  conduites  deau 

On  peut  répéter,  au  sujet  des  inscriptions  sur  conduites 
d'eau,  ce  que  nous  avons  dit  à  propos  des  tuiles  ou  des 
briques:  l'intérêt  de  ces  deux  sortes  de  monuments  est 
presque  le  même.  Elles  nous  font  connaître  des  dates  con- 
sulaires ;  elles  nous  révèlent  l'organisation  du  service  des 
eaux  à  Rome  et  dans  les  municipes;  elles  ne  sont  pas  sans 
utilité  pour  la  topographie  des  villes  antiques  '. 

La  composition  de  l'inscription  dilFère  un  peu  suivant 
l'origine  du  tuyau . 

Sur  les  tuyaux  fabriqués  pour  le  service  officiel  des  eaux 
sous  l'Empire,    service  à  la   tête    duquel  est    le    procuralor 

1.  Voir,  au  sujet  de  ces  inoiiuuicnts,  L.  Renier,  Rer .  arrfi.  {2'  série), 
t.  XXI.  p.  ."^SS  et  suiv.  ;  deBoissieu.  Insrr.  de  Lyon,  p.  446  ;  Lanciani,  /  Comen- 
tarii  rli  FrontLno  iniornole  acque  eç/li  aqaec/otti.  dans  les  Attidella  R.  Accade- 
mia  flci  Lincci,  [classe  de  scienze  morali],  IV  (1880). 


INSCRIPTIONS  SUR  CONDUITES  D'EAU  315 

aqiianim,  on  lit  le  nom  de  Tempereur,  celui  du  prpcura- 
teur,  celui  de  V offîciiiator  sous  la  direction  duquel  le  twyau 
a  été  fait,  enfin  celui  de  l'esclave  qui  a  été  chargé  de  cette 
fabrication. 

Exemples:  Wilmanns,  2808  (a): 

IMP  •  CAES AR  •  DOMITIANI  ■  AVG  •  SVB  •  CVRA 
ALYPII  ■  PROC  •  FEC  •  ESYCHVS  •  ET  ■  HERMIAS 

Impieratoris)     Caesar{is)   Dotnitiani    Aug{usti)  ;    sub  cura  Alypii  orociu- 
ratoris);  fec(erunt)  Esychns  et  Henni  as 

Ibid.,  2809  (a): 

IMP  •  CAES  •  M  •  AVR  •  ANT  •  AVG  •  N  •  SVB  •  CA 
PITOLIN   PROC  •  OFFIC  •  FEUX  •  AVG  •  LIBER 

Iinp(eratoris)   Caes(aris)    M.   Aur(eli/)   Ant{onini)  Augiusti)    n{oslri)  ;  sub 
Capitolinio)  proci^uratore)  ;  offlc(inator)  Feli.r  Augiusli)  libcr{/us). 

Sur  les  conduites  d'eau  faites  dans  les  municipes  pour  le 
service  municipal  était  inscrit  le  nom  du  municipe  et  sou- 
vent celui  de  l'employé,  esclave  public,  plunibarius,  fîstiila- 
to/',  chargé    de  la  fabrication  : 

Ex.:  Wilmanns,  2818  c: 

PVBLIC  •  VElENTAiNORVM 

^Fubli{cuni)    VelentanoruDi. 

Ibid.^  g: 

FELIXPVBL-TERGF 

Félix  publ{icus  servus)  Tcrg{cstinoruni)  [\ccit). 

C.  I.  L.,  XII,  5701,  58: 

COL  •  AVG  ■  xNEM  •  TIBERINVS  •  L  •  F  •  F  •  S  •  F 

CoI{oniae)   Augiustae)    Nem{ausensiuin)  ;  Tiberinus,   L.  F...  F\..   s{crvus 

f{ecit). 

Sur  les  tuyaux  de  fabrication   particu.lière,    on  rencontre: 
soit  le    nom    du     propriétaire   de    la  maison  où  l'eau    était 


316  DIVERSES  CLASSES   D'INSCRIPTIONS 

amenée,  —  à  ce  titre,  ]M.  L.  Renier  a  pu  dire  que  ces  sortes 
d'inscriptions  sont  de  véritables  titres  de  propriété\  —  soit 
celui  du  fabricant  avec  ou  sans  le  nom  de  la  ville  où  étaient 
ses  ateliers,  soit  les  deux  ensemble  : 

Ex.:  Lanciani,  Cornent,  di  Frontino,  p.  224,  dans  les    jar- 
dins de  Salluste  : 

ORTORVM-SALLVSTIANOR  naEVIVS-MANES-FECIT 
IMP  •  SEVALEXANDRI  •  AVG 

XIII.  {H)ortoruin  Salhtstianor{um)  ;  Imp(eratoris)  Sei'(eri)  Alexandri  Au- 
giusti).  Naevius  Mânes    fecit. 

De  Boissieu,  Inscr.  de  Lyon,  p.  448  : 

S  ATTI   APOLLINARISLF 
.5".  Atti{us)   Apollinaris  L{iigudi/ni)   f(ecit). 

C.  I.   Z/.,   XII,  5701,    42;   trouvé    à   Sainte-Colombe,  près 
Vienne  : 

[sic]        C  •  SEC  •  El  •  MARIN  V  F 
SPIVLIANI 

C.  Sec...  et  Mariji(iis)  V(iennac)  f(ecerunt)  ;  .S'.  P.,,Juliani. 


4"  Inscriptions  sur  vases,  lampes  ou  objets   usuels  de  terre, 
verre    ou    métal 

Le  plus  grand  nombre  des  inscriptions  de  cette  nature 
sont  des  marques  de  fabriques,  et,  de  fait,  elles  sont  très 
communes.  Elles  se  composent,  d'habitude,  uniquement 
des  noms  du  fabricant,  souvent  de  son  surnom  seul,  écrits 
en  toutes  lettres  ou  en  al)régé  et  présentés  soit  au  nominatif, 
soit  au  génilir.  ()iu'I(|uefois  ces  noms  sont  accompagnés  du 

1.  Sur  un  certain  nombre  <le  tuyaux  trouvés  k  remplacement  du  camp  des 
prétoriens,  on  lit:  CASTRVM    PRAETORIVM  (Grutor,  p.  183,  1,  2,  3). 


INSCRIPTIOiNS  SUR  VASES  EN  TERRE  317 

verhe  fecit[{FEC\T,  FEC,  FE,  F);  et  alors  ils  sont  naturel- 
lement au  nominatif.  Au  génitif,  ils  sont  parfois  suivis  ou 
précédés  des  mots  /««/i«(MANV,  MAN,  MA,  M),  offîcina  (OF, 
OFF,  OFI  )  ou,  pour  les  poteries,  figiiUua  (  FIGVL,  FIG). 
Jamais  ou  presque  jamais  la  mention  de  la  ville  qu'habite  le 
fabricant  n'accompagne  ses  noms\ 

Il  y  a  quelques  remarques  particulières  à  faire  à  propos 
de  chacune  des  catégories  d'objets,  où  figurent  ces  inscrip- 
tions. 

1°  Objets  en  terre.  —  a)  Vases.  — La  marque  de  fabrique 
est  imprimée  le  plus  souvent  au  fond  des  vases  et  des 
lampes,  excepté  pour  les  jattes  à  grandes  lèvres,  où  l'ins- 
cription est  disposée  sur  ces  lèvres  mêmes,  à  droite  et  à 
gauche  de  la  dépression  qui  sert  de  gouttière,  et  pour  les 
grandes  jarres,  où  elle  se  trouve  soit  sur  l'anse,  soit  sur  le 
goulot.  Cette  marque  est  en  creux  ou  en  relief,  d'habitude 
dans  un  cartouche  produit  par  le  cachet  qui  servait  à  l'im- 
primer. Elle  est  plus  ordinairement  en  creux  sur  le  cul  des 
lampes. 

Cette  marque  peut  aussi,  sur  les  vases  ornementés,  être 
figurée  en  relief,  aux  flancs  du  vase  et  au  milieu  des  orne- 
ments. On  connaît  la  marque  CATVSSA  %  qui  existe  dans 
un  certain  nombre  de    nos  musées  de  France,  à    Dieppe,  à 


1.  Voir,  au  sujet  de  ces  marques  en  général,  Schuermans,  Sigles  Jigulins, 
Bruxelles,  1867,  in-S";  Froehuer,  Inscriptiones  terrae  coctae  oasorum  intra 
Alpes,  Tissam,  Tamesim  repertac,  Gôttingen,  1858,10-8"  ;  Th.  Habert,  La 
Poterie  antique  parlante,  Paris,  1893,  ia-4'' ;  Dragendorf,  Terra  sigillata 
[Bonn.  Jahrbuch,  XCVI,  p.  18  et  suiv.,  et  pi.  1  à  VI);  An.  de  Barthélémy,  Vases 
sigillés  et  éplgraphiques,  dans  la  Gasette  archéologique,  1877,  etc.  Sur  les 
marques  de  bronziers,  on  peut  consulter  un  travail  de  M  Mowat  :  Marques  de 
bronziers  sur  objets  trouvés  ou  rapportés  en  France,  Vienne,  1884  (extrait  du 
Bulletin  épigi-aphique,18S';i,  1884),  et  les  Corpus  ;  sav  les  marques  de  verriers: 
Deville,  Hist.de  la  verrerie.  Cf.  Rec.  arch.  (2'  série),  t.  VllI,  p.  215  et  suiv.; 
t.  XV,  p.  437  et  suiv.;  t.  XLIV,  p.  290  et  suiv.,  et  Frôhner,  La  Verrerie  antique. 
LePecq,  1879,  fv 

2.  Le  principal  intérêt  de  ces  marques,  en  France,  est  dans  les  noms  gaulois 
qu'on  y  lit  :  grâce  à  elles,  nous  connaissons  un  grand  nombre  de  noms  qui  ne  se 
sont  rencontrés  ni  sur  les  inscriptions,  ni  sur  les  monnaies,  ni,  à  plus  forte 
raison,  dans  les  auteurs  latins. 


318  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

Caenet  ailleurs  et  qui,  par  suite  de  la  maladresse  du  mou- 
leur, se  présente  parfois,  dans  un  sens  rétrograde. 

Ce  ne  sont  pourtant  pas  des  inscriptions  de  cette  sorte 
que  portent  le  plus  souvent  les  vases  à  ornement.  On  y  lit 
soit  les  noms  des  personnages  représentés  sur  le  vase,  soit 
des  devises  relatives  à  ces  personnages,  qui  sont  pour  la 
plupart  des  héros  mythologiques,  des  génies  de  villes,  des 
gladiateurs,  quand  ils  ne  font  pas  partie  d'une  composition 
erotique. 

Parmi  les  sujets  mythologiques  nous  rappellerons  le  re- 
marquable échantillon  que  possède  le  musée  de  Saint-Ger- 
main' :  on  y  voit  représentée  la  lutte  d'Apollon  et  de  Mar- 
syas;  au  centre  de  la   composition  on  lit: 

Pal/ados  en  studio  didicisti  Marsua  cantu{m), 
Dumquc  tibi  tituluin  quaer'is  mala  poena  rema(n)s{U). 

De  l'autre  coté  se  trouve  la  marque  de  Tartiste  qui  avait 
modelé  le  moule  en  cire:  ApoUinaris  cei'ct-. 

Les  fouilles  assez  récentes  de  Trion  ont  fait  connaître  plu- 
sieurs représentations  de  la  même  espèce.  L'une  d'elles  nous 
met  en  présence  du  génie  de  la  ville  de  Lyon  et  dePlancus. 
Celui-ci  tient  de  la  main  gauche  le  rouleau  sur  lequel  est 
inscrite  la  loi  coloniale  et  de  la  droite  un  vase  qu'il  présente 
au  génie;  de  ce  vase  sortent  deux  pavots.  Le  génie  est  tou- 
relé  et  tient  une  haste.  On  lit,  à  côté,    Tinscription  : 

Revue  épigrapJiiqiie  du    midi  de  la  France^  1887,  n.    688: 

...  aMA  NTISSIMO   CO 
HABE  AS 

PROFIT        IVM 
CAES  ARE 

[^Genio  a\inantissiino  co[loniae'\.  —  llabeas propitiuin  Caesare{in),  répond 

le   génie. 

1.  Frôhner,  Les  Musées  de  France,  p.  12  et  siiiv.,  pi.  3  =  C.  /.  L.,  XII.  5687,9. 

2.  Sur  des  médaillons  en  terre  cuite  portant  ainsi  des  marques  de  modeleurs 
eu  cire,  voir  Frôhner,  op.  rit.,   p.  52,  et  pi.  14,  15,  16.     Consulter  sur  ce  genre 


INSCRIPTIONS  SUR  VASES  EN  TERRE  319 

D'autres  vases,    connus    depuis    longtemps,    montrent,  à 
côté  du  génie  de  la  ville  de  Vienne,  les  inscriptions: 


CL  L.,  XII,  5687,  44 


ou,  Ibid.,  43 


G EN 10  •  P 
OPVLI  FE 
L  I  G  I  T  E  R 


VIENNA 
/  E  L  I  X 


Ces  vases  proviennent  des  fabriques  locales  installées 
probablement  à  Vienne  et  à  Orange. 

Une  autre  fabrique,  établie  dans  le  département  de  la 
Lozère,  a  donné  cette  suite  de  vases  à  ornements  portant 
des  souhaits  adressés  à  des  peuples  de  la  Gaule  : 

CI.  L.,XII,  5687,  50: 

TREVERIS  FELICITER 

Ihid.^  52  (Musée  de  Genève): 

SEQVANIS   FELICIT 

Il  peut  y  avoir  aussi,  sur  les  vases  en  terre,  des  inscrip- 
tions d'une  nature  différente  ;  dans  ce  cas,  elles  sont  géné- 
ralement tracées  à  la  pointe  avant  ou  après  la  cuisson  ou 
peintes  par  le  marchand  ou  celui  qui  fait  usage  du  récipient. 
C'est  ainsi  que,  sur  les  vases  de  petites  dimensions, 
gourdes,  coupes,  on  trouve  inscrits  des  souhaits  à  l'adresse 
du  buveur:  Vivas  !  valeas.  Semper  gaiide  !  ou  des  paroles 
que  Ton  suppose  dites  par  lui  au  cabaretier. 


de  poterie  :  Frôhner,  op.  cit.,  p.  52  et  suiv.  ;  Roulez,  Gazette  archéologique, 
1877,  p.  67  et  suiv.  ;  Au.  de  Barthélémy,  ibid.,  et  Héron  de  Villefosse,  ibid., 
1880,  p.  178  et  suiv. 


320 


DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 


Ex.:  Mo^\a\,  Inscriptions  dePariSy  p.  69': 

d'un  côté  :    OSPITA     REPLE     LAGONA     CERVESA 
de  l'auti-e  :    COPO  CNODITV  ABES  EST  REPLENDA 

{H)ospita,    reple    lagona{in)    ceri>es(i}a  .'    Copo,   condituim)  {/t)abes ;     est 

replenda. 

C.  1.  L.,  IV,  2776: 


Pr{a)esla  ini{/ii)    sinceru{m)  ;  sic   te  ainet  qu[a)e  custodit  {h)ortu{m) 

Venus  -. 

Parfois  ces  graffites  n'ont  aucun  rapport  avec  le  vase;  celui 
qui  les  a  tracés  s'est  servi  du  vase  ou  de  ses  fragments 
comme  d'une  tablette  à  écrire. 

Sur  les  amphores  et  les  grands  récipients  destinés  à 
conserver  le  vin  ou  d'autres  liquides  on  indiquait  divers 
renseignements,  comme  nous    le  iaisons  aujourd'hui  encore 


1.  Cf.   p.    85,  où   l'explication   définitive   du   monument    a  été    donnée  par 
M.  Mommsen. 

2.  Nous  ne  parlons  pas  ici  des  ex-voto  tracés   sur  les  vases;  nous  avons  étu- 
dié plus  haut  cette  classe  d'inscriptions,  p.  ij;26. 


INSCRIPTIONS  SUR  VASES  EN  TERRE  321 

sur  nos  tonneaux  et  nos  l)outcilles^  ;  c'est  ainsi  qiTon  y  mar- 
quait la  nature  du  liquide  — Liquamen  optimuin  ;  Garum  casti- 
luoniale,  —  Tâge  de  ce  liquide,  le  nom  du  marchand  ou  du  ca- 
baretier,  le  prix  de  la  marchandise,  le  possesseur  du  vase,  etc. 
Exemple:  Lanciani,  Bullett.  comunale,  1874,  p.  40: 

TI-CLAVDIOP-QVINCTILIO  COS 
A  •  D  •  X 1 1 1  •  K  •  1 V  N  •  V  I  N  V  M 
DIFFVSVM  QVOD  NATVM  EST 
DVOBVS  LENTVLIS  COS 
AV  T  0  C  R 

Ti  Claudio  P.  Quinctilio  co[n)s[ulibiis)  [an.  13  av.  J.-C],  a[nte)  d[ieni) 
XIII  K[alendas)  Jun[ias);  vlnum  di/fasum  quod  natum  est  duobus  Len- 
tulis  co[i})s[idibus)-  [an.  18  av.  J.-C.J.  Autocr[ates). 

Bullet.cux'Ji.  du  Comitédes  traccuLr  historiques,  1884,  p.  96: 

V  ^ 

Q.  Lepido,  M.    Lollio  co(n)s(idibus)  ;    [an.  24   av.  J.-C]  Au...    Vinum 
Mesopotamiuin.  V.  Afranio  Silvio. 

b)  Antéfixes.  —  Les  antéfixes  en  terre  cuite,  ces  mascarons 
qui  se  plaçaient  au  bord  des  toits,  portent  souvent  des 
marques  de  fabrique.  On  en  a  trouvé  un  certain  nombre  à 
Vienne  et  à  Orange^;  le  musée  de  Saintes  en  possède,  en 
double,  un  exemplaire  curieux. 

c)  Statuettes.  —  Des  statuettes  en  terre  blanchâtre,  qui 
représentent  des  Vénus  anadyomènes,  ou  des  déesses  mères, 

1.  Cf.  c.  /.  L.,  IV,  p.  172  et  suiv.  ;  Epli.  epigr.,  I,  p.  160  et  suiv.  ;  Dressel, 
Ricerche  sul  monte  Tcstaccio  (A/maZ/,  1878,  p.  118  et  suiv.)  ;Id.,  Di  un  grande 
depositodi  anfore  (Bullett.  cotnunnle,  1878,  p.  36  et  suiv.). 

2.  Horat.  Epi>^t,.  I,  V,  4: 

Yina  bibes  iterum  Tauro  diffusa  palustres 
Inter  Minturnas  Sinuessanumque  Petrinum. 

3.  C.  L  L.,  XII,  5680. 

21 


322 


DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 


sont,  on  le  sait,  des  produits  de  la  céramique  gauloise.  Le 
plus  grand  nombre  de  ces  figurines  sont  anépigraphes. 
Quelques-unes  pourtant  présentent  des  marques  de  potiers. 
Je  rappellerai  celle  que  Ch.  Robert  a  publiée  '  avec  la 
marque  :  REXTVGENOS  et  la  statuette  de  Caudebec-lès- 
Elbeuf  où  se  lit  la  phrase  suivante  : 

REXTVGENOS   SVLLIAS  AVVOT* 

M.  Héron  de  Villefosse  a  prouvé  que  le  mot  avvot  était 
l'équivalent  gaulois  de  fecil  ou  feci. 

2°  Objets  en  métal.  —  Sur  les  objets  usuels  en  métal  et 
spécialement  sur  la  vaisselle  on  trouve  rarement  des  ins- 
criptions autres  que  des  marques  de  fabricant  ou  bien  de 
possesseur,  ou  encore  des  marques  pondérales,  des  dédi- 
caces à  des  divinités  \  qui  sont  généralement  inscrites  au 
pointillé,  en  creux,  ou  plus  rarement  en  relief.  Nous  repro- 
duisons ici,  comme  spécimens  de  ce  genre  d'écriture,  une 
inscription  qui  se  trouve  sur  le  manche  d'un  vase  d'argent 
de  Lyon  \ 


C.  Didi(i)  Scciindi,  m/![itisi    lcg[ionis)  Il  Angiustac),  c[enturia)    Mari[i). 

1.  Notice  sur  une  statuette  de  terre  cuite,  Paris,  1878. 

2.  Reçue  archéologique,  3"  série,  t.  XIII,  p.  145,  et  Bulletin  arcJicologique  du 
Comité  des  Traoaux  historiques  et  scientifiques,  1887.  p.  323. 

3.  Voir,  pour  la  vaisselle  d'argent,  Thédeual  el  Héron  de  Villefosse^ Les 
Trésors  de  oaisselle  d'argent  trouées  en  Gaule  (Extrait  de  la  Gazette  archéolo- 
gique), où  sont  rassemblés  de  nombreux  renseignements  relatifs  même  à 
d'autres  pays  ;  pour  le  bronze,  Mowat,  Marques  de  Bronzicrs  (déjà  cité)  et 
Bulletin  Monumental,  1882,  p.  242  et  suiv.,  489  et  suiv. 

4.  Boissieu,  Inscri/itions  de  Lyon,  p.  311,  n.  XI  =  Hùbner,  Exempla,  n°  934. 


INSCRIPTIONS  SUR  OBJETS   EN  METAL 


323 


et  une  autre  sur  tablette  de  bronze,  provenant    de  Lydney 
Park  (Gloucestershire)  ^ . 


D{eo)  M(agno)    Nodonti.    Fl[avius)  Blandinus    armatura   i'(otum)  s[ohit) 

l{ibens)  m[erito). 

Il  nous  faut  pourtant  citer,  comme  contenant  des  rensei- 
gnements tout  à  fait  exceptionnels,  les  gobelets  de  Vica- 
rello,  découverts,  en  1852,  au  fond  d'un  bassin  antique 
que  l'on  avait  entrepris  de  réparer*.  Chacun  d'eux  porte 
gravé  l'itinéraire  de  Gadès  à  Rome,  avec  la  mention  des 
différentes  stations  par  où  passaient  les  voyageurs  et  la  dis- 
tance qui  séparait  chacune  d'elles  de  la  suivante.  C'est  un 
document  capital  pour  la  géographie  antique.  Un  itinéraire 
analogue,  bien  que  plus  court,  est  inscrit  sur  le  bord  d'un 
petit  vase  de  bronze  trouvé  en  Angleterre  '  :  il  fait  connaître 
les  différents  points  qui  séparaient  il/«me  de  Bannae. 

3°  Objets  en  verre.  —  Les  vases  en  verre,  à  cause  de  la 
matière  dont  ils  sont  faits,  se  sont  conservés  en  moins  grand 
nombre  que  les  vases  en  terre  ;  nous  possédons  donc  peu 
d'inscriptions  sur  verre  ;  et  pourtant,  parmi  celles  que  nous 
avons,  il  y  en  a  de  très  curieuses.  Non  seulement  on  lit  au 
fond   de  certains  vases    des  marques    de  fabrique,  mais  on 

1.  C.  /.  L.,  VII,  138. 

2.  C.  /.  L.,  XI,  p.  4%  et  suiv. 

3.  C.  I.L.,  VII,  1291;  cf.  p.  104,  Les  lettres  y  sont  en  verres  de  diverses 
couleurs  incrustés  (Hûbner,  Exempla  scripturae  epigraphicae,  n"  911),  ce  qui 
explique  leur  forme  inusitée. 


324  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

trouve  représentés,  sur  la  panse  ou  sur  les  côtés,  des  sujets 
figurés,  avec  devises  à  Tappui.  Ainsi,  sur  un  beau  gobelet 
de  Montagnole^,  on  voit  quatre  paires  de  gladiateurs 
combattant  deux  à  deux  '  ;  sur  des  vases  découverts,  l'un  à 
Populonia ',  Taiitre  à  Rome',  le  troisième  en  Portugal', 
sont  figurées  les  constructions  les  plus  importantes  de  la 
côte  de  Pouzzoles  :  stagnum  Neronis,  ostriaria,  pilas, 
ampih)itheatriim,  faros\  etc.;  ailleurs  ce  sont  des  scènes 
nnthologiques,  des  scènes  bachiques,  des  portraits  d'em- 
pereurs avec  leurs  noms',  des  vœux  au  possesseur  ou  à 
l'acheteur  du  vase  :  Anima  felix  vivas\  des  épitaphes 
mêmes  :  Memoriae  Felicissimae  filiae  \  Sur  les  vases  de 
luxe,  l'inscription  est  écrite  en  verre  de  couleur  superposé 
au  verre  blanc  du  vase  ;  les  vases  de  cette  sorte  se  nomment 
vas  a  diatreta  ^". 

5°  Inscriptions  sur  armes 

Certaines  des  armes  romaines  qu'on  possède  portent  des 
inscriptions  :  on  y  rencontre  habituellement  les  noms  des 
militaires  à  qui  elles  appartenaient  avec  l'indication  de  la 
légion  et  de  la  cohorte  où  ils  servaient'V  M.  Hûbner  suppose 
que,  à  partir  d'Auguste,  les  armes  romaines  devaient  porter 
inscrite  l'indication  du  possesseur  avec  le  numéro  du  corps 
où  il  était  enrôlé. 

1.  C.  I.  L.,  XII,  5696,  32;  cf.  C.  /.  L.,  III,  6014,  -2,  avec  un    sujet  analogue. 

2.  Le  premier  de  ces  gladiateurs  se  nomme  Tetraites.  Or,  on  lit  dans  Pétrone, 
Sat.,  52  :  Hermerotis  pugnas  et  Tetraitls  in  poculis  Iiabeo. 

3.  De  Rossi,  Bullett.  Napol. ,1853,  p.  133,  9,  u«  2,  et   1854,  p.   153  ;  Bullett., 
1853,  p.  36. 

4.  Bullett.  Napol:,  1853,  p.  133,  9,  n"  1. 

5.  Archâol.  ZectunQ, 18&S,  p.  91  et  suiv.,  pi.  11. 

6.  Les  principales  de  ces  scènes  sont  rapportées  dans    Marquardt,  Vie  pricée 
des  Romains,  H,  p.  416  et  417. 

7.  C.  I.  L.,  XII,  56%. 

8.  Cette  devise  figure  sur  le  vase  de  Populoniacité  plus  haut  (note  3). 

9.  Voir  le  vase  de  Rome,  cité  à  la  note  4. 

10.  D'Adda,  Riferche  sulle  arti  et  suW  industria  romana.  Vasa  oitrea  dia- 
treta, Milano,  1870,  in-4'' ;  Marquardt,  Vie  pricée  des  Romains,  p.  417. 

11.  Ilùbiior,  Arch.  cpiçir.  Mittheilunfjcn  aus  Œsterreich,  1878,  p.  105  et  suiv. 


INSCRIPTIONS   SUR  ARMES  325 

On  peut  citer  comme  exemple,  le  bouclier  trouvé  clans  la 
Tyne  \  qui  appartenait  à  un  soldat  de  la  légion  VIII"  Augusta. 
On  y  lit  en  pointillé,  au  milieu  de  figures  représentant  les 
quatre  saisons,  des  animaux,  symboles  légionnaires,  et 
Mars  :  LEG  VIII  AVG  et  D  IVL  MAGNI  IVNI  DVBITATI  ;  c'est- 
à-dire:  Legiionis)  VIII  Aug[ustae)  ;  c{eiituria)  Jul[ii)  Magni  : 
Juni[i)  Dubitati. 

C'est  ici  qu'il  convient  de  parler  de  ces  bullae  en  plomb 
de  forme  ronde  ou  ovale,  percées  d'un  trou  servant  à  les 
suspendre,  que  l'on  a  trouvées  en  grand  nombre  en  Angle- 
terre ^  On  a  supposé,  avec  beaucoup  de  vraisemblance, 
qu'elles  étaient  de  celles  qu'on  attachait  au  cou  des  soldats 
au  moment  de  leur  enrôlement  %  pour  servir  de  marques  de 
reconnaissance.  On  y  lit  un  numéro  de  cohorte,  suivi 
d'autres  lettres  qui  désignent  peut-être  la  centurie  : 

Ex.  :  CL  L.,  VII,  1269,  2  : 

X  —  LEG  n 

X.  Leg{ionis)  II. 

C.  I.  L.,  Vil,  1269,  7  : 

CIIN 
ER 

C[oliortis)  II  Ner[i'iorum) . 

Citons  aussi,  parmi  les  menus  objets  relatifs  à  Tarmée, 
des  fragments  d'enseignes  portant  des  numéros,  comme 
celui  qu'on  a  exhumé  dans  le  fort  romain  de  Niederbiber  *, 
et  surtout    une    plaque    de   bronze,  qui    appartenait   à    une 


1.  C.  /.  L.,  VII,  495. 

2.  c.  /.  L. ,    VII,  p.  230;  Eph.  epigr.,   III,  p.    144    et  318:    IV,  p.  209;  VII, 
p.  346. 

3.  Acta  martyrum  (éd.   Ruinart,  1713),  p.  300. 

4.  Brambach,  Insc.  Rhen.,  703  e. 


326 


DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 


caisse    militaire,  laissée   sur   le  champ   de  bataille  de   Cré- 
mone, en  70,  parla  légion  IIII  Macedonica\ 


Leg[ionis)  IIII  Mac[eclonicae).  M.  Vinicio  iterum,  Stat[ili]o  Taiiro  Cori'ino 

co{n)s(ulibus).    C.  Vibio   Rufino   leg{ato),    C.  Horatio  o  princ[ipc) 

pr[aetorii). 

Dans  cette  catégorie  on  doit  comprendre  encore  les 
balles  de  fronde  ^  Les  légendes  qu'on  y  lit  sont  naturelle- 
ment très  courtes. 

Elles  peuvent  se  diviser  en  quatre  catégories  : 
a)  Celles  qui  contiennent  la  désignation  des  combattants, 
ou  de  leur  général. 

Ex.  :  C.I.L.,  IX,  6086,1  : 

ITALI— T  LAF  PR 

ItalL  T.   Lafirenius)  pr{actor). 

1.  Notizie  degli  scaci,  1887,  p.  209  et  suiv.  ;  Reoue  archéolofjiqtin  (2' série), 
t.  XII,  p.  29;  Korrespondenzblatt  dcr   Westcleutschen  Zeitsc/iri/t,  1888,  n.  44. 

2.  Elles  ont  été  réunies  au  VI*  volume  de  V Ephemeris  epigraphica  par 
M.  Zanfremeister. 


INSCRIPTIONS  SUR  BALLES  DE  FRONDE  327 

b)  Celles  qui  renferment  les  noms  des  chefs  qui  ont  fait 
fabriqi^er  les  balles. 

Ex.  :Ibid.,  I,  642  : 

LPISOLF  COS 

Eph.  epigr.,  VI,  p.  65,  n.  66  : 

M   •   FERIDmS 
TRMIL-L  XI 

M.  Ferid[iu]s,  tr[ibunus)  mil[ituni)  l[cgionis]  XI. 

c)  Celles  qui  sont  marquées  du  numéro  de  la  légion  à 
laquelle  la  balle  était  destinée  et  peut-être  du  nom  du  fron- 
deur qui  devait  la  lancer. 

Ex.  :  Ibid.,  p.  30,  n»21  : 

LEG  XI 

C.  I.L.,  p.  28,  nM7  : 

L  GAL 

L[egio)  Gal[lorum). 

d)  Des  apostrophes,  souvent  grossières  à  l'adresse  de 
l'ennemi. 

Arch.  epigr.  Mitth.,  1880,  p.  79. 

PIIRTINACIA 
VOS    RADICITV 
TOLIIT 
Pertinacia  vos  radicitu[s)  to[l)let. 

C.  L  L.,  I,  682  : 

PET  CVLVM 

////VIAVJLDO 

Petie)  culum  Octavia\^ni\. 

Mais  il  ne  faut  pas  oublier  que,,  si  un  bon  nombre  de 
balles  de    fronde    qu'on   connaît    est   authentique^  un    plus 


328  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

grand  nombre  encore  est  l'œuvre  de  faussaires  ^  :  on  ne 
saurait  donc  se  tenir  trop  en  garde  contre  ceux  de  ces 
documents  qui  n'auront  pas  été  soumis  à  une  critique 
sévère. 

6"  Marques  sur  poids  ou  sur  mesures  ^ 

La  plupart  des  poids  ou  mesures  que  l'on  possède  sont 
anépigraphes  ou  portent  seulement  l'indication  en  chiffres 
de  leur  valeur  ou  de  leur  capacité.  Sur  (pielques-uns,  pour- 
tant^ on  lit  des  inscriptions  plus  ou  moins  développées 
contenant  une  date,  la  désignation  de  l'étalon  auquel  Tobjet 
est  conforme,  la  mention  des  magistrats  qui  ont  présidé  à  la 
vérification  du  poids,  celle  du  lieu  où  les  poids  étalons  sont 
conservés  et  où,  par  suite,  cette  vérification  a  été  faite,  enfin 
les  noms  des  possesseurs. 

Ex.  :  CI.  L.,  II,  4962,  4,  sur  une  demi-once   en  bronze  : 

SV 
C-CAESAR  AVG  P  P 

S[emi)u[ncia).     C.    Caesar   Aug[ustiis),    D[ater)  p[atriae). 

C.  I.  L,,  A",  8067,  sur  une  statère  : 

TICLAVDCAES  iiii  l  VITEL 

III  •  COS  •  EXACTA  AD  ARTIC 

CVRA  AEDIL 

Ti.   Claudio    Caes{are)    [IIII,  L.]    Vitel[Uo)    III   co[n)s[ulibus).    Exacta 
ad  Artic[idciana  pondéra)  •',  cura  aedil[iiini) . 

1.  Cf.  Zangemeister,  C.  /.  L.,  IX,  p.  35*  et  suiv.  Il  y  est  raconté  comment  un 
certain  Joseph  Vincenzini  fabriqua,  à  Ascoli,  il  y  aune  quinzaine  d'années, une 
grande  quantité  de  balles  de  frondes  fausses,  sans  se  douter  qu'il  jetait  un  fer- 
ment de  discorde  entre  des  savants  honorables,  et  qu'il  allait  naître  de  cette 
fantaisie  archéologique  intéressée  une  guerre,  où  quelques-uns  des  adversaires 
se  sont  échaufïés  plus  que  de  raison. 

2.  Cf.  Gatti.  Iscrizioni  ponderarie  {Annali,  1881,  p.  185  et  suiv.)  et  Bullett. 
comunalo,  1884,  p.  64  et  suiv. 

3.  M.  ?  Arliculeius  est  un  des  édiles  de  l'an  47  apr.  J.-C.  Or.  les  édiles  avaient 
précisément  ])Our  mission  de  surveiller  la  sincérité  des  poids  employés  (/)///., 
I,  48,  10,32,  §1;  cf.  47, 11,6,  §§  1  et  21.  Après  les  réformes  de  Trajaii  et  d'Hadrien, 
cette  surveillance  fut  confiée  au  préfet  de  la  ville. 


INSCRIPTIONS   SUR  POIDS 


329 


Une  découverte  curieuse  sous  ce  rapport  est  celle  qui  a 
été  faite  il  y  a  dix  ans  à  Brimeux  (Pas-de-Calais)  ^  On  y  a 
trouvé  six  capsules  rentrant  les  unes  dans  les  autres,  qui 
portaient  extérieurement  chacune  une  inscription.  Ces 
inscriptions  se  composent  de  deux  parties  ;  celle  du  milieu 
est  constituée  par  un  signe  métrique  indiquant  le  poids  de 
la  capsule,  libra^  semis,  f riens,  quadraus,  se.vlans,  semiun- 
cia  ;  de  chaque  côté  figure,  divisée  en  deux,  la  formule 
exactum  ad  Castoi'is  plus  ou  moins  abrégée  ^  : 


1) 

EXADi  CAST 

2) 

EXA  S  CAS 

3) 

EXA  :  :  CAS 

4) 

EXA  :  •  CAS 

5) 

E  A  .  .  CAS 

6) 

Marques 

7) 

peu  lisibles 

A  côté  des  poids  nous  placerons  des  objets  en  terre  cuite 
ou  en  pierre,  de  forme  pyramidale  pour  la  plupart,  sphé- 
riques  ou  quasi  sphériques  quelquefois,  que  Ton  regarde 
comme  des  contre-poids^  employés  par  les  tisserands.  Ils 
portent  généralement  un  nom,  celui  du  fabricant,  suivi  ou 
non  de  la  sigle  F  {fecit).  M.  Hirschfeld  fait  remarquer  qu'ils 
ont  été  trouvés  pour  la  plupart  à  Vienne  ou  sur  le  territoire 
des  Allobroges^ 

T  Bijoux 

Les  bijoux  que  nous  avons  conservés,  sauf  les  bagues, 
portent  peu  d'inscriptions,  et  lorsqu'ils  en  ont,  ces  inscrip- 
tions sont  d'un  intérêt  médiocre.  Elles  relatent  générale- 
ment le  nom  du  propriétaire  et  le  poids  du  bijou,  comme 
sur  ce  bracelet  d'or  où  on  lit*  : 

1.  J.  Vaillant,  Étude  sur  un  jeu  do  poids  antiques,  Boulogne-sur-Mer,  1888. 

2.  Cf.  des  marques  analogues  :  C.  I.  L.,  V,  8119,  4,  et  AnnaU,  1881,  p.  182. 

3.  C.  /.  L.,  XII,  p.  782. 

4.  C.  I.  L.,  X,8071,  1. 


330  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

Corelia  Ny{m)p[h)e  ;  auru{m),  p(ondo)  XX; 

ou  des  souhaits  à  l'adresse  du  possesseur  :  Utere  felix  (sur 
une  fibule  d'argent)  ^  ;  Costanti  vivas  (sur  une  fibule  d'or)  ' . 
Les  bagues  offrent  le  plus  souvent  un  nom,  au  génitif, 
lorsqu'elles  servent  de  cachets  ou  au  nominatif^  quand  ce 
nom  indique  seulement  le  possesseur,  —  celles  qui  por- 
tent des  noms  d'artisans  sont  excessivement  rares,  — 
parfois  des  initiales  seules;  quelques-unes  présentent  des 
devises,  des  souhaits  identiques  à  ceux  que  nous  venons 
de  citer:  Valent  qui  fecit,  par  exemple'.  11  faut  signaler 
cependant  plus  particulièrement  une  catégorie  de  bagues  qui 
semblent  avoir  été  offertes  comme  gages  d'amour  et  avoir 
joué  le  rôle  de  nos  anneaux  de  fiançailles  ou  de  nos  alliances. 

Ex.  :  C.  L  L.,  XII,  5692,  6  (or)  ;  5693,  9  (pierre  gravée)  : 

AMO  TE* 

Catalogue  du  musée  de  Langres,  47,  13  (bronze)  : 
VICIT  AMANDO 

C.  I.  L.,  XII,  5693,  8  (cornaline)  : 

BONAM  AMO  TE 

VI  TA  M  AMAME 

SERVA  FIDEM 

C.  I.  L.,  III,  6019,  14  (or)  : 

VINCVLVM  VERVLAE 

îhid.,  8125,  9  (pierre  gravée)  : 

Q  •  C  •  L 
SEPTVMIAE 

PRISCAE 

F  I  D  E  S 
Au-dessous,  deux  mains  jointes. 

1.  CI.  L.,  III,  6016,  6. 

2.  C.  /.  L.,  6016,  5. 

3.  Anneau  d'or  du  musée  de  Langres.  Catalogue  du  musée,  n'  47,  5. 

4.  Cf.  une  fibule  du  musée  de  Genève  (C.  /.  L  ,  XII.  5698,  18),  qui  porte  : 
VROR  AMORE  TVO 


INSCRIPTIONS  SUR  BAGUES 


331 


Les  bulles,  d'or  pour  les  patriciens,  d'une  matière  moins 
précieuse  pour  les  autres^  que  les  enfants  portaient  au  cou, 
comme  amulettes,  les  hommes  jusqu'à  la  prise  de  la  toge 
virile  et  les  femmes  jusqu'à  leur  mariage,  ne  présentent 
guère  que  des  noms,  ceux  de  l'enfant \  C'est  ainsi  qu'on  lit 
sur  l'une  d'elles  : 

Graevius,  Thesaur.,  XII,  p.  955  : 

CATVLVS 

Mais  elles  pouvaient  recevoir  aussi  des  inscriptions  plus 
conformes  à  leur  destination  prophylactique.  Sur  une  bulle 
de  pierre  du  musée  de  Langres,  sont  gravés  les  mots  '  : 

SALVE  TV  PVELLA 

Dans  cette  catégorie,  je  citerai,  en  terminant,  certains 
colliers  de  bronze  ou  de  plomb,  rivés  jadis  au  cou  des  es- 
claves et  destinés  à  indiquer  à  ceux  qui  les  rencontreraient, 
s'ils  venaient  à  prendre  la  fuite,  le  nom  et  l'adresse  de  leur 
propriétaire  '. 

Le  spécimen  suivant  provient  de  Rome  même.  Bullett. 
comun.,   1895,  p.  12  et  pi.  I. 


Servus  sum   dom{i)ni  inei    Scholastici  v{iri)  sp(ectabilis).    Tene    me    ne 
fugiam  de  domo  Pulverata. 

1.  Marquardt,  Vie  pricée  des  Romains,  p.  101,  note  1. 

2.  Catalogue,  47,  il.  Trouoéa  au  cimetière  gallo-romain  de  la  citadelle.  Cf. 
un  texte  analogue  (C.  /.  L.,  XII,  5688,  9)  ;  la  bulle  qui  le  porte  y  est  signalée 
comme  un  contre-poids.  La  bulle  du  musée  de  Langres,  que  j'ai  vue,  ne  rae 
parait  pas  avoir  pu  servir  à  un  tel  usage. 

3.  De  Rossi,  Bull,  di  arcli.  crist.,  1874,  p.  44  et  suiv.;  Bullett.  com.,  1887, 
p.  286  et  suiv. 


332  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

8°    Timbres  et  cachets^ 

Les  timbres  ou  cachets  sont  formés  d'ordinaire  de  lettres 
en  relief,  sur  un  fond  plat,  ces  lettres  étant  disposées  de 
droite  à  gauche  et  retournées,  de  façon  à  être  reproduites 
de  gauche  à  droite,  sur  l'empreinte.  Ils  affectent  les  formes 
les  plus  diverses  :  rectangles,  carrés,  écussons  échancrés 
par  le  haut,  fers  à  cheval,  courbes  en  forme  de  S,  pieds 
humains%  la  cheville  et  le  bas  du  mollet  servant  de  manches 
au  cachet,  etc.  On  en  verra  des  collections  variées  et  riches 
dans  quelques-uns  de  nos  musées,  notamment  à  Toulouse 
et  à  Rouen.  L'empreinte  obtenue  ainsi  était  creuse;  quand 
le  cachet  se  présente  en  creux,  c'est  que  l'empreinte,  au 
contraire,  était  saillante.  L'usage  de  ces  cachets  était  mul- 
tiple ;  le  plus  curieux  peut-être  est  celui  que  nous  a  révélé 
la  similitude  d'un  timbre  trouvé  en  Italie  et  d'une  marque 
découverte  sur  un  pain,  à  Pompéi  :  nous  apprenons  par  là 
qu'ils  servaient  à  timbrer  les  provisions  de  bouche  ou  les 
vases  qui  les  renfermaient,  ce  qui  explique  la  nature  de 
l'inscription  qu'ils  portent.  On  y  lit,  en  effet,  le  nom  du 
possesseur  ou  ceux  des  possesseurs  communs,  quelquefois 
avec  leur  qualité,  au  génitif  ou  au  nominatif,  lorsqu'ils  ne 
sont  pas  indiqués  par  les  initiales  seules.  Souvent,  à  côté 
de  ce  nom^  s'en  lit  lui  autre,  celui  du  domestique  qui  sur- 
veillait les  provisions  et  avait  le  soin  d'y  faire  appliquer  la 
marque  de  possession.  Ce  second  nom  se  présente  aussi  au 
nominatif  ou  au  génitif,  plus  souvent  à  ce  dernier  cas. 

Ex.  :  C.  I.  L.,  X,  8058,  71,  trouvé  à  Pompéi  : 

POTITI 
POPPSABINI 

Potiti,  Popp(aci)   Sabini   {servi). 

1.  V.  Poggi,  Sif/illi  nntir/ii  romani,  Toriuo,  1876,  inf°. 

2.  On  trouve  souvent,  au  fond  des  vases  rouges  lustrés,  des  marques  de  fa- 
brique disposées  dans  un  cartouche  en  forme  de  pied. 


TIMBRES  ET  CACHETS  333 

IhicL,  8059,366. 

SERVANDVS 

Q  L  P  ET  C  L  P 

Servandiis,   Q.  L...  P...  et  C,  L...  P...  {serviis). 

On  n'y  a  gravé  d'autres  textes,  des  formules  de  souhait 
ou  des  devises,  qu'à  une  basse  époque. 

La  plupart  de  ces  cachets  sont  faits  de  fer  ou  de  cuivre  ; 
il  y  en  avait  aussi  en  terre  et  même  en  pierre. 

Il  faut  consacrer  une  mention  spéciale  à  ceux  que  l'on 
appelle  cachets  d'oculistes \  Ces  cachets,  trouvés  pour  la 
plupart  en  France,  sont  de  petits  rectangles,  toujours  en 
pierre,  dont  une  ou  plusieurs  tranches  portent  des  ins- 
criptions gravées  en  creux.  Les  inscriptions  qu'on  y  lit 
indiquent  les  noms  de  l'oculiste,  fabricant  ou  dépositaire 
des  médicaments  employés  pour  la  guérison  des  diverses 
affections  ophtalmiques  signalées  sur  le  cachet,  le  nom  des 
collyres  ou  des  ustensiles  nécessaires  pour  traiter  ces  affec- 
tions elles-mêmes. 

Exemple  :  De  Villefosse  et  Thédenat,  Cachets  d'oculistes, 
p.  54: 


a)  MagilUi^i)  dialcpidos  ad  cicatri(ccs)  ;  h)  Magilli(i}  tliurinuni  c(roco- 
des);  c)  Magilliii)  dloxsus  ad  cicat.ri{ces)  v(eteres)  ;  d)  Magilli{i)  diale- 
pidos  c(rocodes). 

1.  Cf.  GrotefenJ,  Die  Stempal  der  Rôm.  Auaenârstp.  Gottingen,  1867.  in-8; 
Klein,    Donner  Jalirbûcher,  1875,  p.  93    et   suiv.  ;  Desjardins,    Monuments  de 


334  DnŒRSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

On  voit  que  le  nom  du  médecin  vient  ici  en  tête,  au 
génitif;  puis  on  lit  le  nom  du  remède  et,  enfin,  la  désignation 
de  la  maladie  ophtalmique  à  Taccusatif,  précédée  de  la  pré- 
position ad. 

9"  Inscriptions  sur  tessères 

On  appelle  tesserae  de  petits  objets  en  métal,  en  ivoire 
ou  même  en  bois,  de  toutes  formes^  et  de  dimensions  va- 
riables qui  étaient  employés  chez  les  Romains  dans  diverses 
circonstances. 

Il  existe  un  grand  nombre  de  tessères  de  toutes  sortes 
dont  il  est  bien  souvent  impossible  de  saisir  la  destination'  : 
les  plus  intéressantes  sont  les  suivantes  : 

a)  Tessères  militaires.  —  Elles  portent  un  nom  de  soldat 
avec  la  désignation  du  corps  auquel  il  appartient. 

Ex.  :  C.  I.  L.,  VI,  2541  (lame  de  bronze  inscrite  sur  les 
deux  faces)  : 

t\    ■    CLAVDl    .    PRISCt 
MIL  C0HII1I-PR.7PATERN/ 

[T]i.  Claudi[i)  Prisc[i],    mil[itis)   coli{ortis)   IIII  pr(aetoria)e,   c[enturia) 

Patern\i\. 

Ibid.,  2709  : 

T-IVLIVS  11//// 
TR . COH 
VIIII  ■  PR 

T.  Jiilius...  tr[ibuniis)  coh[ortis)   VIIII pr[actoriae), 

b)  Tessères  friunentaires .  —  On  donnait  ce  nom  aux  tes- 
sères que  recevaient  les   citoyens  inscrits    sur  la  liste  des 

Baoai,  p.    55  et  suiv.  ;  Héron  de  Villefosse  et  Thédenat,  Cachets   d'oculistes 
romains,  188i;  Espèrandieu,  Recueil  des  cac/iets  d'oculistes  romains, 18d-i,  in-8. 

1.  Ou  en  connaît  qui  ont  la  forme  de  canards  (C.  /.  L.,  X.  8069,  3G-46),  de 
poules  (f/j(V/.,  46-47),  de  poissons  {ihid.,  105),  de  têtes  de  mort  (ibid.,  86-91). 

2.  Garrucci,  /  Piombi  antirki,  Roma,  1847,  in-4'';  Henzen,  Annali.  1848, 
p.  237;  cf.  Monumenti,  pi.  LI-LIII  et  suiv.;  1850,  p.  357,  pi.  M.;  Hùlsen, 
Bullett.  dclV  Istituto,  1896,  p.  227  et  suiv. 


INSCRIPTIONS  SUR  TESSÈRES  335 

frumentatioiies,  c'est-à-dire  ceux  qui  avaient  droit  aux  dis- 
tributions de  blé  faites  dans  le  porlicus  Miiiucia;  ils  étaient 
admis  à  y  participer  sur  la  présentation  de  ces  tessères.Ges 
petits  monuments,  qui  affectent  la  forme  de  jetons  en  plomb, 
portent  tantôt  seulement  des  représentations  figurées,  parmi 
lesquelles  se  trouvent  fréquemment  le  type  de  VAniiona  ou 
quelque  symbole  relatif  aux  frumentations,  tantôt  des  ins- 
criptions qui  indiquent  le  moment  et  le  lieu  où  auront  lieu 
les  distributions. 

Ex.  :  Orelli-Henzen,  3360: 

ANT  AVG  FRV 

LIB  Rf        N 

LI  LXI 

Ant[onini)  Aug^usti)  lib[eralitas]  LI  ;  fru[mentatio)  n(uniero)  LXI. 

Garrucci,  I  Piombi  antichi,  pi.  III,  7: 

DELIBIFOR 

Rf      MINVCIA 
IV 

De  lib[eralitate)  prima  ou  D[i)e  lib[eralitatis)  primo,  for[o)  quarto, 

Minucia 

c)  Tessères  théâtrales^  —  On  a  longtemps  admis  l'exis- 
tence de  tessères  destinées  à  servir  de  billets  d'entrée  au 
cirque,  au  théâtre  ou  à  l'amphithéâtre.  Dans  cette  catégo- 
rie on  rangeait,  par  exemple,  certains  jetons  qui  offrent, 
d'un  côté  la  tète  d'un  empereur  ou  d'un  personnage  de  sa 
famille,  de  l'autre,  un  chiffre  rarement  plus  élevé  que  le 
nombre  XVI — 'Ce  chiffre  passait  pour  représenter  le  numéro 
de  la  cavea  où  la  tessère  donnait  le  droit  de  se  placer* —  et 
d'autres  qui,  par  les  sujets  figurés  qu'on  y  voit  ou  les 
inscriptions  qu'on   y    lit,    semblent     marquer   d'une    façon 

1.  Fr.  Wieseler,  Commentatio  do.  tesseris  eburneis  osseisque  theatralibus, 
Gottingae,  1866,  in-4'' ;  A.  Blanchet,  Reoue  arrliéologique  (3"  série),  t.  XIV, 
p.  225  et  suiv.,où  l'on  trouvera  la  bibliographie  complète  du  sujet;  Graillot, 
Mélanges  de  Rome,  1896,  p.  299  et  suiv.;  314  et  suiv. 

2.  Fr.  Lenormaat,  La  Monnaie  dans  l'antiquité,  p.  62. 


336  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

précise  la  nature  du  spectacle  auquel  elles  donnaient 
accès  ^ . 

Mais  M.  Hùlsen%  grâce  à  une  étude  plus  attentive  et  plus 
critique  des  représentations  et  des  légendes,  a  fortement 
infirmé  Fo'pinion  reçue.  Pour  lui,  toutes  ces  tessères  sont 
des  tessères  de  jeux  (voir  plus  loin  p.  341).  La  question 
n'étant  pas  encore  entièrement  tranchée  dans  le  sens  de  la 
négative,  nous  avons  maintenu  une  catégorie  spéciale  pour 
les  tessères   théâtrales, 

d)  Tessères  consulaires^  (dites  «  de  gladiateurs  »).  —  On 
appelle  ainsi  de  petits  bâtons  quadrangulaires,  en  os  ou  en 
ivoire,  munis,  à  leur  extrémité,  d'une  sorte  d'anse;  on  y 
passait  un  ruban  qui  permettait  de  les  suspendre  au  cou. 
Sur  chacun  des" quatre  côtés  de  la  tessère  est  gravée  une 
ligne.  La  réunion  des  quatre  lignes  donne  :  1°  le  nom  ou 
les  noms  d'une  personne,  généralement  d'un  esclave  ou 
d'un  affranchi,  au  nominatif;  2°  les  noms  de  son  maître  ou 
de  son  patron,  au  génitif;  3°  et  4"  une  date  indiquée  par  le 
jour,  le  mois  et  l'année. 

Ex.  :  C.  I.  L.,1,  l'èQb: 

P  A  M  P  H  I  L  V  S 
SERVILI  M-  S 
S  P  E  ■  K  •  F  E  B 
CCAES   M   LEP 

Paiiipliilus.  Sen>ili[i)  M.  s[ervus),  spe[ctavit)  K(alendis)  Fcb[ruariis), 
C.  Caes[are),  M.  Lep{ido  consulihus). 

1.  La  tête  d'Apollon,  par  exemple,  se  apporterait  aux  ludi  musici,  celle  de 
Castor  aux  ludi  équestres,  la  représentatiou  d'une  cacea,  d'un  théâtre,  un 
masque  de  comédie,  aux  ludlcomici.  Cf.  Heczen,  Annali,  1838,  p.  275. 

2.  Bullett.  deW  Istituto,  1896,  p.  227  et  suiv. 

3.  Cf.  Mommsen,  C.  /.  L.,  I,  p.  195  ;  Hùbner,  Reo.  arch.  (nouvelle  série), 
t.XVII.  p. 412;  Hùbner  et  Henzen,  Tesserae  fjladiatoriae  [Eph.  epigr.,  III,  p.  161 
et  suiv.,  p.  203  et  suiv.);  Henzen,  Bullett.,  1882,  p.  8  et  suiv.;  Mommsen, 
Die  Gladiaiorentesseren  {Hermès,  XXI,  p.  266  et  suiv.)  ;  A.  Elter,  Die  Gladia- 
torentesseren  (Rhein.  Muséum,  XLI,  p.  517  à  548)  ;  P.  J.  Meier,  Die  Gladia- 
iorentesseren [ibid.,  XLIl,  p.  122  et  suiv.  )  ;  F.  Haug,  Die  Frage  der  tcsscrac 
gladiatoriae  (Berl.  phil.  Wochenschri/t,  1888,  p.  24.  Cf.  p.  31  et  32)  ;  Friedlaen- 
der,  Sitîungsgesnhichte  (6'  édition),  II,  p.  253  et  suiv. 


IN8CRIPT1(3NS    SUR    TESSÊRES  337 

On  expliquait  autre  ibis  les  lettres  SP=SPE  par  speciali/s, 
«  a  paru  devant  le  public  »,  en  se  référant  au  vers  crHorace: 

Spoctatum  sails  et  donaiuni  Jain  rudc\ 

et  Ton  regardait  ces  petits  monuments  comme  des  certificats 
donnés  aux  gladiateurs  victorieux'.  L'inscription  d'une  tes- 
sère  d'Arles,  oii  on  lit: 

CL  L.,  Xll,  5695,1: 

ANCHIAL   SIRTIL-S 

SPECTATNVM 

MENSE    FEBR 
MTVLC-ANT-COS^ 

semblait  même  donner  à  cette  explication  une  certaine  con- 
firmation, Mais  on  a  publié*  assez  récemment  plusieurs 
tessères  nouvelles  qui  portent  en  toutes  lettres  le  mot 
SPECTAVIT.  Il  faut  donc  renoncer  à  Finterprétation  anté- 
rieure, car  il  est  tout  à  fait  impossible  de  \)ve\\àvo  spectavit 
dans  le  sens  de  spectatus  est,  comme  on  a  quelquefois  pro- 
posé de  le  faire',  et  chercher  pour  ces  petits  monuments  une 
autre  attribution. 

M.  JNIommsen  admet  que  les  gladiateurs  libérés  n'étaient 
pas  exemptés  de  suite  de  tout  service  ;  ils  étaient,  suivant  lui, 
employés  pendant  quelque  temps  comme  professeurs  de 
leurs  camarades   plus  jeunes;  ils   les  regardaient   s'exercer 


1.  Epist.,  I,  1,  2. 

2.  Cf.  Orelli-Henzen,  2566,  où,  au  milieu  d'uue  liste  de  gladiateurs  qualifiés 
de  cet{eranus)  ou  tcr(o),  deux  sout  désignés  par  les  mots  :  Mar[mLllo)  SP,  et 
Tlir[ax)  SP. 

3.  M.  Mommseu  [Herinos,  1886,  p.  276,  uotel)  explique  la  seconde  ligne  par 
spectat{or)  num[crator]. 

4.  Eph.  epigr.,  III,  p.  161  et  suiv.,  p.  203  et  204.  On  eu  connaissait  déjà 
d'autres  portant  le  même  mot,  mais  on  les  regardait  comme  fausses. 

5.  Cf.  Chabouillet,  Catalogue  clca  camées  de  la  Bibliotkcquc  inipcriale, 
p.  554. 


338  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

(spectabant)  et  les  guidaient  de  leurs  conseils.  Les  tessères 
de  gladiateurs  ne  seraient  donc  autre  chose  que  des  di- 
plômes remis  aux  vétérans  émérites  ;  la  date  qui  y  figure 
indiquerait  non  pas  un  combat  de  gladiateurs,  mais  le  jour 
où  le  titulaire  est  passé  au  rang  de  professeur. 

Le  grand  intérêt  de  ces  tessères  est  qu'elles  portent  des 
dates  consulaires  et  que,  sous  l'Empire,  elles  nous  offrent 
les  noms  des  consuls  en  charge  au  moment  où  l'inscription 
a  été  gravée,  ne  se  limitant  pas  à  ceux  des  consuls  ordi- 
naires éponymes  ;  c'est  aussi  que,  le  jour  et  le  mois  y  étant 
notés,  elles  fournissent  des  renseignements  précis  sur  la 
durée  d'un  certain  nombre  de  consulats. 

^Malheureusement,  les  tessères  trouvées  hors  d'Italie  ne 
portent  que  l'indication  du  mois  ou  de  l'année  ;  celle  du  jour 
y  est  omises 

e)  Tessère  d'hospitalité.  —  On  sait  qu'il  était  d'usage,  chez 
les  Romains  comme  chez  les  Grecs,  que  deux  particuliers 
s'unissent  ensemble  par  des  liens  d'hospitalité  ;  ils  conve- 
naient entre  eux  de  se  recevoir  mutuellement  lorsqu'ils 
seraient  en  voyage,  et  cette  convention  se  perpétuait  dans 
leurs  familles  respectives.  Pour  constater  ce  lien,  on  échan- 
geait un  symbole  d'hospitalité,  «  tessera  hospitalis  ».  C'était 
un  objet  quelconque  de  métal,  d'os,  d'ivoire,  dont  chaque 
moitié,  se  raccordant  avec  l'autre,  portait  soit  certains  carac- 
tères convenus,  soit  le  nom  des  personnages,  soit  encore 
la  copie  de  l'acte  passé  entre  les  intéressés'.  On  n'en  con- 
naît que  deux  exemples  certains.  Ritschl  a  publié  le  pre- 
mier   depuis    longtemps';  l'autre \  qui  est  semblable    pour 

1.  La  tessère  d'Espagne  (C.  /.  L.,  II,  4963),  gravée  sur  une  lame  de  bronze, 
s'écarte  des  règles  usitées  dans  ces  sortes  de  monuments. 

2.  Plaut.,  Pocn.,  V,  2,  87  : 

HA.  Si  ita  est.   tcsscratn 
Con/erra  sicis  liospitaloin,  cccain  attuU. 
AG.  Afjcduin,  hure  ostende.  Est  par  probe  ;  nani  habeo  domi. 

3.  Ritschl,  Priscac  latinUatis  Monamcnia,  II,  A,  p.  3. 

4.  Notisic  der/liScaci,  1895,  p.  88  et  suiv. 


INSCRIPTIONS  SUR  TESSERES 


339 


la  forme  générale,  a  été  trouvé  depuis  j)eu  à  Trasacco.  C'est 
une  tète  de   mouton,    coupée    parla   moitié. 


Sur  la   tranche  on  lit  : 

y.  Manlius,  T.  f[ilii(s);  T.  Staiodius,  N.  f[ili/is).  —  Hospcs 

Mais  le  droit  d'hospitalité  n'existait  pas  seulement  de 
particulier  à  particulier  :  des  villes  l'accordaient  à  des  per- 
sonnes distinguées  par  leur  rang  et  leur  crédit,  dont  elles 
voulaient  faire  leurs  protecteurs.  Dans  ce  cas,  elles  les 
adoptaient  pour  patrons  en  même  temps  qu'elles  leur  défé- 
raient le  droit  d'hospitalité.  Les  tessères  d'hospitalité  de 
cette  espèce  ne  sont  autre  chose  que  des  tabulae  patroiiatus. 
L'acte  qui  liait  ainsi  la  ville  à  un  particidier  était  rédigé  en 
double  :  la  ville  en  gardait  un  exemplaire  dans  un  temple 
ou  un  monument  public,  le  particulier  pendait  l'autre  dans 
son  atrium  ;  mais  il  pouvait  aussi  le  porter  avec  lui  en 
voyage  comme  signe  de  reconnaissance.  On  connaît  vine 
tessère  de  cette  sorte,  en  forme  de  poisson  \  Tous  les  autres 
monuments  de  cette  espèce  qu'on  a  rencontrés  sont  des 
plaques  de  bronze  destinées  à  être  fixées  à  un  mur.  Nous 
avons  parlé  plus  haut  de  la  forme  suivant  laquelle  les  tables 
de  patronat  étaient  conçues ^ 

Dans  cette  catégorie  il  convient  de  placer  aussi  les  tesserae 


\.C.  /.  L.,L532. 
2.  Voir  p.  301. 


340 


DIVERSES  CLASSES  D'INSCKIl'TlUNS 


pagaiiae  échangées  entre  un  pagns  et  un  particulier.  La  sui- 
vante' a  été  recueillie  récemment  en  Afrique  : 


nlllil'i'''//Va\^ 

.-...,111.:,,.-^.  ,iii 

'il'--'  ■  l'^r 


_,,--^'.ni.iV:..-..''ii|,:.>/o,i| 


% 


Tesscrn  pagl  Mincrvi[i)  M.  Grattius,  M.  [filius],  Pap[iri(t  tribu), 
mag[istcr)  pagi  d(c)  s[ita)  p[ccAinin)  d[cdit). 

f)  Tessères  convivales .  — C'étaient  des  jetons  qui  donnaient 
accès  aux  banquets  oli'erts  par  les  empereurs  au  peuple, 
par  les  magistrats  aux  habitants  des  municipes,  par  les  pa- 
trons à  leurs  clients.  Si,  parmi  les  tessères  qu'onpeut  ranger 
dans  cette  catégorie,  il  en  est  plus  d'une  dont  l'attribution 
est  incertaine,  d'autres,  comme  la  suivante,  ne  paraissent 
donner  lieu  à    aucun  doute. 


A/ma  II,  1847,  p.  257  : 

PRANDIVM 


Vl 


Le  numéro  inscrit  ici  an  revers  indique  vraisendjlablement 
la  place  réservée  au  convive. 

1,  Comptes  reiulas  de  l'Acad.dc?  [n.«T.,  IS'Jo,  p.  319. 


INSCRIPTIONS   SLR  TESSERKS 


341 


Les  membres  des  collèges  recevaient  des  jetons  de  cette 
sorte  qui  leur  servaient  de  cartes  d'identité  et  de  billets 
d'entrée  aux  letes  du  collège. 

Habelon,  Bronzes  antiques  de  la  BibliolJtèqne  Nalionale, 
n"  2315  : 


CoUc[<:;iitiu)  utri[cnlariiuit)  C(ib(c///cciisiii/n).  L.   Valcr[itis)  Succes[sus). 

g)  Tessères  pour  les  jeux.  — Il  y  a  toute  une  catégorie  de 
tessères  qui  étaient  destinées  aux  jeux  [tesserae  lusoriae). 
Les  unes  se  composent  d'un  cube  présentant  des  nombres 
sur  chaque  face,  comme  nos  dés  actuels  ;  mais  celles-là  n'ont 
pas  d'inscriptions.  D'autres  portaient  un  chifïVe  d'un  côté 
et  une  devise  de  l'autre,  les  devises  qui  indiquent  la  joie, 
la  réussite,  étant  accouplées  aux  chiffres  élevés,  les  devises 
contraires  aux  chillVes  bas.  On  en  a  encore  trouvé  récem- 
ment toute  une  suite,  dans  des  tombeaux,  parmi  lesquelles 
nous  citerons  les  six  suivantes  : 


Année  épigraphique ,  1888,  n"  116 


1)  M  O  I  C  E 

2)  EBRIOSE 

3)  VIX  RIDES 

4)  BENIGNVS 

5)  AMATOR 

6)  FELIX 


n 


III 
iiii 

XII 

XXIX 

XXX 

LX 


11)  Diptyques  consulaires.  —  On  nomme  diptyques  consu- 
laires des  tablettes  doubles  d'ivoire  que  les  consuls,  à  la  fin 


342  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

de  l'Empire,  avaient  coutiune  de  distribuer  aux  sénateurs 
lorsqu'ils  entraient  en  charge  ;  elles  paraissent  avoir  été 
des  invitations  à  assister  aux  fêtes  qu'ils  donnaient  en  pre- 
nant possession  de  leur  magistrature.  Ils  y  étaient  figurés 
avec  leurs  noms  et  leurs  titres  et,  le  plus  souvent,  avec  une 
représentation  des  jeux  du  cirque  ou  de  ramphithéâtre  qui 
allaient  être  célébrés  à  leurs  frais.  Ces  monuments  nous 
offrent  donc  des  renseignements  curieux  sur  un  certain 
nombre  de  personnages  importants  de  la  décadence  ;  ils 
sont  d'autant  plus  intéressants  que  les  inscriptions  de  cette 
époque  sont  plus  rares.  Le  plus  ancien  diptyque  connu  date 
de  Tan  400  environ,  le  plus  récent  de  Tannée  541\ 

L'exemple  suivant'  donnera  une  idée  des  inscriptions  qui 
figurent  sur  ces  sortes  de  monuments  : 

Première  feuille  :  Deuxième  feuille  : 

FL-THEODORVS  COM    DOMEST 

FILOXENVS  EX   MAGISTRO   M 

SOTERICVS  PER    THRACIA 

FILOXENVS  ET     CONSVL 

VIR  ILLVSTR  0  R  D  I  N  A  R 

TOTTl     TO  T  n  A  T  O  C 

A  n  p  o  N  rnAPxoN 

TH   cooH  npocoepn 

repoTCiA  oiAozeNOC 

FI{ai'iiis)  Tlicodoriis  Filoxenus  Sotericus  Filoxcnus  i'ir  illi(str[is), 
coinies)  iloi)tcst[icoriiin),  ex  magistro  i/i[ilituiii)  pcr  Tlu'acia[s)  et  consul 
ordinar[ius). 

Tout-,  to  owoov  -.7^  jocsr,  Yspoocrîa 
uTraxoç  urxpycov  Trpoa'iéow  «ïnXôçevoç. 

Ce  personnage  a  été  consul  îx  Conslanlinople  en  525. 

1.  Cf.  Héron  de  Villcfosse,  Feuille  de  di/jtt/que  consulaire  ronsercèe  au 
Loue  re  (E\iT3iii  delà.  Gazette  a  rrhéologi  que,  I88i),  p.  1  et  2,  qui  y  donne  une 
liste  de  tous  les  diptyques  connus. 

2.  Chabouillet,  Catalogue  r/cnéral  des  camées  de  la  Bibliothèque  impériale, 
p.  565  et  suiv. 


SORTES,  EXSECRATIONES  343 

10°  Sortes,    exsecratioiies 

On  nommait  sortes  de  petites  plaques  de  bois^  on  do 
bronze,  sur  lesquelles  certains  oracles  rendaient  leurs  ré- 
ponses ;  on  en  connaît  une  vingtaine  qui  proviennent  d'un 
sanctuaire  voisin  de  Padoue  -  ;  d'autres  ont  été  trouvées  aux 
environs  de  Parme\  Les  maximes  qu'on  y  lit  sont  en  vers; 
ce  sont  des  devises  vagues  et,  dit  M.  Mommsen,  «nisi  l 
deo  essent  inter  hominum  locos  communes  referrentur  ». 
De  plus,  elles  contiennent  de  nombreuses  fautes,  soit  vo- 
lontaires, soit  dues  à  l'ignorance  du  rédacteur  ou  du  gra- 
veur. 

Deux  exemples  suffiront  à  montrer  de  quelle  nature 
étaient  ces  devises  : 

C.  I.  L.,   I,   1440: 

DE  INCERTO  CERTA  NE  FIANT 
SI  SAPIS  CAVEAS 

C.  I.  L.,  XI,  1129  a: 

nON  POTEST  PRIVS  MORTEMADFICIERQVAM 
VENERIT-FA/«m 

Les  exsecrationes,  devotiones''  appartiennent  à  la  classe 
des  sortilèges  ;  on  y  avait  recours  quand  on  avait  envie  de 
se  défaire  d'un  ennemi  ou  de  lui  nuire.  Le  moyen  était  bien 
simple  ;  on  écrivait  le  nom  de  cet  ennemi  sur  une  tablette, 
en  l'enfermant  dans  une  formule  magique  par  laquelle   on 

1.  Cic,  De  Dicin.,  II,  41  :  Sortes  in  rohore  insculptac  priscarum  Utterarum 
notis. 

2.  C.  I.  L.,  I,  p.  267  et  suiv. 

3.  C.  I.  Z,.,  XI,  1129  a-c. 

4.  Cf.  Rliein.  Muséum,  IX,  p.  365,  XVIU,  p.  559  et  suiv.  ;  XXIV,  p.  474  et 
suiv.  ;  XXXIII,  p.  76  et  suiv.  ;  Collections  du  Musée  Alaoui,  p.  57  et  suiv.  ;  101  et 
suiv. 


344  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

le  consacrait  aux  dieux  infernaux  ou  à  quelque  mauvais 
Jéinon,  et  en  Fentourant  parfois  de  signes  cabalistiques^. 
Presque  toutes  les  exsecrationes  que  Ton  a  retrouvées 
étaient  gravées  sur  des  lamelles  de  plomb  ;  on  les  roulait 
et  les  glissait  dans  une  tombe.  Ces  inscriptions  sont  inté- 
ressantes non  seulement  à  cause  de  la  coutume  qu'elles 
trahissent,  mais  aussi  parce  que,  comme  tous  les  monu- 
ments dus  à  des  particuliers  et  surtout  à  des  gens  du  peuple, 
elles  renferment  des  particularités  de  langue  ou  d'ortho- 
graphe dignes  de  remarque. 

Ex,  :  C.  I.  L.,  VIII,  12505.  —  Trouvée  à  Carthage  dans 
le  cimetière  des  esclaves  et  affranchis  de  l'empereur: 

TU  R  O  G  O  0  V  I  •  I  N  F  E  R 
NALES ■ CRATES • TENES ■ COM 
MENDOTIBIIVLIA-FAVSTIL 
LA-MARII-FILIAVTEAMCELE 
RIVS  •  ABDVC AS  •  ET  •  IBI  •  IN  •  NVM 
ERVM-TVABIAS 

Te  rogo  qui  infernales  crates  tenes;  commendo  tibi  Julia(ni)  Faustiila(ni), 
Marii  filia[m),  ut  eam  celerius  abducas,  et  ibi  iii  numcruin  (inortuoruni) 
tu  ijt)abeas. 

On  usait  encore  de  ce  procédé  lorsqu'on  voulait  obtenir 
à  tout  prix  Tamour  ou  les  faveurs  d'une  femme  dont  on  ne 
pouvait  toucher  autrement  le  cœur  '. 

Ex:  C.  I.  />.,  VIII,  12507.  —  Môme  provenance  que  la 
précédente   inscription  : 


1.  Tac,  Ann.,  II,  69;  Rcperiehantur...  rarmina  et  clcroiiones  et  nomen 
Germaniei  plumbeis  tahulis  inaculpturn.  Cf.  Dio,  LVII,  18,  etGodefroy,  Ad 
Cod.  Theod.,IK,  16,  11. 

2.  Apul.,  ApoL,  p.  309  ;CW.  T/ieod.,  IX,  16.3. 


DEVOTlOMvS,  EXSECHATIONES 


345 


AnHIHNIAPAC  0 

B 

>  V  R  A  T  V  R  e 
-0              SVGESA  A 

>  ADVRATVR  s 
?s  AMO///VET  isici  q; 
O  DESIDERI  °- 
£               S  V  G  E  S  I  ^ 


/////  /  I  t  T  V  T  T    0  ///// 

Urntur  Suc{^c)es[s)a,  aduratur  (uno[r[c)\  t'c[/]  desidcri{o)  Suc[c)cs[s)i. 

Parmi  les  documents  de  cette  sorte,  il  faut  faire  une  place 
à  part  aux  exsecrationes  dirigées  contre  des  chevaux  de 
course,  afin  de  les  empêcher  de  gagner  les  prix.  On  a  trouvé  à 
Carthage  plusieurs  textes  de  cette  sorte,  écrits  soit  en  grec  \ 
soit  en  latin-.  Nous  donnons  ici  le  fac-similé    de  l'un  d'eux. 

C.  I.  L.,  Ylll,  12504: 

KAHÂKKPAKKPOY' 
iCNhv;       p 

Rxpiovs        e 

I  N  PVIj  XToR,    D 

cxsuuvî    p 

PlUOPv;  X 
hvÇINIJ  0 

ANIMTOR        ^ 

Bl.A>Dv;  X 
jiDONiyJ  e 
oMNipo-r\5-   X 

KAPOYPÀXXe^  K 

6  P A)^X©A  0  C 

HeAé-ie  G  Y  MA  o 

^^léC(po^^HI         MHAM 
HJeoYHeMH  V 

CCTABAHI  0 

iXClToé^f  .      N 

P  P-AAO  Nri^QCON\f}-R  — 

€QyOj-VTD6T6  NeAS 

iuoi-^riNPUceNTVR 


1.  Delattre,  Bulletin  de  correspondance  lielléiil.qae,  1388,  p.  294  ot   suiv.  ;  cf, 
C.  /.  L.,  VIII,  p.  1290  et  suiv. 

2.  /6tV/.,  p.  1288, 


346  DIVERSES  CLASSES  D'INSCRIPTIONS 

Ce  texte  commence,  ainsi  qu'on  le  voit,  par  des  formules 
magiques  écrites  en  lettres  grecques,  qui  forment,  en  plus, 
la  bordure  de  l'inscription  à  droite  et  à  gauche  ;  puis 
viennent,  entourant  une  représentation  grossière  du  cirque, 
en  deux  colonnes,  les  noms  des  chevaux  engagés  dans  les 
courses  :  Sidereus,  Igneus,  Turinus,  Martius,  Rapidus,  Ar- 
minius,  Impulsator,  etc.  On  lit  ensuite  de  nouveau  des  for- 
mules magiques  en  lettres  grecques  et  enfin  l'imprécation 
suivante  :  Démon  qui  {h)ic  coiiversa[ri]s  trado  tibi  [h)os  equos 
ut  deteneas  illos  et  inpliceutur  [n]ec  se  luovere  possint. 


11"  Inscriptions  sur  mosaïques 

Les  inscriptions  sur  mosaïques  sont  assez  communes  ; 
leur  contenu  et  leur  rédaction  dépendent  absolument  du 
dessin  figuré  sur  la  mosaïque  auxquels  elles  servent,  en 
général,  de  légendes  et  du  genre  de  Fédifice  auquel  elles 
étaient  destinées  ;  il  n'est  donc  pas  possible  de  donner 
une  idée  même  générale  de  cette  sorte  d'inscriptions,  où 
Ton  trouve  toutes  les  variétés  possibles,  depuis  les  textes 
religieux  jusqu'aux  textes  funéraires  et  aux  marques  de 
fabricants  \ 


12°    Tahulac  Uisoriae 

Il  reste  à  parler,  poui-  terminer,  des  documents  connus 
sous  le  nom  de  Idhuldc  iusoriae. 

La  règle  du  jeu  auquel  elles  étaient  destinées  n'est 
pas  connue.  On  peut  seulement  dire  que  le  damier  com- 
prenait dix-huit  cases  par  joueur,  réparties  sur  trois  lignes. 
Pour    les    obtenir,    on    gravait  à  droite   et  à   gauche    de  la 

1.  Voir  Marquardt,  Vie p/-ioce  des  Rontains,  II,  p.  273,  et  notes. 


TABULAE  LUSORIAE  347 

table  trois   mots  ou  trois  groupes  de  six  lettres  qu'on   dis- 
posait sur  trois  lignes  horizontales,  le  groupe  de  droite  étant 
séparé  du  groujje  de  gauche  par  des  ornements  ou  des  des- 
sins comme  dans  les  exemples  suivants  : 
Orelli,  4315  : 

SEMPER  û  IN  HANC 
TABVLA  0  HILARE 
LVDAMV    0     SAMICI 

C.  I.L.,   VIII,  17938: 

VENARI     oiseau    LAVA  RI 
LVDERE  "oSi  RIDERE 

OCCEST      rameau      VIVERE 


Naturellement,  il  n'y  a  aucune  importance  à  attribuer  au 
sens  de  semblables  devises  ^  ;  leur  disposition  seule  était  à 
signaler,  ainsi  que  le  nombre  de  lettres  dont  elles  se  com- 
posent \ 


1.  Quelques-unes  cependant  portent  des  devises  qui  paraissent  se  rapporter 
à  des  faits  historiques.  Telle  est  celle  que  de  Rossi  a  recueillie  dans  le  cime- 
tière voisin  de  la  basilique  de  Saint-Sylvestre  (Hostes  cictos  ;  Italla  gaudet; 
ladite  Romani  !)  et  où  il  voit  une  allusion  aux  victoires  d'Aurélien  en  271 
(Bull,  d'arch.  cristiana,  1891,  p.  27). 

2.  Voir  sur  ces  tabulas,  Marquardt,  Yie  pricée  des  Romains,  II,  p.  535,  et 
lhm,Rômisc/ie  Spielta/en,  dans  les  Bonner  Studien,  Aufsàtse  Reinhardt Kekulé 
gewidmet  von  seinen  Schillern,  Berlin,  1890,  p.  323  et  suiv.  ;  cf.  Délie  tavole 
lusorle  romane  (Bullett.  dell'  Istituto  archeologico,  189J,  p.  208 et  suiv.). 


CHAPITRE  COMPLÉMENTAIRE 


§   1.  —  De  la  restitution  des  inscriptions  mutilées 

On  voit,  par  tout  ce  qui  vient  cVètre  exposé,  que  les 
textes  épigraphiques  étaient  soumis  à  des  règles  un  peu 
différentes  suivant  la  nature  de  ces  textes,  mais  i\  })eu  près 
constantes  pour  la  même  classe  de  monuments;  aussi,  lors- 
qu'une inscription  est  brisée  ou  qu'une  partie  des  lettres 
en  est  ell'acée,  on  peut  arriver  à  la  restituer,  au  moins  en 
])artie,  non  pas  avec  vraisemblance,  mais  avec  certitude. 
Xous  ne  saurions  troj)  insister  ici  sur  ce  l'ait.  On  serait  faci- 
lement disposé  à  croire  que  les  suppléments  proposés  par 
les  savants  pour  les  inscriptions  mutilées,  soit  au  Corpus, 
soit  ailleurs,  sont  affaire  de  perspicacité,  et  qu'on  peut  arriver 
à  en  trouver  d'autres,  même  sans  être  rompu  aux  études 
épigraphiques.  C'est  là  une  illusion  contre  laquelle  il  faut 
soia'neusement  se  o^arder.  Les  véritables  restitutions,  les 
seules  qui  doivent  être  acceptées,  sont,  non  le  fruit  de  l'ima- 
gination plus  ou  moins  réfléchie,  mais  le  résultat  d'une 
nécessitée 

Nous  allons  essayer  de  le  démontrer  par  deux  exemples, 
en  indiquant  en  même  temps  où  la  certitude  s'arrête  pour 
faire  ])lace  à  la  probabilité. 


1.  Daus  les  Corpus,  qui  doivent  faire  loi  eu  rcspèce,  les  restitutions  sont 
indiquées  en  petites  italiques.  Dans  le  développement  des  inscriptions  donné 
souvent  à  la  suite  du  texte,  on  a  coutume  de  marquer  entre  crochets  les  mots 
ou  les  lettres  qui  devaient  exister  sur  la  pierre,  mais  qui  ont  disparu  ;  on  indique 
entre  parenthèses  ceux  qui  avaient  été  omis  à  dessein  par  le  graveur. 


DE  LA  RESTITUTION  DES  INSCRIPTIONS  MUTILÉES  349 

Si  la  partie  conservée  do  rinscription  coiilioiit  le  débiil 
(1(>  mots  dont  la  Un  est  eli'acée,  il  est  aisé  de  voir  comment 
on  doittciitoi*  la  restitution  du  monument;  mais  il  est  sou- 
vent difficile  d'arriver  à  une  solution  complète. 

Ex.  :  C.  I.  L.,  VIII,  5145  : 


L 


V 


•       IV 

PAPl 
1  C  T 
M    O    D    I 

E  V 
PROC  AV 
SPLENDI 
ORDOMV 
TH AGAS 

PAIR 


Cette  inscription  est,  on  le  voit  de  suite,  un  monument 
honorifique  ;  en  tête  doivent  donc  figurer,  au  datif,  les  noms 
du  personnage  en  l'honneur  de  qui  elle  est  gravée. 

L-  est  l'abréviation  de  son  prénom  (Lucius);  son  gentilice, 
({ui  doit  suivre,  commence  par  IV;  c'est  donc  Jnlio  ou  Junio 
qu'il  faudrait  rétablir;  car  la  largeur  de  l'inscription,  qui 
nous  est  donnée  approximativement  par  la  seconde  ligne, 
nous  empêche  de  songer  à  des  gentilices  plus  longs,  comme 
Juvenlio^  les  gentilices  ne  s'abrégeant  pas  d'ordinaire,  on 
le  sait. 

Aj)rès  le  gentilice  du  personnage  doit  venir  sa  filiation, 
indiquée  par  le  prénom  de  son  père  abrégé  et  la  sigle  /".  = 
fil.  Ce  prénom  paternel,  étant  donné  la  longueur  des 
lignes,  ne  pouvait  guère  être  qu'un  de  ceux  dont  l'abré- 
viation se  fait  par  une  seule  lettre  :  L,  T,  Q,  etc.  Par  la 
même  raison,  nous  préférerons/".  '2i  fil.  et  nous  compléterons 
ainsi  la  première  ligne  : 


L-IV/io>-/- 


350 


CHAPITRE  COMPLEMENTAIRE 


Après  la  filiation  se  marque  la  tribu,  écrite  ici  en  toutes 
lettres,  puisque  Tabréviation  la  plus  fréquente  de  Papiria 
est  PAP  et  non  PAPI,  qui  figure  sur  la  pierre,  et  que  le 
début  du  cognojiien  se  trouve  évidemment  à  la  troisième 
ligne. 

La  seconde  ligne  est  donc  : 

PAPir/a 

La  troisième  doit  contenir  un  surnom,  qui  ne  peut  être 
que  Victor  ou  un  composé  de  ce  mot,  Victorius,  Victorinus ; 
ce  premier  surnom  ne  peut  être  restitué  avec  certitude. 

A  la  quatrième  ligne,  avant  la  qualification  du  personnage  : 
E-V,  egregio  viro,  on  ne  peut  guère  chercher  qu'un  second 
surnom  :  Modia/nis,  Modiarias,  Modîcus,  plutôt  que  Modius, 
qui  serait  un  peu  court. 

Les  cinq  premières  lignes  peuvent  donc  être  lues  : 

lia}--/- 
ri  a 

o  r    • 


L 

•       IV 

PAPI 

V 

I    C    T 

M 

0    D    1 

E      V 

Ls  ligne  6  renferme  le  titre  précis  du  personnage  et  com- 
plète la  qualification  honorifique  plus  vague  de  vir  egregius, 
qui  lui  est  donnée  à  la  cinquième;  on  y  lit  :  PROCAV.  On 
peut  se  demander  comment  cette  ligne  doit  être  complétée  ; 
car,  suivant  que  Finscription  aura  été  rédigée  sous  le  règne 
d'un  seul  empereur  ou  sous  le  principal  simultané  de  plu- 
sieurs, ce  qui  est  possible,  j)uisque,  nous  l'avons  dit  plus 
haut,  le  titre  d^egregius  vir  ne  date  que  d'Antonin  le  Pieux, 
et  que,  par  conséquent,  cette  inscription  est  assurément 
postérieure  au  temps  de  ce  prince,  il  faudra  restituer  A^'^. 
n,  ou  AV^^.  nn^  ou  ANggg.  nnii.  La  parlie  effacée  de  celle 
ligne  comprenait  donc  au  moins  un  ^ et  un  //. 

La  fin  de  Tinscriplion  se  rélablil  sans  diMicuIlé  :  cUe    doil 


DE  LA  RESTITUTION  DES  INSCRIPTIONS  MUTILEES 


351 


contenir  le  nom  de  la  personne  ou  de  la  communauté  qui 
élève  le  monument;  ici  c'est  le  sénat  municipal  (ordo). 
L'épithète  haJîituelle  en-pureilcas, spleiididissiniiis,  ne  pouvait 
trouver  place  en  entier  sur  la  pierre,  à  cause  du  peu  de 
longueur  des  lignes,  sans  que  plusieurs  des  lettres  qui  com- 
posent ce  mot  fussent  liées  ensemble.  THAGAS  donne  l'eth- 
nique TJiagaslensiuin  dont  il  n'y  a  point  à  douter,  puisque 
l'inscrip-tion  a  été  trouvée  à  Tluigaste  (Souk-Ahras).  Les 
lettres  MV  de  la  ligne  précédente  sont  évidemment  le  début 
du  mot  municipi. 

La  dernière  ligne  doit  contenir  soit  un  verbe  ayant  le  sens 
de  «  donner,  poser,  faire,  »  à  la  troisième  personne  du  sin- 
gulier, soit  un  ([ualificatif  se  rapportant  cà  L.  ///...  Victor... 
et  expliquant  pourquoi  le  monument  lui  a  été  élevé,  soit 
quelqu'une  des  formules  connues  que  nous  avons  citées 
plus  haut'.  Or,  la  première  et  la  dernière  supposition  doivent 
être  écartées,  PATR  ne  répondant  à  aucun  des  mots  usités  en 
pareil  cas.  Reste  à  trouver  une  apposition  au  nom  du  per- 
sonnage. Patrono  s'impose  à  quiconque  a  l'habitude  des 
textes  épigraphiques. 

L'inscription  doit  donc  se  restituer  : 


L       •       IV 

Ho   ■■[ 

PAPI 

r  i  a 

V    I    C    T 

o    r    • 

M    0    D    I 

E      V 

PROC • AV 

g 11 

o 

SPLENDI 

dissiinus 

ORDOMV 

n  i  c  ip  i 

THAGAS 

tensiuin 

PATR 

ono 

Heureusement,  les  restitutions   qui  restent  indécises  aux 
lignes  3,  4  et  G  peuvent  être   complétées.  On   a   trouvé,  en 


1.  Voir  plus  haut,  p.  235  et  suiv. 


352  CHAPITRE  COMl'LKMENTAIRE 

efTel,  à  Constanliiu'  (Cirta\  une  inscription  dédiée  évidem- 
ment au  même  personnage'  et  où  il  est  appelé  :  L.  Juliiis 
Victor  Modianus,  v.  c.  proc.  Auggg.  nnn.  Nous  rétablirons 
donc  ainsi  le  début  du  monument,  dont  la  première  ligne 
seule  restera  incertaine,  le  prénom  du  père  demeurant 
inconnu. 


L 

IV 

P 

API 

V 

1 

C    T 

M 

0 

D    I 

E 

\ 

PROC 

■  AV 

lio  ■ 

■f- 

r  i  a 

o    r 

i 

a    n 

0 

o  (jf  a 

■nnn 

etc. 

Si  les  restitutions  portent,  non  plus  sur  des  mots  dont  le 
début  est  resté  intact^  mais  sur  des  passages  entiers  de  Pins- 
cription,  il  faut,  pour  arriver  à  trouver  le  complément,  faire 
souvent  de  longues  recherches  soit  dans  les  textes  classiques, 
soit  dans  les  recueils  épigraphiques.  Encore  est-on  souvent 
obligé  de  laisser  des  blancs  sans  les  pouvoir  remplir. 

Nous  prendrons  pour  exemple  une  inscription  qui  a  fourni 
à  L.  Renier  un  de  ses  plus  savants  mémoires'.  Elle  a  été 
reproduite  depuis  au  tome  X  du  Corpus,  n"  6659  : 


R  •   EQVIT   •  ROM 


IVT   •  XVI  R 


L  I  T  I  B  •  I  V  D  I  C  •  Q  V  A  E  S 
K  E  T  A  E  •  ET  •  C  Y  R  E  N  A  R 
AESARIS  •  AVG  •  LEG  •  X  •  FRETEN 
B  •  IMP-VESPASIANO  •  CAESAR 


R  •  P  K  O  \  I  N  C  I  A  E 
.Al  P  •  V  E  S  P  A  S  I  A  N  I 
D   O   K  I  S        M  I  L  I 

T  •  CAESARE  •  AVG  •  F 
ELLO-  IVDAICO-CORONA-  MVRALI  •  VALLARI  -AVREA-  IIAStIs-  PVRIS 
EXILLIS  •  DVOBVS  -TR  ■  PL  •  PR  •  LEG  •  PROVINC  •  t'ONTI  ■  ET  •  BITIIV.NLXE 

A  E  G  l  N  l  A   •   A   •   F   •   L  A  R  G  A    •   \^\  O  R    •    ET 
RCIA    •   A   •    F   •   PRISCILLA  •   FI  LIA    •    FECERVNT 


1.  c.  /.L.,  VIII,  7051 

2.  Explication  et  restitution  d'une  inscription  découverte  à  Xcttuno  (Journal 
des  Sacants,  1867,  p.  'J5  et  suiv.  =3/t'/*i.  do  l'Acad.  des  Inscr.,  1867,  p.  269  et 
suiv.).  On  peut  considérer  cet  article  comme  uu  modèle  parfait  du  geure. 


DE  LA  RESTITUTION  DES  INSCRIPTIONS  MUTILÉES  353 

On  reconnaît  facilement,  malgré  la  mutilation  du  monu- 
ment, que  cette  inscription  est  une  inscription  honorifique 
rédigée  dans  Tordre  direct  et  gravée  en  souvenir,  peut-être 
même  sur  le  tombeau  d'un  personnage  dont  les  noms  ont 
disparu,  parles  soins  de  sa  iemme...aecinia  Larga  et  de  sa 
fille  ...rcia  Priscilla. 

Avant  sa  questure,  indiquée  à  la  seconde  des  lignes  qui 
subsistent,  le  personnage  avait  dû,  suivant  la  règle,  faire 
son  service  militaire  comme  tribun,  et  exercer  une  des 
charges  du  vigintivirat.  En  effet,  il  fut  —  le  titre  est  presque 
complet  —  XVIR  stUl\E  IVDIC;  quant  à  son  tribunat  mili- 
taire, qui  n'a  rien  de  commun  avec  la  fonction  de  seviK- 
EQVITROM ',  qu'on  trouve  signalée  au  début  du  texte,  il 
faut  évidemment  en  chercher  l'expression  dans  la  partie 
disparue  de  la  première  ligne.  Comme  les  lettres  IVT  forment 
la  fin  du  mot  Adjiit{ri,r) ,  surnom  de  deux  légions  bien 
connues,  la  première  et  la  deuxième  Adjutrix,  c'est  dans 
une  de  ces  deux  légions  qu'il  fut  appelé  à  servir.  Or,  on 
sait  que  la  deuxième  légion  Adjutrix  ne  fut  constituée  que 
par  Vespasien.  D'un  autre  coté,  la  suite  de  l'inscription 
prouve,  ainsi  que  L.  Renier  l'a  démontré,  que  le  personnage 
était  questeur  à  l'avènement  de  ce  prince;  il  dut  donc  être 
tribun  militaire  deux  ans  environ  avant  cette  époque,  c'est- 
à-dire  alors  que  la  légion  //°  Adjutrix  n'existait  pas  et  que 
la  7"  Adjutrix  \en2i\i  d'être  créée.  En  conséquence,  on  doit 
lire  :  trib.  mil.  leg.   I  «rZIVT-. 

La  questure  dont  fut  revêtu  le  personnage  est-elle  la 
questure  urbaine  ?  On  remarquera  que  le  passage  QVAES...  R 
cRETAE  ET  CYRENAR  ne  peut  se  compléter  que  par  quûes[tori 
pr.  p]r{aetore),  etc.,  ou  quaes[t{ori),  leg{ato)  pr.  p]r{aetore). 
Or,  il  n'y  a  pas  la  place  matérielle  pour  restituer  à  la 
deuxième  ligne  : 

QVAEs/  ■  leg  ■  pr  ■  pR 

1.  Voir  plus  haut,  p.  90,  note  2. 

2.  Le  nom  de  la  légion  avait  échappé  à  M .  L.  Renier,  et  le  numéro  n'en  a  pas 
été  restitué  par  les  auteurs  du  Corpus. 

23 


354  CHAPITHE  CUMl'LKMENTAIRE 

Il  faut  donc  réunir  ces  deux  noms  de  provinces  qui,  à  ce 
moment,  étaient  combinées  administrativement  en  une  seule, 
au  mot  qiiaestor  et  lire  Q>/AEstori)pr.  pR  cRETAE  ET  CYRE- 
NAR,  ce  qui  oblige  à  admettre,  avec  L.  Renier,  que  ce  per- 
sonnage fut  questeur  de  ces  deux  provinces. 

Après  sa  questure,  il  aurait  dû  être  envoyé  dans  une  pro- 
vince prétorienne  du  sénat  comme  légat  du  proconsul  ou 
devenir  directement  tribun  de  la  ])lèbe  ou  édile.  Mais  il  est 
évident  qu'il  fut /e^rt/;/6^/MPVESPASI AN kAESARISAVGLEGX 
FRETENi-Z^.  Il  fut  donc,  immédiatement  en  quittant  la  ques- 
ture, nommé  légat  légionnaire,  poste  qui  était  d'ordinaire 
réservé  à  d'anciens  préteurs. 

L.  Renier  a  expliqué  la  cause  de  cette  irrégularité  :  en 
arrivant  à  Tempire,  Vespasien,  isolé  en  Orient,  disposait 
d'un  nombre  trop  faible  de  sénateurs  pour  pouvoir  s'as- 
treindre aux  règles   qui  étaient  suivies   en  temps   ordinaire. 

Les  mots  DONIS  M\L\taribi(s,  qui  viennent  ensuite,  appel- 
lent le  mot  doiialo,  qui  ne  peut  trouver  place  qu'avant  doiiis. 

Dans  la  ligne  suivante,  il  est  question,  on  ne  saurait  en 
douter,  des  deux  empereurs  Vespasien  et  Titus,  qui  con- 
duisirent la  guerre  de  Judée  et  décernèrent,  après  la  victoire, 
des  récompenses  à  ceux  qui  s'y  étaient  distingués;  il  faut 
donc  lire:  r/B  IMP- VESPASIANOCAESARe  r/z/^^e^  TCAESARE 
AVGF-^ELLOIVDAICO. 

Le  début  de  la  septième  ligne,  avant  le  mot  [v]exillisj  a 
disparu;  mais,  étant  données  les  règles  suivies  pour  les 
décorations  militaires  et  le  nombre  des  vexilla  (deux)  qui 
convient  à  un  homme  du  rang  questorien,  les  légats  de  rang 
prétorien  avant  seuls  droit  à  trois  vexilla,  trois  hastae 
purae,  et  trois  coroiiae,  il  faut  réta])lir,  avant  le  mot  lEXILLIS, 
diiabus  ou  plutôt  duab..  à  cause  du  peu  de  place  dont  on 
dispose. 

Les  autres  îowcùon^Jiibuiius  plebis, praelor,  legatiis  pro- 
vinciae  Poiili  et  Bitlujniae  sont  complètement  exprimées. 
Le  cursus  honovum  du  j)ersonnage  est  donc  ainsi  rétabli 
dans  son   entier. 


DE  l.A  RESTITUTION  DES  INSCRIPTIONS  MUTILÉES  355 

Restent  à  trouver  les  gentiliees  des  deux  femmes  qui  ont 
élevé  le  monument  à  leur  mari  et  à  leur  père,  ainsi  que 
les  dénominations  de  celui  en  mémoire  de  qui  Finscription 
a  été  gravée. 

Pour  la  première  femme,  celle  dont  le  nom  figure  à  la 
huitième  ligne,  nous  avons  à  choisir  entre  les  deux  genti- 
liees de  [Gr]aecinia  ou  de  [C]aecinia^  les  seuls  qui  con- 
viennent. Mais  le  gentilice  Graecinia,  tiré  du  surnom  Grae- 
cinus,  est  peu  admissible  pour  une  femme  de  sénateur,  à 
l'époque  de  Vespasien.  De  plus,  le  père  de  cette  femme, 
un  Graecinius  ou  un  Caecina,  se  nommait  A(ulus),  puis- 
qu'elle est  appelée^.  f[ilia).  Or,  aucun  Graecinius  connu  ne 
se  nomme  A(ulus),  et  l'on  sait  que  dans  les  familles  un  peu 
importantes,  comme  devait  l'être  celle  de  la  femme  du 
légat  de  Vespasien,  on  se  limitait  à  l'usage  d'un  certain 
nombre  de  prénoms  et  de  surnoms  qui  y  étaient  comme 
héréditaires.  Le  surnom  Largus  ne  se  rencontrant  pas  non 
plus  chez  les  Graecinius,  nous  devons  choisir,  de  ^réïé- 
rencQ^  [C]aeciiua.  Et,  de  fait,  l'on  connaît  plusieurs  A.  Cae- 
cina et  même  des  A.  Caecina  Largus  :  par  exemple  les 
deux  personnages  de  ce  nom  dont  l'un  fut  consul  en  l'an  13 
et  l'autre  en  l'an  42. 

Le  gentilice  de  la  fille,  plus  important  encore,  puisqu'il 
nous  donnera  celui  de  son  père,  ne  peut  être  que  /'oRCIA, 
w«RCIA  ou  /rtRCIA.  Or,  le  prénom  A(ulus),  qui  est  celui 
de  notre  légat,  sa  fille  se  disant  A.  f[ilia),  n'existe  pas  chez 
les  Porcins  et  est  rare  chez  les  Marcius;  il  est  fréquent,  au 
contraire,  chez  les  Larcius.  De  plus,  on  rencontre,  dans 
cette  famille,  sinon  le  surnom  Priscillus,  au  moins  celui  de 
Priscus,  dont  Priscillus  est  dérivé.  Il  s'ensuit  que  la  fille 
devait  se  nommer  [Ld\rcia Priscilla  et  son  père  A.  Larcius. 

Ces  conclusions  une  fois  obtenues,  L.  Renier  a  remarqué 
que  le  légat  de  la  légion  XFretensis,  lors  de  la  prise  de  Jéru- 
salem, est  signalé  dans  un  passage  de  Josèphe  [Bel.  Jud.^ 
VI,  4),  et  qu'il  porte  précisément  les  noms  de  A .  Larcius  Lepi- 
dus  ;  c'est  évidemment  celui    dont  le  cursus  hotwrum  figure 


356  CHAPITRE  COMPLEMENTAIRE 

sur  ce  monument.  Il  faut  donc  les  rétablir  au  début  du  texte. 

Mais,  entre  le  gentilice  et  le  cognomen,  devait  prendre 
place  la  filiation  de  .4.  Larcins  Lepidus  et  la  mention  de  sa 
tribu.  Malheureusement^  le  prénom  de  sonpère  est  inconnu: 
ce  sera  le  seul  j)oint  ([ui  restera  douteux  dans  notre  resti- 
tution. Il  est  probable,  pourtant,  que  ce  père  se  nommait 
A(ulus),  comme  son  fils.  Quant  à  la  tribu  dans  laquelle  ce 
dernier  était  inscrit,  ce  devait  être  la  tribu  Qiiiriiia,  à  la- 
quelle appartenait  Xettuno,  lieu  où  a  été  trouvé  le  monu- 
ment, et  qui  de  plus,  figure  dans  l'inscription  découverte 
depuis  d'un  A.  Larcins  Priscus,  légat  de  Xumidie,  certai- 
nement parent  de  notre  personnage  \ 

Le  texte  tout  entier  peut  donc  se  rétablir  ainsi  qu'il   suit: 

a  .  l  a  r  c  i  o  a  }  fil  ■  q  ii  i  r  i  n  a  l  e  p  i  d  o 
seviK  ■  EqYil  ■  ROM  trib  ■  mil  ■  leg  i  ailVT  •  XVIR 
s/LITIB  •  IVDIC  ■  QVAES/  •  fr  ■  pR  ■  PROVINCIAE 
cRETAE  •   ET  •  CYRENARinn  leg  zMP  •  VESPASIANI 

CAESARIS  •  AVG  •  LEG  •  X  •  FRETEXS  tioiiato  DOXIS  •  >ULlt  ar  ib  US 
aB  •  IMP  •  VESPASIAXO  •  CAESARC  augusto  Ct  T  •  CAESARE  •  AVG  •  F 
^ELLO  •  IVDAICO  •  COROXA  •  MVRALI  •  VALLARI  •  AVREA  •  HASTIS  •  PVRIS 
duah -IIEXILLIS    DVOBVS  •  TR  •  PL  •  PR  •  LEG  •  PROVIXC  •  POXTI  •  ET  ■  BITHYXIAE 

C  A  E  C  I  N  I  A  •  A  •  F  •  L  A  R  G  A  •  V  X  O  R  -.ET 
/aRCIA-A-F  •  PRISCILLA  •  FILIA  •  FECER^^\T 

Nous  pourrions  multiplier  les  exemples;  mais  les  deux 
que  nous  avons  cités  suffisent  à  prouver  ce  que  nous  nous 
proposions  d'établir,  à  savoir  que.  si  la  restitution  d'une 
inscription  est  chose  dillicile,  on  arrive  pourtant  Ijien  sou- 
vent, avec  une  précision  mathéinali(|ii('.  à  rétabli)'  les  mots 
ou  les  lettres  effacées.  On  peut  donc  se  servir  de  ces  par- 
ties restituées  avec  autant  d'assurance  que  du  texte  con- 
servé lui-même,  pour  en  tirer  les  renseignements  scienti- 
fi(|uesqui  y  sont  ronlcniis.  a  hi  eondilioii  (|iic  les  comijlc- 
menls  soient  dus  à  un  cpigraphi.sle  à  la  lois  savant  et  pru- 
dent. 

1.  C.  /.  L..VI1I,  17891. 


DE  LA  CRITIQUE  DES  INSCRIPTIONS  357 

§  2.  —  De  la  critique  des  insguiptions 

Les  principes  qui  permettent  souvent  de  restituer  à  coup 
sûr  les  parties  effacées  des  inscriptions,  c'est-à-dire  la  con- 
naissance des  lois  de  Tépigraphie,  donnent  aussi  le  moyen 
de  distinguer  les  inscriptions  authentiques.  On  sait,  en  effet, 
qu'à  toutes  les  époques,  mais  principalement  au  temps  de 
la  Renaissance,  certains  érudits  dontPirro  Ligorio  est  resté 
comme  le  type  accompli  %  se  sont  plu  à  fabriquer  des  ins- 
criptions latines,  soit  en  reproduisant  avec  des  variantes 
des  inscriptions  véritables,  soit  en  composant  de  toutes 
pièces  des  textes  épigraphiques.  Quelques-uns  d'entre  eux 
même,  qui  joignaient  à  la  connaissance  solide  de  l'antiquité 
le  talent  de  graveur,  n'ont  pas  hésité  à  reproduire,  sur 
pierre  ou  sur  marbre,  leurs  prétendues  découvertes,  si  bien 
qu'on  possède  aujourd'hui,  dans  plusieurs  musées,  des 
monuments  pseudo-antiques,  souvent  assez  dilTiciles  à 
reconnaître.  ?s'ous  avons  eu,  tout  récemment  encore,  un 
exemple  fâcheux  de  cette  maladie  scientifique  qui  pousse 
les  gens  les  plus  honnêtes  dans  la  vie  ordinaire  à  commettre 
des  malhonnêtetés  épigraphiques  ^ 

Les  inscriptions  fausses  ou  suspectes  ont  trouvé  une  place 
à  part  dans  le  Corpus^  \  mais  encore  faut-il  se  rendre  compte 
des  raisons  pour  lesquelles  ces  textes  ont  été  rejetés. 

Voici  les  règles  à  suivre  pour  la  critique  des  inscriptions: 

Lorsqu'on  est  en  présence  d'un  texte  dont  on  ne  possède 
plus  qu'une  copie,  le  premier  soin  doit  être  de  rechercher 
quel  est  l'auteur  de  cette  copie.  Si  c'est    un  ignorant,  l'ins- 

1.  Voir,  sur  cet  antiquaire  et  ses  semblables,  Orelli-Heuzen,  I,  p.  29,  Artiscriti- 
cac  lapidariae  supjdementum  Uterariuin,  les  préfaces  des  Corpus,  surtout 
celle  du  tome  VI  et  le  deuxième  volume  des  Inscriptionea  christianae  urbis 
Romae  de  M.  de  Rossi. 

2.  Cf.  Rec.  épLgr.  du  midi  de  la  France,  1883,  p.  379  et  suiv. 

3.  Elles  y  sont  rassemblées  au  début  de  chaque  tome  sous  une  numérotation 
spéciale,  le  numéro  de  chacune  étant  marqué  d'un  astérisque.  Les  inscriptions 
fausses  de  Rome,  seules,  forment  uu  volume  spécial  du   tome  VI. 


358  CHAPITRE  COMPLEMENTAIRE 

cription  peut  être  tenue  pour  bonne  ;  il  faut  seulement  se 
défier  des  fautes  qui  se  seront,  la  plupart  du  temps,  glissées 
dans  la  copie.  Si  c'est  un  savant  honnête,  consciencieux  et 
connu  pour  ses  connaissances  épigraphiques,  sa  copie  devra 
être  également  acceptée,  quelque  singuliers  que  soient  les 
renseignements  fournis  par  Tinscription. 

yiais  il  peut  arriver  que  le  monument  ait  été  transmis  seu- 
lement par  un  auteur  de  foi  douteuse.  Dans  ce  cas,  il  faut 
se  tenir  sur  ses  gardes.  Si  Finscription  n'oflre  rien  de  con- 
traire aux  règles  épigraphiques,  il  n'y  a  aucune  raison  pour 
la  déclarer  fausse  ;  mais  on  doit  se  servir  avec  réserve  des 
données  qui  y  sont  contenues  etpeuvent  avoir  été  sinon  com- 
plètement inventées,  au  moins  altérées  par  celui  qui  Ta  fait 
connaître. 

Si,  au  contraire,  le  texte  renferme  soit  des  faits  historiques, 
soit  des  noms  de  grands  hommes,  soit  surtout  des  détails  se 
rapportant  à  la  thèse  que  veut  soutenir  Fauteur  et  à  propos 
de  laquelle  il  produit  sa  copie,  il  est  prudent  de  le  consi- 
dérer comme  faux  ou  interpolé.  Il  n'y  a  aucun  doute  à  con- 
server si  Finscription  est,  de  plus,  rédigée  contrairement 
aux  règles  de  Fépigraphie. 

Les  exemples  suivants  feront  mieux  comprendre  encore 
notre  pensée. 

1°  Inscription  provenant  de  source  suspecte,  mais  dont  le 
contexte  est  régulier. 


C.  I.  L.,  111,168* 


dianae      lucifcrae 

sacrum 
M,     Stasidius 

Claudianus  ni  iiir 
Aiicmsl. 


Cette  inscription  est  connue  parLigorio,  dont  nous  avons 
déjà  cité  le  nom  plus    haut.  C'est   le    seul    argument   (ju'on 


DE  LA  CRITIQUE  DES  INSCRIPTIONS  359 

puisse  faire  valoir  contre  elle  ;  car  elle  ne  contient  rien  que 
de  très  normal  pour  la  forme  et  le  fond.  L'épithète  lucifera 
donnée  à  Diane  se  rencontre  sur  des  inscriptions  parfaite- 
ment authentiques^  ;  de  plus,  si  le  gentilice  Stasidius  est 
très  rare^  sinon  tout  à  fait  inconnu,  il  n'est  pas  prouvé  qu'il 
n'ait  pu  exister,  car  on  découvre  chaque  jour  de  nouveaux 
gentilices  ;  enfin,  la  filiation  est  correctement  indiquée  et  le 
surnom  Claudianus  convient  bien  à  un  sévir  augustal.  S'il 
était  rapporté  par  un  antiquaire  moins  suspect,  ce  texte 
n'aurait  certainement  pas  été  rejeté  et  ne  mériterait  pas  de 
l'être. 

2°    Inscription    renfermant  des    noms   historiques    et  qui 
semble  faite  pour  appuyer  la  thèse  soutenue  par  l'auteur. 

6". /.L.,  IX,  431*: 

VI 


quiriniis 

sidpici 

te 


ROMVLVS 
VS  -RVFVS 
R  M  I N  V  S 


Le  monument  a,  dit-on,  été  trouvé  à  Stroncone,  dans  la 
Sabine,  en  1792.  L'auteur  qui  l'a  fait  connaître  s'en  est  servi 
pour  prouver  que  la  colonie  appelée  Co/o/zm  Romulia  Tre- 
bula,  qu'il  identifie  par  erreur  avec  Stroncone  %  avait  été 
fondée  par  Romulus  :  il  ajoute  que  le  chiffre  VI,  placé  à 
droite,  indique  que  cette  borne  est  la  sixième  de  celles 
qui  marquaient  les  limites  du  territoire  de  la  colonie.  Il  est 
difficile,  dans  l'état  de  mutilation  attribué  à  la  pierre,  de  se 
prononcer  sur  son  authenticité  ;  mais  les  conséquences  qui 
en  ont  été  déduites  doivent  inspirer  des  doutes;  «  quam  ob 
rem  ejeci  »,  dit  M.  Mommsen,  «  et  si  fortasse  genuinus  titu- 
lus  est  )). 

3°  Inscription  contenant  des  données  contraires    aux  lois 
de  l'épigraphie . 

1.  C.  /.  L.,  V,  3224,  à  Vérone;  7355,  à  Clastidium,  etc. 

2.  Cf.  CI.  L.,  IX,  p.  451. 


360  CHAPITRE  SUPPLEMENTAIRE 

C./.  L.,  IX,  147*: 

i  m  p  .  c  a  e  s  a  ii  d  i  v  i  m  .  a  n  t  o  n  i  n  i  f. 
l.  septiinïo  severo  fio  perti7iaci  aiig 
arab.  adiaben.  par  th.  pont,  niaximo 
trib.  potest  IX  imp  XII  cos  III  procos  p.p. 
iniinifîcentissimo  providentisstmoque  principi 
o  r  d  o  p  o  p  II  l  II  s  q  II  e  m  ii  r  g  a  n  t  i  ii  s 
q  II  o  d  h  a  si  l  i  ca  in  h  a  n  c  sua  i  m  p  e  ns  a 
c  o  11  s  t  7   11  e  11  d  a  m       c  u  r  a  v  e  r  i  t  . 

Les  arguments  qui  permettent  de  considérer  cette  inscrip- 
tion comme  fausse,  et  que  ]M.  Mommsen  a  exposés^  sont  de 
deux  sortes  :  ils  portent  les  uns  sur  la  forme  même  du  texte, 
les  autres  sur  le  fond. 

En  effet,  bien  que  Tinscription  semble,  au  premierabord, 
rédigée  conformément  aux  règles  établies,  elle  contient  une 
grave  irrégularité  :  basilicam  liane  n'appartient  guère  au 
langage  épigraphique,  basilicam  suffisant  à  rendre  la  pensée. 
Le  mot  liane  ne  devait  donc  pas  trouver  place  à  l'avant- 
dernière  ligne. 

Si  ce  mot  pèche  contre  les  lois  de  Fépigraphie,  le  mot 
Murgantius  |)èche  contre  celle  de  la  langue.  Le  nom  de  la 
ville  étant  Miwgantia  -,  l'adjectif  qui  en  est  dérivé  ne  peut 
être  que  Murgantinus,  Murgantianus  ou  Murgantiensis, 
mais  non  Muroantius. 

Il  y  a,  dans  les  titres  impériaux  qui  figurent  à  la  qua- 
trième ligne,  des  anomalies  plus  grandes  encore.  Septime 
Sévère  fut  trib.  pot.  JX,  en  201  ;  c'est  l'année  que  l'auteur 
de  ce  monument  a  voulu  sans  doute  lui  assigner.  Or,  à  ce 
moment,  il  n'était  que  cos.  II,  son  IIP  consulat  ne  datant 
que  de  l'année  202;  donc,  s'il  portait  le  titre  de  cos.  III,  il 
aurait  dû  avoir  an  moins  celui  de  trib.  pot.  X\ 

De  plus,  à    partir   de  l'année    199,    ce   prince   prit  le  titre 

1.  C.  I.  L.,  IX,  p.  7*,  et  Dullett.,  1848,  p.  5. 

2.  Liv.,X,  17, 

3.  Voir  plus  haut,  p.  196. 


DE  LA.  CRITIQUE  DES  INSCRIPTIONS  361 

non  de  Parthicus\  mais  de  Parthicus  Maximus  :  or  ici 
Tépithète  Maximus  ne  lui  est  point  donnée. 

Enfin  n'est-il  pas  quelque  peu  extraordinaire  que  tous  les 
mots  soient  abrégés  à  la  troisième  ligne,  sauf  maximo,  le 
moins  important  de  tous? 

Il  résulte  donc,  de  l'examen  attentif  de  cette  inscription, 
qu'elle  est  fausse.  M.  Mommsen  a  montré  qu'elle  n'avait  été 
inventée  que  pour  donner  une  étymologie  ancienne  au  nom 
moderne  de  Basilice,  lieu  où  le  document  passe  pour  avoir 
été  trouvé,  et  permettre  d'identifier  cet  endroit  avec  l'an- 
tique iNIurgantia. 

Lorsque  le  monument  qu'on  a  lieu  de  suspecter  à  cause 
de  sa  provenance  ou  des  irrégularités  qu'il  contient  existe 
en  nature  dans  un  musée  ou  dans  quelque  collection  parti- 
culière, la  paléographie  peut  fournir  des  arguments,  là 
même  où  la  science  épigraphique  serait  impuissante  à 
découvrir  la  supercherie.  On  a  vu  plus  haut,  en  effet,  que 
toutes  les  lettres  de  l'alphabet  usitées  dans  les  inscriptions 
romaines  affectaient  des  formes  nettement  déterminées  ; 
elles  étaient  tracées  suivant  certaines  règles  dont  les  lapi- 
cides  ne  s'écartaient  que  rarement,  et  cela,  dans  des  pays 
tout  à  fait  barbares;  de  plus,  elles  étaient  gravées  d'une 
certaine  façon  avec  des  instruments  bien  connus,  les  points 
séparatifs  étant  placés  à  certaines  places  fixes  entre  les 
mots.  Il  est  donc  possible  aux  savants  qui  ont  fait  des  ins- 
criptions une  étude  particulière  et  surtout  qui  ont  beaucoup 
vu  d'originaux  de  toute  sorte,  de  reconnaître  si  un  texte 
épigraphique  a  été  gravé  dans  l'antiquité  ou  à  une  époque 
plus  récente'. 

1.  Jusque-lù,  quand  ou  donne  à  Septime-Sévère,  sur  les  inscriptions,  le  titre 
de  Parthicus,  on  accole  cette  épithète  à  chacun  des  mots  Arai/ca.s  etAr/inhc- 
nirus;  il  est  appelé  Parthicus  Arabicas,  Parthicus  Adiabcnicus.  Voir  plus 
haut,  p.  195,  note  1. 

2.  Voir  Hùbner,  Exempla  scripturae  epigraphicae,  p.  443  etsuiv.  On  trou- 
vera rassemblés  à  cet  endroit  plusieurs  exemples  d'inscriptions  fausses  fabri- 
quées depuis  la  Renaissance. 


362 


CHAPITRE  COMPLEMENTAIRE 


Nous  donnerons  comme  exemple  deux  fac-similé  d'ins- 
criptions pseudo-romaines;  en  se  reportant  aux  types  de 
caractères  que  nous  avons  reproduits  et  aux  observations 
que  nous  avons  présentées  sur  la  paléographie  lapidaire 
(p.  11  et  suiv.)  on  verra  en  quoi  les  formes  adoptées  par  les 
graveurs  modernes  diffèrent  de  celles  qu'on  employait  au- 
trefois. 

Toutes  deux  font  partie  des  collections  du  Musée  du 
Louvre  ;  nous  en  devons  Tobligeante  communication  à 
M.  Héron  de  Villefosse.  La  première  est  une  épitaphe  fausse 
dont  il  existe  deux  autres  exemplaires,  Tune  au  Musée  Kir- 
cher,  à  Rome\  Fautre  au  Musée  de  Compiègne^ 


LVCIO  RVFFIN© 
CC.CALIC0LAE 
D0#lVJPRAEFEOD 
QVI¥0CANXWill 
PLAVTI  LIA  VXOR 


l/lMûETBENEA 
IRJEMILEECIX. 


SPECIMEN   ET  COUPE  IJ  UNE  LETTRE 
GRANDEUR  RÉELLE 


Ce  qui  caractérise  surtout  la  gravure  de  cette  inscription, 
outre  la  forme  vicieuse  de  certains  caractères,  c'est  (|ue  le 
creux  des  lettres  n'y  est  point  taillé  en  biseaux,  ainsi  qu'il 
arrive  toujours  pour  les  inscriptions  anciennes,  mais  pré- 
sente l'aspect  d'un  sillon  arrondi,  comme  on  en  obtient 
avec  la  gouge. 

La  seconde  inscription,  au  contraire,  est  gravée  à  l'antique 
pour  la  facture;  mais  les  lettres,  M,  P,  E,  surtout,  s'écartent 
sensiblement  des  formes  romaines,  et  les  points  séparatifs 
qui  devraient  être  à  mi-hauteur  dos  caractères  ont  été  placés 
sur  les  li<>Mios  coiiinu'  nous  h'  faisons  aclucllenient. 


1.  C.  /.  t.,  VI,  3574*. 

2.  Bulletin  de  la  Société  des  Antiquaires.  1896,  p.  108. 


DE  LA  CRITIQUE  DES  INSCRIPTIONS 


363 


r 


^S.OPTIMIMAXIM 
D'AMASCENI 
SACERDOTIS  ■ 

m.nemoniomx.pa:, 

evtFchiano,  m  , 
Sac  e  r  doti.  HONORib 


{-;''*■«  " 


N 
P 

.DLECT  OINOR  DlNE^iM,! 
ŒCVPION.  PVTEOL^ 
..       AEDILlk  f<:  ;m 


specimen  et  coupe 

d'une  lettre 
grandeur  réelle 


Le  texte  lui-même  n'est  pas  moderne;  c'est  une  copie 
fautive  par  endroits  et  incomplète  d'un  original  existant  au 
Musée  de  Naples  où  il  a  été  apporté  de  Pouzzoles\ 

En  résumé,  si  le  nombre  des  inscriptions  fausses  ou 
interpolées  est  assez  grand,  il  est  bien  rare  que  la  fraude  ne 
se  traduise  pas  par  quelque  irrégularité  dans  le  fond  ou 
dans  la  forme.  Mais  pour  reconnaître  ces  fraudes,  quand 
elles  ne  sont  pas  très  grossières,  il  ne  suffit  pas  d'être  fami- 

1.  C.  /.  L.,  X,  1576. 


364  CHAPITRE  COMPLEMFA'TAIRE 

liarisé  avec  la  paléographie  des  inscriptions,  avec  Tépi- 
graphie  et  ses  lois  ;  il  faut  encore  connaître  Fantiquité 
romaine  dans  ses  plus  petits  détails.  La  critique  des  inscrip- 
tions est  donc  une  affaire  de  savoir  et  de  tact. 

C'est  ce  qui  fait  de  cette  partie  de  la  science  épigraphique 
un  terrain  particulièrement  glissant.  Là,  plus  que  partout 
ailleurs,  il  faut  se  défier  des  opinions  préconçues,  des  juge- 
ments précipités  ou  des  recherches  incomplètes,  surtout 
lorsqu'il  s'agit  de  peser  et  de  condamner  la  bonne  foi  d'un 
auteur.  Les  épigraphistes  les  plus  exercés  s'y  sont  parfois 
trompés.  De  plus,  il  est  certain  que  des  découvertes  futures 
viendront  réhabiliter  plus  d'un  texte,  qui  inspire  aujourd'hui 
les  doutes  les  plus  légitimes.  C'est  pour  cela  surtout  que 
nous  avons  cru  devoir  consacrer  ces  quelques  pages  à  la 
critique  des  inscriptions;  elles  pourront  être  de  quelque 
secours,  non  seulement  à  ceux  qui  auront  l'occasion  d'éditer 
des  textes  épigraphiques,  mais  aussi  à  ceux,  plus  nombreux, 
qui  voudront  utiliser  les  inscriptions  déjà  publiées  pour 
l'étude  des  antiquités  romaines;  il  est  de  leur  devoir  de 
contrôler  les  jugements  prononcés  par  leurs  devanciers, 
et  de  les  réformer  s'il  y  a  lieu. 


APPENDICE 


SIGLES  ET  ABRÉVIATIONS 


APPENDICE 


SIGLES  ET  ABRÉVIATIONS 


Les  mots  qui  figurent  dans  les  textes  épigraphiques 
latins  ne  sont  pas  toujours  écrits  en  toutes  lettres  ;  la  ma- 
jonté  même  se  présente  en  abrégé  :  c'est  là  un  fait  bien 
connu  et  que  Ion  a  pu  souvent  constater  dans  le  courant  de 
ce  travaiP.  Ces  abréviations,  que  les  Romains  appelaient 
notae%  et  postérieurement  sigla  ^  sont  de  deux  sortes, 
les  unes  se  composent  seulement  de  la  première  lettre 
du  mot,  et  dans  ce  cas  on  les  nomme  «  sigles.  »  Telles 
sont,    par  exemple,  les   abréviations  usitées  d'habitude 

traVa^x  œmme'fèT'  f  :^'^'^^'°"V°"  ^^'"^  ''  ''^"'''^  P-'^^^io-tc  aux  anciens 

^^rZtl   U  Tr"^"""  ^"^""   '1"'  '^'''''^'  ^  '^«"«a'^'-'^es  à  ce   sujet  (Operà 

Sd  T  ^-  "'  '"'"  '•  '"•  ^-   '45  et  soi..).  Mais  il  faut  se  mettre  en 

garde  ontre  les  erreurs  qui  abondent  dans  ces.  livres,  surtout  dans  le  premier 
P  m.  es  ouvrages  modernes  à  consulter,  on  ne  peut  guère  citer  que  zJihZ'- 
^ck^^rnnn.E^^rapInk,  11,  p.  55  et  suiv.  ;  cf.  p.  r45  et  suiv.'p.  xôs/p.  ,76 
e  su,v  p.  iQ,  et  su.v.  etc.  (on  trouvera  à  la  page  36  une  bibliographie  très  com- 
plète de  la  question);  Hûbner,  Handôudt  der rôm.  Epigraphik  J'o'>3lTs^^ . 
Bullcnn  epi,rapkique,  ,884,    p.   r.7   et   suiv.    (articlf  5e   M.  Mowa  )"    p      7 e't 

lume  du  Corpus  luscriptionmn  latinarum.  4  ^  vo 

litt'JnTlf^'  ^i  '^4;  A^o^^  nunc  significat  sigmnn.  ut  in  pecoribus,  tabuUs.libris 
iitterae  stngiilae  aut  binae.  ""'», 

3.  Justin,  Epist.  ad  antecess.,  f  8  ;  cf.  Cod.  Just.,  1,  17.  2,  §  22. 


368  APPENDICE. 

pour  la  formule  Diis  Manibiis  sacrum  :  D'M-S-  Les 
autres,  et  c'est  peut-être  le  plus  grand  nombre,  con- 
sistent en  un  groupe  de  plusieurs  lettres,  généralement 
les  lettres  initiales  du  mot  :  CLXLA.CLAVD?  pour  signi- 
fier Claudius,  Claudia  ;  PR,PRAE,PRAEF,  pour  expri- 
mer praef e dus  ;  on  n  Qm^Xoxe.  pas  de  terme  particulier 
pour  désigner  cette  deuxième  espèce  d'abréviations  épi- 
graphiques.  Les  unes  et  les  autres  offrent  quelque  diffi- 
culté ;  elles  arrêtent  à  chaque  instant  ceux  qui  n'ont  pas 
Thabitude  de  lire  les  inscriptions.  On  peut  bien  essayer 
de  les  deviner  ou  de  les  résoudre  en  analysant  le  con- 
texte du  document  et  Ton  a  quelquefois  la  bonne  fortune 
d'y  réussir  ;  mais  la  tentative  en  est  toujours  dangereuse  ; 
car,  pour  les  interpréter,  il  ne  suffit  pas  d'être  doué  de 
perspicacité  :  il  faut  aussi  être  versé  dans  les  études  épi- 
graphiques.  La  connaissance  approfondie  des  inscriptions 
et  des  institutions  romaines  peut  seule  donner  la  clef  de 
ces  énigmes.  C'est  pour  éviter  à  ceux  qui  n'y  veulent 
point  prétendre  comme  à  ceux  qui  désirent  l'acquérir, 
des  tâtonnements  et  des  erreurs  que  nous  avons  réuni 
dans  la  table  suivante  le  plus  grand  nombre  possible  de 
ces  abréviations,  relevées  dans  les  ouvrages  épigraphi- 
ques  les  plus  importants.  Mais  nous  ne  pouvons  avoir  la 
prétention  d'avoir  recueilli  toutes  celles  qui  sont  con- 
nues —  nous  en  avons  certainement  laissé  échapper  une 
grande  quantité  ;  fussions-nous  parvenu  à  être  complet 
que  cette  liste  offrirait  bien  vite  des  lacunes,  chaque  jour 
amenant  de  nouvelles  découvertes.  Il  semble  donc  indis- 
pensable de  poser  tout  d'abord,  au  sujet  des  abréviations 
épigraphiques,  des  règles  générales,  qui  permettront  au 
lecteur  de  combler  lui-même  les  lacunes  qu'il  remarquera. 


SIGLES    ET   ABRÉVIATIONS  359 

Ces  règles  peuvent  se  ramener  à  deux  principales  : 
i"  Tout  mot  écrit  en  abrégé  est  représenté  soit  par  la 
lettre  qui  en  forme  le  début,  soit  par  un  groupe  compact 
de  ses  premières  lettres.  Le  nombre  de  ces  lettres  conser- 
vées  dans  l'abréviation  est  plus  ou  moins  restreint  ;  mais 
aucune  lettre  intermédiaire  n  y  est  omise.  D'ordinaire 
la  césure  se  fait  après  la  consonne  qui  commence  une 
syllabe,  mais  ce  n'est  point  là  une  loi  formelle  -: 

Exemples  :  S  ou  SP  =  Spurius  ;  COL  ou  COLL  ou 
COLLIN  =  Collina  (tribus);  PR,  PRAET  =  praetor  ; 
TR.  TRIB,  TRIBV,  TRIBVN  =  tribunus. 

2"  Quand  un  mot  dont  Vabréviation  au  singulier  est 
terminée  par  une  consonne  doit  être  présenté  au  pluriel, 
on  redouble  la  consonne  autant  de  fois  que  le  nombre  de 
personnes  mentionnées  contient  d'imités  \ 

Exemples  :  AWO  =  Augustus et  AW GO  =Augustiduo; 
C  =  Gains  et  CCC  =  Gaii  très  ;  D'N  =  dominus  noster 
et  DDDD-NNNN  =  domini  nostri  quattuor. 

Telles  sont  les  deux  lois  fondamentales  qui  règlent  le 
système  abréviatif  des  inscriptions  latines.  Mais  chacune 
d'elles  souffre  des  exceptions  qu'il  faut  maintenant  exa- 
miner. 

Exceptions  à  la  première  règle.  On  peut  signaler  à  la 
première  règle  des  exceptions  apparentes  et  des  excep- 
tions réelles.  Les  exceptions  apparentes  sont  celles  que 

1.  Voir  sur  cette  règle,  Mowat,  loc.  cit. 

2.  La  règle  du  redoublement  a  été  exposée  par  M.  Jullian,  loc.  cit.  Il  admet 
que  ce  procédé  d'abréviation  fut  inventé  à  Rome  au  début  de  notre  ère  et  pour  les 
prénoms  seulement,  qu'il  se  développa  au  ii«  siècle  et  que  les  graveurs  provin- 
ciaux l'empruntèrent  peu  à  peu  à  leurs  confrères  et  modèles  de  la  capitale.  M. 
Mommsen  pense  au  contraire  que  c'est  une  invention  des  grammairiens  africains 
qui  l'employaient  couramment  au  début  du  11°  siècle  et  qu'il  se  répandit  peu  à 
peu  d'Afrique  en  Italie  et  dans  le  reste  du  monde  romain  (C.  /.  L  ,  VIII,  p.  i336, 
col.  I.) 


370  APPENDICE 

Ton  peut  observer  dans  les  mots  composés.  Les  termes 
de  cette  sorte  ont  été  considérés,  sous  le  rapport  des 
abréviations,  soit  comme  formant  un  ensemble,  soit 
comme  constitués  par  la  réunion  de  deux  parties  distinc- 
tes ;  et  on  leur  a  appliqué  dans  les  deux  cas  la  même  rè- 
gle, qui  est  celle  que  nous  avons  énoncée  plus  haut. 
Ainsi  signifer  peut  être  exprimé  par  SIG  ou  SIGN,  qui 
est  Tabréviation  du  mot  complet,  aussi  bien  que  par  SIGF 
qui  est  formé  de  SIG,  abréviation  de  sigmim^  et  de  F? 
abréviation  àe  fer  ;  syntliétiquement  ^e;ze/zcz^rn/5'  est  re- 
présenté par  B?  BENEF  ou  BENEFIC,  analytiquement  par 
B  F  {bene-ficiarius)^  DEP  indique  le  mot  depositus  re- 
gardé comme  un  seul  tout,  D  P  est  l'abréviation  du  même 
mot  mais  décomposé  en  <i^  et /70.çz7î^5';  Q  signifie  quondam^ 
mais  le  même  mot  [quum-dam)  peut  se  noter  Q-D,  etc. 
Les  mots  terminés  par  une  enclitique  sont  presque  tou- 
jours ainsi  départagés  ;  idemque,  en  effet,  ne  peut  guère, 
pour  la  clarté,  s'abréger  qu'en  IDQ,  populusqiie  en  P-Q- 
On  se  tromperait  donc  en  considérant  les  abréviations 
de  cette  sorte,  résultant  de  l'analyse  des  mots  composés, 
comme  une  exception  à  la  règle  générale  énoncée  plus 
haut;  elles  en  sont  au  contraire  la  confirmation.  Mais  si 
elles  ne  sont  pas  l'exception,  elles  y  conduisent.  Le  nom- 
bre des  personnes,  faiseurs  ou  graveurs  d'inscriptions, 
qui  étaient  capables  de  distinguer  les  mots  composés  des 
mots  simples  et  de  reconnaître  les  éléments  dont  ceux-là 
étaient  formés  ne  fut  jamais  bien  grand,  mais  il  alla  cer- 
tainement en  diminuant  de  plus  en  plus,  surtout  à  mesure 
qu'on  s'éloignait  de  Rome,  si  bien  que  l'on  ne  tarda  pas, 
d'abord  dans  les  provinces  peu  civilisées,  puis  ensuite, 
par  retour,  dans  la  capitale,  à  traiter  tous  les  mots  sans 


SIGLES    ET   ABRÉVIATIONS  371 

distinction  comme  s'ils  eussent  été  des  mots  composés  ; 
on  arriva  par  là  à  oublier  le  principe  fondamental  de  la 
continuité  dans  le  groupe  des  lettres  abréviatives,  et  à  ne 
plus  représenter  les  mots  que  par  les  consonnes  qu'ils 
comprenaient  :  pedes  qui  s'était  abrégé  en  P  ou  PED  se 
nota  PD  ;  legio  se  représenta  par  LG  et  non  plus  par  L 
ou  LEG;  publiciis  qu'on  exprimait  par  PVB  ou  PVBLIC 
s'écrivit  PBL  ;  au  lieu  de  V  ou  VIX  pour  signifier  vixit^ 
on  écrivit  VT,  etc.  Il  ne  restait  plus  dès  lors  qu'à  repré- 
senter en  abrégé  un  mot  par  un  nombre  quelconque  des 
lettres  qui  le  composaient,  sans  se  soucier  des  syllabes 
dont  il  était  formé  ;  c'est  une  conséquence  à  laquelle  on 
ne  pouvait  échapper  et  à  laquelle  on  n'échappa  point  en 
réalité  ;  MCP  signifia  municipii  ',  PO  praetorio  -,  GLRS- 
MVS  ^  ;  gloriosissimiis  ;  etc.  C'est  le  système  abréviatif 
usité  dans  les  inscriptions  chrétiennes,  si  l'on  peut  appe- 
ler système  ce  qui  en  est  précisément  la  négation  ^. 


Exceptions  à  la  deuxième  règle.  Parmi  les  exceptions 
à  la  deuxième  règle  que  l'on  doit  signaler,  le  plus  grand 
nombre  résultèrent  également  de  la  mauvaise  application 
du  principe  fondamental.  C'est  ainsi  que  dans  certains 
cas,  le  graveur,  au  lieu  de  redoubler  seulement  la  der- 
nière consonne,  s'était  avisé  de  répéter  toutes  les  lettres 


i.C.  I.  L..  VIII,  779.  780. 

2.  C.  I.  L.,  X,  685o. 

3.  CI.  L.,X,  685o. 

4.  Nous  n'avons  admis  dans  notre  table  des  abréviations  aucune  de  celles  qui  se 
rencontrent  dans  les  textes  chrétiens  ;  le  lecteur  dôvra  consulter  à  ce  sujet  les 
Indices  des  différents  volumes  du  Corpus  et  les  recueils  d'inscriptions  chrétiennes. 


372  APPENDICE 

qui  composent  Tabréviation  :  Nobilissimis  duobus^  Fla- 
viis  tribus^  qui  se  notaient  régulièrement  NOBB-  FLLL, 
se  trouve  parfois  sous  la  forme  NNOBB  '  FFFLLL  -;  con- 
siilibus  diiobus  se  représentait  par  COSS,  et  pourtant 
quelques  textes  portent  CCSS  ^  C'est  ainsi  également 
que  Ton  eut  Tidée  de  redoubler  la  consonne  finale  de  cer- 
taines abréviations  sans  que  le  mot  qu'elles  représentaient 
fût  au  pluriel.  Ex  :  PROCONSS  ^  pour  proconsulatus,  FF 
pour  fecit  '".  Hàtons-nous  de  dire  que  ces  bizarreries, 
comme  celles  dont  il  a  été  question  quelques  lignes  plus 
haut,  appartiennent  aux  basses  époques  de  l'empire  ;  ce 
sont  des  maladresses  ou  des  io^norances. 

Il  n'en  est  pas  de  même  des  irrégularités  qu'il  nous 
reste  à  signaler  et  qui  sont  véritablement  des  exceptions 
à  la  règle  du  redoublement.  Nous  avons  déjà  dit  que  la 
répétition  d'une  consonne  finale  dans  l'abréviation  indi- 
que que  le  mot  est  au  pluriel  et  désigne  autant  de  sujets 
que  cette  consonne  es*;  répétée  de  fois.  Or  une  pareille 
notation  n'était  guère  applicable  lorsqu'il  s'agissait  de 
plus  de  quatre  personnes,  l'abréviation  devenant,  en  pa- 
reil cas,  aussi  longue  que  le  mot  entier  ;  on  devait  donc 
être  amené  à  simplifier  le  système  d'abréviations.  De  plus 
la  dualité  entraînant  nécessairement  la  conception  de  plu- 
ralité, on  s'habitua  à  considérer  le  redoublement  de  la 
sigle  ou  de  la  lettre  finale  comme  la  marque  du  pluriel, 
sans  y  attacher  l'idée  d'un  nombre  plutôt  que  d'un  autre 
et  quelle  que   fût   la  somme  des  unités  que  l'on  avait  à 

i.C.  I.  L..  X.  6855. 

2.  Ibid.,  6840. 

3.  Ibid.,  7168. 

4.  C.  /.  L.,   VIII.  970. 

5.  C.  I.  L.,  IX,  i363.  iSgo,  iSgi. 


SIGLES    ET    ABRÉVIATIONS  373 

exprimer.  Par  suite  PONTIFF  '  voulut  dire,  non  plus 
pontiflces  duo,  mais  pontijices,  PROCC  '  signifia  jroa/- 
ratores,  même  quand  il  s'agissait  de  plus  de  deux  procu- 
rateurs. Ainsi  se  modifia  la  règle  du  redoublement,  sans 
pourtant  cesser  absolument  d'être  appliquée  dans  sa  ri- 
gueur primitive  ;  car  on  se  servit  dès  lors  de  ce  mode 
d'abréviation  concurremment  pour  désigner  deux,  trois 
ou  quatre  personnes,  en  répétant  deux,  trois  ou  quatre 
fois  la  consonne  finale,  ou  pour  exprimer  un  nombre  quel- 
conque de  sujets,  en  se  contentant  de  la  doubler. 

Dans  l'un  comme  dans  l'autre  cas,  les  lettres  ainsi  ré- 
pétées ne  sont  pas  d'ordinaire  séparées  par  des  points  ; 
on  pourrait  pourtant  citer  plus  d'un  exemple  du  con- 
traire. Ainsi  l'on  trouvera  souvent  DD*NN  ;  mais  on  ren- 
contrera également  AVG-G'G*N-N*N  ^ 

Il  nous  faut  parler  aussi  brièvement   des  signes  exté- 
rieurs usités  sur  les  monuments  pour  distinguer  les  let 
très  employées  comme  abréviations  des  autres  caractères 
contenus  dans  le  texte  ^ 

Il  arrivait  souvent  que  les  graveurs  surmontaient  ces 
lettres  ou  groupes  de  lettres  d'une  barre  horizontale  ;  cette 
coutume  devint  surtout  fréquente  à  partir  du  ii^  siècle. 
On  écrivait  donc  :  CN,  Gnaeiis  ^  :  D'D,  donum  dat  ^  ;  N^ 
nalione^;  AVG,  Augiistus^\  PROCOS,  proconsuP.  Par- 


i.C.  I.  L..  IX.  1729. 

2.  C.  /.  L.,  VII,  62  ;  VIII,  10570. 

3.  C.  I.L.,  VI,  227. 

4.  Hiibner,  Exempta  scripturae  epigraphicae,  p.  lxxii  et  suiv. 

5.  C.  /.  L.,  VI,  12368. 

6.  C.  I.  L.,  II,  iioS. 

7.  C.  /.  L.,  XI,  352. 

8.  C.  /.  L..  m,  5987;  VI,  109. 

9.  c.  /.  L.,  VI,   I  i5g. 


374  APPENDICE 

fois  même  cette  barre  coupe  la  lettre  abréviative  au  mi- 
lieu de  sa  hauteur  :  les  deux  exemples  les  plus  fréquents 
sont,  le  B  barré  employé  pour  signifier  beneficiarius  et 
l'O  barré  qui  veut  dire  obitus  ;  on  trouvera  les  autres 
dans  notre  table.  Rarement,  au  lieu  d'une  barre  trans- 
versale, on  emploie  Vapex  ou  Taccent  circonflexe  ^  : 
D-M,  Diis  Manibiis-;  f -FL,  T.  Flavius  '  ;  PAL',  Pala- 
tiiia  ^  ;  AED^  aedilis  \ 

Dernier  détail  à  noter.  Certaines  lettres  abréviatives 
sont  retournées  sur  les  inscriptions.  Une  semblable  dis- 
position indique  souvent  le  féminin  :  F  =  filius  et 
^  =  filia,  femina  ;  P  =  puer  et  S  =  puella  ;  C  =  Gains 
et  D  =  Gaia.  Mais,  dans  d'autres  cas,  il  ne  faut  chercher 
dans  cette  disposition  qu'une  convention  paléographi- 
que; on  verra  ci-dessous  que  D  signifie  caput,  conduc- 
tor,  contra,  corona  et  d'autres  mots  encore,  qui  n'ont 
entre  eux  de  commun  que  de  commencer  par  un  C. 

N.  B.  —  1°  Sont  exclues  à  dessein  de  cette  table  et 
sauf  quelques  rares  exceptions. 

a)  Toutes  les  abréviations  qui  ne  sont  que  le  résultat 
de  la  suppression  de  la  désinence  casuelle  ou  verbale  : 
ANNON  =  annona,  FECER  =  fecerunt.  Quelques  mots 
de  cette  sorte  ont  été  pourtant  maintenus,  pour  des  raisons 
particulières  que  le  lecteur  saisira,  par  exemple  quand 
ils  font  partie  d'un  groupe  de  plusieurs  abréviations. 

1.  Voir  plus  haut,  p.  28. 

2.  Par  exemple,  C.  I.  L.,  VI,  1 1220  ;  X,  712,  2202,  etc. 

3.  C.  I.  L.,X,  3678. 

4.  Ibid.,  X,  6100, 

5.  C.  I.  L.,  III,  5225. 


Sir.LES    ET   ABRÉVIATIONS  375 

b)  Les  abréviations  de  tous  les  noms  géographiques  au- 
tres que  ceux  des  provinces,  des  régions  de  T Italie,  ou  des 
peuples  qui  ont  fourni  des  corps  de  troupes  à  l'armée  ro- 
maine. De  semblables  abréviations  ne  serviraient  de  rien 
au  lecteur,  ces  sigles  ne  pouvant  se  résoudre  que  par  le 
contexte  de  r inscription  ou  en  considération  de  Vendroit 
où  elle  a  été  trouvée. 

c)  Les  abréviations  des  noms  propres  fgentilices  ou 
surnoms)  excepté  ceux  des  Empereurs.  La  raison  en  est 
la  même  que  pour  les  abréviations  des  noms  géographi- 
ques. 

d)  Toutes  les  sigles  ou  groupes  de  sigles  présentés  dans 
les  Corpus  sans  explication  ou  avec  des  explications  par 
trop  douteuses.  De  semblables  singularités  ne  sont  que 
dangereuses  à  citer. 

2"  Les  abréviations  qui  sont  le  résultat  du  ca- 
price ou  de  r  ignorance  nont  été  admises  dans  cette  table 
qu'avec  réserve  ;  généralement  elles  y  sont  accompagnées 
de  références.  Nous  avons,  au  contraire,  omis  les  réfé- 
rences dans  les  autres  cas,  pour  alléger  un  peu  cette  liste 
déjà  singulièrement  chargée.  Le  lecteur  les  trouvera  ai- 
sément dans  les  Indices  des  Corpus  ou  des  ouvrages  épi- 
graphiques  (  Garruci ,  Henien,  WitmannsJ,  s'il  veut  pous- 
ser plus  à  fond  les  recherches  K 


I.  Pour  les  abréviations  que  l'on  sait  avoir  été  employées  couramment  par  les 
Romains  dans  la  rédaction  des  lois,  plébiscites,  actions  de  la  loi,  édits  perpétuels 
etc,  mais  qui  ne  se  sont  pas  encore  rencontrées  sur  des  inscriptions,  voir  le  petit 
traité  de  Valerius  Probus  :  De  jiiris  notariim  (Keil,  Gramm.  latini  IV,  p.  265  et 
suiv.  P.  Fr.  Girard,  Textes  de  droit  romain,  p.  170  et  suiv.) 


TABLE   ALPHABÉTIQUE 
DES   SIGLE3   ET    ABRÉVIATUXS 


A 

AB  AEG 

ab  aegris 

A  BAL 

a  balneis 

A 

absolvo,absolvito 

A  BIB 

a  bibliotheca 

A 

accipiet 

AB  FPIST 

ab  epistulis 

A 

actum,   actanus 

AB-FS-SS- 

amico  bene  (merenti) 

A 

aedilis 

fecit  sepulcrum  su- 

A 

aera  (stipemlia) 

prascriptum 

A 

aeternis,   aeterna 

AB  IXST,    INS- 

ab  instrumentis 

A 

Africa,  Afer 

TRVM 

A 

agitur 

ABM 

amico  bene    merenti. 

A 

ala 

amicisbene  meren- 

A 

anniculus: 

tibus 

A 

annona 

ABN,  ABNEP 

abnepos 

A 

annus,  anno,  annum. 

AB  VIN 

ab  vineis 

annos,  annis. 

A  BVB 

a  bibliotheca,  biblio- 

A 

Antoninus 

thecis 

A 

aprilis 

AC 

absolve  condemno 

A 

ara 

AG 

actarius 

A 

armatura 

A-C 

aere  collato 

A 

as,  assibus 

A-C 

armorum  custos 

A 

augur' 

A  CAD 

a  caducis 

A 

Augustus,  Augusta 

ACC 

accipiet,   accepit,   ac- 

A 

Aulus 

ceperunt,  accipien- 

A 

Aurelius,  Aurelia 

dus  etc. 

A 

auro 

A  CENS 

a  censibus 

AA 

Aponus?     Augustusr 

A  COGNIT 

a  cognitionibus 

AA 

Aquae  Aponi 

A  COjM,  COMM 

a  commentariis 

AA 

Auli  duo 

COMMENT 

A-A-AF  F 

aere     argento     auro 

A  COM-  COS 

a  commentariis  con- 

flando  feriundo 

sularis 

AAAGGG 

Augusti  (très) 

A    COMMENT- 

a    commentariis  cus- 

AAC 

aL;ri    accepti    Cirten- 

CVST 

todiarum 

sium 

A  CORIN 

(procurator)  a   Corin- 

AAGG 

Augusti  (duo) 

ihiis 

AAVVGG 

Augusti  (duo) 

A  C  PR 

a  commentariis  prae- 

AB 

a  balneis 

fecti 

A-B 

amicus  bonus 

Acr 

actarius,  actor,  actus. 

A     BA 

a  balneis 

actum 

f 


ACT-AMB  actu  îimbitu 

ACT-LEG  actariusiegionis 

ACT-PVB,PVBL  actor  publicus 


SIOLES    ET    ABREVIATIONS 
A-D-S 


A  CVBIC 

AD 

AD 

A-D 

ADA 

ADAI 

AD    AVGVST 

TEM-G-P 

AD  B 


ADF 

AD      FAL-VE 
GET  2 

ADI 

ADIABEN 
ADI-P-F 


BVL 
ADI-VIP-VI-F 


a  cubicLilo 

Adiutrix  (legio) 

adlectus 

ante  dicm 

agris     dandis     adsig- 

nandis 
agris     dandis    adsig- 

nandis  judicandis 
ad    Augusti  templum 
comprobatum  pon- 
dus 1 
ad  balneas 
AD    B-DAMNA-  ad  bonadamnatorum 
TORVM 

adfinis 

(procurator)ad  Faler- 
nas  (vîtes)  vegetan- 
das 
adjutor,   Adjutrix  (le- 
gio) 
Adiabenicus 
Adiutrix    pia     ridelis 
(legio) 
ADIVT  •  PRAEF,  adjutor  praefecti,  pro- 
PROC,       TA-      curatoris,      labula- 
rariorum 
Adiutrix  sextum   pia 
sextum   ftdelis   (le- 
gio) 
adlectus 
adlectus  aerario 


AER, 


ADL 
ADL  • 

AERA 
ADLEC 
ADLEC  •  IN  • 

DEC,  IN-VD, 

DEC 
ADN,  ADNEP 
ADOP 
ADP-F 

ADQ 
AD  QS 


adlectus 

adlectus  in  decurias, 
in  quinque  decu- 
rias 

adnepos 

adoptivus 

Adiutrix  pia  fidelis (le- 
gio) 

adquiescit 

ad  quaestiones 


377 

ager  divisus  Sigensi- 

bus 
adsessor 
advocatus       publicus 

actum  esse 

Aelius 

Aecorna,     Aecurna 

(dea) 
aedes 
aedilis 
aedituus 
aedilis  cerialis 
aedilis  coloniae 
adilis  curulis 
aediles  (duo) 
aed  il  es  quinquennales 
aedilitas  equestris 


Orelli,  784  ;  cf  C.  I.  L.  Vr,  1892. 
C.  I.  L.,  II,  2029. 


ADSOR  3 
ADVOC-PVB, 

PVBL 
A-E 
AE 
AEG.  AEGVR, 

AEQVOR 
AED 
AED 
AED 

AED-CER 
AEDCOL 
AED.CVR 
AEDD 
AEDD-QQ 
AED-EQ 

AED-ETPR-SAG  aedilis  et  praetor  sa- 
VOLK-  FAG  cris  Volcano  faciun- 

dis 
AED-HAB-IVR-   aedilis    habens  juris- 
DIC-Q-  PRO-       dictionem  quaesto- 
PRAET  ris  pro  praetore 

AEDIG  aedicula 

AED-I-D  aedilis  juredicundo 

AEDIF  aedificavit 

AEDIT  aedituus 

AED-IVRDIC      aedilis  juredicundo 
AED-LVSTR        aedilis  lustralis 
AED-P  aedilicia  potestate 

AED-PL  aedilis  plebi 

AED-PL-GER  aedilis  plebis  cerialis 
AED-PRO'Q  aedilis  pro  quaestore 
AED-Q-P  aedilis    quaestoriciae 

potestatis 
AED-V-A-SP-Paedilem  viis  aedibus 
VB-D-R-P'O-     sacris  >      publicis  ? 


V-F 


AEDPOT 

AEG 

AEL 


procurandis?  virum 
bonum  dignum  re- 
publica  oramus  ut 
faciatis 

aedilicia  potestate 

Aegyptus 

Aelius,  Aelia 


3.  C.  I.  L.  VIII  2777. 


378 


APPENDICE 


AEM 

Aemilia  tribus  et  regio 

AL 

(et  si  qui)  alii  liberti 

AEMI,  AEMIL, 

Aemiiia  (tribus) 

(erunt) 

AEMILI 
AE-PI-FFI 

aeterna  piafelixfidelis 

AL 

Augusfi,  Augustae  li- 
bertus,  liberta 

AEQ 

eques 

A-LXXXIII 

area  lata  (pedes)  xxxiu 

AER 

aéra 

ALAMANN 

Alamannicus 

AER 

aerarium 

ALB.VET 

album     veteranorum 

AER 

aereus 

A-L-F 

animo  libens  fecit 

AER 

aéra  (=  stipendia) 

A  LIB 

a  libris 

AER-COLL 

aère  collato 

ALI  M 

alimenta 

AER- MIL 

aerarium  militare 

ALIMENT 

alinientarius 

AER-S,SAT 

aerarium  Saturni 

ALLECT-ARK 

allector  arcae 

AEST 

aestimatus 

ALLEC-  IX  V 

allectus    in    quinque 

AET 

aeternus,  aeterna 

DECVR 

decurias 

AEVi 

evocatus 

ALP 

Alpini  (cohors) 

AF,AFR 

Africa 

AL-P 

animo  libens    posuit 

FRVM 

A  FRVM-CVB 

AG 
AG 
AGIT 

a  frumento 

a  frumento  cubicula- 

riorum 
ager 

Agonalia 
agitator 

ALT                           altus 

ALV  •  TIB  ■  ET-  (curator)  alvei   Tibe- 
RiP  -  ET  •  CLO      ris  et    riparum    et 
AC-\'RB                cloacarum  urbis  . 

AM-BM                 amico    bene   merenti 

A-M-C                       amicis      memoriae 
causa 

AGO,  AGON 

Agonalia 

A  MIL 

a  militiis 

AGONOTH 

agonotheta 

AMP 

amphora 

AGR 

agraria 

AN 

annus,  anno,  annum, 

AGR-DAND-AD 

TR-IVD 
A'G-T 

-  agris    dandis     adtri- 
buendis    judicandis 
Augustus 

AN 

AN 

annorum,       annis, 

annos 
Aniensis  (tribus) 
Annius 

AGV-P-P 

agens  vices  praefecto- 

AN-D 

ante  diem             .    v  * 
Aniensis  (tribusV 

rum  praetorio 

ANI.ANIE. 

A-G-IVC-P 

arborum  gênera  quat- 

ANIEN, 

tuor  cetera  privata 

ANIENS, 

A-HNP 

ad  heredem  non  per- 

AMES 

tinet 

ANN 

Aniensis  (tribus) 

AIA 

agris  judicandis  adsi- 

ANN 

annona 

gnandis 

ANNI 

Aniensis  (tribus) 

AID 

aidilis 

ANN-FR 

annona     frumentaria 

AID-  CVR 

aidilis  curulis 

ANNV-R 

annona  urbis  Romae 

AIDPL 

aidilis  plebis 

ANP 

anno  provinciae 

AID-SEN-COP 

aidilis  senator  coopta- 

ANT 

Antonius 

tus 

ANTESIGN 

antesignanus 

A- INC 

area  in  circuit u  r 

AN-XV-PR-H- 

annorum         quinde- 

A-L 

actarius  legati   ou  le- 

0-C-S 

cim  progressus  hos- 

gionis 

tem    occidit   civem 
servavit 

I.  C.  /.  L.,  VIll 

,  4«0-. 

AO 

amico  optinio 

SIfiLES    ET   ABREVIATIONS 


379 


A-O.F-C 

amico  optimo  faciun- 

ARB,  ARBITR 

arbitratu 

dum  curavit 

ARC 

arca,  arcarius 

A-P 

aedilicia  potestate 

ARC 

archimimus 

A-P. 

animo  pio? 

ARC 

architectus 

A-P 

anno  provinciae 

ARCHIG 

archigallus 

AP 
AP 

Apollinaris  (legio) 

ApoUo 

(tribunus  militum)  a 

ARCHIG 
ARCHIT 

archigybernes 
architectus 

A  P 

ARC -M  VST 

archimista 

populo 

ARG 

argentarius 

AP 

Appius 

ARG 

argenteus 

AP 

aprilis 

ARG 

argentum 

A-P 

arca  publica 

ARG-P 

argenti  pondo 

A-P 

argent!  pondo 

AGR-PVB 

argento  publico 

A-P-C 

ager  publicus  Cirten- 

ARG-P- V-P- 

argenti  p(ondo)  V  pe- 

sium 

S-P 

cunia  sua  posuit 

A-PL-M-IVG 

agri  plus  minus  jugera 

ARK 

arca,  arcarius 

APOL,    APOL- 

Apollinaris  (legio) 

ARM 

armamentarium 

LIN 

ARM 

armatura 

A  POP 

(tribunus   militum)  a 

ARM  1 

armatus  ou  armiger 

populo 

(Mars) 

APP 
APP 
A-P-R 

APR 
A-PR-C 

appellationes 
Appius 

aerarium   populi  Ro- 
mani 
aprilis 
anno    post     Romam 

ARM 
ARM 
ARM 

ARMATV 

Armenia 
armilustrium 
armorum    (=   armo- 

rum  custos) 
armatura 

conditam 

ARM -C VST- 

armorum  custos 

A-PV 

argento  publico 

ARMEN, 

Armeniacus 

AQ 

aqua,  aquarius 

ARMO 

armorum  (custos) 

AQ 

a  quaestionibus 

ARN,      ARNE, 

Arnensis  (tribus) 

AQ-CO 

aquarius  cohortis 

ARNEN,  AR- 

A  Q-P,  PR 

a  quaestionibus  prae- 

NENS 

fecti 

ARNI,  ARNIEN 

Arnicnsis  (tribus) 

AQ-STA 

Aquae  Statiellae 

ARNN 

AQV 

aquilifer 

ARV 

Arvalis 

AQV,  AQVA 

aquarius 

A -SA 

ala  Sabiniana 

A  Q-E-R-P- 

(ei)    ad  quem  ea   res 

A  S 

a  sacris 

P-R-L 
AQVIL 

pertinet,  pertinebit 
recte  licet 
aquilifer 

A  S 
A  S 
ASC 
ASC 
A  SCR 
A  SEV 

A  S-F,  F-C 

a  senatu 
a  solo 

AQVIT 

A  R 

AR 

AR 

AR 

AR 

ARAB 

Aquitani  (cohors) 

a  rationibus 

arietes 

Arnensis  (tribusj 

artifex 

Aruns 

Arabicus 

ascia 

Asclepiades 
a  scriniis 
Alexandriana      Seve- 

riana  (legio) 
a  solo  fecit,  fecerunt, 

faciendum    curavit, 

A  RAT,   A  RA- 

a rationibus 

curaverunt 

TION 

I .  Brambacli,  ggô. 

380 


APPENDICE 


ASP 
AST 

AST 

A  SVBSCR 
ATR,  ATRl 
AT 
A-V 
A-V 
AV 
AV 
AV 
AV 
AVCT 

AVF-(3-D-V 
S-C 

AVG 

AVG 
AVG 
AVGG 
AVGGG 
AVGG-NN 
AVG-L 
AVG-MAX  • 
AVG 

AVG-N 
AVG- P- AN 


AVGP-F 

AVG-P-F-CO 

AVG-PP 

AVG  •  PVBP  • 

RQ 
AVGVS 
AVG VST 

AVGVST  CLAV 
DIAL 


aspritudines 
(h)astatus  (prior,  pos- 

terior) 
Astures  (ala) 
a  subscriptionibus 
atriensis,  atriarius 
Atta  ou  Attus 
aediles  vici 
argent!  unciae 
ave  ou  ave  vale 
Augustus,  Augusta 
Aulus 
Aurelius 
auctoritate 
aediles  vici  Furfensis 

opus  de    vici    scitu 

curarunt  l 
augur 
augustalis 
Augustus,  Augusta 
Augusti  (duo) 
Augusti  (très) 
Augusti   nostri   (duo) 
Augusti  libertus 
augur   maximus    au- 

gurum   (à   Cirta  et 

à  Cuicul) 
Augustus  noster 
Augusta      Pannonio- 

rum      Antoniniana 

(ala) 
Augusta     pia     lldelis 

(legio) 
Augusta    pia     tidelis 

Commoda 
augustalis    perpetuus 
augur  publicuspopuli 

romani      Quirituni 
augustus  (mensis) 
augustalis,     augusta- 

litas 
Augustalis      fsodalis 

Claudialis 


AVG\'ST-PERP  augustalis    perpetuus 

A-V'-L  agens  vices  legati 

AVN  2  avunculus 

A-VP  agens  vices  praesidis 

AVR  aurariae 

AVR  Aurelius 

AVR  Auriana  (ala) 

AVRR  Aurelii  (duo) 

AVTHEM  authemerum 

AYG  3  Aegyptus 


B 


1.  \\'i\nmms  tExempla,  p.  712,),  pense  qut 
c'est  une  formule  corrompue  et  qu'on  devait 
lire  primitivement  ;  Miagistri)  v{ici)  fiaciun- 
duni)  c{urarunt)  d{e)  viici)  sc(i/h). 


li 

Badius 

B 

beneficiarius 

B 

Belinus 

B  ^ 

beteranus  =:   vetera- 

nus 

B 

bixit  :=  vixit 

B 

bonus,  a 

B 

bos 

B 

brachium  (secundum 

tertium)  etc. 

i 

B 

bucinator 

fi 

beneficiarius 

BAD 

badius 

BAL 

balneator 

B-A 

S; 

B 

AVG 

Bacaci     Auguste    sa- 

S 

crum 

BASIL. 

BASSIL 

basilica 

BB 

beneHciarii 

B-B 

bonis  bene 

BB 

ET 

•MAL- 

bonis  bene   et 

malis 

B 

bene 

BB- 

FF 

beneficiarii 

B-B 

M  - 

B 

bonis      bene, 
bene 

malis 

B-B 

M- 

M 

bonis      bene, 
maie 

malis 

BB-MM 

bene  merenti 

BB-VV 

boni  viri 

2.  Eph.  ep.,  III,  i58. 

3.  C.  I.  L.,  111,35. 

4.  C.  /.  L..  X,  yiq. 

5.  Sur  certaines  marques  J'exploitation  des 
carrières  de  marbre. 


SIGLES   ET   ABRÉVIATIONS 


381 


BBVV-QQ 

boni    viri    quinquen- 

BIS 

nales 

BIS  F 

M- 

beneficiarii 

BIS-VI-AVG 

BCOS,  CONS 

beneficiarius  consula- 

ris 

BIX-PRI 

BD 

Bona  dea 

B-DM 

bene     de     (se)     me- 
renti '. 

B-K-M 

B-D-S-M 

bene  de  se  merenii 

BM 

BE 

beneliciarius 

R-M 

BE-DE-S-M 

bene  de  se  merenti 

B-M 

BEL 

Belgae  (cohors) 

BE-ME 

benemerenti 

BM 

RE-ME'DE 

bene  merenti  de  (se) 

B-M-D 

BEME-DE-S 

bene  merenti  de  se 

B-M-D-S 

BE-ME-FEC 

bene  merenti  fecit 

B-MD-S-F 

B-E- M-M-FECI  bene  merenti  memo- 

riam  fecit 

BM-F 

BENED-S-M 

bene    de  se    merenti 

BM-F 

BENEF 

beneficium 

BENEFIC,    BE- 

beneficiarius 

B-M-F-C 

NIE  1 

BENEM 

benemerenti 

BENIF 

beneficiarius^  bene- 
ficiarius 

BMF-D-S 

BEN  M 

benemerenti 

B-M-FEC 

BEN -MER 

bene  merenti 

B-M-FF 

BENM-M-F 

bene  merenti  memo- 

riam  fecit 

B-M-M-P 

BE-TR- 

beneficiarius    tribuni 

B-F,  BF 

beneficiarius,  benefi- 

B'M-P 

ciatus 

BMP 

B-F 

Bona  Fortuna 

BF 

bonum  factum 

B-M-P-C 

B-F 

bos  femina 

15  F  ,    T 

beneficiarius 

B-M-R 

BFA-IVNCT 

boves    feminae    auro 

junctae 

B-M-S 

BF-COS 

beneficiarius  consula- 

ris 

B-M-V 

BF-LEG-LEG 

beneficiarius       legati 

BN 

legionis 

B-N-M 

BF-SEXM 

beneficiarius  (tribuni) 

B-N-M 

semestris 

B-OPIF 

BIB 

bibes 

B-P 

BIP 

bipedalis 

B-PR 

I.  CI.  L.,Ill, 

1956. 

bisellarius 

bis  fusum  (vinum) 

bisellarius   sévir  Au- 

gustalis 
bixellarius  (=  vexilla- 

rius)  principalis 
beteranus  classis  Mi- 

senensis 
bene  merenti 
bona  mens 
bonae  memoriae,    ou 

bene  memorius 
bos  mas 

bene  merenti  de  (se) 
bene  merenti  de  se 
bene    merenti    de   se 

fecerunt 
bene  merenti  fecit 
bonae   memoriae   fe- 
mina 
bene  merenti  faciun- 
dum  curavit  ou  cu- 
raverunt 
bene  merenti  fecerunt 

de  suo 
bene  merenti  fecit 
bene    merenti     fece- 
runt 
bene  merenti  memo- 

riam  posuit 
bene  merenti    posuit 
bonae  memoriae 

puella 
bene  merenti  ponen- 

dum  curavit 
bonae  memoriae  reli- 

giosa 
bonae  memoriae   sa- 
crum 
bonae    memoriae   vir 
bene 

bene  merenti 
bonae  memoriae 
bona  opifera 
bonus  puer  (deus) 
beneficiarius       prae- 
fecti 

25 


382 

APPENDICE 

B-PR-PR 

beneticiarius       prae- 

C 

cerarius 

fectorum   praetorio 

C 

cicatrices 

B-Q 

bene      quiescat       ou 

c 

cineres 

quiescant 

c    • 

circiter 

BR 

Breuci  (cohors),    Bri- 

c 

circus,  circenses  (iudi) 

tones  (cohors) 

c 

citra 

BR 

Britannia 

c 

civis,  civitas 

BRAC 

Bracaraugustani    (co- 

c 

claritas 

hors) 

c 

ciassiarius 

BRITO 

Britones     (numerus) 

c 

Glaudius,  Glaudia(tri- 

BRIT 

Bruttium 

bus) 

BRITT 

Brittones    (numerus) 

(QVN)  G- 

(VIN*  (cum)  co  =  quo  (vixi 

B-R-N 

bono   reipubhcae  na- 

SIN)  2 

tus 

C 

codiciilarius 

B«R-P-N 

bono  rei  publicae  na- 

c 

cohors 

tus 

G 

colonia,  colonus 

B-S 

bonus  suis? 

G 

comitiaHs  (dies) 

B-S,  SEC 

brachium    secundum 

G 

communis  (hora) 

B-SPR 

beneficiarius  subprae- 

G 

compos  (voti) 

fecti 

G 

condemno,    condem- 

B-TR 

beneficiarius    tribuni 

nato 

B-V 

bene  vale 

G 

condidit 

BV,  BVC, 

BVCC  buccinator 

G 

conjux   (masculin  ou 

BVCIN 

C 

féminin) 

G 

consule,    consulibus, 

BVL 

buleuta 

consulatus 

BVR 

burgarii 

BV-  SIG 

bucranium  signavit 

G 

constans  (legio) 

G 

crocodes 

B-VIX 

bene  vixit 

BV  SV 

buccinator  supra  (nu- 

G 

cuneus 

G 

curator,     curavit    ou 

merum) 

curaverunt,  curante 

B-V-V 

balnea,  vina.  Venus 

ou  curantibus 

G 

curia 

C 

0 

caput? 

3- 

centurio 

D,  >.  T 

Gaia  :=  femina 

C 

cacus,  capsarius 

0 

conductor 

c 

Caesar 

> 

contra  (legem,  retia- 

c 

Gaius 

/ 

rius,  etc.) 

c 

kalendae 

D-  y 

contrascriptor 

c 

candidatus 

> 

conventus 

c 

castrum,  castra 

coronarum  (dans    les 

D 

c 

cedit 

inscriptions  de  gla- 

c, Ç  1 

centurio 

diateurs) 

c 

censuere 

03 

feminae  duae 

I.   Four  le 

s  autres   siales  par  lesquelles  on 

CA 

candidatus 

exprime  le  mol  centurio,  voir  la   table  des  si- 
glcs  numérales. 


2.    C.    l.   L.,    IX,    2S.)2. 


SKrLES    ET    ABREVIATIONS 


383 


CA 
CA 
C-A 

C  A 
CA-A-A 

C-AAQ 

C-AD-A-I 

C-A-E 


carceranus 

carissimo 

curam    agens   ou  cu- 

ram  agit 
custos  armorum 
colonia  AeliaAugusta 

Aeclanum 
colonia     Aurélia    A- 

quensium 
colonis  agrorum  dan- 

dorutn  adsignando- 

rum  jus 
colonia  Aususta  Eme- 


CAEL,  CAELT     Caelestis  (dea) 

CAES  Caesar 

CAES  caesura 

CAESARIBB  Caesaribus    (duobus) 

CAES'N  Caesar  noster 

C' AGENT  curam  agente 

CAL  Calabria 

CAL  caligo 

CALAB  Calabria 

CALG  calciator 

CAM  Camilia  (tribus) 

CAMD  campidoctor 

CAMIL  Camilia  (tribus) 

CAMP  Campania 

CAMP  campestris  (cohors) 

CAMPED  1  campidoctor 

CAN  canabae,     canabenses 

CAN  Canatheni  (cohors) 

G-A'N  colonia  Augusta  Ne- 

mausus 
CAND.CANDID  candidatus 

CANN  Canninefates  (ala) 

CAP,  CAPIT  capitalis 

C"AQ  civis  Aquensis 

CAR  carcerarius 

CAR  Carmentalia 

Car  Carpicus 

CAR -M  Carpicus  maximus 

CARC  carcerarius 

CAS  castra,  castris  [oriun- 
diis 

I.  C.  /.  L.,  V.  8773. 


GATER 

GATTHR 

C-B 

C-B 

C-B 

C-B-B-V 

C-BEL 

C-B-F 

CB-M 

CB-M-F 

C-B-M-P 

ce 
ce 

C'C 
C-C 

c-c 

C-C 

C-C 
C-C 
C-C 
C-C 

CGA 
C-C-A 

C-C-A-A-A 


Caterenses  :=  Catthe- 
renses  (numerus) 

Cattharenses  (nume- 
rus) 

colonia     Bcnev.^ntana 

compos  boti  r 

conjux  bona 

cum  bonis  bene   vixit 

civis  Bellovacus 

coniugi  bonae  fecit 

conjugi  bene  me- 
renti 

conjugi  bene  merenti 
fecit 

coniugi  bene  merenti 
posuit 

Caesares  (duo) 

Caii  duo 

censuerunt  cuncti 

certa     constans     (le- 

gio) 
civitasConvenarum 
collegium  centonario- 

rum 
colonia  Claudia 
colon  i  coloniae 
constans  Commoda 
(agens)  curam  carce- 

ris 
Gaiae  (=  t'eminae) 

duae 
Caesaribus     (duobus) 
colonia         Caesarau- 

gusta 
coloni    coloniae   Au- 

gustae  Alexandria- 

nae  Abellinatium 


c-c-c 

coire   convocari    cogi 

c-c-c 

colonia  Claudia  Co- 
pia 

c-c-c 

très  Gaii 

c-c-c 

cum  consilio  collocu- 
tus 

D03 

Gaiae  (=  feminae) 
très 

C-C-C 

AVG- 

colonia  Claudia  Copia 

384 


APPENDICE 


LVG 

C-CCD 

G -G  G-IVL 

CGC  VVV 
G -CENT 

G-G-I-K 

G-G-I-VGS 


G-G-N 
GG-NN 
G-G-P-I 

G-G-R 

G-G-R 

G-G-R-GON- 

HE 

GG-SS 

GG-VV,G-G-V 
03  EXSERG 

G-D 
CD 
GD-D 

GE 
G-E-BQ 

G-EG 
GEL 
CEN 
G  EN 

GENS 
CENS 
CENS 
CENS-AGC 

CENT 


Augusta      Lugudu- 
num 

cum  consilio  collocu- 
tus  dixit 

coloni  coloniae  Glari- 
tatis  Juliae 

clarissimi     viri     très 

coUegium  centonario- 
rum 

coloni     coloniae    Ju- 
liae Karthaginis 
N  coloni     coloniae     Ju- 
liae   Veneriae    Gir 
tae    Siccae    nostrae 

coloni   Gastri    Novani 

Gaesares  nostri 

coloni  coloniae  Pacis 
Juliae 

coloni  coloniae  Ro- 
mulae 

curator  civium  Roma- 
norum 

curator  civium  Ro- 
manorum  conven- 
tus  He[lvetici] 

consulibus 
•V  clarissimi  viri 

centuriones  (duo) 
exercitalores 

compos  dat 

consulto  decurionum 

creatus  decreto  decu- 
rionum 

curam  egit 

cineres  eius  benequi- 
escant 

coloni  ejus  coloniae 

cella 

censor 

centurie 

censitor 

censor,  censores 

censuit,  censuerunt 

(  legatus  Augusti  I  cen- 
sibus   accipiendis 

centenarius 


i   CEN  1 

centonarii 

CENT 

ceniurio 

CENTO 

centonarii 

C-EQ 

cineres    ei    quiescant 

ou       curam       egit 

Quintus 

CER 

Gerealia 

CES 

censor,  censores 

C-F 

clarissima  femina 

C-F 

clarissimus  filius 

C-F 

conjux  fecit 

C-F-C 

censores     faciundum 

curaverunt 

C-F-C-C 

collegium        fabrum 

centonariorum 

Comensium 

C-F-C 

conjux         faciendum 

curavit 

C-F-F 

carissimae  filiae  fecit 

C-F-N 

conductor      ferraria- 

rum  Noricarum 

7FR 

centurio      frumenta- 

riorum 

G -G 

civis  gratissimusr 

C-G-P-F 

cohortes    germanicae 

piae  fidèles 

CH 

c,'o)hors 

CHELID 

chelidonium 

CHO,  CHOR 

c(o)hors 

C-I 

clarissimus      juvenis 

G-I 

colonia  Julia 

C-I-A-A 

colonia  Julia  Augusta 

ApoUinaris 

C-I-C 

colonia  Julia  Carcaso 

GIG,  GICA 

cicatrices 

CICATRI-V 

cicatrices  veteres 

C-I-F-S 

colonia     Julia     Félix 

Sinope 

C-I-K 

colonia   Julia  Kartha- 

C-1-P-C-N-M 

colonia  Julia  Paterna 

Claudia  Narbo  Mar- 

tius 

C-IP'A 

colonia  Julia  Paterna 

A  relate 

CIRC-N 

circitor  numeri 

Sir.LES    ET   ABRÉVIATIONS 


385 


CIRT 

Cirtenses  (cohors) 

C-I-S 

colonia  Julia    Secun- 

danorum 

CIV 

civis,  civitas,  civitate 

(oriundus) 

CIV-AQV 

civis  Aquensis 

CIVI-SVMA 

civitate  Sumalocenna 

CIVIT 

civitas 

CIVLN 

colonia   Julia    Numi- 

dica  (Simitthus) 

C-I-V-T 

Colonia  Julia  victrix 

Triumphalis 

C-K 

conjux  karissima 

C-K-F 

conjugi      karissimae 

fecit 

C-L 

Gaii   libertus,    liberta 

C-L 

cives  Latini  r 

CL 

clarissimus,  claritas 

CI, 

classis 

CL 

Claudius,  Claudia, 

Claudialis 

CL 

Clustumina  (tribus) 

C-L 

colonia  Lambaesitana 

CL 

conlibertir 

DL 

mulieris  libertus,    li- 

berta 

CLA 

Claudia  (tribus) 

CLA-BRI 

classis  Britannica 

CLALIS 

Claudialis? 

CLA 

claritas 

CLAR 

clarissimus,    clarissi- 

ma 

CLAR'ETINL- 

clarissima  et  inlustris 

FhM 

femina 

CLA  RI 

claritas 

CLAS-BRIT 

classis  Britannica 

CLASPR 

classis  praetoria 

CLASS 

classicus 

CLAV,  CLAVD 

Claudia  (tribus) 

CLAVD 

Claudialis  (flamen) 

CL-BR,  CL- 

classis  Britannica 

BRIT 

CL-  G-P-F 

classis  Germanica  pia 

fidelis 

CL-PR 

classis  praetoria 

CL-PR-M,  MIS 

classis  praetoria    Mi- 

CLPR-RAV, 

classis  praetoria    Ra- 

RAVEN 

vcnnas 

CL-V 

clarissimus  vir 

CLV,  CL\'S, 

Clustumina(tribus) 

CLVST 

CM 

civitas     Mattiacorum 

C-M 

collegium  ou    corpus 

mensorum 

C-MF 

clarissimae  memoriae 

femina 

C-M-P;  C-M-V 

clarissimae       memo- 

riae puer,  vir 

C-N 

Caesar  noster 

CN 

Cnaeus 

C-N 

civitas  ou  colonia  Ne- 

mausensium 

CN 

consulatus 

CNAT 

natus 

CNS 

consulatus 

CNTA 

cognata  i 

CO 

codicillarius 

CO 

cohors 

CO 

conjux 

c-o 

conjugi  optimo 

CO 

Coventina  (dea) 

CO-CA 

conjugi  carissimo 

COD 

codicillarius 

COD-TR 

codicillarius  tribuni 

COER 

coeravit  ^curavit 

COGN-SACR 

cognitiones  sacrae 

COH 

cohors 

COHERR 

coheredes 

COHH 

cohortes 

COH-I-C-R 

cohors  I  civium  Ro- 

manorum 

COH-EQ-oc 

cohors    equitata    mi- 

liaria 

COH-IF-PED 

cohors  I  Flavia  pedi- 

lata 

COH-I-FL-oc 

coh.  I   Flavia    milia- 

EQ-SAG 

ria  equitata  sagitta- 

riorum 

COHI-P-C 

cohors    I    pia   cons- 

tans 

COH   ...  PR 

cohors  praetoria 

COH-  ...  VIG 

cohors  vigilum 

386 

APPENDICE 

COHIVLP 

cohors  I  Ulpia...  An- 

GOLLIN 

Collina  (tribus) 

...  ANT 

toniniana 

COL-L,LlB 

coloniae    libertus,  li- 

COH-VRB 

cohors  urbana 

berta 

COINQ 

coinquendi 

COLL-S-S 

collegium  suprascrip- 

COIR 

coirarunt      :=    cura- 

tum 

runt 

COLON-G-A- 

colonia  Gallieniana  (:) 

COL 

collatus 

F-MED 

Augusta  Félix  Me- 

COL 

collegium,  coUega 

diolanum 

COL 

Collina  (tribus) 

COL-SARN- 

colonia        Sarniensis 

COL 

colonia,  coloni,  colo- 

MIL 

Milev 

nicus  ? 

COL-SEP 

colonia  Septimia 

COL 

columbarium 

COL-SER 

coloniae  servus 

COL-BEN 

colonia    Beneventum 

COL-VAL 

colonia  Valentia 

COL-CENT 

collegium  centonario- 

COL-VEN 

colonia  Veneria 

rum 

COL-VEN- 

colonia  Veneria  Cor- 

COL-COL 

coloni  coloniae 

COR 

nelia 

COLCONC 

colonia         Concordia 

COL-VLP 

colonia  Ulpia 

VLP 

Ulpia      (Hadrume- 

tum) 

COM 

Commageni  (cohors) 

COL-FAB 

collegium  fabrum 

COM 

cornes 

COL-F-C 

coUegae      faciundum 

COM 

commanipularis 

COM 

commentariensis 

curaverunt 

COM 

commune 

COLF-1-A-P- 

colonia  Faventia  Julia 

C-O-M 

cum  omnibus  meis 

BARC 

Augusta  Pia    (Bar- 

COM-AVG 

cornes  Augusti 

cino) 

COM-L 

commentariorum  loco 

COL-FLAVG 

colonia     Flavia     Au- 

COM M,  COM 

commentaria,      com- 

gusta 

M  EN 

mentariensis 

COL-HORR 

coloniae  horrearius 

COL-IVL-G 

colonia  Julia  Gemina 

COMMIL 

commilito 

COL-I-VT 

colonia  Julia    Victrix 

COM-S-B-M 

commilitoni  suo  benc 

Triumphalis 

merenti 

COLKAL 

collocatum  kalendis 

COM-S.C 

cornes  sacri  consisto- 

COLL 

collapsum 

rii 

COLL 

collegium 

COMTAR 

commutare 

COLL 

coloniae 

CON 

conjux 

COLLIB 

collibertus 

CON 

constat 

COL-LIB 

coloniae  libertus 

CON 

consul 

COLL-AER 

collegium  aerariorum 

CON 

contubernalis 

COLLCENT 

collegium      centona- 

CONB-M 

conjugi  bene  merenti 

riorum 

CON-CELL 

contubernalis  ccllarius 

COLL-DENDR 

collegium  dendropho- 

GOND 

conductor 

rum 

COND-P-P 

conductorpubiici  por- 

COLL-FAB, 

collegium  fabrum 

torii 

FABR 

CONDP-P- 

conductorpubiici  por- 

COLL-FAB- 

collegium  fabrum    et 

ILLYRIC- 

torii  Illyrici    et   ri- 

ET-CENT 

centonariorum 

ET  R-T 

pae  Thraciae 

SIGLES    ET    ABREVIATIONS 


387 


CONDVC 
GOND-IIII- 

P-AFR 
CON-FERN- 

PD 


GONG 
CON  •  KAR 
CONL 
CONL 
CON-M-F 

CONNSS 
CON-RF-C 

CONS 
G  ON  S 
GONS 
GONS 
CONS 


GONS-MEM-V 

GONSORD 

GONSP 

GONS-PS 

GONSS 

GONS-S  S 

GONT 

GONVEG 

GONV 

COOPT 

COP 

COR 

COR 

COR 

COR 

COR 

COR 

CO-RA-FE 

CORANAL 


conductor 
conductorquatuorpu- 

blicorum   Africae 
conductor  ferrariarum 

noricanim     partis  ? 

dimidiae?OJ<Norici, 

Pannoniae,  Daciae 
conjugi 

conjugi  carissimo 
conlatus 
conlegium 
conjugi    merenli     ou 

mcmoriam    fecit 
consulibus 
conjugi  rarissimo  fa- 

ciundum  curavit 
consensu 
conservus 
consistens 
Consualia 

consul,      consulibus, 
consularis,     consula- 

tus 
consularis    memoriae 

vir 
consul  ordinarius 
consularis   provinciae 
consularis   provinciae 

Siciliae 
console 
consulibus  supra  scri- 

ptis 
contarii  (ala) 
convectio 
convcnerunt 
cooptatus 

conjugi    pientissimae 
cohors 

Gornelia  (tribus) 
cornicen,     cornicula- 

rius 
corpus,  corporati 
curavit 
coron a 

conjugi  rarissimo  fecit 
corona    analempsiaca 


GOR-AVR 

COR-CLASS 

GOR-FAB 

CORMVR 

CORN.GORNIG 

GORPCVST 

GORPOR 

CORPOR-G 

GORP-NRHO 

GORPR 

CORR 
COR-S-PR 

COR-T,  TRIB 

COR-VALL 

GOS 

GOS-A-A-S 

E-V 
GOS-AD  LEG 

GOS-AMPL 

GOSE 

GOSOB-CVR- 

EGI 
GOSORD 
GOSS 
CO-TR 
GOVET 
GO-VI-CE-P 


C-P 

C-P 

C-P 

CP 

C-P, 

CP 

G  P 


c-q 


CP 
CP-C 


corona  aurea 
corona  classica 
corpus  fabruin 
corona  muralis 
cornicen,     cornicula- 

rius 
corporis  custos 
corporati,  corporis 
corporatus  Gaesarien- 

sis 
corpus  nautaruni 

Rhodanicorum 
cornicularius       prae- 

fecti 
corrector 
cornicularius         sub- 

praefecti 
cornicularius    tribuni 
corona  vallaris 
consul,  consules,  con- 
sularis 
consules  alter  ambove 

si  eis  videretur 
consistentes  ad  legio- 

nem 
consul     amplissimus 
consensu 
consobrinus      curam 

egit 
consul  ordinarius 
consules 

codicillarius     tribuni 
Coventina  (dea) 
cohors  sexta,  centuria 

prima 
Castor  (et)  Poliux 
castra  praetoria 
censorla  potestate  • 
clarissimus  puer 
clarissima  puella 
comprobatum  pondus 
conjugi    pientissimae 

ou  posuit 
cui  praeest 
cacus  praefecti  cohor- 

tium 


388 


APPENDICE 


C-P-EST  cui  praeest 

C-P  F  Claudia     pia     tidclis 

(legio) 
C-P'L  civitas  Pictouum  Li- 

monum 
C"PM  classis    praetoria   Mi- 

senensis 
C'PM'P  conjugi    pientissimae 

memoriam     posuit 
C-P'P  conductor         publie! 

portorii 
C-P-P  conjugi  piae  posuit 

C'P  Q'K  clarissimus  puer 

quaestor  candidatus 
C  Q  cum  quo  ou  cum  qua 

(vixit) 
C'Q'V  cum  quo  ou  qua  vixit 

C*Q"V'A  cum  quo  ou  qua  vixit 

annis 
C*R  civis   romanus;  cives 

romani  ;  civitas  ro- 

mana 


CREM 

cremavit 

CRET-ET  C 

Creta  et  Cyrenae 

7  RET 

contraretiarius 

CRIOB 

criobolium 

C-R-M 

cives  Romani  Mogon- 
tiaci 

CRO,  CROC 

crocodes 

CRP 

curator  rei  publicae 

CRV,  CRVST 

Clustumina  (tribus) 

CRVST, 

CRVS- 

crustulum 

TVL 

es 

Caesar 

c-s 

carissimus  sibi 

es 

carus  ou  cara  suis 

c-s 

conjugi    sanctissimae 

c-s 

conjugi  suae 

c-s 

(de)  conscriptorumfr) 
scntentia 

es 

consularis 

C-s 

cum  suis 

C-s 

contrascriptor 

c  se 

gcnas  scabras  (sur  un 
cachet  d'oculiste) 

CSBM 

CSC  ou  7SC, 

SCR 
C-S-P-NC 


CS-N 


conjugi    suae  r   bene 

merenti 
contra  scriptor 

consularis  sexfascalis 
provinciae  Numi- 
diae  Constantinae 

civitas  saltus  Nuce- 
rini 


C-SO 

cum  suis  omnibus 

C.T 

civitas  Tolosa 

C-T,  TR 

codicillarius     tribuni 

C-TR,  TRE 

civitas  Treverorum 

C  TRA 

contra 

e-v 

civitas  Ulpia 

c-v 

clarissimus  vir 

c-v 

colonia      Viennensis, 

coloni     Viennenses 

CV 

cura,  curator 

CVB,  CVBIC, 

cubicularius 

CVBICV 

C-V-I-B 

colonia  Victrix    lulia 

Baeterrae 

CVI-PR 

cui  praeest 

CVLT 

cultores 

C-V-M-P 

cum  :  uxore  r  men:io- 

riam  posuit 

CVN 

cuneus 

CVNCi 

concubina 

CVNS2 

consul 

evR 

cura,  curavit,  curante 

ou  curantibus,  cura- 

tor 

evR 

curia 

CVR 

curulis 

C-V-R-A 

coloni   veteres  r   Rei- 

enses  Apollinares 

CVR  A 

curavit 

eVR-AER 

curator  aerarii 

eVRAG 

curam  agens 

CVR-ALV-TIB 

curator  alvei  Tibcris 

CVR-  ANN 

curator  annonae 

1.  Orclli,  246.3. 

2.  C.  /.  L.,XI1, 

238.4  (an  49')- 

SIGLES    ET    ABRÉVIATIONS 


389 


CVRAT 

CVRCOL 

CVR-P'P 

CVR-IVV 
CVR-KAL 
CVR-MIN 
GVR-PP 

CVRR-P 
CVRR 
CVR-SCO 
CVRVIAT 
CVR-  )i    -FL 

GVS-BASIL 
CVST 

CVST-TABVL 
C-V-TP 

CYMBAL 
CYR,  CYREN 

CYR,  CYRIN 


curator 

CLirator  coloniae 

curator  frumenti  pu- 
blic! : 

curator  luvcntutis 

curator  kalcndarii 

curator  Miniciae 

curator  pecuniac  pu- 
blicae 

curator  rei  publicae 

curatores 

curator  scolae 

curator  viarum 

curator  denariis  flan- 
dis 

custos  basilicae 

custos 

custos  tabularii 

colonia  Ulpia  Trajana 
Poetovio 

cymbalistria 

Cyrenaica  llegio,  co- 
hors) 

Quirina  (tribus) 


D 


Dalmatia  r 

dat,  donum 

decurio 

deus,  dea 

decem 

december  (mensis) 

Decimus 

decessit 

decimanus 

decretum 

decurio,     decuriones, 

decuria 
dédit,  dederunt,    da- 

tum 
defunctus 


D 
D 
D 

B 

DA 

D-A 

DA 

DAC 

DAC-APVL 

DAC-MALV 

DAC-POROL 

D-ACC 

DAM 

DAMAS 

DAQ 

D-AR 

D-A-RARCAR 

DAT.COLLS- 

D-BB  M 
D-B-M 
D-B-S 
D-C 


D-C 

DC 
DC 
D-C 


dcnarius 

designatus 

Diana 

dies,  die,  diebus 

dignus 

dispensator 

divus 

dixit 

doctor 

dominus,  domina 

domo 

donàvit,  donaverunt, 

donat,  donant,  do- 

natus 
duumvir 

duplarius,  duplicarius 
dux 
defunctus,  dicit,  dies, 

domo 
Daci  (cohors) 
defunctus  annorum 
discens  aquiliferum 
Dacicus 

Dacia  Apulensis 
Dacia  Malvensis 
Dacia  Porolissensis 
de  acceptore 
Dacicus  maximus 
Damasceni  (cohors) 
discens  aquiliferum 
discens  armaturam 
discens   a   rationibus 

arcarii 
S  datum  collegio  supra 

scripto 
deo  bono  bene  merenti 
de  (se)  bene  merenti  "r 
d(iis?)  b(onis)  sacrum 
decreto      conscripto- 

rum  ou  decurionum 

consulto 
decurio    civitatis,    ou 

coloniae 
decessit 
decurio 
decurionum  consensu 


390 


APPENDICE 


ou  decrcto  conscrip- 

DD-D-D 

datum  de  decreto  de- 

torum 

curionum  ? 

DC-D 

de  conscriptorum  dé- 
crète 

DD-DD 

donum  dat  dicat  de- 
dicat 

DCOL 

de  collegis 

D-D.DD- 

L 

M 

donum  dat]dicat  dedi- 

D-CR'MOG 

decurio    civium    Ro- 

cat  libens  merito 

manorum     Mogon- 

D  D-D-E- 

S 

dare  damnas  damnâ- 

tiaci 

tes  esto  sunto 

D-C-S 

de  conscriptorum  sen- 
tentia 

D-D-D-L 

donum  dat  dedicat  li- 
bens? 

D-CS 

de    consilii    sententia 

D-D-D-N 

datus    decreto    decu- 

DC-S 

de    collegii    sententia 

rionum  Nemausen- 

D-C-S-C 

de  conscriptorum  sen- 

sium 

tentia  curaverunt 

DDDNNN 

domini  nostri  très 

DCSM 

dulcissimae 

DDD-NNN 

domini    nostri    Flavii 

D  COLL-S 

de    collegii    sententia 

FFFLLL 

(très) 

DC.S-T 

decuriocivitatis  saltus 

D-DE 

dare  damnas  esto 

Taunensis 

D-DEL-S 

de    delectorum    sen- 

D-l) 

damnas  damnâtes 

tentia 

DD 

dare  debebit,  dare  de- 
beto 

D-D-H-C 

decreto  decurionum 
hic  consacravit 

DD 

dea  Dia 

D-DI 

dis  deabus  immorta- 

DD 

dea  Diana 

libus? 

D-D 

decreto     decurionum 

D-D-L 

donum  dédit  libens  ? 

DD 

dédit  dedicavit  ou  do- 
num    (dono)   dédit, 
ou  dedicavit  (dedi- 

D-D-LD- 

D 

D- 

dono  dédit  ou  dédit 
dedicavit  loco  date 
decreto  decurionum 

catus,  dedicante) 

D-D-L-M 

donum    dédit    libens 

DD» 

defensor  ? 

merito 

DD 

devoti 

DD-M.C 

F 

decreto     decurionum 

D-D 

dextra  decimanura 

municipii    Celeiani 

DD 

dii  deae 

facta 

DD 

domini  duo 

DD-MM 

Diis  Manibus 

DD 

domus  divina 

DD-M-SS 

Diis  Manibus  sacris 

D-D-D 

datum  decreto   decu- 

D-D-N-N,DDNN domini  nostri  (duo) 

rionum 

DD-NN-NOBB- 

domini    nostri    (duo) 

DDD 

deo  donum  dédit 

CAESS 

nobilissimi    Caesa- 

D-D-D 

dédit  dedicavitr 

res. 

DDD 

domini  très 

DDO 

dis  deabus  omnibus 

DD  D 

dono  dédit  dedicavit; 

D-DO 

donum  dato  0  ?.. 

ou  dédit  dedicavit 

DDP 

decurionum     decrcto 

D-D-D 

duplum   dare   debeto 

publice 

DDD-ADI., 

decreto     decurionum 

D  D-PEC 

PVB 

decreto     decurionum 

ADLKCT 

decurio  adiectus 

D-D-P-P 

pccunia  publica 
decreto     decurionum 

I.  C.  /.  L.,X. 

7017. 

pecunia  publica 

SIGLES    ET    ABREVIATIONS 


391 


DDPP-P 

decreto     decurionum 
pecunia  publica  po- 

DEC •  POP  Q 

suerunt 

DECR 

D-DQ 

dedicavit  que 

DECRDEC 

DD-S 

de    decurionum    sen- 

DE  C-S 

tentia 

DECV 

DDS-F  C 

de    decurionum    sen- 

DEC.  VI  AT 

tentia      faciundum 

DED 

curavit,  curaverunt 

DDS 

dedil  ou  dederunt  de 

DED 

suo 

DEDC 

DDS 

diis  deabus  sacrum 

DEDD-L 

D-D-S  P 
D  DSS 

dedit  de  sua  pecunia  V 
deus    dominus  sanc- 

DEDXXP- 
R-D 

tissimus  Saturnus 

DEF 

DD-V-L-L-M 

dono  dédit  votum  lae- 
tus  iibens  merito 

DEF-ANN 

D-D-V-SL-L-M  dono  dato  votum  sol- 

D-E-F-V-L 

vit  Iibens  laetus 

merito 

DEIOT 

DE 

dea 

DEL 

DE 

decem 

DELIC 

DE 

december  (mensis) 

DELM 

))-E 

decurio 

DEND,DENDR 

DE 

devotus 

DENDRO- 

DEC 

december 

PHORR 

DEC 

decemiugis 

DEP 

DEC 

decessit 

DE  PAG-SEN 

DEC 

Decimus 

DE  PAG-SEN - 

DEC 

decretum 

FACCOER 

DEC 

decurio,     decuriones, 

DE  PEQ-POB 

decurionatus  ;     de- 

DE  PVB 

curia,  decurialis 

D-EQ 

DECC 

decuriones  (duo) 

DE-R 

DEC -C'A 

decurio    coloniae    A- 

DE-R  I-C 

grippinensis 

DE-R-QDR 

DEC-COS-ET- 

decuria   consularis  et 

A 

PR 

praetoria 

D-E-S 

DECDEC 

decurialis  decuriae 

DEC -DEC, 

decurionum  decreto 

DES 

Db:CR 

DESCR 

DEC  N -M -M 

decurio  numeri   mili- 

DE-SENSENT 

tum  M... 

DESIG.DESIGl 

DE    C  O  N  L- 

de  conlegii    sententia 

DE  S-P 

SENT 

DE  S-S,DES- 

decuriones      populus 

que 

decretum,  dccrevit 
decreto      decurionum 
de    consilii    sententia 
decurio 

decuria  viatorum 
dédit  Oi<  dedicavit,  de- 

dicatus 
deductus 
dedicatus 
Deanaer   donum    dat 

Iibens. 
deducta  vigesima  po- 

puli    Romani  dedil 
defunctus 
defunctus      annorum 

(lot) 
decuriones  et  familia 

villae     Luculianae  1 
Dejotariana  (legio) 
delator 
deliciaris 
Delmatae  (cohors) 
dendrophori 
dendrophori 

depositus 

de  pagi  sententia 

de  pagi  sententia  fa- 
ciundum coerarunt 

de  pequnia  poblica 

de  publico 

discens  equitem 

de  ea  re 

de  ea  re   ita  censuere 

de  ea  re  qua  de  re 
agetur 

Deo  Enduellico  sa- 
crum 

designatus 

descriptum 

de  senatus   sententia 

designatus 

de  sua  pecunia 

de   senatus    sententia 


392 

SEN,  DESEN- 

SENT,  DE  SE- 

NA-SEN 
DEST  destinatus 

DE  S\'A  PEQ.     de  sua  pecunia 

DE    S  VA    PE- 

CVN 
DESVLT  desjltores 

DEV'N-M-Q-       devotus    numini    ma- 

EIVS  jestatique  ejus 

DE  V-S,  DE  VI-  de  vici  scito 

S,  DE  Vie -S 
DE  \'  DEC  de    quinque    decuriis 

D"F  dare  facere 

D'F  décima  facta 

D'F  de  figlinis 

D'F  defunctus 

D"F  duplarius     frumenia- 

rius? 
D'F  dulcissimae  tiilae 

D-F-P  dare  facere    praestare 

D-F-P-EFFE-      (hune)  decuriones  fu- 

R  V  N  D  V    M     nere    publico    effe- 

CENS  rundum  censuerunt 

Dl  dimachaerus 

DIA  diatheses 

DIABSOR  diabsoricum 

DIACHO  diacholes 

DIAGLA  diaglaucen 

DIALEP  dialepidos 

DIAPSOR-OPO   diapsoricum    opobal- 

samatum 
DIAZMYR  diazmyrnes 

DIC  dictator 

DIC'N"M-Q"        dicatus    numini     ma- 

EIVS  jestatique  ejus 

DICT  dictator 

DIE  S  die  solis 

DIFF  diffuser 

DIG  dignus 

D'I-rM  deus    inviclus,    invic- 

tusr  Mithras 
DI-M  deus  invictus  Mithras 

D-I-M-S  Deus  invictus  Mithras 

Sol 
DIM  dimidia 


APPENDICE 

DI-M 

diis  inferis  Manibus 

DI'MA 

di(is)       Manibus      ou 
d(iis)  i(nferis)  (Ma- 
nibus) 

DI-N 

dicrum   numerus 

DLNV 

M 

deus  invictus  Mithras 

DIS 

dispensator 

DIS 

dispunctor 

ma- 

DIS-I-MA 

diis    inferis   Manibus 

DIS-M,MA,MAN,  diis  Manibus 

MANI 
DIS'MAN-MEM   diis    Manibus  memo- 

riae 
DISP  dispensator 

DISP  àxs'çiunclov  {surtout  en 

Maurétanie) 
DISP- ARC- VIC     dispensatoris       arcae 

vicarius 
DlSPEN,DISPESdispensator 
DISP-P-S  dispensator     provin- 

ciae  Sardiniae 
DISP- RAT -COP  dispensator     rationis 
EXPED-FEL-       copiarum  expeditio 
G1£RM  num   felicium  Ger- 

manicarum 
DISP-REIP  dispunctor  reipublicae 

DISSIGN  dissignator 

D'L  dédit  libens 

D-L-M  dédit   lubens     meriio 

DL  deus  Liber 

D-L  die  Lunae 

DvM  dea  magna   ou  deum 

mater 
D-M  deus  Mithras 

DM  decurio  municipii 

D-M  devotae  memoriaer 

D*M  diis  Manibus 

D-M  divino  mandatu 

D-M  dolus  malus 

D-M*AE  I-C      dolus  malus  abesto  et 

jus  civile  ou   juris- 

consultus 
D'M-E.  devotus  majestati  ejus 

D-M-ET  M  diis  Manibus  et    me- 

moriac 
D-M-I  dea  magna  Idaea 


Sir.LKS   ET    AHRKVIATIONS 


393 


D-M-1 
D-MID 


diis  Manibus  inferis 
dca    magna   Idaea   ou 
(mater)   deum   ma- 
gna Idaea 
diis    Manibus    inferis 
dominicus 
diis  Manibus  Q(uinti) 

s(acrum) 
deo    Mithrae    sacrum 
diis  Manibus   sacrum 
diis     Manibus     vivus 

fecit 
Dea  Nehallenia 
dominus  noster 
devotus    numini    ma- 

jestatique  ejus 
devotus   numini    ma- 

jestatique 
devotus    numini   ma- 

jestatique  ejus 
devotus   numini    pie- 

tatique  ?  ejus 
dari  oportet 
domino 

donum,  donatus  l 
domo  Africa 
P2  doctor    equitum    ac 
peditum 
doliaris 
Dolichenus 
doliare  (opus) 
deo  optimo  maximo.' 
dominus  noster 
donavit 
donum  posuit 
de  praediis 
de  proprio 
deus  patrius 
diis  Parentibus 
donum  posuit 
de  pagi  scitu  ou  sen- 
tentia 


1.  C.  /,  L.,  II,  3382. 
2.C.  I.  L.,  IX,  953. 

3.  C.   I.  £,.,  XII,    1069.    Ce  n'est  pas  un 
texte  chrctien. 


DM-IN 

D-M-N 

D-MQ-S» 

D'M-S 

D-M-S 

D-M-V-F 

D-N 

D-N 

D-N-M-E 

D-N-M-Q 

D-N-M-Q-E 

D-N-P-E 

D-O 

DO 

DO 

DO-AF 

DOC-EQAC 

DOL 

DOL 

DOLF,  DOLIA 

D-O-M  3 

DOMNOSTR 

DON 

DON-POS 

D-P 

DP 

DP 

D-P 

D-P 

DPAG-S 

DP-D 

D-P  D-M 

DPE 

1)-PP 

DP-P 

D-P-S 

D-PS 


D- 

P-SD 

D- 

P-S-DD 

D- 

PS-DL 

DP 

D- 

P-S-F- 

D 

P-S-F-D 

D- 

P-S-P 

D 

Q-F 

D 

Q 

D 

Q-A 

D 

Q  LST- 

T-L 

D 

ROQTRA 

D 

R-P 

D 

R-P 

D 

R-P 

D 

R-S 

D 

-S 

D 

•S 

D 

•S 

D 

S 

D 

-s 

D 

•s 

D 

-s 

D 

•s 

D 

-SANCT- 

SATVR 

D 

•S-B-M 

(.  Orclli  1470. 

de  proprio  dédit 
Diti  patri, diis  Manibus 
devotus    pietati    ejus 
dii  Pénates  publici 
de  pecunia  publica 
de  pagi  scitu  vel  sen- 

tentia 
de  pecunia  sua,  ou  de 

parcimonio  suo,  ou 

de    peculio  suo,  ou 

de  proprio  suo 
de  pecunia  sua  dédit 
de  pecunia  sua  dono 

dédit  oj<  dédit  dedi- 

cavit 
de  pecunia  sua  dédit, 

loco  dato  publiée 
de  pecunia  sua  fecit 
de   pecunia  sua    fac- 

tum  (factam)  dédit 
de  pecunia  sua  posuit 
Decimi  quondam  r 

filia? 
decurio  quaestor 
de  qua  agatur 
die  qui  legis  :  sit  tibi 

terra  levis 
die,  rogo,  qui  transis 
die,  rogo,  praeteriens 
dignum  republica, 
de  republica 
deae    Romae  sacrum 
dea  Salus 
de  suo 
dei  sacerdos 
deus      sanctus,     dea 

sancta 
deus  Saturnus 
deus  Silvanus 
discens  signiferum 
(Silvano)     domestico 

sacrum 
dominus  sanctus  Sa- 
turnus 
de  se  bene  meritus 


394 


APPENDICE 


D-S-D 

DSD 
DS-D-D 

D-S-KX-V-P 


D 

•S 

•F 

D 

•S 

•F 

•C 

D 

•s 

•I- 

IMP 

D 

•s 

•I- 

M 

D 

•s 

•L 

■L-M 

D-S-L-M 

D 

•s 

•M 

D 

•s 

.M 

D 

•s 

•P 

D 

•s 

•P 

•G 

D 

s 

P 

D 

D 

■s 

•P 

•D-D 

DS 

P- 

EX-D 

D 

D 

S 

P 

F 

D 

s 

P 

F-C 

D- 

s 

P- 

L-D 

D- 

D 

D 

S- 

P- 

P 

D- 

s- 

P- 

R 

D- 

s 

P- 

R-C 

D- 

s- 

R 

D- 

s- 

S 

D- 

s- 

S 

D- 

s- 

S 

D- 

s- 

S-CF 

de  sentcntia  decurio- 
num 

de  suo  dédit  (dat) 

de  suo  donum  dédit 
ou  dedicavil 

de  suo  ex  vote  posue- 
runt 

de  suo  fecit 

de  suo  faciendum  cu- 
ravit 

deus  Sol  invictus  im- 
perator 

deus  sol  invictus  Mi- 
thras 

de  suo  laetus  libens 
merito 

de   suo  libens  merito 

d>i  se  meritus 

diis  sacrum  Manibus 

de  sua  pecunia  ou  de 
suo  posuit 

de  suo  ponendum  cu- 
ravit 

de  sua   pecunia  dédit 

de  sua  pecunia  dono 
dédit 

de  sua  pecunia  ex  de- 
creto  decurionum 

de  sua  pecunia  fecit 

de  sua  pecunia  facien- 
dum curavit 

de  suo  posuit  loco  da- 
te decreto  decurio- 
num 

de  sua  pecunia  posuit 

de  sua  pecunia  resti- 
tuit 

de  sua  pecunia  refi- 
ciendum  curavit 

de  suo  restituit 
deus    sanctus    Satur- 
nus,  Silvanus 

de  senatus    sententia 
de  suo  sibi  ? 

de  suo  sibi  conjugi 
filius? 


D-S-S-F-C 

DSV 

D'S-VL 
D-T 
DT 
DT-ML 

D-TORAR 

D-T-S 

DV 

D-V-VA-S 
p.p 

DVG 

DVC-DVC 
D-V-ID 
D-V-L-M 

DVM-T,TAX 
DVPL 

DVPLI,  DVPLIC 
D-V-S 
D-VS 

D-V-S-F-C-I- 
Q  P 

D-X-PRIMP-P- 

D-XX-PR 


de   senatus   sententia 

faciendum  curavit 
decreto    senatus    Vo- 

contiorum 
de  suo  vivus  libens 
dumtaxat 
de  thesauro 
de  tabulario  marmo- 

rum  Lunensium 
donatus        torquibus 

armillis 
dii  te  servent 
duovir,  duumvir 
duumvir  vils  aedibus 

sacris  publias  pro- 

curandis?  (à   Pom- 

péi) 
ducenarlus 
duce  ducenario? 
duum  vir  juredicundo 
dédit?  ou  Dianaer  vo- 

tumr  libens  merito 
dum  taxât 

duplarius,  duplicarius 
duplicarius 
dédit  voto  soluto 
de  vici  scitu 
de    vici   scitu  faciun- 

dum  curarunt  idem 

que  probarunt 
duplarius  decem  pri- 

mus  p...  p... 
deducta  vigesima  po- 

puli  Romani 


E 

e)us 

E 

(h)eres 

E 

est 

E 

evocatus 

E 

exsculpsit 

E- 

A -G  A 

cxactum  ad    Gastoris 

SIGLES    ET  ABRÉVIATIONS 


395 


EAE 

EC 

ECD 

ED 

EEQQ 

E-E-QQ-R-R 

EE-VV 

EE-VV,  EE- 

MM-VV 
EG-M-V 

E-H-L-IVS- 

POT 
EH-L-N-R 

E-I 
EID 
EIQ 
EIS-Q-I'S-S 

EL-P 

EM 

E-M 

EM-B 

EMB 
E-M-D-S-P-F 

EMP 
E-M-V 

EM-V 

EN 

E-O-B-Q 

EP 

EPIP 

EQ 

EQ 
EQ-CATAF 

EQ-C-R 

E-Q  D-D 

1.  C.I.L.,X,  2o5 


eques    alae     ejusdem 
ejus  causa.' 
ecdicus 
(a)(!dicLiIam 
équités 

équités  Romani 
egregii  viri 
eminentissimi  viri 

egregiac  niemoriae 

vir 
ex  hac  lege  jus  potes- 

tasque  esto 
eius     hace  lege  nihi- 

lum  rogatur 
eius  index 
eidus 
eique 
eis  quae  infra  scrip- 

tae  sunt 
e  lege  Papiria,  Petro- 

nia 
emeritus 
ex  monitu 
emeritus       beneficia- 

rius 
emblema 
e  monitu  de   sua  pe- 

cunia  fecit  i 
empticius 
egregiae       memoriae 

vir 
eminentissimus  vir 
endotercisus  (dies) 
ei  ossabencquiescant 
Eppius 
ephiporae 
eques,  equestris, 

equitata 
Equirria 
équités     cataphracta- 

rii 
equitata    civium    ro- 

manorum    (cohors) 
eademque  dedicavit 


EQ-EX-N  eques  ex  numéro 

EQ'G  equitum  gradus  2 

EQ-P  cquo  publico 

EQ'P'EXOR        equo  publico  exorna- 

tus 
EQ-PVB,  PVRL  equo  publico 
EQQ  équités 

EQ-R  eques  Romanus 

EQ-R-E-M-V       eques  Romanus  egre- 
giac   memoriae  vir 
EQ'R'E'P,  EQ"  eques  Romanus  equo 

PVBL  publico 

EQ'R'F  equitis  Romani  filius 

EQ'SEN  équités  seniores 

EQ'S'(SING)        eques  singularis    do- 

D'N  mini  nostri 

E*R  ea  res 

ER  (h)eres 

E  R-P  e  re  publica 

EX  I"P  ex  imperio  posuit 

E  R"P'V  e  re  publica  videri 

E'R'A  ea  res  agitur 

E'R-C  (cum)  ea  res  consule- 

tur 
E  R*P  e  republica 

ER-TESTAME    (h)eredes  testamento 
E  S'C"R"C  e     senatus     consulte 

reficiendum  curavit 
E-S-F-S-F-L        ei  sine  fraude  sua  fa- 

cere  liceto 
ESQ,  ESQVIL     Esquilina  (tribus) 


E-SR 

ESS,  ESSE 

ESSE-LIB 

E-T 

E-T-F 

E-V 


EV 
E-V-LM-P 

EVOC,  EVOK 


exemplum  sacri  res- 
cripti  i 

essedarius 

essedarius      liberatus 

ex  testamento 

ex    testamento     fecit 

egregius  vir,  plus  ra- 
rement eminentis- 
simus vir 

evocatus 

ex  voto  libens  merito 
posuit 

evocatus 


2.  Au  théâtre  d'Orange  (C./. /..   XIl,   1241 

bis). 


396 

APPENDICE 

EVOCAVG 

evocatus  Augusti 

EX -G  (GER) 

exercitus    Germaniae 

E-V-S- 

ex  vote  susccpto 

INF 

Inferioris 

EX 

excepter 

EX  HLEX 

ex  hac  lege,  exve  de- 

EXAC 

exactor.  exactus 

VE-DD 

creto    decurionum 

EX  A-C 

ex  aère  conlato 

EX  H-L-N-R 

ex  hace  lege  nihilum 

EX  A  (AD) 

exactum  ad    Castoris 

régate 

CAS,  CAST 

EX  IMP-IPS 

ex  imperio  ipsius 

EX  AP 

ex  argento  publico 

EX  IV,  IVS 

ex    jussu 

EXAR 

exarchus 

EX  IVS-IPSA 

ex  jussu  ipsarum 

EX  ARG 

ex  argento 

EX  IVSS-E 

ex  jussu  ejus 

EX  AVC,  AVCT  ex  auctoritate 

EX  IV-V-S- 

ex  iussu  votum  solvit 

EXC 

excepter 

L-M 

libens  mérite 

EXCPR,  T 

excepter        praefecti, 

EX  N 

ex  nomine 

tribun  i 

EXO 

exodiarius 

EX  C-C 

ex  conscriptorum 

EX  O 

ex  ovo 

consulto 

EX  OF,  OFF 

ex  officina 

EX  ce 

ex  ducenario 

EX  PAGID 

ex  pagi  decreto 

EX  CCC 

ex  trecenario 

EX  P-D 

ex  pagi  decreto 

EX  COM-DOM 

ex  comité  domestico- 

EX  PEQ-PVB 

ex  pecunia   publica 

rum 

EXPL 

exemplum 

EX  CONS 

ex  consensu   ou  con- 
sulto 

EX  P-L 

ex  pecunia  legata 

EXPL 

expleratio,  explorato- 

EXCT 

excusatus 

EX  D 

ex  devotione 

res 

EXPLIC 

explicarius 

EX  DD 

ex    décrète    decurio- 

num 

EX  P-D 

ex  parte  dimidia  r 

EXPL-BAT 

exploratores  Batavi 

EX  D-D-  EX 

ex    décrète    decurio- 

EX  P-P 

ex  pecunia  publica 

P-P 

num     ex     pecunia 

publica 

EX  P-P-F-C 

ex     pecunia     publica 

faciundum    curavit 

EX  DD-P-P 

ex    décrète    decurie- 

num    pecunia    pu- 

EX PR 

ex  praecepto 

blica 

EXPR 

ex  praediis 

EX  DEC-C- 

ex    decreto      centum 

EX  PR 

excepter  praefecti 

PEC-SEV 

virorum  pecunia  Se- 

EX  PR-CC- 

ex    praediis   celoniae 

veriana 

C-C 

copiae  Claudiae  cu- 

EX DEC- 

ex    decurionum    de- 

rât um? 

DECRET 

creto 

EXPVRG 

expurgatie 

EX  D-ORD 

ex  decreto  ordinis 

EXR 

ex  ratione 

EX  D-P-A 

ex  décrète  provinciae 

EX  RP 

ex  responso  posait 

Africae 

EX  R-VRB 

ex  ratione  urbica 

EXKR-PAN- 

exercitus    Pannoniae 

EX  S-C 

ex    senatus    consulto 

INF 

Inferioris 

EXSERC-ART- 

exercens  artem  creta- 

EXERC 

exercitator 

CRET 

riam 

EXERC 

exercitus 

EXS-P-F-C 

ex    sua    pecunia    fa- 

EX  F-B 

ex  fide  bona 

ciendum  curavit 

EX  FIG,  FIGL 

ex  figlinis 

EX S  TEST -F 

exs    testamenlo    fecit 

SIGLES   ET   ABRÉVIATIONS 


397 


EX  S-VOTO 

ex  suscepto    voto   ou 

F 

fiscus 

exs  voto 

F 

fiunt 

EX-T,EXC-TR 

excepter  tribuni 

F 

riamen 

EXT 

exterus 

F 

Flavius,  Flavia  (legio) 

EX  T 

ex  testamento 

^  Flaviensis 

EXT'F-I  C 

ex     testamento    fîeri 

F 

Fortuna 

jussit,      faciundum 

F 

Fretensis  (legio) 

curavit 

F 

functus 

EX  T-P 

ex   testamento  posuit 

F 

fundus 

EX  TR 

ex  tributario 

q 

filia,  femina 

EXT-T-F-I- 

ex     testamento    titu- 

FAB- 

Fabia  (tribus) 

H-  F-C- 

lum     fieri     jussit; 

FAB 

fabri  ca 

hères       faciundum 

FAB 

fabri,   fabrum    (prae- 

curavit 

fectus) 

EX  V 

ex  voto 

FAB-COS,  PR 

(praefectus)      fabrum 

EX  VI K 

ex  vicario 

(PRAET) 

consularis,    praeto- 

EX  V-L-M 

ex  voto  libens  merito 

rius 

EX  V-L-S- 

ex        voto       libenter 

FABR-CENT 

fabri  centonarii 

S-M- 

susceplo  solvit  me- 

FABR-TIG, 

fabri  tignarii 

rito 

TIGN 

EX  VO  (VOT) 

ex  voto  libens  posuit 

FAB-SAG 

fabrica  sagittaria 

L-  POS 

FAC 

faciebat 

EX  V-  P 

ex  voto  posuit 

FAC-COER- 

faciundum   cocrarunt 

EX  V-P-L- 

ex  voto  posuit  libens 

EIDEMQ- 

eidemque     proba- 

L-M 

laetus  merito 

PROB 

runt 

EX  V-S-L-A- 

ex  voto  soivit  libens 

F  A  C  •  C  V  R 

;  faciundum       curavit, 

animo 

FACIV-CVR 

curarunt 

EX  V  DEC 

ex  quinque    decuriis 

FAC-LOCAR- 

faciundum      locarunt 

EIDEMQ- 

eidemque       proba- 

PROB 

runt 

F 

FACT 

factio 

FAL 

Falerna  (tribus) 

F  AL,  FAL- 

Falernae  (vîtes) 

F 

fabri 

FALC 

Falcidia  (lex) 

F 

faciunt,  fecit,  fecerunt 

FALE,FALL 

Falerna  (tribus) 

factus,     faciendum 

FAM 

familia 

F 

Falerna  (tribus) 

FAM-GLAD 

familia  gladiatoria 

F 

fanum? 

F-A-PERP 

flamen  Augusti  perpe- 

F 

fastus  (dies) 

tuus 

F 

féliciter 

F  A  R  MA  G- 

farmacopola      publi- 

F 

feriae 

PVBLIC 

cus 

F 

fida 

FAS 

fascia 

F 

fidelis  (legio) 

FAVS 

Faustianum   (vinum) 

F 

figlinae 

F-B-F 

tilio  bono  fecerunt 

F 

fîlius,  filia 

F-B-M 

filio,  âliae  bene   me- 

F 

fines 

renti 

26 

I 


398 

APPENDICE 

F-C 

faciendum  curavit  ou 

FEL 

feHx  (legio) 

curaverunt 

FELIC 

félicitas 

FC 

fecit  ou  fecerunt 

FER 

Ferai  ia 

F-C 

fisci  curator 

FER  LAT 

feriae  latinae 

F-C 

frumenti  curator? 

FERR 

ferrariae 

F-C-A 

Forum    Claudii    Au- 

FERR 

Ferrata  (legio) 

gusti 

FERT 

Fertor 

FCC 

faciundum       curave- 

F-ET-D 

fecit  et  dedicavit 

runt? 

F-ET-F 

filii  et  filiae 

F  -  C  • 

EIDQ- 

faciundum     curarunt 

F*  EX  S-  C-   Q-feriae       ex     senatus 

PRO.PROB 

eidemque      proba- 

E-D 

consulto    quod     eo 

runt 

die,  etc. 

FC-I-P 

faciundum       curavit 

FF 

fecerunt  ou  fecit  r 

idem  probavit 

F-F 

fecit  féliciter? 

F-C-I-Q 

P 

faciundum     curarunt 

F-F 

felix  fidelis 

idemque  probarunt 

F-F 

fieri  fecit? 

F-COIR 

faciundum      coiravit 

FF 

filii 

ou  coiraverunt 

F-F 

filius   ou   (filia)    fecit 

F-C-P- 

fulgur  conditum  pu- 

ou filii  fecerunt 

bliée 

F-F 

fiscus  frumentarius 

FCT 

fecit 

F-F 

Flavia      felix     firma 

FD 

fecit  dedicavit 

fidelis  (legio) 

F-D 

filio     dulcissimo     ou 

F-F 

(viam)   Flaviam   fecit 

filiae      dulcissimae 

F-F-B.M 

filii     fecerunt      bene 

FD 

fundus? 

merenti 

F-DEX- 

S-G 

(praefectus)  frumenti 

FF  DD 

fundi  ? 

dandi     ex     senatus 

FFLL 

Flavii 

consulto 

FF-PP 

flamen  perpetuus 

F-D-F 

filiae  dulcissimae    fe- 
cerunt 

F-F-P-P-P 

fidelis     frater  r     pro 
pietate  posuit  (r  ?) 

FD-IVB 

fide  jubere 

FOL 

figlinae 

F'D-N 

féliciter  domino  nos- 

FI 

figlinae 

tro? 

FI 

filius 

F-DQ 

fecit  dedicavit  que 

F-I 

fieri  jussil 

F-D-S 

fecerunt  de  suo 

FID 

fidelis  (legio) 

F-D-S-S  C 

faciundum  de  senatus 

FID 

fidicen 

sententia      curave- 

FIG, FIGL 

figulinae,  figlinae 

runt 

FIL-K-F 

filius  karissimus  fecit 

FE 

februarius      (mensis) 

ou    filio    karissimo 

FE 

fecit 

fecit 

FE 

féliciter 

FIL -PAT 

filius  patroni  ? 

FEB 

februarius 

FIR-    IVL-  SE- 

(colonia)   firma   Iulia 

FE.B-B 

féliciter    bonis    bene 

CVND 

Secundanorum 

FEBR 

februarius  (mensis) 

FISC  •  STAT  • 

fiscus  stationis  here- 

FEC 

fecit,  fecerunt 

HEREDITATI      ditatium 

FECR 

fecerunt 

F-IVS 

fieri  jussit 

F-K 
F-K.F 
FL 
FL 

FL,  FLA 
FLAM 

FLAM-AVG 
FLAM -G LA VD 
FLAM-DIALIS 
FLAM -M ART 
FLAM-PERP 
FLAM-   P,  PR, 

PER 
FLAM-QVIR 
FLAM-ROM- 

ET  AVG 
FL.F 

FL-FEL 

FLL 

F-LOC 

FL-P 

F-LIB-ETPEC 

F-L-P 
FL-PP 


FL-SACR-PVB 
FL-S-P-D-D 


FLV  NEG 
FM 

F-M-F 

F-M-P 

FO 

FOD 

FORD 

FORT 

FORT-HORR 


SIGLES    ET   A 

filio  karissimo 

rilio    karissimo    fecit 

figlinae 

flamen,  flaminica,fla- 

monium 
Flavius,  Flavia 
riamen,        flaminica, 

flamonium 
flaminica  Augustae 
flamen  Claudialis 
flamen  Dialis 
flamen  Martialis 
flamen  perpétuas 
flamen  provinciae 

flamen  Quirinalis 
flamen  Romae  et  Au- 

gusti 
Flavia  felix,  firma,  fi- 

delis 
Flavia  felix  (legio) 
flamines 

faciundum     locarunt 
flamen  perpetuus 
fiscus  libertatis  et  pe- 

culiorum 
funus,  locum   publice 
flamen  perpetuus   ou 

flamonium     perpe- 

tuum 
flamen  sacrorum   pu- 

blicorum 
funus,  locum,  statuam 

—  ou  sepulturae  — 

publice   decuriones 

decreverunt 
fluviatili  negotiationer 
filio  merenti  ou  filio 

mater 
filio  mater  fecit 
filius  n>atri  posuit 
Fortuna 
fodinae 
Fordicidia 
Fortenses 
Fortuna     horreorum 


UREVIATIONS 
F  P 

F-P 


F 

•P 

F 

•P 

F 

•P 

F 

•P 

F 

P 

F 

P 

F 

P-A 

D-X- 

TCXL  K-C 

F 

P-C 

F 

P-D 

D 

F- 

P-D- 

M-P 

F-P-F 

F-PF 
F-PM-F 

F-P-P 
F-P-P 

F-P-P 

p. p. p. M 

FP-PR 

F-P-SF-C 

F-P-VET 

F-N 

F-Q 


399 

?  {dans  les  calendriers 

du  ig  août) 
filio  piissimo  ou  filio 
posuit     ou    posue- 
runt 
filii  posucrunt 
filius  pientissimus 
flamen  perpetuus 
Fortuna    Praenestina 

ou  Primigenia 
frumentum  publicum 
funus  publicum 
frumentum        publi- 
cum accipit  d...X, 
t...   CXL,   k...    G 
filius  ponendum  cu- 
ra vit 
Fortunac  Primigeniae 

donum  dant 
filius  patri  dulcissimo 
matri  piissimae  ou 
filius  parentibus  de 
(se)  merentibus  po- 
suit 
filii  pii  ou  pâtre  fece- 

runt 
filius  patri  fecit 
filii  pientissimi  ou  pa- 
tri    merenti     fece- 
runt 
fecit  pro  pietate 
filia  patri  piissimo  ou 
filio  piissimo  posuit 
fratri    pio    ou    frater 

plus  posuit 
filii    posuerunt  patri 

merenti 
Fortuna     Primigenia 

Praenestina 
filii  patri   suo  facien- 

dum  curaverunt. 
fundus       possessoris 

veteris 
fuerunt    ou  fiunt  nu- 
méro 
faciundum  curavit 


400 

APPENDICE 

F-Q-ME-E-V 

fideque   ei  esse  vide- 
bitur 

F- M 

P-P 

filii  matri  piae  posue- 
runt 

FR 

frater 

FR 

Fretensis  (legio) 

FR 

frumentarius 

FRA 

frater 

G 

FRANX 

Francicus 

FR-ARV 

frater  Arvalis 

FRATO-P 

fratri  optimo    posuit 

G 

Gaius 

FRET 

Fretensis  (legio) 

G 

Galeria  (tribus) 

FR-D- 

fronte  dextra 

G 

Gain  (cohors) 

FR-KA 

fratres  karissimi 

G 

Gallica  (legio) 

FRONT 

Frontoniana  (ala) 

G 

Gallienus,  Galliena 

FR-S 

fronte  sinistra 

G 

garum 

FRT 

fronte  ou  fratri 

G 

Gemina  (legio) 

FRV 

frumentarius,        fru- 
mentum 

G 
G 

gêner 
Genius 

FRV-EMV 

(ad)frumentumetTiun- 

G 

gens  (en  Afrique) 

dum 

G 

centuria  2 

FRVM 

frumentarius ,       fru- 

GA 

Galeria  (tribus) 

mentum 

GAL 

Galatia 

FRVMENT 

frumentarius 

GAL 

Galeria  (tribus) 

FRVMM 

frumentarii 

GAL 

Gallia.  Gallica  (legio) 

F-S 

fîlii  sui,  fîlio  suo 

GALER 

Galeria  (tribus) 

F-S 

fecit  sibi 

GALL 

Gallica  (legio) 

F-S 

femina   sanctissimar 

GAR 

•CAST 

garum  castum 

F-S 

Fortunae  sacrum 

G-C- 

D 

Genius  coUegiii  den- 

F-S-A 

Flavia      singularium 

drophororum 

Antoniniana  (aia) 

G-C-N 

Genius  Caii  nostri 

F-S-ET-S 

fecit  sibi  et  suis 

G-D 

Genius  domus.' 

F-S-ET-S-L- 

fecit    sibi   et    suis    li- 

GD- 

A-S 

Genio  D...    Augusto 

L-P-Q-E 

bertis  libertatus  pos- 

sacrum 

terisque  eorum 

G-D- 

N 

Genius  Decimi  nostri 

F-S-S 

fiunt    supra     scripti 

G-D-N 

Genius  domini  nostri 

(ae,  a) 

G-D- 

S 

Germanicus    Dacicus 

F-V-L 

familia    villae  Lucul- 

Sarmaticus 

lanae 

GE 

Gemina  (legio,  cohors) 

FVL-CON-P 

fulgur  conditum    pu- 

GE 

genitura  3 

bliée 

GEM 

Gemina  (legio) 

FVLM-FVL 

Fulminator  Fulgura- 

GEM 

P-F 

Gemina  pia  tidelis 

tor 

GEM 

SEV 

Gemina  Scveriana 

FVLM.FVLMI- 

Fulminata  certa  cons- 

GEN- 

ET-HON 

Genius  et  Honor 

C-Ci 

tans  (legio) 

GEN 

genitrix 

F-V-P 

filiae  vivus  posuit 

GEN 

gentilis 

2.  C 

/.  L.,  XIV, 

2278. 

i.  Eph.  epifrr., 

V,  p.  32,  II.  6i. 

3.  C 

/.  L.,  V,  5o2o, 

I 


SIGLES   ET   ABRÉVIATIONS 


401 


GENAR-CICA 
GER,  GERM. 

GERMA 
GER,  GERM- 

gcnarum  cicatrices 
Germania,    Germani- 

cus 
Germania  Inferior  ou 

G-T-N 

GYBER,    GY- 
BERN 

Genius  Titi  nostri 
gybernator 

INF  ou  SVP 

Superior 

GERM -SVP 

Germania  Superior 

G-F 

garum  factum 

H 

G-F 

gemina  felix  (legio) 

G-HL 
GIL 
G-L 
GL 

Genius  hujus  loci 
gilvus 
Genius  loci 
gladiatores 

H 
H 
H 

habens,  habet 
hic,  haec 
hastatus 

GLAD 

gladiarius,   gladiator, 
gladiatorius 

H 
H 

haustum 
Hercules 

GLA-  PRIM- 

gladiatores          primi 

H 

hères 

CAMP 

Campaniae 

H 

hic 

G-M 

gens  M... 

H 

Hispana  (legio),  His- 

GM 

Genius  municipii 

pani  (cohors) 

GM-S 

Genius  municipii  Sa- 

H 

homo,  homines 

tafensis 

H 

horrearius 

G-M-V 
GN 

gemina  Martia  victrix 

(legio) 
Gnaeus 

H 
H 
HA 

hora 

Horatia  (tribus) 

Herculaneus   Augus- 

GN 
GOR 

gnatus 
Gordianus 

HAB 

talis 
habens 

GOT,  GOTHIC 

Gothicus 

H-AB-Q 

hic  a...    bene    quies- 

G-P-AVG 

Genius     patriae    Au- 
gustus 

HABT 

cat 
habeant 

GP-A-S 

Genio  pagi  A.,  sacrum 

H  AD 

Adjutrix  (legio) 

G-PF 

gemina  pia  fidelis  (le- 

H-ADQ 

hic  adquiescit 

gio) 

H  ADR 

Hadrianus 

G-P-R 

Genius     populi    Ro- 

H-A-H-N-S 

haec  ara  heredem  non 

mani 

sequetur 

GP-R-F 

Genio  populi  Romani 

HA-I-R 

honore    accepte     im- 

féliciter 

pensam  remisit 

G-Q-N 

Genius  Quinti  nostri 

HAQ 

hic  adquiescit 

GR 
G-R 

Gallica  rapax  (legio)  l 
Germani  Raeti 

HAR 
HARM  » 

haruspex 

armorum  (custos) 

G  RAM  M 

grammaticus 

HARN 

Arnensis  (tribus) 

GRAN 

granatum  ou  grania- 

HAR-PRIM- 

haruspex    primus   de 

num  (vinum)  - 

DE-LX 

sexaginta 

GRAT 

gratuitus 

H-P 

hastatus  prior 

GREG-VRB 

gregis  urbani 

H-A-S-A-HL- 

habet    aedes    Salutis 

GS 

Germania  Superior 

L-Q-D-R- 

Augustae   hoc  loco 

IN -A 

leges   quas    Dianae 

1.  Orelli,  441. 

2.  C.  l.  L.,  IV, 

2565. 

3.  C.  I.  L.,X. 

?3q5. 

402 


APPENDICE 


H-A-S-F-C 

H  AS 

HAS-P,PR,PRI; 
PO,  POST 

HAST 

HASTP,PR,PRI; 
POST,  POS- 
TER 

HAST 

H-B 

H-B-G 

H-BF 

H-BM-F 

H-B-Q 
H-C 

H-C 

H-C 
HC 
H-C 
H-C-DD 

H-C-D-N-S 


Romac     in     Aven- 

lino 
hères  a  se  faciundum 

curavit 
hastatus 
hastatus  prior,  poste- 

rior 
hastatus 
ihastatus  prior,  poste- 


H-C-E 


H-C-ECE- 

Q 

H-C-I-R 

H-C-P 

H-C-SPP 

Hi) 

H-D-S 

H-D-S-P 

HE 

H-E 

H-EBP 

hastiliarius 
homo  bonus 
hic  bene  cubet 
homini  bono  fecit 
hères    bene     merenti 

fecit 
hic  bene  quiescat 
hic    conditus    ou    hic 

cubât 
Hispania  Citerior 
honoris  causa 
honore  conlentus 
horrearius  cohortis 
honoris    causa    dédit 

dedicavit 
honoris     causa    Dia- 
nae   Nemorensi  sa- 
crum ': 
hic    conditus    est    ou 

crematus'r  est 
hic   conditus  est  ;  ci- 
neres  ei  beoe  quies- 
cant 
honore  contcntus  im- 

pensam  remisit 
hères  curavit  ponen- 

dum  ': 
honore  contentus  sua 

pecunia  posuit 
Hadrianus 
hcredes  de  suo 
hères  de  suo  posuit 
herus? 
hic  est 
hic  est  bene  positus: 


H-EB-Q 

HE-ES 
H-E-F 


HEL 
HELIOP 
HELV 
HEM.HEMAES, 

HEM  ES 
II-E-N-H 

HE-N-S 

HE-P 
H-E-P-C 

HER 
HER 
HER-BEN- 

MER 
HERC-SAX, 

SAXAN 
HERC-V 
HERED,  HE- 

REDIT 
HEREDNON- 

SEQ 
HER-FIDVC 
HER-PON-C 

HER-POS 
HERR 
HERVG 
H-E-S 

HESEST-OS 

B-Q 
H-ET 
H-E-TF 

H-E-TF-G 

HE-VO 


hic  est  ;  bene  quies- 
cat 

hcic  est 

hères  ejus  fecit  ou 
heredes  ejus  fece- 
runt 

Helvetia,  Helvetius 

Heliopohtanus 

Helvetia,  Helvetius 

Hemeseni  (cohors) 

heredem  exterum  non 

habebit 
heredem  exterum  non 

sequetur 
hic  est  positus 
hères  ejus  ponendum 

curavit 
hères,  hereditates 
Herius 
hères  bene  merenti 

Hercules  Saxanus 

Hercules  Victor 
hereditates 

heredes  non  sequetur 

hères  fiduciarius 
heredes       ponendum 

curaverunt 
hères  posuit 
heredes 

Herucina  (Venus) 
hic  est  situs,   sita  ou 

sepultus,  sepulta 
heic?  situs  est,-  ossa 

bene  quiescant 
heredes  ex  testamento 
hères   ex    testamento 

fecit 
hères    ex    testamento 

faciendum     curavit 
hic  est;  volo?  ossa 


SIGLES    ET   ABRÉVIATIONS 


II -EX  T.  TT 
H-F 

H-F 
HF 
HF 
HF-G 


HH 
H-H-F 

H-H-M-NON 

S 

H-HP-R 

HHQ 

HI 

HI 

HIEROF 

HI-ES 

H-INNOC 

HIS 

HISP 
HISP 

HIST 
HL 
HL 
H-L-AN 

H-LD-M-A 

H-L-ET-M-H- 

N-S 

H-L-H-N-S 
HL-I-RQ 
HLO 
HLR 


heredesex  testamento 
hères  fecit  ou  heredes 

fecerunt 
honestissima    femina 
honore  functus 
honorifica  femina 
hères    faciendum  cu- 

ravit,    heredes    fa- 
ciendum      curavc- 

runt 
heredes,  hostes 
homini   honcstissimo 

fecerunt? 
heredem    hoc  monu- 

mentum  nonseque- 

tur 
homines    hostes    po- 

puli  Romani  ? 
hères  heredesque 
Hercules  invictus 
Hispani  (cohors) 
hierofanta 
hic  intus  est  situs? 
homo  innocens 
Hispania,    Hispanus, 

Hispani 
hic  sepultus 
Hispania,     Hispanus, 

Hispani 
Hislria 
haec  lex 
hic  locus 
hune   locum    alienari 

nolo? 
huic  loco  dolus  malus 

abesto 
hic    locus    et    monu- 

mentum     heredem 

non   sequentur 
hic  locus  heredem  non 

sequetur 
hac   lege  jus   ratum- 

que  (esto) 
(uti)  hac  lege  oporte- 

bit 
(ante)  hanc  legem  ro- 

eatam 


H-LS-E 
HL-S-H-N-S 


H-L-T-C-S 

H-M 
H-M 
H-M 

HM 

H-M  A-HN-P 


H  M-AM-R 


H-M-CP 


H-M-D-M-A 

H-M-D-M-A-B- 
M-M-C 


HM-E-H-N-S 


H-M-E-N-S 


H-M-ETL-H- 

N.S 

H-MET  L-SH 

N-S- 


H-M-F 

H-M-F-C-ET  S- 
A-D 


H-MH-E-N-S 


403 

hoc  loco  sepultus  est 

hic  locus  sepulturae 
heredem  non  se- 
quetur 

hune  locum  tessella- 
vit  cum  suis 

hoc  monumentum 

homo  merens 

(dimissis)  honesta 
missione 

honeste  missus 

hoc  monumentum  ad 
heredem  non  perti- 
nct 

hoc  monumentum 
apud  mecs  remane- 
bit? 

(nihil  ultra  crudelius) 
hoc  monumento 
cernere  potes  ? 

huic  monumento  do- 
lus malus  abesto 

huic  monumento  do- 
lus maliife  abesto  ; 
bene  merenti  me- 
moriae  causa 

hoc  monumentum  ex- 
terum  heredem  non 
sequetur 

hoc  monumentum 
(h)eredem  ou  exte- 
rum  (heredem)  non 
sequetur 

hoc  monumentum  et 
locus  heredem  non 
sequentur 

hoc  monumentum  et 
locus  sepulturae  he- 
redem non  sequen- 
tur 

honestae  memoriae 
femina 

hoc  monumentum  fa- 
ciundum  curavit  et 
sub  ascia  dedica- 
vit 

hoc  monumentum  he- 


404 


H-M-HER-FIDV 
CIARN-S 

HM-H-H 


HM-H-M-N-S 

H  M-H'N-C 
H-M-H-N-S 


HM-HNSN  H 
H 


H-M-H-N  •  S- 
NEQLIB-... 
•••.EROS 


H-iM-H-N-S-N. 
L-S 


HMHS 
H.M-I-A 
H-ML-S-AB 

IIM-M 

n-M-M 

H-MNS 

11  M-SD-M 

H-MSL.HN 


APPE 

redem  exterum  non 
sequetur 
•hoc         monumentum 
heredem      fiducia- 
rjum  non  sequetur 

hoc  monumentum  he- 
redes  heredis  (non 
sequetur) 

hoc  monumentum  he- 
redem meum  non 
sequetur 

hoc  monumentum  he- 
redi  non  cedit 

hoc  monumentum 
heredem  non  seque- 
tur 

hoc  monumentum 
heredem  non  se- 
quetur nec  hercdes 
heredis 

hoc  monumentum 
heredem  non  se- 
quetur nequeliber- 
tos  [ejusneque  post' 
eros 

hoc  monumentum 
heredem  non  se- 
quetur neclocusse- 
pulturae 

hoc  monumentum  he- 
redes  sequetur 

huic  monumento  itus 
actus 

huic  monumento, 
loco  sepulturae, 
abesto  (dolus  ma- 
lus)r 

honesta  missionc  mis- 
sus 

honor  magisterii  Mer- 
curialium 

heredem  monumen- 
tum non  sequetur 

hoc  monumentum 
sine  dolo  maio 

hoc       monumentum 


NDICE 

S 

sive  locus  heredem 

non  sequetur 

H-M-SS-E- 

hoc        monumentum 

FC 

sive  sepuJcrum  est 

faciendum     curave- 

runt 

H-M-  SSE- 

hoc      monumentum 

H-H-N-S 

sive  sepulcrum  est 

heredes  non  seque- 

tur 

H-M-SS-E- 

hoc       monumentum 

H-M-N-S 

sive  sepulcrum  est 

heredem  meum  non 

sequetur 

HM-S-S-E- 

hoc       monumentum 

H-N-S 

sive  sepulcrum  est 

heredem     non    se- 

quetur 

H-MS-S-E-N- 

hoc       monumentum 

N-S 

sive   sepulcrum  est 

n...  ?   non    seque- 

tur 

H-MS-S-E-N- 

hoc      monumentum 

S 

sive   sepulcrum  est 

non  sequetur 

H-M-  S-SH- 

hoc      momumentum 

H-EX-N-S 

sive  sepulcrum  hoc 

heredem      exterum 

non  sequetur 

H  •  M-S-S-H* 

hoc      monumentum 

M-N-S 

sive  sepulcrum  he- 

redem '<  meum  non 

sequetur 

H  M-SSHN-S 

hoc       monumentum 

sive  sepulcrum  he- 

redem   non   seque- 

tur 

H-  M  -S-S-  VS 

hoc      monurr.entum 

TRIN 

sive  sepulcri  ustri- 

num 

H-MS-VL-N- 

hoc      monimentum 

SQ 

sive  locus    non   se- 

- 

quetur 

H-M-S-V-S-E- 

hoc       monumentum 

H-N-S 

sive  sepulcrum   est 

heredem      non    se- 

quetur 

SIGLES    ET    ABRÉVIATIONS 


405 


HM-V 

honestae      memoriae 

H-RI-R- 

honore    recepto    im- 

vir 

pensam  remisit 

H-N-S 

heredein   non   seque- 

H-S 

hic  situs,  sita;  sepul- 

tur 

tus,  sepulta 

II-N-C 

Hispania   Nova  Cite- 

H-S-A 

hic  situs  a 

rior 

H-S-B-P-E 

hic  situs    bene    posi- 

HN-SN-L-S 

heredem   non  seque- 

tus  ?  est 

tur     nec      libertos 

H-S  BQ 

hic  situs  bene  quies- 

suos 

cat 

HO 

horrearius 

H-S-D-MA 

huic    sepulcro    doius 

H-O-BQ- 

hic  ossa  bene   quies- 

malus  abesto 

cant 

HSE 

hic  situs,    sita  est    ou 

HOC  MON-SI- 

hoc      monumentum 

hicsepultus,  sepulta 

HOSE-HR- 

sive  hoc  sepulcrum 

est 

NO-SEQ- 

heredem     non    se- 

H-SE-BQ 

hic    situs    est  ;    bene 

quelur 

quiescat 

H-OEB 

hic  ossa  ei  bcne 

HS-EHEX 

hic   situs   est  ;    hères 

HON 

honor 

TF-C 

ex    tcstamento    fa- 

HON 

honoratus 

ciundum  curavit 

HON  F 

honoribus  functus 

HS-E-H-F 

hic   situs    est  ;    hères 

HON-M 

honesta  matrona 

fccit 

HOPL 

hoplomachus 

H-S-E-HP 

hic  situs  est  ;  heredes 

HOR 

hora 

posuerunt 

HOR 

Horatia  (tribus) 

HS-EO-T- 

hic    situs    est;    ossa 

HOR 

horrea 

BQ 

tua  bene   quiescant 

HOROL 

horologium 

H-SE-OV- 

hic    situs    est  ;     ossa 

HORR 

horrearius 

B-Q 

volo  bene  quiescant 

H-O-S 

hic  ossa  sita 

H-S-E-S-T- 

hic  situs  est  ;  sit  tibi 

H-OTBQ 

hic    ossa     tibi    bene 

T-L 

terra  levis 

quiescant 

H-S-E-TF-I- 

hic  situs  est  ;  titulum 

HF-C 

tieri    jussit  ;   hères 

HO  VB-Q 

hic  ossa   voio   ou  vo- 
bis   bene  quiescant 

faciundum    curavit 

HSETFI- 

hic  situs  est  ;  titulum 

HP 

hères  posait 

H-P 

tieri    jussit  ;    hères 

HP 

hic  positus  ou    here- 

posuit 

des  posuerunt 

H-S-EX  S 

hères     secundus     ex 

HP 

homo  probus  r 

semisser 

HP 

hostes  publici 

HS-H 

hic  situs,  heredes  ? 

H- PC 

hères  ponendum    cu- 

H-SHA-N-L 

hoc   sepulcrum  here- 

ravit 

dibus       abalienare 

H  P-D 

Herculi    Primigenio  ? 

non  licet 

dédit  ': 

H-SH-E 

hic      situs ,     heredes 

H-PR- 

hastatus  prior 

cjus 

HPR 

hostes  populi  Romani 

H-S-H-N-L  1 

hoc  sepulcrum  heredi 

HQ 

hic  quiescat 

non  iiceat  (vendere) 

HQB 

hic  quiescat  bene 

HRD 

heredcs 

i.  C.  I.  L..  11, 

5.S01. 

406 


APPENDICE 


H"S-H-NS 

H-S-L-P 

H-S-N-S 

H-S-O-B 

H-S-O-T 

H-SP 

H-SP-E 

H-S-Q 

H-SS 

H-S-S-H-T-B- 
Q-H-E-S 

H-S-S-S-V-T- 

L 
H-S-T 
HS-T-F-I 

H-T 
H-T-B 
H-T-B-C 
H-T-B-Q 


H-T-F-C 

H-T  H-N 

S 

H-T-O-B 

Q 

HTV-P 

HV 

H-V 

HVE 

H-V-F 

HV-I-R 

IIVO-B 

Q 

HVS-R 

HV-S-R- 

LD 

hoc  sepulcrum   here- 

dem  non  sequetur 
hoc  sepulcrum  libens 

posuit? 
heredem      secundum 

non  sequetur 
hic   situs;    ossa  bene 
hic  situs;  ossa  tibi 
hic  sepultusr 
hic  sepultus  est 
hic  situs  ;  quiescat 
hic     siti    ou    sepulti 

sunt 
hic  situs  sepultus;  hic 

tibi  bene  quiescat; 

heredes  ?  ejus?  s... 
hic     siti    sunt.    Volo 

terra  levis 
hic  situs;  tibi? 
hic  situs;  testamento 

Tieri  jussit 
hic  tu 
hic  tu  bene 
hic  tu  bene  cubes  r 
hic  tu  bene  quiescas  ; 

ou   tumulatus  bene 

quiescas 
heredes      testamento 

fieri  curaverunt 
hic    tumulus?    here- 
dem non    sequetur 
hic     tibi     ossa    bene 

quiescant 
hères  testamento   vi- 

vus  posuit 
Hercules  victor 
honore  usus 
heresve 

hères  vivus  tecit 
honore  usus  impen- 

sam  remisit 
hic    volo    ossa    bene 

quiescant 
honore    usus    sump- 

tum  remisit 
honore  usus  sumptus 


D-D  remisit;   loco  date 

decreto  decurionum 
H'V"V*S  Herculi  victori  votum 

solvit 


1 

Januarius  (mensis) 

I 

invictus  (Mithras) 

I 

itur 

I 

Julius,  Julia 

I 

junior 

I-A 

in  agro 

lA,  lAN 

Januariae 

I-A-P 

in  agro  pedes 

I-C 

in  Capitolio 

I-C-A 

jus    civile    {ou    juris 

consultus)  abesto 

ID-IAN 

idus  Januariae 

I-D 

inferis  Diis 

I  -D 

invictus  deus 

I-D 

Jupiter  Dolichenus 

I-D 

jure  dicundo 

IDB 

idibus 

I-D-D-D 

Jovi    Dolicheno  dono 

dédit 

ID  E 

id  est 

I-D-P 

jure  dicundo  praeesse 

I-D-Q-CP 

jure    dicundo     quin- 

quennalis  censoriae 

potestatis 

ID-Q-Q 

jure    dicundo     quin- 

quennalis 

IDQ-P 

iidemque      probave  - 

runt 

ID-QVOT-D-F 

idem  quotannis  divi- 

sio  fiât 

1-E 

judex  csto 

I--E-V-Q-I-S-S 

in   ea  verba  quae  in- 

fra  scripta  sunt 

I-F 

in  fronte 

IF-I' 

in  fronte  pcdes 

I-H-C 

imaginem        honoris 

causa 

SIGLES   ET   ABRÉVIATIONS 


407 


I-HER 

invictus  Hercules 

INCOMP 

incomparabilis 

I-H-M-I-AS- 

in  hoc  monumentum 

IND 

indictio 

C-F 

itum  aditum  sacro- 
rum  causa  facere 

IN  E-V-Q-IS-S 

in  ea  verba  quaj  infra 
scripta  sunt 

IIMMPP-CCAA- 

(duobus)  imperatori- 

IN  F,  FR 

in  fronte 

EESS 

bus  Caesaribus 

INF-S-S 

infra      subscripti     ou 

I-L-H 

jus      liberorum     ha - 

scripti  sunt 

bens 

ING 

ingenua 

ILL 

illustns 

IN  H-D-D 

in    honorem     domus 

IM 

imaginifer 

divinae 

IM 

imperator 

IN  HO 

in  honorem 

I-M 

invictus  Miihras 

IN  K-S 

in  capita  singuia 

IMA 

imaginifer 

INL 

inlustris 

IMAG 

imaginifer 

INPP 

imperatoribus    (duo- 

IM-C 

imaginifer  cohortis 

bus) 

IMM 

immoiaverunt 

INP-S 

inpensa  sua 

IMM 

immunis 

IN  QVINQ 

in  quinquennium 

IMMAG  • 

imaginifer 

IN  R 

in  rétro 

IMMV 

immunis 

IN  T 

in  tergo 

IMP 

imperator,      impera- 

INS 

instante,  instantia 

tum  ?,  imperium 

IN  SING-H 

in    singulos  homines 

IMP 

impetus 

IN -S- S 

infra  scripti  on  scripta 

IMP-D-N 

imperator      dominus 

sunt 

noster 

INSTA 

instante,  instantia 

IMPE 

imperator 

INST-TAB 

instrumentum     tabu- 

IMPER 

imperator 

lariorum 

IMPET-LIPPIT 

impetus    lippitudinis 

IN  SVO  CONST 

in  suo  constituit,  ere- 

IMP-xN 

imperator  noster 

E 

xit 

IM-PP 

immunis  perpétuas 

INTER 

interrex 

IMPP 

imperatores  (duo) 

INTERK 

interkalaris 

IMPP-CC 

imperatores  Caesares 

INT 

intulit 

(duo) 

INV,  INVI 

invictus 

IMPP-DD 

•NN 

imperatores  (duo)  do- 

IN  V-RP-VE 

in    urbe    Roma   pro- 

mini  nostri 

V-RPM 

pius  ve  urbi  Romae 

IMP-P-Q 

R 

imperium        populus 

passus  mille 

que  Romanus 

i-o-c 

Jupiter  optimus  Ca- 

IMP-S 

impensa  sua 

pitolinus 

IN 

(pater)   infelicissimus 

I-O-D 

Jupiter  optimus    Do- 

IN  A,  LN  . 

^G,  IN 

in  agro 

lichenus 

AGR 

I-O-D-E 

Jupiter  optimus    Do- 

IN  CAL 

in  caiiga 

lichenus  E.    . 

IN  C-D-C 

,-D 

in   cujus   dedicatione 
cenam  dédit. >' 

lO-M 

Jupiteroptimus  maxi- 

INC-FR- 

PVBL 

incisus  frumento  pu- 

mus 

I    r  I 

r     iir 

blico 

I-OM-A  D 

Jupiteroptimus  maxi- 
mus  Augustus  Do- 
lichenus 

408 

APPENDICE 

I-O-MB 

Jupiteroptimus  maxi- 
mus    Balmarcodes 

IS-M-R 

Juno  sospes  magna 
regina 

I-O-M-G 

Jupiter           optimus 

IS-P 

impensis  suis    posuit 

maximus      conser- 

ISPEC  > 

(i)speculator 

vator 

ISTAN 

instante,    instantia 

10-MC-O- 

Jupiteroptimus  maxi- 

ISTR2 

(i)strator 

DI 

mus  ceterique  om- 
nes  dii   immortales 

ISV-P 

in  suo  vivi  posue- 
runt 

I-O-M-CVL 

Jupiter  optimus  maxi- 

IT 

item 

mus.  culminalis 

IT 

iterum 

I-O-M-D 

Jupiter  optimus  maxi- 

ITAL 

Italica  (legio) 

mus  depuisor 

I-T-M-F 

•G 

idem  testamento  mo- 

I-O-M-D 

Jupiter  optimus  maxi- 
mus Dolichenus 

numentum  facien- 
dum  curavit 

I-O-M-F 

Jupiter  optimus  maxi- 
mus fuirainator 

ITVS- 

M 

ira  votum  solvam  me- 
ritis  r 

lOM-F-F 

Jupiter  optimus  maxi- 
mus        fulminator 

IVD 

judex,  judicans,  judi- 
candus, 

fulgurator 

IVD     • 

DEC; 

judex  decuriae,  judex 

I-O-MH 

Jupiteroptimus  maxi- 

IVD-DE  V- 

de    quinque    decu- 

mus  Heliopolitanus 

DEC 

riis 

I-U-MH-A 

Jupiter             optimus 

I-V-E-E 

•R-P- 

ita  utei  ei  se  republica 

maximus    Heliopo- 

F-S-V 

E 

fideve   sua    videbi- 

litanus  Augustus 

tur  esse 

lO-M-I-R-M- 

Jupiter  optimus  maxi- 

IVG 

jugera 

T-M 

mus,  Juno    regina, 

IVL 

Julius,  Julia 

Minerva,         Terra 

IVL-TEP-MAR 

Julia    Tepula   Marcia 

mater 

IVN 

junior 

I-OM-S 

Jupiter  optimus  maxi- 

IVN REG 

Juno  regina 

mus      Suessulanus 

IVR 

juridicus 

lOVR-DIC 

jure  dicundo 

IVR-DIC 

jure    dicundo  ;    juris 

I-O-S-INVI-.. 

Jupiter    optimus   Sol 

dictio 

R-N 

invictus...  rupe  na- 

IVRID 

juridicus 

tus 

IVS-SA 

jussione  sacra 

I-OS-P-D 

Jupiter    optimus    Sol 
praestantissimus 
dignus 

IVV 

juvenes  (collegium 
juvenum) 

IP 

iter  prohibitum 

IPAVG 

Januspatcr  Augustus 

K 

I-P-QVK 

jus  potcstasque  (esto) 

I-Q-S-SS 
I-Q  P 

ii    qui    supra    scripti 

sunt 
ideiiiquc  j)roba\  il 

K 
K 

Caeso 
calendae  3 

I-R 

Juno  regina 

1.  C.  1. 

L.,  VIII 

,  =833. 

I-S 

infra  scriplus 

2.  C.  1. 

L.,  VIII 

.  27-^7- 

l-S  E 

(h)ic  silus  est 

3.  Wilmanns  remarque  (£AfH;^-/iî,  p.  123). 

SIGLES    ET    ABRÉVIATFONS 


409 


K 

calendarium 

L 

libertus,  liberta 

K 

calumnia 

L 

librarius 

K 

candidatus 

L 

ligatum  2 

K 

caput,  capita 

L 

lippitudo 

K 

carus,  a 

L 

locus,  loculus 

K 

castellum,    castellani, 

L 

longum 

K 

castrum,  castra 

L 

Lucius 

K 

conjux 

L 

luna 

K 

cardo 

L-A 

libens  animo 

K 

carissimus.  carissima 

LA-B 

laudabilis  bonus? 

K 

casa 

LAC 

lacus 

K 

corpus  ? 

L-A-D 

libens  animo  dédit 

>I 

castra 

L-A-D'D 

libens  animo   donum 

KAL 

calendae 

dat,  dederunt,  dedi- 

KANAL 

canaliclarius 

cat 

KAND,  KANDI 

candidatus 

LANIS 

lanista 

KAR 

carissimus,  carissima 

LAP 

lapis 

KARC 

carcerarius 

LAPID 

lapidarius 

KARM 

Carmentalia 

LAR 

Larentinalia 

KAS,  KAST 

castra 

L-AR-E 

librarius  arcarii  evo- 

KAST-PER 

castra  peregrina 

catus  ? 

K-K 

calumniae  causa 

LAR-ETIMAG 

Lares  et  imagines 

KK 

castra 

LAR-MIL 

Lares  militares 

KL 

calendae 

LAT 

laticlavius 

K-L, 

caput  legis 

LAT-FVER 

Latinae  fuere 

KLM  1 

démentis 

LARG 

largus 

K-O 

cannophori  Ostienses 

L-A-SOL 

libens  animo  solvit 

K-Q 

calendae  Quinctiles 

LATIC,        LA- 

laticlavius 

KRS 

carissimus,  carissima 

TICL 

KRSMAE 

carissimae 

LAV-LAV 

Laurens  Lavinas 

K-S 

carus  suis 

LAVR-LAV 

Laurens  Lavinas 

KVR 

Cyrenaica  (legio) 

L-B 

libertus  bonus 

L-B-S 

libens  solvit 

L-C 

laticlavius 

L 

L-C 

librarius  capsarius^ 

L-C 

liber  condicione? 

L-C 

librarius  cohortis  ? 

L 

latum 

L-C 

locus  concessus 

L 

legio 

LC 

Lucius 

L 

leuga 

L-C-D-D 

locus    concessus    de- 

L 

lex 

creto   decurionum 

L 

liberatus 

L-D-IX 

liberatus    coronarum 
novem 

que  cette  sigle  est 

assez  commune  avant  i8o 

L-D 

(votum;     libens     dat 

de  notre  ère  et  rare  ensuite.  On  trouve  alors 
gt^néralement  KAL. 
i.  C.  I.  L.,  XIV,  3o8. 


2.  C.  /.  L.,  V,  6414. 


410 


APPENDICE 


LD 

libero  dam  no 

LD 

locum      dédit,      loco 

dato,    locus    datus. 

locum  donavit 

L-D-A  REP 

locus   datus    a    repu- 

blica 

L-D-D 

libens  donum  dédit 

LD-D-C 

locus     datus    décrète 

collegii 

L-D-DC-F-G 

locus     datus    decrelo 

collegii  fabrum  cen- 

tonariorum 

L-D-D-C-V 

locus     datus    decreto 

centumvirum 

L-D-D-CRE-C 

locus    datus     decreto 

centumvirum 

LD-D-D 

locus    datus     decreto 

decurionum 

L-D-D-D-D-D 

loco  dato  decreto  de- 

curionum, dono  de- 

derunt 

LDD-D-P 

locus     datus    decreto 

decurionum  publice 

L-DDEC-N-R 

locus    datus     decreto 

nautarum     Rhoda- 

nicorum 

L-D-D-O 

locusdatus  decreto  or- 

dinis 

L-D-D-P- 

locus    datus    decreto 

GOND 

pagi  Gondatium 

L-DD-PA 

locus    datus    decreto 

paganorum 

L-DD-S-V 

locus     datus    decreto 

senatus     V'ocontio- 

rum 

L-D-D-V 

locus     datus    decreto 

utriclariorum,  vica- 

norum 

L-D-EXD-D 

locus  datus  ex  decreto 

decurionum 

L-D-EX  D- 

locus  datus  ex  decreto 

PAG 

pagi 

L-D-G 

legio  décima  geniina 

L-D-P 

locus  datus  publice 

L-D-P-G 

locus  datus  permissu 

collegii 

L-DPDD 

locus    datus    publice 

decreto       decurio- 

num 

L-D-P-PD-D 

locus    datus    pecunia 

publica  decreto   de- 

curionum 

LD-PVB-D-D 

locus    datus     publice 

decreto       decurio  - 

num 

L-D-S-G 

locus     datus    senatus 

consulto 

LE 

lene 

LE-A-L 

lene  ad  lippitudinem 

LEG 

legatus 

LEG 

legavit 

LEG 

legio 

LEG-AVG 

legatus  Augusti 

LEG-AVG- 

legatus   Augusti  cen- 

GENS-AGG 

sibus  accipiendis 

LEG-AVGG- 

legatus     Augustorum 

PR-PR 

duorum    pro   prae- 

tore 

LEG-AVG-P-P 

legatus    Augusti    pro 

praetore 

LEGAVG.PR- 

legatus    Augusti   pro 

PR,  PRAE 

praetore 

LEG-GOR 

lege  Gornelia 

LEGIVR 

legatus  juridicus 

LEG-LEG 

legatus  legionis 

LEG-PL-VE- 

leges  plebeive  scitum 

SG-S-VE-G 

senatusve      consul- 

tum 

LEGPROGOS 

legatus  proconsulis 

LEG-PRO-Q 

legatus  pro  quaestore 

LEG-S-G 

legatus   senatus  con- 

sulto 

LEG-S-S 

legio  supra  scripta 

LEM 

Lemonia  (tribus) 

LEM 

Lemuria 

LEMO,  LEMON  Lemonia  (tribus) 

L-ET  FDD 

libertis,  ou  Laribus  et 

familiae  donum  de- 

derunt 

L-ET  L 

liberti  et  libertae 

LEV 

leucoma 

L-F 

Latinae  fuere 

L-F 

laudabilis  femina 

SIGLES    ET    ABRÉVIATIONS 


411 


L-F 

liberti  fecerunt 

L-IN-CIR 

ludi  in  circo 

L-F 

librarius  fisci  ? 

L-IN-LA 

locus    in    latitudincm 

LF-D-D 

Laribus    familiaribus 

LINT 

lintiarius 

donum  dederunt 

LIP.LIPP 

lippitudo 

L-F-D-D 

ludos    fecerunt  decu- 

LIQV 

liquamen 

rionum  decreto 

L-L 

Laurens  Lavinas 

LG 

legio 

L-L 

legatus  legionis 

L-H-N-S 

locus    heredem     non 

LL 

libens  laetus 

sequitur 

L-L 

liberti  libertae 

LI 

libertus? 

L-L 

librarius  legati  ou  le- 

LIB 

libellas 

gionis 

LIB 

liber 

L-L 

Lucii  (duo) 

LIB 

liberalitas 

L  LIB 

locus  libertorum  r 

LIB 

liberatus 

L-LIBERT- 

libertis  libertabusque 

LIB 

libertus,  liberta 

POSTERIS 

posterisque   eorum 

LIB 

librae 

Q-EOR 

LIB 

librarius 

L-L-L-L-L- 

laeti  libentes?  merito 

LIB 

liburna 

M  1 

LIB 

Libya 

L-L-P-E 

libertis  libertabus  pos- 

LIB-AGON 

Liberalia  Agonalia 

terisque  eorum 

LIB-AN 

libens  animo 

L-LLP-0-M- 

libertis       libertabus- 

LIBB 

liberti,    Libyae    duae 

S 

que...    posterisque 

LIBCOS 

librarius    consularis? 

omnibus       monu- 

LIBEL 

libella 

mentum  statuit? 

LIBER 

libertas  (dea) 

L-L-M 

laetus    libens    merito 

LIBER 

libertus 

L-L-P-E 

libertis  libertabus  pos- 

LIB-LIBERTA 

■  libertis  libertabusque 

terisque  eorum 

BVSQ-SVIS- 

suis  posterisque  eo- 

L-L-P-D- 

laetus  libens  p...  de- 

P-E 

rum 

dit 

LIB-LIB-Q-P 

libertis  libertabusque 

L-L-P-Q-E 

libertis         libertabus 

(POST)-EOR 

posterisque    eorum 

posterisque    eorum 

LIBR 

libertus 

L-L-P-S 

libertis         libertabus 

LIBR,  LIBRA 

librarius 

posterisque  suis 

LIBR-COMM 

librarius    commenta- 

L-L-Q 

libertis  libertabusque 

ST-HER-T-K 

riorum        stationis 

L-L-T 

librarius  (tribuni)  la- 

hereditatium  tabu- 

ticlavii 

larii?  kastrensis? 

L-L-V-S 

laetus    libens    votum 

LIBTIS 

libertatis 

solvit 

Lie 

licet 

LM 

libens  merito 

LIEP-OP-N 

liberti    ejus    patrono 

L-M 

libertus  meus 

optimo  nostro 

L-M 

locus  monument! 

L-I-F-PIIII- 

locus  in  fronte  pedes 

L-M-AP 

locus  monumenti  an- 

R-P-lIII 

IIII  ;     rétro     pedes 

te?  pedes  (XX) 

IIII 

L-M 

ludus  magnus 

LIG 

Liguria 

L-M-D 

libens  merito  dédit 

LI-MV-S-L 

libens  merito   votum 

solvit  laetus 

I.  Brambach, 

i3i5. 

412 


APPENDICE 


L-M-F 

L-MIL 

LM-P 

L.M-S 

L-N 

LO 

LOC 

LOC-ACCEP- 

DD 
LOC-ACCEP- 

DED 
LOC-D 
LOC-DATD-D 

LOC-EMP 
LOCEMPT 
LOC-H-S-PS- 
C-P-S 

LOC-LIB 
LOC- MON  VM 
LOC-P-P 

LOC-PVB 
LOC  •  PVBL- 

PERSEQ 
LOC -SEP 
LON 
L-P 
LP 

L-P 
L-P 
L-P 

L-P-D-AP 

L-P-D-D-D 


L-P-I 
L-P-IT 
LP-M 
L-PP 


libens  merito  fecit 

Lares  militares 

libens   merito   posuit 

libens  merito  solvit 

Lucius  noster 

locus 

locator 

loco  accepte  decreto 
decurionum 

loco  accepte  de- 
dit 

locus  datus 

locus  datus  decreto 
decurionum 

locus  emptus 

locus  emptus 

loco  hoc  sibi  permisse 
senatus  consulte 
pecunia  sua  * 

locus  liberterum  ? 

locus  menumenii 

lecorum  publicorum 
persequenderum 

loco  publico 

locorum  publicorum 
persequenderum 

locus  sepulturae 

longus 

lex  Petreniar 

locus  pedum,  ou  la- 
tus   (longus)    pedes 

Liber  pater 

libertus  patrono 

libens  ou  libertus  po- 
suit 

lege  Papiria  de  aère 
publico  ? 

locus  publice  datus 
decreto  decurio- 
num 

libens  poni  jussit  r 

legio  prima  Italica 

legie  prima  Minervia 

locorum  publicorum 
persequenderum 


i.  Orelii,  1450  =  4712. 


LP-P-P 

LP-Q 

L-PQQ-V 

L-Q 
L-P-S 

L-R-P 

L-S 

L-S 

L-S-D 

L-S-D-DD 

L-SE-H-N-S 

L-S-M 

L-SPR 

LT 

L-T,L-TR 

L\' 

LVB-MER 

LVC 

LVD- F 

LVD -MAT 

LVNVET 

LVP.LVPERC 

L-V-S 

LVSTR-MON- 

SAC 
LYC 
L-V 


loco  publico  pecunia 
publica 

locus  pedum  quadra- 
terum 

locus  pedum  quoquo 
versum 

locus  quadratus 

libertis  pesterisque 
suis  ? 

legas  rogo  praetericns 

libentes  solverunt 

locus  sepulturae 

locum  sibi  dante? 

locus  sepulturae  da- 
tus decurionum  de- 
creto 

locus  sepulturae  he- 
redem  non  sequetur 

locus  sepulturae  mo- 
numentique? 

librarius  subpraefecti 

laticlavius 

librarius  tribuni 

Lucius 

lubens  merito 

Lycia 

ludes  fecit 

ludus  matutinus 

Lunense  vêtus 

Lupercalia,   Lupercus 

libens  votum  solvit 

lustratio  mentis  sacri 

Lycaonia 
luna  quinta 


M 


M 

Macedonica  (legio) 

M 

magister 

M 

majestas 

M 

maiora 

M  2 

manipularis 

2.  C.  /.  L.,  X,  3593. 


SIGLES    ET    ABRÉYIATIONS 


413 


M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 

M 

M 
M 
M 

M 
M 
M 
M 

M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
M 
AV 

MA 
M-A 
M-A 
MA- 
M  A-A 

MAC.MACED 


Mânes 

MAC  H 

machinarii 

manu 

M  •  AD  M 

magister    ad   Martem 

Marcus 

PRAEN 

Praenestinum 

marmora 

MAE.MAEC 

Maecia  (tribus) 

Martia  (legio) 

MA-ET  PA 

mater  et  pater 

mas  (bos) 

MAG 

magister,       magistri, 

maritus 

magisterium,     ma- 

Mars 

gistratus 

mater 

Matres      ou      Matro- 

MAG-AVG 
MAG-C-D 

magister  Augustalis 
magister  c. . .  dédit 

nae 
Mauretania      (Caesa- 
riensis,   Sitifensis) 

MAG-COL 

MAG-EQ 

MAG-FIG 

magister  coUegii 
magister  equitum 
magister  figulorum 

maximus 

MAGG 

magistri,  magistratus 

memoria 

MAGFAB 

magister  fabrum 

mensis,  menses,  men- 

MAGN 

magnarius 

sibus 
Mercurius 

MAG  -  PAG 
AVG-F-S- 

magistri  pagi  Augusti 
felicis       suburbani 

merens,  meritus 

PRO-LVD- 

pro  ludis  ex  decreio 

metalla 

EX  D-D 

decurionum  ' 

(votum     solvit    bona) 

MAG-P,PERP, 

magister  perpetuus 

mente  ? 

PP 

miles,  militavit 

MAG-PR 

magister  primus 

mille,  milia 

MAG-PR 

magister  privatae 

Minervia  (legio) 

MAG-PRIVAT- 

magister  privatae  Ae- 

Minerva 

AEG-ET  LIB 

gypti  et  Libyae 

minus 

MAG-PROVE 

magistratus         prove 

missus  (ex  legione) 
Mithras 

MAG-P-R 

magistratu   populi 
romani 

modius 

MAGQQ 

magister     quinquen- 

moneta 

nalis 

monumentum 

MAG-QVIN 

magister     quinquen- 

mortuus 

nalis 

muliebris 

M-AG-S 

memor    anime   grato 

municipium 

solvit 

murmillo 

MAG-VIC 

magister  vici 

menses 

MAG-llIl-  F 

magister         quartum 

Manius 

factus 

mortuus  ? 

MAI 

Maius  (mensis) 

manu 

MAI.MAIC 

Maecia  (tribus) 

Mercurius  Augustus 

MAIES- D 

majestas  divina 

militavit  annos 

MAM 

Mamercus 

municipium  Atria 

M  AN 

manipuiaris 

municipium       Aure- 

MANB 

manibus  (sur  les  mar- 

lium Apulum 

ques  de  potier)  2 

Macedonia  ,    Macedo- 

1.  C./.  £.,X. 

853. 

nica  (legio) 

2.C./.  L.,  VU 

,  57?,  i336. 

27 

414 

APPENDICE 

MANC 

mancipium 

M-C-D-S 

monumentum  condi- 

MAN-ET  CIN 

Manibus     et    cineri- 

derunt  r  de  suo 

bus? 

M-C- F 

memoriae  causa  fecit 

MANI 

Manibus 

MCP 

municipium 

MANIP 

MA- 

manipulans 

M-C-P-M 

miles  classis    praeto- 

NIPL 

MANI- 

riae  Misenatis 

PLR. 

MANP 

M-CL-PR 

miles  classis   praeto- 

MAR 

Marcia  'aqua) 

riae 

MAR 

margaritarius 

M-C-P-S-I 

Mithras  Cautus  Pater 

MAR 

marinus 

Sol  invictusr 

MAR 

maritus 

M-C-T-R-N 

memoriae   causa  titu- 

MAR 

marsus 

lum  renovavit  ? 

MARG 

mnrgaritarius 

M-D 

Manibus  diis 

M  ARM 

marmoreus 

M-D 

mater  deum 

MART 

Martius      (mensis), 

M-D 

mater  dulcissima 

Martia  (legio) 

M-D 

municipium    Dianen- 

MART- 

Vie. 

Martia  victrix  (legio) 

sium 

VICT 

M-D-A-N 

m.etalla    domini    Au- 

MAT 

mater 

gusti  nostri 

MAT 

Matres    ou    Matronae 

M-D-M 

Mater  deum  magna 

MAT-B 

mater  bona 

M-D -M 

monumentum     diis 

MATER-D-M- 

Mater    deum    magna 

Manibus 

ID 

Idaea  Dindymena?2 

M-D-M-A 

monumento     dolus 

MAT  • 

F  •  F 

mater  fecit  filio  caris- 

malus  abesto 

CAR 

simo 

M-D-M-I 

Mater    deum     magna 

MATR 

Matres  ou  Matronae 

Idaea 

MAV 

Mavortius 

ME,MEC 

Maecia  (tribus) 

MAV 

Mauri  (cohors) 

M-E 

mérita  ejus 

MAVR- 

CAES 

Mauretania      Caesa- 

ME 

mesogites  (vinum) 

ou  SITIF  ou 

riensis  ou  Sitifensis 

ME 

mensis 

TINGIT 

ou  Tingitana 

MED 

medicus 

MAVRET 

Mauretania 

MED 

medicus 

MAX 

maximus 

MED 

Meditrinalia 

M-B 

municipium      Bergo- 

MED-LVD- 

medicus    ludi     matu- 

matium 

MAT 

tini 

M-B-M- 

F 

maritus  bene  merenti 

MED-ORD 

medicus    ordinarius 

fecit 

MED-TVC  3 

Medix  tuticus 

M-BD- 

D-D 

ma^istrae  Bonae  Deae 

MEM 

memoria 

donum  dederunt.' 

MEM-COL 

(ad)memoriam  colen- 

M-C 

mater  castrorum 

dam 

M-C 

Mauretania      Caesa- 
riensis 

M-E-M-D-D-E 

municipibus  ejus  mu- 
nicipii  dare  damnas 

M-C 

memoriae  causa 

esto 

M-CA 

Mauretania      Caesa- 

M  EN 

Menenia  (tribus) 

riensis 

MEN 

mensis 

i.C.  / 
2.  De  B 

£..,X,3 
oissieu,  !r 

335. 

se.  de  Lron,  p.  24. 

3.  Orelli,  3804. 

Sir.LES   ET    ABREVIATIONS 


415 


MEN 

mensor 

MKNEN 

Menenia  (tribus) 

MENS-AGRAR, 

mensor  agrarius,  agro- 

AGROR 

ru  m 

MENSS 

menses 

M-EQ 

miliaria  equitata  (co- 

hors) 

MER 

Mercurius 

MER 

meridianus    (gladia- 

tor) 

MER 

merens,    mérita,  me- 

ritus 

MERC 

Mercurialis 

MERC-CAN 

Mercurius    Caneto- 

nensis 

MERK 

mercatus 

MERS 

Mercurio  sacrum 

MES 

mensis 

MES 

mensor 

MES 

mesogites  (vinum) 

MESOP 

Mesopotamia 

MET 

metalla 

MET  R,M  E- 

metropolis 

TROP 

M-F 

magister  fani 

M-F 

mater  fecit 

M-F 

monumentum     fecit 

ou  memoriam   fecit 

M-F 

miles  factus 

M-F 

munere  functus 

M-F 

(omnibus   honoribus) 

municipalibus  func- 

tus 
M-F-A  municipium  Flavium 

Arvense 
M-FF-SV  memoriam   fecit  suis 

M-F-F-M  mater   fecit  filio   me- 

renti  ou  memoriam 

fecit,  etc. 
M-F'L-A  magister  fani    Larum 

Augustorum 
M-F-V  municipium  Fabrate- 

ria  vêtus 
M-H-F-C  memoriam  ou  monu- 

mentum   hères    fa- 
ciendum  curavit 


M -H  (HON)-M 

missus    honesta  mis- 

(MISS) 

sione 

MH-HN 

•S 

monumentum  hoc  hc- 
redem  non  sequetur 

M-HN-S 

monumentum     hère- 
dem  non  sequetur 

M-I 

magna  Idaea  (Mater) 

MI 

Mithras 

MIL 

miles,  militavit,  mili- 
tia 

MIL 

milia,  miliaria 

MILL 

milia 

MILT 

militavit 

MILTS 

militis 

MIL-P 

milia  passuum 

MIL-PETIT 

militiae  petitor 

MIN 

Minatius  ou  Minius 

MIN 

Minervia  (lepio) 

MIN 

Minicia 

MIN 

minister,      ministri, 
ministrator 

MIN 

minor 

MINER 

Minervia  (legio) 

MINER-MEM 

Minerva  memor  < 

MINIS 

minister 

MIS 

missio,     missicius, 
missus 

MISS  -  HON  - 

missus   honesta  mis- 

M 

sione 

M-K 

mater  castrorum 

M-L 

miles  legionis 

ML 

miles 

M-L 

municipium     Lambi- 
riditanum 

W ,  VV  , 

AV  ,  $ 

•    mulieris   libertus,  li- 

L 

berta 

M. M 

magister  Mercurialis 

M -M 

malis  maie 

MM 

Marci  duo 

MM 

Mater  magna 

MM 

memoriae 

M-M 

municipes  municipii 

M-M 

municipium  M... 

MMF 

marilo  monumentum 
fecit 

I.  Orelli,  1427. 


416 


APPENDICE 


M -M- F 
M-M-F-A 

M-M-I 
M.M-P-OR 

M-M-P-F 

MMR 

M-M-V 

M-N 
M-N 

M-N 

M-N 

MN 
M-N 
M-O 
MO 

MO 
MOL 
MOLIN 
MON 
MON 
MONEM 
MON-H-M-N- 
S 

MONIM 
MON -SAC 
MONT-P-G 

MONT 

M-N 

M-P 
M-P 
M-P 
M-P 
M-P 

M-P 

M-P(PO)-D-M 


memoriam  fecit 
municipes    municipii 

Flavii  Arvensis 
Mater  magna  Idaea 
magister  militiae  per 

Orientem 
marito    merenti     pia 

fecit 
memoria 
municeps  municipii 

Vicetiae 
Marcus  noster 
Mars  Nabelcus 
metalla    ou  marmora 

nova  ou  Numidica 
milia  nummum 
minus 

municipium  Novaria 
matri  optimae 
Montani      (cohors) , 

Montanae  (deae) 
monumentum 
mulier 
molinarius 
monetalis 
monumentum 
monumentum 
monumentum     here- 

dem  meum  non  se- 

quetur 
monumentum 
monitor  sacrorum 
Montanorum  pia  cons- 

tans  (cohors) 
monumentum 
municipium     Noven- 

sium 
magister  pagi 
majbr  pars 
mater  posuit 
memoriam  posuit 
mille    passus,    milia 

passuum 
municipium    Placen- 

tia 
monumentum    posi- 

tum  diis  Manibus 


M-PF 
M-PP 


M-P-V-L 

M-R 

M-S 

M-S 

MS 

M-S 

M-S 

M-SEP-APVL 

M-S-P 
M-S-S 
M-S-S-E-H-N 

S 

M-T 

M-T-F 

M-TRIVMPH 

M-V 

MV 
M-V-F 

M -Vie 

MVL 

MV-L 

MVL-LIB 

MVL -XX 

MVN 
MVNER 
MVN-NAP 
MVN -SEPT 

APVL 
M-V-P-P 


Minervia  pia  tidelis 
(legio) 

matri  piissimae  po- 
suit ou  maritus  plus 
posuit 

Marci,  Publii,  Vibii 
libertus 

merens 

Mocsia  superior 

Mars  suus 

mensis 

merito  solvit 

Mithras  sol 

municipium  Septi- 
mium  Apulum 

maritus    sua  pecunia 

Mithrae   Soli  sacrum 

monumentum  sive  se- 
pulcrum  est  here- 
dem    non   sequetur 

municipium  Thibili- 
tanum 

memoriae  titulum  fe- 
cit 

municipium  Trium- 
phale 

municipum  Verula- 
num 

murtites  (vinum) 

monumentum    vivus 
fecit,  OM  uxori  fecit, 
ou  maritus  uxori 
fecit 

municipium     Vicetia 

mulier 

m  uni  ci  pium  La  - 
masba 

muiieris  libertus  ou 
liberta 

multis  (votis)  vicen- 
iialibus 

municipium 

muncrarius 

municipium     Napoca 

municipium  Septi - 
mium  Apulum 

maritus    uxori  piissi- 


Sir.LES    ET   ABRÉVIATIONS 


417 


mae  posuit 

NAVIC 

navicularius 

MVR 

murmillo 

NAV-LIG 

nautae  Ligerenses 

MVR-SCAEV 

murmillo  scaeva 

N-BRIT 

numerus  Britonum 

M-VS 

memor  voti  solvit 

N  G 

Numidia      Constan  - 

M-VX-P 

maritus   uxori  posuit 

tina 

N  C-INFER... 

ne    cui?    inferre    (li- 
ceatO 

N-D 

numen  deorum 

N 

N-D-A-NM 

nuUum    dolorem  ac- 

cepit  nisi  morte 

NE  1 

nemini 

N 

natalis 

NE 

Neronianus 

N 

natione 

NEG 

negotiator 

N 

naturalis  ? 

NEG-FRV 

negotiator  frumenta- 

N 

nalus 

rius 

N 

navarchus,  nauta 

np:got 

negotiator 

N 

nefastus  (tristis) 

NEGPAENVL 

negotiator      paenula- 

N 

Nemesis?  Nemeseum  r 

rius 

N 

nepos 

NEG-STIP- 

negotiator    stipis   ar- 

N 

Neronianus 

ARG 

gentarii 

N 

niger 

NEP 

nepos 

N 

noniine 

NER 

Neronianus 

N 

nonae 

N-E-S-D 

numini   ejus   semper 

N 

Noricum 

devotus 

N 

noster 

N   •    EXPLOR  • 

numerus      explorato- 

N 

novus,  novicius 

BREM.  BRE- 

rum       Bremenien- 

N 

noxia  (hora) 

MEN 

sium 

N 

numerat 

rf 

nefastus  (hilaris) 

N 

Numerius 

N-F-F-N-S-N- 

non  fui,  fui, non  sum, 

N 

numéro,  numerus 

G 

non  euro 

N 

Numidia 

NF-N-S-N-C 

non  fui,  non  sum,  non 

N 

numen 

euro 

N.  N  ou  # 

nummi 

N-I 

natione  Itala 

N 

Nymphae 

NLIC 

non  licet 

NA 

naturalis  (pater) 

N-M 

numerus  militum 

NA 

natione,  natus 

NMQ 

numini    maiestatique 

NA 

nauta  Araricus 

N-M-Q'E-D 

numini    maiestatique 

NAOFYL 

nauphylax 

ejus  dicatissimus 

N-ARARIC 

nautae  Ararici 

N-M 

Noricum    mediterra  - 

NARB 

Narbonensis 

neum 

N-AS 

numini    Augusti    sa- 

N-M-V 

nobilis  memoriae  vir 

crum 

NN 

nostri  (duo) 

NAT 

natione 

N-N 

numerus  noster 

NATR 

nautae  Atr.. . 

NNOBB-CAESS 

nobilissimi    Caesares 

NAV 

navicularius,  nauta 

(duo) 

NAVF 

nauphylax 

N-AVG 

numen  Augusti 

i.EpIt.  epigr.,\V,  236. 

418 


APPENDICE 


NNNOOOBBB. 

CAESSS 
NO 
NO 

NOB-CAES 
NOB-FEM 
NOB  i 

NOBB-CAESS 
NOMI 
NON 

NONAGEN 
NORICO 
NOT 
NOV 
NOV 
N-P 

N  P 
N  P 
N-P2 

N-R 

N-R,  RHOD 

N-R 

NRIS 

N-S 

N-SING 

N-S-S 

N-S-S-I-M 

NSTAT 

NT 

N-T-M 

N-V 
NVB 
NVM 

NVM 

NVM-AVG 

NYM-BAT-SEN 


nobilissimi    Caesares 

(très) 
nobilissimus 
Novius 

nobilissimus     Caesar 
nobilissima  femina 
november 

nobilissimi     Caesares 
nomine 
nonae 

nonagenarius 
Noricorum  (ala) 
notarius 
November 
Novius 
natione     Pannonius'r 

Ponticus  ? 
nefastus  (hilar-s) 
Neptunus 
nobilissimus  puer 
(si  fato  meliore  filias) 
non   peperissent 

natione  Raetus  r 

nauta  Rhodanicus 
nihilum  rogatur 

nostris 

nomine  suc 

numerus  singularium 

numerus  supra  scrip- 
tus 

numen  sancium  Solis 
invicti  Mithrae 

numerus  statorum 

noster,  nostri 

numerus  r  tegularum 
minorum  ^ 

nobilissimus  vir 

numinibus 

numerarius,      nume- 
rus, numéro 

nummum 

numen  Augusti 

numerus    Batavorum 
seniorum 


NVM  •  DAL  ■ 

DIVIT 
NVMM,  NVM- 

MVL 
N-VRS  ARIEN 

NYMP 


Numerus  Dalmata- 
rum  Divitensium 

nummularius,  num- 
mularia 

numerus  Ursarien- 
sium 

nymphaeum 


o 


1.  De  Boissicu,  Jnsc.  de  Lyon,  p.  boy. 

2.  C.  I.  L.,  V,  2956. 

3.  Brambach,  Insc,  Rhcn.,  112. 


0 

Olus 

0 

officina 

0 

hoplomachus 

0 

optio 

0,  or 

horae 

0 

ovum 

0,  o,e  ,  e,  G 

obiit,  obitus 

O-B 

optio  balnearii 

O-B 

ossa  bene 

OB 

obiit  ou  obitus 

0& 

obiit  ou  obitus 

O-B-C 

ossa  bene  cubent.' 

OB  H,  HON 

ob  honorem 

OBM'E 

ob  mérita  ejus,ob  me- 

moriam  ejus 

O-B-Q 

ossa  bene  quiescant 

O-B  Q-T 

ossa    bene   quiescant 

tibi 

OBR 

obrysum 

O-C 

opus  constat 

0-C-S 

ob  cives  servatos 

OCT 

octogenarius 

OCT,  OCTO, 

October 

OCTOB 

O-D 

opus  doliare 

0   -D-  D-  F-   D 

-  opus  doliare  de  figli- 

L-F 

nis  Domitiae  Lucil- 

lae  ;  figlinae 

O-D- S- M 

optime  de  se  mérite 

OE 

olla  empta 

0-E-B 

ossa  ei  bene 

O-E-B-Q 

ossa    ei    bene   quies- 

cant 

OF 

Outentina  (tribus) 

SIGLES   ET    ABREVIATIONS 


419 


OF 

officina,   ofricinator 

O-O-D 

ornatus      ornamentis 

OF-AVR 

officina  Aureliana 

decurionahbus 

OFE,    OFEN, 

Oufentina  (tribus) 

OP 

optimus 

O  F  E  N  T  , 

OP 

optio 

OFENTIN 

OP-A,ARK 

optio  arcarii 

OFF 

Oufentina  (tribus) 

OPB 

optio  balnearii 

OFF 

officina,  officinator 

OP-C,CA 

optio  carceris 

OFF 

officium 

OP  CO 

optio  cohortis 

OFF-CORN 

officium       cornicula- 

OPAL 

Opalia 

riorum 

OP-C,  CA 

optio  carceris 

OFFENT 

Oufentina  (tribus) 

0-P-C 

ollam     Publias     de- 

OFFI.OFFIC 

officina 

dit? 

OFFPA.  PAPI 

ofricina  Papirii 

OP-CO,  COH 

optio  cohortis 

OFF    •   PRAE- 

officium      praeterito- 

OP  D,  OP-DO, 

opus  doliare 

TER,  RAT 

rum,  rationum 

OP-DOL 

OFF-S-R 

officina    summae   rei 

OPER  PVB 

opéra  publica 

ou   summarum  ra- 

OP-EQ 

optio  equitum 

tionum 

OPETR.OPI 

Opiter 

OFG 

opus  figlinum 

OPIG 

Opiconsiva 

OFI-OFIC 

officina 

OPL 

hoplomachus 

O-H 
0  H-F 

ossa  hic  '( 

omnibus      honoribus 

OPO 
OPO-PEC-S-F 

opobalsamatum 
opus   pecunia  sua  fe- 

functus 

cit 

O-H-Q-B 

ossa     hic     quiescant 

OP-PR,PRI 

optio  principis 

bene 

0-P-Q 

ordo  populus  que 

OH-S 

ossa  hic  sita 

OPSON 

opsonator 

OH-S-S 

ossa  hic  sita  sunt 

OPT 

optimus,  optima 

OIA 

omnia  l 

OPT 

optio 

OL 

OLL  •  D  ou  D- 

olla 

oilas  dédit  ou  de  suo 

OPT-B 
OPT-C 

optio  balnearii 
optio  carceris 

S-D 
OL-PO-V 
OLS-T 
OLT 

dédit 
olci  pondo  V 
opto  levis  sit  terra 
opto  levem  terram 

OPT-COH 
OPT-PR 
OP-VAL 
ORA,  ORAT 

optio  cohortis 
optio  principis 
optio  valetudinarii 
Horatia  (tribus) 

0-M 

oh  memoriam 

ORD 

ordinarius 

O-M 

optime  méritas 

ORD-N 

ordo  noster 

O-M 

optimus  maximus 

OREST 

orbis  restitutor 

O-M  •  C-P-  F- 

oppidum  m unici pi um 

ORN 

ornatus,  ornamenta 

VC-C-T 

colonia   praefectura 

ORN-DEC 

ornamenta  decuriona- 

forum   vicus  conci- 

lia 

0-M-D-S 

liabulum  castellum 
territorium 
optime  meritus  de  se 

OR-P 

0-S 

OS-B-C 

hora  prima 

ossa  sita 

ossa  bene  cubent  ''. 

O-M-V 
O-N-F 

ordo  municipii  V.. . 
omnium   nomine    fa- 
ciundum 

OS-B-Q 

OSP 

OS-TIB-B-Q-S 

ossa  bene   quiescant 

hospes 

ossa  libi  bene  quies- 

1. Orelli,  6044. 

cant 

420 

APPENDICE 

OS-T-RQ 

ossa   tibi  ou  tua  bene 

P 

pecunia 

quiescant 

P 

pedatura  i,  pedes 

OS-T-BN-Q 

ossa  tibi   bene  quies- 

P 

per 

cant 

P 

periit 

0-S-TT-L 

opto  sit  tibi  terra  le- 

P 

piusoî<  pie,  piissimus 

vis 

pientissimus 

0-T-B 

ossa  tibi  bene 

P 

(]ex)Plautia"r  Papiria'r 

O-T-B-C 

ossa  tibi  bene  cubent  r 

Pompeia  ? 

OTB-Q 

ossa  tibi  bene  quies- 

P 

pondo 

cant 

P 

populus 

O'TIB 

ossa  tibi 

P 

posuit   ou   posuerunt 

0-T-Q 

ossa  tibi  quiescant 

P 

posteri 

OV 

Ovius 

P 

praefectus 

OV 

oro  vos 

P 

praeses 

o-v 

ornatus  vir 

P 

praetor 

O-V-B-C 

ossa    volo    bene    cu- 

P 

praetoria  (cohors) 

bent 

P 

Primigenia  (legio) 

0-V-B-Q 

ossa  volo  bene  quies- 

P 

primus,  pritna 

cant 

P 

princeps 

OVF 

Oufentina  (tribus) 

P 

pro 

OV-F 

oro  vos  faciatis 

P 

probum 

OVF-DR-P 

oro   vos   faciatis,   di- 

P 

proconsul 

gnum    re    publica, 

P 

procurator 

0-V'F 

oro  vos  faciatis 

P 

provincia 

0  V  F  E  N  T 

Oufentina  (tribus) 

P 

Proxumae  (deae) 

OVFF 

P 

publicus,  publica 

P 

Publius 

P 

pugnarum 

P 

g 

puella 

PA 

pagani 

PA 

Palatina,  Papiria  (tri 

P 

pagina 

bus) 

P 

pagus 

PA 

pater 

P 

Pannonii  (cohors) 

PA 

patronus 

P 

Papjria,  Pollia  (tribus) 

PA 

pondo  argenti 

P 

parentes 

P-A 

provincia  Africa 

P 

pars 

PA 

publicum  argentum 

P 

passus 

PAC 

Pacuius 

P 

pater 

PAET  MA 

pater  et  mater 

P 

patria 

PA-FECE 

parentes  fecerunt 

P 

patrimonium 

PAG 

pagus,  pagani 

P 

patronus,  patrona 

PAG 

pagina 

P 

pausarii  ? 

P-AG 

piissimus  Augustus 

P 

pcregrina  '(  ' 

PAL 

Palatina 

P 

Parthica  (legio) 

PAL 

palatium 

I.  Brambach, 

Iiisc.  Rltcn.,  i63. 

PAL 

pallium 

SIflLES    ET   ABREVIATIONS 


421 


PAL 

PALAT, PALA- 
TIN 
PAN -IN  F 
PANN 

PANNO 

PAP 

PAPER,   PAPI, 

PAPIR 
PAPHLAG 
PAQ 
PAR 
PAR 
P-AREL 
PARENT 
PAR-M 
PART.  PARTH 

PASS  1 

PAT 

PAT 

PAT 

PAT -COL 

PAT -ET  CVR 

PAT-F-P-P- 

PAT-MVN 
PATR 
PATRC 
PATR. COL 
PATR- GOLR 
P-R 

PATRIM 

PATR-MVN 

PATRN 

P-A-V 

PAVIMEN 

P-B-F 

PBL 


Palmyreni  (numerus) 
Palatiuus        (Salius), 

Palatina  (tribus) 
Pannonia  inferior 
Pannonia,     Pannonii 

(cohors) 
Pannonii  (cohors) 
Papiria 
Papiria  (tribus) 

Paphlagonia 

Paquius 

parentes 

Parilia 

pausarius  Arelatensis 

Parentalia 

Parthicus  maximus 

Parthicus,      Parthica 

(legio) 
passiva  (venatio) 
pater 
patricius 
patronus 

patronus  coloniae 
patronus  et  curator 
pater  filiae  piissimae 

posuit 
patronus  municipii 
patronus,  patronatus 
patronus  centuriae 
patronus  coloniae 
patronus  coloniae  rei 

publicae    Ricinien- 

sis 
patrimonium 
patronus  municipii 
patronus 

provincia  Africa  vêtus 
pavimentarius 
(filii)  patri  bono  fece- 

runt  ': 
publicus 


I.  C.  I.  L.,  X,  3704,  où  on  explique  Pdî- 
s{erum)  à  tort.  Le  terme  existe  en  toutes  let- 
tres dans  un  autre  texte,  S'otiîie  dcffli  scavi. 
1888,  p.  237. 


P-B-M 
PB-M 
P-BP,  PB  PR 

P-BR-S 


P-C 
P'C 


PC 
P-C 

P-C 
P-C 
P-C 
P-C 

P  -  C  •  ET  S  •  A 
(AS,  ASC;-  D 
PC-N- 

P-C-0 

PCOL 
P  COND 
P  COS 
PCS 
P-D 
P-DAT-DD 

P-D-D 
P-D-D 

P-D-DE 

P-D-DP-P 


PD-NONF 


PE 


PEC 
2.  C.I.L.,  V,  2g: 


parentes  bene  merenti 
patrono  bene  merenti 
principalis   beneficia- 

rius  praefecti 
plumbum     Britanni- 

cum    signatum    ou 

publicani      Britan- 

niae  sanctae  '. 
patres  conscripti 
patronus  civitatis,  co- 
loniae, collegii,  cor- 

poris 
pecunia 
pia    constans     (legio 

cohors) 
pietatis  causa 
ponendum  curavit 
post  consulatum 
potestate  censoria 
ponendum  curavit  et 

sub  ascia  dedicavit 
patronus  collegii  (cor- 

poris)  nostri 
publicum       coloniae 

Ostiensis 
patronus  coloniae 
pagus  Condatium 
proconsul 
post  consulatum 
posuit      dedicavitque 
publiée    datum   decu- 

rionum  decreto 
posuit  dedicavitque 
publice  decreto  decu- 

rionum 
populo   dare  damnas 

esto 
posuerunt  decreto  de- 

curionum     pecunia 

publica 
(misellas    in)     perpe- 

tuum  dolorem  non 

funerassent  - 
Percennius    ou    Pes- 

cennius 
pecunia,     pecuniosus 


422 

APPENDICE 

PEC 

pequarius 

p. p. F 

pia    felix   fidelis    (le- 

PED 

pedatura,  pedes,    pe- 

g'O) 

dites,  peditata  (co- 

P-F-F-AET 

pia    felix    fidelis    ae- 

horsl 

terna  (legio) 

PEDIS,       PEDI 

-  pedisequus 

P-F-K-F 

pater  filio    karissimo 

SEQ,          PE- 

lecit 

DISQi 

P-FP,P-FI-P 

parentibus  filii  posue- 

PED-SLNG 

pedes  singularis 

runt? 

PEL 

pellis 

p.p.y 

pius  felix  Victor 

PEQ 

pecunia 

PG 

Primigenia 

P-EQ-R-.M 

patronus    eques    Ro- 

P-GD 

Petra  genetrix  domini 

manus  municipii 

P-G-N 

provincia  Gallia  Nar- 

PER 

Percennius 

bonensis 

PER 

peregrinus     (praetor) 

P-G-S 

Provincia     Germania 

PER 

permissu 

Superior 

PERP 

perpetuus 

PHAL 

phalerae 

PERS 

Persicus 

P-H-C 

provincia       Hispania 

PESO 

Pescennius 

citerior 

P-E-S-C 

publice  e  senatus  con- 

P-H-O-ADQ 

placere     huic    ordini 

sulte 

E-R-P-V 

atque  e  re  publica 

PET 

Petriana  (ala) 

videri 

PET 

Petro 

PI 

pius 

P-ET  H 

patroaus  et  hères 

P-I 

poni  jussit 

P-ETSS 

pecunia  et  sumptusuo 

P-I 

princeps  juventutis 

p.p 

pater  fecit  ou  paren- 

PIC 

Picenum 

tes  feceiunt 

P-I-D,PR-I-D 

praefectus     juri      di- 

p. F 

pater  filio 

cundo 

p.p 

pia  feminar 

PI-F-F 

pia  felix  fidelis 

p.p 

pia  fidelis 

PIL-PR,POST 

pilus  prior,  posterior 

p.p 

pius  felix 

P  I-S 

pius  in  suos 

PF 

praefcctus 

P-K 

praetor  candidatus 

p.p 

(in  calendas  Februa- 

PL 

patrono    libertus    ou 

rias    quae)     proxi- 

patronus  liberto 

mae  fuerunt 

PL 

pecunia  legata 

PF-C-C2 

pia     fidelis    consians 

PL 

placuit 

Commoda 

PL 

Plancus 

PF  C-R 

pia  fideliscivium  Ro- 

PL 

Plautus? 

manorum    (cohors) 

PL 

plebs,  plebis  (aedilis. 

P-FE-FILIE 

parenti    (ou    parenti- 

tribunus) 

bus)  fecerunt  filiae 

PL 

plumbum 

P  FEL 

pius  telix 

P-L 

provincia  Lugdunen- 

p. p.p 

parentibus    fili    fece- 

sis 

runt? 

PLA 

Plancus 

PLA 

Plautus 

1.  C.  /.  L.,X,  6638. 

PLAT-DEXT- 

platea     dextra     cunii 

2.   Limesblatt,   i 

897,  p.  467  (.Lefrio    VIIl 

E-N3 

nidam 

AufT). 

3.  Hraiiibach,   i3 

II  et  i3i2. 

SIGLES    ET   ABREVIATIONS 


423 


PLB 

plumbarius 

POB 

Poblilia  (tribus) 

PL-C 

plebs  coUegii 

P-O-C 

primi   ordinis  cornes 

PL-CER 

plebis   Cerialis  (aedi- 

POL 

polio 

lis) 

POL 

Pollia  (tribus) 

P-L-L 

posuit    laetus    libens 

PO  M 

patrono   optime   me- 

P'L-L« 

pro    ludis    luminibus 

rito 

PL-M 

plus  minus 

POM,  POMEN. 

Pomptina  (tribus) 

P-L-M 

posuit   libens   merito 

POMENT.PO- 

PL-MIN 

plus  minus 

MI, 

P-LP 

patrono  liberti  posue- 

POMP 

Pompeius 

runt 

POMP  POMT 

Pomptina  (tribus) 

PL-P 

praefecti    lege    Petro- 

PON-  CENS 

ponendum      censue- 

nia? 

runt 

PL-S-F 

patronus  liberto   suo 

PON-CVR 

ponendum  curavit 

fecit? 

PONDER 

ponderarius 

PLS-MINS 

plus  minus 

PONT 

Pomptina  (tribus) 

PL-SC 

plebis  scitum 

PONT,PONTIF 

pontifex 

PL-VE-SC 

plebisve  scita 

PONTIFF 

pontifices 

P-L-V-S 

posuit  libens  voto  so- 

PONT -MAX 

pontifex  maximus 

luto 

PONT-M-M 

pontifex    municipum 

PM 

patronus  municipii 

municipii 

PM 

plus  minus 

POP 

Pompo  ou  Popidius 

PM 

pontifex  maior 

POP 

Publilia  (tribus) 

PM 

pontifex  maximus 

POP 

populus 

P-M 

(et)  post  mortem  (ni- 

POPIN 

Pupinia  (tribus) 

hil) 

POPLIF 

Poplifugium 

P-M 

pro  meritis 

POR,  POROL 

Porolissensis    (Dacia) 

P-M-C 

provincia  Mauretania 

POR-COR 

Portus  Cornelii  i 

Caesariensis 

POR-PVBLIC 

portorium    publicum 

P-MIS 

parentes  miserrimi 

POS 

Postumus 

P-M-F 

patri  merenti  fecit 

PORT 

porticus 

P-M-V 

patronus       municipii 

PORT 

Portunalia 

Verulani 

POS 

posuit,  posuerunt 

P-N 

(conservatori)     patri- 

POS-AEDCAS 

post   aedem    Castoris 

monii  nostri 

POS-CONS 

post  consulatum 

P-N 

praeses  noster  ou  Nu- 

POSDS 

posuerunt  de  suo 

midiae 

POSE 

poseit  =:  posuit 

P-N 

provincia  Numidia 

POS-P-P 

posita    (statua)  pecu- 

P-N-C 

provincia        Numidia 

nia  publica 

Constantina 

POST 

Postumus 

PO 

Poblilia  (tribus) 

POST     CONS, 

post  consulatum 

PO 

Poblius  ^  Publius 

CON,     COL, 

PO 

post  obitum 

CNS 

PO 

posuit 

POST   H  •     L  • 

post  hance  legem  ro- 

P-O 

praetorio 

ROG 

gatam 

P-O 

princcps  optimus 

POSV 

posuit,  posuerunt 

1.  C.  /.  L  , 

X,  856;  cf.  855  et  8:7. 

p.p 

pagani  pagi 

42'i 

APPENDICE 

p.p 

pater  patriae 

P  P-C 

p.p 

pater    patrum    (culte 

de  Mithra) 

PP-D  D 

p.p 

pater  posuit 

p.p 

pater  piissimus 

p. p. F 

p.p 

parentes    pientissimi 

p.p 

patronus  perpetuus 

P-P-F 

p.p 

patronus       pientissi- 

mus 

P-P-F.C 

p.p 

pecunia  posuit 

p.p 

pecunia  publica 

P-P-FDD 

p.p 

Pénates  publici .'' 

p.p 

pendens  pondo 

P-P-FL-YIKN 

p.p 

permissu     proconsu- 

lis  1 

P-PI  2 

p.p 

perpetuus 

P-P-INFER 

p.p 

pius  ou  pia  posuit 

p.p 

piissimo,      piissimae, 

P-P-K 

posuit  o«  posuerunt 

PP-L 

p.p 

ponderatus  pondo 

p.p 

populo  postulante 

P-P-M-S 

p.p 

populus   Parmensis 

p.p 

portonum    publicum 

p.p 

praeposilus 

PPX,  NVM 

p.p 

praeses  provinciae 

p.p 

primas  pilus  ou  pri- 

P-P-0 

1 
mipilaris 

PPO 

p.p 

pro  parte 

p. p.p 

p.p 

pro  pielate 

p.p 

propria  pecunia 

PP 

propno 

p. p.p 

p.p 

(aère;  proprio  posue-    , 

runt 

p. p.p 

p.  p 

provincia  Pannonia 

p.p 

publicani     provinciae 

p. p.p 

p.p 

pubiice  positus 

p. p.p 

P-P-A-A-V-\ • 

perpetui           Augusti 

G-G 

(duo) 

P-P-P.C 

PPANN 

praepositus    annonae 

PP-AVGG 

perpctui  Augusti 

(duo) 

p. p. p.p 

PP-BRILON 

publicani    provinciae 

Britanniae     Londi-   j 

PPP-FFF-AAA 
GGG 

nienses 

1 .  l-'ormule    qui    ne   se  renconircrait   qu'en 
.\lii.)uc  et  qui  ot  Ires  douteuse. 


P-P-R 


2.  r.  i.  L.,  XII. 


pientissimo      ponen- 

dum  curavit 
pecunia    publica    de- 

creto  decurionum 
patri    piissimo    fece- 

runt 
Primigenia  pia  tîdelis 

(legio) 
pecunia    publica    fa- 

ciundum  curavit 
pecunia  publica  fece- 

runt   dedicarunt 
praeses  provinciae 

Flaviae  Viennensis 
primipilus 
provincia  Pannonia 

inferior 
praepositus  kastris 
Publiorum      duorum 

libertus 
praeses        provinciae 

xVlauretaniae     Siti- 

fensis 
praeses        provinciae 

Numidiae 
posuit  patronooptimo 
praefectus     praetorio 
pater   pius   posuit  ou 

parentes  pii  posue- 
runt 
patri  piissimo  posuit 

ou  posuerunt 
proconsul    pater    pa- 
triae 
pro  pietate  posuit 
propria    pecunia    po- 
suit o»  posuerunt 
primipilaris  patronus 

coloniae 
(filii)  pii  patri  pio  ou 

patri  pro  pietate  fe- 

cerunt 
Pii     Felices    Augusti 

(très) 
praeses        provinciae 

Raetiae 


SIGLES    ET    ABREVIATIONS 


PP-R 

P-PRBR 

P-PRLON 

P-P-R-Q 

PP-RROM 

P-P-S 

P-P-S 

P-P-S 

P-P-STAT 

P-P-S 

pp.VV 
p.p 

P-Q 

PQ 

P-Q 

P-Q 
PQ-Q-V 

P-Q-R 

P-Q-S 
P-QVOQVE 

VERS 
PR 
P-R 
P-R 

PR 
PR 
PR 

PR 
PR 
PR 
PR 
PR 
PR 
PR 
PR 
PR 


(forma)    publica    po- 

puli  Romani 
publicani     provinciac 

Britanniae 
publicani    provinciac 

Londinienses 
Pénates     populi    ro- 
mani Quiritium 
pontifices  romani 
posuit  pecunia  sua 
pro  parte  sua  ou  pro 

pietate  sua 
provincia      Pannonia 

superior 
praepositus    stationis 
pro  pecunia  sua 
perfectissimi  viri 
pro  parte 
pedes  quadrati 
pequarius 
(petitio)  persecutio 

que  (este) 
populusque 
pedes        quoquover- 

sus 
populusque      Roma- 

nus 
posterisque  suis 
pedes  quoque  versus 

parentes 

populus  Romanus 

post   reditum  ou  pro 

reditu 
praedium 
praefectus 
praetor,    praetorium, 

praetorius 
praepositus 
pridie 

Primigenia  (legio) 
Primus  (prénom) 
primus,  prior 
princeps,    principalis 
privata  (ratio) 
pro 
probante 


Proculus 

procurator 

promotus 

pronepos 

provincia 

provinciac    (anno    en 

Maurétanie) 
provincia  Raetia 
publiée  restituit 
preedium 
praefectus 
praefectus       aedilicia 

potes  tate 
praefectus  aerarii 
praefectus  aerarii  Sa- 

turni 
PRAEFC-A-vi  praefectus     centuriae 

accensorum   velato- 

rum 
praefectus  cohonis 
praefectus 
praefectus  equitum 
praefecti 

praefecti  praetorio 
praefectus      frumenti 

dandi 
praefectus    jure      di- 

cundo 
praefectus  Mini':iae 
praefectus  numeri 
praefectus   puerorum 

pedisequorum 
PRAEF-PRAET  prafectus  praetorio 
PRAEF-TIR         praefectus  tironum 

praefectus  turmarum 
praefectus   vexillatio- 

nis 
praepositus     numéro 

Herculis      Antoni- 

niano 
PRAEP  praepositus 

PRAEPO  -  praepositus 

PRAEP-P-  praepositus      publici 

FRVM  frumenti     ou  pecu- 


PR 
PR 
PR 
PR 
PR 
PR 

P-R 

PR 

PRA,PRAE 

PRAE.PRAEF 

PRAEF-AEDIL 

POT 
PRAEF-AER 
PRAEFAKR- 

SAT 


PRAEF-COH 

PRAEFEG 

PRAEF-EQ 

PRAEFF 

PRAEFF-PR 

PRAEF-F-D 

PRAEF-I-D, 

IVR-DIC 

PRAFF-MIN 

PRAEF-NVM 

PRAEF  P-PE 

DISIC 


PRAEF -TVR 
PRAEF-VEX, 

VEXiL 
PRAE-N-H- 

ANT 


niae  frumentariae 


i.  CI.  L.,  VI,  9219. 
2.  Eph.  epifir..  VM,362. 


4  26 

APPENDICE 

PR-AER 

praefectus  aerarii 

PR-IV.  IVV, 

PRAES 

praesentes 

IVVEN 

PRAET 

praetor,  praetorius 

PR-K 

PRAETT 

praetoriae    (cohortes) 

PR-K-TVT 

PR-BR-LON 

(publicani)provinciae 

Britanniae     Londi- 

PR-LV-LV- 

nienses 

PR-L-VPF 

P-RC-ANN 

post    Romam    condi- 

tam  anno 

P-R-N 

PR-CER-I-D, 

praetor   cerialis    jure 

IVR-DIC 

dicundo 

PRO 

PR-C-R 

praetoria  civium  Ro- 

PRO 

manorum    (cohors) 

PRO 

PRD.PRE 

praedium 

PRO 

PREC 

precario 

PRO 

PREF 

praefectus 

PRO 

P-R-F  1 

praefectus 

PROB 

PR-GER-SVP 

provincia    Germania 
superior 

PR'G-N 

princeps    gentis    Nu- 

PROC 

PR-H-0-C-S 

midarum 
progressas       hostem 

PROC 
PROC-AD  B 

occidit  civem  serva- 

PROC -AVG 

PRI 
PRI 

vit 
pridie 
Primus  (prénom) 

PROC    •    AVG- 
XXXX 

PRI 

primus,  prima 

PROCC 

PRI 
PRI-D 

PRID 

princeps 

praefectus  ou  praetor 

juri  dicundo 
pridie 

PROC  •  CA- 

PIEND  •  VEC 
PROC-K 

PRIM 
PRIM-Ii\-C 

primarius 

(Fortunae)    Primige- 
niae  in  colle 

PROC-M-N 

PRIM,PRIM1G 

Primigenia  (legio) 

PROC-VECT 

PRIMOP  2 

primipilus 

PRIMO-V 

primo  (datif)  unquam 

P  ROC-IIII  P- 

PRIN 

princeps 

AFR 

PRINC 

princeps,     principalis 

PROCO 

PRIN-COL 

princeps  coloniae 

PROCONSS 

PRINC-PEREG 

princeps      peregrino- 

P  R  0  •  C  0  S , 

rum 

PROCOS 

PRINC- PRAET 

princeps  praetorii 

PROCOSS 

PR-IN  PED 

principales   in    peda- 

PRO-D 

tura 

PRO  DOM 

I.  C.  /.  L.,  VII, 

43o. 

PRO  LVD-LVM 

2.  C.  I.L.,  VIII, 

904.5. 

princeps   juventutis 

praetor  candidatus 
praetor    candidatus 

tutelaris 
pro    ludis   luminibus 
praetor   ludos    Victo- 

riae  primus  fecit 
patrimonium?    regni 

Norici 
proconsul 
procurator 
proficisceretur 
pronepos 
protector 
provincia 
probavit,  probaverunt 

probante,       proba- 

tus 
proconsul 
procurator 

procurator    ad    bona 
procurator  Augusti 
procurator      Augusti 

quadragesimae(Gal- 

liarum) 
procuratores 
procurator  capiendo- 

rum  vectigalium 
procurator      l^astren 

sis 
procurator     marmo- 

rum  Numidicorum 
procurator  vectigalis 

(Illyrici) 
procurator    quattuor 
publicorum  Africae 
proconsul 
proconsulatus 
pro  consule,  procon- 

sule,proconsul,  pro- 
consulatus 
provincia  Dacia 
protector   domesticus 
pro     ludis     lumini- 
bus 


SIGLES    ET   ARRÉVIATIONS 


427 


PRO -M 
PROM 
PRO  MAG 

processum  méritas 

promotus 

promagister 

PR-SAC    - 

VOLK-FAC 

PR-SEN  CONS 

PRON,  PRO- 
NEP 

pronepos 

PR-S-P-S 

PROP-P-C 

propria  pecunia  cura- 
vit 

PR-STA 
PR-VIG 

PRO  PR 

pro  praetore 

PRVRB 

PROPR  ■  EX 

s-c 

PRO  Q 

pro  praetore  ex  sena- 

tus  consulte 
pro  quaestore 

PR-II  VIR 
PR-XX  LIB 

PROR 
PRO  S 
PRO  S-D-N 

proreta 
pro  salute 

pro     salute     domini 
nostri 

P-S 
P-S 

PROT 

protector 

P-S 

PROV 

provincia 

P-S 

PROV 
PROX 

provocator 
proximus   (rationum, 
tabulariorum) 

P-S 

PS 

P-S 

PROXCIPP 
PR-M 

proximus  cippus 
praepositus  militum 

P-S 
PS 

PRM   •  FEL 
IVST 

•     Primani    Felices  lus- 
tiniani     (numerus) 

P-S 
PS-G 

PROV 
PRP 

provincia 
propriis 

P-S-D-D 

PR-PER 
PRPF 

praetor  peregrinus 
Primigenia  pia  fidelis 

P-S-DN 

P  R  •  P  O  S 
POST 

(legio) 
,    princeps  posterior 

P-SF 
P-S-F-C 

PR-PR 
PRPR 
PRPR 

praefectus  praetorio 
praeses  provinciae 
princeps  prior 

P-S-I 
P-SIGCOS 

PR-PR 

PR-PRAET 

PRP-V 

P-R'Q 

pro  praetore 
princeps  praetorii 
praetoria    pia   vindex 

(cohors) 
populus        Romanus 

Quiritium 

P-S-P 
P-S'P-D 

P-S-P-L-L 

PR-REL» 

praepositus     reliqua- 
tionis 

PSR 

P-R-S 

procurator  rationum 
summarum  ? 

PS-R 

PR-S 

profecturus  sil 

P-SS2 

PR-SAC 

praetor  sacrorum 

I.  Eph.  ep., 

III,  p.  3ii. 

2.  Eph.  epig 

praetor  sacris  Volcano 

faciendis 
praetor  scnatum  con- 

suluit 
pro  salute  posuit 
praepositus   staiioni 
praefectus  vigilum 
praefectus     Urbi    ou 

praetor  urbanus 
praetor  duo  vir 
procurator  vigesimae 

libertatis 
PannoniaSuperior 
Parthica  Severiana 

(legio  II) 
pater  sacrorum 
pecunia  sua 
pius,  plus  suis  ï 
posuerunt 
praeses  Samnii 
proprio  sumptu 
pro  salute 
proxumis  suis 
pedites  singulares  con- 

sularis 
pro  salute  domus  di- 

vinae 
pro     salute     domini 

nostri 
pecunia  sua  fecit 
pecunia    sua    faciun- 

dum  curavit 
pro  salute  imperii 
pedites        singulares 

consularis 
pecunia  sua  posuit 
peci.nia     sua    posuit 

dedicavit 
pecunia    sua    ou  pro 
salute  posuit  laetus 
libens 
pecunia  sua  restituit 
procurator     summa- 
rum rationum 
Pannonia  Secunda  Sa- 
via 
•.,  II,  884. 


428 


APPENDICE 


p-s-s 

P-S-S-P 

p-s-s-s 

P-ST 

PST  CONSLTO 

p-s-v 

PT 

P-T 

P-T-M 

PTR 

P-V 

P-V 

P-V 

PV 
p.y 

PV 

^•s 

P-V-A 

PVB 

PVB 
PVBCO 
PVB-FAC 
PVBL 

PVBL 
PVBL -COL 
PVBLI,PVBLIL 
PVBL  MVN 
P-V-B-P-RQ 

PVG 
PVP 
PVP 
PVP 

P-V-PHILIP 

PVPI,  PVPIN 

PV-PO 

PV-PV-L 

PVR 

p-v-s 


pro  salute  sua 

pro  salute  sua  posuit 
ou  posueruni 

pro  salute  sua  suo- 
rumque? 

posuii 

post  consulatura 

parentibus  suis  vivis 
pater 

posuit  testamento? 

posuit  titulum  me- 
moriae 

patronus 

perfectissimus  vir 

pia  vindex  (legio) 

portus  uterque 

praefectus  urbi 

provincia  utraque 

publice 

pupilla 

pius  vixit  annos  ou 
annis 

publicus,  publica,  pu- 
blice 

Publilia  (tribus) 

publico 

publice  factum 

publicus,  publica,  pu- 
blice, publicum 

publicanus 

publicum  coloniae 

Publilia  (tribus) 

publicum     municipii 

publicus  populi  Ro- 
mani Quintium 

pugnarum 

Pupinia  (tribus) 

pupillus 

Pupus 

pia  vindex  Philip- 
piana  (legio) 

Pupinia  (tribus) 

publice  positus 

duorum  puporum  li- 
bertus,  liberta 

purpureus 

posuit  voie  soluio 


Q 


Q 

quaestiones 

Q 

quaestor,  quaestori- 
cius 

Q 

quando 

Q 

que 

Q 

qui,  quae,  quod 

Q 

Quinquatria 

Q 

quinquennalis 

Q 

Quintus 

Q 

Quirina  (tribus) 

Q,  0 

quondam 

QA 

quaestor  aerarii 

Q-A 

quot  annis 

QAERP 

quaestor   aerarii   pu- 

blici 

Q-AL, 

ALIM 

quaestor  alimento- 
rum 

Q-AV 

qui  annos  ou  annis 
vixit... 

QB' 

quaestor  beneficia- 
rius'r? 

Q-B-F 

F 

quod  bonum  faus- 
tum  felix  (sit) 

Q-C-A 

quorum  curam  age- 
bat 

Q-C-C 

R-M 

quaestor   curator   ci- 

NEGNOG-C- 

vium     romanorum 

Ti 

.Mogontiaci,  nego- 
tiator  Mogontiacen- 
sis,  civis  Taunensis 

Q-CONT 

qui  continet 

Q-C-P 

quinquennalis  censo- 
ria  potestate 

Q-C-R 

quel  cives  Romani 
(erunt) 

Q-C-V 

quaestor  coloniae 
Viennae 

Q-D 

quaestor     designatus 

()I) 

quondam 

1.  I?ramhach,  2).. 

2.  ISnaiiibdch,  756. 


SIGLES    ET    ARRÉVIATFONS 


421» 


QD-A 

QDE-R-F-P 
D-KR-IC 

Q-DR 
QD-R-A 
Q-E 
Q-E-C-F 


QED 
Q-E'R-ET-P 

Q-E-R-FED 

QF 


Q-F'E 

Q-F-H-P 

Q-F-IVG 

Q-F-P-D-E-R 

IC 

Q-H-C-I-R 

Q-HH-S-S 

Q-H-NS 

Q-I  D-P 

Q-INF-S-S 

QIR 

Q-I-S-S 

Q-K 

Q-L-A'A-R 

QLS-V-TL 

quo,    qua  ou    quibus 

de  agitur 
quid    de    ea   re    fieri 

placeret,    de   ea    re 

ita  censuerunt 
qua  de  re 
qua  de  re  agitur 
qui,    quae,   quod  est 
(votum     libens    ani- 

mo   posuit)   quojus 

eum  compotem  fe- 

cit 
quod  eodie 
quanti  ea  reserit  tan- 

tam  pecuniam 
quod  ejusrectefactum 

esse  dicetur 
qui,  quae,  quod    fuit 

ou    qui  faciunt    ou 

quod  factum  oî^quo 

facto 
quod  factum  est 
Quintus    filius  hères 

posuit 
quod  facit  iugerum 
quid     fieri      placeret, 

de  ea  re  ita  censue- 
runt 
quo    honore   conten- 

tus   impensam    re- 

misit 
qui    heredes     scripti 

sunt 
quod    heredem    non 

sequetur 
qui  juri  dicundo  prae- 

erit 
qui,  quae  infra  scripti, 

scripta  sunt 
Quirina  (tribus) 
qui,  quae  infra  scripti, 

scripta  sunt 
quaestor     kandidatus 
qui  locum  acceperunt 

a  republica 
(dicite)  qui  legitis  sit 
vobis  terra  levis 


Q-M 

qui  militavit 

Q-M 

quo  minus 

Q-M-C 

qui    militare    coepe- 

runt 

Q-MIL 

qui  militavit 

Q-N-S-S-S 

quorum  nomina    su- 

pra scripta  sunt 

QP 

quaestoria     potestate 

Q-P 

quadrati  pedes 

Q-P-A 

quaestor  pecuniae  ali- 

mentariae 

Q-P-A-P 

quaestor  pecuniae  ali- 

mentorum  publico- 

rum 

Q-PF 

qui   primi  fuerunt 

Q-P-P 

quaestor  pecuniae  pu- 

blicae 

Q-P-P-G-M 

quinquennalis  perpe- 

tuus  corporis  men- 

sorum 

QPR-PR 

quaestor  pro  praetore 

QQ 

quaestores 

Q-Q 

quicquid 

Q-Q 

quinquennalis 

Q-Q 

Quinti  duo 

Q-Q-C-F-NAV 

quinquennalis  corpo- 

ris   fâbrum     nava- 

lium 

Q-Q-C-P 

quinquennalis  censo- 

ria  potestate 

Q-Q-P 

quoquoversus     pedes 

Q-Q-PER,  Q- 

quinquennalis  perpe- 

Q-P-P 

tuus   ou  quinquen- 

nales perpetui 

Q-Q-S-S-S 

quam  qui  supra  scripti 

sunt 

QQ-TT 

quaestores 

Q-Q-V 

quoquoversus 

Q-QV-L-P 

quoquoversus      locus 

pedum... 

Q-QVP 

quoquoversus         pe- 

des... 

Q-Q-V-P  Q 

quoquoversus    pedes 

quadratos 

QR 

Quirina  (tribus) 

Q-R-C-F 

quando  rexcomitiavit 

fas,  ou  quando  rex 

28 

430 

APPENDICE 

comitio    fugit  {sur 

P-ALIM 

niae  alimentariae 

les  calendriers) 

QVAIST 

quaistor     {archaïque) 

Q-RF-E-V 

quod      recte     factum 

QVANTIE-R 

quanti     ea     res    erit 

esse  videbitur 

ET-P 

tantam  pecuniam 

QR-P 

quaestor    rei    publi- 

QVAR 

Quartus  (prénom) 

cae 

Q-V-F-S-I-O 

quod       verba      facta 

Q-R-P-A 

quaesturam  rei  publi- 

sunt  in  ordine 

cae  agens? 

QVI 

Quinctilis 

Q-R-S-H-F-H- 

> 

QVI2 

Quintanar  (ara) 

TT-V  1 

QVI 

Quirina  (tribus) 

Q-R-TPD-S- 

qui    rogat  te   praete- 

QVm-EX-S-C 

quibus     ex     senatus 

T-TL 

riens  dicas:  sit  tibi 

G-P 

consulte  coire  per- 

terra  levis 

missum  (est) 

QS 

quiescant? 

QVI-I-D-P 

qui      jure       dicundo 

Q-S 

qui,  quae,  quod  supra 

praeest 

Q-  SAC-  P- 

quaestor  sacrae  pecu- 

QVIN 

Quinquatria 

ALI  M 

niae  alimentariae 

QVIN 

quinquennalis 

QSFE 

quod     supra    factum 

QVINCT 

Quinctilis 

est 

QVINQ 

quinquennalis 

Q-S-P-P-S 

qui      sacris     publicis 

QVINQ 

quinquies 

praesto  sunt 

QVIR 

Quirina  (tribus) 

QS-S-S 

qui,       quae       supra 

QVIR 

Quirinalia 

scripti,         scripta, 

QVIR 

Quirinalis  (flamen) 

scriptae  sunt 

QVIRI.QVIRIN 

Quirina  (tribus) 

Q-STDF 

quando  stercus  dela- 

Q-VIX 

qui,  quae  vixit 

tum  fas  (sur  les  ca- 

QVO F 

quo  facto 

lendriers) 

QVOT 

quotannis 

QT 

quot 

QV-P 

quoquoversus    pedes 

QV 

quinque 

Q-V-PQ 

quoquoversus     pedes 

QV 

Quintus 

quadratos 

QV 

Quirina  {tribus; 

Q-VR,  VRB 

quaestor  urbanus 

QV 

qui  vixit 

QVR 

Quirina  (tribus) 

Q-V 

quoquoversus 

Q-V 

qui  vocatur 

Q-V  A 

qui    vixit    annis    ou 

R 

annos 

QVAD 

quadrans 

QVADR       " 

quadrigae 

R 

Raetia,  Raeti  (cohors) 

QVAE,  QVAES 

quaestor 

R 

Rapax  (legio) 

QVAESIT-IVD 

quaesitor  judex 

R 

ratio 

QVAES -RET 

quaestum  rettulit 

R 

recessus 

QVAEST-SAC 

quaestor  sacrae  pecu- 

R 

regnum 

R 

restituit 

I.    Grulcr,  886, 

3,   explique  :   Qui   rétro 

R 

retiarius 

scripti  heredes  fecerunt  hune  titulum.  Ti- 

R 

rétro 

tulo  usi.  —  Il  est  probable  que  ces  sigles  sont 

insuffisamment  coo 

ées. 

2.  Bramb.,  1446 

Sir.LES    ET   ABRÉVIATIONS 

431 

R 
R 

Retus  (prénom) 

RHOD 

Rliodanici  (nautae) 

revocatus 

R-IN  C 

redactus    in     coloni- 

R 

Romanus 

cum? 

R 

rubrica,  rubrum, 

R-L 

recte  licet,  licebit 

R 

riifus 

RM -F 

reverentissimae    me- 

R 

ratio ,      Roman  us 

moriae  femina? 

(eques),  rubrica 

R-N 

regnum  Noricum 

RAP 

Kapax  (legio) 

ROB 

Robigalia 

RASi 

rarissimo 

ROM 

Romanus 

RAT 

rationalis 

ROM,  ROM  IL, 

Romilia  (tribus) 

RAT-CASTR 

ratio  castrensis 

ROMVL 

RAT-PRIV 

ratio  privata 

ROS 

rosalia 

RATS-R 

rationalis      sacrarum 

R-P 

ratio  privata 

remunerationum?2 

R-P 

respublica,    reipubli- 

R-C 

reficiendum     curave- 

cae,  etc. 

runt 

R-P-B 

res  publica  Bovillen- 

RD-A 

ratio    dominica    Au- 

sium 

gusta 

R-P-C 

reipublicae  causa 

RE 

Regina 

R-PC 

reipublicae       consti- 

REC 

reciperator,  recipera- 

tuendae 

torius 

R-P-C 

res  publica   Carsiolo- 

RECT-PROV 

rector  provinciae 

rum 

RED  IN  G 

redactus    in     coloni- 

R-P-G-A 

rei     publicae      causa 

cum  ? 

abesse 

RED-AB  AER 

redemptor  ab  aerario 

R-P-G-L 

res    publica    coloniae 

REF,  REFE. 

refecit,  refecerunt,  re- 

Lambaesitanae 

REFEG 

fectus 

R-P-D- 

rei  publicae  dédit 

REFIC-COER 

reficiunda    coerarunt 

R-P-M-D 

res  publica  municipii 

REFIC-D-C- 

reficiendas    de    cons- 

Dianensium 

S-C 

criptorum  sentenlia 

R-P-N 

res  publica  nostra 

curaverunt 

R-P-P 

res  publica  Philippen- 

REG 

Regina 

sium 

REG 

regio 

R-P-P-D-D 

res    publica     Phuen- 

REIP,  REIPVB 

reipublicae 

sium  decreto  decu- 

REP 

reipublicae 

rionum 

REP 

reparari 

RP-R 

res  publica  Reatino- 

REPLET 

repletio 

rum 

RES 

restiluit 

R  P-R 

res  publica  Ricinensis 

RES  P-C-L-F 

respublica      coloniae 

R-P-R 

res    publica    restituit 

Lambaesitanae  fecit 

R-P'RS-RTA3 

re    publica    Romanis 

REST,  RESTIT 

restituit,  restituerunt 

restituta 

RET 

retiarius 

R-P-S-S 

respublica         supra- 

RET 

rettuiit 

scripta 

REVOC 

revocatus 

RR 

rarissimae? 

R-R-PROX- 

recta  regione  proximo 

I.  C.  I.L.,  VIII, 

4037. 

2.  Orelli,  loqo. 

3.  C.  /.  L.,  Vin, 

10293. 

432 

CIP-P 
R-S-P 
R-S-P 
R-T 

R-T,  TIB 
RV-I 
RVSS 


S 

S 

s 
s 
s 

s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 

s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 
s 


APPENDICE 

cippo  pedes... 

S 

stipendia 

ratio  sacri  patrimonii 

S 

studiosus  1 

res  summa  privata 

S 

sunt 

ripa  Thraciae 

s 

suus,  sui 

ripa  Tiberis 

s 

suppurationes 

rudis  prima 

s 

quinarius,  semis 

russata  (factio) 

s 

servus,  Sextus  -, 
scriba?  3 

SA 

sacerdos 

S 

S-A 

(procuralor)  saltuum 
Apulorum  ? 

SA 

salve  ou  salutem 

sacerdos 

SA 

Salvius 

Servius 

S-A 

Salus  Augusta 

servus 

S-A 

Saturnus  Augustus 

sestertium 

S-A 

Severiana  Alexandria- 

Severiana    (legio    ou 

na  (legio,  cohors) 

cohors) 

S-A 

Silvanus  Augustus 

Severus 

S-A 

somnus  aeternalis 

sextarius 

SAB.  SABATI, 

Sabatina  (tribus) 

Sextus 

S  ABAT  IN 

si 

SAC 

sacer,  sacrum,  sacer- 

Sicilia 

dos,       sacerdotalis. 

sacerdos,  sacrum 

sacravit 

saeculum 

SACC 

sacerdotes 

saltus 

S-AC-D 

sub  ascia  dedicavit 

salve  ou  salutem 

SACER 

sacerdos 

Saturnus 

SACERD-CER 

sacerdos  Cereris 

scriba,  scripsit,  scrip- 

S-M-D-XV  V 

sacerdos  matris  Deum 

tus 

quindecimviralis 

se,  sibi 

SAC-P 

sacerdos  publicus 

secundae 

SAC-P-A-A 

sacerdos  provinciae 

secutor 

Africae  anni... 

semis 

SAC-PHRYG- 

sacerdos        Phrygius 

sententia 

MAX 

maximus 

sepultura 

SACR 

sacrum 

signavit,  signator 

SACR.FAC 

sacris  faciundis 

signifer 

SAC -S  AT 

Sacerdos  Saturni 

singuli 

SAC -SVP 

sacerdos  superior? 

Silvanus 

SAC.VRB 

sacerdos  urbis 

singuli,  singularis 

SA-D,DD 

sub  ascia  dedicavit 

situs  ou  sepultus 

sol? 

Suivit 

1.  C.  /.  L.,  III, 

4876. 

2.  Bull,  épigr. 

1S89,  p.  C)4. 

3.    L'explication 

«  Secutor  »   proposée  par 

soror? 

M.  Hûbner  (Ex.  se 

ript.  ep.,  D-  Lxxni ,  pour  les 

Spurius 

nos  2441  et  2Î147  du 

C.  1.  L.,  VI,  est  douteuse. 

statio 

On  peut,  dans  ces  d 

eux  cas.  expliquer  .- 5t'A7(..<. 

SICLES   ET   ABRÉVIATIONS 


433 


Salurnus      Augustus 

Frugifer 
sagittarii  (cohors) 
salinae 
Salius 
Salvius 

salve  ou  salutem 
Severiana  Alexandria- 

na  (legio  ou  cohors) 
salararius 
salarius  sociorum 
Samnis 
Sarmaticus 
Sardinia 
servus  arcarius 


S-A-F 

SAG 
SAL 
SAL 
SAL 
SAL 
S-AL 

SALA 

SALARI-SOC 

SAM 

SAR 

SAR 

S-ARK 

SARM.SARMAT  Sarmaticus 

S'A'S  Saturno     ou    Silvano 

Augusto  sacrum 
SA'SAT  sacerdos    Saturni 

S'AS'D  sub  ascia  dedicavit 

SAT'AVG  Saturnus  Augustus 

S"B-A"S  Saturno  Balcaranensi 

Augusto  sacrum 
SB*P"Q*S  sibi   posterisque  suis 

SB-D  sub  die 

se  '  sacerdotium 

S-C  sacra  cognoscens 

se  scaenicus 

S'G  senatumconsuluerunt 

S-C  senatus  consulte 

se  (plebji)  scitum 

S"C  singularis  consularis 

S'G  scribendum      curave- 

runt 
S"G  sub  cura 

SGA  scabillarii 

SG-ADF  scribendo     adfuerunt 

SCAP,  SCAPT     Scaptia  (tribus) 
SCAPTINS  Scaptiensis(delatribu 

Scaptia) 
SCAT  Scaptia  (tribus) 

S'G"G  senatus   consulte  cu- 

ravit,  curaverunt 
S"G"C-G  senatus  coire   convo- 

cari  cogi 

I.  C.  /.  /:.,  VI,  736. 


SG-DD 

S-G-D-D- 

SG-D-M 
SG  D-T 

SGE 
SCEN 
S-G-F-G 


SGR'GER 

SG-HR 

S-G-P 

SG-PR 

S-GQ-ANN 
SCR 

SGR-ADF 
SG-R-G 


SGRI 

SGRIB-ADF 

SGRIBLIBR- 

Q 
SCRIB-Q-VI 

PR 
SGRIB-R-P 
S-GRIVLL 
SGRP 
SGRVT 
SGS 
SGVR 
SGVT 

SGYT.  SCYTH 
S-D 
SD 
SD 

S-D 
S-D 
S-D-L-S-D 

S-D-M 


socii  cultores    domus 

divinae 
s...    creatus    decreto 

decurionum 
sciens  dolo  malo 
senatus    consulte    de 

thesauro 
serve  conserva  ejus ? 
scaenicus 
senatus  consulte    fa- 

ciundum       curave- 
runt. 
scriptus  cerarii 
secundus  hères 
sacerdos  Gererum  pu- 

blica 
senatus        consultum 

pepuli  Romani 
sui  cujusque  anni 
scriba,  scripsit 
scribendo  adfuerunt 
senatus  consulte  res- 

tituendum    curave- 
runt 
scriba,  scripsit 
scribundo    adfuerunt 
scriba  librarius  quaes- 

torius 
scriba        quaestorius 

sexprimus 
scriba    rei      publicae 
sine  crimine  ullo 
scripuli 
scrutarius 
sacerdos 
scurra 

scutata  (cohors) 
Scythica  (legio) 
sancta  dea 
Sarapis  ?  deus 
Saturnus      deminus, 

Silvanus  deus 
sinistra    decumanum 
Sol  deus 
sacerdos    dei    Liberi, 

sacerdos  deae 
sacrum  diis  Manibus 


434 


APPENDICE 


S-DM 
S-D-N 

S-DO-M 
S-D-S 

S-DS 

S  D-S-D 

SE 

SE 

SE 

S-E 

SEB 

SEBAC 

SEC 

SEC 

SEC -H 

SEC-TR 

SEI  V-E 

SEIVG 

SEM 

SEM,  SEMEN, 

SEMENS 
SEN 
SEN 

SEN  SEN 
SEP 
SEP 
SEP 
SEPT 
SEPT 
SEQ 
SEQ 
SER 
SER 
SER 
SER-AEQ- 

MON  ET 
SERG 
SERT 
SER-7SC 

SER-VIL 
SER-V-LIBER- 


sine  dolo  malo 

(pro)    salute    domini 
nostri 

sine  dolo  malo 

Saturno  deo  ou  domi- 
no sacrum 

Silvano  deo  ou  domes- 
tico  sacrum 

Silvano     deo     sancto 
domesticor 

secutor 

secunda 

sesteriius 

situs  est 

Sebasteni  (ala) 

sebaciaria 

secundae 

secutor 

secundus  hères 

secutor   tribuni,   trie- 
ra rc  h  i 

sei  videatur  eis 

sejuge 

semel 

semestris 

senatus 

senior 

senatus  sententia 

September 

Septimius 

sepultura 

September 

Septimius 

Sequana  (dea) 

secutor 

Sergia   tribus) 

Servius 

servus.  serva 

servus  aequator  mo- 

netae 
Sergia  (tribus) 
Sertor 
servus       contrascrip- 

tor 
servus  vilicus 
servus     \ovit,     liber 


S  sol vit 

S-E-S'F  sibi  et  suis  fecit 

SESQ,  SESQVI-  sesquiplicarius 

PL 
SE"TR  secutor  tribuni 

S'ET  S  sibi  et  suis 

S- ET    S'L'L'P'sibi  et   suis    libertis, 
Q-E,   LIB-LIB-     libertabus  posteris- 
POST-Q-EOR      que  eorum 
SEV-AVG  sévir  Augustalis 

SEX  sexmestris  (tribunus) 

SEX  Sextilis 

SEX  Sextus 

SEXM  sexmestris        (tribu- 

nus) 
SEXTIL  sextilis  (mensis) 

S'F  sacris  faciundis 

S'F'S  sine  fraude  sua 

S*FR"S'C(F)L      sine  fraude  sua  capere 

(facere)  liceto 
S-H  secundus  hères  r 

S*H  semihora 

S'H  signum  Herculisr 

S-H  sita  hic  r 

SH  summa  honoraria 

S'H'F'C  secundus  hères  facien- 

dum  curavit 
S-I  stlitibus  iudicandis 

S'TD  Sol  invictus  deus 

SI'E  situs  est 

SIF  sifonarius 

SIG  signifer 

SIGF  signifer 

SIGN  signator,  signavit 

SIGN  signum,  signifer 

SIGNE  signifer 

SIL'SILV  Silvano  silvestri 

STM  Sol  invictus  Mithras 

SING  singularis,  singuli 

SING-COS  singularis   consularis 

SINGVL  singularis 

S'I'N'M  Sol  invictus  n...  Mi- 

thras 
SI-P'C  suis  impensis  ponen- 

dum  curavit 
S' IV'  sanclissimus  juvenis.' 


SIGLES    ET   ABREVIATIONS 


435 


SL-IVDIK 
S-L-L-M 

S-L-M 
S-L-P 

SLR 

SL-RI-CQO 
0-R-E 

S-L-V-S-P 

SM 
S-M 

S-M 

S-M 

S-M 

SM-D 

S-M-V 

S-N 

S-N-P 

SOC 

SOC -S 

SOD 

SOD    •      AVG 

AVGVST 
SOL 

SOL-L-M 
S-OP-P 

SP 
S-P 

SP 
SP 
S-P 
S-P 


S-P 

SPAER 

S-P-B 


stlitibus  judicandis 
solvit     laetus    libens 

merito 
solvit    libens    merito 
sibi  libertis  posteris- 

que 
(votum)      susceptum 

libens  reddidit 
siremps    lex    res    jus 

caussaque  omnibus 

omnium  rerum  esto 
suo  loco  vivus  sua  pe- 

cunia? 
sanctae  memoriae 
secundum        manci- 

pium 
Sol  Mithras 
solvit  merito 
submedicus 
sacrum  matri    Deum 
sacra  moneta  Urbis 
sestertii  nummi 
si  non  paret 
socius,  socii 
sociorum  servus 
sodalis 
sodalis  Augustalis 

solvit 

solvit  libens  merito 

sunt  omnis  pedaturae 

pedes. . . 
semper 
servus     publicus     ou 

serva  publica 
spectavit 
Spurius 
stolata  puella  f 
sua   pecunia    ou    suo 

peculio  ou  sumptu 

proprio  ou  sumptu 

publico 
sub  praefectus 
sphaerista 

singulares        pedites 
Britannici  ? 


S-P-C-P-S  sua    pecunia    posue- 

runt 
S-P"D-D  sua  pecunia dono  de- 

dit 
S'P-D-D'D  sua  pecunia  dono  de- 

dit  dicavit 
SPE  spectavit 

SPEC,  SPECVL-  speculator,    speclaria 

SPECLAR  rius 

SPECTATNVM»spectator    numerator 
SP-F  spectabilis  femina 

SP-F2  Spurii  filius 

S-P-F  sua  pecunia  fecit 

S-PF-C  sua    pecunia    facien- 

dum  curavit 
S-P' FE  soror  pia  fecit  'i 

S-P-F-E-S-V-P      sua    pecunia   fecit  et 

sibi  vivus  posuit? 
SPHAER  sphaerista 

S-P-L  senatus  populus  que 

Lavininus 
SPL  splendidus,    splendi- 

dissimus 
SPL-EQ-R  splendidus  eques  Ro- 

manus 
S-PL-R  sacra  publica romana 

S-P-M-A  senatus    populusque 

municipii    Antina- 
tium 
SPP  spectabiles 

S-p.p  sua  pecunia  posuit 

Sp-p-C  sua   pecunia    ponen- 

dum  curavit 
S-P-PIrD-D-D   sua   pecunia    posuit, 
loco    dato    decreto 
decurionum 
S-P-P-S  sacrispublicispraesto 

sunt 
S-P-P-S-F  solo  publico   [ou  pri- 

vato?)  pecunia  sua 
fecit 
5p.Q  senatus  populusque 

S-P-Q-A  senatus    populusque 

Albensis 

i.C.  I.L.,  XII,  569  j.  Cf.  plus  ha.t,  p.  337. 
2.  Voir  page  71. 


436 


APPENDICE 


SP-QC 

SPQ-L 

SPQ-R 

S-PQ-S 
SP-Q-T 

S-PR 
S-P-R 

SPR 
S-P-S-F 

S-P-SP 

SQ-HAP-E-S- 
SA-V-DF 


S-Q-S-S-EQ-NI 
S-R 

S-QVE  ME -F 

SR 

S-R,  RAT 

SR-D-S.F-C 

S  •  RES  •  LEX- 
IVS-GAVSSA- 
QVE-OO-R- 
ESTO 

S-R-F 

SRP 

SR-P-F-ET  D 


s-s 

SS 
S-S 

S-S 
S-S 


senatus    populusque 

Corsiolanus 
senatus     populusque 

Lavininus 
senatus     populusque 

Romanus 
sibi    posterisque  suis 
senatus    populusque 

Tiburs 
sine  pretio 
sua  pecunia  restitue- 

runt 
subpraefectus 
sibi    posterisque  suis 

fecit 
sibi    p(jsterisque  suis 

posuit 
si    quis    hanc    arcam 

post  excessum  su- 

prascriptorum  ape- 

rire  voluerit,  dabit 

fisco 
■si  quid    sacri    sancti 

est  quod   non  jure 

sit  rogatum 
suisque     merentibus 

fecit 
Sergia  (tribus) 
summaerationes 
soror  de   suc   facien- 

dum  curavit 
siremps  res,  lex,   jus 

caussaque  omnibus 

omnium  rerumesto 

summa  ratio  fîsci 

servusrei  publicae 

sumptibus  rei  publi- 
cae fecit  et  dsdica- 
vit 

Saluti  ou  Saturno  ou 
Silvano  sacrum 

sanctissimae  r 

(Silvano)  sancto  sa- 
crum 

scripti  ou  scripta  sunt 

sempcr  scriptus 


S-S 

SS 

S-S 

SS 

S-S 

S-S 

S-S 

S-S 

SS 

SS-DD-NN 

S-S-E-L-FC 

S-SF 
S  SI 
S-S-L-L-M- 


SS-P-QEOR 
SS-Q-P-P 

s-s-s 

s-s-s 
s-s-s 

s-s-sis 

S-T 

ST 

ST 

ST 

ST 

STA 

STA 

STAT 

STAT 

STAT-HER 

STAT-QC-M 


STE,  STEL. 
S  T  E  L  L, 
STELLA, 
STELLAT 

STI,  STIP 


senatus  sententia 

sestertius 

siti  sunt 

solverunt  (ambo) 

subscriptus 

sumptu  suc 

supra  scriptus,  scripta 

susceptum  solvit 

sestertii,  sextarii 

salvis  dominis  nos- 
tris  (duobus) 

sibi  suis  et  libertis 
faciendum  curavit 

sibi  suisque  fecit 

supra  scripti 

(votum)  susceptum 
solvit  libens  laetus 
merito 

sibi  suis  posterisque 
eorum 

sibi  suis  que  posteris- 
que posuerunt 

sicut  supra  scripti, 
scripta 

summa  supra  scripta 

supra  scripti,  scripta 
sunt 

salve,  salvus  sis 

secutor  tribuni 

statera 

Statius 

Stellatina  (tribus) 

stipendia 

stamen 

Statius 

statio,  stationarius 

statua 

statio  hereditatium 

statio  quadragesimae 
civitatis  Medioma- 
tricorum 

Stellatina  (tribus) 


stipendia 


Sir.r.ES    ET    ABREVIATIONS 


437 


STF 

stolata  femina 

SVM 

Summanus 

ST-HER 

statio  hereditatium 

SVMP 

sumptuarius 

STIP 

stipendia,    stipendio- 

SUM-SVM 

summa  summarum 

rum 

SVPP 

suppositicii     (gladia- 

STL 

Stellatina  (tribus) 

tores) 

S-T-L 

sit  terra  levis 

S-V-Q 

sine  ulla  querela 

STL.  STLIT 

stlitibus  iudicandis 

SVS-VOT 

suscepto  voto 

IVDIC 

SV-T-L 

sit  vobis  terra  levis 

S-TR 

secutor  tribuni 

SX 

Sextus 

STR,  STRA 

strator 

SYR 

Syriacus,  syriaca 

STRIG 

striganus? 

(classis) 

STP 

stipendiorum 

S-TT-L 

sit  tibi  terra  levis 

ST-T-L-D 

sit    tibi     terra    levis 
die 

T 

STVP 

stupidus 

s-v 

senatus       Vocontio- 

T 

tabula,  tabularius 

rum 

T 

Tampiana  (ala) 

s-v 

se  vivo 

T 

te 

S-V 

spectavit  victor 

T 

templum  r 

SVB 

subheres 

T 

tergum 

SVB 

Suburana  (tribus) 

T 

terra 

SVB  A  (ASC)-D 

sub    ascia     dedicavit 

T 

territorium 

SVB  CVR 

sub  curator 

T 

tesserarius 

SVBHE 

subheredes 

T 

testamentum 

SVBPR,     SVB- 

subpraefectus 

T 

tiro 

PRAE,  SVB- 

T 

titulus 

PRAEF 

T 

Titus 

SVBPROG 

subprocurator 

T 

transvccturarius 

SVBSKQ 

subsequens 

T 

tribunus 

SVBVIL 

subvilicus 

T 

Tripolitana 

SVBVNC 

subunctor 

T 

Tromentina     (tribus) 

SVC 

Suburana  (tribus) 

T 

tu  mu  lu  s 

S-C,  GV 

sub  cura 

T 

turma 

S-V 

soluto  voto 

T  4 

prima 

S-VEC 

senatusve  consuito 

T-A 

taurus  auratus 

S-V-F 

sibi  vivus  fuit 

TAB 

tabularius 

SVF 

sufes 

TAB 

taberna 

SVF 

suffectus 

TAB 

tabula,  tabularius,  ta- 

SVF 

suffragia 

bulatio 

S-V-LA 

soivit    votum    libens 

TABEL,  TA- 

tabcUarius 

animo 

BELL 

SVLP 

Sulpicia  (ala) 

TABVL 

tabularius,       tabula- 

S-V-L-M 

soivit    votum    libens 

rium 

merito 

TAMP 

Tampiana  (ala) 

svr.-M 

Sulevae  montanae 

I .   Le  T  prend 

parfois  sur  les  monuments 

SVM 

su  m  ma 

peu  soign-js  la  tonne  J'un  '\  . 

438 

APPENDICE 

TAVR 

taurobolium 

TIT'DE-C-S-S 

titulum  dedicaverunt 

T-BAT 

Transrhenanus  Bata- 

cum   supra  scriptis 

vus 

TIT-P 

titulum  posuit 

T-B-C 

tubicen  ? 

TK 

tabularium  castrense 

T-BQ 

tu  bene  quiescas 

T-L 

testamento  legavit 

T-C 

titulum  curavit 

T-LH 

•F-C 

testamento  legavit; 

T-DV-S 

Telluri    deae    votum 
solvit  ? 

hères  faciundum 
curavit 

TEC 

tector 

TM 

Terra  mater 

TEGVL 

tegularius 

T-M 

threx  murmillo 

TEM 

templum 

T-M-P 

titulum  memoriae  po- 

TER 

Teretina  (tribus) 

suit 

TER 

terminus,      termina- 

T-   M- 

Q.  F-  E 

tene  me  quia  fugi  et 

lia 

REV 

revoca 

TER 

tertius,  tertia 

TN-C 

H-FC  1 

testamento    non     ca- 

TERET.  TERE 

-  Teretina  (tribus) 

vit  ;  hères   faciun- 

TIN 

dum  curavit  ??? 

TERM-CVR 

termiiiandum  curave- 
runt 

TOB 

Q 

tibi  ossa  bene  quies- 
cant 

TERR 

territûfium 

TOG 

togatus  (^    advoca- 

TERR 

terruncius 

tus) 

TES 

tessera,  tesserarius 

TON 

tonsor 

TESM 

testamentum 

TOP 

topiarius 

TESS,TESSE, 

tesserarius 

TORQ 

torques,  torquata  (ala 

TESSER 

ou  cohors) 

TEST-LEG 

testamento  lega/it 

TORQ- 

\RMIL- 

(donatus)    torquibus, 

T-F 

testamentum  fecit 

PHAL 

armillis,  phaleris 

T-F-C 

testamento    ou    titu- 

TOT 

Totates  ?  (Mars) 

lum  faciendum  cu- 

T-P 

tanta  pecunia 

ravit 

TP 

tertiae  partis? 

TF-I 

testamento  o«  titulum 
fieri  jussit 

T-P 

testamento  ou  titulum 
posuit 

T-F-I-S 

testamento  fieri  jussit 

T-P 

tribunicia  potestate 

sibi 

T-P-I 

testamento  ou  titulum 

TF-R 

testamento  fieri  roga- 

poni  jussit 

vit 

T-P-M 

titulum     posuit    me- 

THER 

thermarius 

moriae 

T-H-E-S 

lumulo  hoc  (?)  est  se- 

T-POLL-M 

titulum  posuit  libens 

pultus 

laetus  merito 

THR 

Thracia,  threx 

T-Q-D 

tolius.quc  domus 

Tl 

Tiberius 

TR 

Trajanus,        Trajana 

TIB 

Tiberius 

(legio) 

TI-F 

titulum  fecit 

TR 

Transpadana 

TIGN 

tignarius 

TR 

Trcbius 

TIR 

Tirrus 

TR 

threx 

TIR-LEG 

tirones  legendi 

TR 

tribunus 

TIT 

titulus 

1 .   Riaiiibacli,  1 1 

^(>. 

SIGLES    ET    ACKEVIATIONS 


439 


TR 

trierarcha 

TROMENT, 

TR 

trieris 

TROMENTIN 

TR 

triumphator 

T-R-P-D-S-T 

te    rogo    praeteriens 

TR 

Tromentina  (tribus) 

T-L 

dicas  sit   tibi   terra 

TRA 

Trajanus,  Trajana 

levis 

TRA 

trierarcha  Augusti 

TR-PL 

tribunus  plebis 

TRAl 

Trajanus,  Trajana 

TRPOT 

tribunicia  potestate 

TRAM 

tramare 

T-S 

tatae  suo  • 

TRA.  TRAN, 

Transpadana 

TSF-I 

testamento   suo    fieri 

TRANSPAD 

jussit 

TRAVGG 

tricliniarcha    Augus- 

T-S-T-L 

terra  sit  tibi  levis 

torum 

T-T 

tibi  terram 

TRE 

trecenarius 

TTL-S 

tibi  terra  levis  sit 

TRE 

Treveri  (ala) 

T-V 

titulo  usus 

TREB 

Trebius 

T-V 

ture  vino 

TREC 

trecenarius 

TVB 

tubicen 

TRET  NAV 

transvectuarius  et  na- 

TVB.  TVBIL 

tubilustrium 

vicularius 

TVB-SAC-P- 

tubicen  sacrorum  po- 

TREV 

Treveri  (ala) 

R-Q 

puli  romani  Quiri- 

TRFOR 

Trajana  fortis  (legio) 

tium 

TRI 

trierarcha 

T-VF 

titulum-    vivus    fecit 

TRIB 

tribunus 

T-V-F 

turc  vino  fecerunt 

TRIB-ET  NOT 

tribunus      et      nota- 

TVL 

TuUus 

rius 

TVM 

tumulus 

TRIBLAT.LA- 

tribunus  laticlavius 

TVN, TVNG 

Tungri  (cohors) 

TIC,  LAVICL 

TVR 

turma 

TRIBMIL 

tribunus  militum 

TVTAVG 

Tutela  Augusta 

TRIBMILA 

tribunus    militum     a 

TVTEL 

tutelarius 

P,A  POP 

populo 

T-T 

Teretina  tribus 

TRIBP 

tribunicia  potestate 

T-T-L-S 

terra  tibi  levis  sit 

TRIBP 

tribunus  plebis 

T-TLV 

terra   tibi   levis  volo? 

TRIB-POT,PT 

tribunicia  potestate 

TRIBSVC 

tribus  Succusana 

TRIPL 

Tripolitana 

T  R  1  V  M  F. 

triumphatoi-,     trium- 

V 

TR I VMP 

phatrix 

TRLAT 

tribunus  laticlavius 

TRM 

tribunus  militum 

V 

vale 

V 

Valcntia  (dea) 

TRM 

tritici  modius 

TRMIL 

tribunus  militum 

V 

Valerius 

TRMILAP 

tribunus    militiun    a 

V 

vene  =  bene 

V 

veteranus 

populo 

TRMIL-L,LEG 

tribunus  militum  le- 

V 

Venus 

V 

verna 

gionis 

V 

veteranus 

TRO 

(legio)  Trojana  (c.  a. 

V 

via 

d.  Trajana) 

TRO,  TROM, 

Tromentina     (tribus) 

1.  CI.  L.  X, 

IQtU. 

440 


APPENDICE 


V 
V 
V 
V 
V 
V 
V 
V 
V 
V 

V 

V 

V 

V 

V 

VA 

VA 

VA 

VAL 

VAL 

VAL 
VALBYZ 

VAL-VICT 
V-A-P 

VASLM 

V-A-S-P-I' 


VB 
VB 

V-B-D-RP 

V-B-MP 

VBOVK 

V-B'S 

VC 

VC 

I.  Orclli.  5)71 


vexillarius 

Vibius 

vicit 

Victoria 

victrix  (legio) 

villa 

vir 

Virtus  (dea) 

vrbs 

vivus,     viva,     vivit, 

vixit 
Voltinia  (tribus) 
votum,  vovit 
iitere 
uti 
uxor 
vale 

vices  agens 
vixit  annos  ou   annis 
Valeiius,   V'alena  (!e- 

valetudinarius.    vale- 

tudinarium 
vices  agens  legati 
Valeria  Byzacena(pro- 

vincia 
Valeria  victrix  (legio) 
vices     agens     praesi- 

dis 
votum    ani.no    solvit 

libens  merito 
viis     aedibus     sacris 

publicis    procuran- 

dis? 
Ubii  (cohors) 
vir  bonus 
vir   bonus    dignus  re 

publica 
voto  bcne  merenli  po- 

suit 
virum  bonum  oro  vos 

faciatis 
vir  bonus  sanctus 
vir  clarissimus 
unctor  1 


V-C-A-V-P  vir  clarissimus  agens 

vices  praesidis 

VC-CONS'P'N  vir  clarissimus  con- 
sularis  provinciae 
Numidiae 

V"C'D"D  vir  clarissimus   dédit 

dedicavit 

V'C'ET  INL  vir  clarissimus  et  in- 
lustris 

V'C'L'M  voti    compos     libens 

merito 

V*C'P-P  vir  clarissimus  pater 

patrum 

V'C-Q"K  vir  clarissimus  quaes- 

tor  candidatus 

V-C-R  voluntarii    cives   Ro- 

mani 

V'D  vir  devotus 

VD'D  Venerir  donum  dat 

V'DP'R'L'P  unde  de  piano  recte 
legi  possit 

V'D'P'T'L'D  vir  devotissimus  pro- 
tector  lateris  domi- 
nici  2 

V-DS  vovit?  de  suc 

VE  Velina  (tribus) 

VE  veteranus 

VE  -i  vêtus? 

V*E  vir  egregius 

V"E"A'V'P  vir  egregius  agens  vi- 

ces praesidis 

VEC  vectigal,  vectura 

VrXT.  VECTIG  vectigal 

V-E"D"F  -4  vir   egregius   decurio 

factus 

\''E"EQ"R  vir     egregius     cques 

Rom.anus 
véhicula 
velarius 
vêles 
Velina  (tribus) 


VEHIC 

VEL 

VEL 

VEL,  \EL1N, 

VELL 
VEN 
VEN 


vcnatio,  venator 
veneta  (factio) 


2.  Bull,  comun,,  1873,  p.  5i. 
:<.  C.  /.  t.,  IX,  2585. 
|.  C.  I.  L.,  VI,  2010. 


SIGLES   ET    ABRÉVIATIONS 


441 


VEN 

Venetia 

VICE-S-C 

V-E-PP 

vir  egregius  primipi- 

VICIM 

laris 

VICLOP 

VER 

(Frisii)    Verlutionen- 

VICN 

ses  (cuneus) 

VICPOR 

VER 

verna 

Vie -S 

VERB 

verbex 

VICT 

VERED 

veredarii 

VICT 

VESTIG 

vestigator 

VET 

Voturia  (tribus) 

VICT,  VIGTR 

VET,  VETER 

veteranus 

VIG 

VEX,  VEXI, 

vexillarius,  vexillatio 

VIK 

_  VEXI  L. 

VIL 

'  VEXILL 

VIL-BR 

VF 

verba   fecit   ou    fece- 

VF 


VF 

VFEN 
V-F-ETL-E 

VF-I 
V-F-S 
V-FS 
V-FS-ET  S 

V-F-T 

V-H 

V-HA 

VI 

VI 

V-I 

VI 

VIAT 

VIAT-TR 

VIAT -TR- PL 

VI  AV 

VI B 

VIG 

VIG 

VIG 

VIG 

VIG 

VIG 

VIGAVG 


runt 
Viennae  fecit  {sur  les 

produits  de  la  céré- 

mique  de  Vienne) 
vivus,  A'iva  fecit 
Oufentina  (tribus) 
vivi  fecerunt  et  locum 

emerunt? 
vivae  fieri  jussitr 
verba  facta  sunt 
vivus  fecit  sibi 
vivus    fecit     sibi     et 

suis 
vivus    fecit   titulumr 
vir  honestissimus 
vixit  honeste  annis 
Vibius 
vineae? 
vir  inlustris 
vixit 

viator,  viatorium 
viator  tribuni 
viator   tribuni    piebis 
Victoria  Augusta 
Vibius 
vicit 

victimarius 
Victoria 
vicus,  vicani 
victoriatus 

Victor,   victrix  (legio) 
Victoria  Augusta 


VILG 

V-ILL 
VILLA 
VIL-PVB 
VIL-R-S 

VIN 

VIND,  VINDEL 

V-INL 

V-INL-COM 

VIN-VRBET- 

OST 
V-LP-AN 

VIRB 

v-i-s 

VI-S 
V-L 

V-L 

V-L 

V-L 

VL 

VL-A-S 

V-L-LIBM 

V-L-L-M-S 

V-L-M 


vice  sacra  cognoscens 
vicimagister 
vicus     Lopodunensis 
victoriati  nummi 
Vicani  Portuenses 
vici  scito 
victimarius 
Victorienses      (colle- 

gium)? 
victrix  (legio) 
vigiles 
vicani  r 
viiicus 
vilicus      Brunuisino- 

rum 

(vigesimae  libertatis) 

vilicus 
vir  illustris 
villatici 
villa  publica 
vilitus  ripae  superio- 

ris 
Vinalia 

Vindelici  (cohors) 
vil-  inlustris 
vir  inlustris  cornes 
vinarii  urbani  et  Os- 

tienses 
vixit    pia    annos,    ou 

annis 
Virbialis 

verba  infra  scripta 
vici  scitu 
(sine  fraudej  vel  lae- 

sione? 
verna  libertus? 
veteranus  legionis 
vir  laudabilis 
Voltinia  (tribus) 
votum   libens  animo 

solvit 
voto      laetus     libens 

merito 
votum    libens    laetus 

merito  solvit 
votum   libens   merito 


44  3 

V-L-M 

S 

V-LOC-F 

V-L-P" 

VLP 

V-L-P- 

M 

V-L-R 

V-L-S 

APPENDICE 


votum    libens   merito 

sol  vit 
vivus  locum  fecit 
votum    libens   posuit 
Ulpius,  Ulpia  (legioj 
votum    libens   posuit 

merito 
votum  libens  reddidit 
votum    libens    solvit 

ou    libentes    solve- 

runt 


V-L-S'M 

votum     libens    solvit 

merito 

VLT 

Voltinia  (tribus) 

V-M-F 

vene  {=bene)  merenti 

fecerunt 

V-M-L'P 

votum  merito  libens 

posuit 

VM-L-S 

votum  merito    libens 

solvit 

VN 

vene  =:  bene 

VNC,  VNCT 

unctor 

V-0 

vir  optimus  l 

VO 

Vopiscus 

voc 

Vocontii  (ala) 

VOL 

Volcanus 

VOL 

Voltinia  (tribus) 

VOL 

volunlarii  (cohors) 

VOLC 

Volcanalia 

VOL-CR 

voluntarii   cives   Ro- 

mani (cohors) 

VOLT,  VOLTI, 

Voltinia  (tribus) 

VOLTLN 

VOLVNT 

voluntarii  (cohors) 

v-o-p 

viro     optimo    posuit 

(conjux) 

VO-P-L-S 

votum   pater  ?  libens 

solvit 

VOR 

Vordenses  (ala) 

V-OS-L-M 

votum  o.   .   solvit  li- 

bens merito 

VOT 

Voluria  (tribus) 

VOT  -   FEL  • 

votum  féliciter  susce- 

SVCC  ?    •     LI 

-     perunt  libentes 

BEN 

VOT-X,  XX 

vota    decennalia,    vi- 

ccnnalia 

VOT-D 

VOT     •     FEC 

SOL-L-M 
VOT- M.  F 

VOT...M-S-L 

VOT-RED-L 
VOTS-L-A 

VOT-SOL-L-L 


V 

-p 

V 

-p 

\^ 

-p 

V 

-p 

y 

•p 

A 

\ 

p- 

A-V 

•P 

V 

•p- 

D 

\' 

p- 

F 

V-PL-M 

V-P-M 

V-P-P-PH 


V     P-  P  •  P  • 
MAVR-SITIF 


V-P-P-P-N 


VPPP.R 


V-Q 

V-Q-F 

V.Q-R-F-E-V 

V-O-R-FE-V- 


votum  dédit 

, votum  fecit,  solvit 
libens  merito 

votum  merito  fece- 
runt 

votum...  merito  sol- 
vit libens 

votum    reddit   libens 

votum  solvit  libens 
animo 

votum  solvit  laetus 
libens 

vir  perfectissimus 

vivus  posuit 

votum  posuit 

uxori     pientissimae? 

vixit  pius  annis 

vir  perfectissimus  a- 
gens  vices  praesidis 

vir  perfectissimus 
dux 

uxor  piissima  fecit  om 
uxori  piissimae  fe- 
cit 

votum  posuit  libens 
merito 

votum  posuit  meri- 
to 

vir  perfectissimus 
praeses  provinciae 
Hispaniae 

vir  perfectissimus 
praeses  provinciae 
Mauretaniae  Siti- 
fensis 

vir  perfectissimus 
praeses  provinciae 
Numidiae 

vir  perfectissimus 
praeses  provinciae 
Raetiae 

viator  quaestorius 

valeat  qui  fecit 

uti  quod  recte  fac- 
tum  esse  volet 

uti  quod  recte  factum 


Sir.LES   ET  AURÉVIATIONS 


443 


S-D-M 

esse  volet  sine  dolo 
malo 

V-S-LL-M 

V-QVE 

(sine)  uUa  querella 

V-S-L-P 

V  R 

vir  religiosus 

VR 

votum  reddidit 

V-S-M 

VR 

urbs  Roma 

V-S-M-L 

VR 

urbicus 

VRB 

urbanus,  urbana  (co- 
hors) 

V-S-M-L-  M-S 

VRBS 

urbis 

V-RL 

vir  religiosus 

V-SP 

V-R'L-M 

votum  reddidit libens 

V-S-P 

merito 

v-sp-s-s 

v-s 

vici  scitu 

v-s 

votum     solvit,    voto 
soluto 

V-SS-L-A 

v-s 
vs 

vir  spectabilis 
Urbs  sacra 

V-SS-LV-M 

V-S-A-L 

votum  solvit    animo 

V-S-C 
VS-D-N-F-R- 

libens 
vice  sacra  cognoscens 
votum  solveruntDia- 

VST 

VTEI  IN  H-  L 

se -EST 
VT-F 
VT-SLM 

I-M 
V-SE 
V-S-F 

nae     Nemorensi... 
vini  sextarius 
vivus  ou  viva  sibife- 

cit,  vivi   sibi    fece- 
runt 

V-V 

V-S-F 

votum    solvit    félici- 

ter 

VV 

v-s-i    . 

vice  sacra  judicans 

VV 

V-SL 

votum  solvit  libens 

V-V 

V-S-L-A 

votum   solvit    libens 

VV 

animo 

V-V 

V-S-L-A-D 

votum    solvit   libens 

VV 

animo  datr 

V-V 

V-S-L-A-F 

votum    solvit    libens 

v-v-c-c 

animo  féliciter 

VV-E-E 

V-SL-A-P-C 

votum     solvit    libens 

VVF 

animo  p. . .  c... 

VVLTIN 

V-S-L-A-S 

votum    solvit    libens 
animo  suo  ? 

VV-P 

V-S-L-H 

votum    solvit    libens 
H... 

V-VM 

V-S-L-L 

votum    solvit    libens 

V-VP-P 

laetus 

V-V- S 

V-  S-  L-  L-  B- 

votum  solvit  laetus  li- 

MER 

bens  bene  merito 

V-V-SFECER 

votum    solvit    laetus 

libens  merito 
votum    solvit    libens 

posuit 
votum  suivit  merito 
votum    solvit    merito 

libens 
votum  solvit    merito 

libens,       Mercurio 

sacrum  \ 
vir  spectabilis 
vivus  sibi  posuit 
votum  susceptum  pe- 

cunia  sua  solvit 
votum    solverunt    li- 

bentes  animo 
votum        susceptum 

solvit    lubens   me- 
rito 
ustrina 
utei  in  hac  lege  scrip- 

tum  est 
utere  felix 
votum    solvit    libens 

merito 
Valeria  ou  Ulpia  vic- 

trix  (legio) 
Venus  victrix 
viri 

vi\i  OH  vivunt 
vivus  vivae 
vir  venerabilis  ? 
virgo  Vestalis 
uti  voverant 
viri  clarissimi 
viri  egregii 
vivus  vivae  fecit 
Voltinia  (tribus) 
vivus  posuit  ou  vivus 

vivo  posuit 
Virgo  Vestalis  Maxi- 

ma 
viri  perfectissimi 
vir   venerabilis     sa- 

cerdos 
vivi  sibi  fecerunt 


4  44 

APPENDICE 

V-VS-L- 

M 

ut  voverat  solvit  li- 
bens  merito 

v-v-ss 

F 

vivis  supra  scriptis 
fecit 

Z 

v-v-v 

vale,  vale,  vale  ! 

Zl 

centurio 

VX 

vixit,  uxor 

Z 

zêta  =  diaeta 

VX-DVL 

uxnr  dulcissima 

ZTL 

mulieris  (et)    Titi  li 

VXT 

vixit 

bertus  ? 

SIGLES  OU  ENTRENT  DES  NOMBRES 


fS 

sestertius 

IIII 

quadrieris 

i 

sestertius 

IIII 

quattuorvir 

4 

dupondius 

IIII  P-AFR 

quattuor         publica 

/ 

as 

Africae 

II 

duumvir 

IIII  VIR 

quattuorvir,      quat- 

IIS,    Itô 

sestertius 

luorviratus 

II  SIL 

duobus  Silanis  (con- 

IIII  \IR-I-D 

quattuor  vir  juri  di- 

sulibus) 

cundo 

II  V,  II  VIR 

duumvir,   duumvira- 

IIII  VIR- PR 

quattuor  vir  praefec- 

tus 

tus 

IIVIR  AB  AER 

duumvir    ab    aerario 

IIII-VIR  Q,Q-Q, 

quattuorvir         quin- 

II  VIR-C-P-Q 

duumvir  censoria  po- 

QVINQ 

quennalis 

testate    quinquen- 

IIII  VIR-  V- 

quattuorvir      viarum 

nalis 

CVR 

curandarum 

II-VIR-I-D 

duumvir  juri    dicun- 

V 

penteris 

do 

V 

quinarius 

IIVIR  Q,  QQ, 

duumvir     quinquen- 

V  VIRA-D-A 

quinquevir  agris  dan- 

QVINO 

nalis 

dis  adsignandis 

III 

tertium 

VI 

hexeris 

III 

trieris 

Il  ml 

sévir 

m  DL 

trium    mulierum    li- 

IlIlTI  VIR 

sévir,  seviratus 

bertus,  liberta 

IlIÏÏI  VIR  AVG 

sévir  Augustalis 

III  PR,  PROV 

très  provinciae  (Gal- 

VI  VIREQ-R 

sévir  equitum  roma- 

liae) 

norum 

III  VIR 

triumvir 

VII  VIR  EPVL 

septemvir    epulonum 

III  VIR-A  D-A 

triumvir    agris    dan- 

^ 

denarius 

dis  adsignandis 

X 

decemvir 

m  VIR-CAP, 

triumvir  capitalis 

XVIR-A-D-A-I 

decemvir   agris  dan- 

KA,     KAP, 

dis  adsignandis  ju- 

CAPIT,  KA- 

dicandis 

PIT 

XVIR  SACR- 

decemvir    sacris    fa- 

III  VIR  MON  = 

:  triumvir      munetalis 

\.  C.  I.  L„  VIII 

,  9910. 

A-A-A-F-F 

r=  auro  argento  aère 

■7    Pour  le<i   cliiffr 

es  et  leurs  reorésentations 

épigrapliiques,  voir  p.  3o  et  suiv. 


SIGLES   ET    ABREVIATIONS 


445 


FAC  ciundis 

X    V"S      (SL,      decemvir  stlitibus  ju- 
STL,  STLITj-        dicandis 
I(IVd,  IVDIC, 
IVDIK) 

undecim  primus 
quindecemvir 
quindecemvir    sacris 

taciundis 
decennovium  (marais 
pontins) 
XX  LIB  vigesima  Iibertatis 

XX  HER.HERE,  vigesima       heredita- 
HERhlD,  HE-        tium 
REDIT 
XX  P"R"M  vigesima    populi    ro- 

mani minus 


XI  PR 

XV 

XV  VIR-S-F 

XVI III 


XXXX,  XL 

G        quadragesima  Gallia- 

rum 

G 

centenarius 

G 

centesima 

G 

centumviri 

G  V 

centumvir» 

D 

centesima 

3.    >,  L  3 

,    >,    centurio,  centuria 

2.  i  .    i 

D 

sextarius 

} 

conventus 

ce 

ducenarius 

CGC 

trecenarius 

CCGG 

quadringenarius 

B- 

quingentaria   (ala   ou 

cohors) 

00 

miliaria    ala    ou    co- 

hors 

20 


TABLE  ANALYTIQUE 


A 

A.  Dillërentes  fonnos  do  la  lettre,  i». 
11  et  suiv, 

ABRÉVIATIONS  ÉPIGRAPHIQUES, 
p.  3()7  et  suiv. —  Diilerentes  sortes, 
p.  'iC)l  —  Elles  sont  soumises  à  deux 
règles  principales,  p.  3C9  —  Singu- 
larités qu'on  y  rencontre,  p.  370  et 
371  —  Signes  extérieurs  employés 
pour  les  distinguer,  sur  les  monu- 
ments, p.  373  et  374  —  Table  alpha- 
bétique des  abréviations,  p.  374  et 
suiv. 

ACCENTS,  dans  les  inscriptions,  p.  27 
et  suiv. 

ACTES  DE  COLLÈGES  sacerdotaux, 
p.  296. 

ACTES  DES  ARVALES,  p.  290. 

ACTES  PRIVÉS,  p.  265  et  suiv.,  304 
et  305. 

ACTES  PUBLICS,  p.  265  et  suiv. 

ACTES  SACERDOTAUX,  p.  296. 

ADIABENICUS.  Surnom  de  Septime 
Sévère,  p.  195  —  de  Caracalla,  p. 
197  —  de  Constantin,  p.  216  —  de 
Constance  II,  p.  219. 

ADOPTÉS.  Leurs  dénominations,  p. 
7:2  et  suiv. 

AEDES.  —  Sorte  de  tombe,  p.  260. 

AFFRANCHIS.  Leurs  dénominations, 
p.    su  —  Affranchis     d'un  homme, 


p.  80  —  Affranchis  d'un  empereur, 
p.  80  —  Affranchis  d'une  femme, 
p.  81  —  Affranchis  de  plusieurs 
personnes,  p.  83  —  Affranchis  d'une 
ville  ou  d'un  collège,  p.  83— Af- 
franchis d'un  temple,  p.  84. 

AGE  DES  DÉFUNTS  omis  sur  des 
tombes,  p.  203. 

AGNOMEN,  p.  53,  note  1. 

ALAMANNICUS.  Surnom  de  Cons- 
tance, II,  p.  219  —  de  Valentinien, 
Valens  et  Gratien,  220  et  suiv. 

ALBUM  DE  COLLÈGES,  p.  302  — 
Ditréronts  exemples  connus,  p.  303. 

ALBUM  DE  SÉNATS  municipaux,  p. 
301. 

ALEXANDRE,  empereur.  Noms  et  ti- 
tres, p.  2!.^. 

ALLECTION  dans  l'ordre  sénatorial, 
p.  98,  124,  128. 

ALLECTUS,  empereur.  Noms  et  ti- 
tres, p.  214. 

ALPHABETS  usités  dans  les  inscrip- 
tions, p.  1  et  suiv. 

ALPHABET  ARCHAÏQUE,  p.  1  et 
suiv.  —  Principales  formes  de  let- 
tres, p.  3. 

ALPHABET  CURSIF,  p.  0  et  suiv.  — 
Principales  formes  de  lettres,  p.  7 
8,   9. 

ALPHABET  MONUMENTAL,  p.  4  et 


448 


TABr,E  ANALYTIQUE 


suiv.  —  Principaux  types  de  let- 
tres, pi.  I.  —  Mélange  de  l'alphabet 
monumental  et  de  l'alphabet  cur- 
sif,  p.  10. 

ALPHABET  ONCIAL.  Principales 
l'ormtjs  de  lettres,  p.  10. 

AMENDES  décrétées  contre  les  vio- 
lateurs de  tombes,  p.  259. 

ANNÉES  DE  RÈGNE  DES  EMPE- 
REURS. —  Indi(iuées  par  la  puis- 
sance tribunices  p.  IGO  et  suiv.  — 
par  la  formule  :  anno  imperii  (illo), 
p.  228,  note  2  (pour  l'année  égyp- 
tienne). 

ANTÉFIXES.  Marques  sur  antéfixes, 
p.  321. 

ANTISIGMA,  p.  S. 

ANTONIN  LE  PIEUX.  Noms  et  titres, 
p.  190  et  suiv. 

APICES    (accents),  p.  27  et  28. 

ARABICUS.  Surnom  de  Septime  Sé- 
vère, p.  195  cf.  note  1  —  de  Cara- 
calla,  p.  197  —  de  Constantin,  p. 
216. 

ARMENIACUS.  Surnom  de  Marc  Au- 
rèle,  p.  191  —  de    L.  Verus,  p.  193 

—  de  Dioclétien,  p.  211  —  de  Maxi- 
mien, p.  212—  de  Constance  Chlore, 
p.213  — de  Galère,  p.  214—  de  Cons- 
tantin, p.  216. 

ARMES.  Inscriptions  sur  armes,  p. 
324  et  suiv. 

AUGUSTA.  Titre  des  impératrices  et 
des  jirincesses,  de  la  famille  im- 
périale, p.  165. 

AUGUSTE,  empereur.  Noms  et  titres, 
p.  15  et  suiv. 

AUGUSTUS.  Surnom  impérial,  p.  1;J8 

—  Précédé  de  Pius  Félix,  depuis  le 
iii^  siècle,  p.  159  —  Précédé  d'épi- 
thètes  solennelles  au  quatrième  siè- 
cle, p.  159. 

AURÉLIEN.  —  Noms  et  titres,  p.  208. 

AVOCAT  DU  FISC.  Mention  do  ce  li- 
tre; dans  It^s  cursus  lionorum  éques- 
tres, p.  115. 


B 


B.    Différentes  formes   de   la    lettre, 

p.  12. 
BAGUES.   Inscriptions    sur    bagues, 

]).  330. 
BALBIN.  Noms  et  titres,  p.  200. 
BALLES  DE  FONDE,  p.   326    et  suiv. 

—  Différentes  légendes  qu'on  y  lit, 
p.  326  et  327. 

BARRES  TRANSVERSALES  au-des- 
sus des  lettres  ;  indiquent  les  chif- 
fres, p.  30.  —  Indiquent  les  abré- 
viations, p.  373. 

BIJOUX.  Inscriptions  sur  bijoux, 
p.  330. 

BLOCS  DE  MARBRE.  Voir  MAR- 
QUES D'EXTRACTION. 

BORNES-LIMITES,  p.  248  et  suiv. 
De  l'ager  puljlicus,  p.  249.  —  du 
pomerium,  p.  249.  —  du  cours  du 
Tibre,  p.  249.  —  du  domaine  pu- 
blic, p.  250.  —  entre  deux  territoi- 
res, p.  250.  —  Différentes  formes  de 
rédaction,  p.  250. 

BORNES-MILLIAIRES,  p.  244  et  suiv. 

—  Contiennent  seulement  un  chif- 
fre de  milles,  p.  245.  —  Portent 
les  noms  d'un  magistrat  ou  de  l'em- 
pereur, p.  24.5.  —  Place  où  est  ins- 
crit le  chiffre  des  milles,  p.  246.  — 
Indication  du  point  de  départ,  p. 
247.  —  Renseignements  complémen- 
taires, p.  247  et  suiv. 

BRIQUES  ESTAMPILLÉES,  p.  308  el 
suiv.  Voir  ESTAMPILLES. 

BRITANNICUS.  Surnom  de  Claude, 
p.  182  —  de  Commode,  p.  193  —  de 
Septime  Sévèi'e,  p.  195  —  do  Cara- 
calla,  p.  197  —do  Géta,  p.  198—  de 
Dioclétien,  p.  210  et  211  —de  Maxi- 
mien, p.  212  —  do  Constance  Chlore, 
p.  213  —  de  Galère,  p.  214  —  de 
Constantin,  ]>.  216. 


TABLE    ANALYTIQUE 


440 


BULLES  (^n  ploiiil),  avoc  inscription, 
p.  32o,  331. 


C  DitTérentes  l'uriups  de  lu  lettre,  p. 
13. 

CACHETS,  p.  330,  332  et  333. 

CACHETS  D'OCULISTES,  p.  333  .t 
suiv. 

CAESAR.  Surnom  de  l'empereur,  p. 
IjS.  —  Surnom  caractéristique  de 
l'héritier  du  tnJne,  p.  164.  -  Ac- 
compagné d'épithètes  solennelles 
au  iv*^  siècle,  p.  165. 

CALENDRIERS  EPIGRAPHIQUES, 
p.  288  et  suiv.  —  A  quelle  époque 
on  commence  à  les  graver,  p.  288 
et  28*.l.  —  Différents  calendriers 
connus,  p.  289.  —  Leur  mode  de 
rédaction,  p.  2<iO. 

CALENDRIERS  MUNICIPAUX,  p. 
302. 

CALENDRIERS  RUSTIQUES,  p.  2U2 
et  suiv. 

CALIGULA.  Noms  et  titres,  p.  181  et 
suiv. 

CARACALLA.  Noms  et  titres,  p.  197. 

CARAUSIUS.  Noms  et  titres,  p.  214. 

CARIN.  Noms  et  titres,  p.  210. 

CARUS.  Noms  et  titres,  p.  209. 

CARPICUS.  Surnom  de  Philippe,  p. 
20!,  202  —  d'Aurélien,  p.  208  —  de 
Dioctétien,  p.  211  —  de  Maximien, 
•]>.  212  —  de  Constance  ("hlore,  p. 
213  —  de  Galère,  p.  214. 

CARRIÈRE  ÉQUESTRE.  Se 5  diffé- 
rents degrés,  p.  HO.  —  Fonctions 
])réparatoires,  p.  110.  —  Age  où 
l'un  entre  dans  la   carrière,  p.  111. 

CARRIÈRE  SÉNATORIALE.  Ses  dif- 
férents degrés,  p.  89  et  suiv.  —  Or- 
dre des  différentes  fonctions,  p.  93 
et  suiv.  —  Ses  modifications  au  iir~ 
sièclp,  p.  99.  —  Liste  des  magistra- 


tures sénatoriales,  p.    100   et  suiv. 
—  Liste  des  fonction.s  sénatoriales, 
p.    102.  —  Après  Dioclétien,  p.   127 
et  suiv. 
CARRIÈRES     INFÉRIEURES.      Em- 
ployés d'administration,    p.  133  id 
suiv.  —  Soldats    et  sous-officiers, 
1>.   136  et  suiv.  —  Citoyens  des  niu- 
nicipes,  p.   144  et  suiv.  —  Membres 
de  collèges,  j).  153  et  suiv. 
CÉNOTAPHES,  p.  257,  unti;  1. 
CENOTAPHIA  PISANA,  p.  3lH). 
CENSOR.    Titre  impérial,   p.  92,  163. 
CENTURIONAT.  Fait   partie  des  mi- 
lices équestres  au  111=  siècle,  p.  116. 
CHEVALIERS         Voir       CARRIÈRE 

ÉQUESTRE. 
CHIFFRES.  Leurs  différentes  formes 
et  leur  valeur  sur  les  inscriptions, 
p.  30  et  suiv. 
CIVIS,  employé  pour  désigner  la  pa- 
trie, p.  63. 
O  L.   Valeur  de  ces  abréviations,  p. 

82. 
CLAUDE.  —  Ses  réformes  ortiiogra- 

pliiques,  p.  5. 
CLAUDE  I".  Noms  et  titres,   p.  182 

et  suiv 
CLAUDE  II.  Noms  et  titres,  p.  207. 
CLODIUS  ALBINUS.  Noms  et  titres, 

p.  196. 
COCHERS.  Epitaphcs  de   cochers,  p. 

255. 
COGNOMEN.  voir  SURNOM. 
COGNOMENEX  VIRTUTE,  p.  o3. 
COLLÈGE  DES  CORNICINES  (àLam- 
bèse).  —  Loi  du  collège,   p.  299  cf. 
corrigenda. 
COLLIERS  D'ESCLAVES,  p.  33). 
COMMODE.   Xoms  et  titres,  p.  193. 
CONDUITES    D'EAU,     p     314.     Voir 

MARQUES. 
CONSTANCE  II.    Noms  o.l    tilr.-s,    p. 

219. 
CONSTANCE   CHLORE.    Noms  id  ti- 
tres, p.  213. 
CONSTANT.    Noms   et    titres,  p.  218 


450 


TABLE    ANALYTIQUE 


CONSTANTIN    I.   Xuius    et  titros,    p. 

216. 
CONSTANTIN   II.  Noms  et  titres,  p, 

218. 
CONSTITUTIONS  IMPÉRIALES.  Leur 
forme  de  rédaction,  \>.  -'70.  —Liste 
des    principaux    é  lits  connus   par 
l'épii-n-aphie,  p.  271  et  suiv. 
CONSULARIS.  Valeur  du  titre  avant 
Dioclétien,  p.  94.  —Après  Constan- 
tin, p.   129. 
CONSULAT.  Dernier  degré  de  la  car- 
rière sénatoriale,  p.  92  —  Consulat 
ordinaire,  p.  92—  Consulat  sufîect, 
*  p.  92  —  Place  du  consulat  dans  les 

rursiis  honorum,  p.  94. 
CONSULAT     APRÈS     CONSTANTIN. 

p.  130. 
CONSULAT     DES    EMPEREURS,     p. 

162 
CONSUL  ORDINARIUS.  A  quelle  épo- 
que ce  titre  apparaît   sur  les  ins- 
criptions, p.  92,  note  1. 
CONSULS  ORDINAIRES.  Servent  ex- 
clusivement à  dater  les  inscriptions 
à  partir  du  iii«  siècle,  p.  92. 
CONSULS   SUFFECTS.   Cités    à    côté 
des  consuls  ordinaires  sur  les  ins- 
criptions, p.  92,  note  1. 
CONTRE-POIDS  di'  tisserands,  p.  329- 
CORPUS  INSCRIPTIONUM  LATINA- 
RUM.     Ses   différentes    parties,  p. 
XX  et  suiv.  cf.  les  addenda.  —  Son 
histoire,  p.  XX.  note  :.'. 
CRITIQUE  DES  INSCRIPTIONS.   Rè- 
gles  à  suivre  pour   cette  critique, 
p.  357  et  suiv.  —  si  l'on  ne  possède 
plus  qu'une  copie  du  texte,  p.  357 
et    suiv.    —  si  le   document   existe 
encore,  p.  361  et  suiv. 
CUPA,  CUPULA.  Forme  de  tom))e,  p. 

26!i,  note  1. 
CURSUS  HONORUM,  y.  .'=6  <'t  suiv. 
—  Loi  fondanifliiair  d^s  mr^ns,  ]K 
HT.  15o.  Voir  CARRIÈRE  SÉNATO- 
RIALE, CARRIÈRE  ÉQUESTRE, 
etc. 


CURUS    HONORUM,    APRÈS    CONS- 
TANTIN, p.  127  et  suiv. 


D 


D.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 

13. 
B  .  Lettre  propre  aux  inscriptions  de 

la  Gaule,  p.   13. 
DACICUS.  Surnom  de  Trajan,  p.  188. 
Surnom  de  Maximien,  p.  200  —  de 
Dèce.  p.  202  —  de  Gallien,  p.  20.j  — 
d'Auréli.n,  p.  208. 
DASUMIUS.  Son  testament,  p.  258. 
DATES   DES   INSCRIPTIONS.    Diffé- 
rentes façons  de  les  indiquer,  p.  228 
et  suiv. 
DÈCE.  Noms  et  titres,  p.  202. 
DÈCE    LE  FILS.    Noms  et  titres,   p. 

203. 
DÉCORATIONS    MILITAIRES.    Voir 

DONA  MILITARIA. 
DÉCRETS  DE  COLLÈGES,   p.  302.  — 
Différents  exeniides  connus,  p.  303. 
DÉCRETS  D'EMPEREURS,   p.   270  et 

suiv. 
DÉCRETS  DE    MAGISTRATS,  p.  279 
et  suiv.  —  Liste  des  principaux  dé- 
crets connus  par  l'épigraphie,    p, 
230  et  suiv. 
DÉCRETS  DE   MUNICIPALITÉS,    p. 
300  et  suiv.  —  Leur  mode  de  rédac- 
tion, p.  300.  —  Différents  exemples 
connus,  p.  300  et  301. 
DÉCRETS   HONORIFIQUES    de    con- 
seils niuuicipaux  à    la  suiti'  d'ins- 
criptions liuiiorifi(|iii'S,  \).  23(i. 
DÉDICACES  AUX  DIVINITÉS.   Par- 
ties essentielles,  p.   226  et  227.  — 
Formules   de  dédicaces,  p.  227.  — 
Parties  accessoires,  p.  227  et  suiv. 
—  Ordre  dans  lequel  ces  parties  se 
présentent,  p.  230. 
DÉNOMINATIONS    des    Romains,   p. 
27   et    suiv.    —  Leur  transmission 


TABLE    ANALYTIQUE 


451 


dans  les  familles,  p.   64  ut  suiv.  — 
Trausmission    entre    adojjtant     et 
adopté,  p.    7i\  Voir  AFFRANCHIS, 
ESCLAVES,  etc. 
DEVOTIONES,  p.  343  et  suiv. 
DIDIUS  JULIANUS.  Noms  et   titres, 

p.  193. 
DIGAMMA  INVERSUM,  p.  5. 
DIOCLÉTIEN.  Noms  et  titres,    p.  210 

et  -211. 
DIPLOMES  MILITAIRES,  p.  273  et 
suiv.  Eléments  qui  les  composent, 
p.  274  et  suiv.  —  Différences  de 
formules  suivant  les  époques,  p. 
276.  —  Leur  disposition  matérielle, 
p.  278. 
DIPTYQUES    CONSULAIRES,   p.    341 

et  suiv. 
DISCOURS   DE   CLAUDE    au    Sénat, 

p.  270. 
DISCOURS    D'HADRIEN    à     l'armée 

d'Afrique,  p.  299 
DIS   MANIBUS,  ou   formules    analo- 
gues, en  tête  des  inscriptions  funé- 
raires, p.  253  et  234. 
DIVA.  Titre  des  princesses  de  la  fa- 
mille  impériale    après    leur   mort, 
171. 
DiVI  etDIVAE.  Liste  des  Divl  et  Di- 

vac,  p.  170. 
DIVUS.  Titre  des  empereurs  après 
leur  mort,  p.  168.  —  Est  une  don- 
née chronologique,  p.  168.  —  Titre 
donné  à  des  princes  do  la  famille 
impériale  après  leur  mort,  p.  171. 
DOMICILE  (domus).  Indiciué   sur  les 

inscriptions,  p.  63. 
DOMINUS    NOSTER.    Titre    impérial 
depuis    Sévère    Alexandre,    p.  212, 
note  1. 
DOMITIEN.  Noms  et  titres,  p.  186  et 

suiv. 
DOMUS  AUGUSTA,  DOMUS  DIVINA. 
Désignation  delà  famille  impériale, 
p.  167. 
DONA    MILITARIA.    Leur    mention 
sur  les   inscriptions,   p.    114.   —  A 


«luel  moment  ils  cessent  d'être  men- 
tionnés, p.  114. 
DONATIONS  intéressant  la  sépulture, 
p.  239. 


E 


E.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
14. 

EDILITÉ.  Sa  place  dans  la  carrière 
sénatoriale,  p.  91.  —Date de  l'entrée 
en  charge  des  édiles,  p.  91.  —  N'est 
plus  mentionnée  au  m"  siècle,  p. 
99. 

EDITS  IMPÉRIAUX.  Voir  CONSTI- 
TUTIONS. 

EDITS  DE  MAGISTRATS,  p.  279  et 
suiv.  —  Liste  des  principaux  édits 
connus  par  l'épigraphie,  p.  280  et 
suiv. 

ELAGABAL.  Noms  et  titres,  p.  199. 

ELOGES  FUNÈBRES,  p.  238. 

ELOGIA.  Leur  nature,  leur  caracté- 
ristique, p.  231  et  232. 

EMILIEN.  Noms  et  titres,  p.  204. 

EMPEREURS.  Donnent  leur  gentilice 
à  ceux  à  qui  ils  accordent  la  cité  ro- 
maine, p.  73.  —  Noms,  surnoms, 
jmissances  tribunices,  consulats, 
salutations  impériales,  p.  136  et 
suiv.  —  Titres  des  empereurs  vi- 
vants, p.  156  et  suiv.  —  Surnoms 
tirés  des  victoires,  p.  139.  —  Titres 
des  empereurs  morts,  p.  168  et 
suiv.  —  Empereurs  dont  les  noms 
sont  martelés  sur  les  inscriptions, 
p.  172.  —  Liste  chronologique  des 
empereurs,  et  p.  177  et  suiv. 

ENFANTS  ILLÉGITIMES.  Gomment 
leur  filiation  est  indiquée,  p.  59  et 
71.  —  Leurs  dénominations,  ]>.  70 
et  suiv.  —  Leur  trijju.  p.  72. 

ENFANTS  LÉGITIMES.  Leurs  déno- 
minations, p.  63  et  suiv. 

EPIGRAPHIE.  Définition,  p.  XIIT.  — 


452 


TABLE  ANALYTIQUE 


Son  rappoi't  avec  les  différentes 
branches  de  l'enseignement  classi- 
que, p.  XIV.  —  Traités  didactiques, 
p.  XXIV  ;  cf.  les  addenda. 
EPITAPHES.  Leur  forme  primitive, 
p.  252.  —  Parties  essentielles  dont 
elles  se  composent,  p.   253  et  suiv. 

—  Parties  accessoires,  p.  256  et 
suiv.  —  Formules  finales,  p.  257.  — 
Ordre  de  ces  parties,  p    262  et  263. 

EPITAPHES  EN  VERS,  p.  252  et  257, 
note  3. 

ERES  LOCALES  (Rome,  Interamnu, 
Afrique,  Maurétanie  etc.)  p.  229. 

ESCLAVES.  Leurs  dénominations,  p. 
78.  —  Xoms  d'esclaves  précédés 
d'un  espace  laissé  en  blanc,  p.  80, 
note  1. 

ESTAMPILLES  SUR  TUILES  OU 
BRIQUES,  p.  300  et  suiv.  —  Leur 
intérêt,  p.  308.  —  Différentes  sortes, 
p.  309 —  Mode  de  lecture,  p.  309  et 
310  —  Briques  militaires,  p.  309- 
313.  — Briques  municipales,  p.  312. 

—  Briques  privées,  p.  312. 
ETRANGERS  NATURALISÉS.  Leurs 

dénominations,  p.  73. 
EUGÈNE.  Xoms  et  titres,  p.  222. 
EXSECRATIONES,   p.  343  et  suiv. 


F.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
14. 

FASTES  CONSULAIRES.   Leur  mode 

.   de  rédaction,  p.  282  et  suiv. 

FASTES  DE  COLLÈGES  SACERDO- 
TAUX, p.  296  et  297. 

FASTES  DES  FÉERIES  LATINES,  p. 
288. 

FASTES  TRIOMPHAUX.  Leur  mode 
de  rédaction,  p.  285  et  suiv. 

FAUSSAIRES,  p.  357. 

FEUILLES  DE  LIERRE,  cordiformes 
faisant  itïiicc  dr  iioints  séparalifs, 
p.  29. 


FILIATION,  p.  58  et  suiv.  —  Indi- 
quée par  le  prénom  du  père,  p.  58 

—  par  son  surnom,  p.  58  —  par  le 
nom  d\i  père  et  de  la  mère,  p.  59  — 
par  le  nom  de  la  mère,  p.  59  —  par 
les  prénoms  des  ancêtres,  p.  59  — 
au  génitif  avec  ellipse  de  filius,  p. 
59  note  —  imaginaire  pour  les  en- 
fants illégitimes,  p.  71. 

FLAVIUS,  prénom  des  empereurs 
de  la  seconde  dynastie  flavienne, 
p.  49. 

FLAVIUS  SEVERUS.  Noms  et  titres, 
p.  214. 

FLAVIUS  VICTOR.  Noms  et  titres, 
p.  222. 

FLORIEN.  Noms  et  titres,  p.  209. 

FONCTIONS  ADMINISTRATIVES  IN- 
FÉRIEURES. Liste  avec  la  traduc- 
tion grecque  de  quelques  titres,  p. 
134  et  suiv. 

FONCTIONS  ÉQUESTRES.  Liste  avec 
la  traduction  de  chaque  titre  en 
grec,  p.  118  et  suiv. 

FONCTIONS  HONORIFIQUES  DANS 
LES  COLLÈGES,  p.  134  t-t  suiv. 

FONCTIONS  MUNICIPALES.  Liste 
avec  la  traduction  de  certains  titres 
en  grec,  p.  148  et  suiv. 

FONCTIONS  ET  MAGISTRATURES 
SÉNATORIALES.  —  Liste  avec  la 
traduction  de  chaque  titre  en  grec, 
p.  100  et  suiv. 

FORMULES:  Dis  m.^nibus,  introduite 
sous  Auguste,  p.  253.  —  Dis  m.4.ni- 
Bus  iNKERis  ou  fomiules  analogues, 

p.    254.  —   HONORI    ou    IN   IIOXOREM, 

p.  233.  —  Honore  contentus,  p.  236. 

—  Memoriae,  p.  254,  note  1 .  —  Plus 
MINUS,  sur  les  inscriptions  païen- 
nes, p.  255.  —  Vivus  sur  une  épita- 
pho,  à  côté  du  nom  d'un  person- 
nage, p.  264. 

FORMULAIRES.  Employés  pour  la 
rédaction  dos  inscriptions,  p.  237, 
note  3. 

FRACTIONS.  Signes   usités   pour  les 


TABBE  ANALYTIQUE 


453 


représenter  sur  les  inscriptions,  p. 
33. 
FRANCICUS.  Surnom  do  Valentinien, 
Valens  et  Gratieu,  p.   2^0  et  suiv. 


G.  Difïérentes  formes  de  la  lettre,  p. 
15. 

GALBA.  Noms  et  titres,  p.  184. 

GALLIEN.  Noms  et  titres,  p.  205. 

GENTILICE,  p.  50  et  suiv.  Gentilices 
en  ius,  p.  50  —  en  aeus,  eus,  p.  50  — 
en  eima,  enna,  inna,  ina,  p.  51  —  en 
as,  p.  51  —  en  anus,  enus,  p.  51  — 
en  inus,  p.  51  —  en  anus,  avus,  p.  51 
Gentilices  écrits  en  abrégé,  p  52  — 
employés   comme    surnoms,   p.   54 

—  Gentilice  au  génitif  en  tête  de 
l'inscription,  p.  50  —  Gentilice  du 
père  naturel  restant  à  son  fils  après 
adoption,  p.  12  et  73  —  Gentilice  dos 
étrangers  naturalisés,  p.  75  —  Gen- 
tilices en  ius,  dérivant  de  noms  bar- 
bares, p.  77  —  Gentilices  en  ius, 
dérivés  du  surnom  du  patron,  p.  80 

—  Gentilices  dérivés  de  la  iirofes- 
sion  des  membres  d'un  collège,  p. 
84  — Gentilices  dérivés  d'un  nom  de 
ville,  p.  84  —  Gentilices  dérivés  du 
surnom  d'une  colonie  ou  d'un  mu- 
nioipe,  p.  84  —  Gentilices  féminins 
en  is,  p.  50,  note  7. 

GENTILICES  IMPÉRIAUX.  Abrégés 
parce  qu'ils  sont  employés  comme 
prénoms,  p.  49.  — Passant  aux  vil- 
les auxquelles  les  empereurs  accor- 
dent la  cité  romaine,  p.  76.  —  Adop- 
tés par  les  rois  barbares  alliés  de 
l'Empire,  p.  78. 

GENTILICES  ROMAINS  usurpés  par 
des  pérégrins,  p.  77. 

GERMANICUS.  Surnom  de  Galigula, 
p.  181  —de  Claude,  p.  182  —  de  Né- 
ron, p     183  —  de  Donatien,  p.   186 


—  do  Nerva,  p.  187  —  de  Trajan, 
p.  188  —  de  Marc  Aurèle,  p.  192  — 
de  Commode,  p.  193  —  de  Caracalla, 
p.  197  —  de  Maximin,  p.  200  —  de 
Philippe,  p.  201,  202  —  de  Valérien, 
p.  204  —  de  Gallien,  p.  205  —  de 
Postume,  p.  205  —  de  Claude  II,  p. 
207  —  d'Aurélien,  p.  208  —  de  Ca- 
rus,  p.  209  —  de  Probus?  p.  209  — 
de  Dioclétien,  p.  210  et  211  —  de 
Maximien,  p.  212  —  de  Constance 
Chlore,  p.  213  —  de  Galère,  p.  214 

—  de  Constantin,  p.  216  —  de  Cons- 
tance, p.  219  —  de  Valentinien,  Va- 
lens et  Gratien,  p.  220  et  221. 

GÉTA.  Noms  et  titres,  p.  198. 

GLADIATEURS.  Epitaphes  de  gladia- 
teurs, p.  25.Ï. 

GOBELETS  DE  VICARELLO,  p.  323. 

GORDIEN  I".  Noms  et  titres,  p.  200. 

GORDIEN  II.  Noms  et  titres,  p.  200. 

GORDIEN  III.  Noms  et  titres,  p.  200. 

GOTHICUS.  Surnoms  de  Claude  II, 
p.  207  —  d'Aurélien,  p.  208  —  de 
Tacite,  p.  209  —  de  Probus,  p.  209 

—  de  Constantin,  p.  216  —  de  Cons- 
tance, p.  219  —  de  Valentinien,  Va- 
lens et  Gratioii,  p.  223  et  suiv. 

GRADES  MILITAIRES.  Avec  leur 
traduction  en  Liri'C,   p.   138  et  suiv. 

GRADES  MILITAIRES  INFÉRIEURS 
AU  CEKTURIONAT.  Omis  souvent 
sur  les  inscriptions,  p,  130  note. 

GRAFFITES,  p.  314. 

GRATIEN.  Noms  et  titres,  p.  221. 


H 


H.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 

16. 
HADRIEN.  Noms  et  titres,  p.  189. 
HERCULIUS.  Surnom  de  Dioclétien, 

p.  21;J. 
HOSTILIEN.  Noms  et  titres,  p.  203, 


454 


TABLE  ANALYTIQUE 


I.  Dilléiciitus  forinos  de  la  lettre,  p. 
16. 

IMPERATOR.  Prénom  impérial,  p. 
l'i"!  —  Désigne  le  nombre  des  salu- 
tations impériales,  p.  lîi?. 

IMPERATOR  DESTINATUS.  Titre  de 
Garacalla,  p.  197. 

INDEX  RERUM  GESTARUM  D'AU- 
GUSTE, p.  279. 

INSCRIPTIONS  Dillérentes  classes 
irinsei'iptii.ins,  p.  22ri  et  sniv. 

INSCRIPTIONS  archaïques.  Ou- 
vrages destinés  à  en  faciliter  la  lec- 
ture, p.  XXx,note  2;  cf.  les  addenda. 

INSCRIPTIONS  CHRÉTIENNES.  Ee- 
CLicil  d'inscriptions  chrétiennes,  p. 
XXIV. 

INSCRIPTIONS  DOLIAIRES.  Voir  ES- 
TAMPILLES. 

INSCRIPTIONS  FAUSSES,  p.  351  — 
Leur  placu  dans  les  Corpus,  p.  337. 
Exemples  d'inscriptions  fausses 
existant  en  nature,  p.  362  et363. 

INSCRIPTIONS   FUNÉRAIRES.   Voir 

ÉPITAPHES. 
INSCRIPTIONS  GRAVÉES  SUR  DES 
ÉDIFICES,  p.  237  et  suiv.  —  Elé- 
ments qui  lis  composent,  p.  237  — 
Expressions  employées  pour  indi- 
quer les  travaux  de  construction  ou 
de  réfection,  p.  239  et  suiv.  —  Or- 

•  dres  des  différents   éléments,  dont 
elles  se  composent,  p.  2ii. 
INSCRIPTIONS  HONORIFIQUES. 

Naissance  et  développement,  p.  231. 
—  Parties  essentielles,  p.  232  et 
suiv.  —Rédigées  à  la  mode  grecque 
avec  l'accusatif  de  la  personne  ho- 
norée, p.  232  —  Formules  complé- 
mentaires, p.  234  et  233  —  Ordre 
dans  lequel  les  diiVércnles  paiMics 
se  présentent,  ji.   23."i  et  23{j. 


INSTRUMENTUM,  i>.  3Ûo  et  suiv. 

INVENTAIRES  DE  TRÉSOR  de  tem- 
ples, 293. 

ITEM  entre  deux  fonctions  dans  un 
cursus  honorum.  Sens  du  mot,  p. 
96,  note  2. 

ITINÉRAIRES  sur  vases,  p    323. 


JOVIEN.  Noms  et  titres,  p.  220. 
JOVIUS.    Surnom    de    Dioclétien,    p. 

211. 
JULIEN.  Noms  et  titres,  p.  219. 


K 


K.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
17. 


L 


L.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
17. 

LAMPES.  Voir  MARQUES  SUR  LAM- 
PES. 

LÉGATS  LÉGIONNAIRES.  Disparais- 
sent avi'c  Gallii'u,  ji.  99. 

LÉGATS  PROPRÉTEURS.  Disparais- 
sent avec  Gallien,  p.  99. 

LÉGIONS.  Liste  des  légions  en  latin 
et  en  grt'c,  p.  101  et  suiv. 

LETTRES  LIÉES,  p.  24. 

LETTRES  MOBILES.  Les  Piomains 
les  ont-ils  connues?  p.  309,  note  3. 

LETTRES  RETOURNÉES.  Indiquent 
souvent  le  féminin  sur  les  inscri])- 
tions  hipidalres,  p.  374. 

LICINIUS    I.  Noms  et  titres,  p.  213. 

LICINIUS  II.    \ s  el   titie>,  p.  2IG. 


TABLE   ANALYTIQUE 


455 


LIGATURES,  sur  les  inscriptions,  \). 
23  et  suiv.,  pi.  II. 

LINGOTS  DE  MÉTAL.  Voir  MAR- 
QUES. 

LISTES  MILITAIRES,  p.  297  <'t  suiv. 

—  Leur  mode  de  rédaction,  p.  297. 

—  Différents   exemples    connus,  p. 
29S  et  299. 

LOI  RELATIVE  AU  FLAMINE  de  la 
Narbonaise,  p.  293. 

LOIS,  p.  263  et  suiv.  Formules  ini- 
tiales et  finales,  p.  266.  —  Liste  des 
principales  lois  connues  par  l'épi- 
<>raphie,  p.  267. 

LOIS  DE  COLLÈGES  MILITAIRES, 
p.  299  et  suiv. 

LOIS  DE  DEDICACE  de  temples  ou 
d'autels,  p.  294  et  suiv.  — Différents 
exemples  connus,  p.  294  et  29ë.  — 
Mode  de  rédaction,  p.  295. 

LOLLIEN.  Noms  et  titres,  p.  200. 

LUCIUS  VERUS.  Noms  et  titres,  p. 
193. 

M 

M.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
18. 

MACRIN.  Noms  et  titres,  p.  198. 

MAGISTRATURES  ROMAINES.  Leur 
hiérarchie,  p.  89  et  suiv. 

MAGNENCE.  Noms  et   titres,   p.  219. 

MANUELS  PROFESSIONNELS  de  gra- 
veurs, voir  FORMULAIRES. 

MARC  AURÈLE.  Noms  et  titres,  p. 
191. 

MARIUS.  Noms  et  titres,  p,  206. 

MARQUES  d'EXTRACTION  sur  Ijlocs 
de  marbre,  p.  306  et  suiv.  —  Dif- 
férents exemples  connus,  p,  306.  — 
Leur  mode  de  rédaction,  p.  306.  — 
Sur  lingots  de  métal,  p.  307. 

MARQUES  SUR  CONDUITES  d'EAU, 
p.  314  et  suiv.  —  Leur  intérêt,  p. 
314.  —  Différentes  sortes,  p.  314,  315 
et  316. 


MARQUES  SUR    LAMPES,    p.   316  et 

suiv. 
MARQUES    SUR    VASES,    p.    317     et 

suiv.  —  Marques  de  fabrique,  p. 
317.  —  Légendes  de  sujets  figurés, 
p.  318  et  319.  —  Acclamations  et 
souhaits,  p.  319. —Indiquant  le  con- 
tenu du  vase,  p.  321. 

MARTELAGES  sur  les  inscriptions, 
p.  169.  —Martelages  des  noms  impé- 
riaux, p.  159.  —  Liste  des  noms 
d'empereurs  martelés,  p.  172  et 
suiv.  —  Martelages  de  noms  de 
particuliers,  p.  175.— Listes  de  par- 
ticuliers dont  le  nom  a  été  martelé, 
p.  175.  —  Martelages  de  noms  de 
légions,  p.  176.  —  Martelages  desti- 
nés à  corriger  une  erreur  de  gra- 
vure, p.  176.— Martelages  dissimu- 
lés par  une  nouvelle  gravure,  p. 
169,  176. 

MATER  CASTRORUM.  Titre  des  im- 
pératrices, p.  166. 

MATER  PATRIAE.  Titre  des  impé- 
ratrices, p.  166. 

MATER  SENATUS.  Titre  des  impéra- 
trices, p.   166. 

MATIDIE.  Son  éloge  funèbre,  p.  258. 

MAXENCE.    Noms  et  titres,    p.    213. 

MAXIME.  Noms  et  titres,  p.  222. 

MAXIMIEN.  Noms  et  titres,   p.  212. 

MAXIMIN.  Noms  et  titres,  p.  200. 

MAXIMIN  DAZA.  Noms  et  titres,  p. 
215. 

MAXIMUS.  Surnom  de  Constantin, 
216; 

MEDICUS.  Surnom  de  Marc  Aurèle, 
p.  191  —  de  L.  Verus,  p.  193  —  de 
Dioctétien,  p  211  —  de  Maximien, 
p.  212  —  de  Constance  Chlore,  p. 
213  —  de  Galère,  p.  214  -  de  Cons- 
tantin, p    217. 

MEMORIAE,  surdesépitaphos  païen- 
nes, p.  234,  note  1. 

MENOLOGIUM  RUSTICUM.  voir  CA- 
LENDRIERS RUSTIQUES. 


456 


TABLE    ANALYTIQUE 


MESURES.  Marques  sur  niesun's,  j). 

;i2S  et  suiv. 
MILICES  ÉQUESTRES,  p.  110  i-l  suiv. 
WI-L.   ]).   82  l't  note,  4. 
MONOGRAMMES,   voir  LIGATURES. 
MOSAÏQUES.  Inscriptions  sur  mosaï- 

ifues,  p.  346. 
MOTS  laissés  en  blanc  dans  une  ins- 

cri[ttion,  p.  80,  note  1. 
MOTS  ÉTRANGERS  aune  inscription 

graves   dans    l'espace   olitenu   par 

martelage,  p.  169. 
MURDIA.  Son    éloge  funèbre,  p.  25S. 


N 

N.  Diiïérentes  formes  de  la  lettre,  p. 

19. 
NATIONE.  Employé  pour  désigner  la  ■ 

patrie,  p.  63. 
NATURALISÉS.     I-eurs     dénomina- 
tions, p.  7 ri  et  suiv. 
NÉRON.    Noms    et    titres,    p.   IS3   et 

suiv. 
NERVA.  Noms  et  titres,  p.  187. 
INF  ou  NP  dans  les  calendriers,  p.  ±90, 

note  3. 
NOM  (nomen  gentilicium).  VoirGEN- 

TILICE. 
NOMBRES.  Voir  CHIFFRES. 
NOMS  DU  MARI.  Indiqués  au  génitif 

après  celui  de  la  femme,  p.  64. 
NOMS   des    Romains,    p.   37   et  suiv. 

Voir  DÉNOMINATIONS. 
-NOMS  DOUBLES,    d'esclaves,    p.  78. 
NUMÉRIEN.    Noms  et  titres,   p.  210. 


OLYMPIUS.  Surnom  d'Hadrion,  p. 
189.  note  4. 

OPTIMUS.  Surnom  de  Trajan,  p.  188. 

ORATIONES  PRINCIPUM,  voii  DIS- 
COURS. 

OTHON.  Noms  et  titres,  p,  183. 


o 


O.  Diiïérentes  formes  de  la  lettre,   i> 

19. 
0  ,  ]..  19,  note  3. 
O,    O    signifiant  obilus,  p.  204. 


P.  Dinérentes  formes  de  la  lettrr,  p. 
19. 

PALMETTES,  dans  les  inscriptiniis, 
p.  29. 

PARTHICUS.  Surnom  de  Trajan,  p. 
188  —  de  Marc  Aurèle,  p.  191  —  de 
L.  Verus,  p.  193  —  de  Septime  Sé- 
vère, p.  195  —  de  Garacalla,  p.  197 

—  de  Claude  II,  p.  207;   cf.   note  4 

—  d'Aurélien,  p.  208. 

PATER  PATRIAE.  Titre  impérial,  p. 
163. 

PATER  SENATUS.  Titre  de  certains 
empereurs,  p.  166. 

PATRIE.  Indication  delà  patri»'  sur 
les  inscriptions,  p.  62  et  suiv. 

PAX  TECUM,  sur  des  inscriptions 
païennes,  p.  234. 

PÉRIODIQUES.  Publications  périodi- 
qurs  consacrées  aux  inscriptions 
latines,  p.  XXV. 

PERSICUS.  Surnom  de  Philippe,  p. 
20 1  —  de  Garus.  p.  209  —  de  Dio- 
clétien,  ]).  210  et  211  —  de  Maxi- 
mien, p.  212  — de  Constance  Chlore, 
p.  213  —  de  Galère,  p.  214  —  de 
Constantin,  p.  216. 

PERTINAX.   Noms  et  titres,   p.    194. 

PESCENNIUS  NIGER.  Noms  et  titres, 
p.    19G. 

PHILIPPE  I.  Noms   et  titres,  p.  201. 

PHILIPPE  II.  Noms  et  titres,  p.  202. 

PIUS.    Sui-nom  de  Conumidr,    p.  193 

—  de  Si'pliine  Sévère,  p.   193  —  de 
Caracalla,  ]>.  197  —  de  (iéta.  p.  198 

—  des  lu'incesdu  tiT  siècle,  p.  199. 


TABLl-;   ANALYTDJUE 


457 


PLÉBISCITES.  Forme,  de  leur  rédac- 
tion, p.  26o  et  suiv. 

POIDS.  Marques  sur  poids,  p,  328  et 
suiv. 

POINTILLÉ.  Inscriptions  gravées  en 
pointillé,  p.  322  et  323. 

POINTS  SÉPAKATIFS  dans  les  ins- 
criptions, p.  28  —Leurs  différentes 
formes,  p.  29. 

PONTIFEX  MAXIMUS.  Titre  impé- 
rial, p.  160. 

POSTUME.  Noms  et  titres,  p.  205. 

PRÉNOMS.  Liste  des  prénoms,  p.  39. 

—  Ecrits  toujours  en  abrégé,  p.  38 

—  Différentes  abréviations,  p.  39  et 
suiv.  —  Prénoms  rares,  p.  42  — 
Omis  sur  la  tombe  d'enfants  en  bas- 
âge,  p.  45  —  Les  femmes  n'en  por- 
tent point  généralement  sur  les  ins- 
criptions, p.  47,  74  —  Prénoms 
doubles,  p.  54  —  Transmission  des 
prénoms  dans  les  familles,  p.  65.  — 
Prénoms  héréditaires  dans  les  fa- 
milles Aemilia,  Claudia,  Gornelia, 
Fabia,  Furia,  Julia,  Manlia,  p.  66 

—  Prénom  de  l'adoptant  passant  à 
l'adopté,  p.  72  —  Prénom  du  père 
de  l'adoptante  passant  à  l'adopté,  p. 
72  — Prénom  des  étrangers  natura- 
lisés, p.  75  —  Prénom  d'un  patron, 
passant  à  l'affranchi  d'une  de  ses 
affranchies,  p.  81. 

PRÉFECTURE  DES  OUVRIERS.  Place 
du  titre  dans  la  carrière  équestre, 
p.  110  —  Disparait  au  me  siècle, 
p.  116. 

PRÉTURE.  Troisième  degré  de  la  car- 
rière sénatoriale,  p.  91  —  Obtenue 
immédiatement  après  la  questure 
par  les  patriciens,  p.  91  —  Diffé- 
rentes sortes  de  prétures,  p.  91,  101 

—  Age  de  la  préture,  p.  91  —  Date 
de  l'entrée  en  charge  des  prétours, 
p.  92. 

PRIMIPILAT.    Fonctions   de  la   car- 
rière équestre  au  iii»  siècle,  p.  117. 
PRINCEPS  JUVENTUTIS.    Titre    des 


princes  do  la  famille  impériale,  p. 
Ki.'i. 

PROBUS.  Noms  et  titres,  p.  209. 

PROCONSUL.  Titre  impérial,  p.  164. 

PROCURATÈLES.  Dans  la  carrière 
équestre,  p  111  —  Hiérarchie  entre 
ces  procuratèles,  p.  111  —  Classe- 
ment par  traitement,  p.  111  note. 

PROHIBITIONS  relatives  aux  tom- 
beaux, p.  2."j9,  261. 

PROVINCES.  Gouvernements  des  pro- 
vinces —  Leur  place  dans  la  car- 
rière sénatoriale,  p,  93. 

PUISSANCE  TRIBUNICE  des  empe- 
reurs, p.  160  et  suiv.  Voir  TRIBU- 
NICIA  POTESTAS. 

PVP  (abréviation  de  Pu  pus)  tenant 
lieu  de  prénom,  p.  46. 

PUPIEN.  Noms  et  titres,  p.  201. 


Q 

Q.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
20. 

QUESTURE.  Sa  place  dans  la  carrière 
sénatoriale,  p.  91  —  Différentes  sor- 
tes de  questures,  p.  91,  101  —  Date 
de  l'entrée  en  charge  des  questeurs, 
p.  91  —  Omise  sur  les  inscriptions 
après  Dioclétien,  p.  128. 

QUI  ET,  QUI  ET  VOCATUR.  Devant 
un  sobriquet,   }).  37. 

QUINTILLUS.  Noms  et  titres,  p.  207. 


R 


R.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 

20. 
RECUEILS  D'INSCRIPTIONS,  p.  XIX 

et  suiv. 
RÈGLEMENTS  DE  COLLÈGES.    Voir 

LOIS. 
RESCRITS.  Voir  CONSTITUTIONS. 
RESTITUTION  DES   INSCRIPTIONS, 


458 


TABLE   ANALYTIQUE 


p.  348  et  suiv.  —  Sont  lo  résultat 
d'une  nécessité,  non  1p  fruit  ilo 
rimagination,  ]>.  34S  —  Coumicut 
on  les  indiqui'  dans  la  transcrip- 
tion des  inscriptions,  p.  348,  note  1 
—  Exemples,  p.  349  et  suiv. 


S.  Dilïérentes  formes  de  la  li'ttns  p. 
21. 

SACERDOCES.  Leur  place  dans  les 
cursus  honorum,  p.  94  —  Liste  des 
sacerdoces  sénatoriaux,  p.  99  et 
suiv.  —  Liste  des  sacerdoces  éques- 
tres, p.  H8  et  suiv. 

SACERDOCES  MUNICIPAUX,  p.  146 
et  siiiv. 

SALUTATIONS  IMPÉRIALES,  l'.  1j7, 
nnte  2  —  An  iv  sI/m-Ic  p.  i;;S.  Voir 
IMPERATOR. 

SARMATICUS.  Surnom  de  Marc  Au- 
réle,  p.  192  —  de  Commode,  p.  193 

—  de  Maximin,  p.  200  —  de  Dioclé- 
tien,  p.  210  et  211  —  de  Constance 
Chlore,  p.  213  —  de  Galère,  p.  214 

—  de  Constantin,  p.  217. 
SÉNATEURS.    Voir    CARRIÈRE    SÉ- 
NATORIALE. 

SÉNATUS  CONSULTES,  p.  268  et  suiv. 
Différentes  parties,  p.  208  —  liiste 
des  sénatus  consultes  connus  par 
l'épii?raphie,  p.  208  et  269. 

SEPTIME  SÉVÈRE.  Noms  et  titres, 
p.  19.;. 

SERVUS,  appliijué  à  des  affranchis, 
p.   80. 

SESTERCE.  Signes  usités  pour  le  re- 
présenter ;  ses  divisions,  ses  mul- 
tiples, p.  34. 

SÉVÈRE  ALEXANDRE.  Noms  et  ti- 
tras,   p.    PKI. 

SEVIR  EQUITUM  ROMANORUM. 
l'iace  do  cc  litre  dans  lus  inscrip- 
tions, p.  90,  note  2. 


SICILICUS  (accent)  p.  28. 

SIGLES  voir  ABRÉVIATIONS. 

SIGNE  n,  sur  des  chiffres,  p.  32. 

SIGNES  ÉPIGRAPHIQUES ,  voir 
ABRÉVIATIONS,  CHIFFRES,  AL- 
PHABETS,   FRACTIONS,    SIGLES. 

SIGNUM.  Voir  SOBRIQUET. 

SOBRIQUET,  p.  .56  —  Comment  il  s'in- 
iliqui'  sur  les  inscriptions,  j).  57. 

SORTES,  p.  343. 

SP,  SPE,  sur  les  tessères  consulai- 
rt's,  p.  336  et  suiv. 

SP'F.  Employé  pour  désigner  les  en- 
fants nalTirels,  p,  71. 

STATUETTES.  Marques  sur  statuet- 
tes, p.  321. 

SURNOMS.  Leur  place  dans  les  déno- 
minations, p.  .52  —  Surnoms  hérédi- 
taires, p.  53  —  Surnoms  multiples, 
p.  o3  —  Surnoms  au  génitif  en  tête 
de  l'inscription,  p.  56  —  Transmis- 
sion des  surnoms  dans  les  familles, 
p.  06.  —  Surnoms  employés  comme 
prénoms,  p.  49. 

SURNOMS  EN  ANUS.  Dans  les  déno- 
minations des  adoptés,  p.  72  —  Dans 
les  dénominations  des  esclaves,  p. 
78. 

SURNOMS  IMPÉRIAUX,  p.  159  —  Ser- 
vent à  dater  les  inscriptions,  p.  160. 


T 


T.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 

21. 
TABLE    DES    LIGURES  BAEBIANI, 

p.   3U2. 
TABLE  DE  VELEIA,  p.  302. 
TABLES    DE    PATRONAT,    p.  301  - 

Leur  mode  de  rédaction,  p.  301  — 

DilVéri'nts  exemples  connus,  p.  302. 
TABULAE  CERATAE  de  Pompéi,   p. 

304  et  305  ;  cf.  additamenta. 
TABULAE  LUSORIAE,  p.  346  et  suiv. 
TACITE.  Noms  et  titres,  p.  208  et  209. 


TABLK   ANAF.YTKJUE 


459 


TESSERAE  PAGANAE.  Voii  TESSE- 
RES  D'HOSPITALITÉ. 

TESSÈRES.  Inscriptions  sur  tessoros, 
]!.  3'J4  ot  sniv. 

TESSÈRES  CONSULAIRES,  p.  33G  et 
suiv.  —  Leur  mode  de  rédaction,  p. 
336  —  Leur  usage,  p.  337  —  Leur 
intérêt,  p.  338. 

TESSÈRES  CONVIVALES,  p.  340  et 
suiv. 

TESSÈRES  DE  JEUX,  p.  841. 

TESSÈRES  D'HOSPITALITÉ,  p.  338 
et  suiv.  —  Deux  exemples  connus, 
p.  338  et  339  —  TESSERAE  PAGA- 
NAE, p.  340. 

TESSÈRES  FRUMENTAIRES,  p.  334 
et  335. 

TESSÈRES  GLADIATORIALES,  voir 
TESSÈRES  CONSULAIRES. 

TESSÈRES  MILITAIRES,  p.   334. 

TESSÈRES  dites  THEATRALES,  p. 
335. 

TESTAMENT  D'AUGUSTE,  voir  IN- 
DEX RERUM  GESTARUM. 

TESTAMENTS,  p.  238  et  259. 

TETRICUS  LE  PÈRE.  Noms  et  titres, 
p.  206. 

TETRICUS  LE  FILS.  Noms  et  titres, 
p.  207. 

THÉODOSE.  Noms  et   titres,   p.  223. 

TIMBRES.  Voir  ESTAMPILLES. 

TIBÈRE.  Noms  et  titres,  p.  179  et 
suiv. 

TITUS.  Noms  et  titres,  p.  186. 

TOMBES.  Dimensions,  p,  260  —  Au- 
teurs et  raisons  de  l'érection,  p. 
260  —  Violation,  p.  259  et  261  - 
Tombes  appartenant  à  des  collèges 
funéraires,  p.  265  —  Tombes  prépa- 
rées d'avance,  p.  263. 

TRAJAN,  p.  188  et  suiv 

TRÉBONIEN  GALLE.  Noms  et  ti- 
tres, p.  203. 

TRIBU,  Indication  de  la  tribu  après 
la  filiation,  p.  59  et  suiv.  —  S'indi- 
que rarement  après  Garacalla,  {). 


60  —  Ecrite  im  abrégé,  [>.  (iU  —  Liste 
dos  tribus,  p.  60  et  suiv. 

TRIBU  COLLINA,  fréquente  pour  les 
enfants  naturels,  p.  72. 

TRIBU  ESQUILINA,  fréquente  pour 
les  cnfanls  naturels,  p.  72. 

TRIBU  POLLIA,  p.  61,  note  1. 

TRIBU  SUBURANA,  fréquente  pour 
les  enfants  naturels,  j).  72. 

TRIBUS  DES  DIFFÉRENTS  EMPE- 
REURS, p.  76  note. 

TRIBUNAT  DE  LA  PLÈBE.  Sa  pbice 
dar^s  la  carrière  sénatoriale,  p.  91 
—  Date  de  l'entrée  (>n  charge  des 
triliuns,  p.  91  —  N'est  plus  men- 
tionné au  ne  siècle,  p.  99. 

TRIBUNAT  LÉGIONNAIRE.  Dans  la 
carrière  sénatoriale,  p.  90  et  91  — 
N'est  régulièrement  obtenu  après 
le  vigintivirat  (ju'après  les  Fla- 
viens,  p.  90  —  N'est  plus  obligatoire 
avant  la  questure  au  iii«  siècle,  p. 
99  —  Dans  la  carrière  équestre,  p. 
110. 

TRIBUNICIA  POTESTAS.  Titre  im- 
périal, p.  160  —  Sa  mention  suivie 
d'un  chiffre  sert  à  dater  les  inscrip- 
tions, p.  160  —  Façon  de  supputer 
les  puissances  tribunices,  p.  161. 

TUILES  ESTAMPILLÉES,  p.  308  et 
suiv.  Voir  ESTAMPILLES. 

TURIA.  Son  éloge  funèbre,  p   258. 


V 


V.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
22. 

VAISSELLE.  Marques  sur  la  vais- 
selle, p.  322. 

VALENS.  Noms  et  titres,  p.  221. 

VALENTINIEN.  Noms  et  titres,  p. 
220. 

VALENTINIEN  II.  Noms  et  titres, 
p.  221. 

VALÉRIEN.  Noms  et  titres,  p.  204. 


460 


TABLE    ANALYTIQUE 


VASES.  Voir  M  ARQUES,  VAISSELLE 
VERRE. 

VERRE.  Inscriptions  sur  vases  en 
vurro,  p.  323  et  suiv. 

VERRES,  gentilice,  p.  51,  note  7. 

VESPASIEN.  Noms  et  titres,  p.  182. 

VICTORIN.  Noms  et  titres,  p.  206. 

VIGINTIVIRAT.  Dift'érentes  fonctions 
qui  le  constituent,  p.  90  —  Dispa- 
rait sur  les  inscriptions  après  Sé- 
vère Alexandre,  p.  99. 

VIR  CLARISSIMUS.  A  quelle  époque 
ce  titre  figure  sur  les  inscriptions, 
p.  89,  note  1. 

VIR  EGREGIUS.  Titre  des  chevaliers, 
p.  109,  117. 

VIR  EMINENTISSIMUS,  p.  117. 

VIR  INLUSTRIS,  p.  129. 

VIR  PERFECTISSIMUS,  p.  117. 

VIR  SPECTABILIS,  p.  129. 

VITELLIUS.  Noms  et  titres,  p.  !8a. 


VOCABDLUM,  voir  SOBRIQUET. 
VOLUSIEN.  Noms  et  titres,  p.  204. 


X 


X.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
22. 


Y.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
22. 


Z.  Différentes  formes   de  la  lettre,  p. 
23. 


TABLE  DES  FIGURES  INSÉRÉES 

DANS  LE  TEXTE 


Diplôme  militaire  de  l'an  98 p.  277 

Décret  de  Paul  Emile 279 

Fragment  des  Fastes  triomphaux -286 

Calendrier  de  Guidizzolo •  .    .    .  *294 

Vente  d'esclave  de  Pompéi 30  V 

Estampille  sur  brique  delà  gens  Domitia 3il 

—  de  la  légion  XXIF  Primigenia 3li 

Graffite  sur  vase  de  Pompéi 3-)0 

Graffite  sur  amphore  de  Carthage 321 

Manche  de  vase  en  argent 322 

Plaque  de  bronze  avec  ex-voto 323 

Plaque  de  bronze  de  Crémone 326 

Jeu  de  poids  de  Brimeux 329 

Collier  d'esclave 331 

Cachet  d'oculiste 333 

Tesst'-re  d'hospitalité  de  Trasacco 339 

Tessera  pagana  de  Bizerte 340 

Tessère  d'un  collège  d'utriculaires 341 

Lamelle  de  plomb  avec  exsecratio 345 

Inscriptions  fausses  du  Louvre 362  et  363 


TABLE  DES  PLANCHES  HORS  TEXTE 


Types  d'alphabets  épigraph-iques pi.     I 

Ligatures  dans  l'alphabet  cursif pi.  II 


CORRECTIONS  &  ADDITIONS 


P.  XXI,  I.  6.  Ajouter  :  Inscriptionum  parietinarum  Pompeianarum  supple- 
mentum,  1898. 

P.  XXIV,  I.  20.  Ajouter  :  Lindsay,  Handbook  of  latin  inscriptions  itlus- 
trating  the  hisionj  of  Ihe  lawjuage,  1897, 

P.  XXIV,  1.  27.  Ajouter  :  Ricci,  Epigrafia  latina,  1898  (Collection  des 
manuels  Hoepli). 

P.  109,  Ajouter,  en  face  Vice  sacra  cognoscens,  etc.   :  èv  x'^^P?  ^jîiaTToù 

P.  299.  Au  lieu  de  :  Corniculaires  lire  Gornicines. 


TABLE  DES  MATIERES 


Avant-propos  de  la  troisième  édition,  p.  vu. 
Introduction  de  la  deuxième  édition,  ix-xii. 
Extraits  de  l'introduction  de  la  première  édition,  xrii-xvii. 
Bibliographie  de  l'épigraphie  latine,  xix-xxvi. 


PREMIÈRE  PARTIE 

DES    ALPHABETS    USITÉS    DANS   LES  INSCRIPTIONS   ROM  AINES,  p.  1 -34. 

Alphabet  archaïque,  p.   1-4. 

Alphabet  numumental,  4-0. 

Alphabet  cursif,  6-10. 

Forme  des  différentes  lettres  sur  les  inscriptions,  1 1-'23. 

Ligatures,  23-27. 

Accents,  points  séparalifs,  27-29. 

Chiffres,  30-3'*. 

DEUXIÈME  PARTIE 

DES   ÉLÉMENTS   COMMUNS   AUX  DIFFÉRENTES    CLASSES 

d'inscriptions,  p.  35-223. 

CHAPITRE  PREMIER 

§  1.  —  Prénoms,  noms,  surnoms,  p.  37-57. 

§  2.  —  Indication  de  la  filiation,  de  la  tribu,  et,  suhsidiairement,  de  I;i 
patrie  et  du  domicile,  b8-64. 


466  TABLE    DES    MATIÈRES 

§  3.  —  Transmission  du  prénom,  du  nom  et  du  surnom  :  aux  enfants 
léjïitimes,  Ci-TO;  —  aux  enfants  naturels,  70-72;  —  aux  adoptés, 
72-74;  —  aux  étrangers  naturalisés,  75-78. 

§  4.  —  Noms  des  esclaves,  78-79. 

§  5.  —  Noms  des  affranchis,  79-85. 

CHAPITRE  II 

CURSUS    HONORUM,   p.    86-155. 

I  1.  —  Carrière  sénatoriale,  89-109. 

§  2.  —  Carrière  équestre,  109-126. 

§  2  bis.  —  Cursus  honorum  après  Dioclétien,  127-132. 

§  3.  —  Carrières  inférieures  :  employés  d'administration,  132-136;  — 
soldats  et  sous-officiers,  136-143;  —  citoyens  des  municipes  et  des 
colonies,  144-153;  —  dignitaires  des  collèges,  153-155. 

CHAPITRE  III 

XOMS   ET    TITRES  DES   EMPEREURS    ET    DES   MEMBRES 
DE   LEUR   FAMILLE,  \).    156-223. 

§  1.  —  Noms  et  titres  des  empereurs  de  leur  vivant,  p.  156-16'«-. 

§  2.  —  Titres  des  princes  et  princesses  de  la  famille  impériale  de  leur 

vivant,  164-168. 
§  3.  —  Titres  des  empereurs  et  des  membres  de  la  famille  impériale 

après  leur  mort,  168-176. 
Liste  chronologique  des  empereurs  romaixs,  avec  l'indication 

de  leurs   noms  et  surnoms,   de   leurs   puissances  tribunices,  de 

leurs  consulats  et  de  leurs  salutations  impériales,  177-223. 


TROISIÈME  PARTIE 


des  diverses  classes  d  inscriptions  et  de  la  forme 

PROPRE    A   CHACUN  K    D'kLLES,   p.   225. 

§  1.  —  Dédicaces  aux  divinités,  p.  225-230. 

§  2.  —  Inscriittions  lionoriliques,  231-236. 

§  3.  —  Inscriptions  gravées  sur  des  èdilices,  236-251;  bornes  militaires, 
244-248;  born.'s  et  limites,  248-251. 

§  4.  —  Inscriptions  lunéraires,  251-265. 

I  5.  —  Actes  publics  et  privés  :  lois  et  plébiscites,  265-267  ;  —  sénatus- 
consultes.  268-270;  —  documents  émanant  des  empereurs,  di- 
plômes militaires,    270-271»;  —  .locuments  émanant   des  magis- 


TAHLE    DES    MATIÈRES  4()7 

trats,  279-282;  —  actes  publies  du  peuple  romain,  282-288;  —  do- 
cuments relatifs  à  la  religion  et  au  culte,  288-297  ;  —  documents 
relatifs  à  l'armée,  297-300;  —  docuiuents  relatifs  à  des  munici- 
palités, 300-302:  —  documents  relatifs  à  des  collèges,  302-304;  — 
actes  privés,  30i-30o. 
§  6.  —  Inscriptions  sur  objets  divers  :  blocs  de  marbre  ou  lingots  de 
métal,  306-308;  —  tuiles  ou  briques,  308-314;  —  conduites  d'eau, 
314-316;  —  vases,  lampes  ou  objets  de  terre,  verre,  métal,  316- 
324;  —  armes,  324-328;  —  poids  ou  mesures,  328-329;  —  bijoux, 
329-33  i;  —  timbres  et  cachets,  332-334;  —  tessères  militaires, 
frumentaires,  théâtrales,  consulaires,  d'hospitalité,  convivales, 
pour  les  jeux,  diptyques  consulaires,  33't-342;  —  sortes,  exsecra- 
tiones,  343-346;  —  mosaïques,  346  ;  —  tabulae  lusoriae,  346-347. 

CHAPITRE  COMPLÉMENTAIRE. 

§  1.  —  De  la  restitution  des  inscriptions  mutilées,  p.  348-356. 
§  2.  —  De  la  critique  des  inscriptions,  337-364. 


APPENDICE 

Sigles  et  abréviations,  p.  364-373. 

Table  .alphabétique  des  sigles  et  abréviations,  p.  375-445. 

Table  analytique,  p.  446-460. 

Table  des  figures  insérées  dans  le  texte,  p.  461. 

Table  des  planches  hors  texte,  p.  461. 

Additions  et  corrections,  p.  463. 

Table  des  matières,  p.  465. 


Imprimerie  Générale  de  Chàtillon-sur-Soine.  A.    Pichat. 


COURS 


DiPIGMPIllE  LATINE 


P4R 

RENÉ    GAGNAT 

MEMBRE    DE    l'INSTITUT 

PROFESSEUR      d'ÉPIGRAPHIE     ET     d'aNTIQUITÉS      ROMAINES 

AU     COLLÈGE    DE     FRANGE 


SUPPLEMENT 


TROISIEME    ÉDITION 


PARIS 

ANCIENNE   LIBRAIRIE   THORIN   ET   FILS 
ALBERT    FONTEMOING,   ÉDITEUR 

LIBRAIRE  DES  ÉCOLES  FRANÇAISES  d'AT1IÈx\ES  ET  DE  ROME 
DU     COLLÈGE     DE     FRANCE     ET     DE     L'ÉCOLE     NORMALE     SUPÉRIEURE 

4,  RUE  LE  GOFF,  4 

J  904 
Novembre 

Droits  de  traduction  et  de  reproduction  réservés. 


Depuis  cinq  ans  qu'a  paru  la  troisième  édition  de  ce 
manuel  on  a  publié  un  certain  nombre  de  gros  volumes 
ou  de  petits  articles  qui  méritent  d'être  signalés  à  ceux 
qui  s'occupent  d'épigraphie  latine.  Je  nai  pas  cru  devoir 
attendre  une  nouvelle  édition  de  mon  livre  pour  leur  en 
indiquer  le  contenu  ou  les  conclusions.  En  outre,  f  avais 
laissé  échapper  plusieurs  fautes  d'impression  et  quelques 
inexactitudes.  Je  profite  de  l'occasion  pour  corriger  les 
unes  et  les  autres. 

Afin  de  faciliter  les  recherches^  j'ai  réimprimé  en- 
tièrement la  table  des  matières,  qui  se  trouvera  renvoyer 
maintenant  au  volume  lui-même  et  à  son  supplément, 
dont  la  pagination  fait  suite  à  celle  du  livre  qu'il 
complète. 

R.  C, 


SUPPLEMENT  473 

Page  XXI. 

—  Vol.  III.  ISlouveau  su\)])\ément  (Supplementum,  pars  posterior)ii\ec 

tables  générales  des  4  parties  du  volume,  1902. 

—  Vol.  IV.  Supplemenlum  {tabellae  ceratae),  i898. 

—  Vol.  VI.  Pars  IV,  fasc.  posterior.  Supplementum,  1902. 

—  Vol.  VIII.  Supplemenlum  (Mauretania),  1904. 

—  Vol.  XI.  Pars  posterior,  fasc.  prier,  1901. 

—  Vol.  XIII.  Pars  prima,  fasc.  primas  [inscriptiones  Aquilaniae  el 

Lugdunensis),  1899. 

—       Pars  tertia,  fasc.  prior  (Inslrumentum),  1901. 

—  Vol.  XV.  Pars  posterior,  fasc.  prior  {vasa,  lucernae,  fistulae),iS99. 

Page  XXII. 

Fphemeris  epigraphica,    vol.    IX.   (suppléments  au  vol.  II; 
commentaire  delà  lex  municipii  Tarentiiii  par  Mommsen.) 

Page  XXIII.  Ajouter  pour  la  Gaule  : 

Seymour  de  Ricci,  Répertoire  épigraphique  de  la  Bretagne  occidentale, 
1897. 
—      Répertoire  épigraphique  du  département  d'Illeet-  Vilaine,  1898. 

Page  XXIII.  Ajouter  pour  la  Germanie: 

F.  Haug  et  G.  Sixt,  Die  rôm.  Inschriflen  und  Bilwerke  Wïirtembergs, 
1900. 

Page  XXIV.  Ajouter  dans  les  recueils  d'inscriptions  chrétiennes  : 

E,  Le  Blant,  Nouveau  recueil  des  inscriptions  chrétiennes  de  la  Gaule, 
1892. 

Em.  Egli,  Die  chrisllichen  Inschriften  derSchiveiz  vom  IV-IX  Jahrhun- 
dert,  1895. 

Pages  XXIV  et  XXV.  Ajouter  dans  les  ouvrages  didactiques: 
R.  Gagnât,  Article  Inscriptiones  dans  \q  Dictionnaire  des  antiquités  grec- 
ques el  romaines  de  M.  Saglio,  t.  V,  p.  526  et  suiv. 

W.  M.  Lindsay,  Ilandbook  of  latin  inscriptions  illuslrating  the  hislory 
of  the  languagc,  1897. 

S.  Ricci,  Epigrafia  latina  (collection  des  manuels  Hoepli);  1898. 

Nik.  Millier,  Chr/sllichc  Inschriften  {liealenctjclopiidie  fi'ir  prolestantis 
che  Théologie),  t.  IX,  p.  167  et  suiv.) 


/i74'  COURS    D'ÉPIGRAPHIE   LATINE 

Page  XXVI.  Depuis  4898,  les  Arcli.  epigr.  Millheitungen  d'Autriche 
ont^élé  remplacées  par  une  publication  in-4'':  Jahreshe/tc  des 
Oeslerreic/nschen  Archaeologischen  Institut  es. 

Page  45.  La  mention  de  la  filiation  a,  légalement,  comme  raison  d'être 
qu'elle  attestel'ingénuitédu  perionnage  dont  elle  accompagne  les  noms. 
En  fait,  elle  sert  aussi  à  distinguer  entre  des  ingénus  de  nième  famille, 
qui,  portant  le  môme  prénom,  pourraient  être  confondus  l'un  avec  l'au- 
tre. Quand  l'usage  des  surnoms  personnels  se  fut  généralisé,  cette  men- 
tion perdit,  dans  la  pratique,  une  partie  de  son  intérêt. 

Page  54.  1.  lo.  Au  lieu  de  C.  Appius  Junius  Silanus,  dans  les  noms 
duquel  Appius  est  plutôt  un  gcntilice,  on  pourrait  citer  : 

C.  Antius  .4.  Julius  Quadralus,  consul  en  i05,  ou  C.  Octavius  Tidius 
Tossianus  L.  Javolenus  Priscus,  le  célèbre  jurisconsulte.  Cf.  sur  ces 
prénoms  multiples  d'un  mên'.e  personnage  Fallu  de  Lesscrt,  Cente- 
naire de  la  Société  des  Antiquaires  de  France,  p.  371  et  suiv. 

Page  56.  La  question  des  sobriquets  a  été  étudiée  récemment  par  Mom- 
msèn  [Hermès,  XXXVII,  1902,  p.  443  et  suiv.  i.  Voici  le  résumé  de  son 
article  : 

Le  sobriquet  n'apparaît  pas  avant  le  milieu  du  ii*  siècle  à  Rome:  le  pre- 
mier texte  qui  le  mentionne  est  une  inscription  où  se  lisent  les  noms 
de  M.  Aurelius  Oenopio  Oiiesimus,  signo  Acad  et  de  Septiniius  An- 
tonius  signuin  Oh/mpi;  il  y  est  question  des  empereurs  Anloninus  et 
Gommodus. 

Il  n'a  existé  d'abord  que  pour  les  petites  gens,  jamais  pour  les  personna- 
ges d'ordre  sénatorial,  à  peine  pour  les  afTranchis.  Il  est  tiré  du  grec, 
du  latin,  même  de  langues  étrangères  ;  très  souvent  il  se  termine  en  à/s; 
en  ce  cas  il  dérive  d'adjectifs:  Gaudentius  de  Gaudens,  Eusehius  de 
Y.jTipr.ç  (tandis  que  le  cognomen  est  formé  d'adjectifs  sans  change- 
ment). 

Il  est  digue  de  remarque  que  ces  sobriquets  ont  généralement  une  dési- 
nence masculine,  même  lorsqu'ils  s'appliquent  à  des  femmes:  C.  I.L., 
VI,  23344  :  Octavia  Félicitas  signo  Leonti:  —  Ibid..  29339  :  Mindia 
Primilla,  signo  Paregori. 

Comme  le  sobriquet  n'a  pas  de  valeur  officielle,  il  n'est  pas  mélangé 
aux  autres  dénominations;  on  le  place  sur  les  inscriptions  soit  cm  tête, 
soit  à  la  fin.  Au  début,  il  se  présente  au  génitif,  plus  rarement  au 
datif;  à  la  fin,  au  génitif,  parfois  même  au  vocatif  précédé  d'une  ac- 
clamation: vale,  vj-'jyjL. 


SUPPLÉMENT  475 

1°  Exemple  de  sobriquets  placés  au  début  d'une  inscription  : 

C.  I.  L.,  VllI,  17904. 

SERTIO 

OPTANTIVS 

M-PLOTIO-FAVSTO 

EQR-PRAEF.     COH 

III.   ITYRAEORVM 

etc. 

M   POMPEIVS    QVIN 

TIANVS  EQ.R.FL.PP 

PARENTI       CARIS 

SIMO 

Serlio  Optanlius.  M.  Plotio  Fauslo  eqiuiti)  r{omano)  praef{ecio)  coh{or- 

lis)  III  Ityraeorum   M.   Pompeius  Quintianua  eq{ues)  r(omanus) 

fl{amen)  p{er)p{e(uus)  parenli  carissimo.  Le  père  se  iiomtiiait  M.  Plotius 
Fauslus,  signa  So'liiis  et  le  fils  M.  Pompeius  Quintianus,  signo  Optan- 
lius, 

2°  Exemple  de  sobriquets,  placés  à  la  fin  d'une  inscription  : 

C.  I.  L.,  111,7899. 

Q     .    A  X  I  V  S  A  E 

L  I  AN VS  •  I  VN I 
OR-  VOTVM  PRO 
PATRI S  INCO 

LVMITATE  SVSCEP 
TVMCVM  GRATVLA 
TIONE  LIBENS-SOL 
VIT.  lONI.  lONIVS 

Q.  Axius  Aelianus  Junior  votiim  pro  patris  incolumilnte  susceptum  cum 
gratnlaùone  libens  solvit.  Ioni{i)  lonius.  lonii  est  le  sobriquet  du  père; 
f,'raninialicalement  il  se  rapporte  à  patris  ;  lonius  est  le  sobriquet  du  fils, 
dont  les  noms  sont  énoncés  au  nominatif. 

Le  sobriquet  apparaît  souvent  comme  commun  h  tout  un  groupe  d'indivi- 
dus: CI.  L.,  V,  5892:  Constantii  vivatis,  avant  les  noms  du  père,  de 


470  COURS    D'KI'IFIJAPIIIE    r.ATINE 

la  mère  et  de  la  lille;  XIV',  3323  :  Syncratiorum,  à  la  lin  de  l'insciip- 
tioii  —  et  dans  le  courant  du  texte  on  lit:  el  hoc  peto  aego  Synrradus 
a  bobis  univcrsis  sodalihus  ut  sene  bile  refrigeretis.  Il  semble  doi:c 
que,  daiis  plus  d'un  cas,  le  sobriquet  n'ait  point  été  une  dénomina- 
tion personnelle,  mais  une  appellation  commune  à  tout  un  groupe 
de  personnes,  parents,  alliés  ou  simplement  associés,  réunis  dans  un 
but  funéraire.  (Cf.  De  Rossi,  /  collegii  funeralicii  famlglianà&ns  les 
Commenlahoncs  inhouoreinT/i.  Mommseni,  p.  705  et  suiv.) 

L'habitude  des  sobriquets,  née  à  Rome  sous  les  Antonins,  se  répandit  de 
là  dans  les  provinces.  Elles  s'introduisit  au  siècle  suivant  dans  l'aris- 
tocratie; au  iv"  siècle  l'usage  en  l'tait  fréquent  dans  les  hautes  classes 
de  la  société.  Ainsi  Praetextatus,  consul  désigné  en  384,  avait  comme 
sobriquet  Agnr'msi\m  figure  an  génitif  sur  la  plinthe  d'une  statue  éle- 
vée en  son  honneur  iC.  I.  L.,  VI,  1778.)  J'ai  cité  à  la  p.  56  de  mon 
Cours  d'épigraphie  une  dédicace  à  Symmaque  où  il  porte  le  sobriquet 
de  Phosphorius. 

Dans  la  vie  journalière  les  personnages  étaient  désignés  par  ce  sobriquet 
seulement.  Le  préfet  de  la  ville  de  351  C/odius  Celsinits  Adel/ius 
{C.  I.  Z.VI,  1711:  IX,  loTG)  porte  seulement,  dans  les  textes  littérai- 
res, le  nom  d'Adelfius. 

Page  76.  D'après  cette  règle,  les  pérégrins  appelés  au  service  légionnaire 
par  les  empereurs  prennent  très  souvent  le  nom  et  le  prénom  du  prince 
sous  lequel  ils  sont  entrés  dans  l'armée.  Une  recrue  conteniporaine 
d'Hadrien  sera  un  P.  Aelius,  une  recrue  de  Marc-Aurèle,  un  M.Aure- 
lius.  Exception  est  faite  pour  les  fils  de  légionnaires  en  service,  qui, 
on  le  sait,  étant  réputés  enfant  non  légitimes  —  puisque  leurs  pères 
iront  pas  le  droit  de  contracter  un  mariage  légal  —  ne  possèdent  pas 
la  cité  romaine.  S'ils  la  reçoivent  en  entrant  au  service,  ils  prennent, 
non  pas  un  genlilice  impàial,  mais  le  gentilice  paternel.  Il  faut  ajou- 
ter qu'ils  sont  inscrits  dans  la  tribu  PoUia.  Cf.  j\Iommsen,/A'/7//cs,  XIX 
(l8H4j  p.  Il,  note  2;  R.  Gagnai,  .lr//iee  d'Afrirjwi,  p.  367  :  P.  Meyer, 
Drr  rijm.  /xonkiibinat,  p.  110;  P.  Tassistro,  //  malrDitonio  dci  sul- 
d(tù    mmrnii,  p.  51. 

Page  78.  Sur  la  façon  dont  les  esclaves  sont  désignés  dans  les  inscrip- 
tions antérieures  à  l'empire  voir  A.  Oxé,  Rliein.  Muséum.  LIX  (l'J04), 
p.   108  et  suiv. 

Pages  89  et  suiv.  Sur  les  titres  honorifiques  des  sénateurs  el  des  che- 
valiers romains,  voir  un  mémoire  de  M.  Ilirschlcld:  Die  lianglitcl  der 


SUPPLEMENT 


477 


rumischeit  /xaiserzcit  {Silzungsher.  cler  Akad.  zu  Berlin,  1901,  p.  579 
cl  suiv.).  J'exlrais  de  cet  article  les  renseignements   suivants  : 

Le  titre  de  clarissimiis  apparaît  au  premier  siècle  (eu  toutes  lettres)  et 
au  11°  (eu  abrégé).  Il  ne  devient  d'un  usage  t'ré(juenl  dans  les  inscrip- 
tions qu'au  iii'^  siècle. 

Les  titres  de  euunentisshnus,  perfectissimiis,  egregius  remontent  au  rè- 
gne de  Marc-Aurèlc;  mais  l'usage  de  les  présenter  en  abrégé  ne  date 
vraiment  que  du  temps  de  Septime  Sévère.  Ces  titres  perdirent  peu  à  peu 
de  leur  valeur,  si  bien  que,  dans  la  2*  moitié  du  iv'=  siècle,  le  titre  de 
pcrfeclissiinus  s'étendait  à  toutes  les  classes  de  fonctionuaires,  môme 
subalternes. 

Page   109.  Ajouter^  en  face  de  vice  sacra  cognoscens,  etc.  :  Iv  ^''^pa. 

SîOKiTTOy    rJiy.'/.TV.q,   OtayvoÙ?. 

Page  116.  Il  n'est  pas  juste  de  dire  qu'au  iii^  siècle  le  centurionat  était 
compris  parmi  les  milices  équestres.  A  cette  époque  les  ofliciers  sont 
bien  tenus  de  remplir  quatre  postes  militaires  successifs;  mais  ce  chan- 
gement consiste  en  une  augmentation  du  temps  qu'ils  passaient  au 
service,  non  du  nombre  des  grades  constitutifs  de  leur  carrière. 
(Mommsen,  Droit  public  romain,  VI,  2,  p.   156,  note  2.) 

Page  129.  Inlusfris  se  traduit  aussi  en  grec  par  Tùo^jizptoq.  Ces  titres 
ne  figurent  sur  les  inscriptions  qu'à  la  fin  du  iv"  siècle. 

Pages  177  et  suiv.  Suppléments  et  corrections  à  la  liste  chronologique 
des  Empereurs  romains. 

AUGUSTE. 

Pour  le  titre  à'Auguslus  donné  à  l'empereur  Auguste,  corriger:  le 
16  janvier  1627  en  727. 


CLAUDE  K 


imp.  II 
imp.  III 
imp.  V 
imp.  VIII 
imp.  X 
imp.  XI 


en       41 

—  41-42 

—  43-44 

—  44-45 

—  45-46 

—  46-47 


1.  Cf.  Pauly-Wissowa,  Realencyclopadie ,  II,  p.  2788  et  suiv. 


478 


COURS    D  EPIGRAPHIK   LATINE 


mip. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
irap. 
imp. 


XII 

XIIII 

XV 

XVI 

XVII 

XVIII 

XVIIII 

XXI 

XXII 

XXIlll 

XXVI 

XXVII 


en 


47-48 
47-48 
47-48 
48-49 
49-50 
49-50 
50-51 
50-51 
51-52 
51-52 
52-53 
52-53 


imp. 

II 

imp. 

m 

imp. 

IV 

imp. 

V 

imp. 

VI 

imp. 

VII 

imp. 

VIII 

imp. 

VIIII 

imp. 

X 

imp. 

XI 

imp. 

XII 

NERON  K 

55 
57 

58  (été.) 
58  (été.) 

58  (automne)  ou  59 

59  ^été)  ou  60 
61 

61  ou  62 
63-66 
66 
67 


VESPASIEN  et  TITUS 


VESPASIEN 

imp.   II 
imp.   V 


TITUS 


70 
70 


1.  CJ.  E'I.  Maynial,  Rrchrrrhes  sur  la  date  des  salutations  impériales  de  l'empe- 
reur Néron.  (Reu.  arch.,  1901,  II,  p.  167  et  suiv.);  PI.  Stuart  Jones,  La  chrono- 
logie des  salutations  impériales  de  Séron.  (Rev.  arch.,  1904,  I,  p.  2G3  et  suiv.) 

2.  CUanibiilu,  De  magistratibus  Flaviorum,  p.  21  et  suiv.  Pick  {Zeitschrift  fur 
Numismatik.,  XIII,  p.  224  et  suiv.,  en  particulier  237  et  238)  a  fait  observer 
qu'à  partir  de  l'année  72  et  de  la  VIII«  salutation  impériale  deVespasien,  cor- 
respondant à  la  II'  de  Titus,  les  deux  empereurs  rec^oivent  simultanément 
de  nouvelles  acclamations.  On  ne  connaît  à  cet  égard  qu'une  exception  :  sur 
les  cippes  du  pomerium  (on  en  a  trouvé  trois  de  Vespasien  et  Titus  gravés 
entre  mars  cl  la  fin  juin  de  75),  Vespasien  est  imp.  XIV  et  Titus  seulement 
irap.  VI  au  lieu  de   VIII.  Pour  faire  disparaître  cette  difficulté,  M.    II.  G. 


SUPPLÉMENT 


479 


VESPASIEN 

imp.  VI 
imp.  VII 
imp.  VIII 
imp.  VIIII 
imp.  X 
imp.  XI 
imp.  XIII 
imp.  XIIII 
imp.  XVI 
imp.  XVII 
imp.  XVIII 
imp.  XIX 
imp.  XX 


imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp. 
imp, 
imp. 
imp. 


II 

III 

V 

VI 

VIII 

VIIII 

XI 

XII 

XIII 

XIIII 

XV 

XVI 

XVII 

XVIII 

XVIIII 

XXI 

XXII 


TITUS 


mp.  II 
mp.  III 
mp.  IV 
mp.  V 
mp.  VII 
mp.  VIII 
mp.  X 
mp.  XI 
mp.  XII 
mp.  XIII 
mp.  XIIII 
mp.  XV 
m  p.  XVI 
mp.  XVII 


70  (fin)  ou  71  (début) 

71 

71 

72 

72  ou  73  (début) 

73  ou  74  (début) 

74  (milieu) 
74  (fin)  ou  73 
76  (début) 

76 

76 

78 

79 

79  (fin) 

80 

81 


DOMITIEN 


en  81 

—  83 

—  83 

—  84 

—  85 

—  85 

—  85 

—  86 

—  86 

—  86 

—  88 

—  88 

—  88 

—  88 

—  88 

—  89 

—  92 


New  Ion,  {The  epigraphical  évidence  for  the  reigns  of  Vsspasian  and  TUus,p.  4), 
pense  qu'on  doit  corriger  VI  en  VIII,  ce  qui  suppose  une  erreur  du  lapi- 
cide.  Cf.  C.  /.  L.,  VI,  934,  de  mars  à  juin  78,  où  Vespasien  est  dit  imp.  XVII 
alors  qu'il  porte  dès  le  2  décembre  76  et  pendant  tout  77  le  titre  imp.  XVIIl 
(ibid.  p.  47,  n»  91.) 
1.  Ghambalu,  Demagistratibus  Flaviorum,  p.  23. 


480  COURS  D'ÉPIGRAPIIIE   LATIXE 

Corriger  ainsi  le  tableau  de  la  page  187  à  partir  tle  raiiiiée  90. 


90 

l*^""  janvier 

COS.   XV 

13  septembre 

trib. 

pot.  X 

91 

1   janvier 

13  septembre 

trib. 

pot.  XI 

92 

1   janvier 

COS.  XVI 

13  septembre 

trib. 

pot.  XII 

93 

1   janvier 

13  septembre 

trib. 

pot.  XIII 

94 

1   janvier 

13  septembre 

trib. 

pot.  XIIII 

95 

1   janvier 

COS.  XVII 

13  septembre 

trib. 

pot.  XV 

96 

4  janvier 

13  septembre 

trib. 

pot.  XVI 

NERVA. 

Co 

rriger  ainsi  le  tal 

ileau  ( 

le  la  page  187. 

96 

18  septembre 

trib. 

pot. 

97 

d  janvier 

COS.  m 

18  septembre 

trib. 

pot.   II 

10  décembre 

trib. 

pot.    III 

98 

1   janvier 
25  janvier 

COS.    IIII 

TRAJAN  K 

imp 

.  II 

en 

101 

imp 

.  III 

— 

102 

imp 

IIII 

— 

102 

imp 

\' 

— 

105 

^après  le  13  mai.) 

imp 

.  VI 

— 

106 

imp 

VII 

— 

M  4 

imp 

VIII 

— 

114 

(après  le  l'^'"  sept.) 

imp 

VIIII 

— 

114 

imp 

X 

— 

115 

imp 

XI 

— 

115 

imp 

XII 

— 

116 

imp 

XIII 

— 

116 

imp.  XXII 


imp.   Il 


1.  Cf.  De  la  Berge,  Essai  sur  le  règne  de  Trajan,  p.  48,  54,  109,  172. 


SUPPLÉMENT  481 

Corriger  à  la  page  189,  col.  4  :  cos  IV  en  cos  VI. 

HADRIEN. 

Bien  que  l'empereur  Hadrieu  n'ait  jamais  pris  que  le  titre  de  imp.  II, 
on  trouve  la  mention  de  imp.  III I,  sur  une  série  de  cippes  destinés  à 
délimiter  le  lit  du  Tibre,  documents  essentiellement  officiels.  {CI.  /-., 
VI,  1240,  a,  b,  c.  d.) 


MARC  AURELE  '  et  L.  VÉRUS'. 


MARCAURELE        L.    VERUS 


imp. 

II 

imp. 

II 

imp. 

III 

imp. 

III 

imp. 

IIII 

imp. 

IIII 

imp. 

V 

imp. 

V 

imp. 

VI 

imp. 

VII 

imp. 

VIII 

imp. 

VIIII 

imp. 

X 

en  163 

—  d65 

—  166 

—  167 

—  171 

—  174 

—  175 

—  177 

—  179 


COMMODE  \ 


imp.  II 

imp.  III 

imp.  IIII 

imp.  V 

imp.  VI 

imp.  VII 

imp.  VIII 


en  177 

—  179 

—  180 

—  182 

—  183 

—  184 

—  186 


imp.  II 

imp.  III 

imp.  IV 

imp.  V 


SEPTIME  SEVERES 

en  194  (printemps.) 

—  194  (été.) 

—  194  (novembre.) 

—  195  (été.) 


1.  Cf.  Pauly-Wissowa,  Realenq/clopddie.  I,  p.  2288  et  suiv. 

2.  lôid.,  III,  p.  1840. 

3.  Ibid  II,  p.  2468  et  suiv. 

4.  Cf.  E.  Wirth,  Quaestloncs  Severianae,  p.  7  et  suiv.  et  p.  24. 


482 


COURS   D'ÉPIGRAHPIE    LATINE 


irnp. 

VI 

en 

495  (automne.) 

imp. 

VIII 

— 

196 

imp. 

VIIII 

— 

197  (février.) 

imp. 

X 

— 

497  (autoiiiiie.) 

imp. 

XI 

— 

498    (été.) 

imp. 

XII 

— 

198 

imp. 

XIII 

— 

201  1 

imp. 

XV 

— 

208  2 

CARAGALLA. 

Les  surnoms  Plus  Félix  apparaissent  dans  les  inscriptions  pour  la  pre- 
mière fois  au  1" avril  200  (C.  I.  L.,  VI,  225).  Mais  l'omission  du  surnom 
Félix  est  fréquente  jusqu'en  214.  Sur  les  monnaies,  Pius  paraît  en  201, 
mais  Félix  ne  figure  qu'en  213.  (Pauly-Wissowa,  Realencyclopiidie  I, 
p.  2437.) 

GALLIEN. 

Ajouter  à  la  liste  de  ses  surnoms  honorifiques. 

Parthiciis  Maximus,  en  264  3. 
Persicus  Maximus,  même  date*. 

GLAUDE  II. 

On  lui  refuse  le  surnom  de  Valerius,  malgré  le  témoignage  d'une 
monnaie  et  peut-être  d'une  inscription  ^. 


AURELIEN  «. 

Germanicus  Maximus,  en  270. 

Gothicus  Maximus,  en  271. 

Reçoit  la  puissance  tribunice  en  mars?  270. 

Meurt  en  août,  septembre  275. 

1.  UulL  de  corr.  hellén.,  1895,  p.  318. 

2.  C.  /.  L.,  VI,  32533  ;  Mél.  de  Rome,  1893,  p.  516. 

3.  C.  L  L.,  X,  4784. 

4.  Bull.  arch.  du  Comité,  1901,  \).  4-29  el  suiv. 

5.  Homo,  De  Claudio  Golhico,  p.  94. 

6.  Homo,  Essai  sur  le  règne  de  Vempereur  Aurélien,  p.  337  et  suiv 


SUPPLÉMENT  483 

CARIN. 

Caesar,  en  septembre?  282. 

CONSTANTIN  LE  GRAND. 
Maximus,  dès  312  (octobre)  '. 

Pages  251  et  suiv.  Inscriptions  funéraires.  L'étude  des  différentes  par- 
ties qui  constituent  une  inscription  funéraire  pour  être  complète  et  tout 
à  fait  précise,  devrait  être  faite  par  provinces  et  même  par  régions.  Un 
exemple  très  instructif  de  cette  méthode  vient  d'être  donné  par  M.  R. 
Weynand  dans  les  Donner  Jahi'hi' cher,  1902(fasc.  CVIIl,  CIX,  p.  486 
et  suiv.)  à  propos  des  inscriptions  du  Rhin  :  Form  und  Décoration  der 
rôm.  Grabsleine  der  Rheinlande  im  I  Jahrhundert.  Il  est  arrivé  aux 
conclusions  suivantes: 

«  La  dédicace  aux  Dieux  Mânes  {Dis  Manibus),  qui  paraît  dans  le  sud 
de  la  Gaule  d'assez  bonne  heure,  se  rencontre  pour  la  première  fois  sur 
le  Rhin  entre  70  et  90  ap.  J.  G.  Elle  ne  devient  d'un  emploi  fréquent 
que  vers  le  milieudu  ii"  siècle—  et  encore  les  inscriptions  où  elle  man- 
que sont-elles  aussi  nombreuses  que  celles  où  elle  figure.  L'usage  de 
l'abréviation  D-M-S  est  postérieur  encore  à  celui  de  la  formule  en- 
tière. Les  adjonctions  comme  M emoriae,  Memoriae  aelernae  datent  un 
texte  épigraphique  de  la  fin  du  m*  et  du  iv^  siècle. 

L'omission  du  cognomen  est  un  indice  de  haute  époque  (l^e  moitié  du 
i"  siècle),  celle  du  praenomen  un  indice  de  basse  époque  (2"  moitié  du 
iii«  siècle).  L'indication  de  la  tribu  et  du  lieu  de  naissance  du  défunt 
sur  les  lombes  de  militaires  est  constante  au  i"  siècle;  au  ii=  siècle 
elles  deviennent  plus  rares  et  disparaissent  peu  à  peu  au  I^^  De  même 
l'âge  et  les  années  de  service  indiqués  par  le  génitif  pluriel  {annorum, 
slipendiorum)  caractérisent  le  i«'  siècle;  la  tournure  qui  vixit  est  pos- 
térieure. 

La  formule  hic  si  tus  est  disparait  après  l'année  90;  la  formule? -F- 1 
est  particulièrement  fréquente  sous  les  Flaviens. 

Page  238,  B.  H  est  à  noter  que  lorsque  deux  magistrats,  dona- 
teurs d'un  monument,  étaient  njenlionnés  sur  l'inscription  com- 
mémorative  do  la  fondation,  et  que  cette  inscription  y  figurait 

1.  Babelon,  Mélanges  Boissier,  p.  53. 


4^4  COURS   D'ÉPIGRAPHIE   LATINE 

en  deux  exemplaires^  par  exemple  au-dessus  de  deux  portes 
d'entrée,  le  nom  de  celui  qui  était  mentionné  le  premier  sur 
l'une  était  rejeté,  sur  l'autre,  au  second  rang^  : 


a)  h) 

C.  L  L.,  IX,  5076.  NotiziedegliScavi,  1893,  p.  352. 

L      TETTAIENVS      LF  L         FISTANYS-L-F 

BARCHA  /     TETTAIENVS     L-F 

L  FISTANVS  ■  L  .  F  iivir  BARCHA 

ITER-LN  CAMPVM  EX  C-D-  IIVIR 

PECVNIA      SOCIORVM  ITER  IN  CAMPVM  EX  C-D 

CAMPI         FAGIVNDVM  ^EQVNIA      SOCIORVM 

COERA\'ERE      EIDEMQ  CAMPI         FACIVNDVM 

PROBAVERE  COERAVERE    EIDEMQ 

PROBAVERE 

a)  L.  Tellnienus  C .  f(iliiis)  Barcha,  L.  Fislanus  L.  f[ilius) 

b)  L.  Fistanus  L.  f{ilius),  [L.]  Tetiaienus  L.  f[ilnis)  Barcka 

a.  b)  duo  vii\i)  ifer(um)  in  campum  ex  cionscriptorum)  d{ecrcfo)pecu- 
nia  sociorum  campi  faciundum  coeravere  eideinq{ue)  probavcre. 

Page  257  note  3.  L'existence  de  ces  manuels  professionnels  a  été  niée 
formellement  par  M.  Bruno  Lier  dans  un  article  récent  {Topica  carmi 
num  sepulcralium.  PInlologus,  LXIl,  1903,  p.  447).  Pour  lui  ces 
épitaphes  versifiées  ont  d'abordété  traduites  du  grec  pardes  érudits  et 
placées  par  eux  sur  la  tombe  de  parents;  elles  auraient  été  ensuite  co- 
piées dans  les  cimetières  par  des  gens  de  la  ville  à  la  recherche  de 
poésies  funéraires  à  leur  usage  et  reproduites  par  eux.  fidèlement  ou 
non.  Mais  comment  expliquer  alors  que  les  mêmes  vers  se  retrouviMit 
souvent  répétés  dans  des  parties  très  différentes  de  l'Empire  romain 
et  très  rarement  dans  une  même  ville  ? 

Page  258  note  3  Identification  repoussée  ])ar  M.  Ifirschfidd.  (  Wienrr 
Studien,  Bormannho.fi ,  p.  283  et  suiv.)  Se  fonihiut  sur  un  nouveau 
fragment  du  monument  récemment  découvert  [ÎSodzic  deg/i  Scari, 
1898,  p.  412  et  suiv.),  .M.  Ilirsclifrld  estime  que  la  femme  en  (jues- 
lion  est  non  l'épouse  de  Q.  Lucrelius  Vespillo,  mais  plutôt  celle 
d'un  nommé  Aquilius  ou  Acilius,  cité  par  Strabon  {lY,  39). 


SUPPLÉMENT  485 

Page  283.  Un  nouveau  fragment  des  Fastes  consulaires  contenant  le 
nom  des  tribuns  militaires  de  374  et  du  dictateur  créé  cette  année-là 
pour  combattre  les  Prénestins  a  été  trouvé  récemment.  {Ann.  épigr., 
1900,  n.  83.)  Plus  récemment  encore  on  a  découvert  un  autre  frag- 
ment, relatif  aux  années  434-435.  {Notizie  degli  Scdvi,  1904,  p.  9.) 

Page  285.  Nouveau  fragment  des  Fastes  triomphaux,  donnant  la  date 
du  triomphe  de  Tarquin  sur  les  Latins  et  les  Etrusques.  [Mulizie  degli 
Scavi,  1904,  p.  8.) 

Page  287.  Nouveau  fragment  des  J'asti  minores,  provenant  de  la  mai- 
son des  Valerii  sur  le  Gaelius.  (Ami.  épigr.,  1902,  n.  195.) 

Page  299.  Les  fragments  de  l'allocution  d'Hadrien,  à  l'armée  d'Afri- 
que, augmentés  par  de  nouvelles  découvertes,  ont  été  étudiés  à  nouveau 
par  M.  Héron  de  Villefosse.  {Strena  Helbigiana,  p.  122;  Feslschrift 
zu  0.  Hirschfelds  sechzigst.  Gebiirtslage,  p.  192.) 

Même  page,  ligne  31.  Au  lieu  de  corniculaires,  lire  cornicines. 

De  nouveaux  règlements  de  collèges  militaires  sont  venus  depuis  quel- 
que temps  s'ajouter  à  celui  des  cornicines  et  aux  autres  fragments 
déjà  connus:  Ann.  épigr.,  1898,  n.  108  {cornicularius,  actarius,  li- 
brarii  et  exacù  legionis)  ;  ibid.,  1899,  n.  QO  {officiales  praefecti); 
ibid.,  1902,  n.  10  {armorum  custodes). 

Page  308.  Ajouter  à  la  bibliographie  pour  les  inscriptions  sur  tuiles  ou 
briques  les  commentaires  que  M.  Dressela  joints  au  tome  XV  du  Cor- 
pus. Ce  savant  ne  croit  pas  à  l'emploi  de  caractères  mobiles  pour  l'im- 
pression des  estampilles  céramiques  (p.  3). 

Page  314.  Pour  les  inscriptions  sur  conduites  d'eau  voir  aussi  le  com- 
mentaire ajouté  au  tome  XV  (pars  posterlor). 

Page  316.  Voir  le  tome  XV  du  Corpus  (pars  posterior)  pour  les  inscrip- 
tion; sur  vases  ou  lampes.  Voir  aussi  le  tome  XIII  (m"  partie).  A 
propos  des  vases  trouvés  en  Gaule  et  en  Germanie,  M.  Bohn  a  donné 
dans  ce  volume  de  précieux  renseignements  (p.  119  et  suiv.). 

Page  318.  Au  lieu  de  l'explication  Apollinaris  cera,  M.  Dressel  pro- 
pose :  Apollinaris  cera{mium)  ou  cera(mii),  ■/.EOKu.iuti.  (C.  I.  L.,  XV, 

p.  771,  n.6064.) 

3 


486  COURS   D'ÉPIGRAPHIE   LATIXE 

Page  320..  ligne  3.  Corriger  REPLEND  A  (faute  d'impression)  en 
REPLEDA  et  expliquer  avec  M.  Thédenat:  Copo,condilum  habes? 
—  Fst  —  Refile,  da!  {Comptes-rendus  de  VAcad.  des  Inscr.,  d896,. 

p.  236.) 

Pag3  321.  L'inscription  citée  d'après  M.  Lanciani  {Bullelt.  comun.) 
ligure  actuellement  au  Corpus  (XV,  4539).  M.  Dressel  explique 
AVTOCR  par  Aulocratum  qui  serait  une  sorte  de  vin  connu  par 
Athénée  (1,59). 

Page  322.  M.  d'Arbois  de  Jubainville  {Cenlenaire  de  la  Société  des 
Antiquaires  de  France,  p.  17  et  suiv.j,  a  prouvé  que  AVVOT  était 
l'abréviation  du  mot  AVOTIS,  substantif  qui  signifie  «   fabricant  ». 

Page  334.  Ajouter  à  la  bibliographie  relative  aux  plombs  antiques  : 
Rostovtsew  et  Prou,  Catalogue  des  plombs  de  l'antiquité...  conservés  à 
la  Bibliothèque  nationale,  Paris,  1900,  in-8°;  Tessères  romaines  en 
plomb  (en  russe),  Pétersbourg,  1903  ;  Tesserarum  urbis  liomae  et  su- 
burbi  plumbearum  sylloge,  I^étersbourg,  1903. 

Page  335.  Il  est  prouvé  maintenant  que  les  tessères  «  théâtrales  » 
sont  des  tessères  de  jeu.  Cf.  Rostovtsew  dans  le  Bull,  de  la  Commis- 
sion arc  h.  de  Pétersbourg,   1904. 

Page  336.  Tessères  consulaires.  Une  opinion  nouvelle  de  M.  Frohner 
{Catal,  de  la  collection  Duthuit,  II,  p.  163)  en  fait  des  certificats  donnés 
à  des  hommes  qui,  étant  venus  dormir  dans  un  temple  d'Esculape,  y 
auraient  vu  le  dieu  en  songe  :  spectat(um)  num{en). 

Page  369.  Pendant  le  premier  siècle,  il  arrive  assez  fréquemment  que 
l'abréviation  des  mots  se  fait  en  coupant  ces  mois  à  la  fin  d'une  syl- 
labe; autrement  dit,  l'abréviation  se  termine  par  une  voyelle:  NA  = 
na(tus),  ANNO  =  anuo(rum)  CHO=::  c(o)ho(rtis).  C'est  une  marque 
d'ancienneté  relative  pour  les  textes  où  se  remarque  cette  particula- 
rité. (RAVeynand,  Forni  und dekoration  derriim.  Grabsteine,^.  198.) 

Pag3  374.  Autre  exemple  caractéristique  de  cette  habitude  de  retourner 
les  lettres  pour  indi({uer  le  féminin,  sur  l'épitaphe  d'une  enfant  de 
cinq  ans  :  Eph.  epigr.,  VIII.  p.  163  :  HVP- VETTIA-T-F-PRIMA 
c'est-à-dire  Pupa  ]\'ttia,  T.  f{ilia).  Prima. 


SUPPLÉMENT 


TABLE  DES  SIGLES  ET  ABRÉVIATIONS 


A 

B-M-H-T-P 

Bene   merenti   heredes 
testamento  posuerunt 

A 

Adjutrix  (legio) 

BOT-RET 

Botum  {=  votum)  ret- 

A 

Alexandriana 

tulit 

A 

Avus 

A-A-P-R 

Annona    Augusta    po- 
puli  romani  ? 

C 

A-AVE 

Alter  ambove 

C 

Gontarii 

A  CV 

A  cubiculu  (ou  a  custo- 

G 

Gultores 

diis) 

G 

Gustos 

AE 

Aerum 

C-E 

Gonjux  ejus 

A  L  G 

A  legione 

G-I-F-G- 

Gohors  I  Flavia  Gana- 

AM  S 

Amplissimus,  splendi- 

thenoruni 

dissimus 

GO 

Golonus 

AN 

Annualis 

G-O-VF-S 

Conjugi  optumae  vivus 

A-N-F-F 

Annum  novum  faustum 

fecit  sibi. 

felicem 

GONS 

Gonsecravit 

APO 

Apollinaris'' 

GONT 

Gontubernalis 

A  P 

Adjutor  procuratoris 

G-P 

Gallis  publicus 

AR 

Armorum  (custos) 

GP 

Gohors  prima 

G-S-S 

Gum  supra  scriptis 

B 

GV-AR 

Gustos  armorum 

B 

Bene 

D 

BF-V-CCOS 

Beneficiariusviri  claris- 

simi  consularis 

D 

Domitiana  (ala) 

BFPR 

Beneficiarius   praefecti. 

DD 

Deus  Dolichenus 

procuratoris 

D-D 

Di  deae 

BN-R-P-N 

Bono  reipublicae  natus 

D-DG 

Deus  Dolichenus  Gom- 

B-P-A 

Beneficiarius    procura- 

magenus 

toris  Augusti 

D-D-Q 

Di  deaeque 

BE-SE 

Beneficiarius     sexmes- 

D-ES 

.Deo      Enduellico     sa- 

tris 

crum. 

488 


COURS   D'ÉPIGRAPHIE   LATINE 


D 

•F 

D 

•M 

•M 

DO 

D 

Q 

N 

Q 

D 

•S 

D 

s- 

L- 

L-D 

D 

s- 

O- 

M 

D 

V 

DV- 

S- 

G  ■] 

SING 

E-E 

E-S-L 


Donum  fecit. 

Deum  mater  magna. 

Domesticus. 

De   quo    (qua)    nihil 

questa  (questus.) 
Deus  sol. 
De  suo  laetus  libens 

dédit. 
Deus    Sanctus   Opti- 

mus  Maximus. 
Decreto     vicanorum. 
G  ■  EQ  •  Duplicarius    singula- 

ris  consularis  equi- 

tum     singularium. 

E 

Exemplum  cpistulae. 
Exemplum   sacrarum 
litterarum. 


F'G-  ET  S'P  Filiae  conjugi  et  sibi 
posuit. 

F*G*N  Figlina  Gaesaris  nos- 

tri. 

F-ET'F-V-F  Filii  et  filiae  vivi  fe- 
cerunt. 

F-ET'M-F-G-E  Funeris  et  memo- 
riae  faciendae  cu- 
ram  egit. 

FE-V-F  Féliciter  veto  fecit. 

F'SS  Fit   summa  summa- 

rum. 


G-G 

Genius  Gastrorum. 

G-DA-S. 

Peut-être      Giddabae 

Deo     Auguste     sa- 

crum i. 

G-MER 

Genius  Mercurii. 

GR 

Graccus. 

H 


H 

Hereditates. 

H 

A -S 

Herculi  Auguste  sa- 
crum. 

H 

S-F-G 

Hères  sepulcrum  fa- 
ciendum  curavit. 

H 

V-F-F 

Hères  utriusquefilius 
fecit. 

ID 

Juveni   defunctae. 

I-D-F 

Jussu  dei  fecit. 

I-O-PAR 

Jupiter  Optimus  Par- 

tinus. 

IP'S-P 

Ipse  sibi  posuit. 

I-S 

Juno  Sima. 

IS-PP 

In     sua     possessione 

posuit. 

L-A 

Locus  adsignatus. 

LA 

S 

Libère  Auguste  sa- 
crum. 

L-M 

•IN-F-P 

Locus  menumenti  in 
fronte  pedes. 

L-M 

Q-P 

Locus  menumenti 
quadratus  pedes. 

L-M 

QVP 

Locus  monumenti 
quequoversus  pe- 
des. 

LP 

Lares  publici. 

L-P- 

S 

Libens   pecunia    sua. 

M 


I.  C.I.L.,  Vlll,  6267  et  suiv. 


M 

Mystae. 

M-A 

Menumentum  aedifi- 

cavit. 

M-G-D-D 

Municipii    cultoribus 

donc  dédit. 

M-F-S 

Mater  filiis  suis. 

M-I 

Mithras  invictus. 

M-K 

Mater  kastrorum. 

M-PL 

Minus  plus. 

MPR 

Magistcr  primus. 

SUPPLEMENT 


i89 


M-V-V-S 

N-G-V-S 

N-M-S-S 

N-PAL 
D-D-PETS-S 

N-VOC 


OF 
OM 
0-V 


Monitus  visu  votum 
solvit. 

N 

Nutnini  gratus  vo- 
tum solvit. 

Numerus  m  i  li  tum 
Syrorum  sagitta- 
riorum. 

Numerus  Palmyreno- 
rum. 

Donum  dat  pecunia 
et  sumptu  suc. 

Numerus  Vocontio- 
rum. 

o 

Officiales. 
Omnibus. 
Optimus  vir. 


PB-B-M'T-1 

Patri  bono  bene  me- 
renti      testamento 
jussus. 

T-P-C 

Tertiae     partis    con 
ductor. 

P-M 

Pecunia     multaticia. 

V 

PN 

Pronepos. 

P-PA 

Publicum      portorii 

VET-CO 

Vetustate  corrupta. 

Asiae. 

VF 

Utere  felix. 

pp. FF 

Pii  Felices. 

VIK 

Vicarius. 

PP-SS 

Pueri  supra  scripti. 

VIL-R-S 

Vilicus  ripae  superiô 

PR-P 

Primus  pilus. 

ris. 

PR-S 

Pro  reditu  salvo. 

V-SS-LL 

MM 

Votum  soiverunt   li 

P-S 

Procurator  suus. 

bentes  mérite. 

Q 

VT-F 

Utere  felix. 

VV-SS-LL-MM. 

Volentes  soiverunt  li 

Q-A-P 

Qui  aerario  praesunt. 

bentes  merito. 

Q-S 

Quadrivis  sacrum. 

R-N 

R-S 


R 

Rupe  natus. 
Ripa  Superior. 


5 

Sextarius. 

S- A 

Sodalis  Augustalis. 

s-c 

Strator  consularis. 

S-C-G 

E 

Sub  cujus  cura  egi. 

S-D-M-T-T-L 

Sit  Dis  Manibus  tuis 

terra  levis. 

S-E-S 

Sibi  et  suis. 

S-P 

Splendidissima  puelia 
[et  non  stolata.) 

S-P-G. 

Statio  patrimonii  Cae- 
saris. 

S-R 

Summa  res. 

s-s-s 

Silvano  Sancto  (Sil- 
vestri)  sacrum. 

TABLE    ANALYTIQUE 


COURS  D'ÉPIGRAPllIE 


A.   DilTérentes   formes   de   la   lettre, 

p.  Il  et  siiiv. 
ABRÉVIATIONS  ÉPIGRAPHIQUES, 

p.  367  et  suiv.  cf.  p.  486.  -  Dille- 
reiites  sortes,  p.  367.  —  Elles  sont 
soumises  n  deux  régies  principa- 
les, p.  369.  —  Singularités  qu'on  y 
rencontre,  p.  370  et  371.  —  Signes 
extérieurs  employés  pour  les  dis- 
tinguer, sur  les  monuments,  p.  373 
et  374.  —  Table  alphabétique  des 
abréviations,  p.  374  et  suiv.,  cf. 
p.  487. 

ACCENTS,  dans  les  inscriptions, 
p.  27  et  suiv. 

ACTES  DE  COLLÈGES  sacerdotaux, 
p.  296. 

ACTES  DES  ARVALES,  p.  296. 

ACTES  PRIVÉS,  p.  265  et  suiv.,  304 
et  30S. 

ACTES  PUBLICS,  p.  265  et  suiv. 

ACTES  SACERDOTAUX,  p.  Ïi96. 

ADIABENICUS.  Surnom  de  Septime 
Sévère,  p.  195  —  de  Garacalla, 
p.  197  —  de  Constantin,  p.  216  — 
—  de  Constance  II,  p.  219. 

ADOPTÉS.  Leurs  dénominations,  p. 
72  et  suiv. 

AEDES.  —  Sorte  de  tombe,  p.  260. 

AFFRANCHIS.  Leurs  dénominations, 
p.  80.  —   Atfranchi»  d''un  homme. 


p.  80.  —  AlTranchis  d'un  empereur, 
p.  80.  —  Affranchis  d'une  femme, 
p  81.  —  Affranchis  de  plusieurs 
personnes,  p.  83.  —  Affranchisd'une 
ville  ou  d'un  collège,  p.  83.  —  Af- 
francliis  d'un  temple,  p.  8t. 

AGE  DES  DÉFUNTS  indiqués  sur 
des  toml)os,  p.  2.j4.  —  Omis,  p,  263. 

AGNOMEN,  p.  53,  note  1. 

ALAMANNICUS.  Surnom  de  Cons- 
tance A,  p.  2i9  —  de  Valentinien, 
Valeus  et  Gralien,  220  et  suiv. 

ALBUM  DE  COLLÈGES,  p.  305.  — 
Différents  exemples  connus,  p.  303. 

ALBUM  DE  SÉNATS  municipaux, 
p.  301. 

ALEXANDRE^  empereur.  Noms  et 
litres,  1'.  215. 

ALLECTION  dans  l'ord  e  sénatorial, 
p.   98,   124,   128. 

ALLECTUS,  empereur.  Noms  et  ti- 
tre?, p.  214. 

ALPHABETS  usités  dans  les  inscrip- 
tions, p.  1  et  suiv. 

ALPHABET  ARCHAÏQUE,  p.  1  et 
suiv.  —Principales  formes  de  let- 
tres, p.  3. 

ALPHABET  CURSIF,  p.  6  et  suiv.  — 
Principales  formes  de  lettres,  p.  7, 
8,  9. 

ALPHABET  MONUMENTAL,  p.  4  et 
suiv.  —  Princiitaux  types  de  let- 
tres, pi.  I.  —  Mélange  de  l'alpiia- 


493 


TABLE    ANALYTIQUE 


liet    monumental   et   de    l'alplialiot 
cursif,  ]).   10. 

ALPHABET  ONCIAL.  Principales 
formes  de  lettres,  p.   13. 

AMENDES  décrétées  contre  les  vio- 
lateurs de  tombes,  p.  259. 

ANNÉES  DU  RÈGNE  DES  EMPE- 
REURS. —  Indiquées  par  la  puis- 
sance tribunice  p.  160  ot  suiv.  — 
par  la  formule  :  annoimperii  (illo), 
p.  228,  note  2  (pour  l'année  égyp- 
tienne). 

ANTÉFIXES.  Marques  sur  antéfixes, 
p.  321. 

ANTISIGMA,  p.   o. 

ANTONIN  LE  PIEUX.  Noms  et  li- 
tres, ;^.   19)  et  suiv. 

APEX  (accent),  p.  27  et  28. 

ARABICUS  Surnom  de  Septime  Sé- 
vère, p.  195  cf.  note  1  —  de  Gara- 
calla,  p.  197  —  de  Constantin,  p. 
216. 

ARMENIACUS.  Surnom  de  Marc  Au- 
rèle,  p.  191  —  de  L.  Verus,  p.  \9i 
—  de  Dioclétien,  p.  211  —  de  Maxi- 
mien, p.  212  —  de  Constance  Chlore, 
p.  213  —  de  Galère,  p.  214  —  de 
Constantin,  p.  21fj. 

ARMES.  Inscriptions  sur  armes,  p. 
324  ot  suiv. 

AUGUSTA.  Titre  des  impératrices  et 
des  princesses,  de  la  famille  impé- 
riale, p.  165, 

AUGUSTE,  empereur.  Noms  et  ti- 
tres, p.   15  et  suiv.  ;  cf.  p.  477. 

AUGUSTUS.  Surnom  impérial,  p.  158; 
cf.  !>.  477.  —  Précédé  de  Plus  Félix. 
depuis  le  iii'  siècle,  p.  159.  —  Pré- 
cédé d'éidlhéles  solennelles  au  qua- 
trième siècle,  1).  159. 

AURÉLIEN.  —  Noms  et  titres,  p  208  ; 
cf.    p.  48-'. 

AVOCAT  DU  FISC.  Mcnliun  île  ce  ti- 
tre dans  les  iiiisas  hononnn  éques- 
tres, p.   115. 

AVVOT ;=  AVOTIS,  sur  des  i)oteries 
gauloises,  p.  322,  cf.  p.  486. 


B 


B.    Différentes   formes  de   la  lettre, 

p.  12. 
BAGUES.    Inscriptions    sur   bagues, 

p.  3;J0. 
BALBIN.  Noms  et  titres,  p.  200. 
BALLES  DE  FRONDE,  p.  326  et  suiv. 

—  Différentes  légendes  qu'on  y  lit, 
p.  .326  et  327. 

BARRES  TRANSVERSALES  au-des- 
sus d''S  lettres  ;  indiijuent  les  chif- 
fres, p.  30.  —  Indiquent  les  abré- 
viations, p.  373. 

BIJOUX  Inscriptions  sur  bijoux. 
p.  330. 

BLOCS  DE  MARBRE.  Voir  MAR- 
QUES D'EXTRACTION. 

BORNES-LIMITES,  p.  248  et  suiv. 
De  l'ager  pulilicus,  p.  249,  —  du 
pomerinm,  p.  2'i9,  —  du  cours  du 
Tibre,  p.  249,  —  du  domaine  pu- 
blic, p  250,  —  entre  deux  territoi- 
re?, p.  250.  —  Différentes  formes 
de  rédaction,  p.  250. 

BORNES-MILLIAIRES,  p.  244  et  suiv. 

—  Contiennent  seulement  un  chif- 
fre de  milles,  p.  245.  —  Portent  les 
noms  d'un  magistrat  ou  de  l'em- 
jiereur,  p.  245.  —  Place  où  est  ins- 
crit le  chiffre  des  milles,  p.  246.  — 
Indication  du  point  de  départ,  p. 
247.  —  Renseignements  complémen- 
tnires,  p.  247  ot  suiv. 

BRIQUES  ESTAMPILLÉES,  p.  308  et 
suiv.  Voir  ESTAMPILLES. 

BRITANNICUS.  Surnom  de  Claude, 
p.  182,  —  de  Commode,  p.  193,  — 
de  Septime  Sévère,  p.  195,  —  de 
Caracalla,  p.  197,  —  de  Géta.  p.  198, 

—  de  Dioclétien.  p.  2l0  et  211,  —  de 
]\Iaximien,  p.  212,  —  de  Constance 
Chlore,  p.  213,  —  de  Galère,  p.  214, 

—  de  Constantin,  p.  216. 


TABLE   ANALYTIQUE 


493 


BULLES  eu  plomb,  avec  inscri[>tioii, 
p.  3:25,  331. 


c 


C.  Diirérentes  foriuos  de  la  lettre,  p. 
13. 

CACHETS,  p.  330,  332  et  333. 

CACHETS  D'OCULISTES,  p.  333  et 
suiv. 

CAESAR.  Surnom  de  l'empereur,  p. 
158.  —  Surnom  caractéristique  de 
l'héritier  du  ti'ùni',  p.  164.  —  Ac- 
compagné d'épithètes  solennelles 
au  iv°  siècle,  p.  165. 

CALENDRIERS  ÉPïGRAPHIQUES. 
p.  :288  et  suiv.  —  A  i{uolle  éiioque 
ou  commence  à  les  graver,  p.  288 
et  289.  —  Dilîérents  calendriers 
connus,  p.  289.  —  Leur  mode  de 
rédaction,  p.  290. 

CALENDRIERS  MUNICIPAUX,  p. 
302. 

CALENDRIERS  RUSTIQUES,  p.  292 
et  suiv. 

CALIGULA.  Noms  et  titres,  p.  181  et 
suiv. 

CARACALLA.  Noms  et  titres,  p.  197  ; 
cf.  p.  482. 

CARAUSIUS.  Noms   et  litres,  p.  214. 

CARIN.  Noms  et  titres,  p.  210;  cf. 
p.  483. 

CARUS.  Noms  et  titres,  p.  209. 

CARPICUS.  Surnom  de  Philippe,  p. 
201,  202,  —  d'Aurélien,  p.  208,—  de 
Dioclétien,  p.  211,  —  de  Maximien, 
p.  212,  —  de  Constance  Chlore,  p. 
213,  —  de  Galère,  p.  214. 

CARRIÈRE  ÉQUESTRE.  Ses  diffé- 
rents degrés,  p.  110.  —  Fonctions 
préparatoires,  p.  110.  —  Age  où 
l'on  entre  dans  la  carrière,  p.  111. 

CARRIÈRE  SÉNATORIALE.  Ses  dif- 
férents degrés,  p.  89  (;t  suiv.  —  (Jr- 
dre  des  différentes  fonctions,  p.  93 


et  suiv.  —  Ses  modifications  au 
m"  siècle,  p.  99.  —  Liste  des  ma- 
gistratures sénatoriales,  p.  100  et 
suiv.  —  Liste  des  fondions  séna- 
toriales, p.  102.  —  Titres  honorili- 
ques  des  sénateurs,  p.  470.  —  Apres 
Dioclétien,  p.  127  et  suiv. 

CARRIÈRES  INFÉRIEURES.  Em- 
ployés d'administration,  p.  133  et 
suiv.  —  Soldats  et  sous-officiers, 
p.  136  et  suiv.  —  Citoyens  des  mu- 
nicipes,  p.  144  et  suiv.  —  Membres 
de  collèges,  p.  153  et  suiv. 

CÉNOTAPHES,  p.  257,  note  1. 

CENOTAPHIA  PISANA,  p.  300. 

CENSOR.  Titre  impérial,  p.  92,  103, 
186. 

CENTURIONS.  Voir  CARRIÈRES  IN- 
FÉRIEURES. 

CEB.\=  Cera{mii),  p.  485. 

CHEVALIERS.  Voir  CARRIÈRE 
ÉQUESTRE. 

CHIFFRES.  Leurs  différentes  formes 
et  leur  valeur  sur  les  inscriptions, 
p.  30  et  suiv, 

CIVIS,  employé  pour  désigner  la  pa- 
trie d'un  homme  ou  même  d'une 
femme,   p.  63. 

CL.  Valeur  de  ces  abréviations,  p. 
82. 

CLARISSIMUS  (vir).  Voir  VIR  CLA- 
RISSIMUS. 

CLAUDE.  —  Ses  réformes  orthogra- 
phiques, p.  0. 

CLAUDE  I".  Noms  et  titres,  p.  182 
et  suiv.  ;  cf.  p.  477. 

CLAUDE  II.  Noms  et  titres,  p.  207; 
cf.  p.  482. 

CLODIUS  ALBINUS.  Noms  et  titres, 
]..  196. 

COCHERS.  Epitai)hes  de  cochers, 
p.  255. 

COGNOMEN,  voir  SURNOM. 

COGNOMEN  EX  VIRTUTE,  ])    5:i. 

COLLÈGE  DES  CORNICINES  (à  Lum- 
bèse).  —  Loi  du  collège,  p.  299  et 
485. 


494 


TABLE   ANALYTIQUE 


COLLIERS  D'ESCLAVES,  p.  33L 

COMMODE.  Noms  et  titres,  p.  193; 
cf.   p.  48L 

CONDUITES  D'EAU,  p.  3l4  ;  cf.  p. 
48j.  Voir  MARQUES. 

CONSTANCE  II.  Noms  et  titres,  p. 
2111. 

CONSTANCE  CHLORE.  Noms  et  ti- 
tres, p.  213. 

CONSTANT.   Noms  et   titres,  p.   218. 

CONSTANTIN  I.  Noms  et  titres,  p. 
216;  cf.  11.  483. 

CONSTANTIN  II.  Noms  et  titres,  p. 
218. 

CONSTITUTICNS  IMPÉRIALES.  Leur 
forme  de  rédaction,  p.  270.  —  Liste 
des  principaux  édits  connus  par 
l'épigraphie,  p.  271  et  suiv. 

CONSULARIS.  Valeur  du  titre  avant 
Dioclétien,  p.  94.  —  Après  Constan- 
tin, p.   129. 

CONSULAT.  Dernier  degré  de  la  car- 
rière sénatoriale,  p.  92.  —  Consulat 
ordinaire,  p.  92.  —  Consulat  suf- 
fect,  p.  92.  —  Place  du  consulat 
dans  les  cia-sus  honoriim.  p.  9i. 

CONSULAT  APRÈS  CONSTANTIN, 
p.  130. 

CONSULAT  DES  EMPEREURS,  p. 
162. 

CONSUL  ORDINARIUS.  A  quelle  épo- 
que ce  titre  apparaît  sur  les  ins- 
criptions,  p.  02.  iioti'  1. 

CONSULS  ORDINAIRES.  Servent  ex- 
clusivement à  dater  les  inscriptions 
à  partir  du  iii«  siècle,  p.  92. 

CONSULS  SUFFECTS.  Cités  à  côté 
des  consuls  ordinaires  sur  les  ins- 
criptions, p.  92,  note  1. 

CONTRE-POIDS  de  tisserands,  p.  329. 

CORPUS  INSCRIPTIONUM  LATINA- 
RUM.  Ses  dillércntes  parties,  p. 
XX  et  suiv.  cf.  p.  473.  —  Son  his- 
toire, p.  XX,  note  2. 

CRITIQUE  DES  INSCRIPTIONS.  Rè- 
gles à  suivri;  pour  ciltc  criticiue, 
p.  3û7  et  suiv.  —si  l'on  ne  possède 


plus  -lu'une  copie  du  texte,  p.  357 
et  suiv.  —  si  le  document  existe 
encore,  p.  361  et  suiv. 

CUPA,  CUPULA.  Forme  de  tombe, 
p.  260,  note  1. 

CURSUS  HONORUM,  p.  86  et  suiv. 
—  Loi  fondamentale  des  cursus,  p. 
87,  155.  Voir  CARRIÈRE  SÉNATO- 
RIALE, CARRIÈRE  ÉQUESTRE, 
etc. 

CURUS  HONORUM.  APRÈS  CONS- 
TANTIN, p.  127  et  suiv. 


D 


D.  Diirérentes  formes  de  la  lettre,  p. 
13. 

B  •  Lettre  propre  aux  inscriptions  de 
la  Gaule,  p.  13. 

DACICUS.  Surnom  de  Trajan,  p.  188. 
Surnom  de  Maximien,  p.  200,  —  de 
Dèce,  p.  202,  —  de  Gallien,  p.  205. 
—  d'Aurélien,  p.  208. 

DASUMIUS.    Son    testament,  p.  258. 

DATES  DES  INSCRIPTIONS.  Diffé- 
rentes façons  de  les  indiquer,  i). 
228  et  suiv. 

DÈCE.  Noms  et  titres,  p.  202. 

DÈCE  LE  FILS.  Noms  et  titres,  p. 
203. 

DÉCORATIONS  MILITAIRES.  Voir 
DONA  MILITARIA. 

DÉCRETS  DE  COLLÈGES,  p.  302.  — 
DilVérrnts  exemples  connus,  p.  303. 

DÉCRETS  D'EMPEREURS,  p.  270  et 
s  u  i  V . 

DÉCRETS  DE  MAGISTRATS,  p.  279 
et  suiv.  —  Liste  des  jirincipaux  dé- 
crets connus  par  l'épigraphie,  p. 
230  et  suiv. 

DÉCRETS  DE  SÉNATS  MUNICI- 
PAUX, 11.  300  et  suiv.  —  Leur  mode 
de  rédaction,  p  300.  — -  Différents 
e\en)ples  connus,  p.  300  et  301. 

DÉCRETS    HONORIFIQUES  de    con- 


TABLE   ANALYTIQUE 


'i95 


seils  municipaux  à  la  suite  d'ins- 
criptions honorifiques,  p.  23G. 

DÉDICACES  AUX  DIVINITÉS.  Par- 
ties essentielles,  p.  226  et  227.  — 
Formules  de  dédicaces,  p.  227.  — 
Parties  accessoires,  p.  227  et  suiv. 
—  Ordre  dans  lequel  ces  parties  se 
présentent,  p.  230. 

DÉNOMINATIONS  des  Romains,  p. 
27  et  suiv.  —  Leur  transmission 
dans  les  fainillos,  p.  6i  et  suiv.  — 
Transmission  entre  adoptant  et 
adopté,  p.  72.  Voir  AFFRANCHIS, 
ESCLAVES,  etc. 

DEVOTIONES,  p.  343  et  suiv. 

DIDIUS  JULIANUS.  Noms  et  titres, 
p.  193. 

DIGAMMA  INVERSUM,  p.    5. 

DIOCLÉTIEN.  Noms  et  titres,  p.  210 
et  211. 

DIPLOMES  MILITAIRES,  p.  273  et 
suiv.  Eléments  qui  les  composent, 
p.  274  et  suiv.  —  Différences  de 
formules  suivant  les  époques,  p. 
276.  —  Leur  disposition  matérielle, 
p.  278. 

DIPTYQUES  CONSULAIRES,  p.  341 
et  suiv. 

DISCOURS  DE  CLAUDE  au  Sénat, 
p.  270. 

DISCOURS  D'HADRIEN  à  l'armée 
d'Afrique,  p.  299  ;  cf.  p.  485. 

DIS  MANIBUS,  ou  formules  analo- 
gues, en  tête  des  inscriptions  fu- 
néraires, p.  233  et  254. 

DIVA.  Titre  des  princesse  de  la  fa- 
mille impériale  après  leur  mort, 
p.  17  i. 

DIVI  et  DIVAE.  Liste  des  Divi  etDi- 
vae,  p.  170. 

DIVUS.  Titre  des  empereurs  après 
leur  mort,  p,  168.  —  Est  une  don- 
née chronologique,  p.  168.  —  Titre 
donné  à  des  princes  de  la  famille 
impériale  après   leur  mort,  p.  171. 

DOMICILE  (domus).  Indiqué  sur  les 
inscriptions,  p.  63. 


DOMINUS  NOSTER.  Titre  impérial 
depuis  Sévère  Alexandre,  p.  212, 
note  1. 

DOMITIEN.  Noms  et  titres,  p.  180  et 
suiv.  ;  cf.  p.  479. 

DOMUS  AUGUSTA,  DOMUS  DIVINA. 
Désignation  de  la  famille  impé- 
riale, p.  167. 

DONA  MILITARIA.  Leur  mention 
sur  les  inscriptions,  p.  114.  —  A 
quel  moment  ils  cessent  d'être 
mentionnés,  p.  114. 

DONATIONS  intéressant  la  sépul- 
ture, p.  259. 


E 


E.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
14. 

EDILITÉ.  Sa  place  dans  la  carrière 
sénatoriale,  p.  91.  —  Date  de  l'en- 
trée en  charge  des  édiles,  p.  91.— 
N'est  plus  mentionnée  au  in«  siè- 
cle, p.  99. 

EDITS  IMPÉRIAUX.  Yuir  CONSTI- 
TUTIONS. 

EDITS  DE  MAGISTRATS,  p.  279  et 
suiv.  —  Liste  des  principaux  édits 
connus  par  l'épigraphie,  p.  280  et 
suiv. 

EGREGIUS  (VIR).  Voir  VIR  EGRE- 
GIUS. 

ELAGABAL.  Noms   et  titro.s,  p.  199. 

ELOGES  FUNÈBRES,  p.  258. 

ELOGIA.  Leur  nature,  leur  caracté- 
ristique, p.  231  et  232. 

EMILIEN.  Noms  et  titres,  p.  204. 

EMINENTISSIMUS  (VIR)  voir  VIR 
EMINENTISSIMUS. 

EMPEREURS.  Donnent  leur  gentilice 
aux  individus  et  aux  cités  à  qui 
ils  accordent  la  cité  romaine,  p. 
75.  —  Noms,  surnoms,  puissances 
tril)unices,  consulats,  salutations 
impériales,  p.  156  et  suiv.  —  Titres 


496 


TABLE   ANALYTIQUE 


des  empereurs  vivants,  p.  156  et 
suiv.  —  Surnoms  tirés  des  victoi- 
res, p.  lo9.  —  Titres  des  empereurs 
morts,  p.  168  et  suiv. —  Empereurs 
dont  les  noms  sont  martelés  sur 
les  inscriptions,  p.  172.  —  Liste 
chronologique  des  empereurs,  p. 
177  et  suiv.,  477  et  suiv. 

EMPLOYÉS  D'ADMINISTRATION. 
Voir   CARRIÈRES    INFÉRIEURES. 

ENFANTS  ILLÉGITIMES.  Gomment 
leur  filialion  est  indiquée,  p.  59  et 
71.  —  Leurs  dénominations,  p.  70 
l't  suiv.  —  Lmir  tribu,  12. 

ENFANTS  LÉGITIMES.  Leurs  déno- 
minations, p.   65  et  suiv. 

EPIGRAPHIE.  Définition,  p.  XIII.  — 
Son  rapport  avec  les  différentes 
branches  de  l'enseigaement  classi- 
que, p.  XIV.  —  Traités  didacti- 
ques, p.  XXIV  ;  cf.  p.  473. 

EPITAPHES,  p.  251  et  suiv.  ;  cf.  p.  483. 
Leur  forme  primitive,  p.  252.  — 
Parties  essentielles  dont  elles  se 
composent,  p.  253  et  suiv.  —  Par- 
ties accessoires,  p.  25'3  et  suiv.  — 
Formules  finales,  p.  257,  —  Ordre 
de  ces  parties,  p.  262  et  263. 

EPITAPHES  MULTIPLES  SUR  LA 
MÊME  TOMBE,   i  .  2'J3. 

EPITAPHES  EN  VERS,  p.  252  et  257, 
note  3. 

ERES  LOCALES  (Rouie.  Interamna, 
Afrique,   Maurétanie,  etc.)    p.  229. 

ESCLAVES.  Leurs  dénominations: 
p.  78;  cf.  p.  476.  —  Noms  d'escla- 
ves précédés  d'un  espace  laissé  en 
blanc,  p.  80,  note  1. 

ESTAMPILLES  SUR  TUILES  OU 
BRIQUES,  p.  300  et  suiv.;  cf.  p. 
485.  —  Leur  intérêt,  p.  308.  —  Dif- 
férentes sortes,  p.  309.  —  Mode  do 
lecture,  p.  309  et  310.  —  Briques 
militaires,  p.  309-313.  —  Briques 
municipal.-s,  p.  312.  —  Briques 
privées,  p.  312, 


ETRANGERS  NATURALISES.  Leurs 

dénominations,  p.  75. 
EUGÈNE.  Noms  et  titres,  p.  222. 
EXSECRATIONES,  p.  3i3  et  suiv. 


F.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
14. 

FASTES  CONSULAIRES.  Leur  mode 
de  rédaction,  p.  282  et  suiv.  ;  cf.  p. 
485. 

FASTES  DE  COLLÈGES  SACERDO- 
TAUX, p.  206  et  207. 

FASTES  DES  FÉERIES  LATINES,  p. 
288. 

FASTES  TRIOMPHAUX.  Leur  mode 
de  rédaction,  p.  285  et  suiv.  ;  cf. 
p.  485. 

FAUSSAIRES,  p.  357. 

FEUILLES  DE  LIERRE  cordiformes, 
faisant  office  de  points  séparatifs, 
p.  29. 

FILIATION,  p.  58  et  suiv  ;  cf.  p.  474. 
—  Indiquée  par  le  prénom  dupera, 
p.  38  —  par  son  surnom,  p.  58  — 
par  le  nom  du  père  et  de  la  mère, 
p.  39  —  par  le  nom  de  la  mère,  p. 
59  — par  les  prénoms  des  ancêtres, 
p.  59  —  au  génitif  avec  ellipse  de 
filius,  p.  59  note —  imaginaire  pour 
les  enfants  illégitimes,  p.  7L 

FLAVIUS,  prénom  des  empereurs 
de  la  seconde  dynastie  flavienne, 
p.  49. 

FLAVIUS  SEVERUS.  Noms  et  titres, 
p.  214. 

FLAVIUS  VICTOR.  Noms  et  titres, 
p.  222. 

FLORIEN.  Noms  et  titres,  p.  209. 

FONCTIONS  ADMINISTRATIVES  IN- 
FÉRIEURES. LLslr  avic  la  traduc- 
tion grecque  de  quelques  titres,  p. 
134  et  suiv. 

FONCTIONS  ÉQUESTRES.  Liste  avec 


TABLE    ANALYTIQUE 


497 


la    traduction  de    cIuuhk^    lilr(!  on 
},'rec,  p.  118  et  siiiv. 

FONCTIONS  HONORIFIQUES  DANS 
LES  COLLÈGES,  p.  loi  et  suiv. 

FONCTIONS  MUNICIPALES.  Liste 
avec  la  traduction  de  certains  ti- 
tres on  grec,  p.  148  et  suiv. 

FONCTIONS  ET  MAGISTRATURES 
SÉNATORIALES.  —  Liste  avec  la 
traduction  de  cliaque  titre  en  grec, 
p.  100  et  suiv. 

FORMULES  :  Dis  m.\nibos,  introduite 
sous  Auguste,  p.  233.  —  Dis  ma.- 
NiBus  ixFERis  OU  fomiules  analo- 
gues, p.  251.  —  Hic  SITUS  EST 
p.   2j().  —    HONORI     ou   IN    HONOREM, 

p.  233.  —  Honore  contentus,  p. 
236.  —  Memoriae,  p.  234,  note  I. 
—  Plus  minus,  sur  les  inscrip- 
tions païennes,  p.  2.53.  —  Vivus  sur 
une  épitapiie,  à  côté  du  nom  d'un 
personnage,  p.  264. 

FORMULAIRES.  Employés  pour  la 
rédac'ion  des  inscriptions,  p.  2j7, 
note  3  ;  cf.  p.  48L 

FRACTIONS,  signes  usités  pour  les 
représenter  sur  les  inscriptions, 
p    33. 

FRANCICUS.  Surnom  de  Valenti- 
tien,  Valens  et  Gratien,  p.  220  et 
suiv. 


G.  Diirérentes  formes  de  la  lettre, 
p.  13. 

GALBA.  Noms  et  litres,  p.  18L 

GALLIEN.  Noms  et  titres,  p.  203  ; 
cf.  p.  482. 

GENTILICE,  p.  50  et  suiv.  Gentilices 
en  lus,  p.  30  — en  aeus,  eus,  p.  50  — 
en  evna,  enna,  inna,  ina,  p.  51  —  en 
as,  p.  51  —  en  anus,  enus,  p.  51  — 
en  inus,  p.  51  —  en  aiius,  avus,  p. 
51  —  Gentilices  écrits  en  abrégé, 
p.  52  — employés  comme  prénoms. 


[1.  48  et  40  —  emidoyés  comme  sur- 
noms, p.  34  —  transmission  du 
gentilicc,  p.  05  —  Genliiice  du 
père  naturel  n^slant  à  son  fils  après 
adoption,  p.  72  et  73  —  Genliiice 
des   étrangers    naturalisés,    p.    75 

—  Gentilices  en  iu$,  dérivant  de 
noms  bai'bari's,  p.  77  —  Gentilices 
on  rus,  dérivûà  du  siirnimi  du  pa- 
tron, p.  80  —  GiMitilit^es  dérivés  de 
la  profession  des  membres  d'un 
collège,  p.  84  —  Gentilices  dérivés 
d'un  nom  de  ville,  p.  84  —  Genti- 
lices dérivés  du  surnom  d'une  co- 
lonie ou  d'un  mnnicipe,  p.  84  — 
Gentilices  féminins  en  /s,  p.  30, 
note  7. 

GENTILICES  IMPÉRIAUX.  Abrégés 
parce  qu'ils  sont  employés  comme 
prénoms,  p.  49.  —  Passant  aux 
pérégrins  appelés  à  servir  dans 
les  légions,  p.  476.  —  Passant  aux 
villes  auxquelles  les  empereurs 
accordent   la  cité  romaine,   p.  76. 

—  Adoptés  par  les  rois  barbares 
alliés  de  l'Empire,  p.  78. 

GENTILICES  ROMAINS  usurpés  par 
des  pérégrins,  p.  77. 

GERMANICUS.  Surnom  de  Galigula, 
p.  181  —  de  Claude,  p.  182  —  de 
Néron,  p.  183  —  de  Domitien,  p. 
186  —  de  Nerva,  p.  187  —  de  Tra- 
jan,  p.  188  —  de  Marc  Aurèle,  p. 
192  —  de  Commode,  p.  193  —  de 
Caracalla,  p.  197  —  de  Maximin, 
p.  200  —  de   Philippe,   p.   201,  202 

—  de  Valérien,  p.  201  —  de  Gallien, 
p.  205  —  de  Postume,  p.  203  —  de 
Claude  IL  p.  S07  —  d'Aurélien,  p. 
208  cf.   p.  402  —  de   Carus,  p.  209 

—  de  Probus?  p.  209  —de  Dioclé- 
tien,  p.  210  et  211  —  de  Maximion. 
p.  212  —  de  Constance  Chlore,  p. 
213  —  de  Galère,  p.  214—  de  Cons- 
tantin, p.  216  —  de  Constance, 
p.  219  —  de  Valentinien,  Valens 
et  Gratien,  p.  220  et  221, 


t98 


TABLE   ANALYTIQUE 


GÉTA.  Noms  ot  titres,  i>,  198. 

GLADIATEURS.  Eiiitaplies  do  gla- 
fliateiirs,  p.  -5i>. 

GOBELETS  DE  VICARELLO,  p.  323. 

GORDIEN  I".   Noms  et  titres,  p.  i200. 

GORDIEN  II.  Noms  et  titres,  p.  200. 

GORDIEN  III.  Noms  et  tilres,  p.  200. 

GOTHICUS.  Surnoms  de  Claude  11, 
p.  207  —  d'Aurélien,  [i.  208  ;  cf.  p. 
482  —  de  Tacite,  p.  209  —  de  Pro- 
bus.  p.  209  —  de  Constantin,  p.  216 
—  de  Constance,  p.  219  —  de  Va- 
lentinien,  Valens  et  Gratien,  p  220 
et  suiv. 

GRADES  MILITAIRES.  Avec  leur 
traduction  en  gn'c,  p.  I3S  et   suiv. 

GRADES  MILITAIRES  INFÉRIEURS 
AU  CENTURIONAT.  Omis  souvent 
sTir  les  inscriptions,  p.  136,  note. 

GRAFFITES.  p.  314. 

GRATIEN.  NouTS  et  titres,  p.  221. 


H 


H.  Dill'érentes   formes  de   la   lettre, 

p.    16. 
HADRIEN.   Noms  et    titres,  p.  189; 

rf.    p.  481. 
HERCULIUS.  Surnom  de  Dioctétien, 

p.  2ie. 
HOSTILIEN.  Noms   et  tilres,  p.  203, 


I 


I.  Différentes  formes  de  la  lettre, 
p.  10. 

IMPERATOR.  Prénom  impérial,  ]>. 
Iu7  —  Désigne  le  nombre  des  sa- 
lutations impériales,  p.  137. 

IMPERATOR  DESTINATUS.  Titre  de 
Cai'acalla,  p.  197. 

INDEX  RERUM  GESTARUM  D'AU- 
GUSTE, p.  279. 


INSCRIPTIONS.    Différentes   classes 

irinsciiptions,  p.  223  et  suiv. 

INSCRIPTIONS  ARCHAÏQUES.  Ou- 
vrages destinés  à  en  faciliter  la 
lecture,  \k  XXI,  note  2  ;  cf.  les  ad- 
denda. 

INSCRIPTIONS  CHRÉTIENNES.  Re- 
cueil d'inscriptions  chrétiennes,  p. 
XXIV. 

INSCRIPTIONS  DOLIAIRES.  Voir 
ESTAMPILLES. 

INSCRIPTIONS  FAUSSES,  p.  3o7  — 
Leur  place  dans  les  Corpus,  p.  337. 
Exemples  d'inscriptions  fausses 
existant  en  nature,  p.  362  et  363. 

INSCRIPTIONS  FUNÉRAIRES.  Voir 
ÉPITAPHES. 

INSCRIPTIONS  GRAVÉES  SUR  DES 
ÉDIFICES,  p.  237  et  suiv.  Eléments 
qui  les  composent,  p.  237  ;  cf.  p. 
483.  — Expressions  emploj-ées  pour 
indiquer  les  travaux  de  construc- 
tion ou  de  réfection,  p.  239  et  suiv. 

—  Ordres  de  différents  éléments, 
dont  elles  se  composent,  p.  244. 

INSCRIPTIONS      HONORIFIQUES. 
Naissance  et  développement,  p.  231. 

—  Parties  essentielles,  p.  232  et 
suiv.  —  Rédigées  à  la  mode  grec- 
que avec  l'accusatif  delà  personne 
honorée,  p.  232.  —  Formules  com- 
plémentaires, p.  234  et  233.  —  Or- 
dre dans  lequel  les  différentes  par- 
ties se  présentent,  p.  233  et  236. 

INSTRUMENTUM,  p.  303  et  suiv. 

INVENTAIRES  DE  TRÉSOR  de  tem- 
ples, 29:;. 

ITEM  entre  deux  fonctions  dans  un 
cursus  honorum.  Sens  du  mot,  p. 
90,  note  2. 

ITINÉRAIRES  sur  vases,  p.  323. 


JOVIEN.  Noms  et  titres,  p.  220. 


TABLE   ANALYTIQUE 


499 


JOVIUS.  Surnom'de  Diocléticn,  p.  211. 
JULIEN.  Noms  et  titres,  p.  219. 


K 


K.  DilTérentes  formes  de  la  leltre,  p 
17. 


L.  Différentes  formes  de  la  lettre, 
p.    17. 

LAMPES.  Voir  MARQUES  SUR  LAM- 
PES. 

LÉGATS  LÉGIONNAIRES.  Dispa- 
raissent avec  Gallien,  p.  99. 

LÉGATS  PROPRÉTEURS.  Disparais- 
sent avec  Gallien,  p.  99. 

LÉGIONS.  Liste  des  légions  en  latin 
et  en  grec,  p.  104  et  suiv. 

LETTRES  IMPÉRIALES.  Voir  CONS- 
TITUTIONS . 

LETTRES  LIÉES,  p.  2i. 

LETTRES  MOBILES.  Les  Romains 
les  ont-ils  connues  ?  p.  309,  note  3. 

LETTRES  RETOURNÉES.  Indiquent 
souvent  le  féminin  sur  les  inscrip- 
tions lapidaires,  p.  374  et  486. 

LICINIUS  I.  Noms  et  titres,  p.  215. 

LICINIUS  II.  Noms  et  titres,  p.  216. 

LIGATURES,  sur  les  inscriptions,  p. 
23  et  suiv.,  pi.  II. 

LINGOTS  DE  MÉTAL.  Voir  MAR- 
QUES. 

LISTES  MILITAIRES,  p.  297  et  suiv. 

—  Leur  mode  de  rédaction,  p.  297. 

—  Différents  exemples   connus,   p. 
298  et  299. 

LOI  RELATIVE  AU  FL AMINE  de  la 
Narbonaise,  p.  295. 

LOIS,  p.  2C5  et  suiv.  Formules  ini- 
tiales et  finales,  p.  266.  —  Liste  des 


principales  luis  connues  par  l'épi- 
graphie,  p.  267. 

LOIS  DE  COLLÈGES  MILITAIRES, 
p.  299  et  suiv.  ;  cf.  p.  48."i. 

LOIS  DE  DÉDICACE  de  temples  ou 
d'autels,  p.  294  et  suiv.  —  Diffé- 
rents exemples  connus,  ]\  294  et 
205.  —  Mode  de  rédaction,  p.  295. 

LOLLIEN.  Noms  et  titres,  p.  200. 

LUCIUS  VERUS.  Noms  et  titres,  p. 
193;  cf.  p.  4SI. 


M 

M.  Différentes  formes  de  la  leltre,  p. 
18. 

MACRIN.  Noms  et  titres,  p.  19S. 

MAGISTRATURES  DANS  LES  COL- 
LÈGES voir  CARRIÈRES  INFÉ- 
RIEURES. 

MAGISTRATURES  ROMAINES.  Leur 
hiérarchie,  p.  89  et  suiv. 

MAGISTRATURES  MUNICIPALES. 
Voir    CARRIÈRES  INFÉRIEURES. 

MAGNENCE.    Noms  et  titres,  p.  219. 

MANUELS  PROFESSIONNELS  de  gra- 
veurs, voir  FORMULAIRES. 

MARC  AURÊLE.  Noms  et  titres,  p. 
191;  cf.  p.  481. 

MARIUS.  Noms  et  titres,  p.  206. 

MARQUES  d'EXTRACTION  sur  ])locs 
de  marbre,  p.  306  et  suiv.  —  Dif- 
férents exemples  connus,  p.  306.  — 
Leur  mode  de  rédaction,  p.  306.  — 
Sur  lingots  de  métal,  p.  307. 

MARQUES  SUR  CONDUITES  d'EAU, 
p.  314  et  suiv.  —  Leur  intérêt,  p. 
314.  —  Difféi'entes  sortes,  p.  3Ii, 
315  et  316. 

MARQUES  SUR  LAMPES,  p.  316  et 
suiv  ;  cf.  p.  48."). 

MARQUES  SUR  VASES,  p.  317  et 
suiv.;  p.  485.  —  Mar(iues  de  fabi'i- 
que,  p.  317.  —  Légendes  de  sujets 
figurés,  p.  318  et  3!9.  —  Acclama- 


500 


TABLE   ANALYTIQUE 


lions   et  souhaits,   ]>.    .'M'.t.  —  Indi- 
(]uanl  le  contenu  du  vase,  p.  321. 

MARTELAGES  sur  les  inscriplious, 
p.  169.  —  Martelages  des  noms  lui 
périaux,  p.  159.  —  Liste  des  noms 
d'empereurs  martelés,  p.  112  et 
suiv.  —  Martelages  de  noms  de 
princes  et  princesses  de  la  maison 
impériale,  p.  173.  —  Marlelaccs  de 
noms  de  irarlltMiliers,  ]>.  175.  — 
Listes  de  particuliers  dont  le  nom 
a  été  martelé,  p.  173.  —  Martelages 
de  noms  de  légions,  p.  176.  —  Mar- 
telages destinés  à  corriger  une  er- 
reur de  gravure,  p.  176.  —  Marte- 
lages dissimulés  par  iinc  nouvelle 
gravure,  p.  169,  172,  176. 

MATER  CASTRORUM.  Tilre  des  ini- 
pératricop,  p    106. 

MATER  PATRIAE.  Titre  des  inipé- 
ralri.--s,  p.   100. 

MATER  SENATUS.  Titre  des  impé- 
ratrices,  p.    16"!. 

MATIDIE.  Son  éloge  fanèljre,  p.  238. 

M\XENCE.  Noms  et  titres,  p.  21o. 

MAXIME.  Noms  et  titres,  p.  222. 

MAXIMIEN.    Noms  et  titres,  p.  212. 

MAXIMIN.  Noms  et  tilres,  p.  200. 

MAXIMIN  DAZA.  Noms  et  litres,  p. 
215. 

MAXIMUS.  Surnom  de  Constantin, 
p.  216;  cf.   p.  483. 

MEDICUS.  Surnom  de  Marc  Aurèle, 
l>.  19],  —  de  L.  Vcrus,  p.  193,  —  de 
Dioclétien,  p.  211,  —  de  Maximien, 
p.  212,  —  de  Constance  Chlore,  p. 
213,  —  de  Galère,  p.  2)4,  —  de  Cons- 
tantin, p.  217. 

MEMORIAE,  surdesépitaphes  païen- 
nos,  ]i.  254,  note  1. 

MENOLOGIUM  RUSTICUM.  voir  CA- 
LENDRIERS RUSTIQUES. 

MESURES.  r^Iarques  sur  mesures,  p. 
328  et  suiv. 

MILICES  ÉQUESTRES,  p.  1 10  et  suiv.  ; 
cl'.  1».    477. 


MILLIAIRES,  voir  BORNES-MIL- 
LIAIRES. 

M-L.  p.  82  et  note  4. 

MONOGRAMMES,  voir  LIGATURES. 

MOSAÏQUES.  Inscriptions  sur  mo- 
saïques, p.  346. 

MOTS  laissés  en  blanc  dans  une  ins- 
criplion,  p.  80,  note  1. 

MOTS  ÉTRANGERS  à  une  inscription 
gravés  dans  l'espace  oljtenu  par 
marti-'lage,  p.  169. 

MURDIA.  Son  éloge  funèbre,  p.  258. 


N 


N.  DilTérentes  formes  de  la  lettre,  p, 

19. 
NATIONE.  Employé  pour  désigner  la 

patrie,  p.  63. 
NATURALISÉS.     Leurs     dénomina- 
tions, p.  75  et  suiv. 
NÉRON.   Noms   et    titres,    p.    183    et 

suiv.  ;  cf.  p.  478. 
NERVA.  Noms  et  titres,   p.   187;  cf. 

p.  4S0. 
^F  ou  NP  dans  les  calendriers,  p.  290, 

note  3. 
NOM  (nomen  gentilicium).  Voir  GEN- 

TILICE. 
NOMBRES.  Voir  CHIFFRES. 
NOMS  DU  MARI.  Indiqués  au  génitif 

a;'ros  celui  delà  femme,  p.  64. 
NOMS  des    Romains,  p.   37  et  suiv. 

Yuir  DÉNOMINATIONS. 
NOMS   DOUBLES,    d'esclaves,   p.  78. 
NUMÉRIEN.   Noms  et  titres,  p.  210. 


o 


O.  DilTérentes  formes  de  la  lettre,  p. 

19. 
(\  p.  19,  note  3. 
O,   0  signifiant  ohiliis,  p.  264. 


TABLE   ANALYTIQUK 


501 


OLYMPIUS.  Sunioni  d'Hadrien,  p. 
189,  not(3  4. 

OPTIMUS.  Sunioni  do  Trajaii,  p.  188. 

ORATIONES  PRINCIPUM,  vuif  DIS- 
COURS. 

OTHON.  Noms  et  litres,  \k  185. 


P.  DilKrentes  formes  de  la  lettre,  p. 
19. 

PALMETTES,  dans  les  inscriptions, 
p.  29. 

PARTHICUS.  Surnom  de  Trajan,  p. 
188,  —  de  Marc  Aurèle,  p.  191.  — 
de  L.  Verus,  p.  193,  —  de  Septime 
Sévère,  p.  19.ï,  —  de  Garacalla,  p. 
197,  —  de  Gallien,  p.  482,  —  de 
Claude  II,  p.  207;  cf.  note  4,  — 
d'Aurélien,  p.  208. 

PATER  PATRIAE.  Titre  impérial, 
p.  163. 

PATER  SENATUS.  Titre  de  certains 
empereurs,  p.  166. 

PATRIE.  Indication  de  la  patrie  sur 
les  inscriptions,  p.  62  et  suiv. 

PAX  TECUM,  sur  des  inscriptions 
païennes,  p.  2.54. 

PERFECTISSIMUS  (VIR)  voir  VIR 
PERFECTISSIMUS. 

PÉRIODIQUES.  Publications  pério- 
di(jues  consacrées  aux  inscriptions 
latines,  p.  XXV  et  p.  473. 

PERSICUS.  Surnom  do  Philippe,  p. 
201,  —  de  Gallien,  p.  482,  —  de 
Garus,  p.  209,  —  de  Dioclétien,  p. 
210  et  211,  —  de  Maxiraien,  p.  212, 
—  de  Constance  Chlore,  j).  213,  — 
de  Galère,  p.  21 1,  —  de  Constantin, 
p.  216. 

PERTINAX.  Noms  et  titres,  p   194. 

PERTINAX.  Surnom  de  Septime  Sé- 
vère, p.    19o. 

PESCENNIUS  NIGER.  Noms  et  titre.';, 
p.  196. 


PHILIPPE  I.  Noms  et  titres,  p.  201. 
PHILIPPE  II.  Noms  et  titres,  p.  202. 
PIUS.  Surnom  de  Commode,  p.  193, 

—  de  Septime  Sévère,  p.  Wj,  —  de 
Garacalla,  p.  197;  cf.  p.  482,  —  de 
Gcta.  p.  193. 

Plus  FELIX.  Surnom  des  princes  du 
me  siècle,  p.  199;  cf.  p.  482. 

PLÉBISCITES.  Forme  de  leur  rédac- 
tion, p.  205  et  suiv. 

PLOMBS,  p.  334  et  486. 

POIDS.  Marques  sur  poids,  p.  328  et 
suiv. 

POINTILLÉ.  Inscriiitions  gravées  en 
pointillé,  p.  322  et  323. 

POINTS  SÉPARATIFS  dans  les  ins- 
criptions, (1.  28.  —  Leurs  dillëren- 
tes  formes,  i).  29. 

POLLIA  (TRIBU).  Accordée  aux  fils 
do  légionnaires  au  service,  p.  470. 

PONTIFEX  MAXIMUS.  Titre  impé- 
rial, p.  160. 

POSrUME.  Noms  et  titres,  p.  205. 

PRÉNOMS.  Liste  des  prénoms,  p.  39. 

—  Ecrits  toujours  en  abrégé,  p.  38. 

—  Différentes  abréviations,  p.  39  et 
suiv.  —  Prénoms  rares,  p.  42.  — 
Omis  sur  la  tombe  d'enfants  en 
bas-àge,  p.  45.  —  Les  femmes  n'en 
poi'tent  point  généralement  sur  les 
inscriptions,  p.  47,  74.  —  Excep- 
tions à  cette  règle,  p.  48.  —  Pré- 
noms doubles,  p.  5'f,  cf.  p.  471.  — 
Transmission  des  jn-énoms  dans 
les  familles,  p.  (iô.  —  Prénoms  hé- 
rédiiaires  dans  les  familles  Aomi- 
lia,  Claudia,  Cornelia,  Fabia,  Fu- 
ria,  Julia,  Manlia,  p.  00.  —  Prénom 
de  l'adoptant  passant  à  l'adopté, 
p.  72.  —  Prénom  du  père  do  l'adop- 
tante passant  à  l'adopté,  p.  72.  — 
Prénom  des  étrangers  naturalisés, 
p.  75.  —  Prénom  d'un  patron,  pas- 
sant à  l'alfranchi  d'une  de  ses  af- 
franchies, p.  81. 

PRÉFECTURE  DES  OUVRIERS.  Place 
du  titre  dans  la  carrière  énuestre, 


503 


TABLE   ANALYTIQUE 


p.  110.  —  Disparait  au  iii'  siècle, 
p.  116. 

PRÉTURE.  Troisième  degré  de  la  car- 
rière sénatoriale,  p.  91.  —  Obtenue 
immédiatement  après  la  questure 
par  les  patriciens,  p.  91.  —  Diffé- 
rentes sortes  de  prétures,  p.  91, 101. 
—  Age  de  la  préture,  p.  91.  — Date 
de  l'entrée  en  charge  des  préteurs, 
p.  92. 

PRIMIPILAT.  Fonctions  de  la  car- 
rière équestre  au  iii«  siècle,  p.  117. 

PRINCEPS  JUVENTUTIS.  Titre  des 
princes  de  la  famille  impériale,  p. 
16o. 

PROBUS.  Noms  et  titres,  p.  209. 

PROCONSUL.  Titre  impérial,  p.  1G4. 

PROCURATÈLES.  Dans  la  carrière 
équestre,  p.  111.  —  Hiérarchie  en- 
tre ces  procuratèles,  p.  111.  —  Clas- 
sement par  traitement,  p.  111  noie. 

PROHIBITIONS  relatives  aux  tom- 
beaux, p.  259,  261. 

PROVINCES.  Gouvernements  des 
provinces.  —  Leur  place  dans  la 
carrière  sénatoriale,  p.  93. 

PUISSANCE  TRIBUNICE  des  empe- 
reurs, p.  160  et  suiv.  Voir  TRIBU- 
NICIA  POTES  TAS. 

PVP  (abréviation  de  Pupus)  tenant 
lieu  de  prénom,  p.  46. 

PUPIEN.  Noms  et  titres,  p.  201. 


Q 

Q.  Différentes  formes  de  la  lettre,  y. 
20. 

QUESTURE.  Sa  place  dans  la  car- 
rière sénatoriale,  p.  91.  —  Différen- 
tes sortes  de  questures,  p.  91,  iOl. 
—  Date  de  l'entrée  en  charge  des 
questeurs,  p.  91.  —  Omise  sur  les 
inscriptions  après  Diocléticn,p.l28. 

QUI  ET,  QUI  ET  VOCATUR.  Devant 
un  sdliriqui't,  p.  ;i7. 

QUINTILLUS.  Xoius  et  titres,  ]>.  207. 


R 


R.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
20. 

RECUEILS  D'INSCRIPTIONS,  p.  XIX 
et  suiv. 

RÈGLEMENTS  DE  COLLÈGES.  Voir 
LOIS. 

RESCRIT8.  Voir  CONSTITUTIONS. 

RESTITUTION  DES  INSCRIPTIONS, 
p.  348  et  suiv.  —  Sont  le  résultat 
d'une  nécessité,  non  le  fruit  de  l'i- 
magination, p.  348.  —  Comment  on 
les  indique  dans  la  transcription 
des  inscriptions,  p.  348,  note  1.  — 
Exemples,  p.  349  et  suiv. 


S.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
21. 

SACERDOCES.  Leur  place  dans  les 
rursus  honorum,  p.  94.  —  Liste  des 
sacerdoces  sénatoriaux,  p.  â9  et 
suiv.  —  Liste  des  sacerdoces  éques- 
tres, p.  118  et  suiv. 

SACERDOCES  MUNICIPAUX,  p.  146 
et  suiv. 

SALUTATIONS  IMPÉRIALES,  p.  137, 
rt  loii.  —  Au  IV'  siècle,  p.  158,  note 
2.  Voir  IMPERATOR. 

SARMATICUS.  Surnom  de  Marc  Au- 
rèle,  p.  192,  —  de  Commode,  p.  193, 
—  de  Maximin,  p.  200,  —  de  Dio- 
clétien,  p.  210  et  211,  —  de  Cons- 
tance Chlore,  p.  213,  —  de  Galère, 
]i.  2  4,  —  de  Constantin,  p.  217. 

SÉNATEURS.  Voir  CARRIÈRE  SÉ- 
NATORIALE. 

SÉNATUS  CONSULTES,  p.  268  et  suiv. 
Dilïérentes  parties,  p.  268.  —  Liste 
des  sénatus  consultes  connus  par 
l'èpigraphie,  p.  268  et  269. 


TABLE   ANALYTIQUE 


503 


SENTENCES   DES   MAGISTRATS,   \). 

219  et  suiv. 

SEPTIME  SÉVÈRE.  Noms  et  titres, 
p.  195:  cf.  p.  4SL 

SERVUS,  appliqué  à  des  affranchis, 
p.  80,  note  2. 

SESTERCE.  Signes  usités  pour  le  re- 
présenter; ses  divisions,  ses  mul- 
tiples, p.  3i. 

SÉVÈRE  ALEXANDRE.  Noms  et  ti- 
tres, p.  l'J'J. 

SEVIR  ÎEQUITUM  ROMANORUM. 
Place  de  ce  titre  dans  les  inscrip- 
tions, p.  90,  note  2. 

SICILICUS  (accent)  p.  28. 

SIC  LES  voir  ABRÉVIATIONS. 

SIGNE  n.  sur  des  cliitïres,  p.  32. 

SIGNES  ÉPIGRAPHIQUES,  voir 
ABRÉVIATIONS,  CHIFFRES,  AL- 
PHABETS,   FRACTIONS,    SIGLES. 

SIGNUM.  Voir  SOBRIQUET. 

SIVE,  pour  indiquer  un  soljriquet. 

SOBRIQUET,  p.  56  et  474.  —  Com- 
ment il  s'indique  sur  les  inscrip- 
tions, p.  57. 

SOLDATS,  voir  CARRIÈRES  INFÉ- 
RIEURES. 

SORTES,  p.  3'i3. 

SP,  SPE,  sur  les  tessères  consulai- 
res, p.  336  et  suiv. 

SP'F.  Employé  pour  désigner  lesen- 
fants  naturels,  p.  71. 

STATUETTES.  Marques  sur  statuet- 
tes, p.  321. 

SURNOMS.  Leur  place  dans  les  déno- 
minations, p.  52,  —  Surnoms  héré- 
ditaires, p.  53.  —  Surnoms  multi- 
ples, p.  53.  —  Surnoms  au  génitif 
en  tête  de  l'inscription,  p.  56  et  474. 
—  Transmission  des  surnoms  dans 
les  familles,  p.  66.  —  Surnoms  em- 
ployés comme  prénoms,  p.  49. 

SURNOMS  EN  ANUS.  Dans  les  déno- 
minations des  adoptés,  p.  72.  — 
Dans  les  dénominations  des  escla- 
ves, p.  78. 

SURNOMS    IMPÉRIAUX,    p.    159,    — 


Servent   à  dater   les   inscriptions, 
p.  160. 


T.  Différentes  formes  de  la  lettre,  p. 
21. 

TABLE  DES  LIGURES  BAEBIANI, 
p.  302. 

TABLE  DE  VELEIA,  \k  302. 

TABLES  DE  PATRONAT,  p.  301.  — 
Leur  mode  de  rédaction,  p.  301.  — 
Différents  exemples  connus,  p.  302. 

TABULAE  CERATAE  de  Pompéi, 
p.  304  et  305;  cf.  additamenta. 

TABULAE  LUSORIAE,  p.  346  et  suiv. 

TACITE.  Noms  et  titres,  p.  208  et  209. 

TESSERAE  PAGANAE.  Voir  TESSÈ- 
RES D'HOSPITALITÉ. 

TESSÈRES.  Inscriptions  sur  tessères, 
p.  394  et  suiv. 

TESSÈRES  CONSULAIRES,  p.  336  et 
suiv.  ;  cf.  p.  480  —  Leur  mode  de 
rédaction,  p.  336  —  Leur  usage, 
p.  337  —  Leur  intérêt,  p.  338. 

TESSÈRES  CONVIVALES,  p.  340  et 
et  suiv. 

TESSÈRES  DE   JEUX,  p.    335  et  341. 

TESSÈRES  D'HOSPITALITÉ,  p.  338 
et  suiv.  —  Deux  exemples  connus, 
p.  338  et  339  —  TESSERAE  PAGA- 
NAE, p.  340. 

TESSÈRES  FRUMENTAIRES.  p.  334 
et  335. 

TESSÈRES  GLADIATORIALES,  voir 
TESSÈRES  CONSULAIRES. 

TESSÈRES  MILITAIRES,  p.  334. 

TESSÈRES  dites  THÉÂTRALES,  p. 
335  et  486. 

TESTAMENT  DAUGUSTE,  Voir  IN- 
DEX RERUM  GESTARUM. 

TESTAMENTS,   p.  258  et  259. 

TETRICUS  LE  PÈRE.  Noms  et  titres, 
p.  206. 

TETRICUS  LE  FILS  Noms  et  titres, 
p.  207. 


504 


TABLE    ANALYTIQUE 


THÉODOSE.  Xoins  et  titres,   p.   223. 

TIMBRES.   Voir  ESTAMPILLES. 

TIBÈRE.  Noms  et  litres,  p.  179  et 
suiv. 

TITUS.  Noms  et  titres,  p.  1S6  ;  cf. 
p.  478. 

TOMBES.  Dimension,  p.  260  —  Au- 
teurs et  raisons  de  l'érection,  p. 
260  —  Violation,  p.  239  et  261  — 
Tombes  élevées  à  plusieurs  per- 
sonnes, p.  263  —  Tomljes  apparte- 
nant à  des  collèges  funéraires,  p. 
265  —  Tombes  préparées  d'avance, 
p.  263. 

TRAJAN,  p.  188  et  suiv.  ;  cf.  p.  480. 

TRÉBONIEN  GALLE.  Noms  et  ti- 
tres,  p.  2U3. 

TRIBU.  Indication  de  la  tribu  après 
la  filiation,  p.  59  et  suiv.  —  S'indi- 
que rarement  après  Garacalla,  p. 
60  —  Ecrite  en  abrégé,  p.  60  —  Liste 
des  tribus,  p.  60  et  suiv. 

TRIBU  COLLINA,  fréquente  pour  les 
enfants  naturels,  p.  72. 

TRIBU  ESQUILINA,  fréquente  pour 
les  enfants  naturels,  p.  72. 

TRIBU  POLLTA,  p.  61,  note  1. 

TRIBU  SUBURANA,  fréquente  pour 
les  enfants  naturels,  p.  72. 

TRIBUS  DES  DIFFÉRENTS  EMPE- 
REURS, p.  70  note. 

TRIBUNAT  DE  LA  PLÈBE.  Sa  place 
dans  la  carrière  sénatoriale,  p.  91 
—  Date  de  l'entrée  en  charge  des 
tribuns,  p.  91  —  N'est  plus  men- 
tionné au  i^'  siècle,  p.  99. 

TRIBUNAT  LÉGIONNAIRE.  Dans  la 
carrière  sénatoriale,  p.  90  et  91  — 
N'est  régulièrement  obtenu  après 
le  viginlivirat  qu'après  les  Fla- 
viens,  p.  90  —  N'est  plus  obliga- 
toire avant  la  questure  au  iii«  siè- 
cle, p.  99 —  Dans  la  carrière  éques- 
tre, p.  110. 

TRIBUNICIA  POTESTAS.  Titre  im- 
]H''i'i;il,  [1.  Ifil)  —  S;i  iiii'nliim  suivie 
il'uu  chilïre  sert  à  dater  les  inscrip- 


tions, p.  160  —  Façon  de  supputer 
\os   puissances  tribunices,   p.   161. 

TUILES  ESTAMPILLÉES,  p.  308  et 
suiv.  Voir  ESTAMPILLES. 

TURIA.  Son  éloge  funèlire,  p.  238. 

TUYAUX  DE  PLOMB.  Voir  MAR- 
QUES. 


V 


V.  Différentes  formes  de  la  lettre, 
p.  22. 

V,  sur  des  épitaphes  avant  un  nom, 
p.  261. 

VAISSELLE.  Marques  sur  la  vais- 
selle, p.  322. 

VALENS.  Noms  et  titres,  p.  221. 

VALENTINIEN.  Noms  et  litres, 
p.  220. 

VALENTINIEN  II.  Noms  et  titres, 
p.  221. 

VALÉRIEN.  Noms   et   titres,   p.   204. 

VASES.  A'oir  MARQUES,  VAIS- 
SELLE, VERRE. 

VERRE.  Inscriptions  sur  vases  en 
verre,  p.  323  et  suiv. 

VERRES,  gentilice,  p.  .Hl,  note  7. 

VESPASIEN.  Nom  et  titres,  p.  185  ; 
cf.  p.  478. 

VICTORIN.  Nums  et  titres,  p.  206. 

VIGINTIVIRAT.  Différentes  fonctions 
qui  le  constituent,  p.  90  —  Dispa- 
rait sur  les  inscriptions  après  Sé- 
vère Alexandre,  p.  99. 

VIR  CLARISSIMUS.  A  ({uelle  époque 
ce  titre  ligure  sur  les  inssriptions, 
p.  89,  note  1;  cf.  p.  477. 

VIR  EGREGIUS.  Titres  des  cheva- 
liers, 11.  109.   m,  477. 

VIR  EMINENTISSIMUS.  i'.  117  et  477. 

VIR  INLUSTRIS,  ]>.   12'.i  et  477. 

VIRPERFECTISSIMUS,  ]>.  117  ri  477. 

VIR  SPECTABILIS,  p.  12.1 


TABLE    analytique: 


r)05 


VITELLIUS.  Noms  et  titres,  p.   185. 
VOCABULUM,  voir   SOBRIQUET. 
VOLUSIEN.    Noms    et  titres,  p.  2Ui. 


X 


X.    Différentes  formes   de   la   lettre, 
p,  22. 


Y.  DiUéreiUes    loniies    du    la    Icdtro, 
p.  2->. 


Z.    Différentes    formes  de    la  lettre, 
p.  23, 


lUPKlMEBIK      GÉNÉRALE      DE      CHATILLON-SUH-SEINE.     —     A.      FICHAT. 


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